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ALBERT SOREL
DEUXIÈME PAHTIK
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LA CHUTE DE LA ROYAUTÉ
ONZIÈME ÉDITION
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LES NOUVEAUX PRINCIPES
NÀTrOMALl RI l’iCIÜPK
47M-i7Kh
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■ L'Assamblée, écrivait MirabeauJ, * pris l*hah)tude d’agir comme le peuple qu’elle représente, par des mouvement* toujours brusques, toujours passionnés, toujours précipités, » L'Assemblée même était un peuple, et un peuple en révolution. Élue par une sorte d’acclamation publique, elle doana tout ce que la nation partait en soi et présenta ume fidde image de la France*. La nation possédait une idée très-claire des réformes civiles quelle réclamait et une volonté très-ferma de les accomplir; ehe ne manifestait, en matière de réformes politiques, que des aspirations vagues et des desseins inconsistants.
J Carrtfjmdawt enta te conte de Mira beats et te »Mte de La .Varetf, publiée par H, ■« Buonvr, Pan*, 1S51, Vt* note pour la noqr, I. Il, p, Alt
■ Gf. 1.1, te» Mmrt pviitsqttei rt ter tra/ioc^i, liv. J[, ch 1 i La wru>n et Ig feuMnefttetir <j» ïr<œtet Crise d* te wmrcAje, Loui* X17, te Jt-un/niion et tel précêdeatif p. 193 ri wir.
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La liberté civile était entré* dans les mœurs, et rieu ne contribua davantage ■ rendre insupportable un régime qui la bannissait encore des loi*. Elle s'imposait comme un principe de droit et comme une nécessité sociale. Pour la définir, chacun n’avait qu’àeonsu.Ur sa dignité, qu’à écouter ses intérêts, qu'a rechercher * ce qu’il avait eu h souffrir et ce dont il avait à sc plaindre1 ■. U suffit, pour 1a fonder, d'un mouvement d’enlhou-«isame et de quelques décret*. Le* droits féodaux forent *up-primca en une nuit, et il devint évident, à partir de cette uuît-là, que la France m soulèverait contre quiconque prétendreit le* rétablir.
L* liberté poli tiqua était une ma ovation. Tons Isa précédents y étaient contraires. Pour en foire pénétrer la notas dan a le* esprits il fallait bouleverser lea idées acquises, pour l'établir, reprendre en sous-œuvre les fondements de T État; pour la pratiquer, changer le* habitude* et modifier jusqu'eux instinct* du peupla. Chacun s’eu forgeait one idéal abstrait; nul D'en avait i'expérience. On ne s’entendit que pour proclamer la souveraineté du la nation st pour détruire ce qui semblait y foire obstacle. 11 lut aisé d'anéantir Les an a en ne* institutions : elles tombaient en ruine, et Tou n’eut guère qu’à débhyer de* décombres. Mais la place dégagée, on la laissa deserte. Ctun™ il c’avait fallu pour supprimer te régime féodal qu’en décider la fia, on imagina qu'il suffisait aussi, pour fonder la liberté politique, de supprimer h gouvernement de l'ancien régime; mû* ce gouvernement étant le seul dont le* Français eussent la pratique, lorsqu'il eut disparu, rien ne le remplaça. Au lieu de fa liberté que l'on attendait, ce fat l'anarchie que l'on vit paraître.
L'anarchie procède des causes mémo* qui ont rendu la RévoluLon inévitable*. Le triomphe de la sêdiLoo, letlroi, 1e découragement et la retraite des timides qui forment le plus grand nombre; l’audace de* turbulents, le règne de* factieux* la tyrannie des violent* qui août 1* minorité dan* la nation, l'invasion subite du pays par cette armée de la misère et ce*
ThQ«VTLLB, Meitrrjf*, l’a Fl., t*ü$, p. 140.
» Cf. L. I, p. 10* ce F«T,
bandes de scélérats qui se nsïembfent dés que le ressort du pouvoir m détend et que la police se reUcbe, ne sont que lee symptômes de la crise. La cause véritable, c'est h dérorgam-müoo de l’État, l'incapacité où «ont la Roi, ministres, tout le gouvernement, tous 1m privilégiés, de vouloir avec énergie, d'unir net ensemble, de «a proléger enfin ççptr* C4 torrent qu’ils ont laissé déborder, Faute de pouvoir le détourner ou le contenir, Ce n'est pas la Révolution, b proprement parler, qui détruit U gouvernement ; c’arf parce que la gouvernement est détruit que la Révolution triompha. Des le premier sssuut de Fcnwute, les agents de FÉtat, éperdus, désorientés, sans direction et sans soutien, sont réduits aux rôles de victimes gu de témoins passifs des excès de la populace, La convocation des états n’est qu'un aveu solennel de l’irepuiuaDce du pouvoir.
Le ministère défaut à la lèche et succombe mus le faix. • Nous wma»» si écrasés de conseils et de comités, écrit Montœonn Je 25 janvier, que je n'ai pu un instant a moi1. ■ Tous sont débordés par les affaires. Ni les chefs ne savent cax»-msnder, ni les subordonnés obéir. L'administration s'évanouit; l’armée disparait. Il ne reste du formidable instrument de règne forgé par Richelieu et perfectionné par LouuïlV, qu'une masse inerte et molle qui étouffe ceux qui tentent de la mouvoir. Les «tais s* rasEemblsnt le 5 mal, La cous s'alnnu* bientôt d« Iturs revendications et dea mouvements populaires qui les appuient. En principe, toute Tsuitonlé rende encore dans la personne ciu Roi : il est malin souverain ; la noblesse l'entoure, die commande les troupes, elle occupe les grandes charge*. Ceux qui redoutent nas révolution conseillent ■ Louis XVI de tenter un coup d’État et de recourir à l'expédient classique d’uns ■ journée royale *. L'imposant appareil de la manarclne se dresse pour la dernière Fois devant le peuple ; mais es n'est plus qu'un simulacre. 11 suffit de quelques paroles d'un député pûor dissiper ce fantôme de gouvernement. ■ Nous sa
1 à M. 4a la Lnwfw, mbnwdfnj à Lacéra*. — C« tuu, mania coi» cens que je «uni mm m indagnar Js pswMMus, «t tira 4a» ArùnTca dw afiuna
; t'ASSlMBLil NATIONALE «T L'EOBOPB — 1 TM. torttram que par la fore» ■ , répondit Mirabeau aa maître des cdrémaaiea qui invitait rAssenibtee h se séparer 1. La lorce dc parut point, «t tout1 la Franc1 connut que la royauté n'aa disposait plan.
L1 Assemblé1 n'en disposa pas davantage. Ella m montra par inexpérience, par préunoplion, par idéalisme aussi imprévoyante at aussi incapable d« gouverner que U monarchie l’était davanoe par rmiIim et par décrépitude. Leur méfiance de la cqutodm conduisit les députés à s'emparer de tous le» pouvoirs ; leur ooooeptios mime du principe des pouvoirs leur interdit de he exercer. La nouveau gouveroMncnt se trouva *n très-pci1 de temps séduit mut mêmes ulrémilés que l'ancien. Ou vit le ministère dominé par l'Assemblée, F Assemblée dominée par 1« clubs, )e> clubs dominés par les démagogues, lot déma^oguae, par la populace armés, fwnHÜqw «t faméhqus qa'ila coyusit entraîner b loir ante et qui» en réalité, les chassait devant soi. Cette formidable poussés commenta le 14 juillet: «Ile enfonça, du premier coup» h porte de te Bastille et découvrit à te Dation i'infirmté de te monarckie. Les journées d'octobre n'en furent que te conséquence
La Roi, dès Lors, est prisonnier dais sa capitale etcapufdana md patate, 11 a encor1 des «arritaars, il plus de cour. La 18 juillet, «on frère cadet, le comte d’Artois, tes cousins te prince de Gondé, te doc de Bourbon, te duc d'Englaten ont précipitamment qu tté la Franco. A la suite des jacquerie1 qui écIdtciiL dans les campagnes, te petite noblesse se réfugie dans las villes. La nobletts de cour sa retire à l'étranger, Apres h b üctobi e, les chefs du cûu droit, Moumer, LulJy, Bernasse et ccnl vi ngt députés qui votaient avec eue sortent de 11 Assemblée, et reuoQceut à la lutte. Un imuveuu flot d'émignnte m porte ■ur lu ln>ulKie,eL il se produit Jcaomïnis une iutitrai.ion qui ne sarrtttni plue. Ceux qui sortent ■ jisi du royaume a lu première heure ne sont point des victimes, ce août des mécontecu. Ils partau tbaancoup moins pour fuir un pànl que pour préparer une revanche. Ils ne te prétentent point, dtns les petites cours où rm les aecusilla, en Savoie et sur 1a Rhin, comme des fautifs qui rédornent un atilev mau ronnx un parti politique qui chercha de» allié*. Ils déclarent baotem en l qu'il n’y a d'autre remède è la crise de In monarchie française qu'une roDtre-rérolation totale, le châtiment du rebelles, l'abrogation de* Iota qédéïeascs, la rca* lauratiota du Roi dans la plénitude de ton autorité, relie de la noblesse dans la plénitude de ses privilège*, enfin le rétabli»-sentent pur et impie de l’ancien régime dont TÈtat et du régime seigneurial dans la société. II* n'ont abandon né la partie que pour la gagner plue sArstneoti ils n'ont quitté la France qua pour y rentrer en maîtres; ils n'onl laissé le champ libre à la Révolution que pour la prendre à revers St pour F anéantir.
Us proclament ces desseins, ils cubaient au grand jour et conspirent, avec au tant d’étu loge que de futilité, l*i utwoq et la çou-quêta do leur patrie. La bruit qu’ils répandant eux-tnêraei do leurs armements, de leurs complots et de leurs allisoces, leur arrogance, leur ton dv wnimaodement et do menace accréditant la pensée que leur retour sera suivi d'une entiers subversion dos homnoM et des chose*. Le peuple prend S la lettre leurs diatribes conuamatoîres; il tremble pour les droits qi’ü a conquis, il se tourne arec fureur contre ceux qu'il accuse de les lui vouloir ravir. Sa colère retombe air In cour et sur les nobles restés en France. Il Im accuse de enmpbeité avec les émigrés. Les fao^nmoadea à distinct de ces brouillons provoquent *ibx entra la famille royale et contre les gentilshommes demeuré* fidèles h sa cause tue haine croissante, des soupçons qui s'aigrissent chaque jour, et» sous prétexte de précautions ou de représailles, le déchaînement de toutes les viole ne». Cette première émigration» toute politique et toute féodale, le plus absurde et le plus funeste des anachronisme* dans la France de 17®9, entrains des suites infiximent plus étendues que ne le comportaient1« médiocrité de ses chefs et la vanité de leurs dmariu. Àucu événement n’a été plu* désastreux pour la monarchie et S i exercé une influence plu* psribcieasê sur le développement de la Révolution.
r L'ÀFflMPLÉl NATIONALE ET L'EUIOPE —iTBtklTQO
Fn roi «aos volonté, des ministres un» carneters et sans génie, an g ou ver cernent n détresse, me magistrature en conflit, de» admimsirateura effarés, des officiers indécis, des soldats indisciplinés, aae noblesse jalouse de ms privilèges et incapable de le» justifier, une bourgeoisie ambitieuse et assaillant I* pouvoir afin de le conquérir, de la turbulence dan» les villes, de l'an né té dans les campagnes, de la misère partout, des émeutes bI 1 une niai res, des «éditions, de» brigandages, voilà ce qup Ton voya it depuisp i isieuraannées déjà quand les états grné-raux se réuni rent. Leur réunion ne G t que précipiter la cri je* To 1-tefoîs, et jusque dans ses proportion s le* p lus redoutai le s, rot*e cnse ne présentait que les conditions communes et les cor séquence» ordinaires des révélations. La nouveauté n'était pas là.
Ce qui marque, dès Son début, la Révolution française d'une louche extraordinaire, c'est le contraste infini qu'elle munsfe'ite entre l'infirmité du gouvernement qu'elle constitue, et la puissance des idées qu’elle introduit dam le monde. Gelte Assemblée, qui ne savait ni gouverner la France, ni m gouverner elle-KDéme, et dont l'existence dépendait de f audace de quelques factieux, travaillait pour l'avenir su milieu des incertitudes du présent et jetait dans les sables mouvants des assises indestructibles. L'anarchie, qu'elle n’avait point créée, mais que ms fausset mesures aggravèrent, dissimula trop vite, aux yeux des omtern parai ns, I* fécondité de» réforme J qui ne pouvaient porter tous leurs fruits qu’en des temps moins troublés. L'Assemblée k rendait simplement justice lorsqu'au mois de février 1790, elle répondit b tes détracteur» par eet exposé lumineux de l’aum qu'elle avait accomplie en moins de huit mois * i
• On t Feint d ignorer quel bien • fcll nationale, »na
ilteni roaa le rappeler, Le* droit* de» hommei dUueot mécaono», H» oui dr rétiblis. La sahon irait perdu le droit de décréter le» lois et lei impfiii, çc dnnl lui ■ été restitué. Dca pririk^c* ai ni nombre compotrénl loul noire d^ort public, iheont détruit». Une féodalité reiatoire courrait 1* France
1 Frochmiuon du 11 Tén-ler l79Ot rédigée par Tiltiyuni.
Mtifir*, «llaaJùpw* nua retour. ^OW dfitûîti r*bolit»n île le Wnilil* ic* ctergea, elle ■ dt4 ptonoicf*' L« finance* demaodainit d'ttnuenset rdontn* eou y avons tnTiitlé mu rehch-e, Vont éprouviez le be*ùiu i’une r^ÉcPm*, du moïse pnviMtre, de* pnnnpaui Tiret du «de mtniu*l : dl« o été décrtlee..» Ua code de leu ante* fer* ditpenîLre ion le* c«* loi*, «bicuru, cocnpliquéei, eontndicknrev... L'Aueltobiéc ■ ccniomDé l'ouvrage du la nouÿalla diTUHUi do reyium qui iwJe pouTiit effacer juaqn’am der» liàn Irace* de* «wne préjugés, «ubUilncr O reiuour-fSTJpre de province 1 amour Wntibfc de le patrie... N oui ttrnuatrcu De* trrvam par un rode d'inifriaclKHi «t d’dducilum nabanala qui mrttnla eumtiitulïoa nua Ja uo-repardc de* gén^ralieru nutaanls-a. Toüinotre ouvrage, fran^aii, au ptutâl voila le vitre. Qael honorable hérjlage roc* ivei à tranuseltn à votre poa-Mrtd' Élevé* an rang de* crtoyesa, *dmi*chle* a ton* le* «iqpltua,.. ptriupe tout te bit par voua et pour voua, dgaux devurrt La loi, libre* d'agir, de parler, d’écrire, m devant jenua coiapie au homme*, loijour* a h volant* comiaune, qudle pim belle evn<bti«af Poomit-fi Mre un *eel citoyen, dîQne de ce nom, qtiJ cnil tourner te* regard* en arrière, qui voulût relever fea de b ru dont so»* *o*eioa environnée, peor «■ eontempler l'ancun édifier! >
L’hiffoire tt'offrait P* d'exemple de réformée «uni profondes, décidées par de* motifs plu* généreux et exécutée* avec autant de {pondeur. Pour l'immense majorité du peuple c'était toute la Eét* oint ion. C'est son* cette forme qu e le devint par excellence l'oeuvre nationale des Français. Elle affranchissait les personnes et les biens, elle se fa snit pour fa terre de France et ponr ses habitants, elle attacha plus intimement les citoyens au sol de leur pays, elle rendît publiera* et populaire cette grande notion de la patrie que les siècles avaient lentement insinuée dans I» fines. Sous ce rapport, elle consncrn F œuvre de la monarchie. On raconte qu'i son retourd'ltahe, eu 1797, Bonaparte disait h Sieyès : «J'ai fait h grande nntton. • — ■ C'est, lui répondit Sieyès, que nous avion* d'nhord fait la nation. ■ Ils se vantaient l'on et l'autre, et usurpaient sur l'histoire qui avait tout préparé. Le caractère patriotique de ce* fameux décret* de 1739 en faisait la force intime et l'effi-
II* étaient bien français; toutefois, les sources dont ils dérivaient aVuicnL disparu dtpjis trop d'un ne». SI l'on discernait
I L'ASSEMBLÉE NATIONALE ET L'EUF OPE — ITgÇ-17»
encore vegoement l'ongiaede* idées que l’on appliquait, h suite •erréte de cet idées dans le* temps échoppait aux regarda de* contemporaine ’. Quand ils recherchèrent, dans le recueil de* ordonnances des rois, les principes auxquels ils pourraient raiia* clier le* loi* qu'il* sa préparaient à porter, ili ■« Us trouvèrent point. Les droit* du Hoi avaient leurs titres qui encombraient Ica archivée; la nation avait perdu les siens, Cependant il fallait ua fondnxent de droit k cette grande réforme de FÊtat et de lu société. A défaut de droit* historiques, un en prît de mets physiques, et, ns pouvant déclarer l« droits des Français, l’A semblée déclara Ira droite de 1*homme abstrait et du citoyen du monde. C'était d ailleurs, en ca siècle, la tendance de l’esprit humain; c'était, eu particulier, celle de l’eapnt français, et l’en dci principaux motif* de la magiatretwe intellectuelle que la France eisçait sur L'Europe *.
Les constitua nia édictèrent leurs lois comme les philosophes, leurs naîtra*, avaient composé leur* livres, pour l’humanité. Ile s'en faisaient honneur, et en glorifiaient leur patrie1. Ils croyaient h h toute-puissance des idée*, à l'évidence de la justice et à h vertu des hommes. Ils voulaient le bien en toute sincérité de conscience; ils y travaillaient avec exaltation : r’a*t t* qui fit, malgré tant de défaillance* dan* le maniement des affaire* et tant d'aberrations dans le gouvernement du pays, l’éclat iaconparobl* de cas premiers temps da la Révolution 4. Il semble que h France amxmce à Fumvere ue évangile terrerire, qu’elle va fonder la religion du droit et du bonheur parmi les homme*. « La révolu b oq qui i’b» chère parmi ueu* est pour «mai dire grosse de* destinées du monde a , écrit la plus éloquent al le plu par témoin de cet âge
■ Va* Viùkiar, frfm fâiHcfrt *ü ta<f /fvnfwwt, tlrii, Bomuret ka ctupitrrt rthdfi t I «toltan ta prirltefe*, p 1X4-3U, « 4 crMe drt drttt* feodlut, p. J7T, 609 flM.
• Cf. LI, p. 1H et suit, t rïftfttence Jtawùr.
* Vo< k npimri Je Minben sar U dechrilian ta d«rê de Itunne, 17 *dhl7M
1 Cf TticnraviiJ.1, Jfr’knf «r, p. 1*3. da[nlrea raidit* ! <■ merwiiS
«ù allait 4» rvîtmr r# jiifilw la* t'jfrilf tant i
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PREMIERS IFFETS DE LÀ RÉVOLUTION RM EOF OP K. û d'enthousiasme L «Les nations qui nous environnent ont Tceil fixé sur nous, et attendent l'événement de nos combats intérieurs avec une impatience intéressée et une curieuse inquiétude ; et l’on peut dire que In race humaine est maintenant occupée è faire sur nos têtes une grande expérience. Si noue réussissons, te sort de l'Europe est changé : les hommes rentrent dans leurs droits; les peuples rentrent dans leur souveraineté usurpée; les rois, frappés du succès de nos travaux «l séduits par l'exemple du roi des Français, transigeront peut-être avec tes nations qu'ils seront appelés à gouverner, cl peut-être, bien instruits par nous, des peuples plus heureux que nous parviendront à une constitution équitable et libre sans passer par les troubles et tes malheurs qui nous auront conduits h ce premier des biens. Alors la liberté s'étend et «e propage dans tous les sens, et te nom de la France est à jamais béni sur la terre. "
Les Français étaient sincères lorsqu'ils tenaient ce langage, l’Europe les crut. S'ils se trompaient en voulant travailler pour l'humanité, l'humanité civilisée partagea leur» illusions et leurs espérances. L'Europe du dix-huitièine siècle s'était fait un idéal de vertu, de liberté, de justice i h Révolution française semblait le réaliser. Le caractère universel des principes de cette révolution et la nature abstraite de ses formules étaient précisément ce qui les rendait accessibtes à tous tes Européens et ce qui en faisait te force d'expansion. Chaque peuple put les identifier avec ses aspirations. De lb, l'immense retentissement qu’eurent en Europe les premières déclarations de l’Assemblée.
Dans toute l'Europe les penseurs comprirent que te révolution qui se faisait eu France ^ accomplissant pour tes nations, al que leur règne ccnuneofitita. Partout, ainsi qu'en Fruuce,
1 André CbLBVHé, ÛtbiureJ «■ finnet Par», 1S7Î . Abu au franpaA, «9 août I7Ï0.
1 » Paria nue foula de Mewoint fut U» couiemporuu noua oui lauc», du
1* prise de It Bastille fet considérée eetune fa symbole H* h chute de rend en régime. L’nmbtSMcleur d'Angleterre en edreee le récit h son goiTeroeraeet et conclut; ■ Ainsi e’ert ecccœplic h plue grande révolution dont l'histoire ml conservé le sau> Tenir» et, relttirement perlant, à l'on coneidèru rimperteuce des résultat*, elle n'e coûté que tien peu de sang. De ce moment, nous pouvons regarder la France comme un paye libre, le Hol comme un monarque dorai le* pouvoir* wnt limité*, et la noblesse cemne réduite au niveau de la nation \ * L'bis ton eu de la SniMe, Jean de MüJler, alors cos kî lier intime de Téléc* leur de Mayence , prodam* celte virtôire de peuple ■ le phu beau jour qu'en ait m depuis fa chute de Tenpire romain «. L'Allemand Merci, qui ae piquait de haute cribqu», pleura d* joie, lorsqu'il rit ■ dans ce drame Trainreot Aakipeancn ■ poser ■ la première pierre pour le bonheur de l'humanité ■. A Pétarflbowg) ■ Français, Danois, Allemande, Anglais.
Hollandais *e Micitaient dans tes rues, iT«iibffl*n*ieDt coanne ai on k* eût délivré* d’uM chaîne trop lourd* qui pesait wr eux*».
Tacqtrélk, j* »’*■ d jm*M tmmoM *• wal et 1* nt 4* en pranim }ew« 4a <7*0 sut liurt *■* Use* ntHaçabb. Parut, «II* «MeniqM I* mttEté, b nmitr, I* fnlchav 4h «aotnaa da la jiaaaMi. » JMaaf", tfeipilrm aiédiM i* l’IanM A. vil, — a J* m «u*, rapport* «s (Mbswhs, qsdls jom
a'aaa ■iptnéwa fMtaat 4aw h" SaaM laa plaa 4* la isoate, t h ut d*
■«ta* ainJuiha fin mut 4ab»lv* l'ama jmwiMMtt 4a b Frasea. Il y avait sw fawauéoa gMnl^ VM »*rt* dïmsa» dus ht ttptrw**-.. ■ ntstowTf j*vM*frat ta*A v«i.
1 Rapport 4* d» dt Bottât, 1S judln fTtt, nautssaw, Jaûliam ûwVitt’ dt b prw* d* b Oaitilr, Fwfa, l«S3> p SD.
1 Sdo**, Mmw, t III. — « J'ttiia aaiw *■*, rapparta as Danoü, ■« pè*s nain 1 la e«noa (l Opaalagaa) bon <b bd, il qapalh ata hl» : — Qna voaa Su* diftiH d'teau! t'écri* I di *vah jo«is baiaraax at brilla»!* ■ lànfll aarna*1 Maistmaal, la wua M W» CFA pa* tkarm n« paaiüon hJaptadtnct, b faata a’at» mm *«1 wn. Tem ha btanéna d* b iMi»-poarw latlar «aam h pha pawwt 1 ar*aaa^ha at utr h alat tamia!
II t arrêta, rem par ta» mi 4 aanflatar pcsfoatquolqm tenya .■
Frai il tou» ractau cvnii «ai h Saaiilb avan iii ^wa •* ha vienne* da pctiana tklrrm*,., C* «'était pas mleni «n Fnsea qu'une révuiuüoa eon^ ■anoit, a'atait dnt Mt* l'finnpt. EU» poattait an nria«a dsaa 4m «likoa» 4'iiaaa. Cm privai* naocnla d'antbanauma, qa niait aurrt an at tembie met, avuMt m «imIm f**Hw Asm 4a pm et dr mie« qiu m t'oabJtciu
FftEMlBM EFFETS DE LÀ ltVOLDTJOK Bit 1UEOFE 11
C‘e*t, «u coin de rurale 1789, une acclamation continue en ALIenugn*1. La* |MMeure croient découvrir daesla Révolution frençaiae Je réalisation de l'idéal abstrait qu'lie poursuivent wr lea trace* de Pufendorf et de Wolf. Rousseau a rendu cet idéal populaire partout oft m Hnconüvnt dea esprit* cuneu, de* èm« inquiété», de» imagination» sent; mentale», La bourgeois admirent le triomphe du lien état et lenvieut timidement. La noblesse éclairée demeure en coquetterie arec la Héiotutioil rommt «Ile l'était avec la philosophie. Tout la publie littéraire salue l'avéoetuent de U liberté, le règne de l'égalité humaine, la bu daa abua et la ruine des préjugés du vîtua monda. Le publiciste Schloaer, qui a'avait point admiré la révolutioa d'Amérique, vanta «lied* France t ■ Un* des pliu grande» nation» de la terre secoue résolument le joug de b tyran me i od doute qu'on set chanté b Tt Dtüm «u aal *1 ■ Le futur coryphée de h Révolution an Allemagne, le voyageur et naturaliste Georges Fortter, «Ion tahlielhécaire h Mayence, «'enthousiasme au rtdt de la suit du À août ’• Ganta, qui m fera plus tard un nom par In véhémence de sa haine contre la France et la Révolution, débute dans la carrière par une apologie de la Constituante4. Kant y jiBkiiL Om «fpfmet irfiiiea’vaipanda ■■■ tw». ■ Sfamst, Wuwè trieim, Fralw, ilU-U, t. I, p, 341, até p«r Tocorwius, Mdnfr*, p 171. — Ann* AcynonckC, h Rature nudatae SwtlcfciM, iDumina ta chant»* ll nn-mp «■ 4* juil Irt, ftpwwN nrr* «$*• wattAtau qai r^niipnl dans fe ndiatt 4a< ■ Rumm rrlaint « -M dit ItCil ^kaia PlMttitif iat FrmdiiftH Fuliîrt Parj*, UH, p, tflS
Voir Hmmm, ihuteBa CneAtdtp.V M., Berlin, 1163, e. 1,1èr. II. et. *t.
— ■■icLirÀitW» ISM, «• jrtrtiB,
fr (action, p. idM-1119. — Fcn'rvi», PtUttoctn ZnMnrfp, «• ni., Cuihi, 1A01.
— Tmitvcdm, IWtaraeW OeeeAid*», Lcfptl{, tMÎ, t. 1, p. 1 5 et *ui». — Hmiu, £rmftr C<r 6»cA*t aeAteAntM Zahrtuarfrrif, Braaewiek, 187S, > partie,!* line, 3* nxtcm ’ r fat àt f A«fimifê. — Wuplwiix, IKriàilr-
nW Fflftr4tn4riipfa irr JcAwla*, ITAf^IBlS, Hanbaurg, 11"*, — VtnSMT, PetéauMlfli Aeptl^taur iM*r frtxnt\Kit* HerabhÀ, Lnpng, 1«t0 — FsiLtrpvi, Crickiritte 4rr >nwîrhn Jïaaf»vew, Lâpiif, IMS. 1. fl, il «l — RwMT7», te Frétait ftar I» «Ara, Pnnt, IÊjJ, —Bq*» Mtr, Pana, 4K8t.
> ÂüJÉmiwi^Hi, t. Mil,GBitieifna, 1T1»
1 Vmf Mt lacvei * Mn beaa-pira, Hay*», (S a*4' 47hO, 1 Jeta da M«lbr,
1* jaillit 1700* R'erfo, trifaq, 1U3, t. VI H, p. SB et 1*0
* Article pu.L>w ca 1TM ia™ la iHinruHf aittataa/Jr tfe BitHrr, t« L’ÀSRIMRLÉI HàTIOHALK ET L’XtfH DF E — 17SS-1TSO «dmire Le triomphe de le nÎM*. CuiIIsucm de Baxnboldt et Campe 1 font le voyage de Franco pour respirer L'iir de U liberté et usaîstœ uux funérailles de despotisme. Vambageu de Eue? raconte que sa sœur se parait de l'écharpe Incolore, et que k>d pere se rendit h Strasbourg pour prêter le serment civique et servir dans la garde nationale1 A Berlin» le groupedes ■ amis des lumières », riLminds, et disgraciés depuis le nouveau règne» ••raniment h la benne nouvelle. Dm fsacuoM du monde t» parent dnos les promenades de la cocarde française»
Leu poêles rivalisent de dithyrambes» ■ Que n'anje, s'écrie Elopstockj cent voix pour célébrer la liberté française*! « 1) donne le Ion t et le çhtztir d« lyriques lui répond *, Chose singulière et qui permet de discerner déjà dans leur germa 1m réactions inattendues de l’«prit révolutionnaire sur te génie allemand , c'est surtout parmi 1m * patnotafi • da FAllattisgue, les évocateurs de ses gloires passées, les prophètes anxieux de ■a puissance è venir, que se recrutent CM admirateurs passionnés de la révolution de 1789. Klopstodc, Fauteur des hardi ta b la gloire d'Anuîniua, passe de l'exaltation pour les guerriers chdrtuqisM ai les Un» du esoysu Age b l'exaltation
fondée per KiwUT, et enint paru dtp diwn ortkle* üwibtaia priocipa de le Révehniea. Btrdnrr MmmrAn/f, tTftB, u I, p, STO, «ni pet BtMauuss, p. IÎM.
1 Chape» h • lerqrâ eUwssed ■» pelil* m 1TW de* ZrtMt dernta de Paru pcedalal fa JUivtatM
■ • Lonqua ja la ai» peur 1* peanUca fait m «nifoewr, je *mih «MM» oat» hrtn de J°**- tl *t anlïfari T*6 Jmmmi» naw étieu liés «ndiuahdilcvtrH h **trC Marelle pMria. J'atata fier da ronll^iki daa* biiii per* ua défnwur <fa tcir liberté que uwa ruuiaut emtw da Mi cmbm fabiea Mpr*M^eidnnt oa dêclmt qu'il e*y mît ries dr plu» b«H que de ewrir pour La defaldre» la Mfioi JfaiHfuxw, fatarte, trahie, quelles dooeei *1 bèm ptràka c êiaient ton* • <— DemkmiriijittilfHf Lwpif, 1M3, L. It p. II «t «tir.
* ÂftvfarteiuedM ■ Die Était fantraux, JTS| ; Lulttiq dtr Jerfaelnie, 17*91 A Cnuwr, tt f«afi 17(0. — Voir Kuwinx JUapdacit Jewfaoouudea. dus l'ÀrekirfOr éit JVnerua faratin, (- XXII» IUT»
* flttdbarg célèbre ifaua la prit# de l* BaUtfl* ■ l'twon «pfaudtd* de la ülenâ >{ Bvrger lave Je {fade dee Gauloia ■ £efat »!* UriA», 17ML Veaa t-rr^nuuw e» 1709, ær l'air da la MarttMtutt n « tliat du aîoFnaa peu la Im cl la Bai ■* Faut-il ajoenu' qu'EcdbgB fiefauwider» alan fnfeaMur b Rom» caonEtiqi •s jour Leçon par un* ode m l'honneur de la pr<te de la BiaiiUaT a fa* Fim* (■fa M u» Lmw libre» — fa royauua drrisat tm patrie. a
PREMIERS EFFETS DE LA REVOLUTION EN ECROpF 13 pour le* législateurs franc»l. Il lui semblait que jusqua-lA nea de ci grand que la oouronzie impériale <TAllemagne ■'avait para tous le soleil; il considérait la victoire de Frédéric sur ses rivaux coaliaé» comme Le principal événement du siècle. L'éclat de la liberté naissante l'éblouit tout à coup. Il convie A üniier le* * néo-Franca *, se* compatriote», qu’il détournait naguère de les copier. Le poète soubo Schubart, précurseur visionnaire de l'Allemagne unie et conquérante1, enferme dix au» pour tes cents séditieux, sort Je prison en 1781, et consacre sa » Chronique > A propager les idées françaises. 11 honnit Les Allemands de se glorifier, ainsi qu'ils font, d'être • les meilleurs sujets du monde • - I) annonce la subversion de l'Europe et sa transformation. Ce patriote fougueux, qui ne pouvait parler sua» colère et sans amertume des provinces perdues par F Empire, trouve désormais légitime l’union de l'Alsace à la France. * Devenir Français de cette façon, ëcntdlcxi août 1789, est le plu» grand triomphe que puisse concevoir uu Allemand qui rêve d’être libre, tandis que derrière 1m claque le fouet du despote! • Cependant, qu'on ne s'y trompe point j il entra plus d'ironie que d'élan dans ce* paroles, et, au fond, ce qui attire l'écrivain souahe ver» la BévolutiOA française, c'est qu*il y discerne l’approche des temps pressentis par lut, ■ OÙ la libre Germanie deviendra le centra des force» de l'Europe et l'aréopage sublime qui aplanira les conflit»de tou» Le» peuples1 ■ .
Les grands cosmopolites s'étonnent, se réservent 04 se détournent avec inquiétude. Dan» le monde de Weimar, Les plu» vieux, le» plu» pénétrés de l'esprit du dix-huitième siècle.
1 Voir, par exemple, lea o^ca ~ AnuiT rucÆ 1780{ ““4 u/ir 'tidit f
Il MO.
’Eo ■eplembra 177A il public dam ta tftrvmyue uUentsutie le rech d'un rêve qnil a fait i i Le» liona » éveillent, j|» entendent Je en de t aigle, le lattenn'+il de »e» allas et iab »pp*l de cotiuaL lia erwbeoi Je» p»y» dnfauihea, décbiR*, de» mania 4e l'etrangeri ci auiria iout de nouveau Jeu** graa paturagei ai leur» eoietnt «nwerla d» vigoe*. Sur euxe'ilerera une eoumana iiiiperi.ne allEmaniie. «< «IL pr6j4lUra d» uébLem famiidablri sur lei pTOVineei de m veinui. Kim U>n» anW cttinï» îou le «Craru*!. a» nom urüni bienlùl la première nition de uwmic - WaaLWriX. p. W
1 C&rontyue nda, jmJlt;! 17H», ^ublwiU, p IV 31 Lf
p LlVü
14 L’AB3EMBLÉE NATIONALE ET L’EUEOPK — 1TSW710
WieUod r par exemple et Hcrder se montrent phs sympa* thiques que ta plus jeune*, Schiller et Jiuriout Goethe. Schiller faisait de l'histoire et de 1 esthétique : l'histoire le dégageait


du spectacle que don Dues t les troubla de Pans 11 rêvait d’étaer l’humaDité h la notion du juste par le notion du beau, et plaçait dans crt idéal de justice le principe de la liberté. Ni le tiède ne lui paraissait mûr pour Ja raison , ni la France pour l'égalité, ni rAllemagns pour un* révolution. Il «'efforçait, non «azu quelque vertige, de planer sur cet océan humain •ombre et boutaeraé par les tempêtes". Goethe est presque hostile : il revient d'Italie, d est tout h ms études sur le* rnétn-morpbmes des plantes et sut a théorie des couleurs. Elles fortifient son evenion nature a pour les brusqua changements. Ce a‘est pas qu'il tienne beaucoup sa vieil ordre da show, «I qu'il as fusa dos tUusiaua sur h valeur de l'ancien régime; d est trop homme , trop grand homme » trop de son temps *«sm pour s'aveugler sur lu marche du monde et les conditions nécessaires du développement des sociétés modernes, mais il condamne U B évolution française, parce qu'alla opère hâtivement, h coups de décrets «t de formules, et que ce n'est point si dsi que procède la nature. Le vague des déclaration* Lu répugne, Je fanatisme démocratique i’eiaspere; il ne croit ni au progrès qui vient d’eo bas, m à la vocation politique des classes inférieures. Il voit dans la Révolution je ne uis quel orage monstrueux et courus qui trouble le bel été de Ja penséç moderne, comme In Réforme en a troublé le printemps Ion de la Renaisauncs. D'ailleurs, le caractère de l'événement lui échappera longtemps, et les premiers jugements qu’il en porte sont puénla",
* Am« Répliqua *ur l‘«rtîclc dei Drviti fie fÀvnmrjWJeiand coaalrMralE «ver Bar complu*!mai* ■ pbilui<tpbii|üe i lu unim |<isea coaire le clergt. Lu nna l eiwm binioc dqjoüic, 4 lrsi<4i lui us «détruire et en deuvctEur. CX 1195, tSUl.
1 Cf. Hinnn, p. 44S-1W. — Bowear, L II, p. KM et hjy. — Rntasa, Schiittrt Ferha*nitf w /raïudUtHkes Jteevfefion, Vienne, 1885, p. 7-10.
■ Dtr Qwt-C^hu^nûl, — ihr Surÿtrgt^r^ 17W.

□
NMRSfT
FBBHlERfi EFFETS DE Là 1ÉV0LÜTIC» EN EUh&FB. <5
Pluatanl, et devant tas faits accomplis, j! lut plut de croire qu uen avait mesuré, dès rabord, toute II puissance, La vérité est qu'alor* il 1«« jugea «n philosophe et résuma, dans quelques vers d'uu poème m comparable, l'impression qu’eu avaient eue ib plu-part de* conteraporaios : c’est celle que doit noter i'butoire. •Qui nierait que md cœur ne le soit épanoui, qu'il ne l'art senti battre d'un battement plue pur et plu libre dans h poitrine, lorsque punit au ciel le premier rayon do soleil nouveau, lorsqu'on entendit parier des droits de l'homme, qui sont les mêmes pour tous, de la liberté qui enthousiasme et de l'égalité que Ton honore? Alors chacun espéra vivre de m propre vie ; il sembla que les Üeua qui enchaînaient tant de natioiu m brisaient. Et tou* les peuples, en ce» jours agités, tournaient leurs yeux vers cette ville, qui avait été si longtemps la capitale du rooode et qui méritait plus que jamais « titre glorieux \ »
Les admirateurs étaient à peu prés les seuls h étavw ta voix ; il a*eu faut pas conclure que L'admiration était unanime. Elle dîmïnaa bientôt, h mesure que les exeèi s'aggravèrent. Les critiques s’enhardirent alors, et Ton vit peu à peu, depuis l'été de 1791 enrtoct, l'enthousiasme s'affaiblir, ta sympathie tomber, le Wà me grossir, et souvent, dans les mêmes Ames, la déception, puis ta découragement, l'antipathie et la haiae succéder h l'admiration primitive et h ta confiance. Mais, en 1769, oq est encore tain de ces revirements*. L'adtnîration domine, et les jacqueries, dont le* gazettes donnent d'ailleurs une chronique fort atténuéer apparaïuaeot vu Européen» édaîr& comme mse AOnséquebc* inévitable de toutes le* lévQiUtions
' Bmuitn usé Apvriw, Klio, 17i®-l7S7, tdilMU ■natrt^e par A. Cha-qnot, Paris, 1880. — iFnbrAril uié Didjirç, partie. tir. XVIJ. — Eatas-ni», Geifiratkt, 1836-1148. ~-Hn*w»,p. 101.— Bibmuuss, p-UM-lîH. ftoUtST, L. JIt p. 131 M SUIT.
• lu ■n»M«nt ri.p 4>iw un »rtid* jnufrgl* r A» JFaMri* nur
Staalr L XlV, 17IH, p *0,
• F orner ecrrt À Heyos, 30 juillet 171» s « On janua m de re*oliti*« tenî praÀada qui <U ç»lUc M peu tLe wuig <t (i peu d? rnuei. r Juan de Muitv ■dimjii « quun oi^e qui purifie fur, 4*uf 1 [uwlroyer quelques tMlbetueux,
10 L’ASSEMBLÉE NATIONALE ET L'EUM O PE—1740-1790.
Ou peut rapprocher de* témciguage* poétiques ce GœU c et de Rlupatock F ode célèbre de Wordaworth • La /iiîifaiutttn française içffe appariU aux <JirAûcuMjtej à w débuts •
a Admirable explosion d'espérance et de joie! Vivre durant celte aurore, cétait « bonheur; être jeune, c’éUit le ciel même! ■ Nais cet enthousiasme, chu le* Anglais, était sur-tout eenlimental et littéraire. La Révolution, qui ajacita des discussion* passionnée* dan* Je Parlement et dan* le monde politique, n'était psa faîte pour émouvoir profoodément lu natioa. Elle ne lui présentait ni de grandes nouveuuU* ai de grandes aeductuiDs. Les Anglais estimai en t qu’ea fait de liberté, ih avaient mieux et députa longtemps. Toutefois, les parLsans de la réforme électorale et le» démocrates en ressentirent comme une sorte d’tjguillon * ,eun Kvendication». Ils applaudirent , ils iûqjilèrent j la Soclitfdt fa Aèt/oitu£anr fondée en souvenir des dvenementH de 1€U8, vota, le 4 novembre 178(1, sous la présidence de fard Slanhope, une adreue de félicitations i l'Assenu Liée nationale.
Je ne mentionne guère que pour mémoire Le* impressions de J a jeune aristocratie russe, Dans les palais de Pétcrnbourg et de Moscou, comme dans les petites cours et le* châteaux d'Allemagne, on s'amusa un temps h dfa&erter sur les abus du régime féodal et le* vertus de la liberté. Il y entrait autant d espnt de fronde que de mode philosophique. Les plus osé* pariaient tout bas d* constituer une chambre de soigneurs st se forgeaient des plans vagues de liberté anslocratiqoe, b la manière des Polonais. Ces velléités, toutes de coterie*, et de coterie* fort prudentes, ne depassuænt point le* limites d'un divertisse me ut vau. ■ieul que I» petto qai l’unpcHloant >, al qu la liberia ne sera pai trop jwvrv au pru Jt quelque* fêla» coupable*. C'ttt tuili l'apinwi da Srhl<#tn-. - Où t-l-on tu. tkchre-t-ii, une reroluliua mua inctil Etl-ct qu'on guérit de» ulcérât avec du l'un de fw! S’il j i du *ang Terne, quM r*iwnie mr wm. det|K)le>. ul mit V« infàmco «5m pliew. C’en vont qui area rendu «ne rémlu'imi »cr»Mir» ■ Fournit, Wwrit4t l. V||ff p. *5, ef. U,, t. 111, p. 167, t, IX, p- 64. * PiiuMioi, u l!,p- LA — Hurraae, p. SflS. — AiananM^n, p. I1M, *te.

[■>« des 4cnr<lre* qu'oa regardait du pilior que dea accident* wlHenrvux UaiN M IrWBpltt naUOUa], ■ 1)^11017, &ur4/itrr, ch. Vil.
de wcieié et d’un bavardage de bon ton. Ce ton changea que le caractère très-démocratique -de la Révolution deriot mamFesle h ces gentilshommes \
Eu Italie, au contraire, et surtout dans Flldie du Nord, nh&rrte des mouvements analogues ù ceux que présente rAlleruHgDe. Pierre Verri voit la lumière rayonner üe l'uris 4ur en patrie Pibdemonte compose un pcrëme, la Francia, en rhonneiar des réformes*. Ma sues démonstrations toutes moraks de sympathie furent bientôt suivies, on Italie et en Allemagne, d'sg.talions extérieures, d'un caractère b la foie fort pratique et fort brutal, lies penseurs et les poètes vantaient la beauté des principesi Ica paysan* réclamèrent le bénéfice des réformes,
Ddns les paye voisins de la France, où les moeurs sont analogues et Telat social Ires-seœblaMe, les revendications populaires et les séditions suivent, comme en Fraace, les déclarations de principe et les dithyrambes J le peuple traduit en faits, à sa manière, les axiomes du droit naturel. En Piémont, en Savoie principalement, il proteste contre les privilèges de la noblesse. Des émeutes alimentaires éclatent de tous côtés. On affiche de* placards : « Rappelez-vous le en qai, à Paris, vaut mieux que dix mille h vrara ci ; A la lanterne! « Un gentil h omms interdit h une procession de passer sur ses terres : ■ Noua sommes le tiers état, s'écrie un paysan, et si les nobles ne se tiennent pas tranquilles, nous brûlerons leurs châteaux. * Tenant pour accomplis les changements qu'ils désirent, les Savoisiens refusent de payer le* redevances, L ’autorilc esinye de résister ; la foule prend l'offensive, et l'autorité capitule. A C a rouge, en J 789, les turbulente menacent de pendre l'intendant, qui sa sauve. A Chambéry, le gouverneur abdique entre le» mains du conseil de ville’.
1 PriWiBB, ttl Fronçait cr Httntt, jl 1^5 et ntir,
* FàlUGirrH, StOTia ffloha, th- ir, Prilrii tf/rtsi delta
p. u, «, p &i, â'oj« tur lar Utirrilirri.
* Brimai, Sl«r>. I, ch. J t d |, El<nn«, 4SW
— FtiMiiiïtTf, ol. il, § f. — Botta, Ainoir* Itr. H. Pari*, 48Î4 —
Çom «■ Bucbwàbv, Un fmtfrifwi Pin», 1UT7.
Onn r,a fwin
LNIVE nsrn OF CAUF
te i/assemblee nationale et L’Kübope — itm «o*.
En 1790, on Ycrru des éiulules # Livourne, Pistoie, Florence. 1 ’atulxissdtleur de Fr;m e a lïoiuc, Kerms, écrit a ce propos2 :
■ La régence s accordé .tu peuple tout ce qu'il * demandé, et, malgré cela, la tiAiN|uilltte n’est pas ictdLtlte duns ce grand duché. Le rui Léopold2 aura le chagrin de voir renverser en tin instant un système dadmint&tralicD auquel il a donné tes soins sans relâche pendant vingt-cinq ans. La maladie qui travaille la France devient contagieuse et le aéra de plus eu plus sj les souverains de l’Europe ne prennent pas le moyen d’en arrêter le progrès. ■
En Allemagne, particuliérement sur la rve gauche du Rhin, duos les po-ssessions de la noblesse immédiate, et surtout dans les territoires ecc lé aio s tiques, rugit uti o □ se propage rapidement. Les gazettes sont sobres de nouvelles; mais il suffit de citer les décrets, lia «ont pas besoin de comme nia ire. * Point de révolte h mam armée, dit un cont«npor*în ; tuais il y a du mécontentement, on k plaint toit haut, >1 s’introdjit un certain ton de hauteur qui remplace la subordination et F obéissance accoutumées. a On fuit Circuler des papiers avec ces mots:
■ Nous voulons être délivrés du joug des moinesî • On les chasse même de plusieurs couvents. 11 y a du trouble à Mont-béliaid, où le voisinage de la France échauffe les têtes, h Ccl-ogne, à Trêves, à Spire Les bourgeois des v lies impériales ie rappellent leurs anciennes franchises \ Fermentations superficiel k& d'ailleurs ; les coryphées les plus ardents de la Lévolution française en Allemagne n'en croyaient la propagation ni prochaine ni même désirable dans les États de l'empire *,
Dans le pays de Liège, bu contraire, il se fit une véritable
PRBMJtRg irrETS AI LÀ RÉVOLHTIOB IB VURQpI i»
révolution *. La vieil «prît démocratique ds cette turbulente commune m réveilla brL^quemcnt. A. propos d'ne inddent înst* (■nifisut, les mécootente invoquent lu coutumes qui interdisent au prioce évêque de porter un édit mm te concourt des «tels. Le prince refuse de le» lAirnbler. Les habitant* de Spa se sonie vent et chassent la garni son épiscopal», Le 1& août, ceux de Liège ie meltent à Leur tour « insurrection, L'evèque est conduit b F hôtel de ville. Il est coatraint d’abrogor les règlements despotiques qui prévalaient depuis 1684- Les chefs de l’insumo tma se Muisseat du pouvoir et convoquent les états. L'évéqun s'enfuit et se réfugie h Trêves, Le contre-coup de la Révolution française est évident ici; mais ragltatiosi ne revêt pas le même caractère qu'au Piémont et dans le» pays du Jlàm, C’est qu'il y avait à Liège ubc tradition de liberté dont le souvenir n avait point disparu; tandis qu’atlleur», dons les pays du Rhin, an Piémont, on ces «auvemn s'étaient perdus avec le temps, les popu* h boas n'envisageawflt dans h Révolmbon que Les réformes civile* et n« réclamaient que l'abolition des droite féodaux.
Provoqués à ratfranchir, le» peuples secouent Js joug qui leur est le plus pénible, et ce n’est point le même pour tous. Ils sont comme des navire* qu un même vent pousse dan* des directions apposées Suivant que leari voiles sont orientées et que leur gouvernail eit tourné dam un sens différent. Q’eèt ainsi qu’uuc révolution qui prétend faire la table rase, et créer, en quelque sorte à nouveau, sous l'empir» de la seule raison, la société et l Etat, ressuscite, ei plusieurs pays, ces traditions du moyen âge qu’elle voudrait anéantir partout à La fois* On l’a Vu a Liège, où le peuple insurge rétablit La coutume détruite au dix-septième slccIc, ou va le voir sur u plus large théâtre et plus clairement encore en Belgique.
Tout y était mûr pour nue révolution*. Le* réformes de Joseph II, su entreprise* contre la clergé, se* infractions aux
* JütTX, Rtatairw 41 rry*tf de fmptrrur Jetepfi If et de la rfrtfuiiÿn tefÿt du llMt t-1, ch. Tl. Bnuillrt, 1*46, > «L, 18»K
* Voir t> f, tiv. ], ch. 1|, T/oüAle-t et icrfilw, p, 133 e| suit. .— BdifiNKT, Kidpinr dit falyct. Bruielle*, IKi* — Jcîti, çp, èit, —• Ris**, Di< MsdU* uï dtr îleLeipzig, 11171, dt. un.

chartes nationales, ses concessions trompeuses suivies d’une réaction plue despotique, noumsraieat une iiritution qui ae cessait de croître depuis le ccmmencrment de 1789* La prive de la Bastille mit tous les esprits eu effervescence. ■ Le* fréquentes nouvelles de Paris augmentaient la ferra en tatou, écrit on agent autrichien j ou parlait tout haut de suivre le même exemple ; on voulait intimider en annonçant qu'on ferait sauter des têtes, et Ton trouva le pure, les nies et les églises remplis de billets sur lesquels était écrit : Ici renme à Pafû / ■ Les passions se manifestent sous les mêmes formes qu’eu France, le motif en est pourtant très-différent. Le peuple sa soulevé en Belgique pour restaurer ex partie ce qu’on détruit à Paris : le régime politique du moyen Age et les prérogative» du clergé. Le gouvernement d* Joseph 11 s'inspire des idées du dix-huitième siècle ; les Belges représentent ce qu'en nommera en France la eontre-révolutioti, et reasemblent bien plus aux Vendéens qu’aux vainqueurs de h Bastille.
Sous Fera pire des mêmes causes, L'exemple de la Révolution française provoque en Irlande une agitalua religieuse et tonte catholique, en Hongrie unêûgltatiOD aristocratique, en Pologne une agitation monarchique. Ces peuples poursuivent, en réalité, le même objet, leur indépendance nationale ; pour les patriotes belges, elle consiste a recouvrer les libertés supprimées par Joseph II; pour les patriotes irlandais, à s'affranchir de* lois imposées par l'Anglais hérétique; pour les patriotes hongrois, h diminuer, en rétsbhfiBaot U* assemblées d étals, le pouvoir de la royauté; pour les patriotes polonais, à fortifier, SU contraire, ce pouvoir dont la faiblesse le* livre aana défense à tons les complots d?« factieux et à toutes les entreprises des étrangers.
La diversité mémo de ces première effet» de la Révolution française fut précisément ce qui en déroba le caractère universel BUE yCüX dca hommes d’État contemporains. Na pouvant rapporter à une même cause des conséquences aussi opposées, ils considérèrent la Révolution française et tous les troubles qni raccompagnaient en Europe «connu uns de ces maladies pério-
PRBMIEft& JUGEMENTS DES POLITIQUES ÉTRANGERS. Il diques auxquelles la constitution de tous les peuples est sujette, et qui n’ont d’autre effet que d'ouvrir de nouveau* champ* à la politique 3 e,
Ml
La grandeur des dessein* de i’Àisemblde lui gagnait Lad mi-ration des peuples; l'impuissance du gouvernement rassura les cabinets. Le dernier précédent contribuait ■ fausser leur jugement sur les affaires de France. C'était l'opinion de tous les publiques européens, en 1789, que la révolution d'Amérique avait avorté *. La république des États-Unis semblait sans ressort et sans avenir; elle c'avait point de finances; la constitution, votée eu 1797, paraissait utopique; on attribuait ê la forme du gouvernement la faiblesse à laquelle H semblait voué. Les prophètes politiques prédisaient le même sort à la France, et les Américains étaient les premiers à retourner contre elle le jugement superficiel porté sur leur pays par tant d'Européens. Le ministre des États-Unis en France, Governor Morris, annonce, dès les premières journées, la banqueroute de h Révolution française
U se rencontre avec les Suédois, le comte de Fersen, très-royaliste, très-ré pan du à la cour, et le ministre de Gustave III h Paris, le baron de Staël, gendre de Necker,qui se trouvait en relations directes avec l'élite des constituants. Ils concluent dons le* mêmes termes, à la fuma delà France3, a Selon tonte
il i'asshmbléb üàtionàle et l’buropi— i7>f-roa.
vraisemblance, déclara Mercy, l1 ambaMadeur d'Aatnche, Mite non art h te est pour looetempin talée; mu alliance sera de peu deprîstf si elle oc devient pu un perd... La France s’anéaotiL *. « C’rsl lavis de G ri mm, qui ne considère dans la Révolution qu'un effroyable débordement de sottise bumame; il s'en détourne avec dégoût, an délicat qu'il voudrait paraître, et non uni quelque mauvaise joie de baron allemand, plénipotentiaire de prin-cipicule, intrus che« les Welches malgré tout son esprit1-
Les gouvernement* européens n'observent point autre chose que celte échp je totale de la puissance française dans le monde, et suivant qu'ils sont amis on ennemis de la France, qui h ont beio n d’elle oa la redoutent, ils condamnent la Révolution ou ■'est réj ouitMnt,
L'Fspague H«nt à la merci de l’Angleterre ; elle ne peut plus compter Sur h Pacte de famille. La cour de Madrid s'indigne de h faiblesse de Louis XVL ■ J'aimerais mieux, s'écrie Charles IV en apprenant 1rs journées d'octobre, mourir à la tète de mes troupes que d'avoir ainsi abandonné ma couronne! « Il reproche à Louis d'oublier qu’il est roi, il le pousse b la réiis-tancs il désirerait qua l'Europe la soutint. ■ Toutefois, disait la ministre Flonda-Üaaca h l'envoyé français, c'est au roi de France de se montrer digne d’être soutenu, il aérait au» insensé qu’imposai h la de le faire monarque malgré lui. ■ L’Esptjne, dans loua les eu, n’est point en mesure de l’aider : elle go lamente, elle s'irrita, elle bfamn, mrô elle est réduite i lu critique et aux voeux stériles*.
d n»inj,du tabl«» dtf pumiiHwâeJ Europe ■ Fcncnf lp 15 ion 1
• L* brince Ht roDce ptur loD^Crapa. » tt j'itmatnjnr ^Hÿjtrp*
de Sfarf publies pur LbOUluS Lé Duc Paru, 1&81. —» Lr eftmtt de Fem* ff fa rtur de Franw, par le baron DK KusfVOïVrriOü, PiHi, 1577,
1 Ripport* d* 1T « K nmembes 1F89, p*bL« par Wbivmki-
HKn, Jïejiue t XVV1 p,
1 ■ Li F ratio» vit pardu* **ùl rtCidUrc*, S«k jllt tnirL-biqut «*l 1*1 <p il c?t iinfiOMiblr qn’J aiiblfaio eniOrC quelque itrttpi» ■ tuniu » Ctf/nJ
j ut» JA fxir J, Grot, Pctndwirg, tISfi, p. 1RS, lettre du 17 aoûi 179U
—. IHtlcfiitr ânituM, par Edmond Scuwum, PjHi, 18M
■* r'it'VGAKTES, Gmfticiitt Spatttenr utr Ze*f drr fianiih jïcAm AcivArffoit. Bnliu, IHff. — Ta^n^imiiLV, Ihipaqru â fepofue tàf Ueualulttn ;
iiiuâ àtWsr^w, t, XXXI, Paru, IStiu.
PREMIERS JUGEMENTS DES POLITIQUES ÉTRAIGFnS *3
Le jugement de la cour de Vienne est plus complexe, Personne ne parait aassi directement atteint 40e Jostph II par la Révolution. Engagé comme il l’<st en Orient, il se voit privé de l’allié qui pouvait seul le défendre contre In nmbatïun armée de la Prusse et de FAng «terre Non-seulement l'allé est paralyse, mais l’aliance otcûe est compromise. L* part) qui irwmphes’en montre l'adversaire irriconciltahle ; tout annonce que ve parti tâchent de s’er»tendre avec les réveillés des Pays-Bas. Enfin, la reine de France est la «sur de l'Empei eur. Cependant ce prince ne s’émeut poLnt. Il ne montre pour les affaires de France qu’une ind<flurente dédaigneuse. « Ma santé d est pas dérangée au point dem affecter d éven en en U amquds je n’ai aucune part ■ , écrit-il à Kaumtz, après h prise de la Bastille. Il apprend que les Liégeois ont joue à leur ma lire ■ la même farce que les Parisints a, et ne s’en préoccupé pas davantage Tout ce qu'il relient des événements de France, «est qurit ne pourra plu» ■ tirer» de ce royaume ni liounnes, ni argent *.
bon frère Léopold, le grand-duc de Toscane, en avilit d'abord jugé de plus haut. * S* tout cela s'obtient 3 table ment t écrivait-il b propos des ré I or mes aananrées, la France deviendra le pim puissant État de 1 Europe, il y aura enfin une patrie, un Pot mer a et l'on y sera plus atlaché, il aéra plus msé et agréable d’etre ministre et roi en France... Et cette régénération de In France sera un exemple que, sous peu, bon gré ou mal grc, tous les activerair s et gouverneurs de F Europe seront obligés et force J d adopter, par les peuples eux-méxtws, H eu v.endru un *>wi infini partout, la fin de bien d'injustices, gierres, désnnioriâ et troubles, et ce sera une des modes utiles que la France aura introduite* eu Europe1. » C’est l’hommage du gouvernement éclairé à In Eévolution : h doute s’y mêle bientôt, et xq rca le
1 Cf t. I, p, BU Et auiT.
1 RüB», Jvirpfi If, f.evjMÙi II uji4 ifaujolz, Vienne, ï<73, p. .(<14 — Aisstv, Joteph H nftd Ltvjtnltlj Vienne, iBZÎ. Lettre* de Jusejfa, Jl inüi et 18 nai 17 W.
Bevi, Lcipulti Jl, Fr&a. XI uwi Ctttharwa* 1174, i>. ÏÏ13. Lïtlreda
l j>un 4TOI, à Nana-Cbmcui*.
OhlJ r,a fTuir>
LNIVE RSITV OF C ALJF
X* L'ASSEMBLÉE NATIONALE BT L'EUROPE — 178fr47»*
doute l'horreur et le mépris Ces sentiments tempèrent chei les Autrichien* Je déception qu'entraîne la perte de l'alliance. Le France devenant incapable de les servir, ils ne le souviennent plus que de leur longue rivalité avec die, et de la mauvaise humeur que, tout récemment encore, elle leur « causée eu traversant leurs ambitions. Il leur plaît de la voir humiliée et décline h ce point. La vieux et cauteleux Kaunitc, qui IV si longtemps exploitée en la détestant, l’accable de ses sarcasmes. • Ou a été, écrit Fambassadeur de France, plus satisfaite Vienne de nos embarras, qu'attentif aux luîtes qu'ils pourraient avoir*, a
Si tellea étaient la* impression* h Vienne, on imagine aisément qu'A Berlin la satisfaction s'étala sans retenue. La jalousie n'y avait point à oempter avec Fiatérét, et les Prussien* ne cru raient avoir rien I redouter pour eux-mêmes. WœUoer, Bip choftsweidcr, le parti dea dévots, les théowpbei et les maîtresses, poursuivaient d'une égala hostilité les philosophe*, les « amis des lumières », tout ce qui sa réclamait des idées fincçaiMt*. La publientloq suhreptice des lettres que Mirabeau adressait à Talieyrand pendant sa mission secréte h Berlin, en 1786, Lear fournît F occasion de dédietaer leur haine*. Ce* lettres, écrites * au jour le jour, avec la rapidité de l'éclair, sans avoir le temps de relire > , se ressentaient de l’état continuel æonge où vivait Mirabeau. Les pointes cynique* a’y mêlent aux traits de génie, Certaine» pages font penser à Diderot, dautres à Bonaparte; dans toute* on retrouve Fempertomeot, les véhémences, et malheureusement aussi les taches qui signalent les écrits du donjon de YiDcennes. Cette ébaudie violente, premier jet désordonné du grand ouvrage de la JfojiereAj'e prussieiuu qui venait de paraître alors, fut publiée, dans les der*
i ■ Vo|tire mit nuan lorsqu'il diuit qi« Im Françu* «tuât ou dei mu^m O« Jet 11,741 * Lettre i Joirph, 18 juin 17 HQ
1 Rapport du Mirquii de ftoailta, IL wl 178S.
* Cf L I, p, W5 el
♦ Cf ( I> r* 7(L — ELccwnr, Ctmr^and^nev jtftriA-tu, 1. I, p. BU a*,
■wv. — Lm ongwk'ilet <L MinLea« at 1«* rartwtu * «purtM, «nbeUtM - ,
qu u faiaji TiUeyranil pnurLuuM XV l saut *«■ Aichv*l doi «frire* etfingèrtJ.
PREMIERS JUGEMENTS DES POLITIQUES ÉTRIEGERS. 45 niera jours de 1788, sans nom d'auteur et mus le titre dÆù-«urv Je la cour <ù Btrlin. Pamphlet inwleiit contre le roi de Prusse, s4 cour, ses favoris, ses thaumaturges, critique éloquente et pénétrante de l’Etat prussien et de ses infirmités Cachées, ce livre, qui fit un tapage effroyable en Europe, réunissait tontes les offenses capables d’exaspérer Frédéric4 Guillaume, il ne pouvait qu'exécrer une révolution qui prenait poi4 parrain l'auteur d'un pareille libelle.
C’est flatter le rot de Prusse que de flétrir la France. Les çourtiMiu n’y manquent point. Tous les symptômes d'anarchie en France, tons les signes du discrédit de l'État français au dehors sont recueillis avidement par les agents prussiens et commentés h Berlin avec une acrimonieuse complaisance. HerU-berg, bien qu’il w glorifie de ses 4 louuères 4, m montre, sur ce chapitre, aussi bon Prussien que les favoris de son maître C’est que la crue Mit ses intrigues, el qu’il espère bien en profiter. ■ Le prestige de la royauté est anéanti en France, écrit-il aa Roi le 5 juillet, les troupes ont refusé de donner. Lotus a déclaré la séance royale nulle et aon avenue : s’est une «cène à la Charles 14. Voilà une situation dont lés gouvernements doivent tirer parti 4. » Celui de Berlin ne Voit pas seulement dans cette déroute de la royauté la France paralysée pour longtemps ; U y voit, ce qu'il n’osait attendre de la plus heureuse fortune, ce que toute la diplomatie de Frédéric avait tant de fois et vainement tenté d’obtenir : Faliance autrichienne dis4 Mute, le crédit de la Reine perdu ta jamais, l’influence acquise aux partisans de la Prusse, et par suite toutes les avenues ouvertes aux ambitions prussiennes. Le 14 juillet le comble de joie. Il le salue, à sa façon, comme un jour de délivrance \ • C’est le bon moment », déclare HerltberQ
M RASSEMBLÉE «ATI OH A LE ET L’EU O PE - Ktt
Fréd<?riC“Güiîlttume manda aussitôt ■ Goltx, sou ministre h Paris, de se mettre en rapport avec les meneurs de l'Assemblée Dauouale, et de ira vu lier contre la Reine et contre l'Autriche. Quant au péril que le Bévolution peut füre courir à tous les trôneu, quant aux dangers dont elle taeoace la futaille royale, il n’eu a cure. — Ces affaire», écrit-il à wn ministre à Paris, oe m'intéresse lût que dans la mesure où elles touchent à l'influence de la France en Europe. — C'est le sentiment que le ministre de France devina parfaitement sous les condoléances officielles, a Le rai de Prusse, écrit-il le L” août, m'a fait l’honneur do m'adresser la parole, et m'a ténia des propos fort convenables sur la mtuaton do Roi. Maigre cela, la satisfaction Je cette cour éclate ouvertement, si ce n'est qu'elle voudrait, ù coup sûr, que les troubles de Franc* fussent plus graves et d'une éternelle durée. ■ Les petits souverains allemands, d'autant plus envieux et dénigrants qu'ils «e sont montrés plus serviles et plus rampants, constatent avec la même joie que les Prussiens cette éclipse du fameux soleil de Louis XIV qui les a si longtemps éblouis, fascinés et terrifiés tour à tour x«
Les Anglais commencèrent par l’appréhension, La convocation des états généraux leur fit craindra un de ces réveils de vigueur et de jeunesse par lesquels la France avait souvent déroulé le* calcula de ses ennemis1. « Nous apprendrons à nos dépens à connaître la France », disait & l anobassadeur de Louis XVI ■ un des hommes les plus éclairés > de Londres, et il ajoutait : « Nous ne connaissons encore que des classes de Français, et c'est déjà une assez mauvaise connaissance ; ma s quand on connaîtra la naLou, es sera bien pu. ■ ■ Réussissez dans votre révolution, déclarait lord Lansdowne au même
1 <fl WMUTrbke I» pLia haut Jegre de çonfîjUaDi. - Rapport bu ÏI-di, du
> Le cuunire de Seie écrit de Serti n. te S octobre “Ua roi >n<u autorité, itn Entrant «.rgent et nnf püUiinct tnl laine; en un mot, DD viLueau «D pkiee tempete dont Mb Minhrni egl |« muI jitJoie; que, le ■tapcrOncr peit avoir cksor-BU U la Fr.inctf tû Eorop+'î de qiel jn ids peuvent. être les derlaralrtni de sn if.msî ■ —. Wüur, ÜEUrmich un*/ J ret/rren, 17IHM700, ch. ill. Wnoê, ls&ll.
1 ^OJTêJpuHUÎaflie rft Zûjufref, HappcrU du marqua de la Lüirme, 13 juin 11H0.

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ÎRBMIRR5 JUGEMENTS DES POLITIQUES ETE 4M GERS, ÎT
diplomate; vous serex jismx forts et esses puissant» per son** ■Mêmes pour frire la foi h l'Europe » L'anarchie rassura proŒjpt«K»ent l’ir»hmîti4 de* Anglais. Us *4 manifestèrent bruyamment leur joia. Leurs journaux présentent une critique tmare, trop couvent judicieuse, de* nctec de J Aswmblfo1. Le télé généreux de la Révolution échappe à te plupart d'entre eu>; In grandeur de Je scène du 4 août ne les fr&ppc point.
11 n'y a pour approuver que Fox, Sheridai», les lords Stauhcpe et Lanadovue, <rcc la petite élite des IiWraui purs. Ma l'abandonnent aux plus belles illusions, ils voient les deux paya t rapproché» par leurs înettlutionos substituer une alliance pacifique b la rivalité séculaire qui épnise Ibut trésor, paralyse leur commerce) entrave leur civilisation Ses conai-dératious, tout îdéalta, n"étaient point dans lea habitude* des ÀnglAU, et il en résulta, dans le parti whig, des dissidences qui «traduisirent en débets passionnés. Fox et Burfce person-njfieDt ces tendances opposées des politiques inghis : Leurs dtawDMOns sont devenues classiques* Elles commencèrent en février 1790 et remplirent, dès lors, de leur éclat la Chambre de» comiaunes*.
Fox était un homme de son siècle, enthousiaste, chaleureux 4 aussi bon Européen et même cosmopolite qu'un bon Anglais pouvait l'être a la fin du dix-huitième sïecJe II voyait dans ranaenoe France l'ennemie héréditaire de sa patrte; mus il frayait & la liberté, il la jugeait capable do transFormee les peuples, et l'admiration qu’il professait pour les principes de a Révolution lui frisait aimer la nation française. Burke l’avait toujours détestée, b Révolution lu lui rendit exécrable. C était ‘Aûjïaisle plus funitiquement insulaire des trois royaumes : >a Révolution, démocratique et antichrétien ne, offensait toutes •W convictions, blessait tentes ws croyances, irritait tous ses préjuges*. La prétention qu’élevaient les Français de se rendre
* J* Iki laUx«^md| jd.mr-k<r fïljHl
^Bippori de* pnpiti* atriau j<unt ai* tspfiorl de L«ndi«i, t" te|* tubrclTHÎI
1 HiRaiftE'a Ffirf<amc>itary Knforj-, t XïtV|!l séante* il rs fi et Ô fer net 1 TiW, F et >uiT — Mmftnr, t, IJI, p, 4v2, ÜT, 44Ï, 43^.
*Toir Tiiac, Hii'oire Jeta h'ittaiurt anglaise; E. JIl^p. Ï7-1Û3.— Hkhlaat,
M L'ASSEMBLÉE NAT ION AIE BT L'EUROPE—tï«9-lT0ü libre* lui semblait une usurpation sur te* prorogatives de I* Angleterre. U voyait dans U Révolution française an danger pour h raciste vuropéou™? on général, pour h société anglaise en particulier ; son aversion pour les nouveaux principes fit de lui, par vocation, un admirateur et un partisan de l'ancienne m<m*Hhie II ta vanta d'autant plus librement qu’il 1a jugea plus ruinée, et dans le temps même qu’il dénonçait avec le plus de véhémence le caractère destructeur de la Révolution, il en signalait, avec une complaisance ironique et hautaine, les premières Conséquences. — Elle précipite la France dans la barbarie et l’annule entre les nations, d ssit-iL La France n'est plus qu'un être abstrait, une chose sans nom 'i elle n'existe plus duos le système de l'Eirope, Galles y in jforuuie au-divimusl ■ Je sais lfi géographie, je viens de parcourir la carte d'Europe. J’ai trouvé en effet sur cette carte une grande place vide : c'est l'espace jadis ocrupé par In France* ■ ■ Les Français se sont montrés les plus habiles artisans de ruine qui aient jamais existé au monde. Ils ont entièrement renversé leur monarchie, leur Église, leur noblesse, leurs lois, leur trésor, leur armée, leur marine, leur commerce et leur# manufactures# Ils ont fait nos affaires, à nous leurs rivaux, mieux que vingt batailles de Üamillies n’aura.ent pu le faire. Si nous avions complètement vaincu la France, si elle élan prosternée h nos pieds, nous aurions honte d'envoyer aux Français, pour régler leur» affaire*, une commission qui leur imposât une loi aussi dure, aussi futaie à leur grandeur nationale que celle qu'ils se sont faite eux -mêmes. ■
Le roi Georges partageait, sur ce point, l’avis de Burke. 11 ie félicitait intérieure meut de la décadence d'un État auquel il
r Angtettrtf «u rfwr-Atuhêmc nrçïc, Paru, 1856, t. IL, p. 383 A une. — DC-wûKT, Àoweatn:, ch. vu
l II au à ce propot Vjrgile i üuan mwm lailbiiaqut- huticni ceput cl tint naiine nrptu.
* « [I n'en rotera jur la carte que ce Iran noir qu'Edmond Burle ci moi ne ■otnm» pu iea tenli qui l'ayam aperçu dêj le comauDcemeni de cetu dejihrateh rerolutna. m Gnam à Catherine, lt aoàl 17IML
FHKM1KBS JUGEMENTS DES POLITIQUES ÉTRANGERS. H » pardonnait point la guerre d'Amérique Les outrages fait» & h majesté royale l'offensaient néanmoins, et il en exprimait «n indignation. Mais, sans se piquer le moins du monde de dalectique, il conciliai fort aisément ces sentiments contradictoires . plaindre le sort du rot de France et se réjouir de La Aute de la monarchie française *. Ses animosités d'ailleurs, romaie ses «sympathies, était ni toutes platoniques. Il ae cm-iluira toujours, disait avec raison l'ambassadeur du France, «après les intérêts que feront valoir «es numstrea, cl non i aprèa see sentiments *.
Le ministère, c'est-à-dire William Pitt, était parfaitement picîGque*. La Révolution le débarrassait, pour un temps, i’une rivale redoutable; elle lui assurait la paie dont il avait besoin pour «es réformes financières, et elle livrait h l'Angleterre tous les bénéfices dont la crise des affaires privait l'indis-irie et le commerce français. Sur tous les marchés comme dans toutes le* chancelleries, P Angleterre était libre de *e substituer i la France. Pitt n’aurait eu garde de gêner le développement d'une révolution aussi avantageuse h ses desseins. J] estimait d'ailleurs qu'un roi do France dépouillé de Son prestige, bonté dams «ce droits, contesté dans son pouvoir, répondrait merveilleusement aux convenances de 1TAngleterre *. Mais il n'éiait poiol de ces politiques arides que la jalousie aveugle et que leora cjnvnilises emportent h violenter grcssieremeiit la fortune. Quelques-uns, et notamment ses alliés de Berlin, s'étonnaient qu*il ne uktt point Focctsion de te jeter sur la France, de l'écraser, de t'emparer de ses colonies1. Il n’en avait garde.
* Rapport Ao h Lai«-n., M wpt«nkr« 17B9.
* Rapport! da ÿ rt du S rtart n®Û.
1 StusM») ITiUmih <PW, tndutMn Cunot, ?«ii, 4*61, t. H, el tut.
1 fle«lopcl>U3«| w»mGtrc dt Hoaüc i. <XrA 4*n» *c» 2Vo«-j *ic eclto
fyoqva de u tiï ; ■ Lo ininrtère «agisLierai idteinsul ijuuii rot wnitnuinxinU poütnjLeiûter, cl, ctacu fable tFauLorilé, >fju| motos ïaagereux pour PAriglç-terre^a m ni î la LoawXJV,ot l'on court‘«ail pour «Il !*■ chah du parti ton-nituiionaal, r Ptpifi tit pubim dont te lOtne VJ1I «tel jtncAtvfj
ftf'ttta TFcrtww/. Mcacov, 1IU0.
1 te Aomie d'Etteftw» Atiîrait «te iterlm, |e 0 leptentee (.TW : ■ Un hiot tr«-l'*pMn puni i« ruiHHtn *te «lie Tille, c'al qu il ne fan pu quo M. PAi
^ricriHA FrnTi
dMVERSIR ÛF £AL.|FORte£
I/élêntfou aMurelie de »a Stnc l’eu détournait luhat^ue La prévoyance de soi espriL II répugnait à cette perfidie <t h ternit pour dangcrcutc. Une mtcrrcalioq étrangère pouvait réunir tous les Français et tourner précisément contre les je tentions de leurs eu ne rais 1 ; Pat s'en rendait compte» Autour de lui, qd U comprenait moins, et UM entreprise de cette nature eotrait U baen dus les coutume* de l'Europe que toiA le monde, en Angleterre et sw le continent, u prêtait riatentioe au ministère aiglais *.
H ul ne doute, eu France, à la cow, au minuter*, daoa le public, qn* ce cabinet se fomente le* trouble* et di le» entretienne. Le soupçon est classique; il renaît de Mkaéns dans les imap> Butions. Il prend ues telle consistance que le gouTememeot enflais croit nécessaire de rassurer les esprits : le duc de Leeda, muiiatn des effares étree^ères, »*eu explique A Londres rtec M- de la Luzerne; le duc de Donel, ambassadeur anglais h Farts, adresse b cet effet deux lettres an président de l'Asseui-* bide La jouwatotut français demeure incrédule *. Le pro
fit ■■*» pi* p«M m pM uaus dAdenr la futm Isa* la «iimilaa actarfla da la l’ruia, ■
1 Rapport 4* Bmtelricy, chargé J'tfhina, 1* itplsote* |7M. — tetew dt Mfflranda, s^cat aatrrt, <4 atril tïBO.
1 a l> iprrt mat ca qa'aa aauai du* rt tout M qu'au fit id, •• 4* P**t •* Au ■ ulcr <p*t l'À agir icrrt, m iw JjwmaiM «a u ■« ducw^ant rar lt traite d« coBBtn* lui mi»*■*■ ■ I* pratault, ** e»Si aiManæa h prchler d«a fir-
«euatx» et da* font* rtdewuljka de M nuiet pa« aeat teraaa t dus ■cubée» AtJsarua. • Happée* 4« BunLaleMy, <” w^*«kr* {S'il. - Ma Mloak d» *■• avEdnJ lai fuat dr>inr ^aa t»M affaira **«nbnuïleat dt plat plu*, «t çu’dla» U teanium l eotmive d* * apprapriEr au U*» Ce «tiftçoo 4a m pan ■ au pu uipr«> taal ce tju « «atand due k» tau au dv*«tr Jr la uawwit et d* *Mf I* iHDinrtlTe. ■ Rapport da h LmeriM, IV «ilrmbrt 1TW
* Sema Je V jadlti rt du * aoâi 17M.
* « >J)w le tfU, uoh ea pMvoni tira trop attcilîfa aw la eonduie d«i Seilan, qa) ter* certamrteent auau duubulet ft'xBiartiié*, a îlap^HMt da h 1 ureroa, 3i juillet, «pru l'eaueuert i»»c le duc de Laad».— Hoitaorm ré|»ad. la 3 août t a Je n'tb Jüan a d’icrulptf la ■îuiBter» auglaL», parce que ja in urint peauva S M chargé, ut il MC d ISlMt pllM JiŒcile d’«H MqWrtr que la puüct e'aïitte plu, roaif ca qa’il y a da carute, c’uat l\rf«at a été répandu area la plut ffieét pnteeoa p<*> k* ■u|d«i« cewcae pars» ît^uyk, j-e»m 1 *awir San» quellia neiea il a tu paité. Ja ueua prit d« ponar icule zotra alicntieu «r
» — Hrrqf trait qu « • draonvm h mm dn Argmt* dam Ja* rouble». Rapport du fi juillet. ^uaituMî, op. al., p» fl — *rir ect aigcrn cépaudu, WMr Tant, 1» Jkw&lim, t» I, p> ttfl «

Drcil'.n
UNIVERSITÉ OF CALJF
PHEMIEBS JUGEMENTS DES POLITIQUES ÉTRANGERS. SI cédé même que prennent les Anglais pour apaiser les inquiétudes, semble à Montmorin une sorte d’injure gratuite et hai-taine à h couronne. « J'ai cru devoir, écrivait-il le 10 août 1789,me prêter ■ cette communication à l1 Assemblée, mm s j'ai prévenu le duc de Dereet qu’à J'avenir cette méthode pourrait devenir impraticable. Je toi ai Fait sentir que c'était au Roi à oger de ce qt'il croyait devoir commun iqaer à 1* Assemblée nationale, et que leur «sage n'était pas d'envoyer au parlement d’Angleterre Les usuntoveade paix que noua étions dans le cas de donner à ta cour. ■ Montmorm oubliait ici Les précédents : le duc de Doraet en 'usait avec l’Assemblée nationale comme les enrayés de Macariu l'avaient hit avec le parlement anglais au temps de Charles I*. L’Assemblée était le pouvoir de fait: c’est 1 elle que les étrangers cnntnenparent de s'adressa1.
L'intérêt demeura donc la seuls régla des jugements des politiques et de 1* conduite qu’ils tiennent Ceux qui dé-testent la Révolution suivent, en réalité, les mêmes motifs que ceux qui s’en félicitent. Au premier rang des adversaires, et parmi les plus ardents, se place le roi de Suède, Gustave III* Arrête au milieu de eoe expédition contre ta Russie par une Attaque dn Danemark et une conspiration de la noblesse suédoise il avait chassé les Bannis et conlraiat, par un coup d’Etat, à La fin de février 1789, .es rebelles à l'obéissance. Les nobles réclamaient une diète, il ne la réunit que pour les assujettir, Rien désormai» ne lui semblait plus aisé que de mater une aswnblec et de dompter des séditieux, et il ne comprenait point que Louis XVI a'imitât pas sen exemple. Ajoutons que la crue des finances françaises le privait d’an subside sans lequel il ne pouvait soutenir aw armements et continuer ses entreprises. Son traité d’alliance avec la France, conclu en 1784 pour six aimées, «liait expirer, il n’était pas probable que U France cnnsprftt b le rennnvelw. La pénurie était la plate de ce hém besoigneui. Il n’avait repris les hostilités que pour se faire battre par les Russes. H «’épohait sans avantages dans
1 Cf, I ], p. 5BT e iuît. — Gnnoi, Gicifan Ufi «à. nu. FwiS; 1E6T»
une guerre su» prestige, et m voyait acculé duo» uns impane. La Révolution française découvrit tout à coup i son imagination capricieuse de vaste» h art zona, Il eut comme un près sentiment que les temps de la Réforme allaient renaître, avec leurs troubles, leurs conflits et Leurs grandes occasions. U y avait en lui un Tond de générosité romanesque, dm sorte dv « sensibilité monarchique ■ et de» tendance» confuses b l'illuminisme : tous le» trône» lin parurent menacé», et la cause de» monarchie» m personnifia, dans sa pensée, sou* les traits charmant* et douloureux de J* reine de France. Mai» le chevalier errant æ doublait en Gustave d'un cnndotLere trÈ^prodigue et, par* tant, toujours en quête d'engagement* lucratif». L'idée d'une croisade des rois dont il serait le Gustave Adolphe s'insinua vaguement dans son espnt Concil anl ses goûts, «es fantaisies, ses cou vieil eus et ses besoins, U conçut, selon Le mot piquant de wn frère, l espoir de faire en France * de l’or avec des sabres et de ramasser des trésor» h l'exemple des braves ancêtres de In guerre da Trente ans1 ■ Cet spéculations dev dent assez promptement Le rapprocher de la grande Catherine, et conduira ces deux souverains 1 apaiser, dans une inimitié qui leur était commune, les différends qm les metieicut alors aux prises l'un avec l'autre *
Dès qu'elle connut h Révolution française, Catherine la détesta. Cette révolution heurtait ses idée», contrariait ses passions, gênait sa politique1. La quadruple alliance q J'elle s'était proposé de former avec l'Autriche, La France et l’Espagne lui échoppait, L» ressemblance des constitutions, la communauté des idées rapprocheraient vraiseaiblabEeiaent h France de l'Étit le plus libre et de la nation la plu» ■ philosophe ■ du continent : L'Angleterre et la Prusse. C'étaient le goût et la tendance du parti qui triomphait à Paris. La Russie n'a-voit rien à en Btt«drv, D'ailleurs, un roi constititioDiial n'dlait
1 Mai âa due Au Rurfiriusti* eiti par Léovick Lu Due, Ccrmjaitdanat b Introduction. p M. «Si peut Iberaimc il en éa II fiuullu du chevalier de lu Mouche, il ctl, du et té itee petila projet*, Crttwr^-mCDl dam Wa principe* du bon S*nfhc, ^ai peuiau au cwîüb. « brun» h Guibcriée, 0 dtcttnbrv 1709.

0r,glna frçip
LM^EFSITV 0 F CA LIFO R FflEMIEBS JUGEMENT* DBS POLITIQUES ÉTRÀÏ1GBR5 H pour Cathenne qu'un « allié en peinture1 ». Elle w tant point en ïnjiUMt contre FAssemblée, cette ■ hydre ■ douze cent* tetea ■ \ elle n'a que des in&nkes pour ce roi qui k Ihiw dicter da lois T j*our cette noblej^c qui abandonna ses privilège», pour c**s bourgeo» qui se mêlent de gouverner les État*, À cette irritation, qui ne saurait étonner chez un autocrate, se joint bd senti aient phis subtil, phas intime, plus féminin surtout : la manche de la petite princesse allemande parvenue an trôné despotique d’n empira à demi birhore, après avoir ■ubt iu^tempt, maTjré elle, le prestige du plus glorieux établis» «Aneot mMUrchiqw* et de la plus brillante citîliuîioii de I*Europe. Avec quelle complaisance méprisante elle note désormais et «nuligM Ica oymptaues d’afTatSfcaraent, lm signas de décadence et tout ce qui peut trahir, sous l'éclat et La fieur de cette civilisation, le réveil du suuvugc ! Elle oppose constamment Jvs splendeur* de Louis XIV aux ignominies du présent. > H faudra que l’Aweinbtte nationale fasse jeter au feu tous les rneit-leur* auteurs fronçai* et tout ce qui a répandu leur langue eu Europe, car tout esta dépose contre l'abominable grabuge qu'ih fouL r Vt>uh donc ce drxJiwtietna stëcle tant vanté 1 Le retour 1 h béte, rtamw * quatre patte*, des incendies, des pillages, des assassinats, et un déloge immonde d’irrep-Um. Elle n'rperçoit pas autre chose, et comme elle *'en rehausse! « Le ton plaintif va très^bicn A un habitant do la capitale d'un royaume qui prétend se régénérer, qui est en mal d'enfant depui* detrx aûs sans accnucber, et qui pour sûr est menacé d’wrre faune couche, dont Pavorton art mort, ou qui n'a nus m mao de qu'un monstre pourri et puant*. ■
Elle report* avec comptai une* *é* regarde sur se* État*, où l'ordre reçue, et m le souverain, législateur absolu, a seul Le droit de prendre la parole. Toutefois, elle gu rds un souvenir trop vivait de h «édition de Pougatdief pour ne point prendre •as précautions contre tout danger de contagion démagogique.
* Ltt^r Jr Cethf l'MJ JT A €Xt la Sanàtr tTiKloin Ja Jlutit P* Wvataa^g, 4*71.
• Lautu * Gri»*- Ujiu 1790, *9 «rwil 1701, «pirat» 1790

« UA3ÎSMBLSE NATIONALE ET L'EÇJtOPE— 1Î8I.
Elle fait arrêter et déporter les écrive ins suspects; la censure redouble de vigilance; Ica buttait» de la Ganta rfe Péten-iottrÿt qui relaient, è pua prit ssuls, 1m évéoMMata de France, sont rédigés de façon à en inspirer l'horreur, La colonie firan-çnisc, dix mille pcrsauuM environ, est placée sous une aurveil-Ium» étroite de police1. Le knout pour lo turbulente, te bagne jxnr le* factieux, voilé comme il convient de traiter les symp-tAmea du mal lorsqu’il m manifeste. Quant an mal même, c’ett affaire d'éducation : la Tsarine y pourvoit à sa manière es en Ruatîa, et elle estima qu'il suffirait, en France, de rappeler Ica Jésuites pour tout guénr et tout réparer1. Ainsi raisonne sur la B évolution française cette élève des philosophes, que Voltaire mettait an rang des dieux, et que Diderot souhaitât aux Français pour sovvei aine.
Ses passions rengagent, comme le roi de Suède, A combattre la Révolution ; mais elle □'écouta que ses intérêts, ei elle se contente d'invectiver et de proscrira. Ella rompt des relation* qui n'ont plue, A ses ycax, de raison d'être. Les projets d'alliance tosnbut deux-mêmes, Bégiv quitta Pétersbourg au a»» d'octobre 1189. Il laissait nu chargé d'affaires, Genet frère de module de Genlis. Ses opérions déiuœmtiquaa la mettaient A l’index; il vécut relégué dans sa chancellerie, «a une sorte de quarantaine. 11 n'y eit plus, A vrai dire, de correspondance entre Pétersboarp et Paria D'ailleun, la Tsarine avait des soucis plus pieasauts. Bien que battus en juillet et eu septembre par Ëosvarof, les Turcs résistaient encore, les Prussiens menaçaient toujours d'intervenir, et Gustave III se préparait b rc p no dre la campagne au printemps de 1790. Avant de songer A s'allier contra les révolutionnai m français, Gustave et Gatherine devaient régler leur» comptes et se poursuivaient avec acharnement
Ainsi, même dans ces deux cours où l'hostilité paraissait U pieu vive, la Fmuce et la Hévulutxou u’entnicDt dans les
1 V<Mt Im tf bJsv M. lu»™, daaa |* Jh.W tf, 4171 « IS11. —
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• IdUrv i Gam, K «ptaMbr* 1Ï9Q.
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LES FLANS BE MfHABEAÜ. 35
calcula que comme un objet de spéculation pour l'avenir. Le prient était h la lutte, et cette lutte, qui de son théâtre d’Orient menaçait de s’étendre à toute l'Europe du îford, continue d'absorber toute l’attention des puissances pendant l’année 1789 et la plus grande partie de 1790. Ce qui intéressa les politiques dans la Révolution, ce fut l'effacement de la Fraccc : ils s'arrangèrent pour se passer des Français ou pour profiter de leui ftuùksæ. Ils les abandonnèrent à leur crise intérieure et ne »’eooccupèrent plus. La Révolution suivit sa voie, la vieille Eorope continua de suivre h sienne; elles furent près de deux an» à se méconnattra de la sorte : c’est ce qui caractérise la première période de cette histoire.
frite indifférence de l'Europe laissait h la France le loisir de définir et d’appliquer, au dedans comme au dehors, In politique qui convenait à ses nouveaux principes. L’Assemblée avait posé les principes; l’application était affaire de gouvernement. Louis XVI en était incapable. 11 demeurait, au milieu de la Révolution, le même que dans la crise qui l’avait préparée : aussi impuissant à la maîtriser qu'il l'avait été i la prévenir. Il n’aurait pu naguère éviter la révolution populaire qu’en accomphssant une révolution royale; il ne pouvait désormais satntr la royauté qu’en devenant le roi de la démocratie fran-faisj. Cette tentative audacieuse aurait exigé un grand roi ou un grand ministre. Le roi manquait, le ministre s’offrit; mais le roi ne le comprit pas, l’Assemblée le paralysa, et toutes les circDnjtaQGCS ae tournèrent contre lui. La tentative avorta ; cependant, ne fût-ce que pour eu expliquer l’échec, b convient de s'arrêter à ces desseins du seul ticmme d’Ëlat qui ait suryî dans «s temps de trouble, qui ait discerné le cours de la Révolution et en ait pressenti les destinées.
tn gentilhomme libéral, mais très-dévoué à h Heine, le
U VASSRMHLÊE KàTIONALE SI L'EUROPE — lT|«-17t«.
comte de La tfarck, parvint à ménager un rapprochement secret entre ta cour et Mirabeau; il mit le grand orateur ■ même de faire parvenir à Louis XVI, soin Forme de notes, ses jugements, ses avis et tes projets de gnuverneiuentMini-heitii avait d reliai rté In ré vota Lon, t prêter niait lu diriger, il se sentait de taille, ei la vérité est que, si l'œEvre u'avuit exige que du géitta, il était fait pour l’accomplir. ■ Il «avait tout et préveyart tout » , a dit madame de Staël 1. Il voulait In Liberté civile garantie par In liberté politique, La première était étâblie, restait h fonder le aeetmde; il ne la cou revoit pas sam la inoiMucbie. Ses idées et ses ambitions n’alluîent pas an delà d'une royauté constitutionnel ta dont il serait le pnp mier nnniotre. C’était le couronnement de m vie, sa revanche personnelle «outre l'ancien régime, mata une revanche très-noble et de haute allure ; en forçant le Bol a se livrer a I uu il avait la conviction qu'il le sauvait d'une catastrophe autrement iuê;it*ble. ■ A quoi donc pensent cm gens lnî disait-il, à la fin de septembre 17S9, tu comte de ta MarcL Ne voient-ils pus tas abtwe» qui «• «misant «dus taur* puf Tout «et perdu. La Roi et ta Reine y périront, et, rem le verres, ta populace battra leurs cadavres *. » il ^'attendait plus rien de ta cour, muta il attendait tout do ta nation. II avait dans les destinées de ta France une foi inébranlable; il ta croyait h ta tau capable d’o^ntser m révolution, de tenir tète h toute l'Europe, et de donner autour d'elle de prodigieuse* secousses 4. 11 estimait possible de ta régenter et de la condsrre. ■ La wonvehie, écnvait-il i li bu de 1789, est plutôt en danger parce qu’on u’y gouverne pu que parce qu’on y conspire. Les ressources <le ce piiys, la mobilité même de cette nation, qui est son vice capital, ménagent tout d'd pcdîenta et de facilités qu’il ne faut
TVoir>*wv*T, GrrTvwidtaw'V'Ar W>f*êrm^ t. !, JiMrodactioa. La pmièrr if« % pour U cûur me du 1*'juin L7W, Llles K* L publie** dw a Corrri^an^u«.
* CartJidmuiu rur tentation franç+ue, 1" parus, ch. svjie.
1 tarrtffMVaaer Je Jlftroàeaa et r/n ceinte Je la iiarei, t |,p. 11!,
1 l'irwi dumrsda XS-aout 17U> at bqb projet de dnsotnaa nui 1790 — ttentotrcj, par Llcu»Mutrricrt, Piin*. i<34, l. VII, p. 3U — Cam'v-OKddHC^ L LJ* p. W. ■* DraoiT, SouvcHin, (A air.
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LBS PLANS DB MTRABRÀC jamais, en France, ai présumer ni désespérer. Roua «oHiiuea dans l’état de fubksæ au est tout pays qui se constitue, mais le royaume est tout entier, et, s’il éprouve des tiraillementa, d n est pas vrai qu'il y ait une seule véritable division L »
Des for», tout pouvait être rétabli» U u’y fallait qu’un homme et un plan : il était l’homme; pour le plan, il 15avait, avant même que la révolution éclatât, formé de toutes pièces, et il le développait dans sa pensé5 h mesure que les événements toi semblaient exiger de nouvelles mesures5. Cette conception vas te, puissante et singulière entre les desseins pelîtiques de tous Ica temps, frappe, en ses digressions roécaes et «uses conti udictioiia les plu5 bizarres, par ce double caractère ; te seatimeet des trad tiaua histonqw5 et l'instmet de l’avenir. Il 5’y priât, dans le présent, L’in tel lisent5 des nécessités pratiques, la vue reelle des choses, la connaissance d«r5 honaroM. Le mélange qu'elle présente de profondeur dans les-vues et d’immoralité dans les moyens, surpwHl et scandalise aujourd’hui r c’est tomarque meme d’un5 société Mide do se régénérer, que se5 origines condamnaient b réformer le monde avec des mœurs corruLi’ pues et à fonder to liberté avec les habitudes du despotisme. Pour «d juger, il faut cOTiaidêrtf non l’idéal abstrait, F atopie politique que ouessaient les constituants, mais P smp ihtou séculaire qw domra pour terme h la crise de 1789 le Code civil, la Conatit54»Ott de Fan VILI, et subsidiairement la Charte de 1814. C est le terme ou Mirabeau voûtait l’arrêter dès 1790.
» Que désir5 la nation français5? Elle veut profiter des avun-taçCl d5 la ftévoUtioB h 5 Eli5 euteud jotur du bienfait dea
Sa L’ASSEMBLÉS HATIOHALt ÈT L'EUROPE — URt-iTM reloimt* moi avoir à redouta* ta mc« de L’ansrcbie. Elle veut la pais, l'ordre, h sécurité, la prospérité publique ; un gouvernement fort peut seul ta lui assurer; miü le gouvernement désormais ne peut-être tort que s’il s'appuie sur l'opinion, eiropiaioa ne l'appuiera que si elle y voit le délcasew et l'organisateur de la Révolution, D'autre part, il n'y a, pour le pouvoir, qu'une manière de résister aux excès de la Révolution. Ou retrouvera qu'sn ells-mta* la force aécssMire pour la tuai-truer. 11 importe donc que le roi de France devienne le rai des Français et le roi de la Révolution française, c'est-à-dire que son pouvoir se régénère ea «a propre source et se renouvelle en reuionlaot jusqu’à set originel. « Qui résistera quand la cos Ban et sera rétabJisï qui ne dés rera point d'augmenter un pouvoir qui ne sera employé qu'à affermir les bues de la constitution et à en corriger les débats1 f «
Or, « la Révolution est consommée, mais la constitution ne fest pu* ». Le peuple tient aux droits qu'il a conquis, il tient nui principes de h constitution, d as tient pas aux formes Les droits doivent être considérés comme inviolables, les principes comiM inébranlables; ta forme» peuvent être modiSéee. La suppression du régime féodal, l'égalité civile et politique, la liberté de conscience, le vote de L'impôt, h gratuité de h jus* tice, h suppression dea ordres, h vente des biens du clergé, la UouveUu division du royaume, la reaponsabilitd des mi mlires, voilà les points acquis. Ils sont bore du débat On ne m tira A ■ sans démence ■ essayer de les attaquer. ■ On ferait disparaître, d'un seul coup, uns génération salière, on ôte rut ta mémoire à vingt-cinq millions d'hommes, que ca succès serait encore impossible.,. Je regarde tous les effets de la Révolution et tout ce qu’il faut garder de la constitution comme des conquêtes tellement irrévocables, qu'aucun boule versement, à moins que l'empire ne fût démembré, ne pourrait plus ta détruire. Je n’excepte même pas une contre-révolution armée; le royaume serait reconquis, qu'il faudrait encore que le ntn-
■ (.enwtiinw, u I, p. 307i L (I, p. 1UJ, 113, 4M, Ml.
Ufr.tf, U H, p. W7.
LÏ3 FL À fl S DK MI&ÀtEàU. SS
quear composât «w l'opioioa publique, qu'il s’sMurtt de U bienveillance du peuple, qu'J coniohdfct la destruction des abus, qu'il admit le peuple à la confection de h loi, qu’il Jim laissât choisir admis utrateurs, c'est-à-dire que, w4n« a prêt une guerre civile, il faudrait encore en revenir an plan qu’i] est possible d’exécuter eut mcoum« • Hua, » demandant au Roi de garantir an peuple ces résultats de la Révolution, on lui demande simplement de garantir à *a propre dynastie Phéritage d'un pouvoir plu Ferme et plu étendu. Tout ce qu es! dans l'intérêt de F État est dont Fintérét du Rnq et tout ce qui s'est fait a'ett fait dans l’mtérét de F État- « Le* divers peint* sur lesquels il est impossible de rétrograder ont plutôt fortifié qu'affaibli le véritable autorité royale. Cette autorité 1er* plu» forte et plus inébranlable avec un seul corps législatif qu'elle ne l'était don* un royaume bénsté de privilèges at de corps iDiermédiaim, campoid de parties inégales se tiraillant entre elles et toujours prêtas ou h résister iodjviduelleDent ou i «e coaliser. Cotte surface parfaitement unie qu'exige fa liberté rend ■usai l'exercice de Fautorité bien pi» facileÿ cette égalité dan* les droits politiques,, dont on fait tant de bruit, est aussi un inatnmkcut de pouvoir"» H’est-ce rien que d'être UB< parle* meut, eaus pays d’états, sans corps de clergé, de privilégiés, de noblesse t L’idée de se former qu'une seule classe de citoyens aurait plu b EUcbeliev *, ■ Ce n’est pas inopinément que aa présente te le nom de oe fameux cardinal. Tout te plan est tomme saturé de la pensée de Riclteliou ; elle déborde partout, et l'on en retrouve la trace jusque dîne le* terribles extrémité* oà la raison d’État emporte Mirabeau.
Les wteatwDs amii définies, viennent Isa mesures d'exécution, La premier point est de ne laisser aucun doute sur FoLjet que se proposerait la Roi. On le déclarera très-haut : 11 F Assemblée se montre Irréconciliable, on fauera do popularité avec
1 < ........., U n, F **l-*N, *31, ».
1 C. Il,p. 1*7, M3» Cf» S- T, p. 375, 3flén«n' du 15ocù»
bv HW, atpwkjft il» drcbrsoui.
> &FTW^MdHHf L lî. p. 78
M L ASSEMBLÉE HAT] ON ALI ET L'EU RO P R — elle et l’oa rendre mantftria «an hnpaiM»i»ce A organiser la Bévolntian6- Le principal üvtminent dus cette lutte sert un miziistrio pria dana F Assemblée même et formé d’êlémeirts populaire*6. Qu'oa ne craigne point, en livrant l’Etat k des boranma sortie de la Rrvulutjoa, de ou es Lit lier légalement l’anarchie^ C'est pen connaître les homme», et ceint-h en particulier. ■ Pa jacobine rnimetm ne «craeit pu des miahtra jacobin»... PLacé m» timoa do» affiiirw, la démagogue le plat enragé, voyant de plu» près le» main du royaume, recounaJ-trait riaiHiffiiaiMe da pouvoir royal *. ■
Cependant, le Roi rassemblera des troupes sûres dans une province dévouée, la Kururandie par «aemple, dont le peuple, h I» foi* tenace et politique, pourrait se coaliser avec celui de ta Bretagoe et de l'Anjou et présenter une force irrésistible. Le Eoi w retirerait là, et déclarant qn'îl n’est plue en sûreté à Paris, que tes députés n’y sont pas libres, ü inviterait l’Assem-Liée b le Mnvre# Si elle s’y refusait, il 1a dissoudrait, en appellerait au peuple et ferait nommer ■ une Convention nationale6 ■ . La guerre civile pourrait s'ensuivre. Mirabeau ne s'en alarmait point. El se rappelait que l'autorité royale, sortie de* troubles civils sous Henri 1Y, s’était comme retrempée dans la latte sua» le» minorités de Loai» XI! 1 et de tanin XIV. U »’y a jamais sa, écrivait-il à un de ses confidents, une gran le révolution passible sans effusion de sa*g. • Je ne sais même ri cette terrible crise n’est pas un mal nécessaire * • Et il ajoutait dans les noies qu’il dressait pour la cour : ■ La guerre civile, qui est * général un pis aller terrible, latine encore de grande» res-sources h la liberté publique, 1 h constitution, à l'a ut on té royale. Le point essentiel dans un tel événement serait... que le parti national Dit celui du Ara*. »
ht le» étrangera »cu mêlent, tout est perdu, H importe que
le peuple n* Mnpçoaee pan h» Rai de s’il lier avec «tx, et, poor éloigner le soupçon, le Roi évitera de se retirer dans une place frontière. Meta serait, h ce titre, un nauvaÎB ehoÎK. ■ Ce serait déclarer la guerre A la nation et abdiquer Je trône. Ctr roi, qui est le seule sanvc garde de son peuple, m fuit point devant son peuple; il le prend pour juge de sa conduite et de ses principes; il iw se met pus dans ta position de ne pouvoir rentrer dan» set États que les armes è h main, ou d’être réduit à mendier des secours étrangers. Et qui peut calculer jusqtfou l'exaltation de la natif» française pourrait se porter si die rayait un rot Tabandonner pour se jomdre a des proscrits et le devenir lui-même; jt»qu'i quel point elle pou trait se préparer à la résistance et braver les forces qu’il irait recueillir? Moi-même, après un te) événenicDt, je dénoncerais le monarque •
D'ailleurs, h guerre serait dangereuse à la nation, ■ Loin d’offrir un dérivatif aux maux de l'État, die les multiplierait au Contraire et fea élèverait an comble*. • L’armée est désorganisée : il fiant du temps et de l’ordre pour la reconstituer. Eu attendant, ta France doit rester en paix avec quiconque est eu poix avec die. La paix est la première condition de la réforme et du rétabli sacmcut de TÉtat. ■ 11 h faut aux auteurs de la Révolution, car rréa ne s'achève pondant In guerre... IJ la fout au Rot, car Ja guerre étant précisément la crise des sociétés ou un gouTememrut est le plus nécessaire, et Je gouvernement n’ existant pas et me pouvant pas exister que fonvrage ou l'ébauche du corps constituant ne soit achevé, ceux qui devraient gouverner et qui ne peuvent pas gouverner seront, en cas de revers, le plastron de toutes les haines, t'ab’el de toutes les méfiaaces, 1* victime de tous les partis *. •
Mirabeau porte sur l’Europe des regards aussi ferrais et auisi pénétrants que sur l’intérieur de la France *. Il ne se contenir pas d’esquisser la plan, il désigné l’homme le plus propre n
1 Métncir* Ai 15 «tribra 1TWI, C*t-rf*pwdwt.vt t 1, p
* Co-rmpfnt/inne*, L 1J, p. 1t.
» jw., t. ii, T. ns. cr. f. iss, 135, m ci......
* DiiMOBT, JouvniiTJ, ch. 1|T f h ëq cbmliatal le üTul Urjtieniüiqae de wa

W VASBEMBLttK HATIQHALK BT L'EUBO PB ~* 178W7M.
l'appliquer : c’est le futur négociateur des traités de Vienne, Talleyrand, qu'il propose, di» fa mot* d'octobre 1789, comme le plus capable de recueillir la succession de Vergennes'. Toute m politique se ramène èia neutralité et a la défensive. La France ne possédé qu'un allié bût, l’Espagne, qui a les aaémes intérêts et aussi la même ennemie . l’Angleterre *. a L’inimitié de l'Angleterre wra éUrnalle : alla croîtra choqua année avec les produits de son industrie, ou plutôt de la nôtre. « Mirabeau avait conçu naguère F espoir d’une entente avec les Anglais ; il y renonce devant l’hostilité qu'îb témoignent ; peur les gagner, U faudrait leur livrer le cmmntnce de la France. Le» intérêts de F Autriche sont opposés aux intérêts français, mais ceux de la Prusse ne le sont pas moins. Mirabeau ne partage pas l’engoae-meot de m contemporains art de ses amis pour radiance prus-menât. Il n’a pas plut de confiance eu la Sardaigne : ■ Elle détrônerait ses propres enfants pour an partager les dépouilles. ■ La Suède est amie, la Turquie épuisée, h Pologne impuissante ; ■ Le temps est loin encore oà elle existera par elle-m^ma, si elle peut coati user d'exister. s La conclus ion, c’est la paix, ■ travail plus difficile que «lui qmenftanne l'ambition, en offrant da» brigandages à In cupidité, deaconqudte* à la gloire1 *,
Mae cette paix, qui assurera le «uccês de la Révolution, ne aéra ni mos profit m moi grandeur. Elle assurera le présent, ■lie préparera l'avenir. La France, par l'exemple même de sa révolution, conquerra des peuples entiers b sen principe» ; elle se fera de» admirateur* et des amis, elle puisera dans la crise qu'elle traverse les éléments d'une prépondérance noo-veHe *. La Eévolution fronçuM eat dulraéa à produira dus les nations des effets très-différents selon leur degré de civilisation ; fefiït, ja la treuT* dan* la aagatul^ polifiujvt d**a l> pvfnflB*» dai âvôoawmc*,
d|L| I* «MMUMM* 4h Ub«u «
* Carrei, t, p 411.
* lV<y««dr dîneur». Ml iïM Licaa-JSomorT, t VJ1, p. >8* oc ttèf —
MéHMlrt jvt lit ftffèrsntt petits 4 ntai arment aux puuimest Ar«a-
jew H , t. VI11, p W. - XV note pour b cour, W judltl 17&0, Cmvw^ l If, p 113 — JHkooh du 15 iüût £790 — Voir u 1, p 8M41L
* LccAi-MoimcRT, t VU, p. 3!>C
4 Diinun du fi août 1790 jtfoju'trur, t. v>p «a

il en résultera pour l’Europe de grands pénis et pour la France de grandes occasions • Autant la Révolution française rallie La majorité de* nations aatanr des autorité* légitimé* dans les pays passablement consumés et paisiblement organisés, autant elle a mis au péril le* goutamemsot* arbitraire* et purement despotique*, ou feulement ceux qui ont récemment éprouvé de grandes commotion». Ainsi l’esetnpfa delà Révolution français* ne produira en Angleterre qu'un plu* grand respect pour le* loi*, une plu* grande rigidité de discipline et de hiérarchie sociale. Mais dans les provinces ba laves, où la fièvre a été coupée trop court, dan* les province» bdgiques, qui ont des habitude* eide* opinions inquiète* et séditieuses, si l’an ne se hite pus de décider la partie par un coup imposant, de réchauffer las voua de* propriétaires pour ia tranquillité et la sécurité, ta leur rendant un gouvernement sage et ferme; dans le* canton* helvétiques, si les aristocrate* ne redoublent pas de sagesse eide fermeté, »t surtout ne se coalisent pas avec le corps germanique; dan* les superbe* provinces de f Allemagne qui avoisinent le Rhin, ai l’on ne «e hèle paa de resserrer le noeud fédéral, d'étayer tout ee bâtiment gothique, etmêau d’en refaire, mais sur Ica ancienne* proportion*, quelques partie*, il y aura de* secousse* incalculables, et la première en engendrera sans nombre, Joui on ne peut assigner l’étendue ni le terne... Burke a dit que la France n’offrait plu* en politique qu’au) grand vide. Burke a dit une grande sottise. Ce vide e*t un volcan dont on ne saurait perdre de ne un moment ni la agitation* souterraine* ni les prochaines éruptions. »
Tout la monde *’y méprend au dedans couds au dehors. ■ Il ne faut ni croire ni espérer que l'on se fasse en France nne juste idée de fa place que nous tenons aujourd’hui en Europe, pas plus que l'on ne «e fait en Europe nne juste idée de notre situation. Parce que noua avons h fièvre, nous nous croyons une grande vigueur; parce que nous somme* malades, les étrangers aou* croient mourants^ nous nous trompe iu et ils se trompent*. •
'NoU HUM M Mmu As la K«rdt, t“" 17DO Afturei ilr&n^ma
—Cf T-iflia W,ÉTHirfr L VIII p 153 Bm, Dar £•*«« Mirai»!», Badin, lüSd, M L I. p> », al l. II, p.
'lansyviJuu, U II, p. 17S
M L’ISSEMBLÉl RATIOS A LE ET L'EUROPE — H TW
Si la Fretace est sage et sa* vouloir soo propre bien, elle peut former dee fedérstions qcri rendront tes plut bd le s conquêtes, « C'est ainsi que, par la seule force d une bonne constitution, nouj aurions bientôt In bords du Rhin, et» Ce qui ut plus, un* îavtnribl* influence sur tons les gcuvorou-mente de l’Europe par ramélioration et la plus grande prospérité de l'espeee huesain» l. »
Les desseu» étaient programment conçus, mais le levier manquait, et les moyens d'action que proposait Mirabeau étaient misérables et contradictoires. 11 ne trouvait de ressort pour un ri grand ouvrage que dans F intrigue et h corruption. Il préparait Cette rwataorntion d'une monarchie comme on prépare une sédition. C’était une vue supérieure de fonder une démo-cnrtK royale, de régénérer )■ dynastie par In Révolution, de donner pour bases au pouvoir reconstitué la liberté dvile et L'égalité garanties par la liberté politique, nuis c'était une étrange et scandaleuse façon de susciter fa démocratie que de In flétrir dans m naissance, et de garantir la liberté que d'en ahurov de la sorte an la violentant. Il n'y omit aucun* proportion entre la fin rit les moyens. Cependant, pour être répugnants, ces moyens n'étaient ni absurdes ni impraticables, Mirabeau n'avait nen de l'utopiste. il connaissait ses contemporain s et il ne proposait point pour te* amener à ses fin* d'autres procédés que cour dont fa despotisme avait nsd da toutterrpa et dont le Gouvernement anglais faisait ouvertement l'expérience \
l Lfttm à pu / Attffntffit, 31 ^n«er I7WJ, p 506,
1 M. da fa Lti*«m «thum d* Lnadro, M ■■■ 1790 s • L<i À refait n'iira-gm«* pat nipainr M> na M d-faaA pat Ht Coainenl la fouatraananl n, ïul P-4 nponlrt a cca jwnpklaM. Milord N4rtfa Ma dimt, il y a tpulqaea jaura, cju il a-rtït rt ■■ Avfjfetern b*r* Art OiffrtCfttC* *J«Mir»lraiiv^J lt raOait^H
vù kl élût entré Jaat le» au» qu'il ■*« avau |mi «untrt au wrw un
forte p*ur qu'tlte pif æ ®?t rt dci ptmfihlru, ip il était f-c«tuira
d* rtpandn à tout, vu qu en lrê5-p«i <fa letopa fa attUleurn itliHinuln<li<Mi davrujl i«po{Halain‘t et quJ ne |mnvait ■iwn|i,Mr owent le nuniatere du traxe pou *11. eiilcr encor*, fiant canunurilpm»! nuque ai jmdiii ifcfamh. U prinri|n" meui'end ici CM, en gtpéml, de faire contrit pi té, cut-iqlirc <fEM fcmrM l*i fait que l'nppa*>rion tbtrete i UMMitfr fa peuple pùor «Mitre-carrai le (iii.km-fkaflMnf, evhik^-i ï ia«Ul«r la |M"| fa »ei»a -pub'i lira.
, J« **•<• xJF*cU*<w*k «pia tout Ica (««a 4* a« payXh wt la icJ« laipra^nm
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LUVEFSrn OFCAUF
Mirabeau prête ad wl retourne? contre I» Révocation les procédés révolutioimureâ, emprunter aux jacobins leurs instruments de propagande, leurs pamphlets, leurs affiliations IL voulait dresser contre eux ub atelier de police et de presse qm 1rs al tiquer par leurs propres Armes *. ■ On ne se sauvera, écri-\ait*il» que par un plan qui amalgame tes affaires extérieure* ul /intérieur du palais, les cmobinaîsoM de l'homme d'ÉLut et les ressources de l'iutrigue, le courage des grands citoyens et l’audace des scélérats. Il nous fait une sorte «le pharmacie poü-tiqae où le chef seul, également muai de simples salutaires et de plante* veneneuses, dose «es compositions sons la direction de son génie et ««us les auspices d'une confiance abandonnée de la part du malade *- ■
Rassemblée ai mi, arec ce rdief et cette i a il lie cynique, la pensée de Mirabeau prend je ne sam quoi de formidable et de repooÿsaat qui semble dépasser la mesure de Fhamaaitë. Go n’est point un paradoxe cependant, ce n’ert qu'un anachronisme, « Je doute, écrivait le comte de la Murck à M. de Mercy *, du succès du plan dont vous ave» reconnu l'habileté et la profondeur. Ou dirait qn’îi est fait pur d’autres temps et pour d'autra bu mm es. Le cardinal de Bctx, par exemple, l'aurait très-bien fait eiteOutèr, t>ïnS boni ne sommes pins au tèmpi de la Fronde. • Mirabeau ne regardait point en arrière, il regardait en avant. Lorsqu’il semblait réunir, dans une sorte de résurrec-Loe Lernhaste, Machiavel, le Pere Joseph et R chcieu, ü prédisait tout simplement le consulat de Bonaparte et ie ministère de Fouché. Mais pour y arriver â supprimait dix ans d’histoire, et quelle histoire ! L'anarchie victorieuse, le régicide, la tyrannie des démagogues, l’ioqntsïtïon des comtés, la Terreur, qui écrasa de ce qui *e pusa en France, «ont pertuadéi que Je parti dt-Bafj;ii« l'em portera et qu'il dclriLra le irûne a« Ja QDmrcbie, ai elle ne ptrvieul pai à ai tirer le peuple de »n coté, ou, au noins, A avoir uu pirtie thi peuple dam tvn parti C’mI iHurcbdi nu aiuirl ut^ou, iMHQUuucat faire qaand ew orne-■u reMpl«eM^ •
■ Cbrrryciu&iHde, t. U, p. MLM4,
■ 1W., t. Il, p. 5!«L
« js-z, t ni, p 17.
les farta, le Directoire, qui fit régner Isa corrompus, la rame de* iHq&ioba, l'abaissement de» ûm«s, h dégoût universel de le liberté, l’appétit irrésistible de il paix, de l’ordre, de l'autorité, c'est-à-dire les effets mêmes de la révolution qu'il voulut gouvernât, et qui m pouvait être dompté» que par «on propre épuisement-
Ni le Roi, ni l'Assemblée ne pouvaient, en 1790, pénétre t les vues de Mirabeau. Le Roi était trop borné, f Assemblée trop chimérique, Fun et L'antre avaient à la Fois trop peu de politique et trop de vertu pour se livrer eux maint de ce monstrasui opérateur- Il les épouvantait. Le Roi n'osait pas l'appeler au ministère5 F Assemblée fit use loi tout exprès pour qu'il n'y entrât point. * Un ^éme éloqusit vous entraîne et voua subjugue, s'écriait Lanjuinais ; que ne ferait-il p*s1 s'il était ministre T—Je serais, répondait Mirabeau, ce que j'ai toujours été : le défenseur du pouvoir monarchique réglé par les Iws» et l’apôtre de la liberté garantie par le pouvoir monarchique \ ■
La fatalité de sa vie voulut, pour le malheur de son pays, qu’il ne fût jusqu'à son dernier jour qu'un tribun prodigieux, condamné, per Feffel mène de son génie, à ne réunir que contre ses propres desseins, à exciter le peuple qu’il prétendait contenir, à précipiter la chute de la monarchie qu il voulait sauver, à devenir enfin suspect à la Ibis à la cour par le crédit qu'il possédait dans l’Aisemblée, et à 1‘Aise tablée par celui qu'on lui attribuait auprès de la cour. Il avait machiné profondément un plfta de corruption; il en lut la première dupe et ta première net une. « Les moyens qu'on pouvait employer étaient de l'argent et encore de l'argent, rapporte le comte de IsMarck*. Mirabeau voulait qu'on le répandit à grandes masses..- » Il commença par en recevoir *. Il ne se vendit point, sans doute,
1 Cowi^nïaw», t. II, p 33,
■ HtS., U 1, p 175-
■ \|LrabcBi, pour Ici roDiolt et ki nrvicei qql jtafpptft 1 rendre sa Rûi à partir du 1*’ j«lB 17 W, derat recevoir Ô.OSO livret p*r naît, le parrmeM de •« detm jotqu'i CMcUmHEe de MH, 100 iittm, plu an umIIiub à la tin de la
de rAMriAbtae, t'M IVM( toilrhtnem rempli Ma BuganeMnti. Voir, poar l’LitlAire de «th néfacintban, k Corre^an/oaer, t. J, **
LES P LA K B DB » IRA BEAU1. *T
mais, comme on La dit, il n laissa payer 1 ; bien que ce fût pur Soutenir s« propre* opinion*, il n'en reste pas noïna sur cette page capitale de sa vie une ombre équivoque et troublante. Ce sont les tachas du début qui déteignent et s'étendent sur l'Age mûr. Il avait dissipé ses forces dans les passions, dans les révoltes, dons le» luttes d’une existence toujours déréglée et parfois avilie ; il avait prodigué dans les orgies de la pensée el leu ôites du labeur vénal le* tréenra de Bon m^piîfiqiie génie. Son caractère s'était émoussé; si forte qu'eu fut la trempe, le métal s’était terni et rongé, fl était tombé malade vers Ja fin de 1788; il se sentit profondément atteint. ■ Les peines d'esprit, les imitations de l'âme, les tempêtes civiles, le travail forcé, tout cela m'use ou m'a usé, et je ne suis pins invulnérable » ,écrivaitil à un ami. * Mais, «joutait-il aussitôt, il ya encore du ressort et du fou élémentaire *. « Ce feu, comme celui qui couve dans les volcans, ne pouvait éclater que dans les convulsions de la nature et ne devait luire que pour éclairer des incendies et des mines. Les contemporains de Mirabeau ne voyaient que ses îucoih séquences, «es faiblesse* en aes vicea. Sa pensée passait au-dessus deux sans les pénétrer; sa parole les remuait sans les convaincre, fl tas Entraînait quand il s’adressait h leurs passons ; il était impuissant b les modérer quand il tentait de s’adresser h leur raison. Enfin, on l'avait connu de trop près, il s'était trop répandu, et dans trop d'aventures; on l avait vu trop ballotté lui-même, trop meurtri, trop souillé pour se confier à lui «t chercher dans l’agitateur do la veille le sauveur du lendemain, f] lui manquait le charme de l’inconnu, le mystère de l'isolement et tout ce prestige de vérin cadite dont les hommes ont besoin d'environner ceux qu'ils te dounest pour maîtres. - Mirabeau ne voulait se servir de sou éloquence foudroyante que pour se placer au premier rang, dont «on immoralité l'avait banni », a dit madame de Stafl *.
1 SuPT>B«CTS, Ceutenn Ai im£t <_ IV. Affidé Or la cwrtip«ducB A» Minbesa ec du cornu de ta Mir^.
» J&ttntA ma rf1 JJfeaMjH, U octa&rt £781, p. &9X
* CiiuidïrstMai; l1* partit, ck. »iil.
M L'ASSEMBLÉE NAT TONALE NT L’EUNOPS — £7*9-1790.
HélasI ce premier ran;;. qu'j ambitiouMit, tua était interdit, et il le sentait bien, Se* mtimes Tant w plusd’uoe fois pleurer de chaudes larmes sur les misères de sa jeunesse qui le séquestraient, pour musi dire, de la confiance de* Français. ■ Étrange des t née que la uu en ne, d’être toujours moteur d’une révolution et toujours entre nu fumier et un palais! « s'écriait-il dan* une du ses heures de découragementf. Le paJaî* ne * entrouvrit que -dans l'ombre, par la porte dérobée et résulter de service. La cour, qui oc voyait eu Mirabeau qu’un muspirateur, ne tu! ' émonda que des complota, et tout ce grand ministère à la Richelieu dont il «vaut tonné le dessein, ne réduisit, dans h pratique, i la direction occulte d'une police secrète
H lutta vaiœitetai coulrt: Tmerliê du fini (Uns les affaires intérieures; il luit* avec plus de succès contre les entraînements et les illusions de ['Assemblée dans celles du dehors.
1 r«MF« AunurHirf'A/Jrnid£nf,ftviicrlTS9,p. ■ Je Lai vu,dit un témoin, répandre^ lïrWM cQinine «H Wtm... Je Famue, U me rusait oub i^r tau* torti de m ne, lanqu* ^uelqwFua d s’ecrtM avec u sam ptnetnnc : ■ Obf ■ que rfaunoralite de aujesnesK taU de ion 1 la cho-w publique! > La Mmcu, CirmpandaitBtf U 1, p. IM.
imim.
L’exemplede h Fronce avait ranimé le courage des puti iules belget7. Les chefs du purti qui protestait contre les réformes de Joseph H, les detmeun dos nnaennes franchisa, ceux qd tenaient pour les états contre le souverain, les sim ut et,. anul qu'ils se nommaient, s étaient réfutés en Hollande. Ils s’y organisèrent, Formèrent un comité d'action et désignèrent le principal d’entre eux, Van dpr Dioot, pour remplir le râle d’ujemt plénipotentiaire du peuple brttbançuit. Cet avocat amliiUen■, emporté déni ae« discours, indécis duna sa conduite, entreprenant, broui ton, plus agitateur qi’homme d’actiont encore nco n» homme de gouvernement, te flattait de jouer dam sa patrie le rôle d'un Lnfayelte catholique et a ris toc ru te. Les fful-landais lui prodiguaient les encouragements. Ils necutd-.m ut les émigrants belges et en toléraient les manœuvres sur leur territoire. Ces républicains u'y Yuyuient pas d'inconvénients, cLmt eurpnui de Joseph 11. Ou en avait de tout temps usé de la sorte avec ses advereut es, et c’eut duas Le même esprit que Je roi de Prusse exciluit Van dur PTcut et son purti. Les Be Igcs comptaient aussi sur L’Aitg eterre j ils ne doutaient pus que tous les rivaux de /Autriche ne s'accordassent pour soutenir Jeur HidcpeiJ dance, uidsi que lu Fruité et l'Espagne aval tut auuLeuii naguère, contre hs Anglaia, ceik d«s Américains du Nord. Mai* il n’y areit point en Belgique que ces partisans de l'enaea régime pour résister A l'Empereur; il y existait aussi un parti, moins nombresx, mais plus audacieux» de démocrates : oi les appelait les witeiûws, du nom de leur chef, l’avocat François Voftdu Leurs idées sa rapprochaient sensiblement de celles qui prévalaient en France. Contraints également d’émigrer et accueillis comme les otalistm par la république des Pmincea-Umes, les vonciisles s'armaient et se préparaient h un coup de main. Une haine égale de F Autriche, une passion Cûmntme de l'indépendance nationale les rapprochèrent des aristocrates. Ils réunirait leurs forces. Au mois d'octobre 1^69, leur petite armée comptait environ trois mille cinq œnU hommes.
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Joseph II essaya de prévenir leur attaque, et de les déconcerter par l’énergie de ko mesures» Cet émule du grand Frédéric ne m flaltait nullement d'étre un monarque sensible. H (Tcysit à son autorité, lI en était passionnément jaloux, et ne ■e Mutait retenu ni par les scrupules, ni par lu répugnance! qu'éprouvait son beau-frère, bouts XVI, pour l'effusion du •ne g. Il disposait de dix-huit mille h «urnes de boaaes troupes j il donna au général d'Alton, qui les commandait, des ordres implacables» Le 19 octobre, un manifeste du gouvernement annonce que les habitants vont être désarmés. L'émigraboa simple est punie du bannissement et de In confiscation ; l'affiliation aux ressemble mérita armés sur la frontière est punie de mort; on promet aux déhtein tiw prime de 10,000 livres et 1 impuailé, «’ih ont été complices L C'eat, en quelque sorte, le droit commun et la pratique ôonitânte de l'ancien régime an matière d'émigrations *. La rigueur de l'exécution dépasse celle dei décretj. Las suspecte sont arrêtés sur la dénonciation du pre-
r Ord*n»»cf du tO rwtftArt |7M
1 Vou t'cdiL é’aril l$G0, qui kuiail lai ta France, a ^a< Mtrlii M MHquc paj de citrr, d>na aoe Aeprrfwv, à l’article Jînirpnamw, con-W léMuUM fanciena* lejibijon. jt frappe lei éwifrant» de 11 • eonfacauoa de torje « d« bter» ■ — Cf- l'eJu de 14 août 1685, centre les réfoméi, ponant qm là aubi detbirnidei ambrant*itn donne* aui dananaxicun. É/tU, Ordunifvnr et vrrjtt onflcvotcai it nftfHM pntaifa n/bnaét. Pire, 171* ; noimlls édition, l&tll

D rlrTl
LES ÉTATS-na !S DE HSICIQnH »
mier venu, le pliage accompagne les arrestations Le ministre de L'Empereur, Trautuiunsdnrf, en appelle à l équ té du souverain, et lui écrit ; > L'injustice avec laquelle on procède contre les sujets de Votre Majesté sous prétexte d'otages à prendre, ou de tlicfa de complots ù écarter, doit nature tic me ni révolter et met effectivement la nation au désespoir. Tout le monde craint la violence, tout le monde se sauve avant d'ètre enlevé, car tout le mosde est exposé à t'être avec l’a|iji.iri»I le p us révoltant il n'existe pas de pays en Europe aujourd'hui dont les habitants jouissent de moins de sûreté, liberté et propu le que dans celui-ci *
Cette dureté ne fit qu'exaspérer le* Belges et préparer le* voies aûx insurgés. Ils franchirent la frontière le 23 octobre. Le 24, un manifeste • au peupla brabançon n, lancé par Van der Noot, invoque « les droits primitifs et imprescriptibles ■ de la nation belge, et déclare Joseph II déciu de sa stiuve-nineté dans le duché de Brabant, pour en avoir violé la charte fondamentale. D'Alton riposte en annonçant qu'il fera ■ mettre le fru i tous lus vî Liges qui arboreraient l'étendard de la révolte et dont quelques habitants se montreraient armés dans .a vue de Taire résistance aux troupes ». Lee troupes n'ea sont pas moins battues par les insurgés et forcées de se retirer dans le Luxembourg. Le 18 décembre, Van der Ifaot entre triomphalement dans Bruxelles. Suivi par • leurs nobles et grandes pu s suie es les états de Brabant ■, il défile derant la garde bourgeoise et la foule qui acclament le ■ Franklin belge s. Il w rend à la cathédrale, où l’m citante le Tv De i, tri, jiui.s mi théâtre, oA l'or joue la Mari Je César. Comme il font repr ridant que la Sensibilité reçoive, en cette prjnqie nationale, le même liommage que la « vertu • , et que l’innocence « consacre l'œuvre du patriotisme», te spectacle se termine pi.r h de Saieruyt l'htroïne ingénue de la pie ce déposé, ux applaudissements du public, une couronne civique sur le front de Vun derNoot. Le7 janvier 1790, des membres des étals des diveit>v3
1 Voir Roues», i. ), oh. m.
p« t>v inee J des Pays-Bas se réuni usent i Brui elles en états gptuf-raux* Le JO, iis valent racle fecératif des Était btlÿtques u^ù : chaque province conserve son existence indépencLm te; le pouvoir Fédéral ne connaît que d« afTtura étraDgcrea et de la déiense commune. C'est une constitution ittêt analogue à celle que s’éluieut donnée autre fuis les Provfaces-Untej de Hollande.
• gouvernement est conGé h Van der Hoot,
La nouvelle république reçut aussitôt tes joehaits de b.en-vcoue du roi de Prusse, Frddénc-Cuillaiime était légitimiste comme l'étaient h plupart des rois sons l'ancien régime, à ses heures, selon w> convenances : très-rigoureux sur ses propres droite, fort indépendant de cauï d'autrui. Il avait envoyé, nu mois d'août, un générul et des troupes a Liège pour v soutenir te peuple révolté contre l'évêque; il auto riaa son ministre lleris-ber(; h recevoir l’envoyé de Van der Nnot. Il fit plus, il déjæchn vit» tes litiges, pour les stimuler et les observer n la fois, un de ses diplomates les plus adroits, le conseiller de légation Bsockhausen. H autorisa un de ses officiera, le général Schœn-feld, a organiser l’armée brabançon ne. La gétiérol Schhflfon, qui en tu ni an (lad h Liège, revut lortfie de ee mettre en reltiticu avec Bruxelles. Eli An, l’agent des busses Œuvres de la diplo-wal;e hcdïiroisef I l ion'rue d intrigues et d’agiotage qui se rencontrait partant où U Prusse oonlissuit secréte metil quelque trame Inavouable, le Juif ÉjJiraïm, se rendit en Belgique sons le prétexte d’y former des niagusins et de pourvoie aux foor-n Acres de L’armée républicaine *,
La Prusse engajeuit tes Anglais et les Hollandais à reconnaître la ré] ubliquc, et fa eu garantir la coustilutîo» dût que Ici Brabançons parai Iraient capables de • soutenir leur friclé* pend a uct »• Van dur Noot *u licitiiit cette pecunnuj$ïancc à tu Haye cl à Londres. Il crut ]jeceBi>a<re de taira également des uuverterM ù Pans. Ce n’cluit point que ses maie J y poussasse ut. Les alutislxs, qui formatent lu luajerilc dans le cou grés, ne montraient que de l’aTera.on pour te&icées françaises, » S’il
1 terri, t, IL «h- 1__Ercn,*'1 adi , t, l,1i% [I,rk t. — Descititi, Fnedfick
H'uAiJm U £rd/-Aiua l'JJ «larUcAe i£77, p. 11 et 1H-
Ong. na 'ronn
LMVER^rn OF CAL IF
RFFAQ1MBBT DE LA FFANC»
5S fallait, disait ua des menenrs du parti, la Jésuite Fcller, opter entre ces deux extrémités terribles, ou d'établir parmi nous le ligue de le ««Ave iwitonaîe JnmçatMt au de rentrer dans h pouvoir du souverain dépossédé, le nation n'hésiterait pas. j'irais moi-même rappeler d’Alton avec tout ce qu’il y a de boumaux dans I* milice autrichienne,• Néanmoins il fallait Savoir b quoi t'en tenir, la France était encore officiellement ralliée deFAutriche. 8e rendrait-dle, le eue échéant, aux réquisition* de l’Empereur, ou s'y refusa rait-alie en vertu de sa nouvelle constitution? Van der Noat écrivit fa Louis XYÏ ai au président de l’Asserablée pour leur notifier l’acte d’indépendance de la Belgique, Le France était ainsi provoquée à s occuper des affaires extérieures, et elle Fêtait sou la forme fa plus propre à l'émouvoir désormais : l’appel d’une nation voisine qui réclamait son suÆrage après s'étre inspirée de son «temple.
Il
Une révolution dans fas Pays-Bas avait été de tout temps considérée en France corame une bonne fortune, Cette tradition de la diplomatie s'accommodait fort bien, en 1789, avec les passions nationales et les nouveaux principes de l’Etat. L’Autriche était détestée, son alliance honnie : il suffisait que les Belges se fussent révoltés contre l'Em perçu r pour que le public parisien les crût aussitôt acquis fa la France. Dans fa première ivresse de leur émancipation, les Français étaient prêta fa afanthoaaiasmer pour tous les peuples qui paraîtra.ent faire avec eux cause commune de liberté. Les plus ardents rêvaient dé a une révolution cosmopolite. Il leur sembla qu'elle commençait par 1a Belgique. Ils s'enflammèrent pour l’œuvre des Brabançons, sans chercher même à la connaître , et déclarèrent, d'office, la révolution be<ge solidaire de la Révolution française, L’un des plus ardents boule-feux de la
démocratie parisienne, Camille Desmouliiu, publia un journal consacré ■ populariser cette politique : kt Revolutionx deFrtince «* de Brabafttt premier coup de clairon de cette terrible propagande qni défait bientôt ébranler toute l'Europe Il détend 1« Belge* d'étre de» théologiens : la révolution purifie tout, même le clergé qui *’y mel«_ La» Belge», d'ailleurs, ont invoqué Cicéron ; c eit un brevet d'orthodoxie civique ; » Mei chers amù, puisque vaut lisez Cicéron, je répond* de voua, vous sema libres. ■ Quand il discerne dans Von der Noot et ion parti ce qu'il» sont eu réalité, de» adversaire» résolu» de la France et de m principes, il ne U* abandons* que pour adopter avec put de cèle Yonck cl les démocrates. ■ Aises longtemps, •’écrie-t-il, la France a passé pour la retraite de* rom. 0 ma patrie, une destinée plus honorable l’attend. Sois maintenant l’asile cL l’appui des peuples \ ■
Camille Desmoulins prAnvt la révolu tou belge dans le parti populaire ; La fa y elle l'en faisait l'apologiste h l'Assemblée nationale et auprès du gouvernera en t. Toutes le» révolution» Lui semblaient entrer dans son apanage. Il s'en constituait le parraîn d’oifice et le tuteur naturel. Celle de Belgique l'oflm» quait ce; codant par s<m caractère aristocratique et l’enipresM-jnentdn parti dominant h rechercher la faveur de l’Angleterre •t le patronats de lu Prusse *. L aurait aimé à défendra ce peuple contre de prétendus protecteurs qui ne visaient qu'à Fez-ploiter. Il se plaisait à U pensée de prendre dans les Flandres une revanche de l'échec que les Prussiens avaient infligé à la France, en 1787, lors de la révolution de Hollande. Peut-être poussant plus loin ses rêves, espérait-il affranchir le* Batavee après avoir délivré les Belges, et reber par une fédération cet peu îles bp parés depuis si longtemps. L’Europe aurait eu ainsi ses États-Unis, clients et alités de la France libre*. Lafayetle pensait d ailleurs qu'une démoDstration nul i ta ire sur la fron-
< de rfwan H de tiratav, U 1, p> tfrfr, KL 117,13*. Le prtniM
tSKtCUb' para* lr M n&Ttmbre 17SB.
> Jtttmm du ginrral Lu/ayettr, Pjh», 1831-M, k JH. p. M MMWV. t Bw Hsiumctam d» lu Belgique.
* Ci Qevnx» ttjuw IÏWl
Onn r,a frum
L.NIVE nsrn OF CAL.IF
EFFACEMENT DE LÀ PRINCE.
SE tîêrc du nard serait d'un heureux effet, rétablirait la discipline dans F armée, offrirait bu gouvernement le prétexte d'une direraou utile et lu rendrait quelque prestige.
Le gouvernement ne ■’ y prêtait point Nectar réfutait l'argent, et Montœoria trouvait le projet hasardeux. Ce nu outre ne désirait que la paix, il ne travaillait qu’a gagner du temps, et toute sa diplomatie s'employait h disiunaler, sou* lu motifs les piua dignes, l'abileatioD que les circonstance» commandaient à lu France S'évertuant pour étouffer le feu que le roi de Prusse att liait partout, il ue défiait des insinua lions compromettantes qui lui venaient d« Berlin, Le général SchlieFea «voit rencontré le chargé dh affaires de France à la Haye, et lui avilit beaucoup parlé du I* Turquie. ■ Le base de son languie Aüit un démembrcmeit où noua a opérerions l'Égypte et Candie. Vous penses, écrivait Montmonn à un ambassadeur, que nous □'attachons aucune valeur à ces spéculation» ’. • Il en attachent beaucoup au contraire h persuader l'Angleterre, hostile connue il la jugeait, des intentions conciliante* de h France sur cet article délicat et irritant de la Belgique 11 craignait de mettre hors du gonds l'Autriche déjà trù-iDéfiante et Ire»-impatientée. Enfin, d tisireit us piège dans ces coq ii€tien es prime b nés; neoueluï répoadaA qu’après avoir induit le* Français à rompre avec Vienne, la Prusse ne trouverait point dans leur detoctiuu on argument pour attirer l'Autriche à son jeu. Joseph 11 avait pris Belgrade *, il offrait la paix eux Tbrm; il avilit les maint libres : d ne pariait que de marcher aux Prussiens et de rabattre leur orgueil. Montmorin tavaitd'eipdnaace sur quel terrain te pouvaient concilier ces querelles d’ALemands. Il y aura t péril pour le France A soutenir ceux qui travaillaient h dépeint 1er f Autriche des Pays-Bas. «L'Empereur, écrivait Monbauna *t ■e croirait peut-être alors uutorîsé h n'en tendre mooirutuné-ment avec le roi du Prusse pour nous faire rentrer dum un* ancfeûDes limites, c'est-à-dire dans celles que nous avions
■ A M- de le Uum, * octobre lTBt.
« ■ œiLÀrrt iT«*
1 àii du d'Orlrees, 1» dtettrfjre lr&9.
avant la paix de WestphJie, Les circonstance» dans lesquelles *e trouve la France »e rendraient nmlhenrcuaemsnt que trop facile le succès d'un semblable projet, flous devons donc éviter, au moins par notre condiite politique, de donner aucune prise sur nous. *
Ces vues dlaientaaget ; mais il n'était point aisé de les faire prévaloir. Comme ai la« pâmons u’avaieot pi* »uffi h loi traverser, l’ntrigue a’en mi la, Compromis dans les machinal tons ténébreuses qui précédèrent las journée» des B et 8 octobre, le duc d’Orléaai m trouvait sous le coup d’un tembfa scandale, Laftyette, qot pouvait déshonorer ce prince, cornes lit S l'épar* gïlcr tocs la prâanesre qu’il quitterait immédiatement 1s France et en demeurerait éloigné jusqu*1 fa d natation de rassemblée nationale. Pour ta décider h cette capitulation et colorer ion exil am yeux du public, Lotus XVI voulut bien lui confier une lettre pour h roi d'Angleterre et lui attribuer une mission politique. Des instructions en règle lui furent données *. Les «iïuirea de Belgique eu formaient te principal objet ; il était naturel qu’allant à Londres de In part du Roi, le duc d’Orléans fût en mesure de s'expliquer sur cette révolution, On crut même expédient d y intéresser ton ambition. ■ Si les provinces belgiquet doivent changer de naître, disaient le» instructions, le Bai atmera de préférence quelles nient an souverain particulier. • Leduc le devait insinuer adroi-tc nrnt aux Anglais et les pressentir sur ce chapitre scabreux, s Iles! possible, ajoulnl-on, que le résultat tourne A T»vantano personnel de M, le duc d'Orléans, » A fa vérité, an courrier qui partait pour Londres «n même temps que la doc, portât h l’ambassadeur, M. de La Luzerne, Tordre de diriger le prince, de le surveiller) d'expliquer aui Anglais le caractère tout prive de *a feinte mission, d'obtenir sur tant que Georges 111 ne con-
1 Màtatirr fw ftrvîr if initructunU t S. Â. il. ütjr tr duc i QriétrUy aitott é Xeniftvt dt fa part du loi, 13 octobre 11 ML II »’y trouve ■ « chsptre bitn rijuwl. Le duc cfiji chiifB de fer* lu Juiume Air I» ntaasvrci de» à
imeiicur de ta France. O. sa h public mcqifii lumcnent F Angleterre de fjii»en(w Im troubles, les dqiloiiilM imuieK lout bsi le duc d OrlÉen» J* lui terr» d «gmi. CofmptxJrrvi A -S 24 jdAs H 17 itptembre ITW.

Br P À CE lf ER T DI L1 PB AU Cl.
QT çht point d'bumev > de ce que, pour se débarrasser du doc, oo avait pris «a France le parti de l'envoyer en Angleterre 1 ■. Moatmoriii n* manqua point d'avertir aussi la cour de Tienne, et de eommuniqnar h l'Evapcfesr, avec lee instruction» o&tea-ables du duc, ia contre-lettre qui lee a on niait
La précaution était iuuËNuate avec u Lbertio politique ami faible aux tenUtioos et auai docile aux tentateurs que Philippe d'Orléans» La jalouaie ùquiète du succès plutôt que do pouvoir, ta macanas de la vanité blessée * nne haine met* quîne, mais obstinée, contra Marie* Antoinette, l'avaient je lé dans la Bévolubon, &aa motif» étaient inférieurs, non rôle fat subalterne. Ce prétendu chef da fectioo n avait que l’àœe d'un complice. 11 livra son fiûm cl no* trésors b Laçta, qui portait dent les coaspiratiou l'artifice du génie le plus pervers du siede’. Lacta le perdit; Philippe eut h sentiment de sa déchéance. Les négœiatkna offravit un ragoût aanveaa b mmi unagiin-twa blasée. Ua autre dents conseiller» et confidents habituel», Lattzun, dut da Biron, qui m piquait d’intngueeuropéenoo, lui découvrit) dam la réva lu bon de Belgique, roccamon de se payer de «es mécompte» dans la révolution Française. Ce*roués se figuraient ressuscita la Fronde. Philippe» quittait leurre d’une lieutenance générale dans le royaume, k rejeta sur la chimère d'une couronne danilei Flandres. L'a o inusité en ver a U Béne, ferment commua des passions do tous ces déclassés da cour tombé» dans ta complots, trouvait largement ton compte à cet affaiblissement de l'Autriche. Les calculs qji les portaient 01 France h pactiser avec ta démagogues, ta induisaient, en Europe, h cabaler avec la Prusse, ils attendaient tout de l'anarchie à rmténeur, il» a tapé raient rien au dehors qu* de L'ai fiance p rumen ns. Mais la Prusse , aux Payt-B/i» , re ferai tries sans I* Angleterre, il fallait donc convaincre ta Anglais. La difficulté u'aridtait point ta brouillons an quêta d'aventure», et quand h duc d’Oriéans partit pour Londres, il y emportait tout un spteme de diplomatie et d'alliances.
1 Mviimorta J Ji Luieme,» nsvtpibrf tïSJ,
1 Ci liin, fa AnoiWiut, L il, p. tû-et
Onn r,a ftom
L.NIVE nsrn OF CAL.IF
Cesyalèo» notaitpaanuuvMU; la* pohtîquaadu Palaia-Boyal D Avaieut fait qu'accommoder, selon leur» fontaines du moment} deedcncm* depuis lengtcup* populaires parmi les opposante *, * Je crois, écrivait Philippe d'Orléaua h un de *ea famibers, que quiconque viendra » offrir aux patriotes brabançons sera accepté par ettx pour gaavrrneiir oa grand-dnc1 t Cependant} il ne jugeait pas prudent de rompre dès l'abord avec 1* An tricha. « mien, disait-il, former net alliance
avec l'Angleterre, b Prusse, k H cl lande, alliance dans laquelle nous engagenon» l’Espace, Noua noua «Murerions par Ià une paix perpétuelle ; mais nous ne sommes pas asset avancés pour cela; la Reine a encore trop d’influence dans le gouvernement. * Certes, ajoutait-il, • ai nos ministres n encensaient pas encore VIdol» >, ils trouveraient la moyen de se mêler des ■IFaire* de Flandre «an* heurter de front la wur de Vienne; ails n'auraient qui «citer, même à laisser faire FAsumblée nationale, tout rejeter sur die si les chose* «liaient mal, et s'en servir si elles allaient bien 1 ». Le due «e proposait de tourner F obstacle et d'emporter la position en la prenant à revers. U gagnerait l'Angleterre h «es desseins, eu 1m offrant « l'appèt d’une entière liberté de commerce entre les deux stations, et, par conséquent, l'alliance la plus étroite». <Jn de ses fils pourrait épouser II fille de Georges III, et intercaler ainsi la maison de Hanovre an nouvel établissement de la maison de Bourbon. Quant & la Prusse,on lui dépêcherait Biron, homme h tout acheter dâtrt UH paya Où , disAit-oa, tout était a vendre ; a défaut da Biron, on enverrait Beymann, milita ira insidieux et rompu au intrigues, notamment à celles de Berlin *.
Philip d'Orléans arriva h Londres dans les derniers jour* d’orlnbir, tout entier i son rôle et tout possédé de »o nouveau caprice. L’illusiou fut courte. Georges III, déférant au vomi d* Loua XVI, le reçut avec ccurtCAM. Pitt ai la duc ds
1 Cf u I, p *01, h* Svitfitx*
• A Birao, * diccailm 178*.
• Omerwiin» arte M. de la Lniern». Ripyort d« Lwfrat, H dit entre 17 SS.
• L* diH d Orléans * lirtn, 10 decrotre; a Montturui, S eertabrs 1T&9.

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Leeds en usèrent poli ment avec lui ; mais il avait bb*®( d'esprit peur reconnaître que l’un et l'autre ne gardaient que les apparences. Il demanda des inafcnctioiiS qu'on ne lui envoya point* Éconduit à la cour, évité par les gentilshommés français réfu* gié» b Londres, il se dégoûta des négociations comme il s’était dégoûté des complots, et ns chercha plus qu’à s'étourdir dan* la mauvaise compagnie dont il se laissait circonvenir à Londres comme à Pans1. L'épisode, en soi, est insignifiant; il ne mériterait point l'attention de l’histoire, s’il ne présentait un premier e&sai, incertain et inconsidéré, mais très-saisisâable néanmoins, de révolution dans la diplomatie française. On verra comment cette intrigue fugitive, «ortie des cabales de l'an tienne cour et inspirée des doctrines de Favier, «e rattache aug négociations, tout autrement sérieuses et concertées, de Talleyrand et de Dumounes en 1799.
Les indiscrétions de Philippe d’Orléans et de ses amis ne laissèrent pas d'ailleurs de donner à cette prétendue nüsîon plus de consistance qu’elle n’en méritait. Malgré tous les soins de Montmonn, l'Autriche en conçut de l'ombrage1. Le ministère français se rendit compte que, pour écarter ces soupçons, une manifestation sans équivoque était nécessaire. L’arrivée d'un Agent beige à Paria, avec les metugea de Van der Noot pour le Roi et pour l'Assemblée, en fournit l’occasion. Louis XVI renvoya le pli «ans l’ouvrir, et informa le président de F Assemblée qu’il en avait usé de la sorte, jugeant * qu’il rf était ni de sa justice, ni de sa dignité, ni de sa prudence d*accueillir uns semblable démarche ■. L’Assemblée fit de même, et décida, sans discussion, qu’elle ne recevrait point la missive des Brabançons Cependant, In France ne pouvait se désintéresser
Corwrpoarfwtce A Londrtz, Affaire* étrangère*. — JWbtat metuoranda Frarvü fiftk ffukt of publié* par M- Chicar Biowhiho, Westoubster,
iU4, p. <45, — Bsiooci, ta Comitt/t if fie«uiruttl. Pans, 4884. — LtHrts de la mar^utic de Coiÿjvy. Paru, <884. — SijKT£*8amri, Causent du taitJi, t. IV et XV. article* Eouwin «t Afadanu EUiot.
* Rapport de NasUla, fl oemabre. — loMph 4 Lfapold, t décembre j Léo* joH 4 Jowpk , 44 d«o«nbr« frf*. — Aukth, «U.
■ <L> 10 d&jemLrc 1 é 80.
« LÀ RÉVOLUTION BRLGÀ^
de* évéaementi de Belgique jusqu'en point de von Ici r |«« îpno.
La PiumB y menait trop de brigues pour qu'on n’essayH pu an moine de la surveiller» Le mimslère y dépêcha dos agents pour observa1 les choses ; il tenta même de gagner les esprit* à la combinaison d'un gouvs'neme-nt constitutionnel avec un prince autrichien. Les Belges s’y reFusèresit, et la France ne ae mêla plu de rien 1.
Le zèle de* Anglais ne n!entinait aus*r trè^-tonsiblennent. Leur première inquiétude avait été que la France ne se jetât sur les Paya-Bfia. Pour prévenir Ce danger, île avaient conçu pu instant h pensée de réunir It Belgique et li Hollande soui un même gouvenement, celui du stathoucler, et de les relier À l'empire d'Allemagne en constituant un nouvel électorat** Bassinés de ce côté, ils mirent moins d'empressement quB ua l'auraient voulu 1m Belges à reconnaître leur république» Mo dé rant même L'ardeur des Prussiens, Pittleur persuada d* réserver au Belge» moyens de s'accorder ftTçç l'Aulnche par une transaction qui placerait leurs droits sous la garantie de leurs allies» C’est le sens réel delà convention qui fut signée h Barliu, le fl janvier 1790 , entre l'Angleterre, la Prusse et la Hollande a Absorbé par sa politique de bourgs-pourris et peu au courant das nfhirei du continent, M, Pîlt na «'en occupe que quand il y est Forcé », écrivait un diplomate*. Cette politique de bfwgt-pourrùj c'étaït la reforme des financée et In restauration du crédit en Angleterre : elle valait la pe.ne que Pitl s’y absorbât. Mais, sans m désintéresser entièrement de l’Europe, comme le prétendaient les uns, «nns mettre la rnam dans toutes les a Fia ires du continent, ainsi que le w ut en a eut 1m autre*) il ne considérait dan» tontes le* affaires du monde
■ C’M Itpiiodc de [« a un on de La Sonde et de 9cno*vdlt. Jlïtk, 1. U, p. B3» — 5t»*L, Tred», t1, p. 17*, — LinviTTi, t, J IJ, p, 19,
1 Rapport de La Lviente, 19 septembre 17 S9.
* Lei «Jm l’engtt^aiciu 1 agir le caoctrt am Puyt-B*» ■!■ «Artnttewent fietgM leur* ancien* jjrinl<>;wf ai l« tklgeee «riaient » krat isIr^iJaid, l*t *Lje. w rôt t £ « "■> t de IM I* MCOkmaitr* <]u* ninnt I*. qi re<Mi*i>n<»a *t L
tir* de le oenetmiMQ, Jvrre, t 31, p. SU. — RoaavKr, t. I, p- 456» — t)ic dcurfcLi'h Miette nnJJtr FimlrnhuHii, (, U, p. ITT,
* Got*um Mubu*, 11 janvier <T90.
que les ressources qu'elles présentaient pour élever le prestige de son gouvarnetnanl et accroître la prospérité de son pays.
La H évolution continuait, sous l'un et l'autre ra iport, à servir k gouvernement anglais* Le crainte qu'inspirait la propagation des principes français fit, malgré l’éloquence de Fox, re|hjusser une motion favorable à la liberté religieuse, et a ôiirner indéfiniment le* propositions de réforme électorale 8. L’effacement de In puissance française permit aux Anglais de se poser en arbitre* de la paix d’Orient, et de poursuivre impunément la politique d'extension coloniale à laquelle la France seule avait paru un instant capable d’opposer un obstacle. Ils ne trouvaient plus devant eux que l'Espagne, et la témérité des Espagnols leur offrit l'occasion de montrer comme ils entendaient en aser A l’avenir avec la cour de Madrid. La baie de Nootka, eu Californie, était l'objet d’un des innombrables JiL±— gea des deux listions. Au printemps de 1780, un navire anglat* fut capturé par des Espagnols; ils plantèrent leur drapeau sur le territoire que le* Anglais prétendaient occuper. Il s’ensuivît une négociation qui, vers le printemps de 1790, marchait tout droit à une rupture *. Un danger nouveau s’jjuutuiL ainsi à tous ceux qui menaçaient 1* tranquillité de l'Europe. La guerre du Nord et In guerre d'Orïent; l'Autriche, la Russie, la Suède et la Turquie aux pnM*; la Pologne en effervescence, la Belgique en révolution; la Prusse enfin, préparant, au milieu de tous ces trouble* qu’elle entretenait, une médiat»» armée et la guerre avec h Buisie et l'Autriche, si ce» cours écartaient ses prêt en-tions, c’était plus qu'il ne fallait pour justifier les ularroes dont on trouva l’expression duos toutes tes correspondances du Itmps*. La mort de Joseph II vint tout à coup changer la face des choses \
Depuis h perr» d’Orlent le» force» de Jo*eph déclinaient. La rdsistancadM Turc», l'iorntfisance d« sm armas, les échecs qu‘11 avait subit, le dêpénuement de ses troupes, L'avortement de set grande desseins de conquêtes et de «es grande* réformes poli tique», tout contribuait à mer ta «enté depuis longtemps précaire et h ronger son àme naturdlement portée à l'inquiétude. L’insolence ds la Pnuee la jeta hors de lui-même ; la révolution de Belgique acheva de l'ulcérer Il laissait épuisée dans tes sources, troublée dansaoa intérieur, menacée sur ses froatieres, ébranlée et compromise partout celte grande monarchie que Msriü-Thérè*« lui aviait Iran smisc puissante, pacifiée et prospère. Son successeur possédait toute la prudent* nécessaire pour réparer les maux causés par m témérité.
Joseph 11 n’avait point d'enfants. La couronna de Bohême et de Hongrie revint à «on frrre cadet, Léopold, grand-duc de Toscane*. Esprit fin, méditatif, avisé, sagace, ingénieur, souple de forme*, subtil de pensées, au point de sembler parfois flottant et insaisissable, la constance de la raison d’État dominait diM lui les tacortitudM du canctèM. JL sa éoaneistait, il *0 gouvernail, et il «‘était fait de ces défaillances mêmes une aorte de supériorité. Il temporisait et transigeait par irrésolution autant que par calcul. Son long séjour en Italie avait adouci en lui l’àpretd du aaug lorrain. Il avait étudié les uégocistiops dans Machiavel, et appris l'art de flairer les événements, de les soL liater eu besoin et de les tourner b ses fin*; ses adversaire*, pur
1 • T«ni « au pin. ■ Lettr* 1 Kswiitajtnrirr 1790 Voir la leurs 1 Lcopnld, 11 jiontf 4790 . ■ Avili par es qui rient ê< w'arHTer, voyait qn* je aui* Bnlhnwu iam Umt ca que j'eotRprcadi ja d'oh pi*a awif d’opinion tl Je fana «ifenter. ■ Viveur, ur ^ru(M<ro fohhi ÛEtftr-
rrichi, Vieue, 1C7&-11H&, I. I, p. 4*7. — imn, Jwtp* U «né Ltvpdd, L U, p. St»
1 Na ♦» 17*7. Il Lshss h Tükjih L wn «tend 6b, Fsriuiand ni
AVÉtlEMEOl DE LÉOPOLD II. «3
dérision, rappelaient le Florentin. Comme son frère Joseph, i admirait, en te détectent, leur rival Frédéric ; mais c« n’è tait point le Frédéric hasardeux et conquérant, dont le prestige avait n longtemps égaré Joseph, e’était le Frédéric de la seconde ns-nière, le Frédéric de la fin, celui du partage de la Pologne et de la Confédération des Princes, que Léopold se proposait pour modale 9. Rien de chimérique en lui, malgré la teinture qu'il avait prise des philosophes et le jargon humanitaire qu'il pur lait par momeub; rien de chevaleresque non plus. Nulle seusibi-Irté, même la plus légitime, n'offusquait son jugement; nul esprit de système ne gênait le jeu très-délié de ses combinaisons, et toutes ses vues tendaient à tirer des hommes et des choses de son temps tout le profit possible pour 1a puissance de sa monarchie et la prospérité de ses peuples. Cet égoïsme supérieur formait te premier principe de sou gouvernement. Mais le poiiiiqne se doublait en lui du 9 prince éclairé > et c’en inspirait. IL estimait que le souverain devait, par ses reformes, devancer l'esprit public et le diriger En un mot, c'était un diplomate et un homme d'État; il le montra par les premiers actes de son règne.
Il pe niait qu'on ne gouverne les royaumes qu’en gouvernant les hommes, et que peur gouverner tes hommes le premier point est de les gagner. Cette fameuse uniformité, qui séduisait tant Joseph II, te laissait indifférent; peu lui importait Penche9 vétrenMut des rouages, si l'état demeurait le moteur al le centre de lu machine. Il déclara a qu'il considérait les états des provinces comme les colonnes de la monarchie, qu’il leur rendrait leurs privilèges et qu'il travaillerait avec eux à mettre Im intérêts de scs peuples «o harmonie avec ceux du souverain ». Il rassura Le clergé et s’efforça dote ramener à la couronna, «n rapportant tes mesures tes plus veutaires de Joseph II, ce qui lui permit de
maintenir les mesures les plus efficaces, comme l'interdjclLOQ .te publier l« bulles et la suppression des tribunaux occlésin-st^ ne:. En même temps et afin de ne hisser aucun doute sur la portée de ses promesses, il convoqua, pour le mois de juin, la diète de Hongrie. Malgré l'excitation des esprits, il avait Lan d’espénr que cette tnmlire ralierait la grande majorité des Hongrois. On rvrru qu'n ne se trompait point. Il en usa plus largement encore avec les Belges et leur concéda lotit ce qu'il pouvait concéder 1 ; mats il tes trouva incrédule*et rebelles ; VanderNoot ae répondît même point à ion message. Léopold renonça des lors h les persuader, et, sans revenir 1e mains du monde sur l’engagement qu'il prenait dt> réur restituer leurs libertés traditionnelles, il s’occupe de les Soumettre, Leurs discordes lui préparaient tes voice.
A peine établie, cette république se déchirait Les factions, désunies par l'effet orétee de leur victoire, *e discutaient Je pays. Les slnftaies qui s'étaient attribué le pouvoir dateraient la réva-lut ion terminée ; elle n’avait pas, selon eux, d'autre objet que d'abolir le* réforme* de Joseph II, de rétablir le* ancienne*coutumes, de restituer le gouvernement h l'aristocratie et au clergé. Lesvonckistei réclamaient une conititutioD, dans laquelle le tiers état aurait eu, comme en France, une représentation égale à celte «le chacun des deux autres ordres. Quelques ténréra ires p<ir-luierit même de convoquer une convention nationale. Le* rivalités entre ces partis liaient aussi furieuses et acharnées qu'en France, mai* tou» les rôles étaient renversé9. L'esprit de* temps, pur l’effet même du contraste, ne e'ert dégagé que plus nette-meut.
Le parti populaire est eu Belgique le parti catholique : il «h use h Itegard des vonckistes, suspects de philosophie, comme tes démagogues de France b l'égard de* noble* et de* préire*. Le
> T>clsr»tiôa du R mar* 17*0 imniitit, •mj loi» pe&lltf co*6t» iue naliûti*in, ré iMiaraeni d» rhirtes et cwiiumn, ttedanuoi) qmueude toi ne fn Liîe niu le ctpcokir* de* étati, adumulrd.ioa Jt| témmaire» nndui *13 icariitit'im de h emniû tfune peaiavc* «u-jn^re (F li|; t*tMrv) p-iur Ja I nerte d« ta lielQkque. BoaCBCT^h.rv, —— S^Kb, Xtuuîtl, Louj>a)dà KauwU, I S avihI 1790.
S BofiCiET, L 1, ch. if M e, — Juan, L, 11, du it.
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UWRSffï OF
AVEWE«EHT DE LKOPOLD IL €5
Jésuite Feller et le chanoine Duvivier donnent le ton et mènent le lira ale. Les momw suivent. Vonck et ms nmû-nnt déiioncvs an peuple comme diseipl es de Voltaire et complices de l'Au trie lie. ■ Confisquez leurs biens, dit un libek, employés-les aux besoins do l'État ; vous ne vous saisirez que d'un bien mal acquis et du sang de vos compatriotes dont ils se sont conclus, b Le 16 mars 1790, des placarda imitent les vrau pttriûiet à 10c rassembler sur la grande place de Bruxelles pour défendre, contre ict irttntjanWj in r(lipÿitf /<j Gottstîurfion et An liberté D« liste-j de luspwts sont drexMM, Sur les maisoiM qui doivent Être épargnées on attache une muge de h Vierge; taries autres, ou sfEctie un quatrain portant que la maison sera pillée et le propriétaire égorgé : tel est le reçu du peuple T
Le 16, Jh énarulieri arrivent au rende^vou», Les ttlciubu 5 des étuis paraissent au balcon de Thrikl de ville, La fou-cj acclame Vau der Boot, et le pillage commence. Vonck cl fies jips, proscrits comme lui par les meneurs, n’échappent a la mort que par la fuite10. La garde bourgeoise avait reçu l’ordre du 11a pas tirer sur le peuple. Bruxelles se trouva «ivréo à nouveaux ligueurs, «t l'anarchie monacale y don nu te spectace qu’ont donné partout et toujours la démagogie débridée et fanatisme victorieux. • Dans tous les curretuurs, rapporte uti historien belge, on arborait le crupeau de la liberté, et cependant des centaines de citoyens de tout état étaient saisis, arret黄 incarcères dur» les couvents, maltraites eu plein jour, â h vue des «liciers de justice » sur an simple propos, sur un léger soupçon I B Le conseil de Brabant institue un Comité do haut? f/olse qui usurpe tous les pouvoirs. C’est l’an de je? 1790, comme on cl h en Belgique. Les courriers sont arrêtes, lea lethes saisies et ouvertes. Des pelotons d'Iiomiues armes, conduits pur des moines, visitant les mateoni. u Tuer un vonck s le, cit un Capucin, cest faire un sacrifice agrtable a Diêj. 10 ■ Le moment ■Fuite révolution, écrit le Jésuite Fdler dons /<r Journal &tno-rtyne qu’il publie, n’a d'autres lois que le salut piulic. Quo serait damne Rome ai Les Tnrquins avaient été livrés 1 de» consultes d'avocats?... Les lortuessont respectables, sans doute, quand die» assurent la vie des citoyens, muq quand elles compromettent la vie de tous, qu'elles encouragent la scélératesse et la félonie, qu'elles russurcot le* meurtriers et les brigands, elles sont détestables, Sa/uS populif suprême ftX eSto. ■
La proittiption des démocrates enleva aux Belges k's dernières sympathie* de 1* France. Lai «tut* avaient fait une nouvelle démarche auprès du Roi et de l’Assemblée, Louis XVI refusa, comme [a premiers foi», de recevoir leur message. L'Assemblée nationale en lut informée. Le gouver-nemeut de Van dur Hoot et les excès de Bruxelles avaient aetieretneni découragé Lafayette. Il fit décider le 18 mars que, vu • la sïuutïon intérieure des Pays-Bas, où le congrès des état» aduèLs n« paraît pas avoir les caraetam qui dmanont de la souveraine té du peuple » t l'ÀMeutblée s'en remettait â U sagesse du Roi,
11 ne fallait pu t la cour de Vienne beaucoup de perspicacité pour mesurer la portée do celte réserve sur a les çaraclerea qu. émanent de la souveraineté du peupla » . Léopold ne s’y méprit pa3| nwiB il ne l’en émut peint outre mesure. U ne comptait pli» uvec le France, et comme il la détestait, il *• Complaisait à h voir dan» celle iocapaciU de nuire où si La croyait réduits pour longtemps. Les relations demeuraient comme *ii$peu-dues entre les deux cours. A Vienne, en ne parlait plus de ta France que sur le ton de l'ironie. Léopold régnait depuis plus de six semaines, il n'avait pas encore notfié officiellement mu avènement à h» beau-frère} lorsque son ambassadeur, Merey, prévint, un jour, Montmarm que l’Autrich* avait jvgé expédient de se rapprocher de l’Angleterre : elle lai demandait ■a médiation aux Pays Bas et ses bons office* en Orient, hlercy ne dissuuita point le motif de celte démarché, qui consacrait la rupture de l'alliance de 115S : c'était l'impaiisauce ds U France * seconder la politique autrichien ne La Prusse était
I Manm«pn l N«Î11m, S T *»nl 17 «d.
avril, t la iuint) 4 «rrJ. H«pp«t J« Ai^ai l«4,
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L58 CORFÉFENGKa DE ftEIGHEHBACH, ST
en irma, il s'agissait de h contenir. Léopokt avait besoin d'ua ulli« tflccLf, et il oe croyait pouvoir le trouver qu'à la cour de Londres C’est de ce côté que ve tournaient nuun tenant toiK w» efiorls.
IV
Lu Prusse s’était lancée à fond \ Au tram dont die mena t les choses, elle allait tout droit à donner le monde par un fjjujrd coup jJecLt, ou par quelque chuta pompeuse dont o i put tarait loa^ierups. L artifice même et la complication de ses Hilr.^ues l’ex ji<jàiueut à tomber duos ta premier* embûche que lui tendrait 11a adversaire bubile. Hertaberg avait tout préparé pour que la cunfusîuu fût an comtale uu printemps ; l'ëvéne— meut dépassait son attente. Il commençait à se-perdre ui-métne dans le dédsle de sa publique. l/iinpaLience du fini acheva de tout brouiller. Ce prince, ambitieux et borné, n'avait point Je cou liante en Son ministre et n'espérjit rten de ses ptanx. La trame enchevêtrée de flcrtzberg étuiL bonne peat-^tre a occuper les vieux politiques durant les lutsin de 1 hiver, mats ce n’est point sur ce Guucvas-là que k brode fétoFe dont on fuit les lieras. L’approche du printemps reiui-tbut le roi de Prusse en humeur de aattubes et de conquêtes., IL prit les rênes, et donna de Péperun à tous se* dtp fortuites- He rlzbeqj jouait le jeu classique avec les Turcs; il spéculait, pour les lancer de nouveau contre l'Autriche cita Ru^aie, dur leur impéritie etsurlcuis (jouis belliqueux*. Les Turcs, prévenus à temps par L’aLiLa^-sadeur de France, CLo<seul-Gouifier, eveciLéreiit ta umnœavrc. Sdciiaut que Fredéric-Gut J au me tenait a les en traîner a tout prix»
< Cf. L 1, p. 5î4et mut.
* Sur et* curieujM ncgoc iLoii* dB la Pruue 1 ÙMitUmmaple, »oir. Z»rfibf^ GeuiUrAlt éejajiHcnivcAeri Hewhett i. VI, Coïta, lb59, liw. VJ IL do tr, p. î-iü-ÏüL— fixes wn, L I, hv. Il, cfa i, > — Suel, u L liv> 11, th n
— fUnaa, Dtf dtuttekn Mæiiir, t. Il, ch. Xiviii, p. m iu». — Uullx*, aru«l« Hr'lilnrjt du*
Il y a une nuance cependant, qu’il convient d'observer. Avec les Turcs les Prussiens s'en étaient tenus à h duplieité; avec 1rs Polonais il» allèrent jusqu’à la perfidie *. Lucchesmi leur du mandait Tborn et Daniig, en échange d'une portion de la Galicie que l'Autriche leur céderait : en récompense, le roi de P ru sac garantirait le territoire et le* constitutions de la Pulogue. Les Polonais, convaincu» que ce pnoce avait heso n d'ctlX contre la Rus3iet refusèrent le» cessions de territoires. Lu Prusse voulait la traité quand même, «t elle le signa. Ainsi tut euuclue cette alliance du 39 mars 1790, qui devait marquer J jus l'histoire des parjures, et faire scindais même en un siècle qui avait vu la guerre de succession d'Autriche. C'était un traité do/nmtf •< d'wupM, L'artxck 8 était ai n ci conçu ; * Lu deux liantes parties contractantes feront tout leur possible pour se garantir et M conserver réciproquement la possession tranquille
■ Voir P**Mav, ITufoir* At frvtf Amgiiiti maBtr Ar ta Paria, 1S10,
t l 11, liv. IX. — Ahcb»hw, Recueil tes traite* é* A Polag»** Paru, 486Î — LtUlK.i,ta liirir A tjuutrr *Ut. Leopol, l»Si (tn polonaaa). — Stül, Iit. II, L'k. ¥i, iifld 1, p. 3S&. — IlHnumah, GeK/nctilt >iti nmitArn Stauter, Gmba.» tMÛl, L V1, tU. t* — Autel1* LutrAeïi*ti, dut* h.l" ttcuts*. ce Jft

Cinglai
LMVFKSIT7 0
LES COPiFÈnEWCES DE 1RICHKOACH* fl»
de* États, province* «t ville* qn "élira pouedent dam la fempa de la codcIqbîdd du présent traité. ■ Far l'article 3, h Prusse promettait, dans le ou ou la Pologne serait attaquée, do lui fou mtr sans délai ai secours de quatorse mille fantassin* et de quatre mille cavaliers. L‘alliance était dirigée contre fa Russie; nombre de denses en parai*» kot équivoques, et Ton en pouvait tirer toute sorte de cunaéqueoces, sauf nue seule cependant, et ce fut colla qui en découla : l'invasion et le partage de h Pologne par les Russe* et les Prussiens coalisés
Pour le moment, il «'agissait h Berlin d’investir la Haute : le Suédois, le Tore et le Polonais s’eu cbargeaieut. Quant h l'Autriche, Frédéric-Gui 11 ûiimc lui suscitait des ennemis da tous les côtés h fa fois. 11 travaillait fa* Hongrois, les poussait h réclamer fa garantie de leur* chartes par fa Prusse, le* engageait à refüMr de# troupe* à leur roi, et leur annonçait «a prochaine arrivée avec des Forces imposantes Les Belges as remuaient de Leur mieux. Lxi France était hostile h Léopold : dan* le fait) F alliance était dissoute. Goltz, sur les ordres de sou maître, échauffait les esprits contre Ma rie-Auto mette, csbalaii contre fa cour de Vienne et a’efForcait, non cane succès, grâce ■ ses relations équivoque* «roc le* révolution» Mires, de paralyser les inerares du ministère français *♦ Le roi de Prusse estimait que, dans ces conditions, l’Autriche serait contrainte de capituler entre «s* mmns. H mobilisa aou armée, la coBcentm an Silésie et notifia aox Autrichiens ses
1 En 17»t, !■ «omM André Hnswinhi, nnbaMdnr Rukin 1 Var^orît, dtMil A bwdhciüiii kt rrpawlnicnl l« brun J* tic leurs» rernpi>riFTa
par «■ fir 1h Runti ai nnblaienL y croire t— CaliMi-voiii, lût repoedu l'ic-tbttivi, cM taonea grtVcrvHnl tout; n'anl-ilapit cm cm cw yac f* leur »î d l n 1ÏVQT “ J cUM pmrnt A ce CH conranaucn v L* coatilt LaHathb>1 7our-«ai étf MMpaÿUf é* 1790, Afisirt* attai^e*.
1 Lcart» dû ftôi A Jacobi,. air», mai, juin 1790. DttTCm, op. cri., p. Ifl-îl,
1 Colis déni* Matait», auprè» des Arnocntei, toute» Im taonrm mdiLairw, tenu prtleitt qu'dira ndererSKfM l'antontc du Roi. Il tn^ il la il à U lois canin l'Antriekt, Patian pareil 1«>T H* un principal inatmreen* mmCu iotnfor. Uni an* Iwfaa de la ln d» «>, Pmlvrie^eiUaunw la* Manda ■ de tenir «■ Fétian n Laltine, «te lin rtyrirLW In intiaFaclimi qu'il épracT* de-m oeodalte, M d* faire wrë A Berlin Cil «cnil pee eeprdwni de kii venir ma ptHfon ». Di>«t*u, «7. tii, p, IL
prélent»n* t Armistice immédiat Tares, qui rendraient
b l'Autriche «es limites du traité de Pasurowita11 ; l'Autriche céderait Ja Gahdeant Polonais, qui abandonneraient b la Prusse Thorn, Danxig, Pasen, Gneeen et Kâlisch. Si Joseph II avait encore régné, et si le vicia Kaumtza voit encore été le maître de dérider ln chose*, la guerre eût été inévitable. L'Autriche aurait bac é la pan avec lea Turcs et « serait jetee arec toutes set fhreeï iur Ica Pruosiens, Nais Léopold trouva plus simple d’amener, par Im noyers de persuasion, les Prussiens h battre en reira île. IL avait pénétré le caractère et le jeu du roi de Prusse, Il par» la coup avec ne arf supérieur*.
11 écrivit directement h Frédéric-Guillaume et fil appel à set BcnUmenta pacifiques; puis, sachant b merveille que, su ns l'appui des Anglais, la Prusse ne pouvait soutenir longtemps ses exigences, il 1* attaqua de ce côté et la tourna, pour ainsi dire, dam toutes ses positions. Joseph avait déjà songé à recourir ù l'Angleterre. Entre)® Fruste,ennemie héréditaire, et la France, devenue, par le triomphe du parti de h Revalut an, ■ une ennemie acharnée », 1*Autriche n'avait plus de serours b espérer que de cette alitée ctnssiqu® *. Ce fut lu première pensée de Léopold quand il prit le gouvernement. JL se dddara prêt k In paix et disposé h restituer aux Belges, Bous la garantie de l'An-gleterre, leur anaenne constitution. Du côté de l’Onent, il se contenterait d'Orsova; ruais m la Fruste lui déclarait la guerre, plutôt que <3« edder b tes injonctions, Il 1 vrer® t la Belgique h la France, afin d’ataurer la liberté de ms mouvements. Lette
LES CONriftlMCIB DW BE1CREVBÀCB. Tl
ouverture ne pouvait *e fuira plu* A propos pour le* Anglais. Ils étaient réaohi* h pousser vivement leurs «flaires avec les Espagnol* : il ue leur fallait point de diversion» sur le continent, et il* promirent trè*-vdoc tiers h Léopold de le seconder iuprè* de* Prussiens,
Cependant, Frédéric*Godliume était venu se placer à la téta de son armée. Le 26 juin, deux envoyés autrichiens, le prince de Reuas et le référendaire Spielmann, se présentèrent è sort qimrtipf général , A Reidienhnrh. Herfxberg leur expos* *r* plans. Tandis qu'ils discutaient, les ministres d'Angleterre et d* Holland* arrivèrent fa leir tour *t déclarèrent que laare gcurerntmenl* n’admettaient point d’autre priori pe de paix que le rétablissement da i/oiv que avant la guerre. Cette défécation de «es alliés rFérontait toute» les combinaisons de Hertsberg. [I apprit en mênietemp* que les Polunois refusaicit absolu meut, et «n tout état de causa, la creiîon da Thora et d* Danxig. Le grand demain i'en allait fa vau-l’eau. La Prusse était réduit* à îa retraite ; il ne *’açtmoit plu* qoe d‘en colorer te motif et d'en dissimuler L’humiliation aux yeux du Roi* Les favoris s'eu clmruèrent, et Frédéric-Guillaume »*j prêta nisémcnt. S'il était glorieux et colère, H était mobile ; m colère tourna contre Hertxberg, qui l'avait engagé témérairement, et il mît sa gloire fa paraître magnaahb* après avoir tenté de paraître form dable.
Ily avait, et députa long temps, haine et guerre déclarée entre Hertsberg et la coterie de* théosophea- Ce* pie ex intrigant* avaient exclu du gouvernement intérieur la anciens conte lien de Frédéric, ils méditaient d'opérer don* les affaire* étrangères Im mèmM ch**gemente. Véchec d* Herttherg leur livrait ta diplomatie. Ils représentèrent au Roi la gravité d'une rupture entre les deux grande» monarchie* de TARtinegne, dan* un temps oà le* principe* pervers de h Révolution française menaçaient In Saint Empire. Ce* insinuations, qui commet ocrent alors b percer dani fa politique, ne laissèrent pa» de toucher Frédéric-Gu il lauree. Tant qu'l] avait espéré de* conquêtes, R a'était peu soudé des principes, du droit public, de Tordre •aropéen et de la tranquillité du Saint-Empire. Lu conquêtes
Tt EA UÉVÛ LÜTlOrt flELGÉ — | ÏUO
lui édinppjnt, il «'aperçut qu'il trait Je grands devoirs n remplir •tuan la monde, envers J» rou, •■ver» l*AHem<jgn« Il ojI Iji les H on j roi j qu il avait excités, les Bdge», aux que a U avait promis fin dépendance, Ici Turca, le» Suédois et le* Polonais qu'il avait poussés 1 la guerre. Il se trouve d'ailleurs des politiques de profession pour aauteujr la cabale des favoris. Luc-chetinî, qui se voyait en pats* de supplanter Hertzberg, dé couvre dans le nouveau système pl«l dt remurec# que don» L'ancien. Cet Italien subtil m flattait de tirer plus de bénéfices de la cause des souverains qu'au n'en avait obtenu jusque-là de edic des peuples. Il t’avisa que l’on gagnerait plus à défendre le droit qu'a fomenter des sédition»,
Goltxlui fournit des arguments comme il en là liait pour convaincra un prince deçà temps et un politique de l'humeur de Frédéric-Guillaume. Ce parfait Prussien, qui s'employait à Parus depuis près d'une année à ébranler le trône, reconnut qu'il serait à la fois plus louable, plus expédient et plus profitable de ic relever» Une belle alliants de principe» avec l'Autriche y suffi r oit. L'Autriche, évidemment, exigerait pour se payer de ses ellorlt, pro mtdio et iabert, une province ou deux, l'Alsace ou la Flandre, et elle céderait à la Prusse, pour maintenir l'équilibre, qui était un principe aussi et le fondemeat de tous les autres, du districts équivalents ea Bohême et en Moravie L’idée de dépaurLer la France ■'innnuait ainsi dans lu esprits an même temps que la pensée Je combattre la Bdrqiuhop, Avant que Li « âtiote-ÂUienca • de 1792 lut mnehie, avant usêae qu'elle fût négociée, lorsqu'elle ae se présentait encore qu'à Fétat de conception lointaine, la v»ce qui devait ao paralyser le développement es corrompait déjà le germe : elle naissait d’une intrigue, elle m sa vouait que pour 1» lucre, «Je était con dsmnée à péricliter par les rivalités cl i périr par h trahison 1/ancienne Europe n'état pas capable de cootertur, de former et de conduire autrement une « ligue du bien public i.
Cesargumml» très-divers émurent également FredéncXSuil-
LES CONFÉRENCES DE EEICHENiAÇH 7*
kmue. La fine diplomatie de Léopold échappait À cet esprit confiu et emporté. Il m flatta d'imposer lux Autrichiens h transie lion qu'ils le metlaieot en demeure de aubr. Léopold reçut, du eutnp prumen, mus forme d'uûtmaZum, tes proprua propositions de paix. Il lui connut de se" les foire dicter. Ainsi furent signées, le 37 juillet, Ire déclarations qui sua-pendaient le conflit entre les deux puiuince* allemande*. L'Autriche exprimait l'intention de canclure un armjitice avec tes Toréa et de négocier h paix sur la principe du tfufii çuo, dans ua congrès et aoue lu médiation de k P ru asc, de l'Angleterre et de la Hollande., elle se réservait de réclamer quelques rectificaUonj de frontière» sauf à procurer, le eu échéant, un équivalent ■ ta Prusse, La Pruw an prenait acte et s'engageait u n'intervenir dans les affaires dea Pays-Bas que d'accord arec tco Hdlaudau et l'Angleterre ; elle garantirait Ica constitutions des provinces et assurerait, h k suite d'aire amnistie accordée par Léopold, k rétublissemart de l'autorité de l'Autncbe dan| ta fidgique. Ces stipula lion* dikfoim luttaient toute latitude a Léopold ; un politqae aussi mgéiicqi pouvait y trouver Ire jDOyçiie de décliner k médietiOo mint qu'il paraissait accepter, La coaclmion de tout cet imbroglio était que 1* Prusse avait dépensé quarante mdlioaa d'tcua, mobilisé son armée al puué devant toute P Europe k revue de se* troupes, pour battre piteusement eu retraite et rentrer dans are cassure sans avoir fait outra cLooa qw l«s affama da u rivale. L'Europe en eut le sentiment La Prune tomba tout h coup de l'échafaudage aur lequel elle «'était guindée^ son prestige s'évanouit arecaoa insolence, et l'on cessa partout de ta prendre au sérieux. Les docteurs politiques virent dans cette ch j te la confirmation de leurs pronoitica1 ai fa fin a attirai fa des grande* eatrapnoes formées « avec une puissance qui vit d'accidents, qui ae peut pas durer et qui est pin tôt enflée qu'agrandie 1 ■ . Léopold, au contraire, passa, aar ce coup de maître, pour un diplomate de
• Cf. L I, p. », MX.
1 Gria/nr sféérwdrSM du Aomrriu, ivr *— « Toat lédiin npæc ar faasLfaf il rtdntatdja mHs al pouintn, * Cnilrwn i Cnao, U jbib l'W.
Digittæd hy CiOeQic
LÀ B ÉVOLUTION BHLCI — 1T«.
premier ordre, rt l'on reconmet*f« de compter «w FÀtitricb* qui paraissait ruinée trois mois auparavant
Tandis que Léopold remplit les mesures de ton rival et le réduisait ■ composition, la grande Catherine m débarrassait de Ja Suède et complétait ainsi le désarroi de la Finisse. Elle sortait h mu honneur da la crÎM la plus périlleuse. Les Turcs t attaquaient au midi de son empire; Gustave III menaçait Pétersboorg avec üm pebte année et une flotte redoutable. L'amiral russe, Nassau-Siegen, repoussa, le 24 juin, à Viborg, cette flotte »uëd ni se. fl M üfltüi Diéroe, un unifient, Je la taire « pi t nier. Les Suédois s'en tirèrent par une attaque audacieuse; leur» marins battirent les Rüise* le 7 juillet. De Pétarsboupg on eatendsit la canon. Des coureurs s'avancèrent jusqu'A deux lieues de la ville, où Ton n'était point en état de soutenir in siège. Catherine ne ae laissa pas déconcerter. ■ Morgué1 disait-ele un jour, nous ne plierons pus devant le diable même 11 ■ On le vit bien en cette conjoncture. Beau* coup dogens blâmaient autour d’aile le pria» de Nawou, prêt qu'il s’était laissé reiacre Elle le traita comme il méritait d'élre traité et lui écrivit le aoir mémo de la bataille : • Plane» sur les événements, et aile* derechef à l'ennemi. Le roi de Prusse p*était vérrtableiBCDt grau J qn’aprè» un grand revenu,. Pierre I*, après avoir été battu bmF ans de mita, gagna la bataille de Pultavu. ■ Elle raillait son ennemi afin de se garder en bella humour *, et, durent les heure* d* danger, pour mu-tenir sa comUnce, el te évoquait Time stolqve detaoaeos. Renfermé* dans ion palais de Trenboé-fiélu, ares «m jeune favori, Platon ZoaboF, elle tradmMit en russe nn tome de Plutarque *. C‘était le génie du siècle; il avait an rincéritd «t sa grandeur.
> Leur» 1 Grirntu, >7 avril 17*1,
> « T»ut e* qx 1» n]«u ■ ri» pim brillant st tant •< <l*a I» eltnttria a ri» pl» lo^al Kri tva* un» fare» ri» c«rja prodipcuu, ■■ (J»uLt «nlenl -et ■» ina rie feu, tJ Jérekipp» rit bow)€ bwt »■ |wi par l<a avrniMixa «t a» p»wîpi pour la (ioLre. > D'ailleurs plutôt a urcnturfar iltanre • que réellmcni ■ frvnri ■eqjnaur » LatoiaM, ap* cül
1 fclle avait uoapoté un opén dont Geiativ» «tût 1» bém» ■ tafia» *t rUioqle a, M le feuüc jouer devant ail», L*lWwnwh ML
1 Leur» à Griam, IB >«çm«bfu 47WL
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Li fermeté de Catherine la wnvn. Elle n'était point capable de a* défendre, sur terre, Contre une aticque; mai» Gustave ne *e sentait point de force h l’attaquer. Sa victoire même semblait Favoir épuiaé, Il avait ï*imagination héroïque, la volonté chez lui manquait de suite 11 se lassa d’une guerre incertaine qui ne pouvait conduire qu’h une paix sans avantage. Les Suédois >'sgitaient et murmuraient contre l'excêe de* dépense*. Il sa dit qu'en cas de revert, il risquait sa couronne, et, pour se conao-1er de l'échec de cette vaine arrenture, il re forgea de nouvelles chimères. C est le temps où le projet d’une intervenbon eu France, qui depuis quelque temps bnulaîl sa pensée» s'y Gu décidément. Catherin* eonnaiaMit tes faiblesses et ses travers. Les desseins romanesques du roi de Suède ne la délivraient pat feulement d'un junemi ; ils flattaient se* passions et servaient tes propret plant. Elle berça Gustave de F espoir d'une alli tact qut assurerait le succès de sa croisade, et lui offrit la paix, U æ hâta de l’accepter, h signant sur une victoire. Cette paix rétablissait les choses comme elles étaient avant la guerre. Elle fut conclue le 14 août 1790, b Véréla. ■ A présent qne le bras droit est dégage» écrivait Catherine h Grimm un mois apres, Mou» verrons eû que noua verrons. « Ce qu'elle comptait voir, e’éhit la déroute des Turcs et h tan que routé des Pruwwns, Quant à la Révolution françaiJ-e, ce n’était encore pour elle qu'un objet de spéculation, et un prétexte à déverser le trop plein de sa haine pour la France nouvelle et ses principes.
Gustave III se trouvait ainsi libre de ses mouvemeûU, dans le temps même où la Prusse et l'Autriche semblaient disposées ■ suspendre leurs querelles. La crise de F Europe qui jusque-là avait permis à la Révolution française de w développer uns contrainte, paraissait s’apaiser» et l’on voyait se rapprocher des puissances dont la division était depuis une année lu véritable sauvegarde des Français, 11 n'avait été directement question <lf la Fronce ni dons les conférence*» ni dans les déclarations de Keichenbach. Toutefois on y avait songé, et l'inquiétude, encore Irès-vague, que Ton ressentait de res troubles, les projets que F affaiblisse ment de la monarchie française suggérait aux caïeu-
LA F ÉVOLUTION FVt.GH — <70*
Jateurs et eux ambitieux, ne laissèrent pas d'exercer quelque influence sur les résolutions des négociateurs. Le 34 juidet, trois jours avant la fia des conférences, Kaanitx écrivant au ministre d'Autriche à Londres, h propos du rétablissement de l'ordre dans les Pays-Bas, lui manda Lt : * Vous témoignerez au ministre brîtaunique combien ce dernier objet tient a cœur à noire maître, et vous lui représenterez que non-seulement son honneuroffensé, maïs aussi l'intérêt général de l’Aliemapne, sinon de l'Europe entière, menacées d'être ébranlées d'un bout à l'a utre par l'exemple et les progrès d’un esprit de révolte qui ne connaît plus de bornes, sont absolument incompatibles avec tout autre pied d'arrangement que celui de la restitution de l'ancieuaa constitution ■ Ce n'était encore qu'à titre de diversion et, pour ainsi dire, ioas forme do digression politique que la Révolution française commençait A préoccuper les hommes d'Ëtat de l’Europe; cependant cette révolution deburdaï déjà de toutes ports les frontières de la France, et toutes les grandes causes des Corfiits futurs sa dégag aient des de ibërahont de l'Assemblée constituante
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I?Assamblée constituante fut entraînée, comme malgré elle, jiai la force des choses et la logique des idées, U se heurter h f Europe su moment même ou elle se berçait de i’illusicu d'inaugurer lice ère de paix perpétuelle entre les nations. Vainement prêtend-ellé fâife table rase du puisé ; ella le croit anéanti, et il la ressaisit subrepticement, l'arrête, la déroute et remporte hors des vo es qu'elle s'était destinées C’est ainsi qu« l’acte primordial et essentiel de la Révolution, la suppression du régime féodal, réveille et renouvelle un des conflits cl uniques de l'ancienne diplomatie, le procès séculaire de la France et de J'Allemagne an sujet de la souveraineté de f Alsace 12.
Depuis la cession de cette province et pendant tout le règne de Louis XIV, Je royaume et l’empire n'ivmnl d'y lutter, le royaume pour y établir directement ea souveraineté, l'empire pour y recouvrer indirectement la sienne. Le traite Je Munster n’était clair et tonne! qu en ce qui concernait les puys d’Alsace appartenant en propre 1 la miaou d'AutriHie, Les clauses relatives aux territoires alsaciens qui relevaient munéd totem eat de L'empire demeuraient ambiguës, obscure* et litigieuses. Parmi les lejgnaurs de ces territoire*, les uns possédaient ta» leurs biens en Alsace et se trouvaient ainsi ami* ica prises directes du roi de France, les autree n'y possédaient que des dépendances et tenaient dans L’empira leur principal établissement. Louis XIV n’eut point de cesse qu'il ne les eût towi tounria à sa souveraineté. Ce fat l'oeuvre principale «les Chambres de réunion. JJ TaElut des guerres saoulantes pour en faire prévaloir les arrêts, le traité de RyswicK en constata le •oienael en registre ment de la part de L'empire. Louii XIV exigea le serment des princes allemands possession fiés en Alsace et considéra comme dépendant directement de sa couronno tes outres seigneurs et seigneuries de cetie province. Nuis, en enlevant h CM seignaors et à ce* seigneurie* la qualité de membres immédiats de Pempire pour faire d ejx des vassaux du roi de France, il les confirma dans tes droite et privilèges w g ich-riaux dont ils jouissaient sous la suprématie de l'Allemagne
En IÏ89, lu anciens membres de la noblesse immédiate et le** ci-devant villes libres rte l’Alsace envoyèrent des députés aux ètate généraux. Les territoires possèdes par des princes allemands en nommèrent également, maie tea princes n’en déléguèrent pas. Il s'ensuivit que, dans ces territoires, les vassaux firent acte de citoyens français, comme tous tes autres habitants de l'Alsace, et furent Hpreâentéi a l'Assemblée, tandis que Ictrs seigneurs firent acte d'étrangers et a'eurent point de représentante ** C'est dan* ces condition» qu’intervinrent les décrets du
1 * La Fouveraîneta duXa > MbjJmhvO Altnrt I* n>9r«BlÛ« d» PtëapertUr «t da F K tapirai la iHjMnM'iu 4m mmaiiala 4a eau» pcorinea, tau»
Itj atlrilula et ae* cmaaaluiaa As Acoala u Lite a <1 liaBwiüipia, aubaialc ti«r» ul don CMiïauer 4a mlNiMef wih U aauveraiaaiâ du Hm, coauierl.a a ixtiic dau> ka lempi «nicrirura à La pi* de M eaiphalM *>ui U Mipràuua Ut I‘Eajpar*u» ci de i’EinpjN. i Couliimluu, ioc. cil
'L« pniKsa allemaad» patewicmre» ea 17>P eioeet, parwi la» hiqosa , |* duc da Wariambtjf, ta duc das Daii-PonEa, It landftsn da ticMC-UaTmitadC, te margrava de fiada, Jaa pfiuesa da Kiuu, Lâainfta, tarvaMiit» parmi le» ■KieHUiaqiiM 1 mi rviquaa aJaae*a dt Uiyton, Trcta* ai Gumpiei lai

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4 août, 11 déclantion de Je wuvarameté du pcaple, les acte* qu* mette eut le* bien* du clergé à la disposition de la nation et ceux qm orgauiMieot la France eu départements *. Le» villes et seigneurie* d'Alsace représentée* i l'Assemblée □'étaient pas plu fondées à protester contre ce* décrets que ne l'aurait élé le reste de* Français. Le» princes allemands refusèrent de «'y soumettre, par le double motif qu’tls ne 1m avaient pomt consentis et que les décrets en eux-mêmes étaient contraires □■x traités. Tel fut le point du départ du conflit antre ce* prince* etl'État français, conflit médiocre quant aux intérêt* qu’il met- < tait en jeu, considérable eu contraire par le* principe* qu’il mettait en opposition, insoluble enfin par les moyen* de droit, car il portait sur l'euence même du droit établi, que la France pré-tenjait changer et que le* Allemand* prétendaient maintenir.
Èo soumettant l'Alsace à la loi uniforme de LÉ Lut, tes Constituant* complétaient et menaient ■ son terme l‘œuvre d’aas»-milatson poursuivie depuis un siècle et demi par la monarchie. Il* estimaienl user d'un droit absolu puisqu'il* légiféraient a l'intérieur de lu France; il* ne pensaient point, d'ailleurs, en étendant de la sorte la haut domaine de l’Ètat, sortir de le coutume de F Europe. Ile ne voyaient pas que le droit public de la France et la coutume de l’Europe reposant désormais sur des principe* contradictoires, devenaient incompatible* Tuu avec rentre et inconciliables. Ils ne remarquaient point qu’en comparaison de leur* mesures, toutes le* entreprises de Louis XIV *or Fempire, même l«* plus audacieuse*, étaient, an tond, omo* peu de chose. L'empire avait fait la guerre à Louis XIV pour une question de suprématie féodale, comment attendre qa'il céderait à F Assemblée quand elle détruisait le régime même de la féodalité •? Lorsque la France, au dix-septième siècle, dis^u-
cT«q**t te Smabw]] flpta « Ml*; fortr* te MaWeaa K Conta tes Mot*-aiqaes. Cf- H*bh»i, t, l, p. Ï77,
I DécHU te * «ill <788, Hp*fîi*«C ta ted« feotesx; te *3 •epuunbn, tecbrmt 1* ifiuWrSiûclé te U hum; du T n»nnbr<, hit lag ticni te citrçt. te 13 teeflata* 17V* et du M lévrier 1780, rsapÉatani ta provinces par lie teparlraHDtL
* C+Mt e« <*» diplowtu fronçai*, M, te Meunier, tes* ua»innii«
HA Lï DI OIT DR FAIX ET DE C0EBRE — I7M.
tait avec l’Al km aigrie ,1e procès ne portait, en droit et en fait, que sur les I mitas de leurs souverain étés respectives La principe de celte sojverameté demeurai hors de cause. Le régime social ne différant point entre les de-ix dominations, un compromis, au moins tacite, était toujours possib te en Ira le royaume et l'empare. Les traité*, encore que laborieux à conclure, n’emportaient qu'un déplacement de la suprématie et une translation dts droits.
En proclament Lu souveraineté de la nation et en supprimant les drOlh feôduuX, I*Assemblée bcmleversa tond les anciens rapports. Un régime absolument opposé régla désormais tes relu-tians des citoyens Avec /Élit, la condition des personnes et celle des biens en France et en Allemagne. Sous ranci en re^inue, un seigneur pouvait posséder indistinctement durs les deux territoires, demeurer dans une partie de ses possessions quasi souverain et membre de l'empire, et devenir dans l'mitre vassal du roi de France. De part et d'autre, il possédait ses domaines au même litre, le titre féodal, et y exerçait >ej mêmes droite t Isa droits féodaux. U n'y avait de différence que dans Le degré de possession et dans le rang de la hiérarchie. Après les décrets da 4 août et du S3 septembre 1789, toute commune mesure disparut. La France pouvait encore compen* âcr par une indemnité les revenus dont elle privait les prince* allemands possession nés en Alsace, il n’y avilit plus Je compn-s*fir il possible sur I'jfIicIb du droit S'ils se suuuieltment aux tléciels et s’ils acceptaient une compensation en argent, les pilIKes V leur.nids nç reconnaispaient pas geiiféineiil la Soq-veraii vlé de lu nation françuibe, ce qui à leurs yeux était h moindre des eu a cessions, nnjis ils rutitijieiit, ce qui cl ait nihm-nient |>hu grave. L'abolition da ri-ginae féodal , il* aiieu n-
ijii'j] ailrruaic, a* nota d'orrobr# fliRfl, h M-aitimürin a « bassement da ctanibr» dt n-unian hui Louis X1V, en Aleact, fUKila da eeneHnit A et prince daiu toute l’huropt,-et donna naiounce A h ligue deJ pim formidabla pui'üuncei de I Europe gui ire h trouer, ^ui Fut prn cTf ructombït. I.r decret de l'AfiEinbice mLutialc [mur I aurai tmi-mmi de, droite dra pruicei a)k»Atuli en A<uce u'ot tfue Ja répétition pJua trancliantr et le amplement de L aperjujé drLuuu kll*. Ou peut tiiueuam aul lueumi t. I> u. »

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JAFKSFR Q!-Œ FORN triwent la condition ne me el la principe de leur eeigneurie e* Alferaügne aussi Ken qu'en France.
La transaction, de ce cher, était d’autant plus dangereuse poux eux que les principes de le Révolution tendaient, par leur caractère propre, h se répandre au de fiers, que la France les par son exemple, tous Ira bonne* à les revendiquer. Les paysans <TAllemagne n’avaient, pour comprendre ce langage, qu’il comparer leur sort fa celui des Français émancipés. La comparaimd s'imposait de soi-niân» aux hab.tants du territoire* enchevêtré* <U In nv» gauche du Rhin, dans ces confins inextricables qui mêlaient et emboîtaient, pour ainsi dire, Tua en Fautrû) l’Alsece et P Empire, bien plutôt qu'ils uc Im séparaient. Les relations entre Allemands et Fronçais y étaient continuelles, et I* Allemand, tenancier d'un seigneur possession né en Alsace, n'ûvnil pas besoin de beaucoup de lumière pour désirer de s’afixanchir det redevances qm pesaient encore sur lut, lorsque miu voisin d'Alsace, tenancier du nèma seigneur, en était désormais affranchi, C l Lut pour la France révolutionnaire h plus irrésistible et pour l'Al emngqe féodale la plue redoutable d« propagandes


L'Allemagne D étail pas mûre pour une nuitdj 4 août. lîî sa noblesse n avait assea de désintéressement, ni ses politiques û5ses de clairvoyance pour risquer un aussi grand coup de partie. L'Allemagne ne songea qu'à résister. Lorsque plusieurs des intéressés, les plue faibles, il est vrai, tes plue beaixgneua et les plus lésée par conséquent, se montrèrent résignés i an acrotn-mode ment, la dicte leur contesta le droit de le conclure. Les Iunscousuites allemands soutinrent que les droits dont la France exigeait t’abandon étaient imprescriptibles, et que l'on ne pouvait y renoncer sans porter atteint# à la constitution de V Empire. lis allèrent plus loin. De même que les légistes français allégua ant les principe* de la Réval jI on pour rl or* ci* dernier ressort le procès entamé pries Chambres de reuu mi,
l Vaut Rksl 10, rf> £jf , t- 1, Intruductiau.
Il-
LE DROIT DE PAIX ET DE GÜEFRB — ÎÏ90
S2
les i existes iillemimd* al liguera rat le* mên.es principes pour le rem tir. Où la France tratniat un nio-lif de parfaire son droit, l'Allemagne découvruit dcsarguruciib pour Je contester. Le Roi, selon ces légistes, avuiL garunli aux princes allemands posses-sionnés tous leurs droits et tous leurs privilèges . c'était lu <.)i-de In cession consentie par l’Empire; en tlerlhrniil ecllo clause » la France détruisait le traité et déliait l'Empire ce 6 es obligations. L'affaire, ainsi engtqjée, prenait Jri média Lu tient une singulière conséquence.
A la dicte, dans les petites cours, parasites avides et clientes trè^obséquieuses de le France prospère, créancières, le* plus âpres à la cuite, delà France affaiblie, on se démène, ou se ren-(pr^e, ou rivalise de * patriot-sme ■ . Ou imite »es grande» puissances allemandes, l'A ut rie lie et la Prusse, voire tu Suède, garante des truites de Westphulie, à jouïeuir pur les urines la querelle des princes et surtout à revendiquer l’Alsace et la Lorraine, « Nqls su vous poiT.ii Ici lie ut que celte idée existe du jis l'Fmpire eL qu'on la verrait se réaliser avec plaisir »„ écrivait Monlniorïn l. L'Autriche et la Prusse avaient d'autres aftrires e:i tète, et le Suède se trouvait, en ce moiueat-ls, liera d ébit d’utkrvemr. Toutefois, à lk-rliii, Ikrkljetg déc aruit ftü coude <TExtern a que lej decrets ■ mtîrinaieut le titre . de la France. À Vienne, le Mce-cluneclier de cour et d’Ëtat, Coll credo, chargé des affaires de l’Enipire, ci±trvtenait le marquis de Nom lins de la * fermerUliou * qui régnait dans l?a petites cours; il se mon liait désireux de l'apaiser, mais il estimait qu’on devait • s’en tenir à la lettre dea traites, et que les indemnités ne remplissaient pas rengagement tel qu'il avait été contracté ». Kaunitx écrivît, en ce seua, au comte de Miircy, ajoutant que la France ferait bien de régler des d flé-
1 Au dut d'O' Jéant, 10 di'ccmlm 17B9. — On lïl une comsjwdaiicv «ilr'’**"» d« Fi’Wlfifwt i T* (Jaim J1 L" S ftvner 171)1) 11 i*r^lL
«jue cell* Tcelanabcn * duiinil li*u A la réunïvn d» e» par*
ô l'ttu^irc d'Allemagne, duquc[ il fui dvlAÇ^IS (*W auquel il diut
tuai iwu«nl a?p«rwnir Je nouveau, ««km teA prlriUpe» du druLi de» couiuk m T^rtU <lt* CQudfUulU twu IvMjkdlei îl * Éw hj.jê à La tiajicc ».
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rends ■ dont les suites pourraient être très-désag résilles '
L« gouvr<rs«m*nt François jugea boa da prendre Im devanti. Le 11 fié Trier 1790, Montmorin informa l'Assemblée des réélu* mationi que plusieurs des prince* «Ilemanda poncssiODrda portai ictil devant la diète. L'Assemblée renvoya l'uffuire au comité féodal, et décida, Je 28 avril, que dn mémoires aéraient demandé* au* i»tér**se« *or les indemnité* qu’il a pourraient prétendre. Jugeant très* sagement qu'une discussion sur les principfla ■'avait aucun* chance d’aboutir, et voulant, par-dessui tant, éviter un débat devait lu diète, Montmoria ehsrgea un diplomate français, M. de Tcrnunt, de visiter Ica princes posaessionné* et de les décider ■ conclure avec Ja France du transactions personnelle*» C’était la pratique constante dans les négociations d'Allemagne; elle élu it, dan* l'espèce, d'une appli* cation particulièrement difficile. L'intérêt l’a va il près que toujours emporté sur le «patriotisme » de ces princes; mais il m trouvait, par eitraordmaire, que l'intérêt s'accordait ici avec le « patrio-«t que, loin d* diviser Ica Allemand», il les réunissait. Le ministère français s’en rendait très-bien compte, et rien n'était plus embarrassé que l'instruction de M. de Ternant £de posait 1* point do droit et discutait l'argtuiwnt emprunté aux textes dea traites. ■ La conséquence que fou tirera de ces assertions, ajoutait Montmocm, est que les princes doivent être maintenus dans la jouissance paisible de tons leurs droits oa que la France doit renoncer à la possession de l'Aisace. Le chevalier de Ternant ne relèvera cette proposition qu'avec beaucoup de ménegemeDU, parce qu’elle est es&entielletïient ▼raie. • Mais si l*o» n* pouvait discuter ut de ment sur cet article, oa pouvait invoquer lia autre argument qui n était pas moins indiscutable : la droit que possède tout I\tut d’accommoder comme il lui convient son régime intérieur. Les truités u'ont garanti aux princes que les droits qui ne sont point incompatibles avec la souveraineté de la France. C'est en vert j de cette
1 B»pp*rb de Bvdla, 9 «an| de VîttH, 1} février 1750» Xaimita à Merey, Vjuifl lïlMI, Vtfistrr, t. I, p. UH.
•LutrucUw d* M- d* Ttruafc Affïirt* «inngèr**, emi IT9Q.
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LE DB01T DE PAIX ET DE GüEUBÏÏ — lTftO.
souveraineté que l’Assemblée a supprimé les droits féodaux. Ceux que les princes exerçaient sur le territoire français ne coDstituaiant pas leur existence politique; cette existence a «on centre eu Allemagne. En France, ils étaient comme tous les possesseurs de fiefaf «impies vassaux de la couronne. Ils sont propriétaires : à ce titre tissent astreints àls volonté générale; on leur offre un juste dédoramageineut, ils n’ont rien à prétendre eü delà, et h France fie l’accorderait point *.
L'Assembke, si elle avait connu ces instructions, n'en aurait certainement point approuvé fa teneur. Elle n’aurait point admis les concessions qu’y faisait Montmorin tant sur le fonde* ment du droit des princes que sur le caractère synallagmatique des traités deWestpbalie. Cependant, pour négocier avec ces princes, il fallait bien parler leur langage. A moins de rompra avec toute l'Europe, on était contraint d’en reconnaître le droit public, ne fiût-ce que pour y cootredi re et pour y déroger. Il n'y avait point un traité conclu par les rois qui ne se trouvât, cantine les traités de Westphalie, dans le cas d’eLre contesLc, «oit par la France, soit par les autres fi tais, sous le prétexte que la nouvelle constitution en modifia:t le caractère, en dénaturait l’espnt, en supprimait T objet et finalement eu infirmait la valeur. La Francs en d u it-ehe jjré valoir de ses traité? üu en annuler, tant pour eUe-meme que pour autrui, les obligations? Le litige pendant entre l'Espagne et l’Angleterre à propos de la baie de tiooUa força inopinément l'Asserablée A se prononcer sur celte grave question.
Le 4 mai 1790, Le gouvernement anglais donna l'ordre d'enrôler tous les marin*, Ee 5, la presse commença, et, Je même jour,un message du Roi annonça aux Chambres le conflit entre
i Mon. mofin arajL cent i KvaîltM dam k même leu, X avril 17&*.
l'Angleterre et l’Espagne. Le 1D, les ConmuDci votèrent un mik Eau de livrée pour les armements. » Si Ton jug* des projeta du gouvernement anglais par le* préparatifs qo’il fait de tons les c&tés, écrivait M. de la Luaeme \ on doit croira à une guerre la plua longue et la plui «éneme possible. • Oo y crut naturellement A Paria, et bien que 1* Angleterre protestât de ses intentions pacifiques mvai ta France, bien qu’elle eût pru soin d'envoyer lord Gower en ambassade à Pana pour en dooaer une preuve plus éclatante *, personne n'admat que de si eûtes efforts eussent pour seul objet sTintiouder l'Espagne et d'appuyer les négocia* lions que M. Fitx-Herbert allait entamer b Madrid. Il net 4M plus qu'imprudent à la France de ne point prendre ses mesures. L'Espagne pouvait réclamer Puécntiou do Pacte de fan».le, ai U France n'était point résignée b abdiquer entre tes nains de l'Angleterre, ü fallait qu'elle le témoignât publiquement. Le 14 mai, une lettre de Uonlmorin au président de F Assemblé* annonça que le* armement* de T Angleterre obligeaient la Prattce A pourvoir b a* sûreté, et que le Roi avait, co conséquence, ordiinné Fanuenent do quaforaa vaisseaux de ligne, Miiitlmurin espérait que cette provocation de h part d'une rivale passionnément haie et redoutée, apaiserait, au moins momentanément, les diaciuiioa* de* partis et rallierait dan* un mém* saewsoMAt de patnotûma les députés autour du Roi *. 1) m trompait : son message apporta un aliment nouveau aux passions qui divisaient les esprit* et fournit b l’Assemblée le prétexte d'un de en* débat* solennel* où mmanifestaient à fa toi* sa faible*** et sa grandeur. L'Assemblée jugea le moment venu de fixer les règles immuables qui dirigeraient désormais la diplomatie de la France régénérée. Saisie d'une question de pma ou d« guerre, avant do discuter Iss intérêts et do pourvoir aux nécessités, elle crut nécessaire de rechercher sur quel principe devait reposes, dan* la constitutna unuvcllr, fa dru il de
1 Bsppsrt 4* Londres, *5 bu fîfffl.
* La dnt da L«edt 1 M. f'iugtraJd, h Pim, T ■»> 1790. — Cf TV
tf Eari Cmkt, public** par M. Oku BueaiüG. Luabndjc, Lirtructiuu
dr Gmar, *. 1.
• Muitwia i Brmb, A Bmm, 4L ->,> h Uirmt, 1T km 17*0.

IS LS DROIT DS VAIS ST DE GUERRE — ITM
paix et de guerre, et, ce droit défini, d'en déterminer l’eierricB. C'était ta méthode du temps; I Assemblée l'avait appliquée a tous les trhjcts qu'elle e\ait eu h considérer, et c'est l'esprit même de ln Révolution de 1789, en matière de po itiq je extérieure^ qui se dégagea dans cette duousfon fameuse.
Une pensée très-chimérique, a»» tres-géndreuso et très-élevée, domine tout le débaL Le France veut la paix, el e la veut digne et stable, elle entend la fonder pour toujours sur le droit. Il y faut un principe simple, évident, universel, qui s'impose à l'Europe aussi bien qu'l ln France, qui mette par-tout J "intérêt d'accord avec Injustice. La raison le commande; l'expérience Je conseille : elle montre que la France m au (H, que md açrandiweiaeQt nuirait è h puissance nbaoluç, et que l'agrandissement des autres Ëtati nuirait à sa puissance relative L. La néceMÎté de conserver la paix pour Fonder la liberté et réformer les lois concourt ici avec le noble dessein d associer le monde civilisé h Pauvre de régénération qui s'accomplit en France.
La proportion est suggérée par Robespierre, PeLion l'appuie ; p II faut déclarer que la France renonce à tous projets ambitieux, à toutes conquêtes, qu’el e regarde «es limites comme posém par les destinées éternelles.., i ■ Vous allez, s'écrie Volney, délibérer pour lu Rivera et dans l'univers, voj* niiez, j'ose le dire, convoquer rassemblée des nations1. ■ Les po.itiques et les militaires s'efforçant vainement de rappeler à ce* idéalistes exaltes que ta France n'est point un être de raison, que l'Europe n*est point une abstraction géographique, cl que rassemblée ne siège point dans Fempyrée ■*. * Je me suis demandé, dit MiruLeuu, ai parce que noua clungeutis tout a coup notre système politique, nous forcerons les anLres nations a charger le leur... Jusque-u entendant 1a pu x [jeqK.uelIc demeure un ré va, et «fi rêva ihinQureiuc, s’il etitr^tre Jn Ligues
• Cf. i. J, p. SIO «i 31».
» Uiunurb te 11itlwq i- r e, 1S mai} te Feuon, 17 mai j de Voirie, 1K iuji 1< TO, 3 Hiwoiir* da Cmimc, Itl rtMi, da Ihron^ 15 imhi, ek Ma h net, 47 n»»i de Vi 'kIu M tBia^ te | iiLljé te IJ uû, Ji la GaiL^uiiuiiir,
10 nui l’W.
C)r|[T|r.g frann
uMVFRÇ-p OF CAI F0R.M/
LA RENONCIATION AUX CONQUÊTES.
A désarmer devant une Europe en armes '. » Les utopistes
quelles seront nécessairement défensives et, par suite, toujours justes. Bsrnave développe ce paradoxe avec une chaleur et une émotion qui effacent un instant l'éloquence meme de Mirabeau. « Que toutes les nations soient libres connue nous, s'écrie le curé Ballet, et il n'y aura plus de guerre’! « L'Assemblée le croit et se grise de cette phrase. Tel est l’emportement des II usions : les mêmes hommes qui, trois ans plut tard, devaient se réclamer, dans la Convention, du patriotisme le plus exclusif et le plus fanatique pour imposer h lu France armée leur répn* bhque h la romaine, ne souffrent pas alors qu’on leur rappelle qu'ils sont Français, que la France U des frontières,, et que ces frontières saut Bordées de rivaux et d’ennemis*. Les Safari rues w tournent an dxthyracuhes, la délibération s'égare dans l'enthou* 31 as me : c’e^t une nuit du 4 août de la guerre et de U conquête.
L’Assemblée repousse le principe de h conquête et en répudie à tout jamais la pensée. Béa lors, la diplomatie n'a plus d'objet. A quai bon des ruses qui ne trompent personne et des traités qui ne s'observent pus? Les prophètes l’ont déclaré ; ■ Ne vous ruinez pas en ambassadeurs et ministres dans d'autres cours, et ne comptes pas les alliances et les traités pour quelque chose. ■ < L'art de négocier n’est que l’art d’intriguer \ « La France libre n’a pas besoin de diplomates. En fait, les agents sont suspecte; en droit, ils sont inutiles. Plus d’abiances générales,
> Dana» da 40 aai HW.
* Dntcour* J» mai 4 TfrO.
1 Un efficiar, wsabr* du c&ta droit, CuaMi, au dre la 11 n» : ■ La patn« daït «iraFalijat «uluaif de aolra auour. L'auaom de la patne fa>t pim qtu d*« bunnua, il f*»t det «toyana. H * ci« lu Spartiate». Quant l moi, je le déclare, ce ne xml jnw la n<cwa, In ÀlkuHnda, Jeu Ançtdi* rpiej’iiiur, ce «uni le» Fr.m-çab que je chéri». Le sang d ttn nul de tan œnciiuyco» n’en phi* précieui que celui de iou le* peuple» da monde. ■ &»ln dut s'irrtUr; de* murmure* viu-1*111*, prcmpie de* bnçci, eKMjUerçnl h km, il hrt CCH train t de a eictuar de ■ la chaleur el de l’eiagéraiMMi de son di^caur» »,
* Bvdmuu, Gnmrnjuml de t* PciwfiUt ch. it, Conelmicn. — Miair, Fnncipw du Hépae-tefiatu, cL r et n, fa Droit pubtiC di IpMrape, eh, ni. OEama, Fana, u IJJ, t. V, p. LT, t, VH, p. SS.
•a
LE DROIT DE FAIX ET DE CUERRE — H».
rien que de* « pacte* naLcjmvx ■ avec • de» peuple» justes * ■.
Cependant b ch principe» il faut une garante. L'Assemblée ne saurait fa trouver qu'en elle-même : c'est elle qui conduira le» négociations, qui déclarera fa guerre, qui fera lu paix : alfa u» veut que le bien» elle m s'inspire que de 1* justice, elle sera toujours dune le droit1. Aveuglé» pur « ■ fanatisme d'espérance* 1 ■ qui le» entralauit; je croyant transformés parce qu'il* w diMLcnt converti»; ignorant que fa (juste courait, pour ainsi dire, dan* faurt Ames; que fimpiikiEïn héréditaire de sang français qui coulait dama leur» veine» le» conduirait irrésdU-blemoot à propager fa Révolution «près favoir aceomplMt, qu» pour régénérer l'Europe il faudrait fa soumettre; qu, dum fa condition où se trouvait fa vieux monde, le régné de h vérité n’y pouvait prévaloir que par h fiamme et 1e fer, et qu’ib les appliqueraient partout d’une main implacable, il» *e refusaient aux leçon» de l'Iuitoire et A le Vide ace de» fa il*. N'a percevant entre eux et leur idéal que l'ombre de In royauté, il» t'tcbaruaient contre ce fantôme. MircbeûJ, seul, vit clair; il diisipah» brouillards, du dura le» voiles et découvrit un tort un t devant l’Assem-blde incrédule cct avenir étrange et filial que fa Révolution portait « soi et que nul ne prévoyait II montra les peuples libre» plus acharné» à la guerre cl les démocraties plu» esclaves de leurs passion» que les plus absolus despotes* : ■ Va y et les assem-politiques, c'est toujours vous fa chunnc de fa pussoa qu'elles ont déclaré la guerre. Nous avons eut en du un de no» oraleurt vous proposer, si l'Angleterre faisait à l'Espagne une guerre injuste, de franchir surJe-chartip les mers, de renverser une notion sur l'autre, de jouer dan» Londres mente, avec ces fiers Angfa», au dernier homme et an dernier écn \ Et nous ■von» tnus applaudi, et je me suis surpris moa-méme appfar-d s sa et, et un mouvement oratoire a suffi pour trou1 per un mslaut votre sagesre. Croyes-vou» qu» de pareils mouvements,
1 Dupoalds Hcwwsj 19 ma, Bexbrfl, mai iTStt.
1 UiitfHiH de Banun, Il mai )7W.
■ Mol de Mirobeaa, » «a 1790.
* Djicaun du 10 b<i 1790.
1 Dilwuri de Mettra, 1} m*i 1790.

LA RENONCIATION AUX CONQÜÉTFS- tO
si jtmn â vous délibérez id de h guffrt. eevou» perleront pas A des guerres désastreuse*, et que tous u« confondrai pas le conseil ducoange avec celui de rexpérience? Pendant que vous délibérerez} on demandera ia guerre à grands cris ; vous verrez autour de voua une ornée de citoyens, Fguj ne sert* pu trwnpk pirdtt mmùtrtfj ne le itret-vous jamau par nou^mims? • On objecte l'opinion publiqueI Qui la gouvernât qui la modère? Attend-on qu'elle m refrène elle-même? « Voyez les peuples libres : c’est par des guerres phi* ambitieuses, plua barbares, qu'il* «e sont toujours distingué». * On craint que I* Roi n'abuse de ce droit de guerre pour rétablir Le despotisme | Quels textes de kw sauveront d’un urarpateur les peuples qui ne sauront point prévenir su complots et s'en défendre?César n'émit pas né wr te trône. « Vous transportes aux monarchies l’inconvénient de* républiques; c'est surtout dans leu Étals populaires que de tels succès sont à craindre, G'est parmi les nation* qui n'avaient paa do roia, que ce* succès ont kit de* rois. C'est pour Carthage et pour Rome qii’Annibal et Cesir étaient dangereux. ■
Mirabeau ne persuada point T Assemblée, mai* il la décida. Elle se réserva le droit de discuter h guerre, elle attribua au Roi celui de la proposer. Le Roi négocie et conclut, l'Às&emblée contrôla les négociation* et ratifie les traités 13.Les décrets qui contenaient oes décisions prirent place dan* les lois constitu-tmanelles. Us m terminaient par cette déclaration, la plus belle peut-être, mai* U plus illusoire qu'ait jamai» délibérée une assemblée politique, et qui forma plus tard le titre VI de la constitution :
n L* nation frMçuw renoues i «ntrcpnndr* «acune ^j:rrc dans U vu a de flirt dci conquête!, et n’csiploicr* jamais *«forces contre h libellé d'au-<in peupiv. »
€e décrit fut voté au milieu d'une effusion généra e. Vœu platonique d’un congrès de netaphyaitiens spécuant dans le vide politique sur les- mystères de la poix perpetueLe. utopie
LE DSÛIT DI PAIE ET DE GUE1PK — LlM.
périlleuse d'une assemblée française dé libèrent en pleine Europe! L’A««»bW* «ubliait que I* Franc» avait dis traditions, loi historique de ses utéréts, et des prétentions, contb-lions naturelle» de sa formation territoriale, qu'il restait dans le royanme des enclave» qui en rompaient l'inité, et le long des Frontières des entailles qui en compromettaient la résistance; qu'su delà dacea frantiàm morcaWu at litigieuse», il subsista 1 des nations rivaks et des États jaloux, nourrissant contre h France de»convoitise* «Scalaire»; qu'il existait en Europe des ami h tiens toujours prêts h y détruire la balance des forces, que la Revu] j lion enfin, eu Suscitant parai i In peuple» des in h tuteur» b la France, ]’ exposait à de nouvelle* iu uni lie», lui offrait de nouvelle» tentation*, lui créait de nouveaux intérêt», et lut imposait d» nonvraux dwoîr», H eût 41» juste et treo-vipédienl, dans Tétât respectif de h France et de 1 Europe, de vouloir Mocèremcnt In paix, de l'annoncer franchement aux peuples et de l'observer avec loyauté ; mais pourquoi T interdire à jamais les entreprise» et le» acquisitions qui eu peuvent devenir la conséquence légitime et necessaire* Pourquoi contracter devant le monde civilisé de ce» engageaient» téméraires, toujours préjin dictablea «eut États, car ili un Muraient conduire qu'adesretrao tait uns scandaleuses on à des abdications funestes? Pourquoi se réduire wi-Œénje k cette extrémité de menfitr Finierê 1 national hua paradoxe, ou du violer les principes de la constitution pour Muvegardcr Je» intérêt» de F État? 11 eu «levait être, sou» le régime nouveau, de Cm rapport» insaisissable» du droit abstrait et universel avec les intérêts réels et particuliers de FÉiiii, couima il «n allait lou» la régime ancien de» rapporta antre 1* droit des peuples et celui des rots. C’étaient, et pour trop long-temps encore, de ce» conflits mystérieux qui ne w régi eut que dans le silence de» lois.
VAssemblée en fit trop tût l'expérience, mais en ce morner t personne n« l'arrêta atx avertissements de Mirabeau; personne ne voulait croire aux perds que h guerre pn-parat à la liberté dan» une démocratie bell.qlieu», L'Europe, pour de tout autre» îEcilili, en jugea eomma TAsseihblve. L’Assemblée estimait
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CWIVE USITV OF CAL.IF
LE COMITÉ DIPLOMATIQUE
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donner un grand exemple de désintéressement : elle s’en enorgueillit avec sincérité. L’Europe jugea que la France donnait an grand exemple de feiblesse : elle l'en Félicita. Les décrets du 22 mai détruisirent tout l'effet des préparatifs ordonnés pur Louis XVI- ■ On est convaincu à Londres, écrivait M. da la Luzerne* que tout ministre qui voudrait prendre sur loi de commencer un armement risquerait fort de perdre la tête, » Tout?* les raflerions des Anglais le* amenaient h cette conclu-sou : ■ L’Angleterre n’a plus rien à redouter de la part de la France et peut, «ans «crapule comme mus crainte, s'arroger la suprématie des dent mondes ■* • C’était se méprendre grandement, et svr les dépositions de la Fronce, et sur le caractère loéme de 1*Assemblée nationale.
En décrétant la règne de la paix, l'Assemblre avait décrété la confiance et proscrit les passions. Les passions étaient plus enflammées que jamais, et le soupçon fermentait dons toutes les âmes* fl n’était bru t que de complots tramés pur les émigrants français de complicité avec tes princes allemands, et de projets de fôbtré-révolution ourdi* par la Retoe de concert aVec l’Aulriche. L’animosité du public centre celte cour avait rendu Marie Antoinette itt populaire lors de son arrivée en Frflice, L’i mpo pu14 a rité croissante de la Reine rendait désormais lui haute autrichienne plus odieuse encore h tout le peuple. Ce sentiment avait perré maintes fois dans l’A s semblée, 11 ne fa lait qu'une occasion pour qu'il éclatât.
A ta fin de juillet, îe comte de Mercy demanda pour son [pu-vernemeut la u fonction de faire passer «mr le territoire français un corps de troupes qui se rendait du Luxembourg dans

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M LE DROIT DE Füï ET DE GUE*RE — 1TW.
la Belgique. La nouvelle s'en répandit dans la paya que cei Autncbiens devaient traverser, les habitants se prirent de panique ; >1» te crurent livrée I feu nom; ils en appelèrent h FAs-*4tablée. Un député qui avait servi dans l’aiinda, et qui joignait à raideur révolutionnaire toute l'exaltation da vieux patriotisme Français, DolxHsde Crancé, porta, le ST juillet, h 1* tribune la protestation de ses concitoyen! des Ardennes. Comme il advenait en général dama cette éronoe et tumultueuse UMtnbke, il s’ensuivit od incident qui décela tuât h coup le trouble profond des esprits, et provoqua des mesures qui ne furent si vile imprv viséaa qu* paré* que tout le monda, en réalité, les désirait depuis longtemps. Chacun publie les nouvel le» inquiétante* qu*il a recueillie*. C’ait no assaut de commérages véhéments, L'Angleterre arme, l’Espagne la suit, In Sardaigne concentre tes forces vers le Dauphiné et la Provence, l'Autriche masse des troupe» mu Pays-bas. ■ Vous êtes menacés de toutes parts! r s'écrie d'André. Le ministère dégarnît le* places en Fl*ndret ajoute un député ün autre affirme que les émigrés embauchent les garnisons d'Alsace. On dénonce une fabrique de faux assignats il C obi eu ta, L’Assemblé* nomma un comité de six naambms pour examiner Ici mesure* de défense du royaume et * la situation politique Je» puissances voisines • . Le . en de main, 98 juillet, F ré te au, ancieo parlementaire, brouillon et alarmiste, fait un rapport qui cooErwc tous les soupçons. Il montre l’énai-g rat ion grouinant chaque jour, * la troupes du corps ger-munique » mt scellant eu mouvement, Ira princes allemands pns^essronnés ea Alsace et Im princes français réfugiés en Albumine, s'accordant pour rétablir par la force le régime féodal. On se dut tout bas qu'à Rctchenbach l'Aulncle et h PrtiMe délibèrent sur les affaires de France, et abandonnent leur* litiges jttur sc réunir contre les François. L'Assemble* du-crete que le lia sera supplié d'aimer les ciluyens et de pourvoir è ls défense de l'Étut. Elle annule 1 uutor.sutiou donnée par la Dujnstère aux Attnclurns de pusser sur le territoire français, et se réserve de statuer sur cette demande lorsqu’elle puni la fi ire en pleine etnaa scance de cause.
LB COMITfî DIPLOMATIQUE. M
Au cou» du débat, Mirabeau propose de sommer par voie de décret ■ Loui^Joaeph de Bourbon, dît Coudé » , de déMTouer nu manifeste coutre-révolutionnaire qu'on lui attribue, sous peine d'être déclaré traître à 1« patrie et de voir «eu biens placés mu séquestre. Robespierre trauw la motion mesquine Pourquoi s'attacher h un seul homme et l'accuser sur une pièce qui peut étn apocryphe? Il veut que I15Assemblée prenne les choses de pas haut et plus largement, qu'en un mot die < s'occupe des moyens d'enchaîner tous Ica ennemis de la Révolution ». L'Aa»215Tiblée passe à l'ordre du jour : les émigrés n’cn sont pas moins dé» lors uris en cause et Induits h la barre. Les députés ont évoqué les affaires extérieures, ils ne fi'eo dessaisiront plus. Le 29 juillet, ils décident qu’un comité Ce sia membres sera chargé de prendre connaissance des traités conclus par h France et d'en midre compte à L'Assemblée l. C«st le comité diplomatique : il oit nommé le lwut>ùt et composé de Mirabeau, Fret eau, Menou, d’André, Barnave, Duchâtelet,
L’Assemblé# oui, peu de jours après, l'occasion d’exercer le» pouvoirs qu'elle s'était attribués. L'Espagne demandait, non sans aigreur, des mesures immédiates et énergiques contre l‘Angleterre Le Pacte était formel ; Louis XVI n'en pouvait décliner les obligations. Montmorici hésitait h saisir l'Aasem-Mée. Il la savait défavorable h ce traité. Le Pacte contenait des clauses offensives : à ce titre, il offiisquait les utopistes» L» opposants y considéraient, avant tout, une ouvra dynastique, et l’attaquaient de ce chef avec acrimonie. Les passions anarchiques des uni et les généreuses illusion! dee autres conspiraient ainsi h détruire une alliance que les esprits le» plus judicieux Louaient naguère comme Le meilleur ouvrage de la politique française depuis un demi-siede 15.
H LE DROIT DE PAIE ET DB GUERRE — HW
Cependant les Anglais pressaient les Espagnol*. Fitz-Herbert dut a Madrid drpui* le milieu de juin, et adressait À Florida* Blancs de* nota» comiziiualoire», L'Espagne ne disposait qu» de *oixante*dix nu Tire* de guerre; l'Angleterre en pouvait mettre en ligne cent cinq un nle-huit, et tandis que les ministre* français
I citaient h HUlenir F Espagne t la Hollande armait pour aider
l'Angleterre. La France avait rappelé sud ambdsjudrur , N. de La Vauguyon, et ne gardait i Madrid qu'un chargé d affaires, Bourgoidg, dévoué à h Bévalutian et fort peu chaleureux pour l’Eipsgne. « Ce sont de* misérables, disait Fianda^Bluiica à 1 agent suédois; on ne peut traiter avec eux, Si je m'écoutai*, je mettrai*un cordon sur i* frootièra, pour une peste1 ! ■
L'alLaDce était déjà tres-coin promise lorsque, le U août, Mont-maria m décida a porter A l'Assemblée la réclamation Je l'Espagne. L'affeurr fut renvoyée «u comité diplomatique. Mirabeau y était tout-puissant. li se fit nommer rapporteur,
II Dévoyait qu'un moyen de sauver une alliance necessaire a se* yeux et de couper court à l'opposition irréfléchie qui n'en considérait que la forme et en sndconnaissait le fond : c était de reviser le traité, de le mettre d'accord avec la nouvelle consti-tution, d’en supprimer les cleiues olfeœive* et de remplacer le Pacte de fam lie par un Pacte national *, U conclut en ce «eu* le Î5 auuL Le 26, l’AueinLlet invita le fini * armer quarante-cinq vaisseaux et A entamer avec l’Espagne une négociation pour la révision du traité. L'armement fut ordonné, et de* instructions furent adressées à Bourgoing. Le ministère, s'inspirant en cela d’an sentiment tropopulaire, suggérait au* Espagnols, comme une consécration de Icjt nouvelle alitance avec les Français, la restitution de la Louisiane.
Le* Espagnol* n'étaient rien moins que disposés à donner h la France cette preuve d'attachement. La accourt se lait trop 16


L'AFFAIRE DES POSSESSION HÉ S. 95
fait attendre. Ils n’y comptaient plus. Ne se jugeant pas de tadîe à reeis-ter seuls à l’Angleterre, ils prirent le parti de bouder leur alité et de «'-accommoder avec leur ennemi. L’ambjs-»ad en r d’Espagne à Paris put un congé, Florîdu-Blança se renferma devant Bourgoing dons un tel mystère, que ce lut par la cour de Londres que Montmorin apprit le peu qu’il sut des négociations. Elles aboutirent à un traité, signé ù l’Escurial le 12 octobre 1790. L'Espagne y faisait réparation aux Anglais et leur abandonnait le territoire contesté. Cette déférence de l’Espagne annonçait un revirement complet de sa politique. Elle allait chercher désormais à obtenir, par sa complaisance envers l’Angleterre, ta sécurité que l'alliance française ne lui fournissait plus. C'était un grand succès pour Pitt et le véritable objet de sa diplomatie en toute cette affaire : il avait rompu le Pacte de Famille, et i] tenait l'Espagne b sa discrétion. La France était humiliée et isolée; Pitt n'en demandait pas davantage. Le tonde la correspondance entre Paris et Londres s'adoucit rapidement, et Pou s'accorda pour désarmer les vaia-seaur que l’on avait reepectivoment armés.
La France échappait à la guerre; mais cette crise n'avait que trop découvert l'infirmité de son gouvernement, l’irréso-lution de F Assemblée et le désarroi général de l’Etat Ce n était pas le moment d’engager des affaires avec l'Europe; cependant F A semblée y marchait sans en avoir conscience, et se laissait insensiblement dériver vers les conflits.
IV
Le 96 octobre 1790, Merlin de Douai présenta le rapport du comité féodal sot raflai re des princes abemands pas session nés en Alsace. La part considérable qu’il avait pns-e aux délibérations sur l’abolition du régime féodal l’avait placé au premier rang parmi les légistes de l'Assemblée. Personne ne représentait pins complètement l’esprit d’une classe d hommes
*
c|uî devait exercer *ur le développement de ta Hé vo lut ion une influence prépondérante. Merlin en apportait l'esprit dan* les affaires extérieures, et Tan voit avec Lui la politique réaliste d« 1795 «'inrinuer h travers l'idéalisme de 178*. Sob rapport commence par un hommage solennel aux principes du nouveau droit public. • Proclâmateurt incorruptibles des droit* sacrés et inaliénables des nations », les représentant* ae reconnaît-sent point d'autre* règles que celles de la justice. Us répudient, de ce chef, « fouaces traitée, toutes ees conventioni, traits de* erreur! dea rûii et de* ivms de leur* ministres v, Merlin, toutefois, ne s'attarda pas plue qu'il nt convient dam «a lieux comnune oratoires. 11 et hâte d'arriver au fait, et il se montre des lora, ce qu'il paraîtra toujours, le plus érudit, le plus retors, le plus captieux, mais le plis ferma aussi, et le plus logique des légistes; excellant, entre loua , h traduire eu langage révolutionnaire 1rs maximes du droit monarchique; appliquant, avec une extraordinaire dextérité de jugement, h l>\tension de la suprématie da peupla loue Ica artifices de pc^uedare que les parlement* mettaient au service de h suprématie du Roi. Il n*a déposé dédaigneusement sur la tribune 1« dossier de* traités anciens que pour le ressaisir aussitôt de la main gauche, H le dépouiller avec l'âpreté superbe d'un procureur général de la nation souveraine. Il établit que les ei-devetit fiels régaliens d'Alwce ne sont, de par les traités mêmes, que des propriété* privées, anumtaM à la souveraineté française comme le sont » tontes les partiel, tous tes cantons, tous les points « de l'Alsace. La France a donc légitimement supprimé ces fiefs. Reste ii savoir si une tndenmïté est due aux détenteur* Ceux qui ont éLé représentés h T Assemblée n'en tairaient prétendre au cuva; quant aux prince* a Jeraand* qui invoquent le traite de Munster, Merlin distingue tréX'insjd.ieuseiiKnt entre raucieu droit et le nouveau. Selon l'ancien, il» avaient droit h une indemnité, car la France, ne possedunt qu'en vertu du truité, était tenue d'en observer le* clause» . Louis XIY n'mirait pu se dispenser de fournir nn dédommsgement Mai* tout est modifia depuis .que la nation française s'est déclarée souveroLce. » Le
peuple alsacien s’est uni au peuple français parce qu'il Ta voulu; cest donc ci volonté seule et non pas 1* traité de Munster qui a légitimé I'udioû , et comme il u’ft üûm à cette volonté aucune condition relative aux fief» ré juliens, nul ne peut prétendre d’indemnité, ■ L’Empire n'a rien à voir en cette affaire, elle ne le concerne point. Chacun des État* de F Empire, ■ formant un corps de nation séparé », demeure maître de soi et libre de se donner à qui bon lui semble. • Lea divers Etats dont était composée l'Alsace n'ont pas en plus besoin du consentement de l'Empire pour devenir fruayais, que lea Corses m'ont eu besoin du consentement des Génois ■ Tel est ■ le cri d’une raison sévèrement juste >. Mats, dans la pratique, la sagesse conseille d'écouter les avis ■ d’une équité douce et bienfaisante », et de ménager les nations voisines. L’Assemblée a'y prêta.
Sur la proposition de Mirabeau, elle rendît un décret qui confirmait lea droits de la France mais invitait le Roi à déterminer à l'amîahle *VcO Je* intéressé* la* indemnité* qui leur seraient accordées. C'était s'engager dans un conflit insoluble, si ['Empire, usant du même droit que revendiquait la France et ne reconnaissant chas soi d’autre souveraineté que la sienne, persistait à ne w juger lié que par lea titres que h France frappait de nullité, c est-o-dire les traité*, ci ne consentait point à reconnaître les titres nouveaux que la France invoquait, c'est-h’dire le suffrage des populations. Mai* cette difficulté qui résultait directement de* principes posés par Merlin, n était pas la seule que soulevât le rapport du comité féodal. Il en ressortait un* conséquence bien autrement périlleuse, cnr elle mettait eu question l'existence même de F Étal et le premier fondement de la pa^x. La France, affirmait Merlinne tenait plus l’ilsacp que du consentement des Alsacien*, et œ peuple avait pu s'annexer librement à h France, parce qu’il formait un corps de Dation séparé. S’ensuivait-il que toute population qui prétendait former un corps de nation séparé ou, eu s’affrao*
I * (k»sé»rArit ipVjl ne ptut y onair énw, l'pipniluH Jr |>npïi¥ Fr*nCtÛ d’intw uvanîjitt* <]t» hII* J* J* niüuù... ■ EltærM du St œiubr* 170UL.
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«« LE DROIT DE FAIX ET DE GUERRE — 1750.
chissant. déclarerait en constituer un, pourrait, par cela seul, déposer de aoj, se détacher de l’État auquel elle était liée et s’unir à un autre État, sans que le souverain de fait fût admis à s y opposer ou même à protester? La France appliquerait* elle ce principe aux territoires voisins de ses frontières? Ad met trait-elle que, par voie de réciprocité, les peuples de ses propres provinces invoquassent le même principe, pour rompre avec la France et s'unir à d'antres États? Ces conséquence* s'engendraient l'une L'autre «L s*enchaînaient avec une inflexible logique, I/Araaublée an avait le sentiment. Elle se déroba tant qu’elle le put à ce problème, le plus subtil et le plus redoutable de tous ceux que la Révolution devait poser entre la France et l’Europe. MerLn en avait indiqué les données h propos de l’Abace; les affaires d’Aviguun obligèrent l’Asscm-hlée à le débattre publiquement.
Avignon et le comtat Ven ai sa lia formaient une enclave dans le royaume. Ce n’était pas seulement par une ambition traditionnelle a pur la passion de F unité que les légistes du Roi revendiquaient périodiquement ces territoires 1 ; c'était euss, par amour de L’ordre et par esprit de gouvernement. Ils voulaient à la fois restituer an domaine uue province qui, selon eux, en avait été indûment distraite, supprimer un atelier de contrebande et étouffer un loyer d’anarchie. Avignon subsistait dans la Fiance connue une sorte de débrie du moyeu âge. La gouvernement pontifical, tres-debik à Rome même, .''annulait avec la distance. Les commuDes de ce comtat a’adunnistt aient a peu pies a leur guise, càaeune tirant à soi. Dans la capitale, l'autorité se montrait débonnaire aux honnêtes gens, indu!*
■ CT. t. I, p. Û0 —- Sut Jlvigiion, vOirLvUM BlàPC, Stii&nrr J' fa h
" \ . p. »W. Mlcuriet, i. J U, p. £70, — T* ha, c. Il, g, IGd. — Hiuu a. J, aw. — Muwa, JlcrniT, Far», Î8U, p. Ml, 237*

OnQir.a fTQin
LNIVERSI'n OF CAL.IF
L'AFFAIHS D'AVIGNON. »
g eu te un autres. Celle cité constituait, au sein de la France, un« cour des Miracles, ouverte par le droit des gens à
tous les reins de justice du royaume et fermee à la police du Roi, Une rivalité séculaire divisait Avignon etCarpentra», ville capitula du comtal Veoaissiu. L'agitution propagée parla Révolution ranima ces animosités anciennes et jeta ces petits pays dans une crise violente. Ce fut par Avignon que le mouvement commença.
La bourgeoisie y était acquise b la France et h mh nouveaux principes, elle desira naturellement la réunion au royaume afiti de profiter dea conquêtes de la Révolu boa, Le peuplade» campagnes réclama l'aboation des dîmes et des redevances féodales; il manilvata as voionté Je les supprimer, en refusant de le* acquitter. La populace d'Avignon, les contrebandiers, les brigand» de tonte espece ci de toute provenance qui y foison noient, se formèrent en bandes et commencèrent de terrifier le pays, brûlant les châteaux, fraccageant les couvents, et faisant cause CDiDmime d’anarchie avec les brigands de la Provence et dü Languedoc. Les partisans de la France demandèrent au Roi d'intervenir pour rétablir l’ordre et appliquer Les réformes introduites en France. Mois la régime ancien avait aussi ses défenseurs, beaucoup plus épouvantés par l'anarchie que séduits par la Révolution. Avignon étant français et révolutionnaire, Carpentrag demeura pontificul et aristocrate. Les opposants ■ l'annexion s'y réfugièrent et Lâchèrent d'organiser la résjs-tance. La Provence se passionna pour ces différends, la France entière a'eu émut. C’est qu'ils agitaient cette grande idée de l'unité nationale que lu Révolution avait pour anuti dire renouvelée et enfluimuue daim J«s Hui «s, et qu’ils excitaient celle antique hostilité ail pouve^r ecclesiastique, toujours entretenue en France pur les légutes et Ica panemenlnires.
Des le 13 novetnare 1789, un député de la Provence, Bouche, avocat au Purlemetit d'Aix, préaenla i ne motion tend uni a revendiquer ■ pour lu nation • lu suaver.iiueté d'AV gnou et du comtal Veoaissiu. L'Assemblée ll,iL encore U un ce, les ofijitvs djploiiiutiqusi Tofiiiruiicbment, elle jiuSsa a 1 urJie Ju
Oriçlra früK'
Lh MR^nV OF CALIFORN
1(H LE D10IT DI PAIX ET DE GUERIE — |T»O.
jour Lea révolutionMires d'Avignon résolurent de lu mettre en présence d’ui lait accompli. Ils chassèrent le légat de Pape, s'emparèrent du gounrneuwDt de le v*h« et formerait une commune qui délibéra, le 11 juin 1790, de m réunir à h France, Camus, légiste très-veno dam le* affaire* ecclésiastique» et ■dreruire très-passionné de l’Eglise, donna, le 17 juin, avis ce ce tou b l'Asiemblée, qw en inferuai U Roi. Quelques jours ■prie, le 99, elle reçut et renvoya également au Roi ujm pét-tiou de» habitant» du comtal Venaison : il» avaient élu une assemblée rapréaentalive et déûdd d'adopter le» nouvelles loit françaises, sans prétendre tootefae, disaient-ils, » porter atteinte à la puuaance iéptiüM de kar banihuMut monarque ■. Confiant» dans la declarahon que la France avait kite de renoncer aux conquête», ils démordaient au gouvernement français da la» protéger et de leur garantir par un traité cette aorte de constitution libre qu’ils »e donnaienL Criait motns contre la 6aint-8ieg« qu'il prenaient cette precuutioa, que contre teun dangereux va midi, les révolutionnaire!. d'Avignon. L'anarchie «évisMii bombement dans cette ville. Le» gaule» nationaux de la commune frtinçuive d’Orange euayereat de défendre tes gens paisibles. Lis ne wuvèrenl les aristocrates d’un massacre imunuenl qu'ea les fauaut prisonniers ; mais il» oc su Misaient point à la lûdie, L< nûUQicqmhlé d’Orange lédama l'appui de» troujies régulières, L'Assemblée e i fut avertie la JB juillet. Elle était saisie sous trais tonnes differentes des affaires d'Avignon et du ComtaL Elfe les retint et nomma, le 17, un comité spécial, pour les étudier. En même temps «lia invita le Roi a envoyer des troupes qui s'arrêteraient h Orange, ou elles attendraient des ordres ultérieurs.
Le comité, nommé *e22 jul lett chargea Tronchef de déposer uü rapportsomiuare. H te lut le 27 août. Trunchet évite d’entrer dans fe litige, mois il établit tit?s-clairr ment qn1 A vijnon ae saurait être réuni » h France que du consentement libre des habitants, «t à la suit* d'an truite conclu avec Le Papa; autrement es serait une conquête, interdite par ta constitution. L'Assemblée ajoanae ■ statuer sus le fond. Le gouvernement, solbcité par le
IM
Pape d'assurer, avec les droits du Saint-Siège, h sécurité du pays, «'om prndre aucwM maenre «ana l'aveu de I’Amou^ blée; H redoute encore d a matage de la consulter. H atermoie, mai* il recula, ut l'Aatamhlda, tout «a hésitant, ©coups peu h peu Je terreîo. Le comité dipionatique est requis de donner son b vis. Il ne peut s'accorder avec le comité d'Avignon «or un rapport commun, et la 16 novembre, le débat s'engage sur h pétition des Avignon nais 17.
H y a dans «tte a (Taira, comme dans celle des poetesamunds, deux questions A résoudre : l'une « de droit naturel et imprw* criptible des peuples • ; l’autre de droit positif, de contrats et de testes. La première m m discute pu : il suffit de la poser. Le droit des Avignonnaia A disposer da leur sort résulta du principe fondamental des nouvelles lois françaises. La France, en vertu de ea principe, est purfailement fondée à accueillir leur vœu17. Blais ce principe n'est pas encore celui de l'Europe : die ne ae gouverne point selon le droit naturel, et ne connaît que le droit pub te et les traités. C'est donc le droit public et les traités que la France invoquera devant Us puissance» pour légitimer m revendication. En aliénant Avignon, dira-t-ele, la couronM a livre ce qu'elle n'avait point le pouvoir de céder. Le Saint-Siège a usurpé ce qu'il n'était point capable d'ac-quérir. Ses titre* sont viciée dans leur essence et nul* en soi. Les parlementa, gardiens fidèles da droits nationaux, n'ont pmau manqué de stipuler leurs réserves lorsqu'ils ont été contraints d’eareg strer les lettres patentes qui, h plusieurs reprises, ont rende Avignon au Saint-Siège. En principe, ou ne prescrit poÂit contre l'Etat; en Tait, la prescription a été formellement interrompue •. Le droit étant incontestable, l'interet de la

nation commande de J'eiercer. Ce pays est ■ » centre de nos ni raton ; il gène le Languedoc, iâ Provence» le Dauphiné, la principauté d'Orange dan* leurs relations i. Il serrait de repaire aux co ot rebondi ers; il peut devenir ua foyer de contre-ré votation, La réunion» affirme Robespterre, est a le vœu fortement prononcé de toutes Iss municipal tés, de toutes les gardes nationale* du dqMrtement des Bouches-du-Rhône 1 ■.
méridional ei-, dit Pétioii, il en coupe la commis-

Les a'heriairca de l'annexion opposent à W raisonnements des objections de droit, de fait et de politique*. Si L'on invoque le droit public de l'Europe, ib répondent que les droits du royaume sont incertains *; si Von invoque le droit naturel et la constitution de la France, ib déclarent que le vœu des Avignon dus est douteux *. D ailieurt» le droit fut-il certain et le vœu manifeste, l'Asseuiblée *e sa irait, sans enfreindre ses propres loi), réclamer Fuji et recevoir l'autre. Eu réaDiwoi Avigsoo, elle infirmera les promesses qu'elle a données b l'Europe, ■ Des législateurs qui ont fait la déclara lion des droits; qui, par une déclaration non maint solenualk, ont rcDonoé à toute conquête, se peuvent, dit Malouet, dépouiller u prince étranger parce qu'il est faible, ni prendre ses
AJomlaur, t. VI» p. 999,419. — Cf.rapport de Manou, 39 ami at tT bai 17S<-Ducaora Sa P«E»n, 3 mai 17911 Sa Gourai di Prefeln, 1 oui «791, Sa Robu-patfta, 1 1791, d* EaraSrc, 3 aui 17H. B*raa« dit t « Si I* Fr^nct dedaft :
Ca paya art à moi, ja la Mpreadi, — la pwmnm n'y paumai riaa voir da Menaçant paar hara irai» pronre» cl pnur Ja droit publie, puiaqua m aaau m *irti da eu droit aêtM qua h Fnuaa *{;■■> > Abwuraur, u VIII, p. 197,
* 4* ammbu 179*j Robeipatm, tS»T«mbr«j af fteuaba, 17jak Ib «117 aato,
■ UduaEt, 1* Mrcmha ITM, fabba Jwquaaard, DucUmIm, 1 afabé Cbarrfor, SS nuvtnbrvt QJwxsi-Twoair*, 10 oet#*iLre, Jfouw, C. VI, p, MM, 418, ATS, 431. Qf. I* Radtvfoacaald, Onoti-lKMiNj Malouac, 3 a*i; Dacbà-tact, labbâ Maary, 3 an 17VI.
* * boa nu «t pliMitutt tas rtprii AvtgnûU| *au las mt^ntfees qulte s* ont faMa* dom bas que œntorin Ja aautninetdda Fapa. » Matouet» 4t an* wabn 47V*.
* ■ Cou* nüa povm app^nenir à la Francs, dit Mjlouet, ai h ^uattripriou da près A» te natif de» hnbuasij, u, i«« mwrtt**, 1m înraudaM, ai 1m aimera ■Feeui *u laoAnH 1 Jia*MMira Isa rainr», usai Im droua de* peuple*. - L abbé Cbaariar affilBI qoa ■ w W populfll on dr 45,0*0 Stac*, 1,400 fUKMttCT sa fbsij « k eiritefcaii^ du rvAa, ikmandcai à « unir S la Enaoa a .
0r tfina *oir
bMVERSnV 0F CAL FORMA domaines parce qu'ils sont b leur convenance. ■ On dit que l'intérêt l'exige . s’emparera-t-on de tonales pays qu'il y aurait intérêt à réunir à l'Étatt On dit qu’A vignots peut devenir un centre de contre-révolution; le Luxembourg en est un, veut-on prendre le Luxembourg1 f Suffit-il que le peuple d'une ville ou d'une province ae soulève pour légitimer sa réunion b un Étal étranger * T Ge sera justifier toute* les insurrections et poser le plut dangereux des précédents Ü suffirait donc, pour dissoudre les empires, d’un prince factieux qui sût en imposer aux peuples par les dehors d’une bonté simuléeI « Que l’Empereur vous dise aujourd'hui : Je vous ai cédé h Lorraine ; les peuple» ont le droit incontestable de ae donner; les Lorrains viennent se jeter dans mes bras. Quelle serait voire conduite T ■ « La portion de la Navarre qui s'est unie h la France peut donc k séparer quand elle voudra ■, ajoute l'abbé Charrier.
Voilà l'argument capital. 11 n'est pas Tait pour déconcerter Im légistes de k Constituante. Leurs prédécesseurs, pour trancher loua les conflits de droit et de juridiction, alléguaient, oomma l’arbitre suprême des lois, des rois et des nations, la raison d’État qui ne se prouve ni ne se discute, car elle est souve* rame en soi, ne procède que de soi et ne connaît que soi. Les légistes de 1a Bévolntiou trouvent, dans la Mphisttqve du siècle. Un arbitre non moins docile b leurs pusioaaet non moine
taire en ses arrêts : c'est la raison pure, qui est universelle, qui est infaillible, et qui résout toutes les difficultés per cela seul qu'el e h* supprime. La France, déclarent-ils, a renoncé aux conquêtes préparées par la nue, accomplies par k force, selon l'abus dé l’ancîan droit; alla ne s'est pas interdit d'accueillir les populations qui nannent spontanément b die, en vertu du droit nouveau. ■ La réunion libre d ou peuple à un autre a-t-cl le quelque chose de commun avec les conquêtes T dit Robespierre. Une conquête u’«faite pas L'oppression d’un peuple auquel le conquérant donna des fenf ■ La réunion est donc juste; e le ne Murait motiver de représailles. Le même droit ■ naturel • des
1 L'abbc Charnsr,lT mafa 17W.
1 Cf, JMiW Mmtt, tT jhIIMi Tn.ncbet. 17 «rit 17UQ.

IM LE DUDIT DK FAIT IT DK fiUERKB — <TM
peuples, qui permet h le F rsnrr Je m rendra en tou des Avi-gnon.iais, hrterdit toi étrangers de dépouiller le France en rétorquant contre alla Me propre* miximei, Avignon pont m donner et disposer de soi parce qu’en fait Avignon forme an payât part; ce pays ■**été réuni aui mires Étatsdu Pape quTu litre personnel; les habitants, pour avoir le même Jouterai n que les Roraarn», ne formaient point avec coi oae même nation C'est amii qxe les Anglais et les Han orne ns constituent deux peuples séparés «oui un seul roi. Cette distinction très-simple permet h la France d'aeeneillir tous les peuples étranger» qui se dansenth elfe et de retenir toutes les papulations françaises qui «traient tentée» de te détacher de la France. Sous l’ancien régime, les differentes provinces enraient pu se séparer du royaume, comme le peuvent actuellement les provinces dei État* qui continuent de vivre son* l’ancien droit public; mai* dépoli 11 Rérolntion, les Français *e sont liés votants ire ment par un pieté national qui rend desurmaîa leur union indestructible : c’est l’effet nécessaire do principe qui constitue celte üDioal.
Le débat s'étendait singulièrement et débordait le cadre modeste d’Avignon, d'où il était d pértLeux de Je fjtre sortir Mirabeau l'y «amena. * Votre comité diplomat que, dit-il, a pensé qu’il ne «'agissait dans cette affaire, xi de chercher le* droits des homme* dans des chartes, ni de s’occuper de dissertations philosophiques. Chargé de Teil 1er a vos intérêts extérieurs, il « cru que von» ne devriez vous occuper encore duos cette question que de l’intérêt du moment, que de votre grand avantage KUeb Qr il n> pas aperçu qu’il fûl de vutre mtértt aetaei d’entrer an posMHwnd Avignon. Voua are» nronteit .blenu nt le droit et le devoir de protéger les établissements français düits cette ville; vous avez le droit et le pouvoir d'y protéger la paix pudique. Je pense qne vous deres prier le Roi d'envoyer des troupes à Avignon et Lisser le reste de ta question îiidéG aimant ajourné. « C'est ce que l*À «semblée décida, le 20 novembre,
■ Prlinn, 18 norealrt; Batayhi i c, I ‘ «<»' n br* ItW.
VI
* J’at nrase é Cette assemblée vorace *, écrirait Mirabeau1* Le mot est dur, nais significatif. Appliqué h rAâsemblée, il est exagéré; il n'est que vrai de la France révolutionnaire. Elle était incitée A la propagande et à la conquête, h la fois par ses principes et par ks passions* Les principes étaient uaiver-tels, 1er paesicm étaient toute* française», les uns et les autre* régnaient despotiquement sur fe* esprits et les emportaient à Fenvî, Mais s*"ls les entraînaient dan* les rvéme* directions, it* pe le* y entraînaient pas tous du même mouvement. Il y a des acnés et de* degrés, qu'il faut distinguer*
Le* constituai!b* et je range sous ce titre tous ceo* qu'anh niait, comme la majorité de F Assemblée, te pur esprit de 1^8'J, déliraient nalnrenement étendre h tou* le* peuple* le régime dé iidCraltqtie qu’lis fondaient en France. Ils étaient persuadé* que ta démorratie ne serait défin trveitient fondée en France que quand le régime ferai al aurait disparu du continent. Il fallait l’en bannir. La Itérolutiou françajse devenait solidaire de toutes le* révolutions populaires. • Il n*est aucun Francs s ■ , s’éiriatt Lafuyette, le 17 mars 1790, en faisant illusion aux vonckiates, ■ H n'est aucun umi de la Lbertéqur ne doive au peuple bdgtque drs vœux et de* éloge*. Toute cor pu raton, tout despote, en s’agitant, ne fera que hâter la révolution qui l’attend. N’en doutoir pas la liberté reprendra se* droLt* sur les hommes1. ■
1 À Mirek, Il povembrfl ITW Corapsttéi»;*, t. U, p 344L—Sm, l. U, p. W
* Et t*M, uwnMtem Jn Manda,
Bort, colonel d’ofga&iL « délieta ooj'Afl, Outrer Ici yeur, hilet-rDU». Veut Qu'un lonrbiIlGn divin de mgraacM prochimea S'mnc* «if* vou> CroyM-**»», Fr*r«a«i rouM£»o et w «hnlia c+rteinvt ÀUI MtiODB 4cfluuet piieuz Tôt ckq in,-*, ÀU«cw4«w U p<Md> rvi,
André Cataua, Ode w h lemeat du Jeu de paume, mn 1791,
L’extension d? l'in fluence et de 1* puiaMUin fr«içai»e» est en même temps le condition et te conséquence de cette propagation, même pacifique, dea principes de la Révolution. L« constituante du m font point scrupule d'y travailler. Dana leur pensée, ce qui m donne apontanémest «'acquiert avec justice ; ce qui est acquis à la France l'est à la liberté î la grandeur de la France s’auode au bonheur du genre humain. C’est ainsi que pv des voie» imprévues «t par des motifs inattendus, Fanctenne politique des rois, le politique d’aecrotuemeiit tem-torial et de suprématie, pénétré dans la Révolution, et que la nouvelle Francs s'apprête à exercer sur les peuples in donun*' lion que l'ancienne s'était sauvent attribuée sur le* États. Le* homme* de 17fi9 prétendent rompre le* tradition*; il* ne s'aperçoivent point qu'il* le* «nouent, au contraire, et les prolongent. La France et perpétue, pour ainsi dire, dans la Bdro ution à l'insu demi Ugislnteurs. Las contradiction*qui m manifestent entre le* actes et les déclarations de* co asti tu an ta, Ica efforts qu’ils font pour concilier les intérêts et les principes, h subtilité de leur* diwuaion*, h timidité de leur* décrets, tant d'inflexibilité sur l'article de* droits, tant de docilité sur celui de* expédiants, montrent b quel point üs sont sincères en cette révolution de leur* idée*. C'est très-loyalement que devant F Europe et devant cux-mêtnes ils couvrent de* plus beaux prétextes les mesura que leur suggèrent leur sentiment naturel de* intérêt* de la Fiança et l’instinct secret dose* traditiot)!. La paix leur parait in dispensa bla pour accomplir la Révolution : ils la rebsussent et te décorent magnîfiqiMCMiit. Da la nécessité qui leur commanda rabetra-tioa et te neutralité, ils déduisent te noble système de la renonciation aux conquêtes. Mai* voici que, par l'effet même de te Révolution, l'occasion se prétraite de compléter l'unité du territoire, comme on a complété celle de U nation : FamlittiDu séculaire ao pare, b son tour, de* couleurs nouvelles, et c'est te généreux motif de F affranchisse ment des peuples qui légitimera désormais te* «grand iasemente.
Cm ce sont des agrudiMcments, Toute* tes humus dejuo-lice qu'allègue la France* tous les bienfaits qui en peuvent résulter pour le* peuples, nt prévalent point contre ce fait : l’extension de l'empire français. L’Europe, quand die y repur-dera de plus près, afy considérera point autre chose, et l’obj*t nouveau que se propose la France ne rendra ses desseins que plus redoutables aux États qji renvironneut. Il faut iri, pour niesurer esactement la portée de ces premières entreprises de f 790, changer de point de vue, passer la frontière, et pêne-ter dans ces cabinets ou la raison ne raisonne point comme en France, et où le droit se Fonde tor des règle» opposées. Ce qui se passe à Paris paraîtra, le jour où Ton »'eo rendra compte, h la feus très-singulier et très-menaçant. La France, en effet, ne déchue pas les traités, ce qui serait très-simple, elle en convertît pm.r Qioii dira les obligation, «a trunJornie la causa «tan Hiociifæ, objet. Les traites souscrit» par le» rois ne la lient plus, car elle possédé et acquiert désormais en vertu d’un droit puhliQ que les rois ne cou naissaient point; mai» œs traités continuent de lier les Etats étrangers, car ils vivent encore sous la mémo réglé que du temps ou les traités ont été conclus. Ils Mot tenus d’observer les traités de Wcstphaue, puisque ces traités sont conformes è leur règle ; mai* il* ne font point fondé* à en réclamer l'observation de la part de la France, puisqu'elle n’en admet plus le principe. Ils Dont rie* à objecter a la réunion d'Avignon : elle est fondée *ur des titres authentique» selon leur coutume. lia n'ont pus le droit de revendiquer, an invoquant la mémo coutume, une parcelle quelconque du territoire français ; Ja France a annulé toutes Ici chartes, abrogé toutes les conventions, ut le* titre* qu'on produirait contre elle sont, de par sa constitution, nuis et aon avenus. L'ancien domaine, celui du royaume, est inaliénable; le nouveau, celai de 1* nation, est indivisible; lùn et l'autre demeurent imprescriptible*. La France peut réclamer de* droits partout, elle n'admet de réclamations nulle part.
C'était la logique de la raison d’État; elle était très-fami-lière aux gouvernements de l'ancien régime. Cette fufon de rai* aooner n'avait, ta soi, rien qui Im surprît, ou qui les offusquât;
la nouveauté pour aux »e rés ad dit point da*s la méthode de cette politique, ma «dans les applications que la France en pwi rat faire aox principe® deu révolution. La Frencn n'aratt-elle renoncé h ata^ra^clip par la (pierre que pour s'étendre •vecpki'î d'aisance et ptaede sûreté par h paix? W’*vait-rlk prêté ce serment pootpcin de remmriatioa aux conquêtes que pour »*y dérober airanidt par une échappatoire de casuistique, et tout iet rtaliigede désireléreasement retafîi ait-il qu'un masque équn tique aux ambition» qu'alla prétendait abjurer T La Fronça repmuiait les prétentions des tom»^ rudia elle en élevait d'autres qui semblaient ■tille fois ph» périlleuse» à ses toc*ji»« que toutes celles de Louis XIV. Où s'arrêteraient cm emptétements1 Staltnhue-mit-elie, sa nom du peuple, taux les terri leurra sur lesquels le Roi revendiquait des droits* I/esprit de la Révolution française échap|iaX encore aux hommes d’Éîat du comment; nais ils ne pnvTajsnt s'nwugler longtemps sur ce danger prochain. Ce ■'était pourtant que le moindre des dangers dont la Révolution les menaçait.
I
lis s’ea lésaient aux apparences, et ne considéraient que les syntplAaws, Ih ns discernaient pas encore, ils ■ 'opère tirent que beaucoup plus tard la cause véritable et le moteur effectif de leu» cet mouvements qui agitaient la France et commençaient d’ébranler le sol eetr>ur de «es frontières. lia voynient furn ta France inviter par *es émissaires les populations Irmi-tro ihcs è auîrmoa exemple et préparer «nsi, par les séditions dénocratiques, des vreux d'annexion qu’elle se réservait d'ac-cueillir, Müls il* ne mesure tant point l’incroyable puissance de l’arme dent disposaient les, nkolutioim aires, Ils ajq>tvCiâient d'apres les réglés de ta vierle politique une révolution qui allait boolever&cr toutes ces règles, et il* en jugeaient comme des tecf ictères du moyen âge auraient pu faire des orme* * feuavnnt il’**n avoir epmrré par eux-mêmes le» efFtte- Ils en restaient au precidtiil des Chambre* de réunion : Ml fameuses chambra n'étaient que des offices de procédure, leurs prises s'arrêtaient aui pn»Hsiona mitoyen; rAtoembléa national» doublait son prétoire d’un foyer de propagande, et ses prises s'étendaient

bÀ V1OPAG4NDB.
IM partout où il y avait de* inquiétude*, de* mécMtenteuwiits et des souffrance».
La révolution da FranœsVait celu de particulïeroment redoutable qu'elle était ■ cotnprébeu^ible pour Inus et im lUble en cent endroits à la fois18 •. Il n'est besoin pour le comprendre que de sentir las chargea du régime féodal; il n'est besoin pour s’y associer que d'avoir Tib*|jqcI de la justice et de désirer d’étre libre; il n'ost besoin pour la faire tnnmpber que de vouloir sua projire bien, son propre intérêt, ou seulement de s'abandonner a l'esprit de uhungament, de UwLmletic* «1 de révolte <pii travaille jncetMimnenl les peuples, surtout quand ils ne ae sentent ni heureux, ni bien gouvernés, ni fortement contenus^ Cette propagunde «pou ta née de la Révolution française s’annonce a l'époque oà a'esquisjeut les premiers desseins de la poli il que révolutionnaire, l'une et Vautre vont marcher de pair, se soutenir et *’ei«ler mutuellement.
A c6té des hommes de 17$ 9, liberaux et constitution Delà, qq avait vu surgir h multitude deréglee des démagogues et ds anarr histe* ; autour des modérés et des timides, qui oe rêvent en Europe qu'une propagande tonte morale de liberté parmi les nation* et renferment leur mission d'affranchissement dun» les Imites historiques du royaume, on voit monter le flot désordonné des «dateurs cosmopolites, qui se proposent de régénérer le monde ad le bouleversant. Dans cea ûnaginution* ardentes, la fai aux Droits de l’homme suscite des vocations Fanatiques et une fougue impétueuse de prosélytisme. La Révolution n’est plus seuleamut upe réforma saeuile et politique, un idéal de Cité que la France propose aux hommes, auquel elle convie les peuples veiaius et dont elle leur ouvra Lbéralement les portes, H llévnJiitiMi est une religion universelle que la France a pour nnssioa d’imposer à 1 humanité *. El c ne ae borne poi a améliorer les lois et la condition des citoyens; elle marque le drbtit d'une ère nouvelle. Elle prépare b l'humanité une soi le de
440 LE DROIT DÉ FAIX ET DE GVFRfte — ITM parodia terrestre. Pour y être idmi«, l'homme n*a qu'a m déclarer croyant et vertueux : vertu facile, elle consiste pour chacun à suivre ses penchant* et & écouter aes passions, Tool seau te et s'ennoblit de la sorte, jusqu’à Tenrie^ jusqu'à lu h ni re, jusqu’à la férocité- Il faut que ce récite de la justice s’accoin-p tisse par les Français pour toutes les nations A vrai dire, il n’y aura plus donations» Il a’y aura plus que des hommes, croyant à un même dogme, dont les Français sont ht pro phetes-
La France devient de droit 1* patrie de tou* les opprimes, de tous les enthousiastes et de tous les séditieux1 .Ses ennemis prétendent qu'elle a disparu de la carie de l'Europe. L’homme qui personnifiait Je plus complètement l’esprit coümupcJite de la Révolution, l’Allemand Anacharsîs Clouti, leur repond : < Quand je lève les yeux sur une mappemonde, il me semble que tous autres pays ont disparu, et je ne vois que la France. > Le 19 ju in 170(1, il se présente à l’As semblée suivi d'un cortège d’étrangers; on y voit fijurer des Anglais, des Espagnols, d'S Allemands, des Hollandais, des Italiens, jusqu'à des Persans et des Turcs. On prépare la grande cérémonie de In Fédération. Cette fêle, s’écrie Cl ü<j tz, célébrée dans ceCbump de Mars, ■ où Charlemagne s’envirvunu de toutes .es vertus », sera » la fcte du genre humain «. Les étrangers y trouveront « h {juge de la délivrance proclia ne de leurs mal ht areux coiicitjytzns * « Les triomphateurs de Rouie se plaisaient ù traîner les peuples vdincus liés à leurs ch an, u os vœu x et nus houmu^üs seront les liens qui nous attaelieroiit a vos chars de triomphe! « Pans s'enivre <ie cet enthousiasme, et dans cette exaltation la vuuilé frivole se me le à la générosité. Les Parisien a &e sont crus les rois de la France, parce qu'on leur a dit que le peuple était souverain, 4» sc croient les rois du monde, pures qu’on leur dit que te monde veut adopter leurs lois ■ Nous avons, s ecr.e /un d’eux, arraché les haies de division qui «épuraient les Francs entre état, et déjà 4 u’y a plus de provinces; espéram
1 V Hr Luaiii lit Ait, tir, [Y, ub> r , tri>io« auZJiwk f ■cvrrrà». t. [V, SSfî.
J—Geof(j» ÀYr.»L,AuitcAarAa f/eute. Far», 9S(ü,
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FAE&SFp OF CAL FOR\
que bientôt la diviaiou des royaume* ne sera plus; ü n’y auni ptui qu’un seul peupla, qu’on appelle» la genre humai* *. t
Pana ta réveil des peuples, Camille Desmoulins soaûe allé* gretnent la diaaa. C'est la fanfare qui conviaat h cette bande fougueuse, toujours prête à devanir une bande fanatique. Les Révolution de France et de Br+bctti, avec leur verve cavalière, leste et dévergondée, leur mélange de fanatisme et de licence, de cbalflur d’âme et de cynisme, de polissonnerie et d’upoatakt, sont bien la prédicatjou populaire de cette religion de l'humanité révélée par des élève* de Diderot à de* Lecteur* de Rrstif. Tonte* k* révolution* sont bonne* h Camille at il les adopte jot l'étiquette. H excelle b traduire en petites phrases da ire», pré* ciM* et concrète*, las maximes que 1k philosophes de l’Ascom* tiré délayent ohacurémeDt en jargon mêla physique. • Une nation ■ tonjoir» le droit de changer m constitution quand eilâ est mauvaise et même quand elle est bonne, *an* être tenue d'en donner d’autre raison que celle-ci ; Car tel est notre bon plaisir. > Le* timoré* et le* contre-révolutionnaire* objectent le droit public de l'Europe ; a II faut faire du droit pubis de l'Europe comme Luther fit du droit canon, en jeter tous le* livres ans feu. ■ On parle d'une coalition pour ■ la cause commue de* roi*... Les peupie* comprendront aussi que c'est la cause commune de* nation*. * La France a'âlUera aux peuples déjà éclairé* de sa lumière? ouvrira les yeux de ceux qui ne voient point encore, et dissoudra le* armée* des tyran* dont les soldat* déserteront pour devenir Français. • Qu'importe, après tout, que les tyran* d'Europe se réunissent contre nou pour noua faire la guerre? Je dis plus, peut-éLre qu use pareille cir-constante est nécessaire pour mûrir et opérer plus prompte-mmt le* autres révolutions nationales qui se préparent \ >
On travailla, at très-activement, a lea préparer. Lu ddelaretion de* droit* *e répand par toutes les frontières. Elle pénétre en
1 Camille DuNWLiMSt /Mh/htmiu de fraitcv è dr Brtfcul, t. JH, p. G IL—, Cl. Lettre d'Anachanis Cloott. 45 juillet 1740. Afoitltur, t. V, [i Lib
* (X c>-de*tiM, f. 5*.
• AhwIhuou, U l,p. ItU, ÎÎ5, L. 1T, p 100; t ffl, p. tilt
111 LS DROIT DK FÀIX KT UK GUERRE — ITW. Espagne : l'inquisition, depuis 1789, y a repris de l'autorité.

verneme&t s'en effraye; des le mois de nm 1790, il parle d'établir an cordon sanitaire «Utour de la France. Les mcuiea iiwpiptudes se manifestant b Borne et sartoot en Sardaigne, ou les ^niiâs*ires et les libelles pénètrent plus aisément lia rai-

celte pre^e clandestine. Les partisans de la Révolution 'viennent y récb a Lifter leur télé et y prendre le mot d'ordre. Use forme, çà et là, en Allemagne, de petits foyer* leçoncaires : ils «e dissimulent dans les États de la rive droite du Rhin, ils se découvrant plus hardiment uaru ceux de T-i rive gauche et notamment dam les électoral écrié y astiques.. Les faites goj-vemements de ces pays s’en montrent épouvantés. Les journaux de Paris le prennent d'ailleurs de haut avec la dicte et le Saint-Empire, et répondent en atyl* révol u lion oaire mut duGUJies belliqueuses des jurisconsultes allemands1,
Mais en même temps que les Français menacent, ils s ef-tfroyent. Dana la cru* qu'ils traversant, h* pauiot» les plus opposées les troublent tour a tour et concourent à les jeter hors d'eux-mêmes. Les âmes de r«nlhou-suisme b la panique, et de Vivres» au vertige. Un même in si met Eei pousse à propager la Révolution en Europe et h redouter que L'Europe n'étouffe la Révolution en France. Il leur semble que s'il* ne renversent tous les trOnes, une coalition for-miduble va te former entre le* rou, Il faut a* pénétrer de oea sentiments complexes et désordonnés, autrement la suite de

■ Xrntf hi^nr^f, t. XXXT,p. S9. — HAtTNOjumn, p. 4S9, 311.
t, J, p. 5Î$, S&i. — RB|kpanJa fiarau, 1* jnin 17M).
1 On lit daftt Une Lut* d Ate» au du 3U drcftnbre 1780 t
« Que Trut L tnppircf c|uo veulent t» prince* «Ikiundt -et les ariUiKra^C* al'j-eu'up* 3 *{pc-iL de fuhhm m de couptl S’il i^rt de meeni, dant quel pnneips «k diut dj.ukI ou d« {e«* de* ujue*d<’ Hytwick ou de ^fipbnhe imjü-ni-iU 11 furce de a'opjnnfr à 1* r gm#r jt*OQ de la commune d Slun? $ *pA-1 di* co>ip*T Que l ot» »*ete que U bbertr ■» craint pu le choc de* e#dace*. L Empire veul-il voir la liberia qitïl redoute parcourir cunuue l'fiincdle ■«■ nrinbret epiraî qu d toucha àooi frtnuern. Quand an Etat tuBn» La Franc* i'pm 4t J* literie, d ne faut fuicfutr* <* ■oi. pour le monde u «impie iptciade. Ako lu Ltluœ ■ eLculmsC... •
h Révolotion demeure incomp réheti&îb le. Dms toute la nation, du bourgeoi» au paysan H * l'artisan, tous ceux pour lesquels La Révolution a’ert faîte mnt obsédés de la crainte Je se voir ravir les droits qu’ils viennent de conquérir 1. La pensée que L’ancien régime pourrait être restauré avec tons ses ubu* et toutes ses vexations, l’idée surtout que le oobie pourrait rentrer en vainqueur dans son domaine et m venger de m défaite, enleve fa ces hommes tout sang-froid et tout jugement. Les ardent» deviennent réraces, et les modérés k seulent capables, sinon de commettra, «a moins de tolérer tocs les excès. La contre-révointiua leur pareil incessamment suspend ne sur leurs tâtes. Ils en attribuent le dessein fa 1* cour, fa la Reine, aux émigrés surtout qui «t Larguent ioiolemment de l’alliance des étrangers.
Les fiiclieux sèment ces slanMS, les excitent et en profitent pour compromettra la royauté, discréditer le pouvoir et gagner la faveur populaire1. Cependant tout n’eii pas vain dans ce* crawles ; tort nerf jjm imaginaire dans cm complots. C'est ce que en rend la dé«occiotion si insidieuse et le soupçon *i troublant. Il est certain que la Reine déteste la Révolution et cherche fa intéresser l'Autriche au *ort du roi de France; que lesémi' grés pressent les étranger* d'intervenir par la force, et de rétablir F ancien régime tes armes fa la main; que dans les cours européenne*, quelqœ* politiques, plu* prévoyant* au plu* sstu-deux que les autres, commencent h ■*inquiéter des affaires de Fronce, de* danger» qui peuvent en provenir pour le* monarchies, des profits surtout qu’elle* pourraient en retirer. À mesure que la Révolution ae développe, que FunarcliiB ■ Aggrave, que tes séditieux prévalent, le péril de la famille royale s'accroît, et, sous l’empire de ce péril, la résolution de s'y soustraire se fortifie dan» lame delà Rein*. Lu situation de» noble* devient intolérable dans te royaume; l'éinigratoa augmente; les ruines et te» deuil* *e multiplient, et, pur suite, l'impatience du retour, 19
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U+ LE DROIT DK PAIX ET DE GUETiHR — KSI.
de h restitution et de la revanche s’accroît chez tes émigrés. Lu Révolution «a devient plus véhémente au dedans et le propagande plus impétueuse au dehors. Elle provoque des mesures de répression qui la rendent en retour, plus agressive. Des tentatives de la cour pour recouvrer la sûreté et le pouvoir, de* machinations des émigrés pour préparer leur rentrée, de* précaution* de plusieurs princes, des convoitises ou des forfanteries de quelques autres, résultent, en France, de nouveau! soupçons tpi «e Induisent en violences nouvelles contre la cour et contre les nobles, en menace* plus directe* suivies d'entreprises plus audacieuses contre les souverains étrangers. Toute* ces passion* fermentent b la Fois, et conspirent b précipiter la rupture entre la nation et la royauté, entre l'Europe Ct la France.
Cependant l'Europe, absorbée dans ses conflit* d’intérêts et aveuglée par ses rivalités, ne se serait pas décidée, de longtemps peut-être, à ne mêler du affaires de France, si Louis XVI ne l'en avait sollicitée ; al Louis XVî, par faiblesse autant que par «crapule, ne se aérait point résolu h en appeler ■ l’Europe sans une conjoncture qui précisa ses vue* sur la Révolution et la lui rendit décidément abominable. Il ne pouvait être ému par des arguments purement politiques. Les rusons d’État ne Je touchaient point, et ton* les Conseils de Mirabeau ne l’auraient jamais amené * sortir de* hésitation*. Le* circoortaoce* le poussèrent, comme malgré lui, dans Paclion. L'événement qui exerça sur lui celle influence, l’exerça précisément perce- qu’d était plu* religieux que politique et qu’il préjudiciait au salut du chrétien beaucoup plus qv’i l'autorité du Roi. Je veux perler de la constitution civile du clergé et de la crise qui s'entuivil dans l'Église de France,
LIVRE II
LOUIS XVI ET L’ËMIGRATIO^
LE* PLANS DE IA COBK
■790
Les décrets de l’Assemblée sur lu constilulion du clergé ont décidé Louis XVI à réclamer fintervention de CEurope et déchaîné la guerre civile en France. Il fallait une i a curai un aussi violente dans un domaine aussi sacré pour amener Ira Français s w combattre au lendemain des effusions de 1789, et pour conduire le Roi à engager la lutte malgré la nonchalance de son esprit, Ja répugnance qu'il éprouvait A verser le sang et l’irrémédiable défiance qu’il conservait de .ui-méme «t de «es ministres. On peut dire que de toutes les erreurs de I1 Assemblée, celle-là fiat la plus funeste : elle rompit tous les liens, elle déchira h nation et l’État, elle ouvrit Tablme où se précipita la Révolution. L’Assemblée y fut entraînée beaucoup moins par une busse appréciation de* nécessités politiques que par l’aveuglement de ses propres passions. L’une de» plue obsédantes, chef les constituants, comme chez la plupart des Français • éclairés ■ du dix-huitième siècle, était la paraïun autr religieuse. L'Église ne représentait pas seulement à leurs jeu*

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m I ES PI ANS DK LÀ COUt — ITM
uns du* sujéti<ji»b qu'ils délestaient le plus dans l'ancien régime, rortliudûKie d'Étal, elle tonnai! un carpe privilégié et un corps très-opulent. Il ne leur suffisait pas d'émanciper FÉlat de toute tutelle ccrlésiasltqnt*, ils entendaient dépouiller I’F^Iim su profit de la nation. Ils supprimèrent lu privilèges du clergé, l'exproprièrent de i« biens, firent rentrer ses membre» dnu«te droit connu u n et les soumirent à la loi de l'égalité. Ils dp porte j eiit dutis cette ceurre un caractère particulier de revanche et d'oui ni aii té. Cependant si leur œuvre s'était arrêtée la, elle se ru il restée une œuvre politique, cornue le principe en était conforme b la nouvelle constitution de la France, qu'elle était motivée par les nécessités du temps et reperdait ta un sentiment très-ancien dans la nation, il ne l’en serait point vraisemblablement imvt de crise redoutable. L'Église anra.t protesté, mais, avec plj* oa moins de rdsignation, ale se ferait soumise à des mesures dréormuis irrévocables.
L'Assemblée s'engagea dans une cortradiclijd qui perdit tout En mène lumps quelle ubais&iit l Éjlise, elle pi'étrndit la lier à L'État qui lu dépouillait Les constituants toml êreut ici dans la même mépnM où ils étaient tombés avec la rojauté. lmp réglés des doctrines de l'ancien régime sur la constitution du pouvoir, ils étaient aussi éloignés du système des États-Unis que de celui de l'Angleterre, de la charte de 1&30 que da conconiatde 1801. Ib n'aJtuettaient ai le régime de la souveraineté radie*.le dr* conscience*, c'e>t-À-dire rentière 1 Lerté religieuse et la sqwratioD de r Eglise et de l'Etat, m le régime de lu souveraineté nul i cul e du peuple, c'est a-dira I* république. Ils prétendaient conserver un roi, mai» en le faisant mjH delà notion, ils prétestJawnl conserver une Église, tuais rr la rendant subalterne de l’Élut. Dédaigneux, en général, de* leçun* que leur donnaient le* Anglui» et les Aiuéri&iiis, il* ne raton ment guère de Fliutair* de ces d«u* peuples que l'exemple dre avantages d'une religion nationale en Amérique et d'une Église royale un Angleterre. Ajoulua-y, ebo les plus funotiquu aussi bien que dire U* pim mystique*, ce fond géoevui* de rdifivn d'État qui et découvre avec âpreté dans le C\r*h<r
L1 SCHISME.
447 social et qui m dérobe ineîdtviuemeiit juequa «mu Ut eiïduotu sentimentales du FtCtfirt savoyard1.
Ils ne m «ratent pu» contentée duu ÉqÜm soumÎM et d'un clergé resfMClueux des lois j ils voulaient une Ëgliie dévoue® et « ut. clergé-citoyen * • altach é ù la Révul utûm, comme le cl ri gé de l'ancien régime l'était à la monarchie pure. Il y aurait fallu, tur-taut eo ce qui concernait l'épiscopat, iu renouvellement du perronml beaucoup plutôt qu'un* réforme dan* le dogme et d*ns le d isa p line. Ce change ment qui « été h condition nécessaire du concordat de 1801,on a formé le difficulté principale. On ne peut méconnaître qu'une négociation avec le Pape aurait été infiniment plui épineuse en 1790 qu'elle ne la fut dix ans plu* tard i «pendant, si peu proLabla qu’eùl été «n 1790 Le succès d'un compromit entre Rome et La France de la Révolu-* faon, cette procédure était la seule qui put mener à un accotn-modement de La constitution de l'Êglise avec celle de l'Etat. L'Assemblée dé dit go a do la suîtf», Elle y voyait une capilo-lutjon de sa souveraineté. Pour Ja conserver intact», elle en abusa. Rencontrant devant «Ile une ÊglitedÉlat qui lui parais-sait hostile, elle I* détruisit; mai*, tenant absolument à ai conserver une qui fût docile, ele pr»t le parti de la créer de ses mains. Résolue de ne point s'adresser à Rome, où île étaient CDnvdiDCUS d ailleurs qu'on ne les écouterait point, lu constituas U imaginèrent, pour transformer le personnel ecclésiastique, d'en modifier le morle de nominntion et d'inslitjtion. G'était boqleveraar toute la disaphaa du clergé et trancher, d'un rcv*r* da main, cette queifaoa de* investi tum* qui avait pro-
1 Pw <»/r«(Rçi«f, fir. [V, db. *iri Ort* rvfo'jMcm vivrlr. —» ■ Je peniah qn* l'Éranfilt éiui la pour uiu Jet ctr»u*o» « k looi duduf>m« o’eL»nt Jult>
rr»l qu ea es qa on *■ métait d elpliqVar ce q» m n* |kuv«j1 «nltndft, » appui* ln-it en tb*q«c peyetUMuluMVfran dvBttr fit* cùltvH « dofiav lütrlh^iLle, *1 qu J tUil ptr CQiaeqwiH du dtvQir du attytn d tiineltr* lï doi'iaa et d« nier* le mile prefltrkl fer U fou, J* qoa tout c 401 eM forme ri diKidin»
rtut thnt ebaqui payi du wsmxi det Imi, ■ Lts ûm/ejuouf p>rt. II,hv. VIH, 1TM.47M — "fa.it etun*etil4e pl«e pende* foklHn-a*, Twdrv ptlblw,
«Le*»* tMJt pty», rwpKten* lea foie, we Itvubfo» point le dnlle Iju'diw pn*~ mvMl... « Praffman il* foi emw tatvy^trJ-
• idrwt** d« «U peuple frwfaw, ndi|n per Tellcyrend, H fif-
WMT ITIM*
roqué de* luttes séculaires et fait Ténor des torrents de sang.
L'entreprise mœnt droit au schisme; tes constituant! ne reculèrent pas devant cette extrémité. C’est ici qu'appunit leur erreur fondamentale L'dlémeat priadpal de schisme manquait à ceo novateur! : il« m trouvaient point de schismatiques Le clergé s’y refusait et le* fidèles s'y dérobaient. C'est quel'É^lts* de France était royale et cathoJxioe notant nu noies que gallî* Cane b. Gallicane par ses biens qui l'attachaient h aol natioualt royale par mo privilèges qui rattachaient à la royauté, catholique paries croyance* qui rattachaient ÿ Rome, lorsqu'on lui •nlm ses hisiw et sas privilège», et que rien m la lia phu ni au ta! ni nu Roi, alla resta uniquement catholique, c’est-à-dire ^l'eUe m détacha de h France pour m fondre avec Home. Les constitnaob se figurèrent qu'ils pourraient demeurer gallicana, eu «q» priment toute la raison d'étre de gallicaoMDW, et imposer h Rome eue eonstitutinn eecléaiastique contre laquelle la clergé français même protestait. Ils crurent possible de décréter ea ibéom temps et de concilier la liberté de conscience, la liberté des cube* et la liberté de pensée, le* Droits de l'homme, nn mot, et h Déclaration de 1683. 11 y avait entra l’asacmblét du dergé de France »o Louis XIV et F Assemblés nationale de 1790 toute l'iDCompatibilité de b doctrine toute catholique d'un Bossuet et du libéralisme tout laïque d’un Taltwyrund. Des libres paieun de profession, adversaire* invétérés de; toute croyance religieuse et do toute Ëglïso établie; des légistes rompus aui subtilité* du droit canon, mais parfaitement indifférents, •mon ogre»*ifs sur l'article da dogme, dea protestants h peine affranchis des lob iniques qui leur imputaient leur foi à cnme do trahison et chn lesquels l’esprit de l'Évangile tempérait difficilement, lorsque la suprématie do l’Église catholique était en jeu, l'horreur d'ua siècle entier de persécution!; enfin, comme perdus dons cette folle hostile ou sceptique, quelques survivants illuminés du jansénisme et plusieurs prcUu diuKleutOi convuincus «on» d<>utc, mais isolés dans
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LE SCHISME
110 l'Église, désavoués par leurs supérieurs, reniés par leurs confrères, abandonnés par leurs ouailles, capables, tout au pim, de fonder dans un faubourg une chapelle de sectaires, tel noua apparaît l'étrange concile qui se dressait M Paris contre F Église de Rome et prétendait susciter un schisme national. Une Église d’État instituée par des incrédule», voilà h quel paradoxe se ramène Le programme que T Assemblée se proposait en matière ecclésiastique.
Dès ses premières mesures, elle manifesta l'intention de m séparer de Home, ou plutôt de la considérer comme n'existant pas. Les constituante en usèrent avec le Saint-Siège comme aurait pu le foire le parlement anglais, oubliant que pour la France le Pape était uon-senlementle chef d'un État ami et allié, mais le chef spirituel de tous les catholiques de France, qualité dont il n''appartenait & aucun gouvernement de le dépouiller. Le Pape apprit par les gazettes las décrets qui supprimaient le^ dîmes, les bénéfices et les aonates ’. Il fut instruit, par la mime voie, de rinteation qu’annonçait l'Assamblée de mettre les biens du dergé à la disposition de la nation *. Os avait cependant b Rome l'ambassadeur la plus propre à prévenir les conflits et, ai une transaction était possible, à y préparer les voies. Le prudent et brillant négociateur de la suppression des Jésuites et du séquestre d'Avignon, Demis, représentait toujours, auprès du Saint-Siège, le prince qu'on continuait d’appeler à Rome le Roi Très-Chrétien Remis n’était pas seulement uu homme du monde accompli, *le parfait gentilhomme d’Église », et un diplomate très-expert, il demeurait un gallican convaincu, et t’était, dans les conjonctures, la plus favorable des rencontres *. Il jouissait, dans son ambassade, d’un crédit considérable. 11
I [ tecreo det & et fi loùt 1789
’ Pra|MH«<it>Q de M de J« Cosle, 8 aoàr 1783,
1 Sur le caraeb're de Hernie et l'anibn^^de de Home Je 175Ü à 1771* voir Fré. déria Xa CtrJinai d*S«nur,— SxittTB-Hedtb, Ctrt,j«rir< ibt /|u</r,C. V Il
Irt,
* " Je pcoïc fur ctl objet canne Bowitt lntHii^ne>..> 1^ léjam lier iîn|;l an» à Bone ne w’e pu md« ulinmoDuin, Je «ma Fntirsii jusque, au fond du ouuir. c Bciuü à HquUihhîü, 13 août 1719
pouvait, snni sa vanter H uni exagérer, écrire A Mantmoria : «Je m« toujours le seconde personne de Home, a Averti par la voix publique de* disposition* de TA «semblée, il représenta an ministère ■ que h concordat ' pouvait Are réformé *, qu’on y arriverait par <k» ménagements et la angeisc •, mai» qu’à moins de vouloir rompre ouvertement, on ne saurait détruire ■parue ai ni pie trait de plume le plu* ancien de nos traités, sans être d’accord avec la partie contractante • >. A cet ar^irnrn! qui acre l'objection perpétuel le de Home, le niniitére n’cppoSA qu'une téponae ambarratade, qu'il reproduira incessamment jusqu’à la rupture oà F Assemblée l’entraîne malgré lut ; — Que le Pape patiente, toute résistance est inutile 1 •Les esprits sent tellement monté* dan* ce moment que je ne répond* de rien Ai Toi voûtait lea heurter de front*. ■
La 10 octobre 1789, un prélat, encore mit ré, uni* depuis longtemps sécularisé dans se* idées et dans sa vie, Talleyrand, évêque d'Au lu a, avait proposé à l1 Assemblée de a’enqwirer des biens du clergé pour combler le déficit des finance* H sauver l’État de U banqueroute. L'Assemblée nul, le 20 décembre, ce* biens à la disposition de la nation, A décréta, I* £ février l 750, que ta comité ecclésiastique* présenterait incessamment * un plan constitutionnel sur l'organisation du clergé • .
« La cour romaine est dans ta consterna bon, écrivait Bemu le 10 mars 1790, et la murmure contre le Pape de vient général... Le devoir, ta conscience et l'honneur forceront Pie VI, malgré lui, à rompre le silence que, par de bannes vues, je lui avais hit observer jusqu1 ici, » C'était beaucoup d'avoir obtenu cette réserve de ta part d'un prince glorieux et autocrate comme fêtait Pi* VL Mai* « PaP* jugea détonnai* que la modération ne lui avait été d’aucun secoure. Il ne poovait, disait-il, garder plus longtemps un arien ce qui passerait pour une op probation et serait préjudiciable à l'autorité de l'Église dan* le* autre* Pay*
■ L* «MCorAlt iSift, «trw Léon X e| Frii.^oia !•<,
• Bnvit A M*ntwr», A, 1* *c *3 taii tT^S,
• Mowuponv * Bemu, i’1 wpieabn 17 S *
1 Noam* Il 10 U*l nsa.
Il «C a 18MB.
fM catholiques1. Il s*eu expliqua, le 19 mers, dans le eousistoire secret des cardinaux : * Noua croyons, dit-il, entendre le prophète faite noos reprocher notre silence par ces paroles : Malheur b moi, parce que je me suis tu *! ■ Bemia obtint que l'allocution ne serait pis publiée Hais qu’importaient ce» vains ménagements de forme et de procédural La latte s* déchaînait à la tribune de P Assemblée.
Le 10 avril 1790, on commença de discuter la proposition qui auhatîtamt an clergé propriétaire un clergé aalarid pw F État. De part et d'autre on déploya dans les débats une grande véhémence et l'on se porta, du premier coup, aux extrémités les plus opposées. Dont Ger le proposa de décréter « que la religion catholique, apostolique et romaine était et demeurerait toujours la religion de la nation, et que son coite aéra seul autorisé ■ , Si telle était la prétention de l’Êglise de France, elle déclarait par Ih non existence incompatible avec les principe* de ta Révolution. L'Assemblée refusa de délibérer sur la motion, considérant, ce qui était la vérité mémo, main c* qu'elle méconnut bientôt, a qu’elle n'avait ni ne pouvait avoir aucun pouvoir h exercer sur les consciences >. Dès lors la scission ne fit que ef aggraver entre la majorité de l'Assemblée et les c«|ho-liques. Elle éclata définitivement dans le débat sur la constitution civile du élêtgd, qui Comme □ ça le 99 mai.
La pro et du comité instituait une Église qui ressemblait infiniment plus h FÉglhe anglicane et surtout a FÉglise prrsbjk-rienne d’Écosse qu’a l'Égli» gallicane dont on prétendait h faire procéder. Les circonscriptions ecclésiastiques étaient modifiée*, Il y avait dan* chaque département un évêque nommé par les électeurs, et pour dix départements un métropolitain qui donnait l’institution canonique II était interdit aux évêques de • s’adresser au Pape pour en obtenir aucune confirmation ■ ;
1 loppor* <4* 16 kmt> 11*0.
* Vofr . TiBini, OocunK’iUf rrfafe/J MX tffairtt rvtyrfWcd A fc /raim, !7W-110a. Pari*, 1857. — tivwr, Coilcttian dit knft dt Pw FJ, — Sgjobt, Huhirn éf !■ rüwftfuito* cTcrçr, Fini, 1871, t. I. — Jioit, fhtfotsr
éc (f/ù< «UlpJiçn* fi* fraa«, t. XIX. Pans, 1Î7J. — Di PawiMiii, l'Èÿim * it Sfroluluru Jranftùf. Paru, «64.
l'évêque m pravaîl écnr* au $ouv«n» Pontifia qu'en ■ témoignage dt F unité de foi et de communion qifd devait entretenir avec lai *. Le* curée étaient nommé» par le oollége électoral de chaque distncL La constitution transportait ainsi i des citoyens, qui n'étaient d'ailkun tenu» de faire acte ai d'orthodoxie, ni même de foi, k chois de* évêques et des curés El e niait et anéantissait Fuu dn pouvoir* que l'Église avait de tout tempo considérée ôcmùa a* prérogative «uaatialU t la pouvoir d'instituer les ministres du culte et de surveiller leur doctrine. C’ert sur œ point que parta tout l'effort de la discutai On. Elle m résume eu ces deux propositions contradictoires : v Vous voulez, dit un évéquo an retour h la discipline de h primitive Église; ai von* en rappela la discipline, il font en rappeler laotonté- Il «t possible qu'il soit bit de* retrancha vent* h l’Église, mais il faut la consulter. ■ Et il réclame un tonale national. ■ L’Église est dans FÉtat, répond un légiste nous waanes une convention nationale, nous «voos le pouvoir de changer la religion. ■ Et il récuse h concile. L/Assemblée écarta par un argument du même ordre la proposition de négocier avec k Pape I^e 8 juin, a la suite de ce vote, les évêques, sauf Tallevrand, cessèrent de prendre part à la délibération.
Cependant le conflit de suprématie ecclésiastique *e compliquait d'un conflit de souveraineté temporelle. C’est dans ce même mois de juin que la révolution éclate è Avignon, que I* réunion est demandée et que F Assemblée ** saisit de l'affaire. Le nonce du Pape proteste auprès de MootmorinComme sous l'ancien régime, le* deux litige*, le spintael et k temporel, m croisent et s'enchevêtrent. Il* sont Iraaché* tous le* deux par F Assemblée, dans le sens de sa souveraineté s le 1S juillet» elle adopte l’ensemble de la constitution civile du clergé, le 22, dis nomme Je comité d'Avignon.
L'agitation et l'inquiétude redoublent dans FÉghse. Les évêques en appellent à Rume, ceux d'Alsace invoquent, eu
’ M. Sa fi«iiÿirli« ê'Àu, 19 MM lïM.
* CajauÀ, 1** |u lA 1700.
1 Le moqi à HflMiMriiij M n tl jum 11H.
L1 SC fi) 8 MB.
lU outre » l’autorité Je 1* diète gennaaique, mélaat I* question da jundictrôn ecdéuutique i celle des droits fiéodanx. Le Pipe refuse de le* suivre dans cette querelle J; mais il ne peut l'abstenir d’élever le voix dan* l’affaire de la constitutioa. Il edrewe» le 10 juillet, truie breb, lue u Soi, Je* deux autre» b II. de Poix pignon, ancien archevêque de Vienne, mâiiatre de b feuille de* bénéfice*, et à H. de Cicé, archevêque de Bordeaux, garda des eceaux. • Si voua approuve* le* décrets, disait-d à Louis XVI, roui entraînes par cela même votre xation entière daua l’erreor, le mpuuna due le schisme, et peut-être allumez-vous b flamme dévorante d’une guerre cruelle. * Louis XVI u’«i était que trop convaincu. Pie VI lui reeomuMiidait de prendra l’avia de see mîmatrea ecclésiastique*. De ce» deux prélat», Fan, Pompignan, affaibli, malade, m tamait, rautre, Cïcd, re forgeait oo m tait quelle chimère de bansactioa avec le SainV-Siege Montnorin inclinait naturel* lement au atarmoîetiaunt». PeüMira Ort Fuiblea conseillera m figuraient ils pour otr gagner perdes échappatoire» le tempe où le Boi, rétabli dans wn autorité, annulerait de» acte» que h force Pavait obligé de consentir. Peut-être s'imaginait!) tais que, placé devant un fait accompli, le Pape trouverait quelque compromis acceptable à l’Amemhlée, at que l’Égltse w résignerait aui concessions pour éviter le schisme, plus menaçant encore pour die que pour b Bol-1li décidèrent de ne point publier les bref» du 10 juillet, et engagèrent le Koi I promettre m aanctoi au décret, mai* à ne la donner qu’aprè avoir obtenu Je consentement des évêques de France, ou celui du chrf de l’Égli&e *.
IL» tâchèrent d’obtenir ce consentement du Pape et cota* merent à cet effet, secrètement, cette négociation dont F Assemblée avait naguère, avec hauteur, écarté Je principe. C’étaLt en réalité un concordat nouveau qu’il l'agissait d’improviser.
■ Btrab S Meonori», K JrtlltL 17W).
■ Poap^ow OLic» li fl *oit it do m rttert plu», ta waditc* de «• dmt ffrtatl » élê féwwaout juç«e par le» hiilorietu catholique*. ■ L’üu, dit l abht Pfw^irt, •« tiil de peur d'ecluirer la Hot, al l’iutre i'cf» M lu partial. t wvx, lautr XVI, SOT, & éd. Péri»,
■ fierai», p. W-W.
L» mïniftèr* n'avsit aucun* chaacs d*y réussir VÉplÎM * toujours aimé les lenteur», st les ministres faraçsrs exigeaient de la précipitation. Pour renoncer à des positions mwî importantes que celles qu'elle eceupsit en France, il aurait Fallu que l'Église jugeât le France è peu près perdue pour le cstbnlicismr. Celte condition quj m présenta sous le consulat de Bon;tp«rte et qui explique la conclusion du concordat de Ï801, nViisl.nl point an 179Û La clergé français était debout, il protestait, »t la grande majorité de In nation paraissait disposée à le suivre. Pc ri on ne eu Europe as son naissait ni b* mesurait la force de la Révolution; on ne la cou sidérait que comme une crise piissa-çcre. L'Église, qui mit traversé tant d'orages, s'apprêtait è essuyer celsi-li. La lutte qu'elle entamait en France lui rappelait celle qu'elle venait de soutenir eu Aotrichs. L'Assemblé® recommençait Joseph II; son owrrs devart avoir le mine destin. L'Église espérait tout du temps; elle ne voulait nés céder h une assemblée précaire et égarée; F Assemblée a’euteudait paa plus accorder de délais que chwcher de* compromis. Entre tes deux adversaires nul accommodement n'était possible.
Le l* août, Louis XVI adressa au Pape une lettre préparée par ses ministres : elle rejetait sur le Saint-3iégs la responsabilité du schisme qui menaçait la Francs. La Roi déclarait ne pouvoir retarder daviuLage m hocUoq. Il esptrait que le Pa|ie saurait, par quelque pieux expédient, « atténuer les elfets. Serai! fut invité À en eauferer avec la cour de Home L. Ssn» a t le s dre beaucoup de succès de sou intervention, Demi» ne la refass point. El représenta au Pape que le Roi n’était pas libre, qu'il sanctionnait les décrets par contrainte et le faisait précisément pour bien établir La Contrainte qu'il »ubrasait. Le Pape demanda à réfléchir. Il Consulta in Cardinaux, qui le près-aèrent de résister. Pie VI et ses conseillers avaient • tenir compte de l'état de la religion en Europe : eJe était attaquée dj toutes parts. «Ce que l’on accorderait aujourd’hui aux besoins de 11 Franco, écrivait Brraii, serait demandé impérieusement
1 Inuradiva du !•* »«4i 1T9S. Miawh, p. HH «t mît.

□
NLERSCT par d'autres couru catholique* doat le mérou testament, *n ce* de refus, serait à craindra pour le Sauil^âiége, et h Concession renverserait toute l'organisation de l’Égliee univcraellc, ■ Le» affaire* <TAvignon aigrûssient Je* esprit*. Benau aurait bien voulu, comme un temps de Cboittui, de» Jésuite* et du Parlement, trouver dint le Comiat l’objet d’une transaction, tuais ces temps étaîsil passés 1. Le ministère u'otteudît même point pour ea venir aux dernière» fin» le lampe qu'il aurait fallu au courrier pour rapporter une réponse du Pape \ Le £4 août, Louis KVI donc* m sanction i les nunislrea s’y étaient résignés, comme il frappé» de terreur à la vue de» piwioiiDenses dun-géra " ». Le Pape eu fut doulooreuseraent étnu et le fit paraître dans an bref adressé à Louis XVI, le 22 septembre. Le £7 octobre, la congrégation de* cardinaux donna son avis. Elle déclara que ■ le Souverain Pontife manquerait essentiellement à son devoir et porterait uu coup mortel au catholicisme, s'il approuvait, tels qu'il* sont, las décrets concernant 1* clergé de France ». Le Pape, selon h coogrégalioB, m pouvait qu'éclairer le Roi, consulter les évêque» en France et les exhorter ■ lui fournir, pour tranquilliser les consdenees, le* moyen* d'accorder, mit les pointa principaux, les décrets avec le» régies canonique» *, Rome ne «rayait point an schisme, et elle av.iit scs raisons pour n’y point croire. Tandis que la gouvernement de Pari* demandait au Pape de conseiller la aonuuaaiou an clergé Français kd évêques pnaient le chef de F Église de soutenir leur résistance. Bien que divisés sur le* uicsurceà prendre et la conduite a tenir *, il* s'accordaient pour condamner la constitution. Parmi lu prêtres attaché» h la Révolution, les | lu» jdiiiiv* st lac plue sincères, Grégoire, par exemple, regrettaient F ingérence de Tau ton le séculière dan* l'organisation du
• R«pport« de Bénis, 18, K août, Pr et 1 aepieml*» 170*.
’Miwqb, JGhiû, p. 484
• Twçmp d» U. *e Câeé. Feuon, Lan Xf[t p 407 — Jicki. p Î1t-81S. — Lvlf XVI io Pape, é tt-ptenbre, Mosmoria à Benu, T k ttB aep-feasiwv 1TDÜ.
• Beppwte As B^en, 90 «pra-hf, 13, 90, 43, 47 ociolr* 1700-
• îlijiifci à Béam, 10 ofltoJww, rapport J* Bm», 3 noreoJw* 1790,
L’État sobsti ûmt à Fimpoier. L * A ssem blée Crayai l a son «U vre* L’évéché de Quitnper étant devena vacant, le député Expilly, curé de Mortam et membre du comité ecclésiastique, y fut élu. Les évêques de Farrandittement refusèrent la consécration : FA «emblée décréta que tout évêque pourrait la donner *. Le 26 novembre, Voidd dénonça ■ la ligue contre l’Etat, qui s'était formée août prétexte de religion ■ . Il qualifia da r^rwe-tairet les évêques qui protestaient et proposa de prendre des mesures pour les eontreindre. Fl le* consistaient à exiger impérativement le serment prescrit par les articles 21 et 38 de la constitution civile : ■ d'être fidèles à la loi et au Roi, et de maintenir de tout son pouvoir la constitution décrétée par F Assamblée nationale et acceptée par le Roi, • Ce serment impliquait Tadhésion aux nouvelles lois ccû le.Mastiques, Les prêtre* qui le refuseraient seraient déchus de leurs droits, ils seraient remplaces, et s'ils s'immisçaietit dans » leurs anciennes fonction s ■, ita seraient considérés « comme perturbateurs du repos public», et avec eux * toutes personnel qui se coaliseraient pour combiner un refus d'obeir aux décrets de FA «emblée nationale ou pour exciter des oppositions à leur exécution >
Cette aaocnblce de philosophessc trouvait ain» entraînée par ln logique de ses idées à vio er, presque auisdàt après Faveur décrété, un des principes Jea plus passionnément réclamés par
1 ka Ah4w da M. Oaiin ■* Crrjaui, Jlmt Autorifitr, U Vül,
r. Î-O’-Wû.
114 u< autre 17Ml
te philosophit du siècle : h toléra no» religieuse. Ce n'était point qu’en soi la constitution civile supprimât la liberté de coDscieace et interdit la pratique de* eûtes non officieb* Elle n'enlevait bu clergé dissident que son salaire et ses titres. Il demeurait, eu droit, libre d’exercer le ministère, à titre privé, au même titre, par exemple, que tes ministres protestants ou les rabl ias Israélites. Maïs ü était inévitable que les dissidents entraîne nient avec eux le masse des fidèles, qu’il* les pouua-raient b la résistance, qu’ils élèveraient contre 1*Église consu-tutionnells udo Église rotnuae, qu’il s'ensuivrait des conflits; que l’État s’en ->ffen serait, qu’il y voudrait mettre fin et que, pour protéger son Église privilégiée, il Mrait conduit h supprimer les Églises diaudentei, à en proscrira, pni» h eu peraé« coter les membres.
G’wtce qui t'annonça trop clairemeot dans les débats ardente auxquels donna lieu te motion de Voidel. Mirabeau contribua beaucoup b y imprimer ce caractère passionné. Il redevint, pour quelques heures, le tribun véhément des premiers jours. Irrité contre tout le monda, blessé de l'inattentioq de te cour et des soupçons du public, calomnié, méconnu, énervé par le travail dévorant auquel il m livrait, excité par las excès mêmes dans lesquels il cherchait un divertissement h ses déceptions, sentent te pouvoir fuir devant lui et s’écouler, en quelque sorte, dans ses mains b mesure qu'il voulait le saisir, voyant la Révolution loi échapper et la vie même se retirer de lui par l’abus qu'il en faisait, il ne garda vraisemblablement pas, en cette crise suprême de sa carrière, le plein gouvernenent de lui-même. U attribuait souvent, après coup, à un calcul machiavélique ce qui n'était que l’éclat tumultueux d'une âme perpétuellement orageuse. "Voulait-il, comme il l’a dit, r*g»gn*r par un retour d'audace te popularité qui l'abandonnait, • enterrer « l’Asseaj-blée en la compromettant, « souder ■ te clergé qui le gênait La vérité est que, s'il n'entraîna pas T Assemblée, il en subit
1 flw 11 Evndotu de Mlnte» m em* afftiM, wfr D»m, ffiittin Ai n'iM dt Lttm XK/t I. III, p. flirt — Fin*, 1*39-41, LtrCLt-nÏQSfTisHf, L ¥1 J, p. lfiT-114. trorwjpnêjMX 4» iwc La Slarcit, k El, p. 3S1-3SÎ, 3t5, 374.
l'impulsion. Le décret de serment fut voté le 17 novembre 1700
Cet acte acculait Louis XVI dans ses derniers retranchement!. Toute* *m précédantes eoncMsicna, suggérées pu le Faiblesse, colorée! par la politique, Devaient pu d'autre raison d'être qje de prolonger les crises et de retarder ten dernière sacnficcs. Il n'y en avril point de pire que celui-IL Cependant Louis ne h «entait point en mesure de ré lister. Il lui fallait encore gagner de temps; maie te dilanma était horrible pour lw : ail refusait la inaction, d l'exposait à une aédAson, à une ■ jour-née », et engageait prémeturément une Lutte dans laquelle il succomberait; s'il cédait, il prévariquait contre !’Église. Dans aonuDgoiue de prince, de père, de chrétien, effrayé pour an couronne, tremblant pour sa famille, boule varié dane ta conscience, il «adressa vue dernière fois an Pape, le suppliant d'intervenir aoprêa de l'Égl.» de France et de faaliter au clergé la wumb-sinn i des decrets dont i'exéoitjoa ne pouvait être loiJfjtpmpi retardée L'Assemblée ne lui permit point d'attendre la réponse de Rome. Pour vaincre an acrupotes, lea meneurs eurent recours à la raison derniert des roi*et des révolutions : h force. La population te mit en mouvement. Dupont représenta nu Rm que, s'il hésiLait davantage, il livrerait le clergé aux fureurs de te foute. Louis KV1 capitula. Le 26 décembre, il aanclionim le décret, mais il ne le sucteounait qu'avec l'intention secrete de 1e rapporter des qu'il aurait recouvré La force néccsaîre.
Eu rvjLté, ce fut une déclaration de gurni a in Révolution qu’il signa ce jour-là. La Révolution te contraignait b un acte qjc nen ne jtuLifiuîtb ses yeux*. Il n'nperoenit plot de com-prot eus possible avec elle : il avait tnms gé avec I' «usurpation*, il ne pouvait transiger avec te schisme et F impiété. Il ae révote luit 11 na lui restait plus d'autre ressource que In II tic. Tant qu'il ne «'était agi que de son pouvoir et de m sécurité persoa-
■ 11 dereabre tm. MiSso*. lereu, p. Hfc
• • Ja pn> lh«j 4a rtc«foir la rrpntït prnfaaJ ^aa j’ai d’traîr ■■■ nos, qvmjua oa f4< marn æ aofoatâ, i 4v «ecv qai tna «oativiMs 1 te
du^iia* M a la wopw» 4a 1 Jcé>* «tkoh^aa. • i—i~t 4* Laau XVI.
FjB schisme.
nette, i] avait patienté; il s’nfpsa-ait maintenant de son salut éternel et de ce! jï des âmes dont il estimait que Dieu lui avait confié la carde , il ne se jugent plus maître de son sort. Le Roi avait enduré les humiliations, le chrétien ne supportait pas les remords. L'excès du sacrifice triomphait de sa résignation, mais line triomphait pas de ws irrésolutions. Louis XVI se montra aussi faible dans ses tentatives pour dompter 1a Révolution qu'il l’avait été dans ses efforts pour h diriger.
II
■ J’aimerais mieux être roi de Mpte que de demeurer roi de France dans une position pareille, dtl-*iÈ après avoir signé le décret; mais cela finira bientôt ■ Il Je déclarait, on le répétait autour de lui, cependant ni lui, ni personne des siens n'avait ni de plan arrête ni même de dessein précis. On continuait à recevoir aux Tuileries les notes de Mirabeau ; mais le rôle qu’a val joué Je fougueux orateur dans le débat relatif au serment ava t achevé de lui enlever font crédit sur resprit do Roi. Louis ne compta plus désormais sur «on concours, et renonça, s’il y avait jamais songé sérieusement# à entrer dans ses vues. Il ne voulait h aucun pnx lui devoir sou salut. Mi ru beau considérait que le* troubles religieux dont la France était menacée offraient au Fol un moyen excellent d'entamer la lutte. On ne pouvait, selon lui, • trouver un® occasion plus favorable de coaliser un plu-S grand nombre de mécontente de la plus dangereuse espece,d'augmenter la popularité du Roi, aux dépens de celle de l'Assemblée nationale ’ ■. Il conseillait dorgamser une vaste résistance auv décréta sur le clergé, et de profiter de l'agitation qui s’ensuivrait pour ressaisir le pouvoir et en appeler au peuple contre l’Asveiablée. Mais Louis XVI, qui répugnait à la guerre civile, répugnait bien davantage à une guerre de roligiun. La
1 bkȣ, t, ut, p,
* 45* »tc, U jsnvMr 1T91. CttrrvfMmd*ni;9t t> II, p. 374.
II. B
cour ne retint des propositions de Mirabeau que la partie h plus compromettante et h moins avouable lu publique de conspiration contre rassemblée, l'atelier de police et du presse, tout le plan d’iutrijue et de corruption 20. Moatmona s'y était rallié, Mira hjü, aidé en «nus-ordre da Talon ai de Séœon-Mlle, y travaillait avec l’opiniàLrété qu'il apportait ■ aui entreprises hamrdeuua ■. La Murck, qui avait été la négociateur de l.ilhance, s'efforça! t delà renouer. 11 s'acharnait sans beaucoup d'espoir a cette tâche ingrate. « Si cette dernière ressource nuus manque, que nous restera*t-il9 Je n’ose même pas y penser ■ , écrivait-il à b fin de 1790 ".
Qtielques-uua h dirent alors qu.e dans cette période de combat, b hardiesse des résolutions pourrait tenir lieu de la profondeur des conseils, que la suite dans les dessein» importait moins que b courage dans les actes, qu'en frappant les imagina tix>ns par quelque coup d'héroîaurc on raiiïuwrait les cœurs, qu'«nfia les partis extrêmes demeurant la seule ressource et le Roi defaillant h la tâche, h Reine pourrait tenter de relever la couronne et de sauver La monarchie» Les ennemis de la coor lui en prêtaient le projet et lui en supposaient la forceles défenseur* de la monarchie x/avaient plu* d'autre espérance, a Le Bol n'a qu'un homme, c'est sa femme, ■ déclarait naguère Mirabeau *. Les uns et les autres s'abusaient d'imaginations roma-» nvaques et de fiuntusies historiques. Ni 1* caractère, ni l’éduca-tioi), ui le passé de Ma rie-Auto mette ne b rendaient propre à ce grand rôle.
Mûrie-Antoinette n’avait nen de la femme d’Ëtat. Elle était femme, tout simplement. Ce fut son charme et son malheur. Nulle tracs an elle du génie font viril de m mer«, Marie-Thérèse; nul trait qui rappelle, même de loin, ces têtes car* reea, à l'allemande, ces tailles un peu épaisse», hommassea et lourdes» mais fortement cambrées et disposées pour l'armure t comme celle de Catherine IL. La reine de France était une pur* Autrichienne, nne pnneefise lotte» viennoise. Ênjout e, ivw* une peinte do wrsîbilîté; trop fier* de m rang et de m nam-suDie, trop dédaigieuse des opinions du monde pour y mcth fie méma un■ ^lourdene, frivole, au fond, et ne tenant dan* les occasions 1 paraître grave que pur un jeu de coquetier e féminine ou put en mpnee passager de l'orgueil lorrain ; iné djacrotnant instraiie, no lisant guère; indocile aux eonaeiLï, impatiente dej propos sérieux et des discours suivis, elle plaçait toute In politique dan» les personnes et jugeait les personne* d'apres les colorie*. Elle n'entendait pas le calcul des alfa ire s. Elle possédait le courage, il lai manquait le jugement. Sa vail-lança se dissipait dans la colère ou dans les larmes. Mais son ccrur était noble, son Ame boute, elle avait la passion de Phon-near. Lorsque la dignité de la couronne lu! parut compromise on souillée, lorsque l’outragei’itleigDjt en face oa que le péril l’usa il! rtt insolent et provocu a t, alla m raidit contre la (loque, et Ton reconnut en elle la fille de Marte-Thérèse.
Nulle femme u’s été poursuivie d’air F ont de haines ; il ew est peu qui méritent plus de pitié. « Il est prouvé, disait un jour le baron de Staël, que In mal heurs de celte princesse ne finiront jamais. ■ Ses épreuves commencèrent avec son mariage. Lit liesse des jours prera jerv» de su maison, le Fclix Ausina nw&c, se traduisit pour elle en une sanglante trente. Marie-Thérese était une bonne mère, indulgent* et tendra il ses filles adolescente*; mais titdt qu'elle le* estimait nubiles, aile se les aimait plus qu'avec le cœur d'n ne impératrice. Hune-Antoinette n oyait que quinze *jj* quand elle quitta Vienne. Elle ne revit jamais ni l’Autriche, ni sa nera. Dans la cour oà elle arrivait et don* la propre famille de mu mari, etc ne trouva que des prévention s hottilei et le soupçon. On la mariait pour sceller l'alliance, elle eut contre elle tous les ennemi* de F Au biche ; le* tante* de Louis KV1, ton frère, le comte de Provence, se* deux. belleu-MEun, qui ét&teut de Savoie, tonie h cabale montée contra ChoiMul <t les Lorrain*. Ella forma u cour avec la coterie Autrichienne, et rompt,sans réflexion comme sud» mesure, avec la* adverajin* de $a maison. £aü«$i|jnar la cour de Vienne
Onn r.a f™ir>
UjïVE^rn OF CAUF
sur le* vues de (relie de Versailles, élever qui emploie des hommes déférents a I* Autriche, gouverner Tel lia nce et, pur suite, la politique française dans le bchs des intérêts autrichiens, c'était «a raison d'étre en France, et • J’aTnirc h plus importante des* vie 1 «. Mine-Thérèse lui avait prescrit cette tâcha ccmiM la plus sacré de» devoir*; elle fa lui rappe<ait incessamment dans les lettres impérieuses,maternelles et politiques h fa fats, qu'elle fai adressait régulièrement ; elle l’y faisait animer, chaque jour, per non ambassadeur Mercy» conseil, confident et tuteur de fa jeu*a princesse, es artme temps qu1 agent Autrichien h Paru
Marfa’A-Dtoiuetle ne s'imaginait point qu'on pût, sans sottise et wi« malhonnêteté, concevoir d’autres desseins que ceux que formait sa mère : cette impératrice vertueuse, vénérée autant que redoutée des Mena, ne pouvait, aux yeux de sa fille, vouloir que la justice; elle ne proposait que le bien. Il semblait à fa Reine que /intrigue seule détournait Louis XVI de se rendre b ses avis; toute résistance de la part du Roi paiMit dan» son esprit pour un manque de respect envers l'impératrice, et d'atfaciion envers elle-même, Vodu tonte «a politique : il y entrait pins de préjugés et d’obéissance que de diplomatie; elle y apporta plus d'étaiuge et d'indiscréliou que de ténacité. Son influence demeurait intermittente, ne /exerçant en quelque sorte que par accès. Louis XVI ne fa subissait que par surprise ; encore s'y refusait-il dans les affaires du dehors, les seules vraiment royales b yeux et lesseu es ainsi qui im portassent h 1a mai<»n d’Autriche. Marie-Antoinette «dépensa dans Ces cabales, dont plus d’une devint faneste h fa cour rt â l’État En réalité, die oc jouâ t ai le rôle que M mère fai avait destiné, ut celui que fai attribua ient se* ennemie.
Pour ruiner ce crédit qu'ils exagéraient singulière ment, ils ■'attaquèrent à *a réputation. C’est des «lentcnira mêmes du trône que partit ce flot fangeux de pamphlets, dont les der* nieres érfabousaureB atteignirent encore fa Reine sur les bancs
' MnriP'AntojnriU à Shna-TheTcae, S mi fT78. À»m al Çsri'iOT, jfurtf-À'i ouictte, Parut, 1B74, 4, Jil, p
du tribunal révoluhonuairtf. Hebert en gûUËa «as déldb-nis et Fouquier sou réquisitoire ; de u’eurcot Fur et l’autre qu'a puiser dan# le* bibliothèque* clandestine* de Versaille*. Marie-Antoinette D’êtait que tri vote, mais elle l’était avec excès et très-témérairement. Elle m permit les saule péché* que la cour ne pardonnât point : les pechei contre f étiquette. Les berge-ne* de Tnemon, les partie* en masque, nûnte échappée et mainte folie qui eussent ravi la bonhomie respectueuse des Viennois, scandalisèrent le scepticisme des Parisiens qui pardonnent tout, hors que Ton nr-glige de le* prendre sa sérieux Lorsque la corruption se dissimulait sons des forme* si subtiles et si ralEnMS, cet élaluge de légèreté passa pour recouvrir une etfreore licence, La Heine était imprudente, railleuse et mtpri-santa r elle encouragea les tami lia rites, rebuta les prêt en lion» H excita les plus implucab es des haines, celle* de la vanité déçue. Enfin elle dépensait avec prodigalité. Apre* avoir publié qu'elle trahissait l'Etat, on l'accusa avec plu* de vraisemblance encore de dilapider les finances.
Au fond, eka s'étourdissait : mmi maria je n'était pan heureux. Belle, jeune, vive, au milieu de la cour la plus galante et de U société la plut libertine de l’Europe, elle ne trouvait dans fbomme auquel on avait voué sa vie qu un jeune prince timide, honteux et froid* L'exemple de sou grand-pere avait rendu Louis XVI très-méfiant des femme*. Par crainte de ce Livrer, il ne s’attachait même pas. Ce mariage royal ne Lut pendant an* que d’iniiiilerente* fiunfailLe*. Plu* tard, In tendresse commune quila portaient a leurs entait* créa une sorte d'affection émue et grave cotre ces cœura si différents et ces caractères si opposé*. Mais il resta trop kngtrmps dans leur umun je ne sata quoi d’équiToque. L'eta nrL «rie de la Reine mêlait au respect dont l’environnait le Roi une ombre d'inquiétude Feilrérae modestie de Louis XVI imprimait aux Mutiment* quo lui mm-quuit la Reine une nuance de dédain H leur fallut les grandes épreuves et les temps douloureux pvur se connaître. Le lloi ne vît plu* liera que la fierté, la eon s lance, Je* farines refoulées; la Heine n envisagea plu* que
la sérénité dans le saenGcc et la grandeur dans h réei^nulino. C’élait leur étrange destinée^nsriiitiiniu de leurs caurs aussi bien que dans 1* drame public de leur vie, de nétre lu péri cura aux événements et de ne •*élever à la hauteur de leur rôle que dans 1‘jofortime. Us étaient nés pour régner loin des orages, ■ur quelque trône modeste d'Allemagne ou d’Italie. Louis, « vertueux, hu iium, échiné ■, Marie-Ad toi nette « aimable et sensible », ils auraient fait les déhcea de Imirv au jeta en vivant tout simplement heureux. En France, qù, par tua contraste ain^ultrr, le peuple, insoumis, turbulent «I léger bd appétence, ne c’est jamais attaché qu'aux rois forte et aux reines austères, ils ne surent que bien mourir.
Lee premières victoires de la cause populaire passèrent pour autant de asceès remportés contre Mane-Autcu nette et la maison ■l’Autriche. « La Heine est, dit-On, fort accablée, écrivait Staël lé 6 septembre 1789. La perte de son influence y contribue ■sjos doute, mais surtout la haine que la nation a contre elle, *»l qui devient injuste par ton exagération 21. ■ Cette haine qui l*a[teignait et la blessait au cour explique en grande partie l’espèce d’horreur que lui faisait éprouver Ja seule pensée de la Révolution”. La Révolution armait contre elle tous ses enaemif de cour ; divisés sur le reste, ib de se rencontraient p us que dans l'hostilité méprisable qu’l b lui uv&iêDt Vouée. La plupart avaient émigré et cabaleient contre dte à l'étranger. Ce c'était point h Oèdx-ia qu'elle en von bit le moins de leur langage et de leur conduite. Elle estimait que le devoir de la noblesse était de lester autour du Iru.E.lene connaissait qu’utre chose pire qu'un
émigré, c* était un transfuge, un mué démocrate comme les Lau£un, [ei Talhyrtnd cl toute le faction des tx'a/joaj rittn-çtrtuifs, qui se groupait autour de Pbîl ppc d'Orléans Celte fiction délestait la rfinc; Marie-Au toi nette 11 jugeait vile et exécrable. Ajoute» l'hostilité des genlikhonunes libéraux, comme Lafayette, les Lamelh et tout le cortège de madame de Staül ; rmimitié plus Âpre, mais moins ressentie par elle parce qu’elle dé l'éprouvait que de loin, du dehors, par contre-coup, de ce grand pai'ti du tiers qui montait impétueuse-ment à l’assaut du trône; enfin le flot toujours gro*si de l'aversion populaire qui la chargeait de tous les maux de l'Etat. Elle était Mine et vindicative ; elle se sentait haïe, elle haïssait eu retour et méditait une revanche ; elle éta t mère, elle aimait passionnément ses enfants, elle jugeait leur existence en péril, elle résolut de les sauver. Il ne faut pas chercher d'autres moLfs h la couduite, ni d'autres objets à su desseins.
Toutes 1m combinaisons de la cour se ramenaient à cette donnée primordiale ; que le Rcp pût se soustraire à l’avilis-saute en p tvn té des Tuileries, se montrer A son peuple, lui ouvrir son cœur ; comme ce cœur était droit, comme te peuplé était bon, l'accord se rétablirait de soi même entre ces fi h égarés et leur père indulgent Geui qtu se refuseraient à la réconciliation seraient des impies et des rebelles : la force les soumettrait, car il suffirait que le Roi pût commander pour que farinée, rentrant dans le devoir, lui obéit aussitôt. Jugée à d stance, à traversrhitboire de 1792,cette conception semble le rêve d'une Ame en détresse. En 1790, elle se présentait naturellement A l'esprit d'un roi de France, qui ne voyait dans la Révolution qu'un malentendu entre lui et son peuple, exploité et ameuté par une boude de séditieux. Si la cour cooserïu.t de si grai lles illusions sur la puissance de la royauté, les cht-fe de la Révolution en gardaient de plus exlraorcLnairei encore. Lee espéra «ce» de la cour présentaient la contre-partie du teneurs des révolution a aires : espérances et terreur» procédaient du tnéme Instinct historique développé par dix sitclei de utonarebie Tel était, malgré la décrépi tada de pouvoir royal, le prestige de nette grande monarchie française» qu’en pleine crue de révolution, la nation étant déclarée souveraine, une assemblée constituante siégeant à Pari», Le Roi ne disposant plus que d'une autorité nominale et se trouvant réduit au lûle de secrétaire des commandements dé l’Afsemb.é», Isa. ima gin allons loi prêtaient encore cette puissance mystique dont on l’avait dépouillé. Il ne restait plut h Louis XVI, de la royauté de ses ancêtre*, que le nom et les insignes : ces apparences décevaient encore tous les Français, Es 1790, cotume an temps de la minorité de Louis XIV. tout le monde s’imaginait que se saisir de h per* sonne du Bai, c'était s’emparer de l’Étit même, et qu'il suffirait au Roi, pour racouwar, du coup, sa pleine souveraineté t’échappes è la garde du peuple armé de Paris.
La Reine y songeait sans cesse. Toutes les cosccuion* auxquelles se résignait Louis XVI ne comptaient, à se» yeux, que comme des expédients imposés par Je nécessité. Dès les premières journées, la comte de Merey lui démontra et alla se persuada aiséoiftnt que, tu la pression violente exercée par les députés sur ie Roi, toutes leurs décision» étaient entachées d'illégalité. Neanmoins, Je Rch n'avait non de mieux h faire que d'y adhérer avcugléiucnt, • Mai* H était bien entendu que plu» tard, suivant les circonstances, on tirerait parti des occasions pour reprendre, peu h peu et comme branche par brancha, la considération at la puisse ne* pardua*1. • Ni I hon-aeui ni la conscience ne pouvaient être engage» avec des rebelles et de» factieux. Leur oeuvre était une aavrv de force, que la force devait anéantir. Marie-Antoinette n'avait jamais appris d'autre droit public que celui-là, Le projet de la délivrance arrêté dan» ton esprit, ficlë* d'y aisôc er le» puissances
1 C, Qihhit, Za Itr. V||, ch. h.
1 V»[i]tajrc de Merey, juillet ir89. Fuwasn>4n, Danrîlef p> 30-
LA MJ38IOK DC ■ ■ BT BU JL.
i»r étrangères at de rédamer de leir uinsluce la força ■aterieH» née ««aire ■! succès de l'anti «prise, lui iimhLi la propoaton le plus légitimeda monde et fa plu* opportune. Elle a'y portait tout directe tuent, d'instinct, et par les seules iuspulsiona do la pAMwn et du danger.
Luuia XVI demut, ta quelque sorte, vwi lu uèmu calré* soi lés. Soe esprit aatnraHemeat juste et droit s* y lui suit entraîner a travers lu échappatoires d'une dialectique vagua et spécieux. Le recours à un* iaterveuti» étranger* n'avast ries qu* de conforiM aux précédent* des moMrchiea U procédait de celle ouxime fondamentale que le prince était l'Etat même, les tauOi eus da prince devenaient les tasson de l'ÉLat, La droit connu* le devoir du Roi étuulde les soanxttre et de la* chiner, tou* moyens daWnaient JégUimse qiuocnwoniant h ce résultat. Le Révoletioe an décida aulranieat. El le replaça lasoavtraiDdé dan* h natK» : toue les temm «t loi» lea rapporta de fancieo droit publie e'ea trouvèrent modifiés, La Dqestd se trauportaet du Bai au peuple, le cnmn de Iras majesté se détourna de la personne du Roi, et Ton conçut une trahison envers t‘ÉU< dont I* Rot, qui n eu pouvait autrefois être que h victime, pouvait déformai* devenir U pnmxr fauteur22. Tel était, au praauar eh a F,

rhrrsit a aiarper, par la Force et avec Laide des étrangers, la •QUTeruiMtf que la dation avait reconquise.
Cette sdpanticn de l'État et de la personne du monarque paraissait fa Louis XVI 11 plus funeste deg aberrations révolutionnaires | il lai était impossible de la comprendre et de s’y umjmettre* C’était justement pour en détruire le principe et en corriger le» effet», qu'd songeait fa attirer l'Europe dans »■ que* rell®. ]1 avait, fa la vérité, Mnctioand Le* décret» qui faisaient de cm maximes ai propre loi et celle du rovmme; nui* s’il se voyait réduit h régner «Ion cette loi neuve Je, il continuait h décider de toutes choses de près l'ancienne. Jugeant «on consentement imposé par la violence, il le tenait pour vicié e» m>i , mil et non aven*. Il considérait que les mis né connais sent d’autres régies que le bien de TÉtat, qu'ils ne relèvent que de Dieu et qu’il* do sont obligée d'obéir qu'fa leur conscience. Celte sorte de restriction Dentale lui permettait de tout signer et de ne a engager fa ne a. 11 avait d'abord cédé par inertie et pur prudence ; il le faisait maintenant par conduite et per calcul. C'est ainsique La délibération s'insinuant dans son fameau milieu de tant de faibletw, ce mal heureux prince s'avançait i a sensible ment, d’équivoque en équivoque, jusqu aux déplorables entreprises qtri décidèrent le catastrophe d* fa monarchie et la perte de la famille royale.
La pensée d'un appel à l'Europe était entrée daoa L'esprit de fa [faiae vers le eonunetice tuent de l'été de 1790. Marie-A «toi nette pensa dés tors h provoquer des représentations de fa part de l'Autriche et de te Prusse, non, djsatt-elle, pour « Faire une contre-révolution ■, mais pour montrer qne ce* court • trouelient miunut Le maniera dont on traitait Qn roi 1 ». H.n beau soupçonnait-il ces vues? Il ne calomniait certainement pas la cour en les lui prêtent: il ne fa servit juuiu» mieux que ccHtie r«tcritè <u Hoi, Cm *ffni n entrent n latntiei ennjamtinn, ujotiiioM, inufagtntei, faud offeniUTtt <rq drfcn«rH 4«Una fa rdraume, «vec fa» »jet* du Moi, o* dehon iVfC let étrtnprrj. . ■ Tnttf drt Kstiè/H mai-nclfcf, pur Bovniun» ai u Comt, V ^d, Pafw, 1751.
■ À It ju 1TVQ. A»»h, p- £30.
lorsqu’il hu en dénoue* le danger '* Mais h cour oe pénétra pas plus sur ce point que sur les autres la sagesse de ses avertissements. La Reine, en particulier, déconcertée par ses brutales in-curtadei, ne voyait an lai qu'un d^majoçM ru»rrt*xtipu qu ne rendait redoutable pour se vendre plut ebèreiüéflt. A ûiestire qoe les pyrite croissaient autour d'elle, « confiance «s reportait et » concentrait sur les serviteurs anciens, les seuls qu elle eût éprouvés et qu'elle crût sincères. Son esprit, rebelle aux combinaisons troubles et compliquées de Mirabeau, Barré tait sur des projets nGniment plus simples et plus conformée b son caractère è U foi* audacieux, vaillant et inconsidéré. L'homme qui la conseillait et qui devint, dan* ces conjonctures, tou confident intime et son ministre, représentait, à tes yeux, l'honneur et le fidélité mènes, Il possédait tout le prestige de désintéres-aement et de loyauté qui manquait à Mirabeau. Ses quotités chevaleresques lui tenaient lieu de génie politique, ou plutôt elle* étaient tout 1» génie politique que pouvait apprécier Mario-Antoinette.
Le comte Axel de Fenen était un seigneur suédois « A la taille haute, aux traite réguliers, eux manières nobles et simples « . D'une conversation peu animée, il montrait plus de jugement que d’esprit, ■ Circonspect avec les hommes» réservé avec las femmes, sérieux suis être triste, sa figura et son air convenaient parfaitement h un héros de ronm, maie non pu d'un roman français, ü n'»n avait ni la brillant ni la légèreté a. « Le lait est que dans b principale aventure de «a Vie, il n'y eut guère de roman, surtout à la manière de ceux que l’ou composait alors en France. C’est peut-être justement « caractère singulier ( par où Fersen tranchait sur le» écervelés et les roués de Versailles, qui piqua la curiosité de la fieine. Lorsqu'on J779, ce gentilhomme parut dans son cercle, elle était dans tout rétourdisaement du sa jeunesse et dons le plein
> Voir tMww, p. 4G-M.
s 1* tfne d* Mm, Sf»nvenirr ef powr»r&. Ptns, IB13. Fer*m ^Uit fm w 1755. il iTOJtdüTM? ie nêmea^r qui h Reine^ tieaUHui ans «a <7SÜ. Voit : GtFTiDY, GmfdM il/, t. 1, f. IM c noir. — KJLtlClûwAtBLlt, /■ Cvntt de Ftttcn, t. t, j>, ixxxt et ««▼.
triomphe de se royauté. fille ne cacha point l intérM que lui inspirait le voyageur suédort. Farun sa piqua d'être le seul, dans fa cour, ■ ne point paraître le remarquer Maie i il n’en conçut pas de vanité, il en garda de h reconnais» ncc< ftevenu a Pari», au mois d’octobre 1784, pour y suivre officieusement les olluiies de G us Lave J11, il u'eat que trop tôt l’occasion de téraoi-gnerà la Reine l'attachement iisakérable qu'il lui avait voué Dans l'abandon ott elle était, Mane-Antoinette en fut trés-to-uctiêe. Feraen lui offrit ce qui lui manquait le plus, un ami, et un ami ïu comparable, apportant autant de ddicaleue dans le dévouement qu'il avait au montrer de discrétion dans la faveur*
il n’était pu seulement un serviteur dévoué de la brade royale; il était, de (Joctrioa et de conviction, un royaliste fervent. La raison ch** lui était an moiiu aussi sincèrement engagée que le cœur. Ses avis d’ailleurs ne tendaient qu'à préciser i« velléités de 1* Reine : il la dirigeait dans la voie où son iu-«linct et son ima^i nation l'avmeat engagée. L faut, dissit-tl, laisser f Assemblée s’user, se dé lopalanser al tout boulevener h sa guise, c Elle périra par elle-même, et lorsque le peupla sentira encore plus la misère et tau* le* maux que L'Assemblée a laits, ce sera le moment d'agir. 11 faut de la conduite et de la paücoce, ne non précipiter, noarnr adroitement Le méconten-tftment qu^ gagna beaucoup, et ensuite un secours étranger fera le reste 23- »
A L'uotfiwnc de 1790, le moment dTigir paru! approdicr. Louis XVI, qui jusque»là s'étqit dérobé à toute» les suggestions de la Heine et de ses smts, æmblait, à mesure que la oue reli-g^aïue s'aggravait, plue disposé a m rallier à leur* vues. 11 iin-portait de concerter un plan et de préparer ha voies. Fersen s'y employa, d’accord avec le baron de Bretcuil, ancien mima Ire de Louis XVL, qui avait conservé toute lu confiance de lu cour. Diplomate de carrière, Breteuil avait hit son chemin pur ît23 crédit Am CucimuI; il appartenait à la Heine. JL «voit de» coo-naissauceS) l’hubitude des affaire*, Je mauiemeat de l'mtrijue,
de l’a plomb,de la hauteur-, peu de sonplesse : il r'étaît fait beaucoup d'ennemi>, Après l'échec de h contre-révoiutîan tentée au mena de juillet 1789, il se réfugia en Suisse, Il y forma, dons la retraite, d» projeta destinés b sauver u-i maîtres et i restaurer la monarchie. Il a*y réservait un grand rdk et le personnage qui convenait à son caractère remuent et ambitieux. Le premier article, dans ce dessein comme dans tous ceux qui furent alors proposés 1 LouisXVJ, était de quitter Paria. Breteuil indiquait la route de L'Eu, parce que le» troupes y paraissaient sflm, et que Bouillé, qui rom mandait dans les Trois-Èvêché», était entièrement acquit n Roi. Enfin par cette frontière on confinait I J'empire, où, Je cas échéant, on trouvsvit des alliés et, dans la pire extrémité, un refuge, Ou essayerait d’abord de gouverner avec un ministère royaliste, tn s’appuyant sur tes Français fidèles. Si l’on ne réussissait point à rétablir l’ordre de cette façon* on invoquerait le secours des puissances unies. Eh attendant, et h tout hasard, jl était néccMiire de connaître de leun diipositïoax. Les préparatifs de la fuite seraient l'affaire de Fersen, Je succès serait j’affaire de Bouîlld Quant aux négociations, Bretruil offrait de les smfPê Ce phft étant Arrêté au ma» d'octobre. Bretèuil en ht passer le détail à Fersen par l’évêque de Panuers, M. d'Agonit, qui rentrait en Fronce après un voyage en Suisse, Fersen en informa ta Reine, qui y donna une approbation absolut, st se chargea d’y gagner le Roi, Leu » XVI inclinait de plos en plus b ta fuite; toutefois il demeurait encore perplexe. Avant de prendre une résolution défini Lire, il voulut s’assurer des intentions de Boni lié, et d lui écrivit, le 22 octobre, une lettre que l’évêque d* Pamïera alla lui porter,
B >uilié avait réprimé avec énergie une insurrection militaire è Nancy. IL passait pour populaire dans le paya, l’armée le respectait. Ce aèt ait point un coatre-révolutioonaTe à proprement parler: il inclinait vers une ronstituton h ta manière anglaise, avant tout, >1 était royaliste.Pour sauver la famille royale et rétablir l’autorité du Rm, il ü< recueil même pas devant une
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guerre civile'. Il estimait h quarante bétail Ion* et ii cent mcu« drons Ica forces dont le Roi pourrait disposer : «'étaient, pour U plupart, d« loldata recrutés à l'étrangur, et il les coud-dérait'comme plus sûrs que F infanterie française, déjà toute révolutionnaire. Pour les rasacmblo* autour du Roi, B ou JM suggéra un expédient qui ne laissait point, en son genre, d'être empreint du même machiavélisme que les plans de Mirabeau. L'empereur Léopold cMeentrait dans les Pays-Bas des troupes destinées A y maîtriser h révolution, on le déciderait h les faire avancer vers la frontière de France dans h drstieiQ ostensible de soutenir les réclamations des ponces allemands poMCsriounéa en AImcc. 11 en résulterait nécessaire ment une grande émotion dans I1 Assemblée et dans le public Sous prétexte d'observer les mouvements des Autrichien*, U Roi ordonnerait tu» rassemblement de troupes; celles de Bouillé en fanaeraient le noyau, et les officiers de cette armée enverraient à l'Asscnablée «ne adresse demandant qoa h Roi vint se mettre b leur têts ■ pour dissiper par sa présence l'esprit d’indiscipline de* soldats ■ . Bouillé comptait que Mirabeau appuierait cette motion et la ferait adopter. Le Roi sortirait de Paris, négocierait avec F Empereur» obtiendrait le retrait de l'armée autrichienne «t jouerait ainsi ■ U réle de paciEc.'iteur aux yeux de la nation ■. Apres avoir exposé cette cnmbinaiirfm à M- d’Agotilt, Bouille ajouta que, toutefois, |« projet de Fuite lui paraissait scabreux, surtout ri l'on a étuit point renseigné précisément sur les vnei des puissances. D’Agoult m s'arrêta jjaa à disputer ce point de fait ' il dérlnra, que Léopold rt tes autres alliés do Bol ■ exigeaient sa sottie dé Paru avant de faire aucun* disposition en sa faveur a. Devant cette affirmation, Bouille d avait plus qu'a obéir. L'exécution du projet fut ajournée nu pnntemp», et Bouille reçut un chiffrepow correspondre avec lu cour.
C' était le temps où l'on discutait damsFAueinbléc la Iqj sur le serment du clergé. Louis XVI prit son parti. Le 96 novembre,
1 Drvj®, t J[l| p. jSf Qt hit, DotfiLÉdX, Afcrwïr», p, iSt •*. — Car*
rtipmàaMt lit Miroir** f (. 1, p. Î3I.
4iS
la veille do jour où fut porte le décret dont le vote lua semblait désormais inévitable, il écrivit à Breteuîi. Il l'invitait à ouvrir des négociations avec les cours amies et lui conférait, à cet égardf les pouvoirs les pim étendus, 24 Je vous ai choisi, lui mandait-il, pour voue confier les intérêts de ma couronne. Vous cou naissea mes intentions... J’approuve tout ce que vous ferez pour arriver au but que je me propose» qui est le rétablissement de mon autorité légitime «t U bonheur de me* peuples24. - La Reine écrivit à Mercy et le pressa d'agir sur l'Empenur. L'Espagne fut également sondée- « Il a’y a en tout que quatre personnes dans le secret, c’est un moyen sûr pour qu'il soit bien gardé ■ , écrivait Marie-Antoinette au comte deMercy V Elle w trompait; les préparatifs étaient b peine commencés que déjà le bruit en circulait en Europe. Staël, qui t>'était ni dans le secret delà cour de France ni dans Celui de sa propre cour, en écrivait des 1* 16 décembre à sou gouvernement. La discrétion était înd.speu-«ubîc au succès do F entreprise, ou ne sut point l'observer. Le con-cours de l'Europe y était nécessaire, on avait très-peu de chances de l’obtenir. C'est de cecété que les plus cnielles décik lurioue attendaient la famille royale. Ou se figurait à Paris, aux Tuileries aussi bien que dans le public, l'Europe tout occupée de h Révolution française. Ou en jugeait sur l’Angleterre, et Ton jugeait de 1*Angleterre sur lei gazettes et sur les brochures, beaucoup plus que sur les discourt et les actes des minntrM de Georges 111.

chapitre h
DISPOSITIONS DE J. ZUtDPE,
lïK-iTfli
Le premier en de fi«rre contre la Révolution française vaincu et adepte fervent de la révolution de 1688. Bnrke avait déjù dénoncé ans princes, qui ne paraissaient ni s’en apercevoir ni «'en so icier, le caractère redoutable de la Révolution française*. Sa voix, d'abord isolée dans son pays et surtout dans son partit trouva peu à peu de l’écho. À mesure que l'anarchie et l'esprit de propagande se développaient en France, la réac-lion contre les principes français se prononçait en Angleterre. Elle réunît autour des premiers adversaires de la Révolution lu gronde masse des indifférents et bientôt une partie des admirateurs - La cour, dit Macaiday, la noblesse, les propriétaires, le clergé, les ma nu facturiers, les résonants, en un mot* les dix-neuf vingtièmes de ceux qui avaient un bon toit au-dessus de Iriir tête et un bon habit sur leardas, devinrent ardemment et inévitablement untijarobins. Ce sentiment était su mo.ns aussi fi.rt parmi les adversaires de Pitt que parmi ses adhérents. » Burkes'en Et l'interpreie. Il donna aux idées qui fom entaient obscurément dans Us âmes une ferme éloquente, incisive, et es qui etaitd’une conséquence plus grave, une forme tout anglaise.
un



Jamais œuvre ne fut

i vou odc**iu, f L,
L’DPINION BT L* GOUŸKBNEMtNT EN ANGLETERBE. 149 ment nationale que la polémique qu'il engagea contre fa Rcvotation française. Il flatta l’orgue lI de kb compatriote* et ddtnéla, du même ccnp, fa confusion de leurs esprits, en répudiaat arec hauteur rassîmilatiOD que fou avait cherché 4 établir entra l’hiitoîr» dei deux pays. En Angle terra, Ml dix-septième siède, dirait-d, c'était fa couronne qui « montrait révolutionnaire au «os français du mot, puisqu' elle prétendait anéantir les coutumes «t modifier les croyances nationatet au vertu d’un principe abstrait et métaphysique. Les An gin ta, en renversant les Stuart*, étaient revenu* aux traditions ; ils avaient fait absolument le contraire de ce qu'où antreprenoît an Franc»- • La seuta idée de fabriquer un nouveau gouvernement suffit pour nous remplir de dégoût et d'horreur, déclarait Bnrlc. H<mu avoua ioujcnirB aoubsité dériver du passé tout ce que nom puuédoni, eomnoa un héritage Jéjué par nos ancêtre». Houe réclamons d» franchises, non cornu» las droit* de* homme*, mm* cornue la* droits de* hommes de l'Angleterre... Nous sommes décidés fa garder une Église établie, vue monarchie établie, une aristocrate établie, une démocratie établie» chacune au degré où elle existe et non fa un plus grand r.» Il voyait dan* ta Révolution française le pire tl** attentai*, le en me de lèse-Angleterre; il la voua au mépris du monde et b I* inimitié de l’Europe monarchique. En réalité, c'ait fa L’esprit français et fa toute l’histoire de France qu’il tançait Fax sthénie, lorsqu'il publia, dans l'automne de 1790, son fameux pamphlet. Zte/taxtom iut fa JïàvoürKun francaiiet
Burkc opposait le droit traditionnel fa la FouvçraLneiédu peuple. Il niait celte souveraineté, il ta vilipendait, il la balounit. Sun livre obtint un succès immense. Toutes les fiertés, toutes les jalousie*, toutw leu animosités de l'Angleterre y trouvaient leur eapr&ssioa» La rancune de la guerre d’Amérique, l’orgueil d’être seul digne d tan gouvernement libre, Itanl ipatliia du rigorisme protestant et de ta licence gauloise de l'esprit, conspirent
1 711**, ffîiàMrw de /■ ïilïVrdtHFc «jifa.jv, Parïi, lié!) t» IJ1, p. 97.
4. fO
u fa re de cette formidable invective une sorte de ojanHeitt du
propos de l1 écrit de Burke : on se sépara surtout. Quelques-uns des plus illustre» wlnçs, demeurés libéraux^ Fus, au premier rang, et derrière lui lord Shinliope, Sberidan, le docteur Priestley continuèrent de défendre In révolution de 89. Thomas a
Paine publie, pour réfuter Burke, sou traité des itaàs JerAommr; Hackiulosch composa scs Findiew Galfur; Richard Price prépara un livre inspiré du même esprit. Rien n’y Gt. André Chénier qualité Burke d'■ arrogant sophiste ■ ; d le compare uu T ber si le d* Ho mère, ■ parleur ara chois et sans mesure, dont l’èsprit n'était plein que d’ignobles et întarissihlei bavardages 4 ». La 'virulence et Fcmphise tu nul tueuse de Burke ne nuisaient point à l'aflet de son ouvrée, cl es répond aient au goût du temps. Burke passionna les Anglais contre I» Révolu-tioû, comme Mirabeau passionnait les Français dans Je sens opposé, a Le livra de Burke a réuni toute la nation anglaise contre nous •, écrivait, quelques mois après rappariliûti du pamphlet, le chargé d'affaires de France a.
Tout Ce qu'il y avait sur te continent d’adversaires de telibèrlé politique, de la nauuurchi* constitution utile et de La religion réformée, acclama connue le prophète du droit divin ce champion de I'Éqlue anglicane, de In grande charte et de la succession protestante *. Les émigrés frsnçois lui envoyèrent des adresses. ■ Aibi-vqim lu l'admirable Burke! ■'écrie Joseph de Mestre. Comment trouvei-vou» que ce grand sénateur traite ce grand tripot du manège et tous ce» Législateurs bébés? Pour moi, j’en ai été sain, et je ne Murais vous exprimer combien Ü n renforcé mes ideei antidémocratiques et antigid ica lies. Mon aversion pour tout ce qui se fua en Fonce devient de l'horreur 4. ■ Burke, dam son livre, se
1 SturïtiprU rfr 1791
1 IhpHKlde Hsrlbeli’my, * fetner î"9l,
1 » Nou» »nmn purtctlanl» non par K)diffrrrt»cr, tn»n par icle L'ï'f-1!» et l’I^iai Hitt diru mm etpnu de ut nk-ei îa^rjMrwb a... * Zç/kA'OJu nw ta Jtenalu-lun Jr&rftiie.
* co£tj> »■ Hutraioiui, Un A»Mm< 4'» p, VT
Pjtt jugeait tes chassa arec infiniment plus de ramure- U avait charge dûmes et charge d'ÉtarL ün mouvement irréfléchi de sa part pouvait compromettre la paix avec la France, et il avait besoin d» cette paix. H condamnait son* doute le» excès des révolutionnaires, mais H espérait encore que les modérés l'emporteraient. Il chercha même, par de* voit» indirectes et sans enfreindre la neutralité qu'il observait publiquement entre la conronne et F Assemblée, à s’expliquer sur celte question de la paix avec te* chefs du parti constitutionnel IL Bogue» Ellfat, ancien ministre d’Angleterre h Copenhague, m trouvait alors à Paris, il y faisait profession do démocratie et fréquentait Mirabeau, Banrave et leurs amis du comité diplo-iiaattqttü. Il eut mission de les rassurer *. Pitt ne demandait à la France que de Je lasser tranquillement suivre sa politique. L'empereur Léopold us postait point d'autres vue» apr La Révolution.
11
Élu empereur ]« 30 septembre et couronné A Francfort le 9 octobre, Léopold ne songeait qu'à rétablir ses affaires intimes et b recouvrer la Liberté de sa moavemente. IL s'occupait de donner h paix en Orienté* aux Puyo-Bas; mais il le faisait beaucoup phw selon ses goûts que selon les intentions des
* BtMW»», 1Pj?!£ch» JXii, tT lî> p- W,
« pitt L lEHMt «ctehTG 17W. ÏTÀi-.orB, t- If, p. W — Sthi, t. II, p. 310. médiateur* de Reichenbuch ’» 11 siguu, Le 19 septembre, un armistice da hait moi* me le* Turc* Sûr de n’étr* point attaqué per aux durant l’biver, il prolongée jusqu'à la in de L'année les préliminaire* du congrès, convoqué à Sistova, où devaient figurer, à côté de l'Autriche et de la Turquie, des repré scuta rite de l'Angleterre, de la Prusse et de le Hollande* Ces diplomate* ne m réunirent que le 30 décembre Léopold Comptait bien, d’inddent en délai, les traîner jusqu’au printemps, qui remettrait tout en quart lob ai ouvrirait le champ b de nouvelles combinaisous»
Il différa le* ofliure» de France comme d différait celles de l'Orient. Le comte d'Artois lui avait dépêché de Turin un de set confidents, le comte de Castelnau : il Je reçut arec » intérêt et sensibilité ■ ; mai* en s* fut qos pour la congédier plu* congiümeat. Castelnau apportait b Kaunîtx une lettre pathétique du frère de Louis XVI ; » Bon 1 le prince de KauniU ne EoulTrira pas la destruction de l'autel et du trône « Kiumtz ne se souciait que de trône de »n maître et tenait que, sans renverser précisément l'autel, il était expédient de l’ébranler de temps à autre. 11 répondit que les projet* du comte d'Artois lui semblaient ridicule*, et ajouta que FAutricba ns ferait rien que d’sccord avec les Tuilerie*. Mais, aux Tuileries mêmes, Léopold n'adressait guère que des condoléance*.
Le secrétaire d* Marie-Antoinette, Augeard, vînt le trouver à Francfort, de la part de la Reins. Aucune intervention, déclara TEmpereur, s'est possible, à moins que la fe nulle royale ne sorte de Paris; autrement, en essayant de la défendre, on la ferait égorger. Il n’interviendrait, d’ailleurs, qu'à toute extrémité et dans le cas seulement où l’Assembler prétendrait détrôner le Roi. Le resta ne le regardait point, ■ S’il veut régner despotiquement, disait—il en parlant de Louis XVI, ce n est pas mon affaire... li n'est aucun souverain dann l’enivers qui ait le droit de demander compte à une nation
I CF. ddetw*, ». TA
* Bits, Lccft^Ü uaé Tdi/ntf*. Lettre de Léopold 1 Knumta rt ae to«M d’Ar<«M*L, Mplembre 17D0.
SOUMISSION DB LA BZLGIQtJB HÛ
d'une constitution qu'elle se donne; n elle e< bonne. Uni mieux pour elle; si client maareise, ses voisine en profiteront, ■ Aiqjeard fit observer que (a cause du roi de France était b cause de tous lu rois, et qu'il serait injuste à eux de profiter de h ddtrMM d'un monarque. Léopold,quiconnaissait lueprécédents, ne manqua point de répliquer ; > Votre gouvernement a été le premier en plusieurs occasions à donner ces funeste® exemples. » Il ne craignait point Je contagion ; la plus grande partie de ses États lui semblait préservée de la propagande : on n*y parlait point français. Quant aux Pays-Bas, il m ehargsait do les défendre. Comme >1 trouvait ton intérêt b laisser les choses se brouiller dans le royaume, fl masquait son calcul de spécieux motifs de droit des gens. Il ajourna, pour les mêmes raisons, les prini es allemands qui Ja pressaient de soutenir leurs prétentions.
La cérémonie du couronnement semblait avoir réveillé, avec les sentiments pslriotiqnaa, I*instinct chicanier et Humeur b niai lieuse des Allemands, Les publicistes s’appliquaient h entretenir le feu et s'avaient garde de laisser, mus l’interrompre, courir la prescription de la raacuso1. L'occasion était trop belle pour une guerre de plume, et ils a’y échauffaient à l’envi dans toute racrimoQie de leur érudition. L’objet avoué de ces âpres fendiste* o‘était autre que la rupture du traité de Munster, et par in même occasion de celui de Vienne, t'est-b-dire la réunion b l'Aflamagna de l'Alsace et du h Lorraine. Le roi de Suède, en sa qualité de garant du premier de ces traits, se donnait voix au chapitre et parlait pour les Allemands. On entendait un de ses ministres, celui qui résidait è Londres, déclarer publiquement qu'il trouvait « trèsenuple qoe l’empire germanique cherchai à rentrer an pœeuo n de* provi nées qui en an ir t> t été détachées * s. Léopold s'était, avant son élection, engugé à
1 Vûv, par ntmph, 4au k» St Bcauat», 17"», t. xrilT
p 35S-&60, 1 Ckchiob da cMleMim de ri^Titina de Paounat. les
rtiaCiDnl inaditt» iSUliiket Lquü lt Çrini M«W<4lfT 4 S^n rf i M'orwif, <■ f«« 16*9 Dit aote du Im« 11V, p. 417, 47‘JO. WiA* et nu* M Loaro» à Laai* 11V.
f l! 4* 7 jan-j«r 1701. CF Cqibbrq>-V wntS, tt ■■br<
17M, t. ü, r. ci
soutenir laa droits des pntseadrmaéf. La 10 oetobre, la leu do* min du couronnement, le collège électoral adressa au nouvel empemir v>e missive pathétique pour Le preuer d'agir. « Votre H ajcsté, diraient les électeurs, acquerra per la une gloire inuuttr-J telle pour son régné, « gré des ycbuk emprcuéa de toute la patrie » Mais l'Empire, en ses ardeur* processives, était loin de compte avec l’Empereur. Léopold s'adressa de réclamation au gouvemsaerit français que I* H décembre; «ocor* eut-il sois d'informer le chargé d'affaires de France a Vienne ■ qu'il «'avait aucun intérêt à la conteiutif» avec les princes, q je, par conséquent, il ne pourrait être appelé à s’en mêler que sous le rapport de chef de l’empire gernuui que, et que, ce cas arrivant, lI se bornerait a remplir stricte ment h devoir qui lui serait imposé en cette qualité* ». Tocs ma atermoiements n’avaient d’autre objet que de lui procurer le temps néœaMire pour relever «on autorité en Hongrie et atu P^ys-Ea*.
Tout alla facilement avec les Hongrois, Us avaient allume des feux de joie b la nouvelle de la mort de Joseph U et dansé autour des bâchera. Ils réclamèrent la coavorahon de la d été. Ib y raratant Léopold disposé : las eomitate n‘attendirent point ion ordre pour se réunir et procéder aux élections, Elles furent très-agit ces. On y entendit des harangue* véhémentes et l’on y fit de grandes démonstrations, qui rappelaient tes premières «cènes de b Rcvalutiun française. Mail l'esprit général éLait bien difièrent. Si l'on employait les mêmes mots, an y attribuait an autre sena, Btirke lui-même, s'il avait pu sonder leé cwurs des Hongrois, les aurait trouvés purs d’erreur et exempts de péché, QuelqueMins sans doute, disciples des philosophe*, inclinaient vers la démocratie et invoquaient les droits universels de rhooiraa et du citoyen ; mais la grande inajurilé ne revendiquai! que les droit* des Magyars, c’est-à-dire les chartes ancienne», Les libertés traditionnelles, ou pour perler plus clairement, Les privilèges d’une aristocratie aussi jalouse de scà prérogatives que dudüigtmwe des vœui populaires. La
1 Rapport tl» Vénale, 1vjoat«r 17V1.
SOUMISSION DE LA BELGIQUE
plupart na parlaient de Pénalité que pour en r and a muer le principe. Ce ne sont pas, dédorait-on même dans certains comitats, les paysans qui ont à æ plaindre des Beignejrs, ruais bien les seigneurs qui ont b m plaindre de* payions; au heu de faire des règlements pour adoucir le servage, il faudrait plutôt Je rétablir. L'agitutim démocratique te renferma dans les villei : les nobles, belliqueux et armés, l'étouffèrent dans les campagnes, Loin de rapprocher In Hongrie de h Kranr'e, cette révolution tendait à Feu éloifjDer. Elle était toute nationale. On ie remettait à Chanter et à dîicuter dans la langue me g y are. Ou parlait bien de revenir à In nature et au droit naturel, mais on l'entendait de Ja nature des Scythes et d4 droit de» Tort are*, interprétés par le» magnats de Hongrie. et non, comme I Paris, delà nature des Grecs et du droit des Bornai interprétés à Jk française. On n* s'inspirait pas de Lycurgue, mais d'Arpûd te Conquérant, d'Hunyqde le Libérateur et au besoin d'Attila, le fondateur légendaire du royaume. Le courant qui domina il était tout Féodal, et ta Hongrie,rendue h elle-même, nageait eo plein dans le moyen Age
Le diéU *e réunit le 91 juin au milieu des accîamatiaru. Elle demanda la confirmation des antiques libertés, h convocation pénod que des assemblées, le vote de L'impôt, le vote des luis. El e revendiqua pour la Hongrie le droit de iTêtre gouvernée que par des Hongrois, et de n’ëtre point soumise eu pouvoir despotique qui régissait lea autres États de la monarchie uulri-ch en ne. Léopold In laissa tronqui Je ment émettre ces vœux et es décréter rnéme te réal sation. U n’y voyait point de mal, pourvu que la diète le laîssiit diriger h a* guise les affaires étrangères et disposer tans contrôle des recrues hongroises. Les réformes du reste n’a lié refit pas plus foin, et la côurohne n'eut point à tempérer l'ardeur révolutionnaire des Magyars Ce fut l'Empe-rear qui demanda pour les bourgeois d s vdl« FadcnimioD aux smp ote, et ce fut la diète qui s’y refusa. Les paysans obtinrent te droit de ac déplacer, ou ne les iPranthit meme pas des puni-
1 SjtwS, ft ttairf der de (TjO A l l'r, l'^ni, 1171, p 13-3lt
lions corporelles. La propagation des principes français 9'était Vraiment point h redouter eu ç*a P* T5, L* réconciliation a’o
spontanément entra les Bongroit, très-arâtocrate* > et leur eouveram, respectueux de leurs privilèges. Le couronnement, qui eut lieu le 15 novembre, revêtit tout l’éclat d'une fête nationale, c'était comme un renouvellement du pacte séculaire qui unissait la Hongrie b I* maison d'Autriche. Les poètes célébrée il cet avènement d'un roi que a le monde entier enviait h leur belle patrie 25 r,
En Hongrie, Léopold avait « la temps de prévenir la révolution; en Begiqne, il était contraint de L'étouffer. Mais il avait recouvré la libre disposition de ses tronpei, H il achemina vers les Pays-Bas toutes celles que rarmistice conclu avec les Tuxs, la soumission des Hongrois et la retraite de* Prussiens venaient de rendre disponibles. Cependant le congrès dont la réunion avau été stipulée 1 Retchenbacb, s'auembJaità la Haye. Léopold avait choisi pour plénipotentiaire I* comte da tfercy, soa am-bisuiJeur à Pans. Ce diplomate arriva le 14 octobre. Le même jour, Léopold notifia oui Belges sa résolution de maintenir, tous la garantie des trois puissances médiatrices. P Angleterre, la Prnue et 1* Hollande, les chartes des proTiacEs*. Il promit une amnistie générale et invita ms Mjets rebelle* à te soumettre avant le SI novembre. Les trois coure recommandaient aux Belgw d'accepter et* offre®. Les mineur» de la révolution décidèrent de les repoasw; mais ils m virent réduite aux démonstrations. Leurs alliés les abandonnaient, leur année se débandait; le Prussien Schaeofeld, qui en commandait une partie, se relire, terminant par une défection mal déguisée un rnte plue qii’équivoqu*.
Toute l’énergie de ïa résistance populaire se fondait, pour ainsi «lire, et s’évaporait en fanatisme monacal. Bruxelles donne te spectacle de Pans au temps de la Ligue, On y voit, comme on te vit plu» tard en Espagne, des moines brandissant Le poignard d’une main ai de l'antre élevant Le crua&x, appeler par des harangues furibonde» la populace aux armes. Ou te prépare aux bmtîcadci par dm procewiQiia. Un mot imprudent) vue dénonciation fortuite n ffiseut à exciter In fonte aux musucrw Un jour» un passant «t accusé d avoir insulté une image de la Vierge que l'on promena i dans l«s mas. On as jette sur lui. « Venge noce au royahate impie 1 « s'écrie le Capudn Hugues qui conduit le cortège. La blasphémateur cat pendu h un réverbère ; la corde eaue, oa te met h genoux, ou foi acte plutôt qu’on m loi coupe te teteT ou te plante au bout d’une pique, et Fon arbore ce trophée hideux dana te jardin dee Capuans après l’avoir promené par te ville. Lee gouvernante sont terrifiés. L* Assemblés délibère, dan» répoemnte, des mesures paradoxalei. Pour satisfaire la populace, il m suffit plue de revenir eux r»n-atituticm de Mene-Thérèsc, il faut remonter de deux ou trois cents au» en arrière et rétablir tes commune» du rnoyeu ige

Sous cette pression de tente, le congrès belge n otait répondre b l'ubieialum de Léopold. 11 ajournait et cherchait S temporiser. Le novembre, h anse heures du aoir, um heure avant l eipiratioD dn dernier délai accordé par l’Empereur, il prodama l’archiduc Charles, troisième fils de Léopold, grand-duc héréditaire. Léopold ne s'arrêta point h ce compromis. Ses troupes m mirent en anarebe le Î5 novembre; te 2À, Nausur avait capitulé; h 30, l’armée parut devant Bruxelles. Le cou-grès w dispersa, et te république s’effondre de soî-Toéme. Le S décembre, te soumiision était complète, et Léopold m trouvai! maître de la Belgique. Il re montra dans sa victoire nasal modéré qu'il avait promit de l'étre. Les édita de Joieph firent rapportés, lu chartes rétablies, et tout fol replacé sur le pied où l’oo était du temps de Kane-Tbérèae, c’sst-è-dire b l'époque te plus prospère de l'histoire de ces provinces. Un traité conclu à la Haye, le 10 décembre, mit fin à la médiation des alliés. La révolution de Belgique était terminée, et Léopold comptait pour assurer son autorité sur l’intérêt qu'avaient tou» les partis b se rallier b son gouvernement : lei aristocrates parce qu’il confirmait leurs privilèges, tes démocrates parce qu’ils ne pouvaient
Attendre que de lui des ré former dans le eeiu de l’égidité.
La cour de Londres n'eut garde de le contrarier. Elle voyait dans cette restaura tien de l'autorité hue Pays-Bas la meilleure garantie contre le danger qu'elle redouta il le ptm r une alliance des B elges avec les Français et une intervention de h France en Belgique*. Très-préoccupé d’ailleurs de» progrès de la Russie, Pitt cherchait il ta contenir, et une entente avec l'Autriche lui paraissait le seul moyen d'y arriver par les voies pacifiques. Léopold, se retirant de h guerre turque, devait naturellement désirer que la Tsarine u'y persistât point. Ce calcul se trouva juste, et lorsqu’au moi* de novembre, Pitt envoya lord Elgui a Vienne pour «entendre avec Léopold, il ne fit que devancer les intentions de cet empereur*. C'était une véritable révolution qui se préparait dans le système de /£ urope ; elle devait touraei nu détriment de I* Pmwe,
nT
Frédéric-Grilfaume ne concevait plus d'illusion* sur la valeur des engagements de Reichenbach : la Russie n'eo tenait pas compte, F Autriche les tournait. La Pnuse se voyait jouée par sæs ennemis, abandonnée par ses alliés, maudite par les peuples qu'elle avait encouragés- à la révolte. Ses officiers avaient quitté la Belgique, ses troupes évacuèrent Liège, qui lut occupée par des Autricbicaj. La défection de Gustave III et le dédain avec lequel la Russie écarta fa médiation prussienne en Orient cûû-sleraèrentlû cour de Berlin*. Pour mettre le comble b ses déconvenues, les Polonais votèrent, le 6 septembre, un décret qui interdisait for me lie ment toi te cession d'un territoire de la répit*
L Hvp|wrh *tc LonJtn», 14 ü^mlrn 1T90, 4 IcTT^r 1T^1.
■ Haihuèhü, c. VI, p. 395. — «tiemope, c. El, <A. et. — Correspt/tidjinea dt LouJr^, nnvenhn et décembre IW
• < L> jurjinM dn Pnuneiia ucn< d« la ctMMlemataan. • — ■ Ceue noutre l« est un wap du foudre qui écrasé iorçtKilprUün:». » Rapprit de Berlin, 31 auU et 35 ïtpvuuibre iï9Q.
RAPPROCHEMENT DB L'AÜTliTCRE ET DE LA PRUSSE. 155
bhqua à un Étal étranger. Les Polonais «'avaient plus qu’à se bien tenir : site attribuaient désormais quelque portée à La garantie que la Prusse leur avait donnée de ce territoire, ils se méprenaient ringnlièrement sur la valeur des traité a en général, et en particulier de celui que la cour de Berlin avait signé avec eux. Le marquis Lurchefiim quitta VareovÎB où il n’avait pour le moment plus d’affairet à suivre, et s'en alla chercher au congrès de Sislova une occasion de reprendre la partie avec d'autres partenaires, ■ Je ne serais pas fort surpris ■, écrivait le ministre d'Angleterre, qui connaissait lu mesura de son temps, » ai le marquis cherchait à obtenir pour la Prusse un Mcn»iasement de territoire en Pologne, au moyeu d'un accord avec Les cours impériales 1. ■
L'échec brayant do grand dessein de Hertzberg avait enliè* rementrumé la crédit de ce ministre S’il restait encore en place} et conservait l'expédition des affaires banales, le secret de la politique lui échappait, U avait perdu la confiance du Roi. Bischofîàwerdar s’y insinuait à sa place; mais le favori était trop habile homme et connaissait trop md maître pour briguer le ministère. Le pouvoir occulte lui suffisait, Ce thémophe ne goûtait que les réabUs du pouvoir, et il en abandonnait volontiers ta représentation aux politiques de carrière. Il n‘opinait que dans le Ute-à-téte et ne négociait que secrètement Cet appareil de mystère et cette sorte de domesticité dans le conseil flattaient l’esprit fantasque et ombrageux de Frédéric-Guillaume, qui croyait véritablement mener seul toute la machine*.
BischofFswerder le conduisit à ses fins par des sentiers très-couverte et très-sinueux. Ces fins tendaient à une alliance de la Prusse avec l’Autriche. L'objet en devait être à h fois de refréner le> ambitions de la Russie et de réprimer ta propagande révolutionnaire des Français. A voir la façon dont Léopold relevait ses affaires, Biscïwfïswerder le jugeait homme de bonne com*
1 Jlii[>p4rt d« SD aw«MiLn> 1*B(L t- Vl, p. 33t. Cf,
FtHiuvi», Ilt. IX
1 Stikl, l’ Ci t,p- £72. — Panama», c. 1, ]»> ÏJJ*
pagaie et de ceux qi’U vaut mieux avoir pour amis que pour ad-versaire». Mais pour attirer dans «cm jeu un joueur misai délié, il fallait le solliciter par un grand avantage et lui forcer la main, en quelque aorte, parus subtil coup de partie. Une imprudence des Françai» pouvait offrir aux Prussiens roccuion qu'ils cherchaient. lia résolurent de In provoquer, Les homme* d’ËUt parisiens de la nouvelle écolo passaient, à juste titre, pour 1res-engoué* de l'alliance prussien sa. Bi&chofisverder pensa qu'ils se laisseraient séduire par les premières avances qu’il leur adresserait, et qu’ils m porteraient à quelque impertinence ou h quelque es ces envers 1*Autriche : la Prusse, produisant à Vienne la preuv* manifeste da la trahison de la France, »• pourrait manquer d’étre accueille avec reconnaissance, lorsqu'elle offrirait de remplacer cette nJiéc in&dck et, an besoin, de h combattre.
Le mi rustre de Franco h Berlin était nouveau dans ce poste. Le comte d'Elteraû, tombé mnlads àu Cours de l'été, avait pris su retraitât Son «ucçesseur, te comte de MousUer, n'arma qu'au mois de décembre. Très-g niant homme et fort bon royaliste, MausLer apparie sait à cette école classique, qui dominait encore dan* la carrière et dau les bureau* diplomuliques, et qui considérait te système autrichien comme une hérésie politique1. Cette opinion lui assurait, maJg'-é sas sentiment* monarchiques déclarés, une sorte de faveur indirecte dan* le parti de lafiévoluüob*. 11 $e trou voit, pour des motifs Ires-différeots, exposé de la part de la Prusse aux mêmes séduction*. que te* déni ocrâtes et prenable au tnème appât. Reçu 1res-froidement dans le* premier! jours, il vit tout à coup les procédés changer
i Jfrtnrtrtr de AT. de lUftaUtr rur fer rdatiou de ta Feanct et de ia fruntj octobre 1TW [| enualhit de setauder la pdi.ique prumeoM «a Oneat H dane le Nord, ce qui ramènerait La France à laotien ayitema de prelecwm de II Suède cl de h l’vrte. ■ Il etl diflicite, ci>ucluail-Llt de cnirt que la Pniita pins» *e tenir dtm Le neutralité i l’qjird de la France. Le reuni eu tout ce qu'eu (xut eajkérér iliiH lu cînûDulAbcrt aétnalle*. fout porte 4 faire drtirer .^obii'Oir nom ■lloaaet, tantpùUr la ptU*M tjU* pO4r l'tTrnir La tort du rayiuna peu! drpen-cLt* -du ■
■ Ilar>|^>Tt <tft Lajutarc* aur I* conduite de ftluultnarïn, 31 aaùt 1T0*. Afuimcar, i Xlll, p. 5 1.
BAPPUOCHlMlSm DS L'AUTRICHE ET DS LA PRUSSE. 13T * son égard et la - triple muraille ■ dont du l'environnait s'ouvrir devant loi. Cette faveur lubite masquait une manwuvre tor-tnense qu'entreprenait alun à Paris le plut insidieux courtier d'affaires interlopes dont disposât la chancellerie de Berlin, le « conseiller de commission a ÉphraTm. Ce Juif venait de prouver son savoir-faire dans la révolution des Pays-Bas. Frédéric-Guillaume le dépêcha à Pans, «tune Lettre de ce prince invita Golti b Lui faciliter tes voie*1. GolU les avait préparées depuis longtemps. Il ménagea au royal entremetteur ses entrées chea Lafeyette, chai Barnave, chex Lameth; d le mit en rapport avec Fétiuû, Brissot, Gensunné et leurs amis. Éphralm iss trouva très-animé» contre l'Autriche et pleine da complaisance envers la Prusse. Il se montra d'ailleurs plus anti-ÀUtnohien qu’aucun d'entre au, «t la cynisme de son langaga à l’égard de La Reine parut un sûr garant de la aneérrté de sa aympatlue pour la France, Le terrai a ainsi disposé, Éphralm ■'introduisit cher Mtmtmarin anus prétexte de conFérer avec lui des intérêts économiques des deux calions. » L’objet qu’il a mît su avant, écrivait Montroorin, est un traité de commerce ; mois j'ai lieu de juger que sa mission va plus Iran et qu'il a été chargé de noua oooder Sur un rapprochement politique. ■ Éphralm insinua qu'il trouvait M. de Moustier bien isolé h Berlin, qu’il serait heureux de ■ voir ce ministre en mesure de former des liaisons utiles « ; il finit par glisser entre les marna de Montmorin une lettre d'introduction auprès de sa femme « ta Juive Êphraïm « , comme ou l’appelait. Elle avait, ajouta l’obligeant « conseiller de commÏMion*, les moyens de procurer b M. de Mousber l’occasion « de voir M. de BirohofEiwerder et même le roi de Prusse’ ». Montmorin crut expédient de faire tenir la lettre h Mouslier, mais il eut soin de lai recommander une précaution extrême, l'aventure et ceux qui la menaient lui semblant siupeçt* au premier chef,
Il fallait passer par ces portes dérobées. La Juive ouvrait celle du favori, «t la favori celle du Rus. Moustier rencontra
* 1* ttptenhrB <7>fk ftvm, ** mL, U J, p Î7K
I Müaiaatîn i, Mvuitîar, 1* déwuil>r< 1790.
IM DISPOSITIONS DI LWOP! — GK 17M.
Frédéric-Guînaum* dui une maivan purticubere ou ils eurent qq entretien ■ qui fie pouvait être entendu de personne a » Il y fui question de la France, Le Roi dît ■ que le sort d’une aus^ï grande nation ne pouvait pu être indifférent à l’Europe. Il un-tait cependant que la France, avec ta position, scs ressources at m grand* population .pouvait fort bien s* passer du reste ds rEurope. ■ — El e n'a point renoncé néanmoins à avoir de» amis, répondit Moustier1» Le Moi laissa tomber h propos, mais Buchûfiwwarder le releva dans une visite qu'il fit quelques jours après au n in taire de France. Il prit Moustier pur son faible, l'hostilité h l'Autriche. Le Roi, iosîitua-t-il, ■ envi-auge dans l’Angleterre une amie équivoque et dan* ['Empereur un «dm» couvert • . La France, ajoula-t-d, n'a point intérêt à a faiblir la Ftusse, au nouent où cdle-a k tourne contre la Russie, Moustier « coudât que Ton souha luit à Berlin de renouer avec h France. ■ Ce qui 1 était désirable pour noua de pouvoir obtenir, semble s’offrir aokméme, écrivaiVil. Le* premiers assoit du rapprocheront tout venus spontanément, » Toutrfou, il ne répondit b ces ouverture* que par de vaguea politesies, et demanda dns in&troctioD* n Montmorin ",
Ce ministre avait de bonnes raisons pour as méfier de toutes cea manœuvres pniuienou, Éphralm jouait è Pari* un rôle très-perfide. U fréquentait lé* clubs et i*y faisait remarquer jhir ses violences démocratiques, a Son objet, écrivait Montmo-nn1, est de nous compromettre avec l’Esopereur, et U a pensé qu’en échauffant les esprits contre la Reins, il pourrait y parvenir plus facilement. Il se livre è des menées sourdes et cherche h agir fir les journalistes» J’ai b peu près la certitude qu'il répand de l’argent, et jo sais qu’il louche des somme* considérables ahndet banquiers *« » Ce manège révolutionnaire offrait l'argument le plus propre h désillusionner Mou&tier, Induit, au
1 H>pfiçi*4 d> MvuÉtin,1 dreembre fTUO»
* Hap|iart de Berlin, SA janvier 1791.
• À >1 Millier, X3 janvier 17 VI. Ci. SriBL, ** éd., u I, p. f|S.
4 Fn*tn rent i IruaUrt tll, t* B mort 1791, qu Êphrjim fournit d* l^rgtnt Sel flpenU de l> pmpapnde t^viJutmnnairt. • Il s'y * lufUn^a qu U s Uiudie fluuurc tiUOjUÜlf ivre*. ■ 1 smu, L. 1, p. 87,
premier abord, en curiamtê, si et n’est ao tentation, il n*«tait pas homme à s'aveugler longtemps. D'ailleurs, les propos qu'il recueillait i Berlin auraient mis en garde un diplomate moins attentif, Dana l'état où ta trouve h France, répétait-on autour de lui, « ou ne pouvait ni la craindre ni la désirer pour amie « . Lorsqu'il reçut l’avis de ce tenir sur la réserve, il jugea rioatruction très-sage et s*y conforma très-volontiers26.
La négociation s’arrêta sur cm tâtonnements, et il ne vendrait g aère la petne d'y insister » cette intrigue n'avait fourni plus tard un chef d’accusation contre Uontmorin : les dupes d 'Éptralm imputèrent è trahison a ce ministre d'avoir repoussé les offres d'alliance du roi de Prasae26. L'émissaire de F^édério-Güillaume. surpris dans sa besogne, disparut des antichambres du miautère. Moustier uc reçut plus les visite» de Bi»-choftswerder, et ce favon cerna même de m montrer à la cour da roi de Pnuae. Le bruit se répandit qu’il avait perdu la con6enceda son maître Monstier soupçonna quelque machination nouvelle, s Peut-être, écrivait-il h Mantmorin, que il l'on connaissait la cause de ta disgrfcae de M. BischoiTswevder, on aurai la clef delà politique énigmatique delà Prusse. * G’était s'exprimer en homme avisé, «inû que l’événement le fit bientôt parait».
Tandis que la Prusse attisait h Pâtis la haine de l'Autriche, et qu’à Berlin elle travaillait à détacher la France de la cour de Vienne, die s'employait aveç upp wmo» d’activité * soutenir le sels coalre-révolutionnaira des prises* émigrés et à exciter La
ifiO DISPOSITIONS DI L'EOROPI— STflO-l**!-méfiance et l'hostilité de 1*Autriche contre la Fnoee En même tempe qu'il »e faufilait cbes M. de Mouticr, Bisckpfîa-werder s'insinuait cbn le ni i mitre de l’Enjpeieur, le prince de Reu», et lut tenait des propos qui rea venaient tous cru» qu'il venait de tenir h l'agent français. Ce n’était pu tout, et Von fierait tort à la réputation du confident de Frédénc-Guil-hunt*, ri l'oa omettait d'ajouter qu’en quittent le mi sistre d'Àntridie, il m rendait diea celui de Russie et lui offrait ég&-kncnt, avec « aerncea personnels, l'umitié de aon roi \
Toutefois, le principal courant se portait vert l'Autriche ; c'est de ce côté que la Prusse apercevait maintenant le* phu ulilss opération». Le prince de H oh es lobe Bt la due de Brunswick et d'autre* grands personnage» *’en allaient répétant partout qu'en présence du péril qui menaçait tout les trônes, la roi de Prnase avait modifié te* vues; qu'il oubliait *e» intérêt» pour ne songer qu'à ceux de l'Europe; qu'il désirait ae rappradier de l'Autriche et s'entendra avec alla pour rétablir le pouvoir monarrlnque en France. Ces politique* avaient soin d'ajouter que, dan* le cas oé ha Français m montrwuiant rdcalcitrut», les allié» se dédommageraient à lean dépens des frais qu'ils auraient faits pour les soumettre. S'il est beau de soutenir le droit, il n’est que juste d'y rechercher son profit. Cm champions de la bonne cause avaient déjà un plan d'action tout préparé. Le prince de Hohenlohft l'expoM, h 1) septembre 1790, au ponce de Heure : le cas échéant, l’Autriche prendrait une parue du Usinant, et 1a Pnuae attribuerait l'Alsace b l’électeur pululin, qui lui céderait, en échange, le paya de Julien et de Berg *,
A Vienne p Rauoits haussait lea épaule*. > H ost temps, écrivit-il à Reuss \ plu* que temps même que nous reprenions vis-à-vis de la cour de Berlin le ton qid convient à une puissance du premier ordre telle que la nôtre, à non» voulons
l Srin, P L I, T7MW. ~ Bm, L'cpoU tl »d Afien'ea, p. M, 111 et «urr.
* MsitsBI* Tnifit ft £■ Jtarif, L VI, p»
I La pneM <U HabHilsh-lAfelfinjM, «■ Trier preieîm.
* Jtaaa, LufflJ pb »7. HsppMl 4a *ssttt ITM.
* S» lùjtabr. llHi. lu*, p. Wt

rapprochement de vautjiche ET DE LA EftCSSK. tel I* faire renoncer une bonne fou ** celui de dictateur qu’elle a osé prendre vis-à-viî de nous. ■ Kaunitx, comme eon rival de Berlin. Hertiberg, tenait pour l'b (Utilité classique des deux court. Il allait lui advenir, «qui advenait aHerUberg, que «au maître, voulant changer de système, le ferait a son insu, Léopold était un politique *an« préjugé* et une entêtements; il écoutait avec respect Le* conseils du vieux serviteur de sa maison, mai* il n'en UMÏt qu’avec mesure et n’obéissait qu'a «on propre jugement Le désarroi d* la politique prmaienkie conduisait Fre-ddric-Gutllaunre é rechercher l'Autriche; la «alla de* desseins de Léopold l'a menait è recevoir les avance* d« la Prusse, L'intngae d’un cité, la calcul de l’autre concouraient à rapprocher le» deux État*
Catherine venait de terminer la campagne par un coup d'éclat. La SS décembre 1790, **» soldat*, frmaUsé* autant que commandés par Sonvaruf, s'étaient emparé* d’ismall, place l’orle sur le Danube. C'était le plu* signalé fait d'armes de la guerre, et L'tma de* plus Doubles boucheries d*un siècle qui en compte de très-fameuses l< Catherine pensa que la sauvage jntré-oidite de *e* Hu**e* et cette prodigieuse extermination de Turc* inspireraient aux diplomates de* reflétions pacifiques. Elle le prit donc de haut avec ses adversaires et même avec sou albé, Ella oxigen Otehskof et la ligne du Dniester. Léopold ne voulait ni foire 1* guerre pour soutenir Jes prétention* russes, ni permettre h la Russie d'étendre se* frontières mu en prendre prétexte pour rectifier nu moins les siennes. Il w’t promis, a fteichanbdcli, d* traiter avec les Tore* «ur le principe du itatvt juo, mai* ce principe comportait de* interprétuLion* et de* accommodements : ou pouvait distinguer le quo ame'tor^ qui s* laissait point de présenter de* anntnga*, et le qao r^uidTHé, c'est-u-dir* tel qu'il aurai L dû être salon 1» prétention* de f Au triche. Ce dernier procurerait dea bénéfice» parli-
Lrs F.un» étaient 31,000 n le* Ttuc* 38TMU. Le* Rumsu penJirri c IS.Oflf) hvnnie* *t tutnnt XB.^OO Tutci, prui lequel* beaucoup d lubiUota delà ville, qui fut ante* ne L^HOkhuB, J^ur^ul à* *■ Jvcmuir <b
Berjomttf <f n Afotâcvtf, 11*0.
u. Il
eu librement intéressants. En attendant,, et h tout hasard, pour se donner quelque marge, Léopold rompit, le 10 lévrier, le* conférences commencée* le 20 décembre à Sistova, Il y avait embrouillé si b»n les chows que Ton n« s’entendit que pour ajourner le congrès
Cependant il fallait expliquer ces atermoiements. L'envoyé de Prtt, lord Elgin, prédit l'Empereur de prendre un parti et de k prononcer contre la Russie, qui devant celle manifestation serait contrainte d’abaisser «et esigences Léopold trouva pour éluder la démarche un fort spécieux prétexte. La coud tin oison qu'il faut désirer, dit il, ce n'est pas une alliance à trois contre Ja Russie, mais une grande alliance, une alliance à quatre, Angleterre, Pruase, Russie, Autriche, pour la garantie des territoires respectifs et le maintien de U paix générale. « Il a, écrivait l’envoyé anglais, mûri ce projet dans sa pernt-e, en Considérant la nature et les progrès de ce qu'il appelle les principe* français. Il insiste sur ce Fuit que 1rs émissaires français s'agitent en Europe, que les garnisons prussiennes en sont remplies, que les petits Etals allemands, où il y a ?ans don le mesure b prendre dans CM conjonctures Elle fonderait sur la base U plus solide lu paix générale, et les confédérés, convaincus des inconvénîénU qu'aurait pour eux l’état de guerre en Europe, se préserveraient de l'intrigue, de l’orgueil et de l'égotane *. » C’est l'embryon de lu Soin te-Alliance, mais ce projet, qui omit de F étendue, □'était dans 1’espnt de Léopold qu'un ex j tédient politique. La considération des affaires de Franre ne 3 y pre-«»[ iuit encore, comme il l’époque de R«)t henbarK, qu’a titre subsidiaire.
de durr en seront lu prutc. L'alliance est la seule

Léopold an était là de ses spéculations sur l’ordre européen, lorsqu'il fut averti, par le prince de B^urs, que Btchoffswerdcr «■'attendait qu’un signe pour venir à Vienne lui faire su cour. Il
l Zuouitc s, U Vf, p. SM. — VrrlïOT, Qurthitf t. I, Ccrrr*|K)iitlanc« du CtinfJrN,
1 H apport dt lord El jti, f pavirr 171^1. Hïbphinh, Corrrr-
pmarifiiun, trJl-L7tt7, boiKa, LH67, p 43. — Ji/ Ltschn/te JluniaHit t. VI. 0.3*7.

B4rPR0CH£M&tT DS LAUIHKBB KT DK LÀ 1«
loi parut que Toweritire arrivait 1 propos. Bischoffavardef apprit qu'il serait bien reçu par rEmpereur. C'est alori qu'il quitta Berlin et rép audit lui-même le bruit de» prétendue disgrâce, «fin de dérober m mission à Hertiberg ; ce ministre, d«ni loft inimitié poil* I*Autriche, h’mreit pAs manqué de contrecarrer le* déiuarches du favori. U semblait tout aussi nécca-saire li i'Empereur de dissimulai cm pourparlers b taueitz. Atschoffewerder s'aboachs avec la vîce-chascriier, le comte Philippe de CobeosI, qui possédait toute la conSonee de «ou murerai d. A Vienne comme à Berlin, d fallait des homme* nouveaui b la nouvelle politique, et Von m cachait desaucicu* ministres, en attendant I* heure de Ire déposséder. BîaÆofftwerdcr fut reçu pat l'Empeyeur le ÎS février. Si Léopold esquissait le plan do la Sainte-Albance, BiichofFswerder en parlait déjà le jargon mystique et ampoulé, La sensibilité entra, par ses dépêches, dans la diplomatie et ajouta une boursouflure carncté-ristique au galimatias traditionnel des chancellerie*. ■ Je suis tout extasié de l'audience qui me fut accordée, écrivait-il le lendemain. Quelle bonté ! quelle sérénité dan s l’être de ce monarque! Il est fait pour régner dam tonal» cceuri ■ Btachofhwerder affirmait que * la v«x de l’humanité parlait pam boucha la Providence intervenait continuellement dans les propos. Toutefois il y fut beaucoup plus que?■ bon de la Russie et de la Pohgne, de Daazig, de Thora, d’Otchakof et dn statu çuo que de la Révolu tioû française et de le propagande, Léopold déclara qu'il serait heureux de s'accorder sur tous I» pniuu avec le roi de PrusM, qu’il aurait grand plaisir à se rencontrer avec lui, maii que l’on n’amversit b rien aussi lotiy-tempa que Herlzberg resterait au ministère. Il ajouta que, du reste, il entendu il, eu toute conjoncture, demeurer fidèle è Sun ■lliince avec fa Bussie.
Biachofâwerder quitta Vienne ta 4 mari, enchanté de
* Y«r poui cm argcriUiom, buttant pim i Ihutoirt de h quctiios d'Ûneet |ub tel** de ta EkvotwUoa fnnçittr t. I, i" Vï à
1 !A. — £r ll, IX mi Aeust i, p. Jîi it nu«, —- Biei, Ltoptid 11 und
Cuthfrr ira, p. bO et «BT. — lltftMBlJtS, GwItictLff L. Vf, ch TJ J.
— /Iéj». t , rh, l. — StIHL, V *tj-, t. ï, p î-7 H *l> V
M4 D13TO81T1ONS DE L’EDHOPE — Ï74Î.
l üfXnieil qu'il avait reçu. Quant h fEiOfwsreur, fort tnuqinliwé du crté dee Prussiena «t bien résoin à la* UlsmT Vmir, d m prépara ■ partir pour l’Italie, après avoir donné h -son ambae-asdeur à Pctersboorç Parère de tout incontar à f impératrice» H hn suffirait, pensait-il, dAbandonner Je» choMi à leur cours natarelpanr qu’eiles tourn absent h **n profit. Àamtée que i*Aa* tnche ne Fabnn donnerait pciirt, I* Hwtïa M wontiuniit inebrau-table sur ^article d'Otch ikof ; l'Angletem ne ferait point la guerre pourcc Uiabean de territoire turc; la Pro^se, isolée et déconcertée, se livrerait sans conditions a Vaillance autrichienne, et l'Empereur, devenu l'arbitre de la paix, rectifierait trou qitib-lemenrt sa Frontière du côté de l'Onent. Dana ton» os olcuUt Léopold comptait sans la France. 11 fatsail plua, â tâchait de L'éliminer des ^combinaisoirs wropéenwe*, apument les affaires litigieuses et décourageant l’empreisaneart inconsidéré des petits États de l'Empire» Man il ne pouwt ni éconduire les émissaires de la wur de France ni üc débarrasser absolument des scdlfcitadoiis des princes français émigtée : tout son vaya^ «n devait étr& importuné, et toute» se« comlnnaiea»* «n «ilujeut cLre traversée*.
CHAPITRE III
IM ÉMIGRÉS,
iTM-im
L'émigration, c'est l'atcien régin» survivant à ta ebrne et at candamnant vpémid&btaïHfiL La Franc# i'avsit banni, il chercha h se recmstitner wr U frontière et à reconquérir k France, Je ne parie point ici de celte troupe déplorable de lugî-lift que h jacquerie chassa de leurs châteaux, que ramarchi# expulsa de» tilles, que ks permettions des tyranneaux de vil* luge et de enrrefuur obligea de fuir leur patrie pour échapper à /outrage, à la fuiiie, à la prison oa à ,’œbüîaad. La loi ne lw fit un crime de l’cxïj qu'a près que l'illégalité leur en eut fait une condition de salut. Ces m al heureux ne sont confia* râblés qu'aux proscrits de la révocation de l’édiL de Nar. Les, pour D’avoir été victimes que de leur naissance, ils ne mar ient pus noïns de pitié. Mais oette émigration forcée ne foium^nça guère que dans l’été de 1791 et ne prit des proportions sérieuses qu'en 1792. Cdls dont d s'agit ici, c'est l'emigration volontaire, celle de la première heure \ qui forma le parti politiqwe rt eonstrtna k neymi de la future armée des princes. Elle est analogue b Iodes les factions qui, dan* tous les pay# «t dans tons lot temps, vaincues dan# h patrie» sont «lift» à l'étranger sa préparer une revanche et chercher de» allés.
iQ. et4iwa,p.4.
I-
L* plopmt de* émigrants français a’étsient réfugiée dia* les pays de h nve gauche du H.nn, h Goblentx, h Mayence, h Worms. Beaucoup d'officiers qui sentaient leur* troupe* rebelle* à leur au ton té et ne voulaient point d'adieu r* prêter serment aux nouvelles fois, passèrent h frontière en 1T9Q et vinrent se rassembler astour du prises de Condé. La point d'honneur s‘en mêla, et, tout autant que le point d'honneur, l'émulation de la glonol*. Nt tnbre de gentilshommes oppoMoU, ceux du Lyonnais, du Force, du ViTarais, de rAuveigae, avaient décidé de demeurer en France et, groia-péa dans le Midi, composaient Je camp de Jales l. l<eur roya-Jniue passait pour malappris et sentant son hobereau de province. D’nutrat estimaient que le devoir commandait de rester près do Roi \ En attendant qu'on « les taiàl de Idchelé •t quon les vouât è finfimic ■, ce qui n« tarda guère1, m m moquait d'eux dans le beau monde. « A votre âge, dsait un gentilhomme à »d fila, il fout Faire oa que font les jesDCS gan* de «A génération *. » ■ Comme tout est de Dada an ta pjy a«ci, écrivait Feraeu, il «at à présent de bon ton de s'en aller *. >
Cens qui éaiigraicot amu croient qu'ik ravi cadrent très-vite et tnomphalenaeDt*. On plaisante sar leur départ, sur leurs projets ( sur leur retour. Ils s'échappent gaiement de l’État bu péril, ils
iflraart Dater, Hatutn Ai eneirttatf t^aiutu Ai JhA, 1T1MMT*. l>arW,tHM.
• ■ No*1 *oy**e d** jr^wr enup d'™i <p* quitter «■ paye, n njmiai «A
9 B* “ ■» IHUTJl ■ cumlltlUM., Nom* p* *»■*•» ffu* 1* dm IM «Wt
Je rctftr ■luchrt L k yab» et 4* cmtnbacr, eeka æa LAlce 1 rAw*
blir PvJim, a >fcm<Nr»i A* aMnir Je C/ttrtrmyt P* ri*, 10*4* K 11, p. A*.
■ Jàswiirf du cvmcr A Cw ri'', fini, p> 4,
• * U'tugrtcna Suit «Ion fort L h ao4k lu ft4i du tarim Mode,
pHUr** VriBCl a*« k faaiile royale afin de partager *■ dangers « ds J* d-fft><te, piiul pana *m fa»bk***, pKa^u pMr au CratmoC. La* tare* uti» dont un fifrt <M! k tnp* Jf prendre mage, Ih frtUM* WlCtl, MUH eieaptcT •ri H»r* ri h «j-rr, k F*|inltjeeal de »■ ikpirtcwac d« jattes ttdaswni. Om n) dut adieu à |tMiqia'M qui dtnil NtiBit k k»il*B)-îe ■ Le
• H*n*HiiTM.i.at jktMiMU"* et Varie, ttTl.
* » Mi 17ÎL, t 1, p. 1»
* La naifUM S* Pcuro**, q*4 ■ mut f-it g*um la nerottK de GAAvllÿ M L fauulda AripenU voy^et a, tii^teit k| déplacé* dt II dnéh qA «a ié*« n «ment ehea M. da la Tour àu Pin S ie du oudre « è éaigrq. • |j ■'■mc, *b sepumUf* fW, qu'MiperMr bon de fm*c* 4i qasi r1—str pmiMl-Uxu
Dr|ç|
UAEFKrP
complotent en Fiant dei desseins belliqueux. Lorsque h déception viendra* qu'il faudra souffrir et affronter, non fa balai le, qui leur est flatteuse et réconforte nie, car il» demeurent avant tout soldats et gentilshommes, mau la misera médiocre, les privations humiliantes, 1rs épreuves val g ai ni et poignantes de i'eixl, ils y apporteront ce même esprit de bravade élégante et de jactance hautaine» Ils traiteront la mort en usurière qui réclame son gage* avec mépris ; mais ils resteront, partout et toujours, iDcorri£itiennent frivoles et Arrogante. La populace a envahi Versailles rt investi lu Tuileries» 1a vieille cour ae retrouve en Allemagne et s'y étourdit de son propre tumulte.
Les princes ecdéuuliques du Rhin, l'électeur de Mayence, m particulier, reçurent avec ungorficNce les émigrés. Fré-deiic d’Erthd avait peu de naissance ; ce concourt d'hûteâ ïi|iietrç& flattait sa vanité. Naguère il cherchait P éclat en protégeant les Ititres, et se piquait de ■ lumières *. Il est pris de peur maintenait, il tjwmiuujje La philosupbci, et il met sa gloire h aouteair ceux qui les combattent, a Sa cour était briLanta, écrit un émigré 1 ; j'étais sans cesse invité h dîner et à souper, non-seulement aux
de cérémonie,
mais aussi dans la société particulière de l’Électeur, chei
ministres* » A Coblente, ch» félecleur de Trêves, où se concentre l'état-major de l'émigration, ce «ont chaque jour * des assemblées et des concerts >. Celte cour épiscopale est du meilleur monde, et ■ fart a la mode * ■. A Bruxelles eufin, ou les émigrés affluent <lô» qua la Autrichiens y rentrent, la victoire facile de Léopold excite les illusions et entretient la bonne humeur.
Les Allemands «'amusent d'abord du fracas que r*int autour d'eux «ea turbulent» voyageurs* Ou les plaint, ou le» exploite surtout, car terne ddpe dm» animent le commerce et font circuler sqm mit plw aüimi i fayicrt mtyrif If de GmAfff*"/,
P»m, 14K p, »,
1 lis b»n d'Ëfcara. IrkrPiOV, fmtabv HJ, u 11, p, tôt*
1 Leitn de wdaaH ds Mi^cuutri, janvier lï®l « Y sir LA tAMinU, Afin** iOMt» et torrvipwitaM, u X.V 1 II.
Digitæd hy LuOOQie
1rs ÉMIGRÉ! — 1790-1791.
Forgeât dans b pays. Mais eett* prwràra impression ne tarda point k l'effacer. Le» taigrta ajournent Ici créauaert, et qui pii est, ils le* rallient, lia as moquent, et trèa-auvertement, non-sedetaent de* bourgeoia, mois de» gentilshommes du pays, prétentieux, lourd» et ridicule*. lia daignent loger ch ri eux rr ru besoin même accepter l’aide de leur* bourtet, mai» J» entendent maintenir lea distances. Cette noblesse de coir, qui ■ redou ait

tage encore d* passer pour tudesque, L’tfvéqee de Mayence Ini-tnèuse ne trouve point grica devant ce* impitoyable» railleur* ; ils Rappellent leur père, en public ; il* ce font apporter k leur auberge leur repas, préparé dam ms cuis inet; mais en dînant ■t h huis clôt, ihh qualifient d’abbé da Mayanc* <t h traitent de porreau. G'éUit en France la manière classique d*eo user arec la» • bon» Allemands « t et il était également classique cbca l*ÿ ■ bon* ALemèud* • de sentir, aooa l'aiguillo* de ces «areasme», ae réveiller sourdement la haine hcréd i taire po ir lea Français. Le» émigrés, comme leur» père* an temps de La guerre de succession d'Autriche et de la guerre de Sept it>if en allaient faire bientôt FeapénenM. Leur* distraction* dégénérèrent promptement en dévergondage da gamiaan, uce n'est de pays conquit. Le* Allemand* cessèrent de a*apitoyer sur de* gen* qui le prenaient de ai baut avec leur» infortune», m divertissaient de leurs dugrken avec tant de scandait, al m aoudaicnt ai peu de ménager Leur* hôtes. On commença de trouver, parmi Je* bourgeon et le populaire de» pays du Rhin, que la révolution de Franc* ne laissait point d'avoir d« fortrs rations d'étre. Le apectacie de l'émigration expliqua an Alkmanda cette révolution française mieux que n’aurai eut pu k faire tous Ica écrits et tou* le* émissaire* de la propagande*.
La noblewa française emporte à Fri ranger toutes les causes d« *a décadent* *, Son impuissance h gouverner 1* royaume
l D'HirMQatiiM, vp. p. ti.
■ Riiufiwks,p. (lit — rii-Tiu, t I, p G-(Mi. Bi.VG — Racuei, i, 1, p. T9n-S — CF. pour le Pi>n»r>Df, ou le» impTRUioa» turent le* armes, IIht'chj,
i. J >« .-39 et iniv.
»Cfrt. l,p. iflj-lrtsî.7 118.

LÉVICRÀTÏON VOL1TIQÜK IfS
réduite h Fe»l; «Ile e'y eumtra tutsi incapable de te Gou-temer elle-même qu'elle l'était naguère de gouverner l'Etat. Son émigration n’est que la sut* et la conséquence de son abdication h l’intérieur. Elle ne Formait en France qu'une coterie 4e privilégiée; die ne présente au dehors qu'une troupe de partîaans. Elle persiste à ne point prendre au sérieux la réro-lataoa qu'elle prétend anéantir. O m'est pu une croisade austère, enthomtaute et erayante qui te prépare rar les bords du Rhin, c'est une Fronde tapageuse, eonfuse et inconsidérée.
L'édifice que ces gentibbommes prétendent reconstruire est précisément celui qui rient de «’écroulrr sur «ni, dont ils ont eux-mémea miné lés anus* et Laissé successivement se déiagiéger toatn la* pièces. « Kout étonn, njiporfe l’an d'eux, labtoés de cette idée extravagante que plus le mal serait grand, plu* te remède serait n» Mnpt et fa ci e, »ws j/étioru plus ea état de tien entendre*, a Qu'on ne leur parie point do système aoglatt et aurtnet des deux. Cbumbres. Quelques grandi seigneurs, trri-édaïrés, y consentent b la vénté; mais ils ne comptent qu'à titre d'eicepdon, et te petite noblesse réprouve n<fda d’ une chambre des pairs comme te pion humiliante de* capital a tiens. La pire injure pour an émigré est Je mot de menarcÂFeM *.
Léo émigrés n’ont pas compris, ils ne comprennent pas, ils ■a comprendront jamais ; voilà le pire do leurs maux. S'il y a dan* te* affaire* du monde un péché sans rémission, c'est le péché contre l’esprit. Ib en sont entachés, et l'exil n'est po nt fait pour les en lav«r. Il» manquent d'iders, de jugement, de dessein*, ou pi□ tôt lia û'ont qu'une idée, qu'un jugement et qu'un dessein, idée Je colère, jugement borné, deaaein puéril . la contre-révolution absolue, pour la principes, la répression bruisît» pour le* personne*. Il» croient tout possible h la force «t terni facile par la force,
JJi n'ont pas nnex de raillerie* pour la faiblesse de
1 Le bilan d* (MHwy ■■ conte te piiwyt, 1BQT. Papiers
p. 14.
* ÀU*tut, JV«nwtr*t igtrrbj p. 5C6-8 — La Reaimni*, ap «L, p. 3JJi,
gNÎVE
ne
X.ES ÉMIGRÉS —
Roi, ses transaction» puritain met, sa retraite continue devant l'ennemi. lia traitent ce prince débonnaire avec autant de mépris que Le font les plus injurieux démagogues de Pans, iis se EDaDlreul plus implacables encore pour la Reine. Le fond de i'émi-^rabon s« recrute*dans le parti qui, avant la Révolution, caLa-bit contre Marie-Antoinette et le poursuivait de tes calomnies, 1.0 ses «hau&ans et de Mt pamphlets. La notarié de Robac s'acl ame a la perdre. Su ennemis ne se croient pu encore uses vengés par son infortune1, lia L accusent d'être détuo-ci iite; ils déclarent que le premier usage qu'ils feront de leur victoire sera de l'écarter et de lui enlever toute influence *> a Qu'a donc tait ma iialh«ireus« sœur à vos Français peur qu ils la déchirent partout, dans mon pare, dans tous les lieux public»! > disait L’archiducLi«s&« Chnsliue, régents des Pa^&-Eas, à un serviteur de Marie-Antoinette *. La famille royale et les périls auxquels ils l'exposent par leur» témérités, ne compter t point à leurs yeux *. Leur principe est tout, et ce principe, c'e^tla restaura tien de l'ancien régime.
C est par là ceulewert qu'il» sont de leur siècle. Ils spéculent dansl'absUait, iobsessioa de l'absolu n'est pas moins iid pêne use ch » eu a que chei les plus étroitement doc tri noires et les plus fanatiques des jacobins. Aveu né notion de l'bistoà-e, aucun iaStteét de la t rail iUod mousrch.qae, aucun sentiment des [eah,és françaises. lis considèrent la royauté eu soi, sans égard aux mstitu* tioni ni au caractère du monarque, lia conçoivent une souve-raroeté royale, 1 mmimbh, impersonnelle, imprescriptible comme celle du peuple dans le Contre/ sacra A et ils y attribuent une
■ S mbdlw 1 OtUriMDt^lL jutrw I7tt.— Fugitiur, t. V, p. l»5
* L* RacdkTitffltE, vpt nti, p. ÎV1 a BQi.
1 AiCKiU, p. MO.
* ■ Vin* es parti, « tm-frand notable do |eU4 qaî voulaient qu'au rëtrO-
ptdjl vvr*l’»CM4 «(■ tj>e, y Aiartwnl ciHutDti au. prix <1* la via nêoia du (ldi. ■ La MàKi, 13 ami 17ti, i. 1JI, p, 153- — » lltue Utcram pu i LquuXVJ, bais à Is royaetfi U leur iwpvru |hu que ce iwt k rti acmd w M. h jmact du Couda nyM, pourvu quo )■ uoCJeHC wil n-ubbe dltu son atCrtO poU-«Air * dt Stiél, Gefvmv, t. LL, p. 16J. — ■ Pourvu qu'il y ait m
m, do* pouuùiM *t d«* eut tout « <pa'il lui bu (*u prineo do Conddÿ, a
Fumo à UA il ond 1T91, U >, r, £W. Cf A p «L,
L’ÉMIGBATION POLITIQUE. 1/1
puissance propret indépendante d& temps, des drcoostaoces et dea ho ruines. il* se font de celle forme vide «l vague cumnie une sorte de divinité mviterïeuae, qui se répète par des oracles cl M ma ui teste par du prodige*. Leur roi a’ul que l’imige passagère de la royauté. C'est «e roi de la scolastique, et j! différa autant du roi de Fnsea que la naticn Française différa du « peuple p de Rousseau, ou la Ionie loaojae est tout et oà Ils indiddu* ne tout rien. Entétés d'abstraction* comme les rêvai ntioiina iresl, 1er émigrés sont, comme eux, cosmopolites. « Ils se coniidèrent pltitdi comme Je» campatriotM das noble* de tous las paya que conmela concitoyen* des Fraoçsus • Selon le révolutionnaire, le noble est r*c*n«mî ooivetsd ; tout peuple qui m révolte est un peuple teerr. Selon I émigré, tout noble qui combat la Révolution est un compagnon d’snwes. Le* révolutionnaire* mivent la Iradibôn des guerres de religion * ou Im peuple*, ce g roupant selon leurs croya ne es, se mêlent les nus nui autres <t «'«nvahiasant mutuellement; les émigrés suivant latra* dilion des guerres civiles, où chaque parts, se croyant i'État tuéme, tient par cela seul ks adversaires pour enDeuua et ses ulhet pour amts dt l'Ëlati Défenseurs des derniers vestige* de la féodalité, ii« rwQuroat aux procédés de* ligues féodale*
H an faut pas leur dire qu'il* s'arment contre leur patrie : la patrie, c'est i'Ëtat, et l'Ëut est où ils sont. Ile emporLeat avec tu la * vrai* Franco », celle de leur* principes; l'autre, U • France réelle ■, celle des Françau, est illicite et dénaturée : en droit elle n'existe peint, L'Assemblée nationale n'est qu'une faction séditieuse : ce qu'elle décrété est non avenu, L'émigra Loti juge la RévoluiJOû françaue wmmi Rome Juge rtiéréuc. Etrange état de*pritt spontané cependant et naturel encor*, en oe tempêté» dent toute une clatte d’h un mes, La tl évolution a eu précisément pour effet de le rendra incomprelieu-
■ Cf, |, p. HT, frRjÎNHK* /pinfctfv, p, 197, i'&wa»»; p. 334, Ç*ndu> ■iæ. — Viiralsi, (levé mr* la 4* tt fcreï de la Æiantfik
d»vi«al * dii-*|M bai k 4iai|rë |-*J——, S/fMDtr*r Flfr-ttittG Perti*^ {SU, t L|’
* VadsM •* hivCeiMidrraiisMi, pt'in, «A. *, O» /mtiyrabah
■Cf. L I,
Qr 5ind frttrT1
LNiVERsrrr of cal if or h
a n île aux Françn iv « A farce île nom men acrr du retour du drt-potisme, dirait Mirabeau, ils finiront par noua Mttaîner iralgrtf noua à La rdpahliqu» 1 ! » Dana la temps aùtaéni nrdtadparaient ■mii la cause de la royauté de cri le de h laiton, la nation brliait le lie* séculaire qai la Irait à la dynastie» et séparait an si «a cause de celle de la royauté
D'uitairs, en cet excès de barque comme ea knr frk’ilitê milarellr, ta émigrés restent bien Français, et l’na rdèredans Leur conduite aussi bien que dans leurs idées quelques-unes de cm louables meoréquencea qui atténuent les fautes et rachètent ta parndoiM. Ils s’imagment mi ment quel'Europe va aé^ti^r •es propres querelles pour soutenir la leur; que ta princes, aw-to*anistes séculaires de la France, vont tout à coup renoncer h leur* prétention* EruditionurL]es pour relerer, dîna son prestige paré, eettewionnrriiie tan t redoutée ; qu’en un mn(, ta étranger» vont abdiquer ta dmu perron nc/s qu’il» revendique ni héréditairement sur F Étal tan ça ta, pour y rétablir le /rois hnmmma de tous ta États. Mais nia detnan lent ainsi nui élrnngen d'oublier leurs rancunes et de sacrifier leurs ambitions, ils ae renoncent eirx-méme» a aamne de relta de leur pny». On ta verra plus d’une Fois applaudir oui victo i res des années ré pn bit -cainn, m récolter contre lec prupositiane de démembrecneDtda la France, et plus tard même regretter de ne pouvoir conserver h La royauté ta magnifiques con quêtes de la rêpaliltqtie ■. Il leur ■nihra de Mgner le pacte qm le» unir* aux ri ranger», pour sentir la cJlaine et entrer en révolté contre leurs protecteurs.
Ils n'en sont point la ren la fin de 1790; c’est le temps cta i Lisions. Tout semble farile fi ces étourdis qui se grisent de leur puérile enivre. Cependant ils ta débattent dam le vida, ai le poavrnr qu’ils ont perdu ea France, qu'ils poanuitmt par i1d.i ta froaber#*, est tm fan té me qui fuit in cm «a irtu ont devant eux. Tout leur manque, parce qu’en réalité ils se manquent à
* Oetnbn ÎTW>. 3S* »ta, t. Il, p. 13S
•Cl Àiwlr» trw*, r*™tTF-wrinw, êit-w, ISM, p. Si, <U, V0,
filO, .“Ï43 — Cirent, ii Aii—uf p/atA****. Fit*, SShS,
p. Bt *>*• if Sutoir* et /r In cUalo an ULalcv*
fJ.ttjKferr* < fÀ/JitUCttlittt <1 ta ZrfjauraNoe,
«u-iuéae*. Ils radient le* raûtiDiia et les divisions de* parus révoluhonnairea ; Je prônent leur obéissance comme k prauUèi'O du vertu d Étui. Au Fond* il* restent en exil ce qu’ils ctateot eu France, le plus divisé et le plu» induaplud du partis : La diYisïnu y procède de la vanité, et fiDdisoplinedo pointd’bouteur, L'antipathie de la nobfe*se da cour et de la noblesse de province partit!* parmi rui ; «II* iimt» d« toutulu blenunat,** de toutes les inipümces de TeiiL Le» du Une Lions subtiles qiu les st-paraient en France s'ag^iavant dans une pronnacuité qui leur «t insupportable, ai elle est contradictoire avec FidJe meme qu 'ils ac fo it de la noblesse. Ou toi! se révciler dans leurs L Atelier les du Hiin les guerre» d'amour-propre des granits eusernemciiia de Versailles, sans que l'étiquette et le respect de h majesté loyale étouffent la fermentation des rivalités per— monellei.
L’émqji*atî« était insubordonnée; s» chefs ne déployaient ai iHpéuontô ni prestige. Le comte d'Artou* parti le pre» mïer, s'attribua h gouvernement de la « Fraoue utéjieuro t, Ce prince possédait tout le caractère qu'il faut pour perdre galamment une bataille et ruiner avec grâce une dynastie. Présomptueux da «« propres fort», décfsigaeiiK de celles d’autrui ; ignorant la France qu'il avait habitée sans h connaître et l'Europe qu'il parcourait mu l'étudier ; absolu daua osa idées ou Versatile dans ses desseins; en talé de formules creuses qu'il qualifiait de principe^ et qui lui tenaient lieu d'idée? claires et de pensées suivies; acces&ble à tou les Ira c iimerra et t toutes ln intrigue); complaisant aux petites gens et eux pénis moyens; Bonchslunt d'esprit, indécis et affectant l'énergie; fanfaron d'autorité dans wc langage, enchaîné daitf ses actes par la craints de* rt*pan*nbilitéa, chevaleresque »v_-c une faculté d tffuiioD fugitive qui dérobait la froideur seerrte de son âme; ayant la propos facile, 1* repartie heureuse, m<us Fnitrlh^eoc» étroit*; uns «crapule à provoquer les guerres civiles, mais sans empreàsemect a s'y hasarder, il était bien ,a tous égürth, l'homme le noms fait pour diriger une faction et reconquérir un royaume. Son cousin le prince de Coudé avait au
■Dow* les qualités miliaires d'un chef de parli. Il parlait avec convenance un nom écfwmt duo* tes armée*. A défaut du génie qui lui manquait, tl avait acq un l'eipérience, il avait le goût de ta bataille, il savait conduire le soldai et *‘eu faire ai mer. Mai* il était pins apte h commander an corps dans une campagne régulière, qu'à soulever une insumction et h organiser ou* guerre de partisan*. Valeureux, résolu, il lui manquait l'étau entrâtes ut et la verre aventureuse qui firent le prestige desCha-rette, de* Boachnmpa, du Lescurc, des La Rochejaquelein.
Dana cette contrefaçon de cour et dam cet État apocryphe, le comte d'Àrtot* portait le manteau royal, le prince de Conté tenait l’épée, M. de Colonne composait b lin seul tout le conseil et tout le gouverne ment. G'était le conseil le plus inconséquent elle gouvernement le plus bnurden qoi furent jamais. Colonne menait avec désinvolture Je deuil de la monarchie dont il avait précipité la banqueroute et préparé le Suicide. U Continuait de jouer sou* les dehors d'une parfaite élégance le rôle équivoqi e et Funeste qu'il avait ccmniencé de remplir b Pari». Il détestait Breteuil, qui représentait le Roi; il hufcsait la Reine. D'ailleun, le p us impopulaire des hommes en France, mai) le plus gnuie, le phi* adulé, fa pins admiré dnn* Fémij^abon. Il éblouissait ces mcorngibjei dissipateurs d'argent et d’esprit par la fantasmagorie de Sel chiFre* et l'mépu Ht b e leu d'art tire de son imagination. Croyant k ses panacée* Comme à son génie, il ii'épargnait m hou aèle ni se* ressources, et se montrait tiu-jourt prêt à prouver ta confiance en payant de sa personne Bien qu'il eût obéré ses propres finances et dilapidé celle*de f État, il passait tou jour* pour le premier âoûnder du liecle. IL joignait I cette réputation eede du plus délié diplomate de l'Europe. Cornue il do s'était point encore essayé don* le* affaire* cl i jii-gérés, les émigrés pouvaient prendre impunément son intrigue pour de Fhabileté et son impertinence pour de la profondeur.
Tel* étaient le* hommei qui, uni troupe* et un* argent, uni vues et sam crédit, préparaient, cornue une Fantasque partie de politique et de guerre, la conquête de la France, «a flattant d'écraser la Révolution et de couLser l'Europe pour la
L'ÉMlGRATlON ET LA COOR
AÏS restaurât on da l’a ici en régime. La caméra où ils entraient ne devait leur présenter qu'une séné ha m rl un te de dsceplions. Files s'annoncèrent dès km première entreprise»
Jl
Lecomte d'Artois, qui séjournait en Piémont» à ta cour du Foi son beau-père, s'occupait à fomenter» pour le mois de dc-ceroture 1790, une grande insurrection* Le camp de Jules en «cnit le foyer; Gond é appuierait les mouvements par une pointe ■ur Lyon» tmdi* qu'un Mitra corps d’émigrés s® ra^seinhlprait à Bâle. €n comptait que l’Alsace s* insurgerait immédiatement^ et que Les puissances étrangeree seconderaient cette encpedil par de furies démonstrations» Galonné assurait qua Pitt procurerait dix millions et prêterait dix vaisseaux1, que Gustave J II viendrait avec su flotte et que Catherine 11, donnant la paix ai x Turcs, enverrait ses armées sur le Rhin. Le roi de Sardaigre promit de £■ ira marcher tes sien nas vors la Dauphiné L'Espagne ne se prononçât pas, mais le comted'Artois lenait que son Silence valait un emprunt et un corps d’auailiaires*. Il faut dire que ces souverains, prodigues de bonnes paroles envers des émissaires qui n'épargnaient pas 1rs » ILitulicuis, avaient mis a leur concours deux conditions préalables la première, que le roi de France réclamerait expressément leur aide; k seconde, que tous les autres souverain s prendraient pui t à l'entreprise. Or TAu-lriche s'y refluait obstinément; celasiiffisfiit à détruire taille ü
Léopod jugeait hs émigrés avec sévérité1. Il les trruiviiit compromeliants pour lui, dangereux pour k famille royale, ineamm odes pour tout 1« monde. Ce fin macbîcvéliste ne pouvait
^tt., p. 937.
1 BtAVtVI, S- 1-J (b €11. — BtOMCMTFfl, p. SU.
* U«u ua jufemtni de la promit rt Leutctr jui bp ne m<Klifid — Vi^r la kiira i Justph LF, juillet Î7S0, — fa.h, c'ê mJ lu fut mû, p. 2LQ.
ciigittæu tiy CiOCQlC
considérer qu'avec un profond dédain des politiques brouillons <|Ui l’importun lient par leurs indiscrétions, le blessaient par leurs insolences et risquaient, par quelque coup de tête, de démiijer tou* ses calcu Ih. U d imposait d’aî Ileurs pour les congédier du plu* péremptoire des motifs i le vora de la cour de France.
Des que Louis KVI fini averti du projet de* dmtqréa, il leur dlpetlia, pour Iti en détourner, M. de Jarjaye* avec des lettres adrek*>ea> a Victor-Aueden et au comte d'Artois1. La Heine écrivit en même temps à Léopold par un émissaire sur* : > 11 est impossible, dans ee sa ornent, d’agir dj de sortir d'ici, ce serait tout perdre et exposer soi et les autres au plus g rasa danger... J’espère que cela Iss arrêtera , il wt certain qu’il n’y a quia et nous qui puissions juger du moment rt des circonstances favorable», qui pourront enfin finir doi ûûaux et ceux de b Franco, et c’est alors, mûo cher frère, que je compte sur votre anitié et que je m’adresserai à vous,.. > Breteuil jusque-là aiivait point usé de ses pleins pouvoirs 4 il en donna connaissance èMercy, qui, depuis la fin du congres de b Haye, arjiHirua.t en Belgique et y suivait les affaires de France, Il confirma les paroles de la Reine *.
C'est al ors qu'un envoyé du comte d'Artois, le comted’Escars, vînt réeljmw l’intervention da rEmparnv^ Ce prince Jjï remit une réponse destinée ■ s 6ler toute espece d’espotr de secours4 «. A defaut d'autres rtssoorces, lu émigrés possédaient un trésor inépuisable d'dlusïjns. Improvisant nue tactique qu'ils renouvelèrent depuis lors incessamment et ou il entrait autant de Fatuité que de calcul, ils prirent acte de cette défaite caune d'une promesse. Lecomte d’Artois écrivit le I* janvier à Léopold, b nniercia et lui demanda usa entrevus, Gahnue se cbarjea de la ménager et partit pour Vienne. Le prince le suivit b distance *. C'était le temps du carnaval, celui de
* Ldih* XVi i Virtar-iwde*, T décemkrt ITM B natal, L 1, 513
11» dcctuihre 17*0, A tuf Km, etfe, p, 14 J,
1 lî jtnirier 17Ü1, U. )lu<y à Lniniu, 1! jaottei. Fuuiur, L I, p. 4ÎX
* Léopold à laurutx, 44 janvier 13H. Bsu, p. 384.
1 Feviult, l 1, p. ÏW, Ï93.
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L’ÉM LtBAT10?i ET LA COUR.
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VeniM jouissait d un jiiitc n-nuii, Le çoiiilc 1/Artois s’arrêta durs ce (te ville et y attendit guiouenl une réponse de Veinn?, couvaiucil d'ailleurs qu elle serait fuvurabk. [1 reçut ou relus ail&H fôrmd cpe pusàible. L’Empereur avait eu des uuUVelles directes des Tuileries par M de Di.tns qui était venu le complimenter sur so n couronne ment* Il se trouve en mesure de décliner l’ouverture du comte d* Arias *,
Cependant Gihnae s'étiit nus an tête de se montrer h Vienne, il continua son voyage. Il eut l'imprudence l’en avertir Je comte d Artois au moyen de la poste; Léopold prévenu por son cra&ijiei noir manda au chancelier de faire Sun possible pour ■ le débarrasser de tous ces tripotages français qui ne pouvaient faire que du mal,.et surtout h la Reine11, Il avait affaire à forte partie. Pendant que l’on tâchait de le dépister eo route, Galonné débarquait dans Vienne sous un nom supposé* L apportait une «cuve Ile lettre m comte d'Artois, qui, h fariné des projets de voyage de l’Eiupere ur, annonçait qu’il l’attendrait, au pacage, h Lajlmcii *. La réponse de Léopold, adressée à Calnnne par Cohenil, repoussa il weliemeTil la proposition s pouf des raisons dEtat les plus graves et de la plus grands conséquence, tant pour 1*Empereur que pouf le rai et la reine de (rance * Colonne persista néanmoins A wjobrner à Vienne; il fallut pour l« foire purltr un congé an forma qua Gobeoal lui i!‘’iiifia le 33 janvier'.
Quelque coi ni luisance qu’y missent les émigrés, de rtt> pouvaient prendre ces procédés déda gueux pour un encouragement. Le comte d'Artois protesta L'Empereur lui répondit en des termes qui ne permettaient aucune équivoque, et remit directement la lettre au comte d'Escan. a Je
i I/juJimc* eut lien le fl janvier. Dons 1 ^oumorie, S janv.tr tT9L AtTsim êirai'QcfA. — M^ne-Antoinette i LeojH>MT LO 4<'ce>^bre 1”VO. Inst™, p I4S. •— Lropold ee iwibCc d'\ rtuif, Ffüillst, <♦ 1, ?* " Gf. NcrtJ à Le Marck,
f4 janvier LT Di, <'orr«7*t>H<faacv de £a Varril, «* J [I( p. 0.
» LA janvier 1ÎBL HiO, p. 30*.
■ 13 |.mvier 17'JI. Fiuillrt, 1.1. p. 3QU
* O >l)ViCr 17*?1 . i fi ILL£T, t. J, p* Î04,
* l'e. iLLtt* U J, p. W 42S. W, 137
* L> IUV a Lwp-J d, âu J^HVJFF lrVL ïil'IU T, t„ [1. '»l(.
*1* 11
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LAlvEHSn
lui ai expliqué, disait-il fa Kaumtz, bien nelteinent et chire-mentales sert imenta contenus dans tua lettre, et que je ne voulais plus être mété de leurs plans ni projets1 » Forcé pour un temps de se faire une raison, le comte d'Artois quitta Venise, et repartit le 3 mars pour Turin *. Le désaccord était complet entre la cour de France et l’éraigration. La cour avait des motifs sérieux de ae prémunir centre hs iocartades du émigrés Le plan de faite était arrêté» et une imprudence pouvait tout compromettre.
Ul
Lorsqu'on parle de la cour, h cette époque, c>rt h Reine qu'il faut entendre, car Marie-Antoinette seule tentait d’agir*, Elle est désormais lAme de tons les conseils des Tuileries, et c’asl elle qui jotiéra le premier rôle dans tes tragiques aveatureâ Où «achemine la famille royale, Louis XVI s-’était décidé h Fuir, mais, cette résolution prise, il retomba dans son inertie habituelle et laissa h la Reine tout le soin des préparatif». Elle e*y appliquait avec une sorte d'impatience fiévreuse; elle y trouvait une diversion aux anxiétés qui l'assiégeaient, et la seule espérance où elle pût désormais se rattacher. Elle écrivit à Mercy, le 3 Février, que Mcmtmédy serait décidément le lieu de leur retraite4. Lorsqu'il» y seraient parvenus, Je Rot lancerait nti manifeste : il en rassemblât les matériaux. * Il faudra d'abord motiver sa fuite,
1 Létipcld an comte iTATtots, G Férner ITV1> Fettixer, 1. Il, p. A — Lév|rt)il Il Kikunle, 8 Février. — Bekti, p.
1 Ij. RûCHtTThK, p. MR
1 ■ La Hoi «■*» aana I* La i M de Uoitiwn
rt aJiu.it l'autre jour qtic Ifitaqit'i) lui parlait des afTaim «t va ppMtiiHi, ii H±dLhil fpl'qD tai parlât dci dicnet nla(i*ct 1 1* empereur de ta Clime J'agio, X tarante, par di«mrmeut pour le Rrine» Tant se (|in/ Tient de djn ne sert qui meut, faire nsscrhr le traie dulinêede cette nalheertii^ firieceïM. fXmnie femme, elle *it i ün tira inerte, tomme tenir, elle eU limite tnf un lr«>ns
bien iremblant ■ La Marck 1 Mrtty, ÏD janvier IjAL Ctrrrsy<nnianwt t IU, p. 30
* E*ct illvt, t. I p. 4U.
HtftPARAtïFS DE LA FUITE Dû ROI. IW
disait la Reine, pardonner au peuple qui n’a été qu'égaré, le flatter par des expressions d'amour ; excepter du pardon les chefs des factions, la ville de Paris, n moins qu’elle ne rentre dan* l’ancien ordre, et tout les gens qui n’eu raient pas rend a leurs armes h telle époque Axée; rétablir lu parlementa, seule, ment comme tribuns us de justice, pour qu’ils ne puissent joutait se mêler de Lad toi lustration et des finances, Enfin nous somma décidés à prendre pour baie de la conafitstioD fa déclaration do S3 juin, arec les modifications que les circonstances et lu événements ont dû y apporter. religion sera nn des grands points h mettre en avant1 » Eto'sst font Leurs vue* n’a lièrent jamais au delà dates propositions superficielles, où rien if apparaît de ferme sinon ce qui les rend odietuu aux Français ; le* menaces de répression. Cette idée Funeste, la seule qui re sou-tiendra dans fais les projeta de la tour, ac dessine ici pour 1a première fai* : «Ile ne prendra Corps que pour décider la chute de fa monarchie.
L’incertitude est aussi complète sur les moyens que sur lebat. Qui gouvernera, le momcit verra de reprendre les rènesT Personne ne parait h la hauteur de fa facile. ■ L'homme a’esl pai aisé a trouver, et plus j1 en cherche, et pins je transe d'inconvA nient* h toira1, s L'argent manque : il en faudrait beaucoup, et il importa de ne point effrayer las portturs d’wsrgDSt*. Ferten conseilla de demander us milliard auclergéqui recouvrerait ses bien a, mais grevés de ce formidable emprunt. Louis XVI parut y pencher. Quant à fa guerre civile, il continuait h fa réprouve. 11 refusait absolu ment fa concours de* émigrés. La Reine le répudiait avec passion. Lm propos méprimuti tenu* sur u personne et soi le caractère du Roi, ce dédain affiché da l*ur vis et de celle de leur* enfanta, cet vagues rumeur» de détrône ment ou du moin* de tutelle qui arrivaient jusqu'aux Tuilerie*) y semaient le soupçon et y dourtissaient l'inquiétude, En ce palais désastreux, su milieu de fa populace ennemie, on se croyait, comme dan* les gais refuge* de l'émigration,
1 la Keitt i rttref, 3 Kvrkr. Fbduxit, l [, p, tfr.
■FaMOt, S 1, p, 134-131,
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LhJiVERMrV QF CALJFOR^I
revenu en siècle «le lu Fronde. On devine dans l'Ame Je Mfiric-ÀnloineUe comme une réminiscence des craintes qui tourmen-lêrent si souvent Anne d'Autriche. Les Coude étaient ses ennemis; elle dét*st&*t le comte d‘Artois; aile ne lui pardonnait pas d’avoir appelé Galonné dans ses conseils '. Leur plan, disait' die, conduirait A rendre le Roi * absolument nul a dans l'Étut. Les appeler à l'aide ii'était pas feulement dangereux dans le présent, c'était, dons l'avenir, m placer tous leur dépendance*.
Elle préférait fappoi des troupes autrichiennes, maïs h titre de démonstration, pour fournir à Bouillé un prétexte de se concentrer. Les Autrichiens ne devraient, le cas échéant, donner qu'à toute extrémité, A côté des troc pas française! et eu qualité de régiments auxiliaires. * Le Roi, écrivait une confidente de Ma rie-Auto in et te, ne voulait pas conquérir sou royaume uruié de forcer étrangères : il Voulait An imposer à ses sujets et traiter avec eux *. ■ Louis X.VI et Marie-Antoinette en revenaient toujours h celte conception ambiguë! d'un congrès armé, dont lu seule présence suffirait pour ramener toute la nation à son roi. La peur qu’elle aurait d'uoe invasion le jetterait dans scs liras; il la rassurerait, il parai trait la sauver, et la reconnaissance achèverait l'ouvrage de la peur4.
Malgré tous les tempéraments que la cour prétendait y apporter et l’espèce de brouillard dont elle l'enveloppait, ce projet d'intervention étrangère la conduisait h opposer M politique occulte h la politique officielle de L'Étal, à organiser
l La Ctrreipçiitotett U U, p. 517.
f Li hüüHnitiX, p. 307. — fmu, L II, p. <11.
Malais de BdnbeUu. Li RocutTEftll, p. 8K. Rite ajini» t « L* Hoi runifiii ha esprits, car jaun h dniKHMVc se fKMrrt pis* iroir Un » Fraucü, «i, lI faut èlre jmlB, il n'esl pas désirable ■
* ■ h^Jt» ne «lcaundan* 1 inrutw paiiska-ce noini æpa. fvwt*ttiHnt prflt-de fan astrw d* Lion Cro5|»c* dam es p4yt«. Noua dëriroa» aeulrosnt qui bu OMUCU, icnoqi dans k câf de l** rcclacatt, ,uu ]hiim<oii> cm
usiirti <| uc it» puL»siicea vcndrum Lid> *vw dca iroujKi aur leun frfrouins bonlsnX b FrSocfl, tu SM<S gr«bd pair scrrfc de souiicc « tte rallie-
■mit A Lus* le* g«u bien inteutianDû quL vondmcul DOUs «joindre, ina» qm, pir I tkigaeneni oit d'autres «sus», ue pourraiMi pi irriter jum|s ittous. » L1 Keiue à Merty, 14 inil iïtfl. fxuiLUT, L. U, p. 8ï.
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F1ÉPÀ1ATIM DK LA FUI1K DU 101. 1U
dan* Tombr? et pur les souterrain» une cnotre-diptoiiiahe royale, mums die avait organisé une contre-police, h justifier eufin, par d« actei qu'une indianrélian, une imprudence, un hasard, a ne lettre ioterccplée pou rment déceler, le* plus terribles des accusations dardes contre elle par ssa annsrau. La correspondance, malgré h complication des chiffres, les encre» *yni-pathiquesattoui Isa procédés habituels de* négociations secrètes, ocrait de continuel* danger».
Le pire eocore, pour la cour, dans ces entreprises où la jetait l'exeê* du péril, c'est qu'elle avait à m garder des royaliste» au moine autant que des révélât ion navet. La diplomatie du Roi, conduits par Brslenil, allait *a heurter comte morot h diplomatie des princes dirigée par Colonne. Comme les agents de ce parti étaient les plus écervelés, le* plu* égoïste» «t les moins d natta de* homme*; qu'ils appArtaient dans leur rivalité avre les a^^nh du roi l'tprelé des brigues de cour, signe en eux par le* impatience* ds Fstii, qs’ils sntrotensÎMit de* intelligence* à Pans, que leur* émissaires y vivaient en promiscuité avec les déclasse* et les intrigants de tou* le* partis, les démarche* que h cour croyait Ica mieux cachée* revenaient, h travers ce* bw-fouda policier*, se révéler tout à coup, grnw« et défigurées, aux journaux, tu* cl obi st h i"AiMmb.é* nationale.
Cependant le* duporitiani de l'Europe, dont dépendait tout le saccèa, D'étaîentrian akcuii qu'assurées. Breto jiI travaillait le* Gantant, ahn d'obtenir ta coopération des troupes atiwsM Lu Rcme *e méfiait de la Hollande, plue encore de la Prusse : c'était aï elle le sang antnchirn qui partait Elle ci oyait reo<> i-naître la mua de la Prusse dans toute* les marhimiUon* de s?» en nam il, celle* de* en gré* comme colis* d« révolutionnaire* L'Angleterre semblait irrémédiablement hostile ; ou demeurait persu adé, un Tuileries comme dans le public, qu'el le fornen tu >t 1 es trouble*, afin de t’emparer des Iles. Pour paralyser te mauTaise volonté de* Anglais d do Prussiens, 1m Retas et »e» conseiller* imoginèrsnt de leuroppoMr une ligue do l'Rmpirs, de l'EspAgn^,
1 tesMuîJ à Mmy, jiuTjer 17 W, Fmcili.it, l lt p. 4î9l
LES ÉMIGRÉS — 1701,
de la Russie, de k iardaigne, de la Suède et du Danemark*. Ftrseu eu écrivit k Gustave 111, priant ce roi d’étuouvotr la Buuie et d’entratnar h Danemark,
Le Prusse protesta de ses intentions et donna de bonnes paroles. Catherine passait pour fuvarable. L'Espagne annonça qu elle prêterait des troupes u la Sardaigne et les Cantons eu prêtaient aussi, Leu Cautun* cl la Sardaigne déclarèrent qu'ils •livraient l'Espagne; nau tout Le monde redoutait F Angleterre, et personne ne voulait rien risquer sans être sûr du concours de l’Empareur27. L'Empereur devait être h principal agent de celte grande entreprise» l'Angleterre y était le principe! obstacle. Tous 1m efforts de la cour se conccatrèreiït SaJF Vienne et aur Londres.
L'Europe, écrivit la Bain* à Mercy» ne peut abandonner la France convoitises «le l’Angleterre et de la P nasset qui profiteraient de l'anarchie pour la ruiner et ht démembrer27. a Ce qui s’y pane est d'un exemple trop dangereux, C'eal ta cause de tous Im rois, et non une simple affaira de polit qoe. ■ Mano-Antoi nette demandait à l'Empereur d’engager les ccurs à ne point recevoir le* nouveaux ministre* que la France leur enverrait» de décider le* princes d'Allemagne a repousser le* indemnité* que leur «jfTm.it 1 Asseioblév, de seconder en£u les mcaurH qui amè« ■étaient Louis XVI b m faire médiateur entre l'Europe et se* sujet*. Avant tout» die lui recommandait de ne rien révéler aux émigré*» de au leur attribuer aucune oenfianoo et de Im éconduire résolument. Sot ce dernier point» Léopold était plein de Iiodm volonté ; suis sur le reste» il m montra fart peu encourageant.
L'Europe *'en remettait ta lai, il renvoya m emurà l’Europe. )l ne pouvait rien, faine ■ sans je concert et le concours de plusieurs des principale* puissances* a. Sa Lettre était courte
PRÉPARATIFS DK LA PUITS DU ROI- IM
et sèche, Mercy s'expliqua plus longuement mu* donner plue d"espérante 1 U imitait d'abord sorte de Fans, s'assurer de l'appui d'un grand purli en France et de* ressources nécessaires pour se soutenir deux ou trois mois eu province. Alors l'Europe aviserait; en ce moment on n'en pouvait rien attendre. Tout y paraissait en suspens. * L'issue incertaine delà guerre russe tient l’Europe dans use perplexité absolue. Bans trois mois, la guerr* peut éclater entre l'Autriche et la Prusse, et devenir universelle, a L'Angleterre arrêta l'Espagne. J1 faudrait lu gagner h tout prix, ou au moins en obtenir la neutralité. « Ce aérait un chef-d’œuvre de politique, ai, au prix de quelques Mcrifices, os pouvait engager la cour de Londres à ne point contrarier le* mesures favorable* eu retour de l’anlorit^ royale en France. San»ce préalable, aucune puissance étrangère le mieux intentionnée ne pourra oe montrer efficacement > B ailleurs, ajoutait ce prudent politique, ■ il ne tant pas se dissimuler le principe, reçu généralement, que les grande* pnîs--ûjjces ne font rien pour rien. Cette vérité, quoique humiliante, n'en est |>as muins réelle, on suit toujours la masquer du prêtes te de la ruiBon d'État. Il est peu ou point d'exemples que Ica cours s'en écartent; il convient de s’adapter h cette régie, si l'on veut réussir dans le* grands objet* politique*, et l'app icatiou n'en serait pas bæn difficile dan* le cas présent. * Hercy insinuait qu'on su11serait l'Espagne en lui livrant des lisières du i otc de la Navarre, et qu'on intéresserait la bardaigne «vec Genève et des morceaux de territoire français le long des Alpes et sur le Var. L'Empereur était le seul souverain dont on put ot tenir • des secours désintéressés a ; encore fallait-il que lu Prusse le hissât faire, et h conduite des Prussiens dépendait de celle des Anglais.
Les conseillers habituels des Tuileries jugèrent qu'il importait de faire des « sacrifices raisonnables a pour gagmr l'Ariglt*terre. Bouille suggère a la cession de quelques possessions dans l’Jade ou meme la totalité ■ ; d'autres parlaient d'une lie. Le Roi
Mercy à Marte Àat^k*tltt, T M 29 n i lf 111. — AiUSia, p. 14T, 15X.
répugnait inCnimcnt à oe» mesure*} il les ijonmi, voulant connaître auparavant taris de Breteuil. Tous,d'ailleurs, emmenai cri qu'il aérait imprudent de risquer des propositions de ce genre avant d'être renseigné sur h façon dont dits seraient accueillit. On redoutait, en effet, que les Anglais, poix* attiser la fou, ne révélomnlaui chef» du parti démocratique les ouvertures qui leur aanuent faites. On s'arrêta à Tidée de sonder, trci-TagiicmcDt, leur* intuitions sur la seule question du départ du Boi. Os n'engagerait* ail y avait lieu, une négociation ea règle qu'après que la Roi atrrail L-oru de Paris. Une instruction dan* ee sens fut préparée pour Barthélemy, qui gérait alun 1rs affaires de fambisude. On résolut de la confierai! chevalier de CharapceneU, gouverneur des Tuileries, mais comme ou n'était pu rtrda Barthélemy, on différa jusqu'à plus ample informé renvoi de l'émissaire et de l'justructiou
La famille royal* «a débattait dans un cercle vicieux qui se resserrait incessamment autour d'elle. Les étrangers,pour l’aider, «KÏguieiLt qu'sll* u formât «u préalable un parti puissant «n France; eLe comptait justement sur i’ intervention de l'Europe pour décider ses partisans et les réunir. Chaque puissance subordonnait son concours éventuel on concours des autres, et toutes convenaient qie, dans l'état des affaires, ait concert général était impossible. Enfin il fallait ds L'armant, quiuu millions, pour commencer. Mercy répondait que l'argent manquait partout, sauf cites le* An g! nia, qui n’en donneraient point, Le landgrave de Hesse disposait de quelques mi li ons de florins, Dais il ne voulu il prêter que sur ■ des garanties eitraurdî-aaires. Il avait refusé deux grandes cours 1» Mercy concluait que l'aventure paraissait très-scabreuse, et rédauiail bien des pré-eautoas. « On frémit tu pensant aux horreurs qui arriveraient, U fou était trahi, arrêté ■ Des conseils incertains qui doublent les perplexité*, de* encouragement douteux qui ne fortifient
» Voir Tenta i X*ubr, V, li fll 18 «rrd PII, l. I, p,ffl,W, 111 î à hirituB, I. I, p 04. — Minc-Arrtoiurlif i Mère y, 14 airU, Hmilkl, *. tl, p 3S. — Juj Lli unpctMli, YQjr ( wçc»s, FtH^, p, UT,
1 à 1* tieiiK, Si al 1T *vnl 1701. ÀiutXTii, p. 456, ItidL
0r J. HJ fr[jm
LNIVEHStFY QF CALJFORtyfo
L'A FF Al AK DK LA COMKUMIOR FABCALE. IBB
que rhéritetfoni ri«n do d*ir que Ica difficulté*, rw» d’évident que le péril; rien de fixe que l'anxiété, voilà tout l'ouvrage de celte dangereuse correspondance.
La lettre pltu qui compromettante adressée i h Retne par Meicjj la 7 cm, avait été interceptée si tranamiae au comité d sa recherche* de FàesembléeL H n’était bruit que de complots et de coahtioDfl, de plans d*ÎDYaaioDt de ligues ■ coparta* geantee* -, L'Àutricbe avait ddjh fait ton lot : ce serait l’Afsace arec la Lorraine; le roi de Prusse te dédommagerait en Belgique et dans la Silène autrichienne. * Ce que je n'*i cessé de prédire est arrivét écrivait Camille Desrouulins. Les rois font cause commune. Le rot de Suède est rAgamemnoii du siège de Pane’». Lee pamphlets redoublent contre la Reiae4. Lu JtfAweiHf lecnir deDucloi, qui viennent de paraître*, jettent dans le public, coirnoe un acte d’acCuaation rétrospectif, le récit rotneueaquB des manœuvres de l'Autriche pendant U guerre de Sept ans. Marie-Thérèse ibuiaitdela France, Wane-ÀDtuiaetle la trahit Tout se réunit pour semer le trouble dans les Tuilerie*, y jeletks esprits hors d'eux-mêmes elles pousser aux dernières extrémités.
La famille royale n’écoattit plue Mirabeau; maie Mirabeau la protégeait encore et la couvrait de son éïoquençç. Il disparut brusquement de la scène *, euccambûnt ù In tourmente de sa vieplui jætiUélre qu’à la tourmente de la Révolution, achevant par une mort violente une existence remplie de sur-pTisea et de tempêtes Cette fin imprévue lui laissait au moins
■ A***r«, p. I4v, «•*.
* Titir, |mf Bianpk, i«e jappai* de Staàl, I* nircmbrr 1700, 0 jannat-) 17 marr, 3 du *7<U.
a /riwfarir’M de FrtJfW « ê* BrataM, tf*» Ti <t
4 Atari, 34 ni«i 1731 >
* Lb Jjvrcestiinqncé dans le Afanrinrda fl dcccaum 1790. V«ri, ], p.3M>
■ 1 avril 17H
l’uonneiir des regrets. Elle environnait «a tombe du mystère,
Il y avait je ne sais quoi de pathétique dans œ silence subit d’une voix dont les éclata passiouaés avaient été tour h tour le scandale et In gloire de la France. Mirabeau échappait aux épreuves du pouvoir et eux déceptions du triomphe; J succombait en pleine bafadle, et sa réputation grandissait de toutes les promesses de son génie.
J1 aurait voulu que U cour dominât et eipluitàt es diasensiuciq nationales. Désespérant d'en tirer parti, il en suivait ks progrès ai tenue sorte d'angoisse. Les decrets sur le clergé provoquaient partuut Fügitntian, ti, dans plusieurs départements la révo te ouverte ; ■ Voila, écrivait-ii \ une p.aie toute nouvelle, mais la plus envenimée de toutes, qui va encor* ajouter un foyer de gangrène À tous ceux qui rongent, corrodent et d s-solvent le corp politique; noua nous ét on s fait nu roi ciïjie, sans pouvoir; un corps législatif qu. informe, qui juge, qui récompense, qui punit, qui fait toit, excepté ce qu'd dial faire. A présent, nout atttuigeurs le xchisma religieux a côte du schisme politique; nous n'avLonft pas ossee de résistances, nous eu suscitons s plaisir; de dangers, nous évoqjotiî le pire de tous, d'embarras, nous soûlerons le plus inextricable, c'est de quoi amener fa fin de tout, si l’Assemblée ne m fasse bientôt d'otuir à l'anarchie... ■
Elle s'y haJiluait, au Contraire, et lien résiliait entre elle et Lu cour uû état de cru# que personne a'était plu* capable d'apaiser. Un incident auquel d fallait l'attendre ea manifesta
avait reçu une lettre du Pape portant qu’on ne pouvait jurer fa Constitution civile mus encourir fa note d'hérésie. Il se demandait s'il pouvait faire scs pàques 11 son ouvrit à l'pvpqu? de Clermont, M. de Bonald, qu lui couserfa de s abstenir, G'éUil
pour ce prince tres-pieux la plus pénible des épreuves. Mjij;
■ Dim une note intime, pnfiar |T®1, — J.trtu,31o*Tlcw’î L Vtfl, p. 1+S.
2 Liunt <fa Ftrteû et de Mndome tâmbtlli, Ftn*KN,c. I, p. 10Î —► tVujLUtT, t H, p. MIS. — Flluivk, fana X /J,p. ïît — bTi», Coire'ifwfaiitt, p US.
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VâFFÀIRK Dl LA ÇQMMUfHOP PA3CALB 187 cette abstention, qui n'eût été pourtant que L’eierace de la liberté de conscience dans ce cju'eLe a de plu* personnel si de plus sacré, ne convenait point aux meneur» révolutionnaire». Fort irréligieux, en ce qui In coicernait, ces libres penseur* despotique* eutsndaîsot que La Rot sa souolt au cchiaoie qu'il* l'avaieul obligé de sanctionner. Ils exigeaient que, pour donner l'exemple de /obéissance aux lois, Louis fréquentât sa paroisse, se confessât à un prÿto jureur et reçût de *<s maioi une coaj-muDion conabtutiuanelle» La populace, ameutée par le» club* contre les prêtre* insermenté*, forçait la police à fermer k* chapelles particulières. Celle de* Tintait* n'était desservie que par des pretm qui avaient refuse I* aatmont Loue im douta point que sou refus de «e rendre à la paroisse ne donnerait prêt»!* a dw troubla*. 11 imagina, pour tourner h difficulté, d'aller passer le temps pascal à Saint-Cloud. Le 17 avril, jour des Hameaux, la me»e du cbâteau fut l'cccuiOD d'une petite émeute. La* agitateur* dénoncèrent le projet dn voyage du Roi comme une manœuvre dirigée contre le peuple et comme la première tneiura d'exécution des complot* dont le bruit an répondait partout. Le 18, quand Loua XVI voulut sortir des Tuilaiîet, l*a gardes nationaux, qui gardaient le patois, s'y opposèrent. La fbole les soutenait. Lafayette intervint, mai* oa □el’écoot* pcunt. Il s'adressa aux soldats, qjï refusèrent d'obéir, aux autorité» civiles, qui refusèrent d'intervenir, au Pm lui-même, qui réfuta de donner de* ordre*. La famille royale fat contrainte d* rentra* aux T aliéna*. «Au moins, dit la Berna à ceux qui l'entouraient, vous avoueres a présent que nous ne sommes pas libres11 *
Désormais ils n’attendîrent plu* de remède que de l'excès du mai, et tOU* leur* effort» tendirent a faire constater par l'Europe la captivité où od lu tenait, tandis que, par de* concessions apparente*, il* tromperaient Ceu* qu'ils Considéraient comme leurs geôlier». Ha vivaient jusque-la dan* r l'équivoque. L'événement Les jel* dan* h duplicité. * Le Roi
IBB LM ÉMIGRÉS — 1711
«t toujours déridé k partir dan» tes quinze dernier* joua de mai» écrivait Fersen Pour y parvenir plui sûrement, Sa Majesté s’est décidée fa adopter un antre système de con* duite, et, pour endormir les factieux sur mm véritables inlentio ns, il aura Pair de nconnalin ta nécessité de te mettre tout i fait dons la Bd votation, de ne rapprocher d’eux; il ne se dirigera que d’après leurs commis et préviendra eau* cmm la vaeu de In canaille, afin de leur ôter tout moyen et tout prétexte d'msnr ration, et afin de maintenir la tranquillité et leur inspirer In confiance ai nécessaire poar la sortie de Pans, tons les moyens pour parvenir è ce but. ■ • Leurs Majestés, ajoutait-il", iront «iimincbe fa la psrottseà ta mette, et ponr pra qu’on ta désire, elles se confesseront H feront leurs piques de In main d un prêtre qui aura Ésü le aéraient. > Loraque leurs consciences en étaient réduits à catte capitulation, et tara qu’ils ne reculaient plus même devant ce saenlégc, qu’était-ce pour eux que de prêter de* sermenti qu'ils retenaient en aeent, de signer, en fermant les yeui, de* décrets qu’ib réprouvaient, de négocier enfin avec leurs alliés une intervention (tans la royaume T Mesures politiques apres tout et qui, sdon eux, ce relevaient que de ta raison d Étutl Ils invoquaient, peur combattre la Révolution, celte formidable mHîime dn saint public que ta Révolution allait invoquer fa ion tour pour les anéantir.
Los mtnt$1 rea demandèrent fa Louis XVI de déclarer qu’il était libre : il te rendit fa l’Assemblée, te 19 avril, et il la déclara, lia lui demandèrent d'adresser ta mène déclaration am cour* de l’Europe, et il y consenLil ; le 12 avril, une circulaire fut enxujéea cet efFot par Montincriu fa tous les agents français*. Mais en même temps, Bretaml, averti par Persan, prévenait tout les souverain de n'étre lurprii par aucun des ânes publics du Roi et de la Reine. * €*est toujours un* suite do leur non-J berté * ! • Tous ceux qui servaient le Boi fa l'étranger
I À Rmoud, dernier junra d'uni, t. ï, p. U et imiv.
« 4 T.Ox, *9 «ni 4TM, t I, p sot.
1 V|]|tp.9i3.
1 Fhh»II1 «• I, p. «t 10*. — a. KturaU A a n«. lï M. Bbbk}
Kmcwci, p. SOI. — Ld BootimiK, p, 3uS
reçurent Tordre Je précipiter Leurs démarche^ et de déuwntcer. par les événements memes qui venaient de s* produire, le ut ut s* île ou étant le But de <|uillrr Parie et Targeacc qu'à y uvaii pour «et aillés a bu venir en aide.
L'inquiétude croissait en Frênes. L Assemblée exigea de* précautions. Le 28 janvier, elle décida que les régiments seraient mis sur le pied do guerre et vota une levée de cent mille auxi« lia «res. L’exaltation révolutionnaire gagnait tous les» bancs de J'Assemblée.. Aux « patriote* incendiaires ■, comme Les appelait Camille Desmoulins, qui, dans les clubs et les gaxn-tle*, poussaient Le en d’alarme et menaçaient d'extermination les monarchie* msea imprudentes pour attaquer La France, *o joi-gnuienl les <oratttura politiques, les légistes, les militaires surtout l. Non-seulement le ministère était suspect, mais le comité



gant. À quoi sert-41? s'écriait Robespierre : « 11 ne vous fait aucune

tous le serment civique : cette saumissioa ue parait plus une garantie suffisante de leur dévouement. Le ministère déplace les uns «t remplace Les antre* : ce» mouvement* sont, dit-on, inspirés par les Tuileries, et les nouveau venu* sont encore considères comme trop aristocrate» *■
Pressé et comme écrasé entra la cour et l'Assemblée, MontawriU s'amincit, pour ainsi due, ctwque jour, et suc* combe a la tâche. Associé b une partie des mesures de la
* VùUf, |i*lr eiernplè, ditcoun du Lama Jn Menou, nurérkai de ^ainjl, depala d» la. lotie**», âS janvier 1701.
* tf» und nui.
* V*»r 1m ill»r<Rtn dt Muabcvn, jïiLTÎar, Et <h Mena», aVrJ 171)1. •-—
MoaitMiniH nu Xï inarj . MH. d? tegur, da Vitrayv, dfl pirhiTi, d'Q.rnuud, da GauvariMt, 4e Mooiei^nioü, Bonne-CJirruY, ania^ê» A Hniw, S ocktouun, VnH^VâtmlHHUf,, i* Dicult, Lig/. jUaios, Ajjviret
Digittæd hy CiOCQlC
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U» LUS ÊMiC MÊ-ft — lïOi 1
cour contre l*Aw€inblee et chargé pflr ccttc Assemblée d'exé- I
cuter uns partie des mesures qu’aie prend contre U tour, anup-çonnaotlei dessein s que 1b Reine lui dérobe, soupçonné mI eurs d’en être lé compile*, il est réduit au rAl* insu portable de prêcher b tous une confiance qu’il né prouve pas Im-mème et 1
qu’il n’inspire plus, L‘Assemblé* Tondrait un gouvernement 1
docile et énergique, maîi elle rend l'énergie impossible par les entraves dont elle entoure h pouvoir, et la docilité même impnücaHe par TiDcertitude de ms ordres et les continuels revirements de ses passions. Elle se débat péniblement 'j
entre le» maxime! qu'elle ■ décrétées, tel réalités de la vie, qui sont rebelles aux décrets, et les habitudes politiques qui se tournent contra Im principe*. Nulle port ce* contradictions ne se déclarent avec plus de violence que dam les débats relatifs aux émigrés.
Lorsque, ven la fin de 1790, lïmifjraton coimm.'nça de <
paraître un danger, les cniistitunnts s’a lernireut qu’ils avaient ,
annulé en droit et abrogé en hit toutes les luis qui permettaient soit de l’empêcher, soit de la punir. L’ancien régime o Trait un* loi terrible et de* précédents implacables contre les émigrations. La lot) c'wt l’édit de Loms XIv du mcisd a^Ût JG6U; le châtiment, c'est U confiscation, h perte ne la qualité de Français, et dans certains cas, pour ceux qui pren nent du service à I élran-ger, même en temps de paix, ta mort '.Si h complot ou sim-pigment 1* dessein de namplot t’y ajouta, «oit avec de* mécontente demeurés à l’intérieur du royaume, so’t bu dehors avec le» étranger!, d y a lère-mae-tté, ca qui entraîne la mort et le con-fcca-tion, Cei loi» étaient celles de toutes les monarchies. Les [
Anglais l« m aient appliquées aux catholiques dans le trémr temps que Louk XIV les appliquait aux protestante. Les Brabançons an avaient subi tout ré ce rament les redoutables effets
1 Æjjl Jii Axivp du UWt* fFflïlJV Jffi* mm • fa«f Mt n mtrtr
ttt m royaume pour nito tant ta pormttston dtns frrjwi
> ïï< /<i crrmEwlT» iwnjtf Co^Vwiion-fcr J'ac£l 1C70, pflr Qqy
PV HotMBHJ* K W QqniK, r»ri», 175 i+ A" M., p, 14-M —’ XuKIlX'MtT, J/uffrirr rpwrti'turiç'itnrtfe Flinjifterrtt CrwliKiion d* M, QomtlLt de Win, t
Fini, 1S6j, I, I, p. 177, 501 j t. H, [n 17j-J7t, 3'J3. — Cf ci^dtiïus. p. 50. ■
0
L‘A s semblée tenant, avec raison, ce* anciens instHiments de règne pour de* instrument* de despotisme, le* rejet* solennellement et le* anéantit, non mb* apparat. Le 21 janvier 1790, mr la rapport de GuiHotiu, aile vota ar décret <p»i instituait une réforma de la législation ^iromelle L'arlidr S Mipulait : ■ La confiscation de* bien* du condamné ne pourra jainaia être prononcée dan* aucun ça*. • La 9 déc ambra, un avocat de Gascogne, bAbleur. prolixe et vil, parodtrte de toute* les vertus et panégyriste de toutes les ignominies de aon temps, Barère, vint lire un rapport sor la restitution des biens confisqués pour eaux de religion. La rcslitation n’était que juste; il est humiliant de U voir justifier devant In plu* généreuse de* assemblées par le sycop hante impudent de la plus sanguinaire tyrannie qu'ait jamais subie la France. Birère flétrit!’" horrible loi * qui, «sur une simple dénonciation, sans jagement «, avait livré au fisc la fortune de tant de particuliers coupables pour tout crime d’avoir refuse d'abjurer de leur foi Il condamna Ica « législateurs barbares ■ qui avaient qualifié de ■ crime de lèse-ration U dwit d'émigrer, qui appartient h l'homme partent «A il ne se trouve pis heureux et tranquille1 >.
Trou moi* ne s’étaient point écoulés depuis qticl'Àssembléé applaudissait Cft» déclarations, et déjà elle recherchait det expédient* pour éluder »r» propres précédent* et tourner la lai qu elle-même avait votée. Les menaces Je* complots, les préparatifs des émigrés étaient dénoncés comme un danger public, La majorité «a jugeait lia il, et elle ordonoe, Le SI février 1791, que le comité de coRBlîtution étudierait la question de lavoir si ■ don* un manient de crise on peut empêcher le* citoyens de sortir du royaume ■• VAaseniblée ae voyait ici enchaînée par sa réforme de* lois pénales, «ia*> qu'elle Tétait naguère, h prop. a d’Avignon, par u renonciation aux conquêtes. Il *e trouva des cuurstes pour accomnioder Je droit universel avec les
1 Ëdiii d octubn de décembre 1M9, déca ration dn 4 nat rtl, arrèl du du <5 »1> Î751, concernant le êéwenbmnrrii ilu bien» dn rdi^inn*
■■trn ro-ttifu. — Jertawltarit et wétt «imtamiJ te fwr’lzM*u<
(«il, LIAS, p (30, 330, AU, «H
* ■ .Le Jrttt d «ai|TMrtn « , ilil- il Je SS février 1731
néceuités particulière* de le pot nique. Dès le 25 ftfvner, Itarère, prulkiditul à *e* palinodie* de La Terreur, eoule-i»it qu’t-n eu de crise, et pour te «lut du peuple, ü était périma de suspendre l'exercice de In liberté naturelle \ Le £8, le futur législateur de la loi de* suspecta, Media, invoquant la toi même et le prophète, Rousseau et le Covrw social, affirma qa» « dan* le» moment* de trouble, le* dmgrations pouvaient être défendues » ; il eu conclut qu'une bonne législation contre Le* émigré* était chose possible, Rcwbell et Prieur opinèrent cornue Merlin. C’est leQomité de salut public qui sannoace et qui propose déjà, selon Le mot que Beaumets emprunte h tetquieu, de ■ jeter un voile wr les statues des dieux « .
Après une escarmouche très-vhe, oft l’an toi taux prise* L'es< int d< 1789 et ce.ui de 1793, T Assemblée décida qu'elle écouterait La lecture du projet proposé par le comité de constitution. Le rapporteur, Chapelier, condamnant d'avance son ouvrage, y denoa-r. it ■ une véritable dictature» eluneatteinteauxlütscoDsttutinn-u cil es. C'était en effet, purement et simplement, la remise en vijueurdaaédîU de Louis XIV t «n temps de troubtei, na comité de trois personnes statuerait souveraine ment sur ta droit de sortir du royaume et l'obligation d'y rentrer. Ceux qui, so.naoéj de revenir, a’y refuseraient, serment déchus de leurs droits de citoyens «t frappés de confisGatiou. A cc mut qui implqjmt la ré tractation d'une des mesure 5 don tel le s'enorg ne i Hissait te p ! -■» légtuaiemeut, l’Assemb.éese révo.ta, ■ Laisses,s'écria Mirabeau*, qui jeta dan* cette ducueiîon un de *«« dernier* écluirs, laisse* ce» loi» à ccs paissances qui ont voulu faire de leurs États une prison. Le* lois le* plus tyrannique* sur le* émigrations o’odt jaiûiu eu d’autre effet que de pousser le peuple b émigrer L'homme ue tient pu* par de* racines * ta terre, U n’uppurLeii t |i*a ou «al- L'bomnK s'**t pu* u* champ, us pré, ua bétail; aü ne saurait être une propriété. ■ L'Assemblée, comme toutes le*fois qu'elle dut opter entre le désaveu de se* principes et l'uveu de leur* consequtQces, t'arrêta sur un compromis. Elle
1 ifonittirr t. Vlï p. 4T7
* du XI É't.ritr 1 ï Ml.
PROCÈS AVEC l'KUPlBE ET EOPTURR AVK€ ROME. <93 ajourna Je débat sur le fond, invita son comité à préparer un décret sur les passe-port* et stipula, te 26 mara, que tous les agents <le l’Etat seraient astreints il h résidence : résolutmn sage et légitime, mai* qui, par sa modératiou même, demeurait aussi ii»poissante k réprimer l'énrigntftni qu'à la prévenir, Pour la prévenir, il auriit fallu gouverner selon les lots;pour la réprimer, il Fallait en suspendre le reçue *, L'Assemblée n’a Ta il ai l’énergie de Faire prévaloir se* décrets, hi îe triste courage de les violer ellfr-méme. EH* se laissa dériver vers ta pire des contra-diction S r imposer le- o^eur de ta France aux nofcles et |« leur rendre intolérable, rappeler dans leur patrie les plus achurnes enaenû de In Rdvolutr^m et leur susciter de nouvesux alliés. gi ■ décrets entraînaient trus les inconvéo enti de l'abus de la fïorce; ses actes emportaient fou* les incouvénienta de l'excès de la faiblesse.
L'hospitalité que lea émigrés trouvaient en Allemagne ne pouvait qu’dgrir le Müfltt engagé e*t*e rAssemblde de- Pen* et la dicte de Râtisbonne qu sujet de FAtate. Lfe règlement û en avançait point, La France s’engageait de plus en pta* dans un de ces mMitridôhlès procès d'empire qnr, de tcat temp5, Avaient dégénéré en guerres de limites et en rivalités nationales. La France ne consentait A accorder nm princes posees-s tonnés que des indemnités fa Litre gracieux; elle n’admettait que des négoeîotione directes avec les intéressée; die déclinait la compétence de h diète et à plus forte raison l'iuterveu-twu des garants de la paix de- W es tp halte ", L'empire interdisait
1 ■ fa bonnes lofs vont <fa loîi cù-ti* réiuip-aifak, écrivait Atriré
Cliente* Fait*, «uouWjf l« loi* qui aont di'jl faitaij que toute propriété ■iviBlibiet qus m wiil* agonis da la loi Catumondertl qu* tout citoyen panibln Wt en lùftléj des va^uca ncdannB-nl p«> hco ant inquïûlttom, *trt
diffanaâoui, ni chacun ratera liani are foyer** i Sur Frsprit de part£t avril i,7Ü>l*
! Décret du lAoctoire |T9S. T«r a-deuoa, p. 97* —■ La France invite fa
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ipjHKU les iniiwtljutis privé», il mmalemiil la cos Denté d«n cr>i»mi fait» à la Friice «n l$48 et de la fpirantie Jet dnuta des prince» l/Etnperearavait, le 14 décembre, irunstnts au Roi, en le» soutenant de tau autorité, cea ndamalion» L
Tout les mnannemeDti du inonde ne pouvaient tare que la France ne fût Murc'aine, que l'Ecapire ne le tût eçalemerat, <]ue cl mena des deux ne fût >e seul ju(;e et le seul interprété «le xi iOd versineU, et qiiediacnndesdeut ne rmterprétàl d'ane fiirun ■ bcolunat apposée. Dana CM toadtboa* il n’y eea4 d'autre recoure que la guerre ou une tnnncutm per toie d'arbitrage; c*dt ce que le ministère fi-uriçuij résolut de demanda h Léopold*. On»1» dressait h ce prince, non en sa qualité d empereur.
prinm allmisiHlü ■ i ■•nv m «ipaiw», wfc pMr 4m mdnuniim, kû pow J'jlirunhi* l*LllB J« Ltltn pfOjOCb» ■< Drp^tfttf t VlflftM, A JrbEUbn S7ÙÜ — L* > rance invite cm ^inrai j tmutyvi i Paru det h*nda de isueveir aJ Ancj la aànüm* J« Ffaaw prr< j'« ceacJu il Etau 4a i'E*»pi™ «uut çkirçcl 4t lo j mgigrr Urprcbr t h «•*», Il juin# <701,— Lu prier ipmi ferwarai pa^r ■ | rf droit 4a dcmiiuBV Ja rtfpiar intfntir 4a la pruTiuuB d'Akace »>l titilr->cAihni 4* leaK inNarnce ürangi-rc O drtui eu iMonttiuHti et il t« résilia rnurnArilriiMiit relut dawajcitir L llaaea an principe d'unilaroUë qui tut uocHa jatei dr notre omtjiiittun. C* principe port* ■UtUreMewmC aw Ici {mumumum dt-i plaça coaniae ■■iur Lau.u le* autrea, parct qaalla ann* 4aa* l'empire frua-hme i La djeie le FEmpue c'a prune s a'en oèicr t ■ S*wr a» œmtjaMu lm unitfjcocnw pounaMnn an Àliaceqoe imm leur yuahta raiialitiqun, ein»u i-. ■hi-ialms du roCjn geraaimpiH; loin MMir^ranekc f,tan«u indtpMdmi*
du |'j£iH|Mn i|na Lear wal>i|a. ia*a Irm qua la, jm-ihcci pfMwdaui au Akir, «wat cir*qge-r*a à I Mwijtim 4<1 qu'tlfea mai tu* 4'àin CM^nM* 4»*
■ci LuMKca, r Lfcpicbi a 'ttinr, V décembre i1W> — La mûne icrracwrc ■< pcm avoir ikux saurerjiw^ L* nAtn, eu Àlwtcc, ch nul <limIüc qu raChaiv ji-H’ir « m rrnramdk. Si lïapiœ préirni ixlerveclr, u ru rrmée quitta Lt n iiiMnr céda p< aucun traite n nt dartuv indépendant de l’uufi l?c|K' h< i Vienne, 1H naril IT'H.
1 L«i Imcm ajtuti en A(hh, dliait l'Empercur, nwuû crdéi que »<■•* I» ré serre de* drüib dn princra. Cri rcrcrvr» lynaih gmt tiqua* n« peuvent Hit dormir* par de* JcrreLi ummiui. Gu inrci i'mh p»nt ic,* iraimp-tHw. m miautne de Fraaiir, nJIrl mut mhlmjmi à la juprèatalie Ja i PBptr ur « I Lmp ,« a u en Jm-uiyi rilr Jr-oit de tranqion<r ecltn
hi r i^n r ■ mil ■■uu,.n cUMnf’Ri'r. Il ci HL'vlle que l«drtrtli Mut eu jm tnu>l >| »i il i i - J*» J**it l Lu "Wr ci UKialirri, et <juc i dw*nt être irnifti
MT jiltd, Uhii* XV], I V dtri-*ibre i7WU
• » L üiupei fur, tcovait MunifrHfjiq u a pu cl 4 murât â whauffar «< e pur-Feue, qui, t d *p|iuyaJi J«* |iriiicef, puumil en rainer 4a {panda eprli, ù* rl|>-i, M-.iiittiL La ^■‘■rre) et ana ipuff* d’ituil plu* khChU» qM tlk rcmil rKwttft co F uni c rt ipuiriiM» par h caUq* qui verra l «> frvnberee et m ivmIjLiiI»* tu pv il», Les dtici laïuiitiu ptott à I do pr ocès MM ikriruLici, la
FR0CÉ3 AVKC LCMPÎBH fcT BUrTIfRÏ AV KG KO MK. Itï □mis en celle d'allié de fa France; pure subtilité de chancellent, car, dans ses relations avec les pnnces allemand* en uni affaire allemande, Léopold >e pouvait que tres-urtifiaelleineat d> viser ce qui était Uûi en ca personne, Le chef de la maison d1 Autriche et celui da Saint-Empire. « Bouleveraera+oD l'Europe pour un c parti Ile cause? ■ s'écriait Mo ntmor in *,On l’avait bouleversée sous Louis XIV pour des mot fa infiniment mois s graves; et rien ne découvre Dieux fa gravité de fa crise, que cet expédient même d’une ioterventioDde TEmperaur auquel, dans son effarement, le malheureux ministre de Louis XVI essayait de recourir. Rien, non plut, ne maoifaste plus clairement b quel point, par le seul fiait de la Révolution, tous les anciens rapports étaient modifiés. Auparavant, toute fa poLtiqua consistait b neutraliser 1* Empereur au moyen de FEmpire, on se voyait réduit à invoquer l'autorité împénafa contre 1a coalition de fa diète et des petits États. Dans le fait, on les rapprochait l'un de Vautre, en haut leurs intérêts contre fa France.
Un phénomène analogue te predufaait, pour las mémea causes, dans les relations de VÉtat français avec fa Saiat-Sté^e et l'Église gallicane. Appelé concurremment par les évêques français a les défendre contre lea intrusions de l'Élat, et par Us ministres de Louis XVI à leur prêter l'appui de ses conseils dans leur lotte arec les évêque», Fie VI te trouvait placé, entre F État et les catholiques de France, dan# ce rôle d'arbitre supérieur que les papes avaient toujours ambitionné. Il ne fallait point songer à appliquer Les précédents de l'ancien régime,^ ■ confondre les litiges et 1 rédum, par fa considération du temporel, le spirituel è composition. Lorsque Louis XV réclamait du Pape fa suppression des Jésuites, il lui dsinautfaïl far» Mets port fa wéenar, ri il avait f Mcir i est fawd ni tnatacema n ecapmitma. Ca pnnepe [Rétabli prettnicn tu mnelrre de Viro»e deux ■ItemiUfa celle de h détruire pr U force d« iitnti, ov celle d’engaRtr lea prises i M prêter h la ntfjocuuou qui leur «t prvpwv, et. en CM de refus, de ne lesr arrorder nenos «Mutance. • M«nan*r>n » Çahird, chaîné d'iflairet 4 Vm>>, U jaaw <70|. était « Cf , dam le Mène mm, lea
dcpêcfal 1 Vrtaew du 4 Mare, ft «ni tt <1 mM <101.
■ Dcpecfa k vfawu, 1< frfli.
IM
LR8 ÊMlGTliS — 17*1.
d’jBar de »■ autorité, et non de l'abdiquer, ce qu'tût Km Plt VI *n tolérant la CObctlCntl^n civde. Lnr-fiqu'il tteVeHriiquait fies droite sur Att^nuii, Lûw» XJV tir G»cbiTM( pu tri irn dr«r1s des ÀTJçnoiMMtts, 4 e K* Unit te Contât eu il fit le
joaetiaHt point en néivduUoo, Les düïereacet foadumentales suffisent à expliquer potxrqatM, apres ica décret* de l'ÀtscKblée, toute négociation jaoe Botae,suri’*ocien pied, <tevu»d inqio»-•ibte. 1/ÀMwblée d’cd roulait pwrt eiitendre parier ; Home avait lu parfaite inutilité de coikcm«iuB« qui n’étment m
dam ses gowts si d>n« ses principe*, St que toute i'tigtae rie Fraace lui aurait imputées à defectioiL. Barris, oaci»Hlrr«Hn le serment civique tmMae mampaiibte avec wn carartere épi-■capai, refusa de le prêter nesi^M w« ambassade 1,
Le «wialere Boaga-a w instant n I* remplwœr pur le comte de £éfpir^ qui, ne pout»M trelounier à rétertibo uq;r -était élan tuueMplai, Sa qualité de royaliste libéral, œ cwnne on disait de « monarchies ■, leut fol écarter de h cour de Russie, uuàl uvait naguère ai brriLunmeni rcpiéaenté la i rance II se temut prêt i pailr peur! Italie9, lorsque parut un bief du Pa|« partout euidaunutroB uéfuiibve de la Constitution civile1. S'afi-puyant ht l'-Exprixifrow pnnapts qua las e^équas de Frunca
lui avaient fed parvenr, le Pape mandait b loui ceux qui avaient frété Je seraient de Je rétracter; ri déclarait uulies, rlLdtas d xacriléye® tes élections et ouesécrefonfi faites ou à Bure d'apsés la camtitulieu «nvriv, et il aJjjroit les catholiques de Frunoe de rester fideles i la toi rie .iwi pères. Quelques jours après, il fit entendre qu'il vufiuerait de recevoir tout
Bwi>» 1 deombra fVM. -4C «eïS f«Tri«r 4TM CVtiil * I*
foi* pour B*wai> I-* refrail* «t i* il li auff arts l’w r«*tjnation, itei [hc~L.>t ^enoMicMnac, qm l'Était nontrâ tm-fnvaU dim te jr<Mprnû, termina d>i; h-Hÿefllj dn l‘aiii «t P"*1 pm,am1j'laK Arriéra rite inonde! pun l« cour, pu rÜEkiavfiiunc uujaun occupé pira tle^te# que l'bfliie. Voir Mmra,
ffa. 1t «t *ti : U Dwtttitwat 4rt Dtruuhuj to«s du urd'ir^Z,
1 liMiratucm de M de befur, do lira «t de Montmram, •rot tTftl.
* («zitav ^i« dorante é'aalD tpuifafo... 11 avril i7BJ. Jacfiii, t, XJX, p 35$. — O Papa, («liai oodennent le prineiite, avau thttw ton jikfîrmeni ddîntiiF et rlemindâ i'»ie de» cvàqaeide Frnce par le bref Çuod allouant uwt U pan 17 <1. Anu«il ita cuateftorratei. Paru,
PROCÈS AVEC L'BWPTR* ST RVPTÜBB AVEC HOME. 1W ambastedeur qui aornt prété h «muent *♦ Jl ne rata plus h Houe qu'on chargé d’afFaira officieux, Bernard, secrétaire de l'ambassade de Beras; il avait, à la vérité, prété le serment; maie a»» il ne reçut point de CMCtére publie, il contint» àa résider t Rome, d’où il jaivit, quelque temps encore, ta eorres-pandanc**. A Parta, h «onc« avait protesté eostre I« mwnres prises dau ta Comtal*. La pope lace brûla, Je 4 mai, an Palats-Rcrptl, un naonequiD i l'effigie du Pape,le Douce demanda sea panse-ports et partît le 30*_ C'était la rupture.
Cependant la guerre ri ri le sévissait dans ta Constat avec on caractère partkrdiar d'atrocité. Les bandas d'Avignon terrifia lent le paya et aastégeaienl Carpentru. « Guerre barbare des deux eftlés : de vieiltan rtofinnea envenîxiéef de fureurs eow— Ve lies; moins une guerre qu’une scène horriblement variée d'embûches «t d’assassinats*. ■ Manon présenta, le 30 avril, ai nom du comité diplomatique et du comité d'Avignon, un nouveau rapport h F Assemblée, U eondwl h la réonion d’Avignon et du CcmtaL L* disciusion qui ■"ensuivit repro-d niait, 4 peu de chose près, celle do mois de novembre de l’année précédente. La amie nouveauté Fut ta production au débat du fameux mémoire composé, du temps de Cbeiseul, par M. de Mouctar, procureur générai du Eoi près de son parlement de Provence. Ûn l'avait inutilement recherché dans les archives p et on le supposait anéanti, il ta demande dn Samt-Stége, lorsqu'on parvint à le retrouver28. Ün légiste normand, Goupil de Préfelû, l'apporta triomphalement h ta tribune, Aliment» per « ce riche trésor •, te discussion des textes reprit avoc ptaa
d'tpreté que jamais, naguère} lorsqu'on délibérait sur le» affaires d "Alsace, on m serait cru dan a une d« chambres du parlement de Metz, nnintcDanti c’étut le par ement d’Aix qui ressuscitait dans l'Assemblée nationale. Les plus idéalistes parmi Jes rêva lution n aires et les plus hardis novateurs se prirent d'un respect inattendu pour les précédents «t Ja juritprudenos. ■ Il ne a'ajit de rien in noyer, mais de déclarer un droit existant !■ •'écriait Robespierre1. Le rapport de Menou arguait du vœu des populations*. Lesoràleurs de lad rode en contestaient la sincérité *. Qu’à cela ne tîeuDcf répliquaient les partisans Je i’an-nextan ; les habitants n’ont j’amaia cessé d être Français. Les opposants admettaient que la France, en qualité de puissance ante du Saint-Siège, envoyât des troupes pour rétablir l'ordre dans leGomtat, La gauche s'y refusait ; ce serait intervenir dans lej aftnirea d’nne nation étrangère et légitimer les prétentions des étrangers à se mêler de ce.les de la France, Il faut conclure sur le droit, déclara Merlin , si les habitants du Comtat sont Français^ la France établira ches eux tfautnri té dps lois françaises; s’ils ne le sont po.nt» la France ne se mêlera pus de leurs différends*, Et Ton recommença de disputer sur b principe de* conquêtes.
Tous le* or (juin ente avaient été produits dan* le débat de 1790, nais les événements les renouvelaient, et à traversiez détours de ces disçussiotw diffuse*, ou suit Je progrès des passions et la déviation msensible des idée* primitives. Les légiste* «t les mil tairas, qui conduisent le début et le réduisent peu à peu aux anciennes formule», distinguent fa conquête « résultat d'une guerre faite franchement ■, de la reprise d'un terri-
1 biscQsri Ja 2 aai 1791.
1 « Pluu-eur» ncies *uihw»uqie« pnuteM rndetam-enl l'rriMtnec d< «ft de 1a Irrn-frande au^oulé dis atoycn-i d'Avignon fans le Ccmtat, rr 95 communes, 51 ont ft'l |4fV*air leur* dél iLêraliaai •»> firear de I* rmum . d'iulm eut dV ftl^ndaienl 1m «L «yu'tlfa f* WUgrr*îïflL WH »«™ d| la majo
rité» La pofHililîoa du Comtal rM de Hû.OOH ânu, celle des nammunsaim uni 4h>< l«W TW pn-ur ta rwn»n cfU tir * 1>aj,[wt «le Menou, 3* avril ITflL
■Ciemont-TormnTe. L>ttwheniu<«uM,'? mu, 4 utoiei, Duchâtelet,3 mu 179t. « DucùdK de Cuelêi et de Uatny, 30 avril, de 30 avril; da fldbM-
pierre, t mit} T"wrlL- 8 am; de Merl nT b na ITfll.
Or J.
LNlVEHSirV •'
PROCÈS AVEC L’EMPIRE ET RUPTURE AVEC ROME 10$ foire indûment ibandonné. A celle objection de lu droite ; —■ Si, au heu d'étre au Pape, Avignon appartenait ù quelque prînre puissant, ordonneriez» vous la réunion T -— Man ou répond * j * Le plus fort ne commet pas une injustice lorsqu'il ne Fait que reprendre ce qui lui appartient.Lorsqu’une pto~» pneté est injustement retenue par une force supérieure, on attend l’occasion favorable d'exercer aon droit. Si cette réunion pouvait produire une guerre, vous ne seriez pas les agresseurs; vous ne oont reviendriez donc pas au décret par lequel vous avez renoncé A toute conquête, ü tout projet hostile, ■ C'était, Don-senlement dans les principes, mut s dans les termes memes, toute la théorie cUssiqus des éroda du Roi*. Le système du comité menait directement la nouvelle France a réclamer l'férilage de Charlemagne. Clermont-Tonnerre, qui le dit, ne crut lancer qu’un Irait d’ironie*. Ce paradoxe passa inaperçu, l‘implacable logique de l’histoire en a faite lie prédiction, Malouet déchira tous les voiles*. L'Assembles, dit-il, ne parait pas m rendre compte de le portée de sei décrets. Il Faut qu’elle la mesure. ■ 11 y a eu dans cette révolution un caractère qui n'appartient à aucune autre : c’est d’en généraliser les principes, de les rendre applicables à tous les peuples, h tous les payj, ù tous les gouvernements { n’est un véritable ecprit de conquête ou plutôt d'âpoHolat qui a saisi <h eapnu les plus ardents et qui cherche h m répandre au dehors. Or, ce serait là une véritable agression contre les puissances étrangères, qui doit les tenir en garde et les armer contre nous,.» o
■ du 30 *rfi| 1791,
•Cf. c. l,p. M-4»
* i 3j, iu onlii’ii des priodp» pduiqm ipitf tmii yrofiMHZ, Il fwtl chcare
pcrnui d mw|ucr cdui-lè, fait U pjin illuwir’ dtf dcclirtlran quand
vous vbiu üh intenta Im l'imj Pla {Jne rentrée de domi an pHtut pat une rünqui'M^ et l»ute aliénation de dmciain? étant miptv*cnpUUlr, mw lum La
L’ilî Le, toujours « drçl Je Totre di-thraiion, mais Art an delà de *M frontières actuel In, de revendiquer le» domaine* <|ui ■ Dl lilconiesublenwitt ap|w[etiu A ûbnrlnrjirjnji, et la tout aana autre mien Lion que «elle .ndîqtiaa par W le ra(>-porteur Mttiw, Jv «HmltvpQM'' I ej^qo* 4^4 t<‘priwf I* plut <w de (iftt
de. pibiinanoeo «gin m fera, ant ea po^ejaien. - Clermont- Tonnerre, 9 mflL 17VI. Cf Maurf, 1 ail.
* i ni irai.

Cingi^a f
IfoiVEKSjTÏ 0F
C« argumenta ébnoieol l'Assemblée; les argmeoti opposé* ■e l'énMUYont paa moins et ta rejotteot bma^uamait de le pria-dence van laqueU* die indiaepnr lAstinctpoljtique, vers ka témA-niés OU h portent ses pusrén* et oùfratralM la logique de se» principe*. «Si Ton recule devint en bnf du Pape, dit Bsmeve ■, Je* puisraecM croiront que par h moyen d'un ample manifeste, mus abandonnera loua me droite. Ce que mu nuree fait pour Avignon, oe ton le drieaniiura pose I'AImcs. • L'Assemblée dem<m ai»* coiimuc ballottée entre de» prspositîeais teatradie-Umjws qw la adbcüeût tou retour. Elle oe peut ni résoudrelaquea-tion, di l’éraxter : elle m «ai obsédée, te elle y retient tuictu<-
Le 4 mai,elle repousse* tu projet de décret des comités décte-wt squ’Aviguon et la eomtet Veaaisdn tuai partie intégrut* dt l'eapue français • . ltau, le loodotnaio,* lamamiredaa parlementa qui n’tnregistment les édita de rntitutioa au Pape que sous réaervs de» drotto du lot, elle interprète son vote et, par rinterjrelalMio, le rétracta totalcncDt. » Tout Le monde sait bien» dît Bouche, qu'Avignanct le Comtal se faut pupertieactadfe de F amp ira français, maie tout le monde sait qu'ils doivent en frira partie et qu'ili le feront un jour *. * L'Auemb lée □ 'a pua entendu autre aboie an repoussant le tente présenté parle* «mites, c'est dire qu elle n'a ne* résolu et que ta deaswu n e*t que digérée.
Ij* débat «comme ne* k S «lit un Bouveau rapport de bieooa. La réanioo est encore rejelée* ; mais le Î5, l’Assamblée a frète, sur m proposition de Traey, que de* médiateurs Mront eo^ujés pour rétablir la pan entra las Comtedms et Avignon, « comme u provisoire nécessaire avant de prendre aucun parti ultérieur te a U terne nt mx droits de la France sur ces pays «. Ainsi les droite sont réservés, riaterrenLon est décidée, et lu ré a ihob qw,le 4 mai, avait étérepcuiséepar une mnjonld de 171 vois, ■s L'est ptai, le Î4t que par une majorité de 6, [I est certain
HH.
* Vw MT «■ WO1M lit ; 87 ibtwiiw
* MHifrw, t, VIII, p. 3110, L Alk*Kblw drtite jus b rraikit te l’inpd »o«itd a t-ic ^r rSiMablî* ■■ éêcian psi qn'Amçnoa ai b walaS VelauMa fcjni parti«inLêp-nU di lek^pqrt faaçsit-
«Farm» «rew im.
FF0C13 AVEC L'RMPIlï BT BOPTOflR AVEC 10MI. Mi
déiomms qus rAtsemblé* la décrétera «t qua h médiation n’est qu'un moyen de procédure pour préparer l'annexion, Les constituant* sont riocère* on leur dialectique ; msis ils rtâ-KmbleDt à en théofogieu wbtÜS «t emportés qui, tenus au concile afin d'y établir teur orthodoxie, en «orient hérétiques et tirent leur hérésie de la controverse même instituée par eut pour afîennk le prisa pe de la foi.
En déclare et qn’J n'y aurait conquête ni h reprendra un ter-ntoira indûment aliéné, na b réunir un pays dont le> habitant* •e donnaient d’cnx-méioe* t f Assemblée n*«reit vont» que définir son principe de la monaation aux conquêtes. Il omit fallu presser resn virencsit le texte pour l'étendre jusqu’à oe» coMéqDCDcre éloignée*; il influait an contraire de solliciter très-légèrement ces corollaires pour en obtenir le reniei Minent total du principe. Las eornDsotateure n'y manquèrent pci et. Après ke docteur* grave* qm avaient d «posé les votes, on vit amw les disciples turbulent* qui poussèrent à bout toutes les Domines» Pareils à ces campilalem qui transportent aux nouveau textes et approprient aux codes récemment promulgués toutes les annotations et toute la jurtsprndenes Je* aocrèrine* lois, de* ])üM*citte* ingénieux adaptèrent immédiatement au lyitémede la rtrDOQcitiion le* précédante de la conquête.
C'est encore, dit l'un d’eux, ae défendre que de prévenir l'st-tiqoe ; il s'ensuit que si Ton attaque pour «défendra, ou ne viola pas le principe, et que Ton peut alors conquérir légitimement, ne ftlrce que pour s'indemniser des frai*d'une juste guerre et pour an prévenir Le retour J, La nanintisn d’un équilibre eouvenable entre Iss piusancesest aneducouditioci de ta sécurité des États; ou on Madut que ai quelqu’un rompt «et équilibre à son profit
1 Cmtas Dit^palifti teil datai h* Jtoofulwu, ut> © : • Je eonpte bien fut GarttfCam, Huit, LiapM, fiorui, L*dol, Bruni, Audoia, Fnrtn, HoLert MiNHi st Esiu ht patriote) me enduire», (mm) irm»i encore locendjer le Ptlaitnn t ■ar c* m*d taccndH y fa» tenu te non fiançait autaat qar cri» de 1 union l't f»it d<»Wt«r 11 «'y ■ fl* te dterer pir l«ju«l La ^aupla fraoçan a'aat iiiC*rdil I» poJto* açn n»4<r «o et »nvat, ai ihvi J^wii w<>k»>lw
l’a^retuoB de Léopold P4*r •*» la dnil Se pejuei le Abu S« te repu1 Ingua ftvdalr <F*lle*4fn*p • d*L Carre, t'êbratJe nuire la ■oauclibc frai»çeue| I'um
ou médite de le rompre, ce o’ert point sortir de la constitua lion que de rétablir la proportion dei forrea abiutvemei.l do-trule : fin fraction de l'un relève Teutre de «es vœux *. C est ainsi qu’uD spéculateur politique propose au mtimtcre Frauçui* d'entre,irendre Ja reforme de rAllemagne. eu tnojen d’une accula ri satioa générale des principautés ecclésiastiques ", et de rt:gl*r la question d’Orient par use dislocation de l’empire turc et un nouveau démembrement de le Pologne *. L'opération tenut, tmvant ce» catauttt diplomatiques, d'une parfaite orthodoxie. Les Pays-Bas y resteraient ■ en partage à la France », qui, pour Mcommodtr la lettre de la conalitutian avec l'esprit de lu politique» ■ aurait loin de se faire demander ». [Ja autre faiseur de plana, plu» aventureux; s’il est possible, suggère une alliance intime avec la Russie, coatre l'Angleterre et la Prusse, au détriment des Turcs 4, La Russie y gug.iera ce qu'allé voudra, et ia France y prendra la Crète, Lamnos, I ’ Ég y| >t» surtout, a conquête bien plu» bnUanle, qui peut rendre ■ la France l’éclat auquel die doit prétendre, lui donner la supériorité et Ja prépondérance sur tous les peuplai commerçants et navigateurs de l’univers».
>0a itt Jki un nwan adrtM* au ■îaiatr* 4f* affaire* étreap^ea, 1« K avnj 1TH ' ■ Le l’riMB a nuvnce luwllèvent î d«s cnnquÉtctf nm «tu* dcxlrrilian ■’•** pattallmanl nhhjtuMra qu'nia fueei Mennerr 1 tanta roa-pnnnntMa nfmuir» pour la dwlnmimngar d'una gtwrw anlmprinn pour m prit,ira deten*», dan* h apiewa dr laquelle ou peut, 11 wuie puituaea uga doit hjrc natter lu BicaurCn propre* â mmUair l’cquilihra convenable entra toute* < ■
* /"roftt da modyicaHoa dont lia Coa/êdcrotioa jcriHHiipur, jml 179L
1 Mrno rt du S avril 1791, ut« d-dra». Le neaoirt en fa bcut auteir qai It fr^ttfa medi^caftott.
* Qêvnitiwl sur tu pts i-fran artttelte fa fa ftwarr, tvtnujti uuxqurlj élit pnarmi prftmfat *• Zaf/iant *vne la Jtuinr tt ta nutrthamt an dfm tnk'rnr ut dr fciH/trv affamait. Irfit L auteur prend pcar épigraphe c<M> pbraie de Cüi-
; « Le dflire d'an rilnvm qui rêve n btinltrir de h futnE » quelque tlmve de reiperlable. ■ Celte citation de tanta*» da l* Uafr fa FrtJrrit n«r-pnebe pMT** notpn publiriftn de iaODtrer S l'nffard d* In fruMt an* alturVov*"'» irvi-nra au ttc»-nerit<nM Ui ce tm*|H-U- l1 la rnrçn, me f.Angleterre, |utrmi Ira vno*uïn de le franuc, et il ajoute ■ La Polu^n*:, pvar Tkorn
«î LUniig, la Runk, pour La Coudanje, La Utorrfe, ntt.^ h Daumtarb, pour I* HnlMSte; Il Suède, pour U PbnêJintt!, I* Soie, pour chc-mliuc, u'otiL-clle* pu tfal 1 Mirtdrl d HD rot q*d! pai* df. U racilhure t'mti ne Ifcurupè, «t, M nauaim dn lui qae cdlet de ir* mierêi* et de ao» inb>UDi,9an tati Janquil crflin poirrutr (eut ortr iidpin)raient? *


PBOCÈS AVft L'tHPlHI ET MJPTHlE AVEC ROME. ïûS
Voilà Je beaux rêr« patrîctiqoM, mais il* nous entraînent loin de l'Assemblée constitsiante, de la [Mit perpétuelle de* illusions de 1189 et dei décret* de 1790 I Les esprit* sac lie» minent, par des détoura insensibles, de la région du droit pur jnsqufa celle de le eoaieaiDca et de la raison d'ÉtaL La vieille coutume, aol en Bellement brûlée, semble renaître de ne* cendre*. L’Europe de l’ancien régime avait «usai *a loi de rcnonCLabon aux cou quêtes : c’étaient le* traité* signé* entre les État* et qui les obligeaient h respecter réciproquement leur* frontière*; toutefois on n* lignait la* traité* qu'en reserrunt ta prétentions, et Ion avait imaginé mainte façon de rompre les engagements doit art se sautait embarrassé1. Le* pnbii* ciste* de la Révolution, par leurs interpréta lion* du nouveau droit, le ramènent à La mesure de lac eue*. L'Assemblée a introduit dans le monde une loi d'avenir : le voeu des peuples, arbitrage suprême des conquête*. Mai* cette belle proposition ■tt prématurée dans l'Europe contemporains ; elle tend à se buiMr des qu'au essaye de l'appliquer a te politique réelle que régit, et pour longtemps encore, I* coutume de Fancien régime. U faut que Ji Bévolatioa rentre dans cette coutume ot que la France renonce à jouer un rôle dan* le monde. L intérêt national l'emportera sur la raison pure, et non seulement il ramènera 1a France nouvelle aux ■ guerres communes * d'autrefois, mais il l'entraînera jusqu’sux plu* sxtraordiDairsi excès des * gueiTes de magnificence 1 » . Cette trac* forma bon s'annonce de* 1791, et pour que nul n*en ignore, en France stea Eurofie, pour que tout i eipritde fa Convention w révélé dans ces débat* prophétique*, od y voit, le 8 mm, le futur rapporteur général du Comité de salut public former 1* bourbe aux orateur* de la droite par celle phrase qui résume tout le programme de Danton et de ■es disciples de i'sn III : -J'si cru, dit Barère, que fa Frotire pouvait, pour sa sûreté. user des mêmes droite qu'ara-eut eier-ces Loui* XIV et Louis XV pour des intérêts moîn* grands. *
1 Cf. I t, p. 1* r h JPat Jtttrrin, p M i A Sfrrtimf if t'rfvutihrr^
• CF t I, p. Mt-334 ■ h JW™- ht fa
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L'Europe faisait peu d’état de* principe*, de» manifeste» qui le* déclaraient et de* CûnsAjnente* qu’ils pouvaient porter dans raveoir ; elle ne s'occupait que des acte* présents. Ceux de rAssemblée sembtatat incertain* et timide* ; TEump* n* s’en inquiétait point. Le Samt-Siege protestait contre l'usurpation d'Avignon, mai* le* chancellerie* «'étaient bissées députa long-temps sur ta doléances pontificale». Les princes allemands cabotaient al tracassaient dan* toutes ta cours ; mais on n’svsit pas L'habitude de prendra «u sérieux taure réclamations, et ta diete présentait on spectacle que l’Europe conadérait avec une parfaite indifférence. Rien ne semblait, au printemps de 1751, plus improbable qu’une coalition contre ta France, et ta question d‘Orient continuai! d’occuper ta cabinets infiniment plu» que ta dévolution française. O> recommençait h parler de guerre. Le roi de Prusse, moins optimiste que son confident Btschoflswerder, m croyait joué par Léopold. Avant d’étre mvs-tique, ce prince était colère. 11 avertit ta Tares de se tenir prêt», et le* engagea à s* porter sur le Danube29. îl ajouta qu'une flotte anglaise s'armait pour le Baltique : aussitôt qu’elle y paraîtrait, il commeaoerait ta campagne contre ta Russes.
Ftédéric-Guiltanme comptait ténrutnent surtea Anglais. Pitt, irrité des aterniotéEiienUitér Autriche etdosbuitéuH d* la Buisi*r «'était rétolu à Us contraindre traités deux è la pu. Il pensait qu une démonstration œnuniuatoire obligerait Catherine À «a désister de set prétention», et que la soumission de la Russie cnlrnfncwt celle de l'Autriche. lierait donc Jsncd Ira Pru»es* en avant, et, dam un coawd treu la 17 mare, il fit décnlsr que, le Un demain, uu message royal demanderait an crédit dee-Lné a dos préparatifs de guerre càntr* I* R«s*ia. La Parlement et le cabinet même pamirauent fort divisé* sur la question; la public Fêtait beaucoup niuins. L'idée d'une rupture avec la Russie ne rencontra guère dans Londres que dea opposanfi. L'alliance m>sa pauait encore, dan* h Cité, pour tu principe fondamental du système d* FAnfltétére*r Cri négociai)té ne pensaient qu'au Nord et <u eputmerce d| la Baltique; ils ne re «nociaient ni d* U Méditerranée, ni d* U mer Noire, *t ils ne K doutaient pas de I* révolution que rétablissement d* FÀngté-ierre aux Indes apportait dam toute m politique. L‘envoyé de Catherine, Hcutopcbine, profitait fort habilement d* cas dupa-mLods II dépensait vue activité prodigieuse hwcitér les mécontents. Il fojsart publier d** article* dans le* geuttéc et répondait de* brochures contre Pitt. La* espnta sa montèrent au point que, sur l«* moralité* de Londres, des paaaanté écrivaient à la craie ; Point de guerre avec la Rnuté301 Quant aui hommes dXut, il* s’élevrient vivement contre Pitt Ses paâ-sinni l'égaraient, disaient-ils ; il abandonnait la politique traditionnelle, cdJe de Cbatliam, pour la vaine satisfaction d’to-Isver OtchaJtaf h U Riuu* et de grandir té roi de Prusse f.
Les débats commencèrent dans les deux Chambres té 29 mars, et se continuèrent, ranimes inccsMmmenl par des motion* noii< Telles, dan* fes semaines suivuntm : débats assez monotone* au fond, nsalgré l'éloquence dre ora taure, «t plus chargé* de
ÎO« YABENniM — ITM.
chiiïrea que reux de l’Assemblée nationale ne l’étaient de phrases. On s'y attaque £11*0» s'y défend k coups de statistiques douteuses et de formait* incerta me* d’économie politique. Ce qu'il y (sut chercher, c’est Pcx pression de l’esprit public et le ses binent das Anghi* «ur la cmm européenne, « La Rustl» est notre alliée naturelle », déclare le comte de Carhile. ■ Qui a intérêt à arrêter la Russe? s'écrie Fox. La France, l'Espa jne peut-être, mais pas non*. Qu'importe même la Méditerranée! Si h Russie y pénètre, on y verra trois puissance* au lieu de deux : la France, l'Espagne et la Russie, «t les deux première* étant uo* ennemie*, la dernière sera peut-être notre alliée. Supposer-les d'iccord, noua *eroa* simplement exclu* da la Méditerranée... » Ce* Anglais prennent cavalièrement leur parti delà chuta de l'empire ottoman. Rouleatr les Turcs, n'est-ce pu* travailler pour la France, qui en a toujours fait fuistru-ment de s*s intrigues? Bu rie n’admet point qu’on les compte comme un * facteur quelconque * de l’équilibre européen. 11 fulmine contre eux l'anal h eme avec la même virulence que contre I* Révolution française. ■ Qu'est-ee que ces être*, pire* que de* sauvages, ont affaire avec I*Europe sinon ■ semer la guerre, la destruction et la peste? Tout ce qu’il y a de saint dans la religion, tout ce qui est moral et humain veut qu’on ait horreur des mesure* qui accroHroicut cet empire. Toute puissance chrétienne est prêté râble h ces sauvages destructeurs Emir ma part, quoique je puisse paraître raisonner d’après les vieux principes, je u’aitn* point oett* ■citicroitade. Je ne sais pas d’ans de protéger ce* barbares oppresseur* de* chrét eus, au détriment de h àvili&atiau et des progrès de l'humunité <
C‘e*t au cour* de ce* discussion* qaePitt prononça ce* parde* fameuses, dont la portée échappait aux contemporain* et qui devaient être, dans Le riècle suivant, la loi de la politique anglaise* : ■ Oa nous dit : Laisse* Ja Russie garder toute* ses conquêtes; Jausex-la puu**<r jusqu'au Bout al chwer 1®* Turc*
■ Sëa*«« 4m lords « 4m cwbnman.mars lïflt, Hinm*, t. ÏXlX, p. 35. 1T, BlT7fl. 77.
* 13 *ml, Hinum, t, XXIX, p 2«3.
rfç l*Europe, çela » ■ point d'intérêt pour nouai Avec ceux qui posent ce principe, je refusa de discuter. «
Le nom de la France revient souvent dans les discours. La Résolution est un des arguments les plus efficaces des partisan ■ de la paix, Elle igite tous les esprits. Les conservateurs sr nourrisaent du livre de Burhe. Les démocrates propagent celui de Paine. Leurs divergence» éclatent dans le Parlement en ultrcations passionnée, Elles entraînent, apres un déhu. solennel» la rupture publique des deux grands orateurs du parti whig, Fur et Curie . Fox suite les Droits de rbomoje, hJurke les conipii*. ■ Fuyez la constitution française’ ■ s'écne-t-il, et Citai il Milton, il continue : * G’est fobscjre, gigantesque et formidable ima^e de h mort- CW un monstre informe, né du chaos et de l'enfer! ■ — «Au nains, dit Fox se tournant vers son collègue, point d'anutié rompue 1 ■ — ■ Si, réplique Burfe, rupture d'ami hé. Notre ami Lé a atteint son terme, car telle est cetle de lestée Révolution fran cuise, qu'elle empoisonne tout ce qu'c Je touche. « Fox ne répondit point, et on le vit fondre eu armes1.

C'étaient «le scène»oratoires. La conclusion ' ue fut que la nation n'en tendait ni attaquer h France, ni rompre avec *a Russie PÎU d’avait aucun goût h se mêler de la révo lutioa de France, il comprit que la nation anglaise refusait de se uié«er de la question d OnenL 11 jrjea prudent de s’arrêter. Sa popularité et sou pouvoir étaient à ce prix. D'uilletirs, F état de r lu de le préoccupait ; la. guerre que Tippou-Saheb y luisait u

1 6» u 17t)l, dabat w l> canUituàoa du Canada. tUmm, L XXIX, p 3û^ « mv
1 H «nojmt, f JjtffeicHv au dix-Aïubcnie iiri-fe, u 11, p. 399. — Cf. Villimus» CnuM de /iiierature, 1439, leçon XVl, p. 1*», 147.
* Li4 LoUfbê eCrlVlit I* ft mâl 1791 1 ■ Uà mlAUlrÉ àriqliil tpi îDtd rail roui atifl^ilflE U1H sujet, not^aaulement nerlil nvemnt op|no*iY jdir lH||tn«ipi aiment il Huvotution frinçaua, <1 h flnmlirt d'm m( pu peu cQDudBrablv, nwr f! jutjic WMrt uppufle par cm U»n< lef opinwn, Knt la plnt Co<1Uïu»«’I À *M>lrc revbliw tiDU) tar tnui Aalglan rnijonntibta «fit ta danua* vu cH aa aaCÎon j il *cul que ü l'an augncBie Lei uit*, 1b peupla iera -fivi'invnt uéçutiiEni, vt <]tie de 11 à lùüç ce qui a »■( pMê ch» nom, il ■ y 1 qu un pu, Iv croît <tone pif *1, Fiu n ■ maintenant incurie vie b«iile CM-tH ion»; mau je Croaqu d OïiAt C1Ucb»Cuici t nuire nubluieineiii„ ■

D r r na f'Qn'
LhiJVE R5JTY 0F CAL IF D- /■
l’Angleterre exigeait de* mesures ëaérgitjueal. Pitt renvetM toutes celles qu’il avait pneu en Europe, et opéra ce clian^e-ment de front hrtmquemrat, un* Compliment* ni précnu-tious diplomaUquçs, Il ret ce l’erpàte d’ultmiatoiB qu’il irait adressé à la Ruina; il M- Faiiknar à Petenbonr^ pour
passer, disait Resta pthi ne, par tout ce que rinaperatnce voudrait 11 déclara qu'il étiit prêt h céder sur Partie U d’OtcliakoF; d chargea lord El gui de suivre Léopold en Italie pour s'entendre avec lui, 4 avertit Ica Près»en* que h floAc anglaise ne te montrerait point dans ta Ralt que. Cm mesures furent décidées dans les derniers jours d'avril. Le secréîa.rc d’Etat poterie* affûtas étrangère», le duc de Leeda, les désop prouvait : il se retira, et Tut remplace par lord G r en ville. Ce dUDistrc, qui devait- conserver pendant tonte la crise de la RéToiatiou la conduite des aHaires extérieures de l'Angleterre, était appliqué, grave, instruit; or l’écoutait dans la Chambre de* Lords; mats il avait, et il était contraint de l’avouer, un défait, le plus fâcheux de tous pour un diplomate : « Je m sais pas, disait-il, traiter «vKles hoiries *
Ca revirement de l'Angleterre équivalait pour h Prusse b «ne de fui le en bataille rangée. Frédéric-Guillaume u'avait plus qu'à m replier promptement» et tout l'art de ses cooieiLlsrs devait s’employer à couvrir la retraits. Ce fut le coup de grâce pour le parti de ,a guerre et de l'ancienne politique, auque, l'appui de l’AngleUm avait- seul rendu quek ue consistance. Ucrtxberç tomba malade et quitta Le ministère4, Il y fut reirH placé, le 1« mai, par les comtes d'Alvenslebeo et de SihuJeo-bourg. Ils y trouvèrent Fiuckeoatetn» qui avait possède la con-fiance de Frédéric et conservait Tesüme de son successeur. Ce» trois ministres suivirent conjointemeat le* affaires de l'I.kt. Findkenstem mit sortante-dix sept tnt et s'effacait. Alvenn-leben, diplomate de carrière, était duu la force de l'âge; mais
I Rapport la la Luama, ÎÛ mai 1791.
1 ÀiifoiiiyrajAïc, p. 33. —* Siuiûra l]t <li. ir. —- ittlunti rnrrrr ti J- vJ a/ CmJf, tMN 17VL.
1 Sïihiwi, U H, p. 119.
♦ Dbé |«ii otiicttilcaieit h rctruM 1« S juultu lî^L>
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LA QÜFSTIOS DOtUKKT. *«*
H n'apportait dam le lervice ni de trèsqjrandes lumières ni beaucoup de caractère : il passait pour hmtile * h France H towin de Fa Pologne. Dans ce directoire, le rôle principal revint i Scholeûbouqy, qui prit, an Fait, comme Berüberg avant lui, la gestion des affaires étrangères. U approchait de la cinquantaine, connaissait h monde et la politique; s'il moquait de génî« et d'élévation d'esprit, il avait de l'application, du juge* ment et plus de suite dans les vues que c'en comporta d'ordi-■oire la docilité. Tous le» trois d’ailleurs très-p rus sien a d’habitudes et d'éducation, conseillers très-prudents et Commis 1res-souples, dressés de bonne heure aux feinta des négociations, an* antre système que celui de l'intérêt mmédiat de l’Etnt, et plus avide» que prévoyants lorsqu'il s'agissait d'en décider. Intendants avisés, gens d'équilibre, de partage, de compensations, tenant!' E uropc pour un vaste champ d'exploitation ouvert i l’in d astre prussienne, et jugeant qu'il n'est, pow les bénéfices nets, de bons placement* que dans les tena. Cot de ce point de vue qu'ils allaient considérer toutes les révélations de leur temps, notamment celles de France et de Pologne. Divisés parfois dans le détail, la volonté du maître les accordait toujours. Frédéric* G ad la urne les avait, h dessein, choisis ds ca tempérament. H ne leur destinait que l'expédition des affaires ; il s'en réservait lu direction «upériewe; c’est dire quelle passa en réalité aux mains de fiischolfswerder, et que ce favori devint le ■unistre occulte des relations extérieure» de la Prusse.
L’éfésemrnt tournait h la juitifiratn» de sa paLhqu» Dons Fétat d'hoslilrté où elle fêtait pincée envers la Russie, lu Piuim avait absolument besoin de l'aiHiiti rincsa l'amitié, au moins la centralité de l'Autriche. Bischoffswerder lut chargé de se rendre en Italie auprès de Léopold : I objet du voyage était de négocier un rapprochement, de préparer une entrevue et de disposer, s'il était possible, l’Empereur h conclure une ail ance. Tous le* grand* intérêts semblaient maintenant la commandar*.
1 Srwi, ** ié., I. !, p. IM — Hsusvuri, Dtp. <or.T p. 6fll faiirvriidns ih lîicliafîiwfmir, 11 æï îï!)î. — la sot ds Fruts* i LtüpdJ, XÜ km 17M, Tiiiwt, Qurïï/a, L I, p. 447.
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Le» prince* allensud», et eu particulier ceux du Rhin, conb* ■uaient à a agiter bruyamment pour l'affaire des droite féodaux. Il a'y joignait main tenant, par suite de fa constitution civile dn clergé j des conflits de délimitation» diocésaines avec les évêques de Trêve*, de Spire, de Li^ge et de Baie, auxquels fa traité de IMS conservait certains droits de juridiction ecclésiastique aur le territoire français. Troublés due leurs loisirs et menacés daa» leur* biens, excités d'ailleurs per les émigrés français, ces priocoa, pusillanime* d'bebitude, devenaient violents et s'emportaient en lunhiroanades *. L/évéque de Spire refusait d’entendre b aucune négociation; l'archiduc évéque de Cologne proposait d'établir un cordon de troupe* fa lang des frontière*, de prohiber, par voie de représailles, les mareban-dises françaises n. Allemagne, d'y séquestrer fa* biens des Français et de sévir contre fa* agents de la propagande *. L'électei» de Mayence u’eugeail pu seulement l'abrogution de* décrets; il prétendait que l’Al e magna obligeât la France b maintenir, dan* les provinces limitrophes de ses frontières, « une cooâtituüoife analogue à celle de l'Empirv, qui empêchât les Français de régir ces provinces aussi librement et arbitrairement que celle* de l’intérieur 31 • . Tous s’accorda.eut d’ailleurs b soutenir que les décret* infirmaient les traité* et autorisaient la diète, dégagée, par là, de toutes obligations, h déclarer nuis et non avenus fat acte* qui avaient enlevé à l’Empirs l'Alsace, la Lorraine, ta F rancheComté, etc,*. Il» m vcq liaient F appui de la Suède, qji avait garanti fa traité de Weslphtdie. L’électeur de Trêves s’adressa même jusqu’en Russie, et las agents russes en Allemagne suggérèrent l’idée d’une intervention de leur cour, noua le prétexte qu'Hyamt garanti les traités de Tecchen, qui confirmaient ceux de 1648, elle *’en trouvait garante rétroec-tiYCLueaL
Aw milrtu da celte «fhrveeranc* du " patriotitUM gevma-liqne «, VEsperaur paraissait étrangement froid et dédaigneux de L'Empire. 8* modération, toutefois, n'aJlaît point jasqa'A risquer rimpopnlarité. Il jugea nécessaire de ns montrer. Il avait tait * Parie pour w plaindre de la propagande révolutionnaire, m demander 1* répression et en réclamer le désaveu1. Il fit uq pas de plui, et, le 25 aval, il mi rit officielle meut la diète de la lettre qw Louis XVL lui mit adressée, le 15 mars, pour décimer la compétence de l’Empire et proposer dei négociation! directe! avec les powcswooDca *,
La Proue, s'il eût négligé celle tiebe, m serait empressén de s'en charger. Lee prince* allemand* assaillaient la cour de Berlin des mêmes réclamations que celle de Vienne. Ils touchaient Frédéric-Guillaunie au point le plus sensible, dam se* prétention* b jouer le rôle de protecteur de l'Allemagne, Lorsque l*)nfluence prussienne subissait une *ï générale éclipse, ils rappelaient non sans ironie cctle confédération dea prince* dont la Prusse avait hit naguère tant de bruit danaFEmpire. « Où est l'énerg.e de leur Fiirtttnbund, s'écriait l’archiduc électeur de Cologne, s’ils laissent tranquillement dépouiller tant d'Étato de L'Empira de leurs pays, droits et rereuns *? ■ Une istervention en laveur des princes entrait d’ailleurs dans le plan de réaction que Wmllner appliquait h l’intéci^ur de la Prusse et que BischofTswerder tâchait d’étendre au dehors. Convaincu que 1* Autriche as lai laisserait point F honneur de soutenir seul 11 eau» des princes d’Allcniûgne, Frédéric-Guillaume voulait eu moins partager arec elle Je» bénéfices de l'entreprise, et il poussait l'Empereur en avant afin de raccompagner. C'est ainsi que ces deux cours s'animaient L'une l'autre et s'engageaient Enne par L’autre dan» le cnqfltt q<u divisait In France et 1‘Empire. Leur rivalité, qui les conduisait 4 s'entendra sur le» affairas d'Allemagne, le* obligaa, pour Ica même* motifs, I «'accorder sur celle* de Pologne: c'était 32
l'étrange destinée dv c<4te république de toujours ukbîr «outre elle-même et à «es dépens ceux que, pour son ««lut, elle semblait appelée à diviser fadabnusKiit.
Il
Une grande révolntioii venu* de t'opérer à Varsovie. C'est 1a plus belle époque de /histoire moderne de 1h Pologne, et l'un det beaux traits d'un temps ftcaiid eu mouvements généreux et en nobles propos. Toutes le* conditions qui svarent amené In déiDomhrtment de 1172 semblaient ae renouveler en 1790'. Los patriotes qui formaient Ja majorité dans la diète confédérée de Varsovie, délibéraient «nnfhséinent depuis trois ans sur la réforme de l'ËtaL Ils se rendirent compte qu'il fallait h réformer d'urgence, si Tou ne voulait point qu'il périt avant qu’on eût meme tenté de la sauver. Mais l'ancienne constitution rocservait des partisans acharnés; la Russie les soutenait de sou argent «t tes stimulait de us «ooseils. 11 importait de les surprendre et de prévenir leur résistance. La réforme de la constitution hit préparée comme se préparent les coups d'État *, Les patriotes parvinrent b gagner le Roi h leurs projets. L'esprit frivole de Stanislas s'échauffa un instant b la pensée de régner avec honneur et d’associer son nom b la régénération de sa patrie.
Le 5 nui, la diète se réunit ail milieu d'un concours énorme de citoyens qui en occupaient les accès et le* alentours. Sur l'ordre du Rüi, le maréchal de fa diète donna Ja lecture des rapport* des agent» de la repobliquo h l'étranger. Il* dénonçaient le pénl de l'État. Lorsque le maréchal eut achevé cette lecture, il se tourna vers le Rai et lui dit : * C'est b Votre Majesté de proposer les moyens les plus effiescae de sauver la patrie, t Stanislas-Auguste fit connaître alors le plan de coo-
1 Voà- l I, p. MO, MS. U faut lira Virtont m Hbm da OrathM, pair La Mea da rèumot de la dite.
• Fiim», t Ut, Lit. X.-* ÜMMuih, GncAidUa Xutflanff, L VI, A- vt. ablation préparé par le* patrwstea : la trône devenait héréditaire; après la mort du roi régnant, il panerait à la maison de Sua; la fiianan -twca était supprimé ; h diète ** partageait ao deux chambres, les lois étaient niées à la pluralité des suffrage»; ieBoi possédait un droit de veto; il gouvernait avec six ministres responsables, il nommait sus emplois; il commandait l'armée. Établir celle ccnilïtutwD, c'était détreire la principe même de l'anarchie. La délibération (ht courts et ardente, EU» prit ce tour déclamatoire et revêtit cet appareil théâtral qui étaient dans lea goût* du tempe. Lee rapréMutauts du parti rom détendirent avec acbanament tes antiques ptitnlégo*. L un d'eux s'avança an milieu de la aaHeT pois, à genou, Lee bras étendus vente trône, ayant b mb côtés un estent de six an» son petit-fils ; ■ Je l'ai amené, dit—il, pour Fimmoter b lu liberté si die était ndéo dans cette ftmoste journée. • Lee opposants invoquèrent le* chartes, 1m pacte eoaveafa, les mandats donnés aux députés par leurs électeurs, ■ j'irai, répondît un patriote, j'irai sauicrainte présenter ma tête à mes conmettaats, en leur annonçant que j'ai mérité leur estime, lorsque, pour le salut de te patrie, j’ai transgressé la loi qu'il* m'avaient imposée î • Âpres sept heures de lutte, la loi nouvelle fut adoptée par scclamattoo. Le Roi y prêta serment et invita tou* les patriotes b Je suivre à la cathédrale pour y jurer avec lui la censtitntion. Lu députés sortirent de te salle des séances, acclamés par une foule enthousiaste; puis ils se rendirent a l'église. Là, au milieu des trophées nationaux, devant le* tombes des héros de la Pologne, il* levèrent soient] elle nient la main vert te «tel at «tonnèrent un cantique d‘ action de grûces.
Cette journée, qui marquait an Pologne te fin de Fan ar chie, rappelait tes grandes scènes qui avaient Bagué» marque en Franco te fin da despotisme, La diète de Varsovie, comme F assemblée de France, plaçait cette maxime au début de la comblatoa ; ■ Dans la société tout pouvoir émane essentiellement ds 1a volonté de la nation ■ L’infiucnçe do Rousseau
■ Ajtidt V Jill eautin^c* te > iTfli»
est IrtMenaNe du» cette loi, ma» c'ertHouaaeau commenté par ha-mêtne, le Centrai mxiWtan péri par le Cow/rMium de la Po* logna1. Jeno-Jacgaet ne couaeiliait point eux Polonais d'instituer tout d'un coup chas vu* h liberté ci ri le; Il voulait qa'on y préparât]* peupla «t qu’c» l’y émanât progrmnvenant; la* bourgeois, selon lui, devaient s'élever peu » peu vers la nobleut, qui an porterait pour eux la partiopatioo au gouvernement de l’Élal. La constitution du S mai ne présentait, en ce sens, que des dis-pwtiuns tanidea; mais elle coa tenait le germe d’où puuvait sortir le principal progrès de la République, le progrès qui ferait, d'après rexpreuioa de Rousma, que» ■ par degré», «an» révolution sensible »t » la partie la plus uombcaiiae de lu nation s'attacherait d'affection h la patrie et même au gouvernement’ ». La tolérance était accordée h tous les colles, et J en résultait aoe amélioration considérable ; maia les couverewDa restaient inter* dites, et la religion catholique demeurait celle de l’ÊtaL Sous ce rapport l'esprit du catholicisme s'accordait fart bien avec calai du Contrai jMid. * Quiconque, disait la loi pc Ion use, abandonnera « culte pour tel autre que œ soit, encourra les peines portées contre l'apostasie \ ■
Dw> sua cnaetntjle, dans mi te ■dances surtout, la constitution polonaise procédait de l'esprit qui régnait en France et qui, au dii-hwitème siècle, avait soufflé sur tonte l'Europe, Le* patrioÜMpolonais invoquaient la* exemples de I1 Assamblée nationale; tel orateurs de cette assemblée acclamèrent la revo iuti» de Pologne. On entendit, dès le R» mai, Menou célébrer à la tnbime de Par» les grandes résohibom de ■ ce sénat, jusqu'alors le plus aristocratique, composé de la noblesse la plu* orgueilleuse de l'Europe, qui venait, par un élan mhlime d a iiour pour la liberté el de respect pour les droits des peuples, d'adopter le» principales bases de notre constitution ». Maie l’imitaboa s'opérait de si loin et du» de» conditions si ditlé-
’ ci t. î, m.
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A l» Ja l« otnaiiCulw 3 ■»*>, av«a l« 0». Tl «1 ■!<■ At G#*
la PtJojHt] la HoUtMMa
■ ArtidaT ta fa omnintba 4« Ikâl 1191,
rentes, que ce rapport tout idéal de principe» entre le» deux révolutions échappait b la plupart des contemporains. La révolution de Pologne eut le- rare privilège d être admirée h la fais par les partisans de la Révolution française et par le plus inèçooç*Labié de scs adversaires. Burltc la loua en termes ditliyrunibiques1. L'apologie sous aa plume a'était point suspecte : elle demeura pürfjitcment vaine et « convainquit personne, Burle condamnait la Révolution française parce qu’elle déchaînait l'anarchie, il admirait la révolution de Pologne perce qu’*llfr lu repu i naît i ce fut précisé ment aux yeux de la plupart des hommes d’État de la vieille Europe le crime de cette révolution, Elle contrariait leur politique, et comme îl n’y avait pas dans leur politique d'autre principe que la convenance, ils ne s'embarrassaient ai de la diversité des événements, ni de la eentrad ebon des jugements qu’ils «n portaient.
Le premier mouvement des Allemands fut la surprise et .a découvert je. Le maintien de L'anarchie en Pologne é Ultime de leurs traditions, lis jt gèrent à propos d’échanger leurs vues sur ces coujunctures et sur les chu ngements qui pourraient en résulter diins la politique de la Russie. C’est par là que la révolution de Pologne allait, pour le malhejr des Polonais, se rattacher à taules les affaires da l'Europe et se mêler à la Révolution frnn-Ldise. Ce contre’coup, le plus singulier et le plut reteat s sont J'une époque ou il yen eut tant de 51 profonds et de si extraordinaires, se préparait au printemps de 1791.
Tout occupée des de u s guerres qu’elle soutenait à h fai* contre les Suédois et contre les Turcs, Catherine avait négligé monoen-td ne meut la Pologne. Maie à mesure que les ddhcnllés duni-
» 1, liennfaLr doit» rcjunirri bg glorifier quand clic cmidrrckcbiiimQrnL >1 Li Iblu/iœ; rien ny friNc, rkfl ny m Jiunleux. NlTU ü'üo» vu (Jr » irr n ir bu* cl Iooui i'iihf vu le letw ilhrrai pur lanoir d* h iiJ{i«n , in% iMfvn*rr la libertc, , On corde U plu# (p-urneut kl R [ilu* miu-
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Apprit frum de m«iu tu <A# ttti wkfjt. —■ Fm^ikhd, *p> cà.
trament d« «titrai c6Mi, elle w retournait vmntte république. Potemtane, gorgé de richesses. maie oon encore nesaxié d'honneurs, jongeart à gagner sur la Viatulele nyajnsc quTil □'avait pu conquérir sur le Danube, Une guerre avec la Prusse lui en aurait fourni l’ocçarioo *. La révolution du 3 mai compromet-taitaîniî tous Im plana rosses. N'ayant pu prévenir cette révo-hition , Cstherine résolut d’en détruire les effets. El e connaissait las Polonais et leur roi ; «Ile ne doutait point qu’avec du temps, de l'argent et de rmtrigue» die n'arriverait à diviser les esprit* dans h diète et h rompre toutes les mesures des patriotes. Ses diplomate* ranimeraient les Factions, ses soldats, lorsqu’ils en auraient fini avec les Turcs, se chargeraient d'éteindre le leu. L'assujettissement de h république domina désormais, eux yeux de la Tsarine, tous les autres inténé s. Elle ne pouvait rien entreprendre du côté de l’Onent, si elle n'état sftre de* Polonais, elle venait, une foi* de plus, d'en foire l'expérience. Elle prit son parti avec sa décision accoutumée. L’Eurupe lui eansnllait la paix, et parlait même de la lui imposer : ril» m montra tout h coup conciliante, et déclara qu elle se codtenterait d’OtrEakof avec la ligne du Dniester. Convaincue que l'Angleterre accepter* it ce* conditions, que F Autriche y accède* rad, et qu^ la Prusse serait contrainte de s'y résigner, elle commença de masser de* troupes du côté de la Pologne. Soltykof reçut Tordre de réunir quarante mille homwea vers Pnfozsk, tandis que Potemkiné se pr< parait à le soutenir avec l'armée du Danube ’*
Mais poor réduire 1s répub ique h crt état de serntude où elle entendait la tenir, Cet benne avait besoin d’en éloigner l'ALifrîche et la Prusse. Il lui importait fort qt^e ce; drux ji ih-sühcm ne vinssent pat traverser se* projeta et, sous prétexte de maintenir la balance des force*, réclamer quelque nouveau partons. « Je me eatse la tête, JiUiLelle, pour pousser lu cours de Vienne et de Berlin à se mêler de* affaires de
1 Bits, tcopotf uni Crtfiariu, p. iH; H , ünreta'hfAr Pû/jfiA ÛtvcrrtiçAi, Pr*S<i*. 18^3, p 7C1 — Gufsqt, Giutavc ifl, t. Il, |k fît.
* imt, CHdlKUGB, tt n, p. 1*1,
France. Je vbrk ta engager dana ce* afin ires poor rvoir ta coudées franches. J*ai beaucoup d'entreprise* qui m aant pat terminées, et je veux qne cm deux cnure *oimt ccctipàei «fin qu'elle* ne me dérangent pu Voilà désormais le fond de sa politique, et c'est là qo'J faut chercher U cause des mouvemeDt* inattendus qui, an cour* de In Révolution, déplacèrent toute* ko masse* et firent dévier toute* les mesures des puissances coalisées contra h France. La permanence et la simplicité des intérêts de la Ruade, la netteté avec laquelle Cal benne ta concevait, la cowtanca qu'elle mit à ta faire prévaloir, F avantage qui résultait pour elle de l'éloignement de son empire et de la civilisation primitive de san peuple, expliquent le caractère elle succès de Je politique qu’elle «umt dan* cette croc.
Elle ne redoute point la propagande révolutionnaire. U lui suffit dSn ordre da police pour réduire su nlencs ta quelques francs-uuçona qui représentaient dam tes États la seul élément d’agitation à la taaçaîre *. Elle m montre ultra-rnyaliMe. an ce qui concerne h Prence, et n’y admet pas d'autre système que la cantre-révolation totale. G’eit moins, che* elle, affaire de goût que de calcul. Ella tiect à conserver une France forte, et elle n’en voit pu le moyen ailleurs que dan* la restauration delà royauté abtolne1. Elle y pousse de toutes mi forcer, soutenant toujours ta maures ta plus rigou* reusea. Elle déploie une ardeur d'autant pta vive h prêcher cette croisade qu'elle est bien résolae à n’y point prendre part. La Hévolutt» française a’est pour elle qae la diversion. soi objet direct et personnel, c'est la Pologne.
EJle ae ta sépare point dan* ms combinaisons, et il ne faut pas sMlonaar des jugements qu'elle en porte, car elle ne juge que par mtérèt et rc parle que par passion, lus» la voit-on confondre les jacobins de Paris avec ta patriotes de Varsovie, elle frappe de* même* invectives F Assemblée nationale, qu'elle
1 JaunMl él CàrapoValhy, cil* par HasTICKI, Tmlr’i t, Il, p, 4M.
•■-L» paifiafandt doit J9 •»* ■ Lettre* ■ Cn«m, Htv 17 K|JUtnlm 1701,
p. SSY. — Voir le» etades de M. Hivàand «r CeirrinB U et )■ HéTolubon, àerur ptiiliyvt, 1BTS et 18>1.
* V«r «h Iscuw à GrtaiB, j*jm 1794, p. 4B), MJ, IM*
0r J. HJ fr[jm
LN’VERSirv QF CALJFOM
Écrasa de dclniim P autorité royala, et h diale de Pologne, qa'aile ncc»e d'anéantir la liberté 1. Il m va de» orateur* ccmiM d«a ■isambJéa*. Fox prétend qu’il m faut point la «m-triner en Orient : elle lient Fox pour un granc homme, et place •on boita bcété do «lut da Démnsthcna dam la galerie où elle rangent naguère le* figure* de* philosophe» frji.cais *. Hurle cKunimunîe la Révolution ; elle ne lui en demande pasdavua-la je pour le mettra air le même pied daoi ton temple de In gloire, et il passe pour Bémofthèoe à ion tour Elle ne •«mburraw point do «voir si c*a deux Déamsthàn* anglais •ont bien d'accord ensemble : il» la fervent! ce le sufbl, Fos en l'aidant h cou tervaraes «enquête* eu Oncol, et BorLeen appelât l'Europe»» armes contre la France. ■ Chacun, écrirai belle h Mm agent À Vienne, opérera sa cira tre-ré roi u bon : |n Aile-mardi à Pari», le* Russes à Varsovie* • F îa rutemblr la» Polonais dévoués a foo parti qui est celui de rannrchie, et elle l'iit-tarl» la* émigres français qui ne rasptract que la despotisme. Kilo envoie aux princes tous les geûtilsho rn me» qui affluent en Rume. «leariimala la tête *• * Elle accable Ica prince • eux-Enétuesdr compliment», ell* le» compare h Henni Y et leur prodigue le» pro-massa. An fond elle les traite en Pol inaia, c'esl-ù-d ire avec mépris. » Ils meViannaattou» avec la têtvlu-Jaisouk ds la bétonne1 !■ d il—elle ; mai* peu lai importe, pourvu qu'ils fassent ses aftmrcs.
I fl } a **»■ A* «M Utt*M, qi/*l ibnw * Çrdim 1**1 tint ( pVFYlVf'pi*,
*ù t ic «pmi t<Mr X Isar et ■■■■ Irimîlioi cet Kntiariti en *p^nii:ncw tuaLntkciOiiBi♦ Fer mrlirr «1 pard«v»r, je rnyaiiMv, rtn'ii «■* riurt 1 lotun* aumblêe nitiooifa «■ dtéte aune dota qt*« des béwi ■ Voila pair h Krancc, quand il dt II Pologne, e Ht le wterrt tas, mm I* innu cSeufe ; ■ Eh bien 1 eetla diêlt da Palogne, que hu meltn an-deiauf de I’.1 Mr-m nanonir, wm de r^iebcrïr eu folie, car par wwr Jr Je liber lé et pour vire pl 4 Jure d'trrlle, tUe vient de livrer ptedi et pomgi lies au roi de PnlofTne ri» llahiunt ta Itêr-rvn Wla, le de Irdr Idjt-rir |Kilemit-1. et H e * v.l
tme hrrt-ihie de roi Ne bm-il [Hiavnit II dhl l? an rurp*, d^pni* la Ina juiqii'jiBV gi rda, ^i,i Ar wiipiv mut a *nrt p^nttr prn»n <»* *
1 Curmat, Gwlare ///, t, II, p, 170. Cf. Lciirw à Grimm, p. 37*.
1 C tK le . r«-inotib<.->te de l'Aitflcierrn *. A Cnm.wi, *3 janvier 1701, p. US ■* ’rad ,L I, p 3P7'
* a Je monte 11 t^ta à (oaa crac dr tari tu qui aie tombent tnæ le» isaiTii. ■ » G liaim 7 lepuiaùre 1791,—X7 se|MçinLre, p. *31, 35JU
* Leun i Mo nu ni r, JO août 1'91. f iDiturr, U II, p* lOô, 115. A Craarn, V a^temlwe 1781, p. 55*
GÜ3TAYB III ET Là FRANCE.
ut
Elle a’eut quTà lever la nain pour Lancer an avant Fbonine le plu» apte à embrouiller Jea choses et b précipiter h crise, le Tût de Suède, Gustave III * naguère le plus acharné de ses ennemis, et désormais Le plus docile de ses agents. Elle I*avait teau tout l'hiver en bairiue 33. L'envoyé de Suède h Pétera-bourg, Stedmgk, la pressait de sa prononcer, de sa mettre b h tête de la ligue des rois et d’étouffer, dans son foyer, cette ■ épidémie d'effervescences populaires qui venait de s'étendre del’Amérique sur la France ■ . Elle différait, raillant Louis- XVI, qui lui faisait pitié, a II n’y a que le roi de France, disait-elle, b qui tout ce qu’on fiait chez lui est égal. Comment aider quelqu'un qu ne veut point être aidéf ■ Cependant comme il ne fa Hait point dépiter la roi de Suède, elle lui dépécha an printemps Le comte Stakelberg, avec un plan d’action commune contre la France, L’ardeur de Gustave III n'avait pas besoin de cet aliment
Il ne tirât «mettre rien delà Ruuie, A déjà il se parte garant des ré&Qlationa de Catherine H offre h Bretcuil se te mi le Suédois, il lui anuocce huit mille Ruerai : il ne demande, en récompense, que le commandement en cheF de l’armée d’intervention, et le renouvcIleiacQi de ses anciens traités avec trois millions de supplément dans les subsides Quant à ies projeta, ils août tcb que pouvait les souhaiter la aouvcraioe philosophe dont il sollicitait l'alliance. Dissoudre rAssemblêe, en déclarer tout les membres rebelles et hors la loi, « ordonner, donc tout U royaume, de Leur courir tut •{ rappeler les émigrés, réunir les parlements, « rétablir tout comme c'était umnt la révolution » f sauf Ica privilèges en matière d'impôt repous
wr tout système de gouvernement mixte; ta re condamner la duc d’Oriéona, et, pour couronner l'ouvrage, anéantir Pana, ■ faire périr ce repaire d'usasses par un oubli total de son existence 1 •. Cm desseins arrêtés, Gustave pari pour Aivla-Chape Le. a J’y serai, écrit-il h Breteuil 1e 17 mai ", à portée des événements; j’y pourrai négocier arec les prince* d'Aile-ma jnedant la* dmîts, lésé* par l’AaaetiibUe, exigent!* protection de* lois d* l’Empire dont je suit le gerant. <
Ces discours et ce* plan* avaient de quoi transporter les émigré*; le bruit qui en parvint h Le cour de France lu jeta, au contraire, dan* les plus vives alarmes. Ce n'était poiaique Loais XVI *t Marî**Ante<BsiU* dédaignaient 1* **cd*it* de Gui lave. Ils m trouvaient à bout de forces, et leur Mluafion leur semblait tellement affreuse qu’il* étaient résigné* ■ * raquer la tout pour le tout* ». Ils as disposaient à fuir; snrns il ne fallait pat que le* démonstrations intempestives de la Suède ou les fanfaronnades des émigrés, en fournissant de nouveaux prétextes h de plus étroites mesures de surveillance, Ccmpromis-■ent de* préparatif* déjà très-compliqué* et trè*~périlleux par euimémefl. Brcteuil supplia Gustave de modérer son lele et d’apporter plu» de discrétion dans se* mesures. Fcrsen tâcha de l’éclairer mr les dissidences qui se taraient la cour et l’émigration *. MH. de Boni belles et de Durfort eurent mandat de contenir le comte d’Artois et de prévenir l'Empereur contre les sollicitations que ce prince lui pourrait adresser. Boni belles devait, en outre, ito*tr>>re Léopold de* dernier* détail* do plan de fuite, et concerter avec lui le* mouvements de troupes autrichienne* que Bouîllé jugeait indispensable* pour motiver la concentration de set régiment*1, Enfin l’on arrêta uw projet
< Leiirc * Sud, L IJ, p* ISK—T«ub« l Ferwa, I ntï 1781. Fmm *,
t. r p. us.
c Gmior, t. 11, 13$ «t «hit, [I pirui la 9t* ■»>(.
* F«raen 1 Tavbe, 9 m» 17*1. Fia»*», t. T, p. lift.
4 Fmenè Tante, «0 «3i .n C91, Fthsin, *. I, p 117-133 — A Brtfedl, 16 mai, t, V, p. 1Î3. — Breuuil 1 GuUft 111, t jui* 1191. FxuiLLKT, L II, p. 3<iS,
* Fwtnfc RrHe»îl ®J m>i I, p. LW, US, tsi,— Marie. A atalMUa
1 Lrù-peJd, W >«u 17M, A*n*n, p. 105.
GÜ5TAVB III 1T LÀ FRANCE. M<
pour gagner l'Angleterre aux intérêts de la famille royale. Gbampceoetz reçut une instruction qui porte la date du 6 mat : il n’en devait user qu’après le départ du Roi, et ai Barthé lemy, chargé d affaires de France à Londres, im paraissait mériter confiance. Dana ce cas, Cbampcevets le chargerait de pressentir la cour de Londres nr ce qu'elle pensait d'une ligue des puissances eu faveur de Louis XVI. Il Udrerait de savoir si l'on pourrait obtenir « S* neutralité parfaite en lui faisant de* avantages de commerce on des sacrifices de possessions aux Indes et aux Antilles1 ».
Cependant) i. restait toujours un préliminaire indispensable h régler : l'entente avec l’Empereur. Rien ne ee pouvait antre-preadre sans son consentement, ni s'accomplir sans son aide. Lw émigrés penwwnt «or cç point comme fa cour» et c'est Léopold qu’ils faisaient arbitre de leur conflit arec Louis XVI. Le comte d’Artois avait reçu avec tin portement les représentations de son frère. ■ Qu'est-ce que le Roi? * s'écria-t-il, quand M. de Bombelles fai transmit les ordres qu'il avait reçus. « Monsieur, dans ce momenLcâ, il n'est de roi que moi, et Vous rue devex compte de votre coudai le1. ■ Ce prince se mit aussitôt eu route pour Florence, «fin d'y devancer les envoyés de stn Frère. Ainsi les plans de fuite de Louis XVI, les complota des émigrés, le grand dessein de Gustave III, les cornbtnaisous nMchiavéliquea de Catherine II, l’interveutiou de T Angleterre en vue de fa paix d'Onent) les offres d'alliance de la Prusse, les affaire* de France, celles d’Allemagne, celles de Pologne et. celles de Turquie Fomuneat cotnuie autant de fils qui, de toutes les parties de l'Europe, venaient m réunir en lia le et se nouer entre les mains de Léopold.
■ Catta EattntiHi ■ «lé paUiÉe dîna l'Jn fcrucéuin da 10 mi fnfa e j< Bsouisaia, op. rit,, p. MNk
YÀHKNHKS — 4rt il
Ce Furent les Anglais qui parurent les premiers avec feu ri propotilions dapaix. Léopold roçut lord Elfpn à Floranca In 7 mai. Quand il vit ce diplomate disposé h laisser Otchakof h la Russie, il jugea que les Anglais renonçaient i b guerre, et il en conclut qu'il pourrait obtenir une rectification de frontières. Il manda, en conséquence, à ses représentants ai congrès de Siiteva, où loi conférences venaient de Hcommencer , de réclamer non le statu quo strict, ruais le rtatu çuo rectifié, ce qui attribuait & l'Autriche Orsovo et h Croatie turque jusqu'à FUnna '• Ce-s négociations voulaient de I* tranquillité avec quelque durée. Les affaires de France vinrent les traverser* fort mal à propos, au gré de Léopold.
Il reçut les lettres de la Reine et les rapports de Mercy. Il en ressentit plus d'inquiétude peut-être qu'il ne L’aurait voulu. Il n'avait point naturellement /Ame tendre ; il n’ncnail point la France, il connaissait à pctnc sa sœur. Elle avait dix ens, lorsqu’il Pavait vue pour la dernière fois : des portraits, des lettres froides, courtes et rares, voila tout ce qui, depuis plus d'un quart de siècle, entretenait entre eux des liens que l’enfance seule avait formés et que h politique travaillait in cessa m ment à rompre. Neanmoins, c'était «on sang, b sang impérial, le sang de Marie-Thérèse. Le souverain et le chef de fu nulle s'alarmaient également des catastrophes prochaines qji lui étaient annoocres. Il y pensait, et toutes ses réflexions l'amenaient à condamner, connue chimériques et prématurés, les projets de b cour de France. Ces projeta ne pouvaient s'eccom plir que par le concours des grandes puissances ; ce concours était subordonné à la paix de 1 Orient, et l'intérêt de l'Aii-
I Voir Jim V i* MOT, t, I7 p. 17S, la journal d«* ungoCiBTiond auîvirp
■t?C lard ÈJ”in. — Laejrtld -À KjubÎU, 0 ai». — Rapparl «ta Luechet ni, âïtU>T*p 1» V1TBXH, t. Ij p. IM ISS.
triche n'était point que cette paix m coadùt avec rapidité Cm sentimanta opposé* « combattaîsnt dent l’èmo dv Ldfr pold, et il ladinait vers le tonpomation qui entrait dans Mi



Mantoue le comte d'Artois et le comte de Durfort. L'Empereur, fort prévenu contre Je frère de Lou«s XVI, le reçut par bienséance, Fécouta par politesse, le jugea * romanesque », le traita en ccoséqueMïe et fil si bien que ce prince, déconcerté, promît de ac tenir tranquille. Léopold lui répéta, ainsi qu’ùM. do Durfort, qu’il ne bougerait pu tant que le Rai et la Reine ne se-raient point sortis de Paris, b'aaraient point révoqué les mesures qui leur auraient été imposées par la Força, n'appelleraient point b eux leurs sujets fidèles et no réclameraient point l'assistance de leurs alliés. Dans ce cas mdine, d a’agirart que s'il était d'accord avec l'Espagne, la Sardaigne, les États de l'Empire, et que s'il était assuré, tm particulier, que la Prusse et l'Angleterre ne lui susciteraient pu d'obstades- Si le Roi et la Reine a* parvenaient pas à sortir de Paris, il ne voyait pour les aider d'autre ressourça qu'un concert entre Im puissances : eU«i pgblîeraeflt un mini teste qu‘ elles appuieraient par des démooitratioiri milita iras, «t demanderaient des garanties, tant pour la sûreté do la famille royale que contre la propagande révolutionnaire. Ce concert n’ci 1 riait point, il fallait le préparer; Léopold promit de s'y employer.
Il s'occupa, en effet, de sonder les grnodei cours sur Leurs tntentions. Il annonça qu’il activerait l'affaire des princes pos-sessionnéi, et consentit b concentrer quelques troupes sur la frontière des Paya Bas; maii il refusa 1 avance de 16 millions que sollicitait Breteinl1, Tel es étaient les réponses de ce subi il politique ans appels éperdus de la famille royale : sa diplomatie ne trouvait pas d'autres palliatifs à l’une des crises les plus dou-looreues qu'eût jaunis subies une famiLa de rois. Ü fallait que
> Cf. Ksnnta i CobeoL, fl jmllrt 1791 Vmwr, L I, p. MB « sur.
1 Léopold à Mans4^irutiD«, U juin 1701. lilttïl, p. 17Ï.
• Léopold i taimtt, ÎÛ nsi, Biu, Kaasü^ p, Mb; — 1 Mstcy, 19 Frrnuit, ♦, II, p, (KL
0r J. nj
LNIVEHSIFY QF CALFOR’t
VÂRtNWII — Wli-
1» événements lui lurçasjeat h mai», et c'est ce qui krrin* Ses principal» préoccupation» venaient da la Prusse : il fut promptement rauuoéde ce cité-là. Bischoffsweïder le rejoignit, le 11 juin, à Mbaa L II lui annonça la désir de Frédéric-Guillaume d'avoir avec loi une entrevue, de s'expliquer et de s'en-tendre sur toutes le» affaire», notamment nr celles de Pologne et d'Onent En Pologne, la Prusse ne prétendait ànen et voyait avec plaisir la couronne attribuée à la maison de Saxe. En Orient, alfa w disait obligée de soutenir la» Turc* »'îl» continuaient la guerre, et ils la continueraient ** l'Autriche refusait de traiter sur h pied dn yuo strict. Frédéric-Gu il aume conseillait à Léopold de conclure sur ce pnncipe, »uf à rectifier ensuite sa frontière, lorsqu'il ne s’agi rail plus que d'exé-eutsr fa traité. La Prune, dégagée de au promesses, ne s'y opposerait pu, et les Turcs, rtdmls b eua*méines, seraient obk* gésde se montrer conciliant». Ces propositions parurent opportunes uLEmpereur. Il renaît «rapprendre, en effet, que la famille royale de France était formellement décidée à partir du 12 au 20 H n’y avait plus d'échappatoires possibles. Léopold en prit son parti. Le 18 jjjn, il fit connaître à B isdioffe verrier qu'il acceptait l’entrevue et accédait su projet dalliance; puis il informa lord Elg>n qa'il acceptait la paix sur te principe du «loin f «a et qu'il appuierait auprès de fa Riuiîe le» propo
rtions des alliés. L’An g luis et 1e Prussien se montrèrent enchantés, et déclarèrent que, fa paix une foi» signée, leurs ooun < feraient obtenir tous lu avantages à FEmperetir pour les confins du cOté de la Croatie 1 ». Bischoffswerder partit fa 94 juin, emportant l’eapoir d’an»ber l'Empereur à æe tur.
On avait décidé que l'entrevue aurait lira dans l’été, au château dePilioilx, che* l’électeur d< Saxe. Ce fat pour Léopo.dune occasion de mettre sur le tapis les pro/B de concert et de congrès qu'il agitait Vaguement dans «un esprit, «Avant tout, nous
■ JootmI des ntgûCMtionix Ytvaror, I* 1, p. 1?B. — lunils fi Caheiul, Sp1 tp. HT*—Bseiaisr, Ihp «or,, p. || ■ — Siifi.trtd ,t 1, p. £JY^97.
1 Fcncn h Bretouil, 80 Mi ITÎ1. Ftnw, U I, p. 1 JS — Mme.Amoiaau* À I ra-poli, 4* juin. Fniuvr, ». IL p- iïï.
» Viv»or, L J, J- V*, 17^ *»-
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traiteront dot eFTaires en France ■ , dit-il à EîicbofTawanler duo leur premier entretien. > Il feat extirper le mal, ajout»* t-il un autre jour- Toute* ta puiuancco doivent aea tendre ne la nécessité de mettre un obstacle à Je propagation de ce fléau. * Néanmoins elles n’y devaient procéder qu’avec une ■ extréma eirtoeipection « ; il fallait a biner mûrir le* dvé-nement», attendre quel* nation française elle-même éprouvât le besoin dus changeosetit a. L'intervention na serait efEraw que ai elle était collective. Léopold le marqua expressément dans une note qu'il remit b Bischofïèwnder. Cette condition préalable était d’une anportance capitale pour u politique’.
C'était» en effet», un acte politique qu’il se préparait à accomplir. Il n entendait nullement sacrifier ms intérêts; or, ses intérêts étaient fort complexes en cette affaire. Il lui convenait, mus doute, ■ qae la Franco ne fût point affaiblie au point d’ôlcr tout frein aux vues despotique» de l'Angleterre34 » ; main ai, dans cette pensée, Léopold jugeait expédient de s'opposer à une dissolution totale de la monarchie tança ta, il contidérait que ce serait une imprudence de pousser plus loin les choses. La concert, w disait-il, • ne devra juuüe aboutir à rétablir la prépondérance politique de la France même ■, IL ne do.t viser qu’à ■ procurer an Roi Très-Chrétien, outre le degré convenable de sûreté, da respect et de feutre, telle mesure d’autorité et d'influence qui sauva la France de L’anarchie et d'un relâchement de subordination intolérable ■ « Léopold attendu, t de la Russie qu’elle partagerait son opinion sur tous cas objets» L'Espagne inclinerait vraûemhlableiDent ver» lu mêmes «cnb-roeûti mitigés par ta Dèmes considérations. Elle n'a point» pensait l'Empereur, ■ le désir de voir la France repreadrv avec »a prospérité précédente l'in fluence et le ton prépondérant que b nature avait destinés à la paissance h mieux ataËu et relativement la plus grande de toute l'Europe ■ . L’A-ngleterra serait
▼ÂHBNNE8 — 1M1.
vt aisemblabl emeut mal disposée . bien qu’cile redoute pour sa constitution , pour ses colonies » pour L’Irlande , en particulier, les effets de tu Révolution française, elle souhaite la * perpétuité de de confusion interne et de nullité externe ou se
trouve sa rivale • ► Léopold espérait, au contraire, le concours le plus actif de lu Prusse. • L'anéantissement du crédit politique de h France est opposé aux intérêts naturels de la Prusse; en conséquence, die consentira et contribuera même volontiers fa la contre-révolution la plus complète, ■
Dans ces spéculations, la politique primait le sentiment, et les réflexions tirées de l’intérêt occupaient plus de place que celles qui procédaient du droit : c'était bien la façon de voir de l’ancienne Europe- Léopold estimait avoir fait une g rende ch ose en esquissant ce dessein compliqué, et en consentant a traiter de la paix d'Orient pour m dannsr le loisir de penser a la Ré-Tolution française,C’étaient d’iogéoieuscs combinaisons. Mais la tempête qui montait à Ihorwon soufflait avec trop de violence pour qu’il fût possible de louvoyer longtemps ainsi le long des eûtes. La crise, selon le mot de Kiumtz, « déconcerta les soins prudents de FEmpereur s .
Le départ de la famille royale avait été retardé jim qu'aux dcr. ejers jours de juin. Le bruit des préparatifs commençait à percer dans le public; il fallait ae bâter, sinon Poccaiiou serait perdue. Les nouvelles que la cour reçut des princes et de» émigrés levèrent les dernières hésitations. Suivant une tactique qui leur devenait coutumière, les agents de lémigraticn cLna taraient absolument le langage qui leur était tenu. Dea paroles dédaigneuses, hautaines et décourageantes, qu’ils avaient entendues fa Vienne et fa Mantote, ils composaient des discours pleins de promesses pour leur parL et de menaces pour la France- On apprit ainsi eux Tuileries que le
LÀ CllCULÀIBB DK PADOtJK.
romta d'Artois s'était mis d'accord urée l Empereur, que CO pmicu Consentait à fait» march** âentcmquaote ndle homnei, que ces troupe* entreraient en eainpiigne vers le ISjui kl, qu’in manifeste rendrait la ville de Pure nropemsabic de tooa les évé-aenentit et que, par suite, le Roi n* avait qu'à attendre tnnquîL kaaent qu'on vint le délivrer*. Ge projet coasiema la fe-mdl» royale : dva le prdneirt, H l'exposait aux plus grave» pénis, dans l'avenir, il unnlnit le Roi. L'intervention des émigrés exaspérerait lea modérés dont la cour n’avmi rien à ern »■ dre, et «citerait les violents fait elle md tant à minuter. Le îw, réduit au rôle neutre et passif d'un fltage, perdrait ce caractère d'arbitre «t de pacificateur qu'il définit s'attribuer 11 ne devrait pat le rétablissement de sou au ton té à son peuple ramené dans le devoir par U recomwsHSsnce, d le devrait à la oontraante exercée par la plus impopulaire de foui 1m partis. La oour *c sentait envirtMir»ée d'intrigue* et voyait ses sfîtrim yr» que aussi compremise* an dehen qu'elles l'étaient an dedans. La double crainte d’étre retenu par les ré volât Loom ires et prévenu par les émigrés l'emporta sur tentes les «ouidératidas do La prudence, et l'on partit.
Le 20 juin, le Rot, lu Heine, Madame Élisabeth et les enfants roy aux lortirent de Paria, déguisés, dans une berhna Leeomtade Provence et Persen quittèrent également Paris, en suivant des voies différente». La» mesures étaient mat prise», les soupçons étaient éveillés, et tout le» provoquait : une voiture énorme et singulière, Je lenteur de la marche, les stations prolongées eus relais de poste. Partent en rencontrait des pirtroij rites. Les Français étaient persuadés que Le salut de la France et le mliit de la Révolution étiuent attachés à la présence du Roi au mil eu d'eux. Les fugitifs d'avaient pus seulement à se garder contre le* anarchistes, chaque passant devenait pov eux un asp»», et fe plus iioïvenent royaliste de leurs sujets était aussi redcmtuule pour eux que le pire de leurs ennemis. Louis fut arrêté le 2) juin au ooir, à Va rennes. Rouillé □'arriva pal à temps pour le ddi-
1 Marf*-Àn*ai«*u« i L*opoU, « 171k. Àtiim, p. 1CT. — V«rv«*a t
Ttudrif X juin , F*wu*, t. f- tAi.
▼ ARK5SES — ITM
Trt-r, k& troupes d‘ai leurs reFusaient de suivre leur généra1 d.in?

la hâte et passer la frontière. Le comte de Provence et Fersen réussirent a gagner la Belgique.

de l'arrestation parvint ausstdt apres, le I" juillet ; elle venait a la fou de l'électeur de Trêves et du prince deCopdé- Le lendt» main, elle était démentie : des courriers de Geneve et de Turin rapportaient que le Roi, sauvé par Bouillé, était arrivé à Metz et le rendait à Luxembourg, La déclaration de Louk XVI aux Français était jointe à ce message *. ■ Par la fuite du Rqit par la déclaration qu’il a publiée ci la sûreté de la h mil le royale à Luxembourg, tout a changé de face * , dit Léopold *. Cet Au tri-chien calculateur s’abandonna «m instant à Fémotton. IJ y eut dais sa politique counDt un battement de cœur et un accès de générosité. Il écrivit à Marie-Antoinette ; ■ Je Joue le ciel de votra lieureuae délivrance. Le Roi, l’État, la Franc*, toutes les autres monarchies devront b votre courage, à voire ferme te et prudence leur délivrance. Tout ce qui est à moi est à voua t argent, troupes, enfin font! Dispose! librement1. » Il donne aux Pays-Bill les ordres nécessaires4, il presse In bardai^ne, lrEspagnet 3a Suisse, la Prusse de prendre leurs mesures pour aider le roi de France. Il avertit le prince de Gondé de se meure h la disposition de Louis XVI : « C’est prérentemeat du Roi libre que dépendront tous tes ordres à donner *. ■
Le 6 jui-Let, tout est bouleversé t la vérité ae fait jour. * Figtirez»vous mes inquiétudes pour les suites et conséquences «, écrit Léopold à Maximilien *, Cea conséquences, il
• Atflirra, p, lïi. — VjTnrav, C. I, p JW «t hiIt, — Feuillet, U II, p. Sj
1 A son bür*, i'tlecLeur dt Cologre, b juillet. VjVBHOT, l. J, p. 5+6.
■1 mlkt. AnWKTH, p, Itf-L
*tt juillet. Arrêts, p. IKt-lKS, iDtLnxtnn i M*no-Chnkjor, r^entt des Payi-Ha^S juillet. Fivimri, L III, p S7B-37fi.
* A JUnIeL V REBUT, L 1, P- 545-
t G«+ -dsCaik <Jiapr<-« lu l«tlru «la r^opoLl J'aleaLeur Aa Coloflni ï tcurd' Trc*«*V li j.nl «L. VlYBECT, S. t, p. 346-347,— À Marta-LUrwiiiW, fl jui Ut*. Pbuiu*2| l 111, p. 3AL

C)r|[T|r.g frann
uMVERÇJv OF CAL FORAIN
LÀ CIRCULAIRE DE PADÛUE.
m les avait qus trop prévues et trop redoutées; au mois* m trouve-t-il prêt è U* sanrager de stng-froid, ut, dss le premier moment, ses plans «ont arrêtés. 11 s'adresse directement ■ ton* le* souverains : à la Twrjne, aux roi* d’Angleterre, de Pnuse, d’Espagne, de Naples, de Sardaigne \ Il n'a pu de peine à réunir le* argument* propres à le* émouvoir. Ce» prince*, de rit-il, ■ partageront l'indignation que lai a causée l'attentat mouï* de rarreutation de la famille royale; il* partageront également les crainte* qu'il ressent pour las * suites atroces « de l'événement. Cet acte de violence imprime le sceau de l'illégalité tur tout es qui *’est fût en Franco, et • compromet immédm-. lenent l'honneur de tous les souverains et la sûreté de tout les gouvsrnamenti L’Empereur propose de s'enteDdrs pour ■ revendiquer la liberté et l'honneur du Bot Trô-Ghrétien et de sa famille, et pour mettre dea bornes aux extrémités dangereuses de la Révolution française, dont il importerait à tou* les gouveru ecacots de réprimer le funeste exemple * ■ .
Léopold fait écrire dans Je même leninui prince* et Étals de fempire. Il les contenait naguère, il mande maintenant à ses minutra* ■ d’animer «t disposer de» «prit* de façon qu'oa poisse agir bientôt et avec vigueur > ■ Vais il persista à écarter les émigres. 11 invite *n etaur Marie-Chnetiae, et il engage tel électeur* ecdénaêtique* à * empêcher ce* Français et le comte d’Artob de faire des coups de tête 1 ». Ü avertit également ce prince. Cm lettres expédiées, il se met en route pool l’Autriche, B veut voir le roi de Prusse, s'entendre avec lu Russie, rassembler ses forces, mndnne la paix surtout, car elle
* Ÿirawor, t> I, p* 4S&.
•Il iu||jtra l’idr* d* faire nwxi pur In «P*■ dîpluwfiqa» de» rft“<lara-tfcma ■ capablaa de tare rtolrer en an-alun In ebefi de parti vk|eat>, *n Lumni nuwlàU lu woks «avertit ■ 1 un* idUfHiemca bonne» ■. Oa réel»* rail k mu *n liberia lu fiai, on nmoçtrat ■ de ’iDRcr irec relit la maniai* tl.ié-riem ■, oi sjotUns qw In aoariraini a* reconnu iraient çee la codai lu tou librement approuvée par h In, n uaHnonit qaa i'il nruit pcioi fai droii à en rcprncnmum*, In painancas eaiptomnimt de ceneert »ui In nt«yeoi peur Aowlfrr ufM rirait*. — Voir sfanr Virtott, L 1, p. IM, le projet de dcdaratniu jtini 1 la lettre d* Léopold,
I UnpoJd m élHtmn de Trine et de CofcfiM, < filial, Viraao», i. I, M*ÿ **r, b * jailta. >rau*f, «. U], p. MS*
«0 VABENMIS — lT€t,
est la condition pré*laWe de I* hfpie des pmMa«çj( et cette ligue s'impose désormais comme une nécessité. ■ Je pars pour Vienne, écritèl è wa frère Muimiîen. il cat plia que tempe de sauver notre setur et d’étouffer celte épidémie française >
■ a juHm. vh»«, t iT p, bsv.
LIVRE in
LES CONFLIT»
CHAPITRE PREMIER
FlLLRlT*,
17M
w 1
L'Empereur était de retour à Vienae à lt fin de jmUet. La chancelier Kaunitz «isâ H. de Noaillea de ne point demander d’audience et de s'abstenir même de paraître h la cour. Il le menaça de représailles sur sa personne et sur ses biens dan* le cas où h misai on impériale à Pana serait la Tictima de quelque attentat. — Nous sommes, écmait cet emba> eadeuT) coauue une puinaaoce aoureUe que l'on «si libre de ne point reconnaître- l. — Un trait montra* combien tout était changé en Allemagne par l’événeœnt de Varennes. Le Juif Êphralm, qm était resté h Paris, y fut arrêté sousTinculpabou, d’ailleurs trèa*fbadéef de fomenter des troubles. La Prusse le réclama, on l’élargît t V Autriche s’émut de son sort- - Vous m tous Menez pas attendu Pii ver dernier, écrivait Noaiües, quand h Juif Éphraïm était payé par le ministère prussien pour
1 Happait Jb Noaillsa, fa juittcl; ef+ A?., SS — Bajtporl rid
if juillet* Hinnue, Dip wr.f 00.
Dr,rJ
c\M RÇ’TV iotrignor à Pari*, qu'il deviendrait un objet d'intérêt pour la cour de Vienne. En général, le ton actuel est ici de justifier h corn* de Berlin plutôt que de vouloir lui trouver de* lortÿ l. * C'est que l'alliance de la Pnitse formait le fond du concert que Léopod essayait d'établir cuire les puissances et uni lequel, b sa* yeux, aucune intemnlicn n'était possible en France. Sa (iiplomaiie s'occupait d’en réunir lea éléments et d'en déterminer l'objet.
La circulaire et le mémoire que Kaunitz adressa, en celle occasion, aux agents diplomatiques de T Empereur, ne sont guère qu'une amplification dpi idées que Léopold avait indiquées dam ses lettres personnelle* aux souverains*. Le vieux chancelier s’applique b marquer le caractère européen deTentre-prtse, à bien établir qu'il ne s'agit ni d'une affaire de famille, ni dune combmawm particulière de la politique autrichienne. Su démonstration est filandreuse et superficielle. Il rassemb© tous les arguments qu'il peut trouver pour moijver une action commune, mai* il ne paraît que médiocrement persuada de La nécess Lé de l'intervention. Il disserte, il dédut, i* n'est jamais ému. La nature de la Révolution française foi échappe encore. Il u"y aperçoit point ce qui la sépare de toutes les autre*; il ne l'en distingue que par le degré d'intensité. Il u’y observe qc© les effets de I* ■ esprit d’insubordtnotion et de révolte » ; il n'y redoute que l'exemple de celle anarchie, naturellement séduisant» aux populaces de tou* les paya, et que le parti républicain de l'A*s*Hbléèpropage su dehors «avec une perfidie de moyen* qui menace le repos de tou» lu gouvernements «. Les puis-■locei ont le droit de l'en préserver. L'Assemblée le* y provoque : elle entreprend sur leurs droits, ele rompt le* engagement» de la France avec l'Europe, «Ile usurpe ÀTÏgnobg «II» dépouille le* princes allemands. Tous les gouvernements sont foüdé» b résister et à « faire cause commune afin de préserver
< Psfiporl du * mû* lïflt. L’trremliaa d Éphnîn fat an d«« chefs d'sccma-uon rlncr contre Moainonn, Jfaftilrur, l. Xllî, p, 493
1 Cimiliu* Jq chancelier de enar et d Etil aux jmLiisaileun et aaiaidin» Je FEnjieKar. Mémoire da d-earrli# de eoarel d’Ej! peut In ambiwadetirt et aiînieme Je ITmjiwt, 11 jqJlet (741. Visascn*, u J, p. Mt ai lit
U paix publique, 1* tranquillité d« État*, l'inviolabilité de* possessions et la foi de* traités «.
Le principal intérêt du document officiel de la chancellerie de Tienne, c'est l'nquisse qu'on y découvre d’une Europe politique m reçu a naissant envers soi-mème des droits et des devoirs. Cette conception, développes par pltmeun philosophes, demeurait fort étrangère aux hommes d'État de l'ancien régis» ; alla na devait pénétrer dans leur esprit que par le contre-coup de la Révolution française et te réaliser dans la politique qu'à la suite de cette révolution. On la voit poindre ici, en quelque sorte, mais bien incerta me encore et tout empreinte de la philosophie du tiède. Kauntte reconnaît qna la contagion de l'anarchie française peut devenir un danger et qu'il y faudra pourvoir; mais la remède même qu'il y propose lui semble fouette. • La nécessité de cet moyens contre un mal qui «e propage essentiel km en t par l'a but des commun Ksotion* et de* lumière* deviendra une calamité pour toutes les nations ds l'Europe, dont la prospérité et la prédominance sur le* autres peuples tiennent intimement à une Communauté d'institutions en tous genres, d'administration interne, de mœurs douces bL tranquilles, d'opinion* éclairées et d'une religion bienfaisante et épurée, qui les réunit toutes en nue seule famille de Dations1.....L'indispensable
emploi de précautions proportionnées à un genre de séduction que tant de voies favorisent, na pourra que tendre à isoler les nations et ferrera la* pnnre* les plu* Mge* et lu plu* indulgent* à s'interdire des réforme» véritablement utiles et à sacn-ber de nouveaux progrès de la félicité publique au salut de 1' ndre et de la tranquillité qui en sont la première base « Ce n’ret pas le cri de haine des émigrés ou l'anathème de Burke,
> Co<Wp*rei c* paiugt ds Voltaire. * Il y irait dêjl l«n{tmpi qu’Ofl pour^El regarder i'Europi ebreüeoae, S U Muni* prêt, comité aie etpi» 4* lf|H]bl quff partagée m plansuH inm torraï|M»nJint ta uaa arec Le*
Mtret, loua ayant on tolme taftd de religion, «yaoLtfüa divtiu en ptunnn Misa, toua ayaat lei niénei principe» ds droit publia êt és politique.,. a Jwde 4a teuii XiVt iDtredufHiv, «fa,
■ Vmaor, L I, p. 100-t.t.
c«l la protratation du despotismeédavd coatreta démocratie révolutionnaire, l'appel d'alarme d’»n disciple aristocratique de Vcltaim devant I’btuiod de ta troupe républicaine, foogueoss et paradoxale de* élèves de Rooseeaw.
Cette digvmuoD doua le drata publie a* la philosophie «a fart point d'ailleurs perdre w dwavdier la rue des mtéréta natri ehiene. Il s* sannut être qucati» de rétablir I* formidable go*-remetncnt de Loua II V. Il importe qu'eu prenant taon mesures, lea paiMJiDce» • raMweut la MtM>a française mr aea appréhett-lions d’une contre^révotalx® violente et absolue■. Elle* >’ep-pnienwt h» la modérés, qui mot le plu grand nombre; et qui Mwt en ce moment opprimés per le* factieux. Quoi tu moyens, Knanrta précuûi ceux que VEmpavar avait déjà proposés ; un congres, on une conférence, puis tue dédmtron cot tedive récfomant ta cessation des armements, ta répression de la propagande, ta rdtablîmcineiat faa droits fectaux en Alsace, ou un dedommagement en nature nu prŸscas allemand* pc*. «entonnés, ta restitution d'Avignon an Saiüt-Siége, ta rétablis-sèment de Perdre h Ttotémiir, la garantie des principes ewen-trais du gouvernement monarchique, ta liberté et la santé du Ror, 8r cette déclaration ■■ produisait point d'effet, ta* puis* sarces rappel levaient taon fgeiiti, neuer**es€ avec la Francs < toutes communications de persan ne et de commerce a, et appuieraient leur* démarches par un déploiement ■ da trompe* tres^on sidéra blés ■, destinées, le cas échéant, ta «réprimer et repousser Jet hostilité* et violences que fa France entreprea-druit an dehors *. Les frais de la guerre seraient supportés en cornmtm. L'Autriche et la Ptuare foornireieat chacune 50,000 homme*.
Léopold savait déjà que cet dispositions étaient cou tonnes aux vœux de ta famille royale. II a’en urara de nouveau par Fersen1, qu’il vit le 4 anùt, et il en avertit u srrur Mdne-Chrj»lioc. « Ne croyez rien, lui écrivaibil’, ne vou fause* induira b non et ne faite» rien de ce que lea Français
1 Fk»»»: Jvufmtlf t. I, p* ■■ « OTjiUki lj’Ji. fïuiLLïî, t, Hl, p.
LKÈ P P 0/1 TA VIHTIRVEST1CK. 135
*t le* pnaoes tow denaBderont, bcra le» polîtes**» flt l*s dtecrs ; ms m troupes, m argent, ni cautiounemeut pour eux.. * H ajoutait : • Je fais ma paix avec les Tares... Je pousse F Empire par tes voie» légale». ■ L’Empire ne demandait qu à être poussé. La • août, la ditte prit coaetam invitant L'Emfxrwur à noutenrtr je* dmta de* prmeee, à amiatenir les trait«v à invoquer FmterrenUm des pwwances gin oies et à provoquer, «'il y avait Meu, rarmemeat des aatrea. L'électeur de Trevea demanda du mcouh : Léopold lui répondit que six mille Autrichiens et an nulle PTueiens aJlaieat ae porter en Sonabe et en Fraoconie. Cetta nMsnrs lut nolsfié* su gonwhi pement français \ estaient lu premier* résultats de l'entente mtr* l'Autriche et la Frutae ; cette «etente était assurée, et l'on t ocecpatl de U sceller par u« traité.
BLscbafrswerder était Mvemii Vienne, et il y négociait direo temeat avec Réunit*. Le vieux chancelier a’airmït ni n’est U mait te France; après lavoir exploitée, en la méprisant, sons Louis XV, il en avait subi avec unpatieaca le releva ment oo-m en ta né, wo Lovh XYi, il fa délestait dut te Bévohition *. Cette bain* était si forte » lui, qu'alla remporta sur sub inimitié pour les Pros liens. Ces dere.ers, d'aillecvra» se montraient aussi temple» qu'mainoants*. KauiritB n'avait pas en de peine à as tenir *a farde contra les arasmei de Frédéric, l'arrogance ds ms agents et le» fanfaronnade* de Hertxbcrg. H rencontrait uwatmoat un homme du monde, tres-poli, ctntrbmn tu porter dotcereiix, qm re répandait i tout propos en efttunana sentimentale* o* en «eufuses eoufratalalioas. Plus mfatné que jamais de sa personne et de ses idées, il se tenu, malgré tout son scepticisme, engluer à l'appât tbéosôphique. 11 s4 imngi m qu'il mènera il Frédéric-G u illau me si* c n Favori comme il avait mené Louis XV et sa maîtresse. (1 crut trouver dans filhance prussienne use fructueuse et facile revan die de la rup-
1 HwMti. t, L p, — Vivimt, t. 1, p. lié.
s Jnitrj»/, 6 loit I79i, 1.1, p. 11.
* FmhiieII, Jour**/, «lit _ tm, JfctMifr, p. 410 «l loi». — Svau,
ÏVbJmcTim, t I, p. 3ü*-3*4> — fimiHa, l. 1, o. 31 J.
turc de l'alliance française. Un traité préliminaire fut ligné par lui et par Bischoffcwerder, Le SA juillet : il était ■ calqué ■ sur «lui da 1756 et faisait, disait la chancelier, < h peu près Je second tome du traité de Versailles qui a étonné toute l’Europe dans son temps et a «aavé «ion la monarchie autrichien ne 1 >. Ce traité stipulait une alliance défensive et la garantie du territoires respectifs : les alliés s'engageaient à suitcc uue publique commune dans les «flaires de France el h maintenir 1’ < intégrité de la libre constitution de la Pologne La conclusion du traité définitif était subordonnée eu règlement ds la pair entre l’Empereur et les Turcs Cette pan se conclut le 4 «eût, fa Sistova, aux conditions arrêtées en Italie. Rien nCtembteîlpliM désormais détourner l’Autriche de son projet d'intervention; mais ce projet dépendait d'une entente préalable entre les puissances* et les répons** qui arrivaient des différantes cours montraient que cette entente était fort improbable. Il avait suffi de vouJor réunir un instant La vieille Europe pour en constater l'incohérence et l’anardue *.
■ Sans faveu de l'Angleterre, rien n* ae fora d’efficace i, écrivait Merry *. Il se rendit à Londres, et il trouva les Aagla s aussi mal disposée que possible pour le congrès, CVtaii leur intérêt : il éclatait aux yeux de tout le monde. La France se wnaiiiiMit dani l'anarchie, ks colonie* te désorganisaient, l'Angleterre, qui convoitait en
Saint-Domingue et file de France, s'attendait à les voir tomber dans sa mains. Les fonds anglais montaient fa un taux prodigieux. La neutralité offrait à l'Angleterre, mus frais et sans périls, tous les avantages d'une guerre heureuse contre la France : « Vous connaisses 1 histoire d’Angletenw, disait fa un diplomate étranger un m«n-
’ fa Léopold, H juillet 1791. Bus, iteuntfi, p. SK).
1 tSrrviwB, Traita de rfautacAa, Leipzig, 1855-59 t. I, p. 45t.
I ■ Malgré le* prêcanidgiu «Irémei *v«e Jtsquelle* «<U éémictie fut stwrt* jour éviter l« obitaclei que lu divemté dei imtervli eide* un monta* (ubuUaaM eu to>L éteiniœ oppgia»i*nl l eaq •ff.t. Le Eailila <|a’al|* eut J’.bar-d fit
échoser I* but ttMntiel.,, “ Ka^mU à L. C^beoil, 11 qdt^iuLih 1791. Vwmot, U I, p, *7* CL Mepuy 1 Leopalè, juillet 1791- Feviu-tT, t. II, 167.
* A Mune-Auloicetle, 15 juillet 1791. AkUtl, p. iSfi Cf, Mcrvy 1 La Mud, |« uoài HH, 4a La Mtreà, L. IJI, p. ITT,
LES PROJETS D'INTERVENTION, »T
bre de ta Chambre des lords; je vous demande si, du temps de dos guerres mvilés, la France a scuteau chex nous J« parti de* royaliste? l. « Mercy demeura peu de temps & Londres et s1 en alla Irês-découMg’é*. « La veille da son départ,écrivait Barthélemy, il m’a dit : — J'ai toujours été d'opinion que l'Angleterre avait la main dan* toutes les malheureuses division? de votre pat ne. Je para d’ici plu* convaincu qtie jamais de cette triste Vérité, et que, contre l'iot&éC de toutes les autres puissances qui Voudraient voir la France reprendra sa force accoutuaiée, FAu-gteterre continuera h chercher À ta miner sourdement pour opérer Un* rwne totale, et *e frayer ainsi Im votes vers ta monarchie universelle. > Le roi d'Angleterre écrivit A l'Empereur en termes dilatoires Ses ministres n» se boroaient point te déchior toute participation au congrès, ils eu détoura aient FEspagna.
Cette cour avait commencé par de brayante» rodomontades^ En apprenant l'arrestation de son cousin, Charles IV s'écria : * Comunut n« s'eat-il pas sauvé Iiû-même par une mort caura— gec.se î On ne m'aurait jamais ramené vi vont d uns ta capitale4! * Toute cette vaillance se dépensa dans une déclaration pompeuse d* Florida-frlan en, qui fut transmis» à l'Assamblée nationale*. Une réponse empressée h J'Empereur-, quelques mauve mente de troupes sur les frontières êt l’cJtpuUiOn dé 30,000 étrangers, Français ponv ta plupart, complétèrent les mesures de l'Espagne, Cela fait, le courroux tomba et te xeles éteignit. ■ Ce n'est pas, disait Léopold 1 que l’Espagne soit mal disposée, rnuis elle «t en mauTSi* ÉCal\ r Les nmseuibtenients de troupes ne s'opéraient point. Lh soldat* manquaient : avechuil ragt-meote de cavalerie que l’on mobilisa, c’est à peine si l'on put
1 R*pp<>rt* 4« Barlktle^y, tout «t «ept-HaLr* <Tll B*rlkJ»n»y rrâiraé MS profrqi im^c»i.ihu ce cclict de Mcftp Cf Carr^ffontiau^* de La 4. 111,
p, 1Î4.
■ BipjMK du 1 i*plentre 4791,
’ Î3 juillet <791, Vivanar, L I, p- W-
* Bau3M»tbn, p. 399-ï3U>
* I* non en du 1* juillet 1791. Aftuireir, UIX, p. 8&*8B»
* T *ou 471)1. UctafcT, G IV, F 431.
4 FlILltB, L I,p llL
adietnioer 3,000 haoimes sur le Nord. Ai bout de Ikhs mrah od parvint à en réunir 10,000 «e Catalogn* et 2,000 eu Havane. L'Espagne s'en trouvait épuisée, T&uh*s 1rs (visses étaient vidrt; depuis deux ichh* on ne payait plus inemc h conseil de Castille. La cour essaya de négocier un emprunt j Gênes et un autre ea Hollande . aile eut toutes les peines du monde à bc procurer 400,009 piavtree qu’elle avait promises au comte d’Artoia. Ajoutez des difficultés arec le Ml roc, qui finirent par U (14 déclara lion degaerra. POB-dessastout, 4a cruote de l'Angleterre» S'engageant dane aae guerre avec la France, sans être assurée de la aeutmhté bienvei liante des Anglais, l'Espagne exposait us «nlonm h leurs entreprises Or, les Anglais do cessaient point de disputer sur les moindres précautions que les Espagnols precaîcat du cAtd de le mer, En-travee de h sorte, l’Espagne ne pouvait que tergiverser, c'est ce quelle ecMsmença du faire, pour la cMitïauer long-temps. Bnrkê la comparut à UAê baleine édioaéc qui suffoque uur lu grève. Des ie cuauuencenant d'ondt, Cbaltes 1V coneî-dirait que Louis XVI pourrait fort bien ■'acKommodar avec cnn peupla au moyen d’une constitution. — Ge aérait au surplus, dtuit-il, lu meilleur Aee ddaouMucnts, car da l'bumetir dont sont le* Français, et avec l'enthousiasme qu ils montrent pour leur révolution, une guerre contre eux aurait peu de chance de conduire à des résultats pratiques. D« arasées conquérantes ne sauraient posséder en France que le terrain quelle*occuperaient'.-—Le gouvernement de V adnd concluait S In neutralité.
Celui de JNaples écrivit de belles dépêchai, promit de* vais-saui, proscrivit les gaaetlea françaises et fit brirer les écrits de Ftlançtcn, IL n'était point de taille à entreprendra davantage. La Sardaigne annonça qu’elle donnerait volent bers toutes les troupes ; mais comme ei.e se jugeait meaucte, elle commença par demander du secours afin de rétablir h tranquillité dans ce* propres États*. Quant à J» Tonnae,
1 Chirhs 1%' i fioatan Ml, 3 mûi <791, Fcanna, L l.p. 1U
1 Fimk, p S-10. — Vusnüï, LJ,», ®ïî. — FiLMeiirn, u. 50-SO. — BuiCV , L I, p. (31.
LÀ QUBSTTÛU B ES INDEMNITÉS. !»
elle adresn b l'Rmperear des adjurations vigonreuset ; elle invita ses agents diplomatiques A eiater le zèle da toute l’Europe pour une canue qw était celle de tous les ro»^ «Ha envoya un subside aux émigrés; mais die s'offrit à h coédition ni argent ni soldats1 35 die mit beson pour scs propres opération35 de aes trésors et de «es années. a L‘Impératrice ne m aâlcta de rien, écrivait renvoyé suédois 35; die répond que La saison mt trop avancée, qu’il font attendre les réponses des entres coun. « Un émigré français fai demandait de prêter au troitu ses voîweaux pour porter les troupes du rw de Suède, Elle répliqua freâderaeirt : < Mes vaisseavx désarment. D’ait-leiiFSi ocwnaaent ica Angtaîn regarderaieat~ds cette expédition t Us sont de matmise foi. Ce projet-là est impossible
L'Autriche sc voyait ainsi rejetée sur 1a seule Prusse, et la Lgne européenne se rédràart a ans alliance entre Les cours de Vienne ci de Barba. Mais, à Berlin même, Les vues étaient loin d'être claires, directes et simples. Il restait dans les esprits bien des arrière-pensées. Avant de s'engager sur le chemin de la Tem Sainte, la croisade avait h débnnnllor an teTrîble écho-vean d'intérêts enchevêtré».
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Frédéric-Guillaume -était « sensible ■ et très-in fatné de sa royauté. L'arrestation de Louis XVI l'affecte dans tou35 ses Sentiment35. « Dans son intérieur,il était pensif,et il s’est écrié plu35 a leurs fois ; Quel terrible exemple! » rapporte vu diplomate \ H manifesta d’abord beaucoup d'ardeur, et dit très-haut qu'il appuierait les démarches de l'Emperrar. L’ftmoax-propre, toujours agité ches lui, trouvait son compte A cette générosité î la Prusse, qui n'éprouvait depuis trois ans que des échecs et des décooTenues, se relèverait devant le monde par une noble et brillante entreprise 4- Mail s'il s'emportait en paroles, ce monarque demeurait mesuré dans scs actes. Ses ministres !e rete-noient Us supputaient les bénéfices éventuels de l’eatreprise et ne les trouvaient point évideits. La Prusse était calme et prospère; Us a y redoutaient point la propagande française. Il leur «amblsit du resta que la meilleur moyeu <k s'en préwvw était de ne point mécontenter le peuple en k chargeant de nouveaux impôts36. Le Roi méditait de se lancer dans une guerre de principes; ces politiques prévoyants éprouvaient le besoin de savoir qui en supporterait lu frais, il ne leur paraissait point expédient que ce fût le trésor prussien.
Ils se trouvaient dans ces dispositions, lorsque Je ministre d'Autriche, le prince de Reuss, leur remit, Je 27 juillet, un mémoire rédigé d'après les instructions de Kaunitz. Il avait pour oùjet d'établir une entente sur toutes les mesures a prendre en vue du concert; parmi œs mesures, I* Au triche indiquait expressément une déclaration commune des alliés, écartant toute idée de conquête. Les ministres prussiens n'ea délibérèrent pas longtemps. Dès Je lendemain, ils soumirent au Roi une réponse que ce prince approuva, et qui fut incontinent expédiée à Jacobi, chargé des affaires de la Prusse à Vienne ", Ce document se signalait par le sens pratique qui est, en général, le propre de la chancellerie de Berlin, Le ton n'en était pas
LA OOUSTÎCW DBS IMBkMWiTÉJ, Ml
celui de l'en thousias eut, ni l’esprit celui du désiotéruaeinent. Le Roi acceptait, en principe, le projet de l'Autriche pour le concert des puÎB»ncM; mai» il ajournait toute démarche effective à l'égard de* Franpnis «pris la conclusion de k paix entra k Russie et les Tore». H refusait de rompre les relations ccicmw-ciûles avec h France, parce que ses sujets eu son fl riraient. Il demandait h être édairé sur les intention» des autre* cour», et en particulier sur celle* de rAugletefT*. Puis, découvrant la pensée intime, la pensée de derrière la tète, qui allait derauir bientôt la pensée dominante dans toute k négociation, il faisait observer que le système du désintéressement k comprendrait Fort bien tant qu’il ne s'agirait que de sauver Louis XVI et de la rétablir mr «n trdiw . a Mais, poursuivait-il, que fcrions-uau* ai la guerre amenait un résultat différent, et peut-être plus vra»> aemblable, ai rétablissement d'an nouvel ordre de chose» en France rencontrait des difficultés insirmoutabk*, et ai, oéun* raome, I» armes de* puissances alliées avaient opéré la t-*c le conquête de FAlaace et de k Lorraine? Il n'y aurait, dan» cca conjonctures, aucune raison de 1rs restituer à la France Les pnaces aUeaunds recouvreront tou* leurs droits j tXLaU les pns»e> ■»*• de ces princes ne représentant guère qu'un quart de cm provinces, que fera-t-on du reste! S'il s’agissait alors de le restituer h sou and eu «ouverain, la maison d'Autriche, il est clair que celte rcrtituLoa ne pourrait me laisser indifférent, et que ai, au préalable, un* entente ne M faisait pas sur cet objet et sur les moyens de me procurer un dédommagement équivalent, il en pourrait résulter de* scission* et peut-être une rupture complète entre le» al lés. Il est donc, h mea yet», de la plu» baille impor-t.iuce de s'entendre d'avance sur ce point»
Les ministres prussiens avaient déjà jeté leur dévolu sur h Silésie sutnchienn* : est arrondissement leur paraissait, k en échéant, I* plu* convenable pour la Prusse 11* ne connaissaient pas encore k traité préliminaire de Vienne, Quand il* en
1 r—t rrrtpi— l k ortnabk do *S jcillat, Hcniwira, 0p. «r.t
p. &T, ->*- Hctrana, t I, p. 11», —Sibel, TVbZ, C I, p. 3fi*-3(A.
» lappad d Bwart, B wk 1791. g——( Oip p. TL
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furent mfomés, ib jugirsnt qui BucboHswerdep mit été beaucoup trop rite ea besogne; qu’il «'était trop occupe des principes et pas usai des çamoL». L'article des hypotheques ■Moquait dans le contrat qu'il avait minuté la 25 juillet, Le* mti] .sires attendirent, pour en dresser les ratifications, la réponse derEnpereur b leura ouverturet La H ci le» laissait Lira, jugeant qu'il y avait dubon daoileun scrupules depraticiem. Bien certain que «a conseillera trèa-drçonapeda ne l’ençaçeraient point h l’aventure, il s’attribuait F honneur gratuit des beaux sentimanta chevalermqae*. 11 fecernîtln émigrés, qui le caressaient dans toutes ses vanités et dans toutes ses pauîona; il appelait à sa cour Bouillé pour lui demander un plan d'opération1, et il encourageait sons dald Bischoffswerder à persister dans le rôle vertueux qu'il avait commencé de jouer à Vienne
Ce manège de théoSophie, de cupidité, de politique et de grandeur d’Ame préoccupait I'Empereur, beauconp trop avisé pour en être dupe, • IJ* disent toujonn qa'il Faut voir, qu'il faut s'arranger sur 1m moyens, répétait-il A Fcrsen'; ils voa-druent savoir qui payer* les frais, ils veulent être assurés de CO payement, comment les an assurert Je crois qu'ils voudraient être nantis de quelque chose, et quand ils l'auront, le readront-iliT Vous savez que ce qui est bon à prendre est bon b garder, et j’ai peu que es ne soit là leur principe. lit disent d'ailleurs qu'il leur faut la réponse de 1*Angleterre.,. a C'était an cercle vicieux, et de toutes ces correspondances diplomatiques, il De résultait qu’une conclusion, l'impossibilité d’établir une entente entre les puiuuce*. Or, sam ceUe entente, Léopold ns voulait rien entreprendre : il estimait que c’eût été • se sacrifier » inutilement*, et il n’y avait aucun goût. L'Europe réfutait dt croira au danger qu'il lui dénonçait} an fond, il n'y croyait guère davantage. Toutes ces belles causes (TiEiterveaLwn
■ Bouilli I Gwira 1TI, ti <tSl tïfi. Fiwmt, U HL, p — *Mwù« * DoniW, c*. «, p. m.
* Miultii i BuclufhwenjM-, S «oüt; Kinita i SptBWiqBj 14 «ndl URL Vif«nûT, i I, p. XKL
* Fkmd, AkhmJ, 1* «oût <791, t* I, p.14.
* Cf. LêepoJd 1 HaneOeiNiM, Ô «ail *791, FMuitMT, l. Ut, p SSA

LA QUISTIOM DES INDBMHITtfl. 141
qau m chance) ene avait savamuMiit déduite», s'étaient, h mi y eux, qu'un thème de diplomatie. 8a conscience de frère et de souverain s'accommodait de cm léfleiiona, et il revint h son aystèma favori qui était de laiuer paner les orages et de Inu-mt aller les événements. Les nouveUM de France fai en foar-nirent anoo an motif sérieux, au moins un prétexte décent.
Maris-Antoinette lui fit tenir par FantrenLse daHaaille* une lettre portant que tout était changé en France, que Ton y préparait une coutitutioo, qu'eu l’acceptaut, le Bol assurerait m Kbsrtd, et qu'il mit i’mpoir de s'entendre avec 1*Assemblé* En même temps qu'elle expédiait cette lettre, la Berne avertissait Mercy qu'il n’en fallait pas croire un mot, qæ OS n'était qu'un leurre pour endormir ses geôliers; que ms desseins véritables restaient toujours les (Dèmes, et que si elle attendait de FE «permit fln* réponi® octenaibls destinée h rassurer f Assamblée, aile comptait qué, dans h réalité, il pottrfufrra* les négociations en lamées on vue de Tinta rv« tires
Léopold n'eut paa le moindre doute a ur la pensée de m sœur"; mais il lui convint de m méprendre ht le sens de tes lettres. Il aperçut là une échappatoire, et il en profita. Il m plut h croire qu’avec de la résignation, du temps et de l'adresse, Louis XVI conserverait la via sanva et les apparences du pouvoir. Léopold n’en voulait pas davantage powson beu-frère; on peut même dire que de toutes les solutions de fa crise, c'était edi* qui convenait le mieux à aa politique. Poarm que Ton ne commit point d’attentat direct contre les personnes de ta famille royale, une Franc* réduits fi l'état de la Polojss va trait parfaitement dîna Jet plana de ta nuifoo d'Autriche*. Des lors le parti de Léopold fut arrêté : il affecta de no point répondre atre avis secrets de la Reine, et il prit à la lettre les déclarations ostensibles de Lcav XVI, destinées h tromper l’Asscrnfaléü et le public.
J Hjrtltt mi, Awi, p IM.
4 MfM-Àatswttv à Xwcy, Il jikllvt *t <•* m4i l/ïl. A«Hm, p. lK-tM. ■ 0. h r.rw, 1 U 4at> K 14 ami i • Il
«bikIbi q« La laun a ht ferei* « qa'ila raclant Mnijoma qu'au las itite, U y paraiI etridi, ~-u araedat pncaatianf pov In aHurcr centra la ci mille. -
* Vor la depêtte de Kaamui L. CoAnai, • juillet tTSl. Vivaovr,U ï, p. 1H
H emjoïragea Marie* Automatic à par sister dans la voie de la wocalÏBtâoii) «joutant Kiéme, pour focilitar l'accord entre l«s Tuileries et l'Aueiohlée, que la libre acceptât»* par le Roi d'une conatitntioD garantissant Ica principes du gouvcmcrncDt monarchique, pouvait seule rassurer les puissances et suspendre les effets de la ligue qu'elles étaient iuî le point de formerl.
C'était tout la résultat de aie leniiunfls de négociations : L’Europe ne s’était entendue que pour abandonner pompeusement le roi de France à sa mauvaise fortune. L'Empereur se félicitait de ce dénotaient inespéré d'une crise embarrassante. 11 rfflVQit plus de soua «pie du côté de la Pologne, mai* ij pen «ntt qu'étant d'accord avec la Prusse, il réglerait cette affaira à ton gré.
Ces ca cub de Léopold ne frisaient point le compte de la grande Csthenae. Elle venait de signer avec le* Turcs, à Galatx, le 11 août, de* préliminaires de paix. Elle gardait Otchfikof avec le paya entre le Boug et le Dniester. C'était peu de chose auprès de a qu’elle avait ambitionné en commençant, trots ans auparavant, celte guerre d'Orient qui tournait court ut fiaiumit médiocrement, Elle u’était point femme b se contenter de cette obole, et d elle renonçait momentanément h pouranivre le -projet grec ■, c’était pour consacrer toutes ses forces au dessein polonais. Ses mesures contre la France se réduisaient b de* démonstrations de chancellerie. Elle doaru l’ordre à ma agent de Pan*, Simolin, de partir dès que le* autres ministre* « retireraient, A Pétersbourg, le chancelier, Ostermann, déclara à Genet, le chargé d’affaires de France, qu'il ne recevrait de lui aucune cnmomaicalion, et qu'il avait interdit, ■ sous peine d'être condamné k des châtiment* corporel* > ,à tout Bium d’accepter aucun paquet on aucune missive de *e* m*jn«a.
Catherin» considérait que c'était la chose la plu* aisé» du monde de mettra au pas les révoLutionnaires de France. Elle était convaincue qae, ai elle le voulait, elle eu aurait aussi aisément raison que des Suédois si des Polonais. Elle tenait le* prin-
1 l M™ AntonM», 4V -t *p V»C| *79f. Aunh, p. Ite teX
* HappvrU ta Grast* 1“ npmkc( U ndtbrt ITH>
ripes français pour de para billmadca «t les ràvahtioDDun» pour d« simplet brouillons. L'idée d’une résistance utionafo n'cntnit point du» «» esprit. « Il faut aux Gaulois on César pour *■ faire la conquête », diamt-all»; mue il aura la besogna tuile • Je pane eoome deux et deux font quatre que deux bicoque* *nportéM par h force ouverte de qui il vous plaira, feront santer tous ces moutoa» par-dessus le béton qu’on leur présentera, de qod côté qu’on le voudra1. » Voilà qui est biantdt dit : rente h trouver le bâton et une main pour le tenir. « Vingt mille Cosaques sentieat beaucoup trop pour faire na tapis vert depuis Strasbourg jtvqu’â Paris; ï,000 Cosaques et 4,000 Croates suffiraient1, » Cependant Catherine n'aura garde do les fournir. Elle letsae l'honneur de l'aventure au roi de
Prusse, dont elle sa moque,et à FEmperetir, dont elle se méfie « G'est l’unique homme auquel je pardonne de jouer le jeu qu’il joue, dïsaït-eUe de Léopold, je lTen felicits; s’il sa trompa pas, je le plains. ■
Léopold, tou» ce rapport, était l’homme du monde le moi ns digne de pillé. Il voyait tres-dnireroent dans le jeu de Flmpé» ratrice, et Fréd ério-Gaillaume, sans posséder la même sagacité, «e défaut d’inrtnct de cet étrange ule d’un» puissante mutc-raine peur Une thUM qa’elte «outeoait si peu. L'ardeur des deux À lie no au de h guerroyer sur le Rhin m rafooidissait a sutura que s'échauffait l’ardeur de la Russie h les y pousser. Cet appel aux fliiKi qin parlait de Pétendxrarg lea incitait à détourner la téta, et, au lieu de la Frnacequ’oo leur désignait, c’était la Pologne qui tombait mu»leurs regard». Cependant, la Tsarine ■'avait point entiiremant perdu «ou temps »t sa* paroi*», L«s Polonais du parti rame recommençaient h conspirer, le roi de Suède menait grand tapage de fanfares h l'arant-garde de la future coalition, et les émigré» français, prosternés aux piedi de Catherin», remplissaient le monde des éclats de leur reçois*
11 Crian, r ami 1TW, Ctrr.t p. SM.
* À Gnuu, T Mptanbre 1791, Corr., yu B51. Cf. p. 5SL
1 À Ctias, U laptmbn 17M, Cur.t y. 55Ô,
Vdmrgraüoa trait tMiotanatit u« roi tt v37 MBadtabla. Le km» c'état le comte de Promce, sort37 de France à le fia de juin ; le connétable, c’était Guatarre HJ» arrivé le 14 h Aix-la-Chapelle \ Déployant sur ce théâtre d’AJletiagaele faite tu ma U Uieux et Tappend légèrement rtdiccde qu'il Début aux action» mine lai plu» grava» on le37 plue nobJn de m vi», il faisait état de Aef de parti al 37• posait O lieu les eut général de l'Europe monarchique. Il invitait a de brillante» récep lieu le37 émigré37 qui affina net dama la tille pour ha faire lear cour. Il offrait» trois foi» per semuac, è m noble» clint» de France de» dluere de cent Couvert». U tranchait du héros, du eagnciataar» du prc-tectetf surtout et de l'homme à principe37. Gain qu’il affichait sa signalaient par une simplicité radicale. La propagande et le» émimire» lui paraiimeut, an demeurant, le moindre des péri h que la Révolution frauça lie faisait courir à l’Europe; le vrai péril Venait de» a manarchisn37 • et de leur gouvernement t métaphysique », qui, s'il se consolidait, présenterait a un exemple amcwre plu» dangereux nt aervirait h boa 1er trier tou» le» trônai1 ■ . fia logique poQiMit le raiMnnenant jusqu'aux conséquence» extrêmes; la monarchie était tout h ae» yeux» le monarque rien : pourvu que le prince régnât absolument, son nom importait peu. ■ Il peut être égal, écriviit-d h Catherin» pi c'ait Louis XVI, ou Louis XVII» ou Charles X qui occupe le trône, pourra qu’il «ait relevé, pourra que le monstre do manège soit terrassé, et que le» principe» destructeur» de toute bu tenté soient détruis avec cette Info ne assemblée et le repaire infâme ou dis a été créée, La seul remède h odaf c’est le fer et la canon 11 » pourrait qu'à ce moment, le Roi et la
Reine fissent «n dangert mai» ta danger nVqm vaudrait pu h celui de toute* le» tête* couronnée» que la Révolution françaiM
C‘«t I* pure doctrine du salut publie; «lia ne *• rapprochait que trop de* vue* qui dominaient parmi les émigrés et jusque dan l'entûuraçc de» prince» de sang* * Débouté de le* voir. Il y a ici des joies mdéëeniesl ■ avait écrit Ferscn, en arrivantM Bruxelles, après le désastre de Vereunen. ■ J'en ai trouvé beau-coup, rapporte Âu^eard dans te même temps, qui médisaient que c'élart un bonheur que le Roi eût été arrêté '. ■ L'émigration c’avait plu», un effet, de raeeuN h observer : la captivité de Louis XVI la déliait d'un* obéissance qui lui pesait, encore qu'elle la gardât ptik Des qu’d fut b BruxeUct, • Monsieur fit examiner ses droits p*r le* premiers msgistrati de Rome, par des pain, gras de officiera de le couronne, ircbrvéqu es et ér êques. Il fut convenu d'une voix unanime que, par tes lois de France, parla captivité du Bo* et du Dauphin, Mon sieur était, d e droit, et ipio /ortû, régent de France ; qu’il pouvait, qu'il devait même prendre cette qualité, et que tout ce qui émanerait da lui devait être regardé comme de droit émané de l'autorité du Rai mêm»; qu'il n'avait besoin d'aucun nets, d'aucun* Forme-I lié prés h Ne, «t qu’il entrait en exercice par devoir même de icû droit*. > Les prince» ut Lcura conseiller» se trouvaient le* maîtres de la ■ Vraie France »; ih pouvaient s'abandonner b leur génie, sauver l’ÉLnt h leur façon et travailler dans b grand. Il» ne perdirent pas de temps h arrêter leurs meuire*.
Le b juillet, le roi de Suède réunit * Aix-la-Chap^elle, dans □ne sorte de conseil, le comte de Provence, le comte d‘Artois et J'évéqoe d’Arras, IL de Cooxié*. Gustave qui avait, dès le ST juin, mandé ■ Staël de rompre avec le gouvernement français, exposa comment il entendait le renverser pour rétablir l’aiKieD ordre de* choses. — Le Roi étant empêché, dit-il. Mon-
I Fkrih, AinraW, U juillet 1791, t I. p 4. — Altçiurd, Ww>m. p. ÎU, ■ M™oir« de Outilla 1IÏ k Ctiberine, 0 ^uillei 1791 Fnntirr, c III, p. 3'Jj. » HinMrt fa par la rt>; a» Snede Guitir* lit 4 CatLwt», V juillet 17(H_ Fü11lll»Tt t. ni, p. 17*, 3D L —Lvtpriaetl i CuhsnBé, 3t j4>Ual 1 Tûl FtiUtLLur, * il, F. <*7.
teeor doit prsidrv le titre de régent, former on gonverne-meot, envoyer des autbMMdea, négocier de» ni li «noce. Le* bon* Françaîi, en te soutenant, ne seront point de* rebelles; il* seront au contraire des sujets fidèles luttant contre un pouvoir uturpateor. Monsieur, h son retora en France, appellera autour de lui tes pairs, le* grandi officiera de la couronne, Le* évêques, Ica parlement*, et promettra de conserver le* ait' dmue* loi* du royaume et les loi» des différent* ordres. L'ancien régime sera rétabli dans son intégrité ; on aura la ■ monarchie sans mélange 1 ■, — Le* décrets constitutionnels de I" Assemblée, déclarèrent de leur côté les prince*, sont tellement détestable* • qu'il «at impossible d'en conserver «ni tout perdre ■. ■ Le Bai, remis en pouessiaa de son autorité, accordera à MS peuples tout ce qu'ils peuvent espérer de sa bienfaisance, U réformera le* abus, et fixera les borne* d'une liberté raisonnable,,. > Mais, jusque-là, point de transaction ni da conciliation. « Il a*y an a aucun» qui soit praticable. On ne lient pu» composer avec le en me, on ne peut pu te fier à te perfidie; on ne peut pu traiter avec une assemblés nulle ea elle-même.». • • Ce n’est que par la force des armes qu'on subjuguera le fanatisme de l'opinion *. ■ Cette fonce devait être irrésistible : Gustave 111 »n répondait. S* forgeant d'après son imigination et le* romans politique* de Galonné une Europe de fantaisie, il voyait 35,000 Autrichien* envahissant la France par la Flandre, 13,000 Suisses entra ut par la Franche-Comté, 13,000 Sarde* par le Dauphiné, 20,000 Espagnols par 1m Pyrénées; 1A,0OG Suédois avec 4 h A,DÛ0 Russes, sou* se* ordres, débarqueraient en Normandie, occuperaient le* rives de lu St * rie et al En me raient Pari», tnndr* que les princes avec le* d> ig t*s et le* contingents de l'Empire pénétreraient dans te r jaunie par te Bnagau et l'Alsace. L’Angleterre laisserait taire t les Antilles, au besoin, payeraient u neutralité.
1 Cf. la HoeaiTstiiR, ep. si*., p. Oïl.
1 Lof boi» «aire gudLcmcM «ont cilHili de Lt Jcttra des prvcei l Callicin*. Fbdilut, L 11, p. 191-^193. Cf. F^mkh, t. 1, p. T, Jèurmf du 15 juillet > * Le ■ntt dArtois w ml lüiunc ntgocJuion, atû 1s foret. ■

Cea projeta fuient adoptée par Us priva et Leur allié. Mau cm résohbons près, il falait trouver de Parlent et des tôt date, c'esC-à-dirc gagner b coocoun de (‘Europe. Gustave III M St U perte-parole de tells régence qu'il avait presque auso-tte. Il avili écrit déjà an roi de Prune, il écrivit à «lui d'Ei-pagn381} U chargea F«w da gaguer f Empereur, «t H envoya vu long mémoire a la Tunne dont il attendait tout. Pu» il manda pré38 de lai i« marquis de Bouillé afin d'étudier lut plana
d'exécution. Bout lié arriva, aigri de ton impuittance à sauver la Roi, exalté contre la Révélation et altéré de vengeance, au point d‘en perdra toute rétama ai toute masure. Il avait écrit à l'Assamblée une lettre faneuse1 : ■ «Tai voulu sauver ma patrie, mon toi, m famille... Vous répondre» de Lettre jour», je ne dis pua h ■uni, ma» â loua lea mu, et je voua annonce que si on leur ôta un cheveu de la tète, avant peu il ne restera pas pierre sur pierre à Paris. Ja connais Les chemins, j’y guiderai Isa arméat étrangères L.. ■ Il prépara les étapes avec Gustave. Tournant contre Ja Francs tes reniagnemeats qu'il avait été chargé naguère de recueillir pour U défendre, il montra tu roi de Suède la frontière ouverte à l'invasion, l'année ■ perdue «au» ressource », privée d’officiers, manquant de discipline, dépourvue de munition»; lu places délabrées, vides d'artillerie et pleines de complices prêts à an ouvrir les portes. Il eipdrait, ei ie livrant «ind an roi de Suède, que ce prince l'en abuserait point contre la France38 i il voyait en lui le nul allié desiDléreisé de Ixmii XVI, et confondait le uilut de son moitié avec celui de FËtat et de 11 patrie : excuse dont s'abusaient alors et dont se lériament devant l1 histoire des hommes de cœur, comme celui-là, jetés brusquement hors de lontn leurs voies par la tempête, et aussi mcapablaa d’an mesurer la force que d en discerner la direction»

Gustave HJ jugea qu'il n'avut plus de conseil h denier ni d'avn h recevoir : il ne doutait ni du concoure de* puûmnce» ni dumcci* de l'antiwpriM, et il repartit pour la Suède afin de h (ter la préparatif» de h campagne
Les ptiiscee fraaçah trevaiUsueat à émouvoir ha cour» en faveur de leur rég-eocu. C'eii à h grande Catherine qu'da s'adressèrent d'abord1. Cette inpdratnc* avait accompli des choses atseï extraordinaires* depuis ion a vé semant au trône; elle avait, tu cour» de a» règne glorieux, déployé on génie auu rare pow que des princes, même de h plus iLustre ma non du mande* panent, sans trop déchoir, m laisser éblouir et aveugler par ellej toutefois ou petila-fils de Louis XIV y apportèrent un excès de complaisance et d’nbaeqafonté* Mou-sieur, qui rédigea la lettre, y appliqua tout le bel esprit dont il m piquait*. Catherine passait pour goûter h Hcnrwfa : Monsieur prodigua les nUuiioni * Henri IV, mai» d'an alyle qui n'était guère «lai de ee fier et norquoie Béarnais) • Lorsque Heen IV s'honorait du titre de chevalier de la reine Élisabeth, U était déjà un héros, et nous s'avons encore nei hit qui puisse attirer les regards de Catherin#- * Ce qn'il y avait de meilleur dans cette fade épure, c'était ce passage de la conclus ion, * plus illusoire, du raete, et le plus itginu aussi, s'adressant fi l'cleve et fi l’aMOCiée du grand Frédéric : ■ Les secoure combiné» de la Rustte et de h Suède auraient uo avantage qui leu rendrait infin ment préaeux : l'évidence de leur désioléresse-naent Il est juste, tans doute, que h monarchie française, rétablie dans son ancien état, soit tenu# de dédommager, par voie de subsides ou autre genre de payes eut, les puissance* qu l'auront secourue, des ivmcei et frai» d'armera eut qu'elle* seront dans h cas de répéter. Mds de» déroesobremoaU qui resserrerai eut ha liantes du royaume et dérangeraient l’dqui^ libre de l'Europe i« doivent pu être la pris de |fusî«tancU
1 fn«cn S Calbainiu 11* M jattUi. VtviL^ai-, t. I[( SUT.
* ■ tl a'ul t*cs» (cm a« jlor« *uqur) Vou* ■’upirv t al a partage
■w Pierr» k grirU taanmr davptr Créé Ma Vaili optrf, car l'il la, le pro-oitri, fait aorte dp Aim, Votre MajatS a, wm FfMbclU*, 4«vbt *t# rtyWH 4a toldl pMr r*iæ< »
généreuse qui a été promise «ux princes Frères du Roi, a;, Lisant en son dod et pour la défense de as couronne. On ne leur «n demande eue ou... L'exemple de Calhenne II et le poids de ton influer ce serriment à écarter Ions lu doutes que la Dation pourrait concevoir * cet tigird. » On ne «aurait méconnaître qu'à côté de lent de motif* dquûvoqoM qui portèrent le eonoLe de Provence à s’sttnbuer la régence, celui-là, au moine, ne fôi respectable Ce prince «niait à te persuader que, s’il te mettait à la tête d’âne ccahton, ses adiés ne pourraient dépoud er un souverain dont ils auraient, avec lui, défendu les droits. Cette vue semblait juste d’après les principes; mais le* principes étaient la chose du monde dont l’Europe se préoccupait le ttkoùis, et ce n’était point sur ce ton-là qu'il cou venait ds l'entretenir pour b'en taire écouter.
Les princes comptaient sur la Russie; ils crûya eut aisé de décider le roi de Pruffie; restait le principal et le plus difficile, qui était d’eA&wr fE mperear J, Sans se rebuter des échecs multiplié* qrfls avaient subu de ca côté, il» s* résolurent ■ une nouvelle démarche.Le comte d’Artois, acconi|>agbé de Galonné et d'Esterhaxy, partit pour Vienne, où il arma le 15 août". G était le moment où Léopold s’apprêtait h $e rendre à Pi lin ils pour y rencontrer le rai de Prusse. La visite du comte d'Artois lia sembla parfaitement inopportune; mats il ne crut pas possible de l'éviter. 11 reçut donc le prince et scs compagnons, le 20 août. La comlu d’Artois exposa ses projets et r^pptlj les * promesses ■ qjc l'Empereur lu avait fuites en Italie. Liïojrold lui répondit qu’il s’exagérait Je parlée des paroles qu\l avait alors entendues; que tout était subordonné au cou-ccrt de l’Europe, et que ce caocert aoufTnut de fjruascs difficultés Le comte d'Artois <nn*laT discuta sur les terme» et se dé mena il fort que l’Empereur, pour couper court eu début sur cm prétendue» prouiB®esh Huit par de durer qu'il le* relirait A ces mots, le prince français s'emporta d'une violente
• Lei prinen i Plsr|iîl»rHlPr, 1 5791. Fecuxir, 4. IJ, p. 43
* JJ. wcicri dirait y* b r par FhlilLLt, t. 1VT y, &J, — Btsil,
U J, p. 30»
LKil F
Pilhite est un château, près de Dresde, résidence d'été des «ouvemina saxons. L'Empereur y arriva, le 25 août, avec te maréchal Lacy et Le baron de Spielmann, référendaire à la chancellerie de cour et d'État, intrigant subalterne, comme b tout faire, part* de bas, eu voie de percer, et s'élevant par te faveur du prince b une sorte d'importance occulte* 11 avait débuté dans remploi dç$ contid-cnts, il visait maintenant Les
seconds rtle* : par m caractère, «et origines <t m» disposition*, c’était u putanain pufaitaneet assorti ata oolectel liscboffrwenter. Spteimaoo mit déjà négocié à V»nne avec le favori, du roi de Phujc. H le retrouve dan* le oortége de ce prince. Frédêric-Goilhame parut h PîJlnito peu d'instants après l’Empcrvur, il amenait un officier général, la prince de Hobcn-hh^IcgelfingcD, «t un aide de camp de oonfiiDCa, Hanitein, rival jwret «1 complaisant public de Buchoflfowerdw. Lee prince* héritera d'Autriche etda Prusse scooanpaçnaicHit leur* pire*. Ce fut la première des iiuioninbLn entrevues qui devaient réunir François II et FrédérioGuilhune III, au cours de* événements extncrdïnatre* qui m préparaient alon, et qui leur réservaient b loua le» deux de É oragevsa destinées.
La réception de l'électeur de Sait fat splendide : un banque! ioaplMor, ram d'un spectacle de galar d'illumiBaUüDi, d une assemblée brillante et dran muper, remplirent la journée et usa partie de la nuit. A travers ce* fetea, qoi se poursuivirent le lendemain, les souverains ne purent causer qu’eu terme* généraux «t par échappée», Toutefois, PimpieaiKH» de ce* entra-ben» fat excellente de part et d’autre. « Le roi de Pn&se, écrit Léopold \ a été ou ne peut plat franc, cordial et honnête im moi. Il ne parait pleinement couvaideu de l'utilité de l'alliance, et b désirant MiKÈremcnt at du bonne fat. ■ Ils *c bornèrent b échanger des témoignages de confiance : c’était, ■u fond, Je véritable objet de leur entrevue. Le* ministre* eau-sèreut de la Palogns, nuis sa» rien arrêter, et il est probable qu aucune affaire sérieuse c’aurait «te délibérée b Pilloit», mi» l’arrivée des Français *. Le comte d'Artoi» se prêtent» le 26 au rhataan, entouré de toute la diplomatie et de tout le mhimîI de guerre de IMmigratiou : Coudé, Galonné, Roll, Esterhasy, d’Eacars, Polignac, Flachalandsn, ChêtunDauf, Roaillé snÉo qui apportait 1a plan de campagne préparé sens tes yeux dn comte de Provence par tes maréchaux de Broglia et de Gaa~
i a a™iu, a» sut trot, p. «m
1 Rtfpsrt »• IfttlaM, Vimn, t I, SM. — Svul, Tnit t fv Ht.
PILLAIT* — tT»4.
qu’ils seraient ensuite obligés de soutenir par la force : l’occupa-»
tian de l’Alsace, par exemple a. Le rai de Prusse y paraissait disposé: l’idée de fuira entrer ses troupes dans le royaume flatta t son orgueil et il fen pouvait suivre des combinaison s d’échange qui ne laissaient point de l'intéresser. Il écrivit, de Pilloitz même, a «on agent à Vienne, Jacubi1 • > Ce que vous ne foi té* observer au sujet de la Lorraine dont il aurait été question b 1
attention. • Ainsi raisonnait ce prince an moment où les émi-
grés, co n va oc ua de aa générosité, w leurraient de son désia*
régent, les moyens de lever des troupes dans l’Empire et de les organiser Sua Pays-Bas, des nrmeinents pour soutenir les démarches de* princes et un manifesté adressé aux Français, menaçant, en ta» d'attentat contre le Boj, le» membre» Séditieux de TAsseniblée, leurs fauteurs et leurs complices des der-nivi et Pans même d'extermination Léopold con- j
naissait ce* desseins, il les désapprouvait entièrement. U hs conbattit don* l'esprit du roi de Praise, après que le comte d’Artois se fiit retiré. Les vues des émigres répondaient eues bien b celles de Trédérie-Guillaunac, et il ac montrait tenaible au adulations qu'ils ne lui ménageaient point; dus il y avait *
1 Bovikiil, p, SOS, f
* Lceppld à K»unii>t ta «DUE, Bnav, tfunfrjj, p. 4-K
* t» «lûi 1T»1, Hihbsjïsh, J>ip. tor.f p. M,
* Moi de Léopold. Lettre h KjnniCz, far. cê, ,
,H Fourtf S Jixtft Vu«*or, L L, p. 2J1-
Qr Jind f'ttTi
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fin lui ud fonds de prudence, et d subissait l 'ascendant de Léo-pdd. Il m m diummlait pi* les ÎBcanvenunti d'une guam entreprise mot le eoucaun assuré de l'Europe : il en vit Les dongeiSj il n'eu discerna pu clairement lu avantages. Le* dam ■IHé* coumrent de répondra, point par point, aux denundei du comte d'Artois 40 : h régence de Monsieur produirait un affiat tant contraira à celui que l’oo désirait obtenir, at qai était de rendre confiaoco h Looii XVI, Je ma ni leste ne Murait procéder que d'un concert de* puissances; len puissances iraient été invitées à en former un, il convenait d'attendre leurs répouiea, (Empereur u 'était pas eu masure de faciliter aux princes des levées de troupes dans L'Empire, et s'il autorisait Les émigrés h séjourner a tranqaiJèment « dais ses Ètati, il ne ■aurait le» autoriser À s'y nrjanhnr militairement, smat qu il m fût établi, sur cet objet, un accord entre le* puuaancM.
Cependant, commr on ne pouvait congédier tout crûment un prnee de si hauts natssanee at ton» ees brillants gentilshommes qui lui faisaient cortège, ou leur fit au moins lesbon-Mun d* théâtre, at en la* invita b prendra leur part des banquets et des fêta. Il* □* manquèrent point d’y paraître, des y agiter et d'y faire étalage de* dirti action* eslérieum qu'il* recevaient, ce qui, devait leurs partisans at devant le public, leur donnait quelque -couleur de crédit. On Le» vit rechercher la* aparté, poursuivra Isa ministHn at In favori*, at las prnur eu toute occasion, I j insistaient beaucoup mit l'article du muni* feate. Spicluuuin trouvait que le comte d'Artois et M. de Cala une y apportaient * une effronterie ntuue importunité sam exemple «.
Les Prusiïeni, au demeurant, se montraient de meilleure Composition que les Autrichien*. Galonné eut Un entretien avoc le prince da Hohenlobe et Biscbofftwerderf mais celte conversation n’eut pu les effet* qu'il an attendait • Le général de Hohanlnhe m’a dit, rapporte Fersen*, que l'exagê-ration, l'emportement, Fin conséquence et U légèreté de M. de
P1LLHITX — IFA.
Colonne avaiant effrayé le roi de Pruua *t avaiant ro^mù refroidi M. de Bischoliswerder. •
A Force dé solliciter le» ministres, la comte d'Artois obtînt, A h 6n, h «fanion d'une conférence oà l’on délibérerait sur le manifeste. Celait l’idée Sie des émigrés et l'épouvanta it dent la seule apparition devaitF selon eux, anéantir la Rêvolu-tiov et les révolutionnaires. Léopold vit h un moyen de ^e débarrasser d’bd tas qui lé gênaient; il crut aussi que la me* ■ace d'une intervention donnerait k réfléchir aux Français et Lea conduirait 4 s’accommoder arec Je Roi. Spiclmann fut chargé de préparer m teste qui concilierait toutes 1m idées, parce qa'd n’en préciserait aucune. Éconduire lei émigrés uns les désavouer publiquement, inquiéter las Français moi lai irriter outre mesure, servir les desseins de la cour mus provoquer la oolira de* révolatioonairee, paraître nçir, ea un mot, et Désengager i rien, tel était l'objet de la déclaration vague et rqjiVOque dont SpicJouiiti dresse la ninate *.
Léopold l'approuva* jugeant que tout y était eu eu lé pour ■ empéchw 1« mauvais usage que le comte d'Artois pourrait vouloir en faire 41 ■, La déclaration devait être signée per l'Empereur et par le roi de Prusse; elle portait que ces dem monarques* après avoir entendu Ica représentations de Monsieur et du comte d'Artois, considéraient la atluation de Louis XVI, ainsi que le rétablissement de Tordre et de h moDarchte en France, comme un objet d'intérêt commun b tous le-n souverains.
■ Leurs Majestés espèrent que cet intérêt ne peut manquer tTêtre «connu par W» puisianew dont la itrovri *t r/ctamé^ . St qu'en ceméqueiKt, elles tu refiamnipv d’employer, conjointement arec Leu redites Majesté*, les moyeu te» pies efficaces, relativement à Ichh forces... tt dottJ c* «or, Leursdilca Majesté», TEapcreur et I*
rai de PruiM,Hnt résoloei d'agir promptement, d'un mutuel accord, avec 1er forces néreuairea pour obtenir le but proposé et commun En attendant, e.le* donneront à Iran troupes les ordres convenable» pour qu'elles jpant * portée de m mettre en activité. a
La déclaration était tout hypothétique : les aruemçnta qu’elle annonçait étaient subordonnés fa un accord conjectural d« p ni Mance*. Cet accord mémo n'étail présenté que comme une espérance; il était réclamé, rien n’indiquait qu’il fût prochain, ou Mulement probable. Le luit Ht que Léopold, m-itruit d« mtenboni de l'Angleterre, considérait le concoure de l'Europe comme une impossibilité, et par suite ne aSbli^euit à rien. ■ Ces mate : aforr « dans et cas» disait-il, sont pour moi la lai et les prophètes, ■ / Angleterre nous fait début, le cor n’crista point*. ■
La conférence eut lien le 37 août entre Galonné, Spielmenn at Biidtoffrirerder. Cabian* était un pditiqu* brouillon, médiocre et infatué; mais il avait l'esprit de mur, il se connaissait bq inlngue, et s’il manquait de l'instinct des grandes choses, il possédait un flair très-subtil pour les petites. 11 na K laissa pas prendre «ta roueries des Allemands, Trouvant la déclaration - rédigés sa termes s> vaguas, dans des phrases si ambigué*, que son effet en serait évidemment nul' ■, il se mit fa en d.scuter la texte et batailla pour y introduire quelque amendement qui en changerait le sens si la portée. Il se trou* vsit aua prises avec des Interlocuteurs insinuant», tenaces et féconda «n expédients. Comme ils objectaient toujours, il s'anima. ■ 11 a été emporté et étourdi, racontait l'Empereur*. Quand on le contrariait, il disait ; Ab ! il me vient une idée subite! Et c’était une nouvelle Folie. * Ou disp ata en particulier sur la dernière phrase, celle des armements. Réduit pour toute créance fa ce billet suis causa certaine et uns échéance fine, Gtilonne s évertuait pour le commenter de façon à en tirer l'en jugement, de la part de 3 sou verni as, de mettre toutes leurs liüupes sur pied et d’entreprendre une campagne d'hiver. Al aï grc son « incroyable emportement » et l'insistance dos raotns vive du comte d’Artois qui vînt ■ fa rescousse, les Allemands ne cédèrent point d’uns ligne. Ils déployèrent autant
1 EfTWb, r-xA, h L p- SU.
4 Mtmoina ÜKttliMjf,
1 f jmct, JwMlf L I| p* ïfl
d'entêtement à défendre leur texte que le* Français en mettaient à l’attaquer, lia remportèrent de hante lutte. La déclaration fut signée, le 27 août, avec tous les sou^-entendtis et toutes les restrictions. qui, dan» U pensée des signataires, la rendaient insignifiante *.
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C'était un échec complet pour 1m émigrés; mai* ils n’étaient pas gens à se déconcerter d’un refus. Ils étaient pleins de ressources pour la politique de contenance. Us annoncèrent à tout le monde, comme une promesse d’alLanee, J* congé que fou venait de leur signifier eu forme diplomatique, lisse phi-guafont naguère du caractère vogue Je la J&claratian ; ils s’aperçurent que celte nmbiguHé pouvait tourner à leur avantage, lia s’employèrent h reprendre par le commentaire ce qu’on leur refusait par le texte, et s'attachèrent k anconveuir les souverains allemands afin d’autoriser, par une faveur simulée d« ces princes, le bruit qu’ils répandaient des prétendus- engagements de F Autriche et de la Prasseavec le comte d’Artois.
Léopo.d Se tenait MT scs gârdes. Après hVOiF échangé tVeC Frédéric-Guillaume de nouvelles assurances d'entente sur les affaires de F Empire et sur celles de ta Pologne, il partit de Pill-nitz bien décidé à s’en tenir à la lettre même de la déclaration. 11 se rendit b Prague pour se foire couronner roi de Bolieme. Le prince royal de Prusse, le prince de Hohenlohe et Fersen le suivirent. Rouillé et Folignac *e joignirent à eux pour donner des avis, fournir dea ronseigneeienU et «citer le sêk des a.liés. Le prince royal n’était au courant de rien; quant à Hohenlohe, le Roi avait pris soin d’informer Léopold qu’il ne lui avait donné aucune mission *. Hahenlohe comprit que le «cul moyen de faire M cour à F Empereur était de ne lui
> Léopold 1 Kaw>iPT 3Q Mût, p,
1 Fjsïiü, Jturaal} L. 1, p- 30.
me
n*
point parier 4e guerre Lorsque Bouille «Mya d’en toucker un mot h f-Hoy. « maréchal lia répondit qu’il ■'■tait point d’instructiOD» pcmrei conférer, qa'ou ne pouvait entre prendre à la légère um pitrra da cette nature, que la Franc* paaté-dutd immense» ressourça* et que le» frontières du royaume lu paraissaient inattaquables Léopold n’eut d’oavcrturc (ja'ora Fenea : il la jugeait plus raiaonnabla que le» émigré», plus discret, plu dévoué au iutfrtU de h famille royila. fl m nouïra ému des humiliations que Subissait sa soeur et de* dangers qu elle courait; mata qiaùd Fencn essaya d’en venir an chapitre de* secours, l'Empereur m déroba. Il arguait de la suison, qui était trop avancée» du concert qui était indispensable, de i’ÀxigJéterre dont on ne pouvait m passer et doul qû ignorait l« intentions, de l'espérance enfin que foa concevait de voir le Roi et rassemblée s’accorder sur la cculilution *. L’idée que l'on a» &isart de ce concert hypothétique demeurait toujours fioUaata et incertaine. L’Empereur msiDuait par moments que ce congre* que l’on réunirait devrait être armé, Cobérai et Spieiraann souteaaient qu'il M la devrait point être *. Tou* *n méfiaient des Prussiens, lesquaU ne dissimulaient point leur manque de rnti&ence dam leurs nouveaux alliés a II* veulent faire de cela une * Paire d'intrigues •, écrivait Fenen aprèt une oonresalioa avec Hobeoloha*. Ajouta* la* mmatm qui» ré-ptndaieni wr lea projets de b Kusua et l'mquiétude que corn* mençaseot à causer *eapréparatif» contrôla Pologne*. Rien semblait donc plus éloigné que la réalisation de ee fameux ebn m 4ms 0* «u qui rtofermaittout le sens de la déclaration de Pillait*. L'Empeiaui, M* cbantelwr, ses ministre», s'accar-J aient pour tout ajourner jusqu'au vote de h constitution. Le nâ da Pressa sa rendit a leure conseils et écrivit tué«n», le
‘ HntMi, L. I, p. SM-3®.
* IosillA Utm9trvit ck, xn, p. SM-îtfT.
* Fiiici, M» itfUDbU li’Jl, t. J, pi H-M.
* Fm*** i Guiut* Ittj Si wpicnhfï t79t, Fsüilllt, t. |V, p. tW.
■ Awnal, S Mpuabi*, U J, p 15.
* Retntis, tfinlticAit AwiLad'f, L VI, p» H5i Æ>. »*r., p. IM. — hairiiM, G I, pi 31L
Qriçira fTQTn ih WRsrrr of câliforn
3 septembre, h son agesta Vienne, de tourner les eborei de façon que le délibération du >7 août ne reçût point d'effetJ-Lesdnugrés remirent h fa charge. L>e prince de Polignnc mr-niit grand tram à Prague pour le conronnenent - Il n’« nen, disaitna dam l'entourage de l1 Empereur, »inon m vaisselle et km cuisinier. » Il faisait de l’ûte et de Feutre tout l'état qu'il pouvait■« H remit h Léopold une lettre du comte d'Artois, un mémoire rclrtîf à lu régonea de Moimttir et eut feintes pra-mesm de Pilliits. L'Empereur eu était obsédé. ■ Je lui li dft répondre fortement, écriTait-il à m saeur Marie-ChristiDa et protester que je désavouerai publiquement tonte démarche qu'il* feraient contraire h ce que noua avoua fixé h Pillai ta avec lui Ces prince*, avec leur» projet*, et Colonne partout qui les dirige, ae mêle de tout, et qui est un très-mauvais «jet, ne pensent qu’à ans et point au Ro>, ni au bien de fa chose, et ne veulent qu'intnpw et engager dm et le nn de Prutoé à quelque démarche pour nous obliger ensuite h la soutenir avec toutes nos forces... Avec ns gens-fa, il ny a rien h faire, et Fan ne peut aider le Roi et la Reine qu’avec le parfait concert de toutes fae court, qui *era difficile : l'Espagne ne voulant pat agir, et ^Angleterre voulant F empêcher. * Il di te borna point h déclarer cei idées, il les fit sanctionner, en quelque aorte, par une conférence ministérielle qw fat tenue I* 1* septembre, et dont an dressa le protocole *.
Il causa avec «es officiers des monemante des tronpai qu’il opérerait dans le cas ou le congrti se réus irait et où les autres puissances s'armeraient également- Mais ce* combinaisons militaires restaient éventuelles, La même restriction suspendait toutes les mesures. Les cabale» des statistes en Belgique, et leurs intrigues avec les* ex-Jés oit es ■ de Honji <• préoeen païen 11'Empereur infiniment plus que les affaires de France. Il écrivait h
’ HitiMMi, oor., p. Ml
1 Pamtii, l. 1 p. 45 — kappart L fiiitm lîl, 5t i^pinolra, — Feuillet, t IV, p. 405 — Hautiu, p. SM. — VmiuT, 1.1, p 133.
1 5 ae|4ewW* iTCi, K«uu*t, t. IV, p. S4, — L'ii.T>permr m cobi* JTAr— tait,5 leptfwbret Vjtfwt*, fa L, p, 443,
* \ >v«wr, fa J, p- S4S.
Telle était la valeur réelle de cette Gunauae déclaratîoa de Fillmts i que ha politique* ont rangée dan* la classe dut comédie* auguste* • , disait un pénétrant pabliri rte4. Le* politiques, en effet, ne A y méprirent pas*. Mais il y avait deux dusse» de personne» qui trouvaient un égal intérêt • travestir le «us de l’acte du 27 août et b en fausser ta portée : le* révolu-tonnai res, pour en tirer le preuve d'une trahieon de la cour et d'un complot tramé par le Roi avec le» étranger* ; les émigrés, pour faire croire à nue coalition de l'Europe en leur faveur et déconcerter le* révolutionnaire» parFeffroioà cette croyance
‘ PttttLUT, u IV, p. M.
■ H«DHnt 1.1, p W-
■ Lnpott à Marie-Aatoînacto, ff <10 aeCt 1W. Aunu, p. ISB-Wl — Bicvu, L1, p. 8ÎJ.
* Mllift w Pis, JfeM>vw « amipatiiaaett u 1, p. *M.
* Voir I* J» L* Mené L 44 Mprenbie 1TH. farre^eodenM,
«, IJ1, p- 91L - Le* puiuuc,, «**bl*ni*M •'•eeawlee d'abord »v dn prujat* boeule* oœ«re H Fr «oui., qta'îl «Mr*t ebinénqnc de cogiter »ar 1* dorée d'n td «aenl-. *, e*c> — Je rapprocha de « jugèrent me tna-cwînw kur», — km pnsoïkir ap«r** poUiufWe peet-étre, çaa Üapakon Bonaparte adrnnit de ViJtnct, k 17 jnilkt ITM, à If, Baudin ■ ■ Aon-c-oo I» ftjerret J'ai wajaun tu pour k Dégaina. L'Ëurop* ew partagée perde* tootem ^oi cominlHi à de» hlMmi et p»r d»« mihmi*» qui tttaiMfttal 1 de* bœaU oa i de* «bénite, Lee preaêer* eot prenant parfaitemraL la Rrrolatian, ili *o*t époomic*... Ab a'caaraiit janat* Imr la meique, de p*or qm k fea ne ( '«ne ehoaoi. Vaili Hü**r irié» F Angleterre et de la Halkndè... Qaantiws navrreina qm «omodeiit b d«e vMmii, il* ne peaatat aeuir Fammbl* du k eaaiûictroa; il* l* **éprr*eei| S* emtealq» •* cher* d'tâeea m<mbcrtnttae*tt«înen h rouit de Fnnptra fr»n*..> Crti-d ne fmat aasaa. oi>uiamit, atceitduHii le ■aotnroi de la pi«m
Oeil*. ■ Cmtuv, JdyrqpÀM 4m prcmJvVt aonror d* Boa^urte, Puis, L&U), t H f- IA.

jetterait le peuple français. En cette circonstance, cam me dans toutes celle» où il* intervinrent, les émigrés ne travaillèrent qu'à ruiner leur cause et à perdre h royauté ; ils ne servirent (gue U révolution violente. « Les éinigrute, «us s'en douter, écrirait Ri va ml, cet donné jusqu'ici un grand degré d'énergie h ('Assemblée : ce «ont le* terreur» qu'il* inspirent qui rallient tous lu ctBTirt «t tou* ton esprits au ocrp* législatif L « Bien Détail mieux combiné pour exalter le» passion» contre h lumdle royale que la lettre par laquelle Monsieur et le conte d Artois portèrent h la coa naissance du public la dëclarabou du Î7 août. A J'borraur qu’inspirait déjà aux Français l'idée du rétabliwment de f ancien régime, m joignit l'épouvante d’une invasion, al La haine da J’énugraUoa «'augmenta de toute* la» awidlé* du p*Lrioti«m«, Le» Français le virent uLLaqjta par Im princes, non-uniement don» lew libertés civile* et politique*, mai» dan* leur indépendance nationale. Cette lettre, qui est datée de Gobi enta, le 10 septembre, forme ou véritable manifeste, aussi insultant pour La Dation, menacée d'aMiijet-tùsement et de conquête, quoclragtUK pour ta Bai, accusé de lâcheté devant l'Europe et frappé publiquement de déchéance (do ni le.
Le» prince* nnaonçaicut que les puissance*, ■ do al ils avaient réclamé!* secours » pour te Roi, « étaieot déterminée* b y employer leur* force», et que 1 Empereur et 1* roi de Prusse venaient d'en contracter F en figement mutuel ». Il» assuraient que toutes le* «ouf* étaient « dans le* mêmes disposition» • . La nation anglaise, • trop généreuse pour contrarier ce qu'elle trouva juste », m s'opposera certaine ment pas h « cette noble et irrésistible confédération». •L’immortelle Catherine, h q*i aucun genre de gloire n’est étranger, ■* laissera pas échapper celle da défendra la causa de tous le* souverain*. ■ Appuyés ainsi de l Europe entière, tes prince» notifiaient h Louis XVI que ri la violence le contrai g fi ait à souscrire use constitution ■ que un cœur rejette et que son devoir de roi
1 JÏO[» u Rm, A Itplemln <701, Lriom, JfciMro/, p. Mi. pirpt, I8IX
L1 KÀHIPIBTB D» «J»
toi interdit expressément, ils protealeraieat à le fisc* de toute la terre, et de ta maniéré b pin» solennelle, contre cel acte lUumûv et tout ce qni pourrait en dépendre >. Pour que nul ne ■'y pût abuser et qu’aucun doute ne subsistât ior leur* inten-tion*, ils ^notaient : ■ Dussiez-voua mène noua h défendre, et fauiea-wua forcé de voua dm libre en le défendant, eee défense», évidemment contraires à toi Mutiroéutl, pnisqn'ellea bacnient eue premier* de vos devoir*, i*f ne pourraient certainement pas ions faire trahir antre devoir, «enfin1 vos intérêts et manquer è ce que la France aurait droit d’exig-er de mos en parmi ta eireonstanc*. » Ce Factura déclamatoire, qui fat taneé dan* le* gawtte», constituait contre ta famille royale n acta d’eccasatioa plu* formidable que tons «u* que pou nîentdrmaer lea pîui acharné* des ré volutooasires. Dana un moment où Lotus XVI n'avait plu» de «auvegnnJe que deaa un serment, ■es frère» frappaient é’iviwv ne serinent de parjure et enlevaient aux acte* du loi jusqu'il l'ippuwct mémo do ta oû> céritd.
La déclaration de PiUuiti raivait, à titre de preuve » de pièce h l'appui, ce sophistique coratnanteire qu'en donc aient le* pnnee*. C'est dans cet esprit que la France entière la lut et ta comprit'. Devant cette glose véhémente, que devenaient les savantes réticences du texte et tontM ms mi nu tir uses atténua-tiens dont Spirimann avait enveloppé et comme paralysé ses phnuesT L» nerveilIeiiK «/or* si des» e» car, qui revissait Kauutti et rauurat Léopold, fat comme non trenn pour les François. Us interprétèrent avec Jean pasiiona cette p. èce rédigée par u rédacteur trda-retors pour des diplomates do prufcawQ, qui ne lisent qu’entre les Ligues et ne parlent qu’à mot* couvert*. Le fia de* choses leur échappa; mai» ce o*e*t point par ta fin des choses que L'on saisit le* imeginatwns populaire». Le peuple veut de* idée* simples; celles qui ne le sont pu. il les simplifie, uaf à en altérer le sens. C est h quoi a étaient expose» le» auteur» de ta déclaration. Le*
1 La let» dei priant «M mprinte u Hfmntair da S3 xpttiubra, t, U p. V8& La dwlandM étM cmum éepaia h IL //., p. «3.
ponces n'encouraient pas ce reproche. Leur manifeste avait an moins le mérite d'une grande clarté, maïs plus il était clair, plus il devenait funeste h ceux qui Ta valent composé La pré-somptiGQ des émigrés valait, sous ce rapport, la casuistique des Allemands. L'impertinence des projets et la disproportion des mesures destinées à arrêter h Révolution moitestentl'iropuis-eanoe où Ton était d’en discerner la marche. Le public français prit la déclaration de PiUmtx, non pour ce qu’elle était, un expédient dilatoire de chancellerie, mais pour ce q je b lui donna le parti qui a’eu réclamait et qui paraissait avoir intérêt à a*en réclamer. C'est ainsi que cet acte, comb nd pour retarder le* événements, 1» précipita, et qu'su lieu de soutenir les combinaisons de Louis XVi, il contribua à ruiner les dernières ressources dont » malheureux roi attendait sen salut '.
1 CTeat « qM Meroy défiaLBialt tm biH; <D in «prè*, lonqsi* t« riaalcMi eurent éclate à tour le* yeux, « La circulaire de Vedooe, en provoquent une ligue de* rai en faveur d'un roiT« été Je premier pa» qui e epg*fé le* punwt» dar» su ineoutenible ayitenw.,. L* déclaration de PLimtc U confirmé, realieé pretqa* le* Menace* d'une crotjwde, d'une guerre de parti contra l'independantu de J* tietton française, a DvpCube du t octobre 1791, Ctrrefpondancr de Lu ÜtarvkT t. IU, p. 34S.
L42 COfl çnvUTIOS,
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[
Si la république mit •u] «n 1781, d«® partisan® a ombreux en France» iln'aurut pu se présenter pour l'étabhr uns occaHon plus favorable que celle de la fuite de Lotiii XVI. Maie, à part Danton et les démagogues qui le suivaient à Tarant-garde du parti démocratique 1 r b part Sieyès H quelques spéculateur42 raffinés et circonspect® qui méditaient Mutant un changement de dynastie \ perwene ne parlait de la république, et personne n’en voulut entendre perler dans rAssembléc, 42 A la nouvelle du départ du Roi, rapporte un témoin •, le lenlimeat le plus universel fut la terreur. On crut être sauvé ai Je Roi était arrêté : le décret d'arrestation, confama au vau du peuple, n’eul pas d’autre cause \ « L'instinct obscur de la tradition historique «arrivait dan® le® Ame42 populaire®. Le calcul poétique conduisait les modérés aux mêmes codcIuhotis.
Us voulaient «n roi qui régott faiblement et an nom duquel il* pussent gouverner. Le moment leur parut opportun pour cuntr«indre h «uroonc A capituler» Jl* étaient effrayés du progrès de* idée* anarchique* *4 de l'extréma lassitude de» espnt*» L'Assemblée siégeait depuis deux u*. La France avait reporté nr die cette confiance tant limite* et ce» espérance» infinie» que la royaaté lut inspirait autrefois» Malgré tant et de si bienfaisante» réformes, FÀMembléa m trouvait aussi discréditée dan» l’opinion publique que Tétait la royauté b la Teille de» État» Généraux» CW qu'elle ae go ave ru ait pomt, La nation ne se un tentait pa» de» principe».
Elle voulait non-seuleiaent la réalité de» réformes, mais calte sécurité publique qu'un bon gotmnamant «al seul capable de garantir» Il parut aux modérés que ce désir manifeste de Top*» mon publique, cette espèce de réaction qui «e déclarait en faveur de la royauté, leur permettraient de corriger le» excès des premier» décréta conatitutiouixta, et de radia dan* le» décréta défin iti fa, mn b la personne du souverain, ce qui leur importait aism peu, mais an pouvoir exécutif, ce qui les touchait davantage, Je rosmrt et le prestige sans lesquels aucun ministère ne pouvait sa souteair Ceux qui naguère ocmbattaient Mirabeau wao le plus d'scharocsocDt allaient «Mayer de reprendre en aoua-tnm se» plans de résistance.
baroave personnifia cette seconde période de 1e Révolution comme Mirabeau avait personnifié la première. « Il n*y a point ds divinité en toiI • lui disait os grand tribun, au cours d'une de leur* luttes. Bernera avait du «sur : il y ptùa de grande» pensées et y trouva 1e secret de l'éloquence. Il fut un des trois commissaire* désigné» par l'Assemble* pour v—céner le Roi è Pari*. Il» montèrent dans la berhne du Lotus X¥l, oà * entassèrent avec eux la Reine, Madame Élisabeth et Ica deux enfants. L anxiété de t’avenir, Thunihation du présent, la colère contenue, la honte refoulée,la fatigue enfin, concouraient h accabler b famille royale. La roriouté de h foule, Iss injurvt, las
1 V«w Dvtmm» m Biouna, ïiMwt rfw fauwnrwnf sor-f* nature., fSrk, 1857, u I, y. 1T* « ^r. — 1a Miaca, t lit, p. lîï st
— Hafaas an »T*at, GsMiWrrntiMi, * parte, ék. ■■>.
meafleM, la gêna al la contrainte de ce vouinage forcé dana cette prison rcakotCf ajoutaient je ae sù* quoi de vulçaire «C d'atnca è cattn imiiwia* infortune. Le* cotaniaujru n'avaient qu'une attitude à garder : le Hkoce et le respect. Latour-MaaixHirg *’y renferma «t agit en gelait boffiKM} Félin «a sortit et ne coaduûit en drôle *. Baroave Eut ému de pitié. 11 avait trente ua, «a fond d'inMjpnation romanesquef Cambition de jouer un grand râle en «errant sa patrie. Il panédait une <!■ ce* âmea dlarée* que le «ucet* tutoient frais**, que la growàretf d» ta force révolte, et qui ne peuvent rfainier au npectsds de ta douleur. Celle de Je Reue l'encbatna. Il aurait (alla b ja cour un million de lîvrw pour payer l’allianca do Mirabeau, il «uïEl de quelque* larme* pour gagner celle de Bar^ nar* *. [| mmt * Pari» nfooi* de aauver lo monarchie.
L'ontrcprûe était noble, mai* tout coaspimii k la contrarier» Le* roynhita* reniaient la» conjtitutwDDel*, la* FmiïUanta, conuca ou Lm noaummt du ccxn de l’and an couvant où •* rdu* niant leur dub Le parti d« la aaonarchœ pore la* voyait, avec □*« «ompUîMics iruique, a* débattra daaa le torrent qa’ilenvmeet déditftié. Leedémixmtea,tain alidade la teiUa,
' » Iei«w*Vi*bawf oc Bateret fan tara, Nttee indreeet », écrivait Fwi aprto efoto tttadu I» fieu de la ftùoa u 11, p. I). U m onaatoiaî*
point h récit dr PdiiM. (Voir M«Tinta>Truinfr Birtnrr àt fa Ttrrair, Pmt, IMS, C tt P 858.) Indêcnt aat trop ftiMa. O nuta miph»iyw*« laari, Vifoaot de brttoM iffibla do fa defroqe* de SneC-Frrtm jeté par h fooa*d dam noa daa acmaa Im pie* (nfqMi da l’hétoir*, c'y voit tpa lo aoatif d'via htowiaia lieaoeMoaa. poradiâo dea par*» kavutablti dr* C^/rww. Ja m m—m da «aparobl^ poe lo drpawaiMW fada •< borda do fok, qoa la prtfaee plaida par MmvoI ■■ *•** da ddiUOto daa laltoai 4a Mir^Ôaa, at dait Àadré dénier, M le Regel faut rtMmi rlla ■érifatf d'ttrr Bip-1***,* fan ai foeaa jeatMO. (6fanwa™ M* a-<an Jmti da FWfa, tt Krriar im. OL«-n *■ pave», p. 111.) “ Voir iw Péttaa, Qoiurr, (. 1, li». TU, ci. i.
* lofa Jtendiin, OaturriH 4m faadr, c. Il, article Pnaar I a dit plna und • qo «■ portai daoa aoe mapoauen «a eieanUi air*prt de ftafeiwoe, flltr taa rwii atm hm épata * lupportar loakmrat Ira anru a• Banian, di i rtodaB* de Btael, ^ea aa nnoaHMJt I eaa noiitoanta ocoaploaa» oâ k «rv et h pauiaa patibipe a'ifitarrt 1 fa fan. Baratte tooftt «a* rtcpeetetaio pîbé
b aeat da k f iûe a* ^tmStrr. t C'at ta omM», rt e'an tort ta mai Ceo-t* peitiaT ek, ni
• IrtodMa, Ktiwim, Paria, <1*1, t. IJ, p* MT 1 — Mwvrr, *friin ifj FWm, 4M», 111, p. 1W| — Prtiaaa, p. **Û| —Oeirtrtwr, P- A.
devenus des adversaires, Us accusaient de trahisoo. Dana la campagns qu'if» menaient contre b royauté depuis 178», les coartitutionnsl* avaient tiré tout* Lear puissance du roacouH du parti révolutionnaire. Ils étaient souleeus naguère par ce parti, ils en étaient assaillis désormais, et ils n avaient pour y résister qu’une forteresse dont lia avaient ena-mêmes démantelé les rempart* et dispersé la giniiaait. La mocaràhie oc leur préren* tait aucune ressource : ce n'était plus qu'une fiction.
En feit, at tandis que Ton discute dans l'Assemblée une constitution asouarchiqua, la Franco est en république. Les Feuillants ne s'aperçoivent pas qui b habituent Ja nation à ce (jouremeaienl, dans le temps mène où de *oient l'eu éloigna* pour toujours 1. L’Assemblée souveraine règne et administre. Les ministres expédient la affaira août le contrôle de ses comités; elle adresse des circulaires aux agents diplomatiques et des notes aux représentants des puissances étrangère*; elle envoie des comm*c*4ir** aux armée*. Elle montre ainai a la Fraser b première ébauche d'ime Convention, et lorsqu'un an plu* tard on proclama b République, eu n'eut pour en organiser k gouvernement provisoire qu’à revenir aux précédents que L'Assemblée nationale avait posés. Le Roi. gardé à vue aux Tuihnee, était condamné à une aorte de détention préventive et d'inter diction, jusqu'à ce qu’il eût accepté b loi que délibéraient les député*. Pendant cet interrogne de trois œw, b République, dont b nouveauté effrayait tant d'esprits» a'nnpesa soua forme d’expédient, et d'utopique qu’elle semblait auparavant, elle commença de paraîtra, après cette expérience, la condurôn naturelle de b Révolution.
Cette conclusion m dégageait, an quelque sorte, de I* coosti-tatioD même. Oo ne l’aurait point conçue autrement, u l’on avait voulu dénmtw l'isa possibilité de la monarchie tempérée1. Le* pouvoirs publics n'y conservent de force que poar «'entraver les uni la autre*. Il ne reste dau* l'État de ressort que pour l'anarchie. On délibère partent os* n’agit nulle part. Tout
1 V«n Qvwar, Hv. VJIL db. m è v.
* Duvkiigik* M t* I. p> 1S1 îï*.
e$t sr bien combiné pour résister aux usurpation» de la couroono, qu’il ne reste aucune barrière h opposer lux in varions de le multitude. Le Roi nomme le» ministre*; meta il » peut ni Jet choisir dam L'Assemblée pour s'y assurer la majorité, ni dissoudre l’Assemblée lorsque le majorité est an désaccord arec le» 111m strea.. Le recourt b ta Dation, qui est ta ressource aéceuuiM et la solution légitime de toutes les crises dans les état* oonsü-tutionnda, erf interdit en France. Cette loi qui organise le conflit des poaeoin ne leur hisse d’autre ressource que l'usurpation de» una aur le* entrai, e'ast-h-dîra la révolution. Elle enchevêtre le» mécanimu les plu» compliqué* pour associer une royauté inviolable ■ une Assemblée omnipotente. U suffit de mettre en mouveroeat cette absurde machine pour ea faire édater rincohéreoce. La royauté m présentera nécessairement b l’Assemblée comme un obstacle, h lu fais le plu* gênent et ta plus facile b briser. U i paru simple de séparer les pouvoirs, d paraîtra plus simple «nenre de Im éûOdéntMr. L'Assemblée qui les possédé wradra les exercer directemeat ; le Eût qui en a encore l’exercice voudra Je* posséder. L'Assemblés et ta couronne sont mut poussée* uns coup» d Ëtat, et Ton marche inévitablement ver* le despotîna d'une CMwntion ou ver* celui d'un usurpateur.
Il semble que I*Assemblée nationale eu ait eu le pressenti menL Énervée par l'excèe de tes travaux, elle fiaksaît «a carrière dan* une véritable fient ifiternMtente dont chaque accès éta.t suivi d’un plua profond décoorcfjement. En deux années, die avait parcouru la voie qu'avait suivie l’an ci ex régime depuis l'avé-iiruent de Louis XYf et les réformes de Turbot, jusqu'aux expédients de Calooae «A * La convocation de* État* Elle en venait, comme naguère ta monarchie, h ne plu* trouver en soi ni invention ni ressource, et se sentant défaillir à «a tfccbe, elle en appelait à la nation. H y avait autant d'impuissance que de désintéressement dan» le décret qui interdit aux constituant* de «léger dans F Assemblée legislative et d'exercer pendant an» aucune foncLoa duua L’État. * En telles

occasions, disait Richelieu h la reine d’Angleterre, qu» quille te

partie h perd43. » Les hommes de 89 consommai eut un luicide.
La constitution présentée le 5 août ■ la révision de l'Aiiem-btee fut adoptée le 1** septembre. Le 3, une députation La porta è Louis XVL On ne doutait pas qu'il ne la sanctionnât : ou avait mis sa liberté, sa vie même et celle de ses enfants au prix de celte sadctidu.
Il
Parti de Paris en fugitif, Louis XV1 y était rentré en otage. Captive aux Tuileries, la fannite royale n'a qu’une pensée, celle de tous le* captifs, être libre. Son histoire, durent
Tout le fardeau en retombe sur la Reine, Lotu* XVJ parait plus insignifiant et plus écrasé que jamais; son esprit alourdi •e fige, pour ainsi dire, dans une aorte d’incertitude molle. Le moment des grand* sacrifice*, qui «en pour lui le moment de l'élévation, n'est pas encore Tenu. Humble d'esprit et résigrd de cœur, il attend de la Reine qu'elle pense pour lai, de ses servit aura qu'ils agissent pour sa cause, et de Dieu qu’il Mit enfin pitié de la Maison de France.
La Rpina v« nu plu presse et tout directement. Elle n’evint pu qu'être touchée du respect de Barnave. Cependant, si eLe n 'éprouvait pas pour Lui cette invincible répulsion que Ile ressentait pour Mirabeau, die ne lui accordait pas an fond plus de confiance. Blois elle lavait que l’Europe ne viendrait pas à son secours43, * Noos n'avons m forces ni moyen*, écrivait-elle h Mercy ; nous ne pouvons que temporiser43. ■ Pressée de choisir entre les émigrés et les Feuillants, elle essaya de neutraliaer Ira uns par tes autres, Lca Feuihats, tout compte fart, toi remblaient moîna od eux encore et moins redoutables à to noyauté que les émigrés.
Le» prétention» de Mon&jaur h 1» régence l'avaient prwn-dément blessée. Louis XVI lui-même en Éùtf pour ua instant, réveillé de son atome. La Révolution l'ittemrt; il la nippon* tut conaie une maadie, sans la comprendre- Mais dans les manœuvrai de rai frera» et de le»n conieillers, il devinait T ambition, k calcul, h perfidie. G'étaieat le» mie» souffraacc» royale» z il y était «xercé. Devant cm fabules de cour, il w» retrouvait roi» jugeant duraneet le» cbmea et parlant encore m iflaltra. U désavoua fonMllmaDt h prétendue régence et n'autaNiM de décuardwi auprès des pwsMncn que celles qui seraient laites d’accord avec l» baron de Breteail. La Berne le soutenu* dans ces sentiment»; elle y joignait findignatÎM de h fèmUM qui m sa* détestée. Les meuée» du conte de Provence la troublaient «tew ja seule eapénnca qui l'emirât, ie bonheur et la gloire à venir de son fib Le» émigrés, disait^ Lie, réusatraïenlMl», contre toute attente, que «iww retombenona sous .enrs agents dans un esclavage nouveau et pire que le premier* ■ . Bien avec eux ni nen pour eux : * 11 faut que l’Empereur l'exjge ; c’erf: la saute minière dont il puis*», et sastonth moi, me rendra aerrice. Le» Ucbe», après nous »nir abandon nés, veulent exiger qu* Mois nou noua exposions, at seuls nous servions tous tanrs intérêts *, ■
Cette hostilité aux émigré* était le seul sentiment qui püt réunir les Tuileries et les Feuillants Louis XVIse prêta volontiers b envoyer b ses frères, pour les engager b rentrer don» le royaume, up mémoire rédigé ion* liuapiration de Bamave. M. de C«gay reçut, te 31 juillet, Tordra de h porter an comte d'Ârtot». Les démarches que h» PeutUant» réclamèrent de la
* C’ut la lounaa <»alMi da as peatéa. • Htt Mng coula dam lea veinn de
wn fila, Bljt(Bpèra un jow ^u’jl m mwnri digne jKtiA-ÜJadc Tberœ. ■
— » Movy, (Caotv favjuiT, u Jl,p. W — Trafiqua d eau dm decupeii». fi i de Mann-rherete un du lanj fnuciu, Idu, M tiJa da roi tourbon, i»esrt range pa ta rwuo* du Temple du* la (cOta de StmOe , t attira, Je
Üia du CcMrc*rM,auDOaibaa VieMMtepBue,d«n*l>f>YD^ccc*DcrTaBt Mrtwr-Du h Fsitaa, 1.1, p. 147t— Aum, p t84; — Fioiuut, L IJ, y. 150,2M; t IV, p. 1*7,446.
U Mti-er,4fi xdt dï61. Fmnuar, t- If, p fî*.
• A Marty, 11 aoit 1701. Anasn, p. 104.

Renie auprès de rEmpenfur, éprouvèrent plus de tlifficuTlé. Il a'agissait da gagner ce prince à leurs des»me et d'obtenir qu’il les secondât en rassurant la nation fraaçûte sur ses intentions. La Heine avait trop de motifs de craindre que son frère n'accueillit avec empressement des ouvertures de ce genre. Cependant elle ne voyait pas d'autre moyen de se concilier des lin mines dont le hasard faisait ses seuls défenseurs, elle se soumit. Elle écrivit A Mercy et b F Empereur des lettres rédigées sur des notes de Barnav*; elle y joignît an mémoire des Peail-Lantâ pour l'Empereur, ci Fou confia le tout b un émissaire que La Merck présenta et qui paraissait capable oon-seuleurent de remettre les dépêches, mais d'en développer le contenu * I abbé Louis, fort mince personnage alors, en quête d'occasions, ardent h Be produira, ué pour les affairai et trèB-impatient d’en lât or. Il partit pour Vienne, emportant les diamants qui appartenaient en propre À la Reine Dans le même temps, un outre émiaiaire, envoyé à Mercy, l'avertissait que les lettres confiées & Louis n'étaieut pas du style de la Reine, que Louis u’étüit qu un ,ntri-gant; que le seul objet de ce manège était de gagner du temps; qu'il fallait recevoir l'envoyé des Feuillants, l'écouter, l’eucnii-rugar mAm* per une réponw Ostensible, maie, dans ta réalité, s’en tenir iDTsriibteinent au plan d'intervention coicerté au mois de ]uîd*4
Le travail de la constitution avançait {le moment approchait o#Ü faudrait l'accepter, ce qui serait mentir è soi-même et au monde, ou la rejeter, ce qui serait se perdre. ■ Ce moment est affreux ■, écrivait la Reine*. Affreux en effet, Marie-Anto.nette □ apercevait peint d ieeuo dans quelque direction qu’elle se retournât. ■ On desLre que nous allions soit a Fontainebleau, soit h Rambouillet; ma», d'uq côté, comment et par qui aerions-rtous gardés? et de l'autre, jamais le peuple ne laissera
■ SI trit-A moi moite I Mort y, 39 jalllei; i Léopold, 30 juilhl, I Mun1, t«* août 1791. Annrni, p. 117, 1IML — La >hrck j tf«rcy, 5 « IV aoûtj Car-rtiptin<ia>ctt <. IIL p. 171, 174.— Sciéj a Gustave 111, Ctraaor. t II, p. 450, îLa Reine 1 Mercy, 31 juillet et l*r aoJk L751, Ânwm. p. 193454 — La Mercki Mercy, 5,<4,13 août, Ctmi^ndawi, t. Ult p. 171, 174, 178,
J A Mirey, 7 aoôt J791. àmctn, p. IM.

Ûncir.5
UNIVERSITÉ Of
L'ICCRPlXT! ON DI LOÜJS XVÏ. WS
sortir ttou file. Ou l’a xccautumé h J* r«f;ûrder comme son lien, Bien ne lej fera céder, et noue ne pouvons pas la laisser seul. ■ • Il o'est plus possible d'exister cemme cela l- » Que tenter «pendant, qii n>ût été «aayé déjfc et qui n'eût échoué avant le voyage de VanainsY À défaut dra secours, ■qui n'arrivaient pas, la Reine demandait des conseils et en recevait de tout** maioa* « J'ai écouté entant que je peux des deux côtés, éerivnit-elie à Menoy, et O*s*l da tous leurs avis que je me suis fermé le ooien. ■
Cet avis était, sousune fortueplusdécmDtcclJOusdephisspé* deux prétextes, l’dtamelle utopie du congrès des puissances et de ta médiation du Roi*. Lacongtituthn, « disait Marie-Antoinette, est ■ si effrayante et xi monstrueuse <, qu'elle ne peut se soutenir, La France s’eu dégoûtera par les excès même» qui en résulteront. U faut attendre ce revirement da l'opinion et, en f attendant, le préparer. Il convient d’endormir les nouveaux chef» de F Assemblée ■ et de leur donner confiance pour les mieux déjouer après », La premier point est d’écarter 1m émigrés, dont fi a terrent ion entraînerait le pins terrible de tou les pénis, la guerre civile. La Reuxe en mesure toute l'hor-retir, elle voit, comme dm une sorte d'tallucination rapide, ■e dessiner devant ses yeux F avenir qui l’attend, et pour-* tant, par une aberratioa étrange du jagenient, elle se persuade qui) suffit de retenir les émigrés pour éviter la guerre civile, et d'éviter In guerre civile pour que l'ïoterventara des étrangers, au lien de tout perdre, puiwe tout sauver. « Un congrès atteindrait le but désiré. Le langage ferma et uniforme de toutes les puissances de l'Europe, appuyé d'une armée forint'
■ à Mercy, 7 udi <791. A*bit«, p. ItT.
f Voir i Min^Antwnfltu S Léopold, 41 nodi 179j, Frv'iier, l V, p îti — 1 Mewy, 1S aaSt. Fwum, L XI, p. MO. — Cf U Huet, L. I, p. 3L4j h Ronv à Mtny, Kl H M avut, ilUTf, p, 103. 385; —i Léopold, 8 fceptembr», ÈOé|—ii fttercy, llteptcmbnfi^.^p. D>0. —Mtn»nt joint X l« I titre à LtapoM du éwpcnbn* Fsofmkt, l> II, p. Î5L — CI., à u.rt d'éclairr ««* menu r^impecnb turist imeoucn» de la cour pendant mis ctj»b : Marie-àrto*-Mlte 4 Fihm, M itpletnbre, 10 octobre, XI «labre, 19 nonmhTï,9 dertmhM, Fkmiv, C I, p. 1H, 191, 499. 20fl, 17t. — Mémoire dn R ni inneie à U
lettre oh 19 witkIih. Femiw, tt l,p- Ut»
u.
Il
dahlc, aurait le44 con»'quenets le45 plut heureuse44 t il tempére-mit l« audaces de45 i-migres, dont le rôle ne serait plus que •Koadaire, Le44 factieux aéraient décoacerlés, et le courage renaîtrait parmi les bons citoyen45, ami44 de l'ordre et de la moDarehie. 45 Celle ■ armée formidable ■ ne serait toutefois qu'un dpoavMtaîl ; elle a44 tiendrait ■ toujour45 aisn on arriéra pour ne pas provoquer au cntne et an massacre ■. La nation en aérait dûment avertie et ne pourrait concevoir sur ce point le moindre doute ; un manifeste l’ïnstniiraït des rétention44 des puissance45. Elles déclareraient qu'elles ne prétendent point s’io-gdrvr dana le gouvernement intérieur de ta France, ma ia qu'elle44 no connaissent que le Bai et ne Tentent traiter qu'avec lui, quand il aéra libre. Cette déclsration aérait accompognée de menace# terribles pour tes rebelle45- Lu nation effrayée supplierait te Roi do la sauver de riavarioa et de la guerre. ■ Le Roi rétabli dana 44m pouvoir45 «mit chargé de traiter avec l« puissance44 étrangères, et les princes reviendraient, dans la tranquillité générale, reprendre leur rang à la cour et du» la nation45. ■
Rêve44 de captifs, troubles et incohérents, comme le45 rêve44 des nul a des, conception chimérique abandonnée cent fois parce que la raison te condamne, et cent fois reprise parce qu'elle obsède rimaginfition, quelle s'empare h la longue de l'âme et l'engourdit, en quelque sorte, par un continuel balancement du désespoir à l'es [«rance. La Reine n'en était venue là qu’à Ira-vers les hésitations d'un esprit rebelle ans couabtnaison45 luivies, et le44 défaillance45 d'un coeur auquel rien ne coûtait plus que de a44abaisser aux dissimulation45. La lutte ouverte aurait exalté sa vaillance; cette rase de toute44 te45 heure44, ce masque de jour et de nuit, ces cheminements souterrain45, cet appareil de coa-tpiroU^n, ce> lettres écrite44 en cachette, glissée45 dans l'ombre a de44 émissaires qui se faufilent sous tes déguisements, l'irritent et fénervent : que n'est-e le fa 1a batu Ile, ion 61s dans se45 bras, «a milieu de44 Hongrois de Marie-Tiré rasa f
Dans ces retours cruels sur elle-même, le néant de ses illusion» se décèle 1 »o âme et l‘épouvante, «lors elle cric h l'aide, et appelle son frère * • Persufldei-le qu'il n’y a plue de ressource qu'en lui, que outre bonheur, notre existence, n Ile



instances. le Roi s'est décidé, elle l’annonce arec une sorte d'angoisse *. « Le sort en est jeté, ne croyez pas que mon colira (je m'abandonne; non pour nai, pour mon enfant, je me contraindrai, et je remplirai jusqu'au bout ma longue et pénible carrier*. Je ne voie plus ce que j’écris. Adieu ’l »
Le 1S septembre, Louis XVI fit connaître ■ 1‘As5emblée, par un message, qu'il acceptait la coiislitQtioa. Ce message, réd (,ê par les Feuiliants, était grave et digne. Les députés faccueiHi-rent par de vils applaudissements. Le* esprit* s'accordent toujours aisément sur ces belles paroles, la liberté) la paix, h bonheur. Mats le lendemain, il fallut que le Rm parût en p r-sonne, et il suffit d'un incident fortuit, pour dévoiler les èrana et découvrir à quel point elles reliaient divisées, bonis XVI se rendît à l'Assemblée afin de prèle? serment a la loi qn*il avait sanctionnée. Les dispositions prises pour cette cérémonie répnn. datent aux nouveaux principe*. Point de trône sur l’extrade, mai* un fauteuil ordinaire disposé à la gauche de ce uî du président. Ce poste était rempli ce jour-li par un légiste normand, Tbouret, nogaére ■vocal au parlement de R a Lie». Le Roi s’avança devant le siège qui lui était «terré; les dépités m tenaient debout et découverts. Le Üoi, debout et découvert aussi, commença de prononcer ta formule du serment; «lors le* députés se couvrirent et l’assirent. Le Bai ne s’y attendait pas; d hésita nu instant) devint tres-pfcla, puis s’assit brus* quement. Il acheva son Serment d'une Voix troublée. Les applaudissement* et le* cri* de : Vive le floil ne le consolèrent ni de ce mouvement de l’Assemblée, où il voyait nu outrage, ni de m propre gaucherie, où il sentait un nbui*-
> A Msrcy, 16 mdtt. PidIUBT, <, 11, p. MS.
• A M*ixy, M iQiit. AiHtI, p ïo*-
■à Marty 11 tcptwbra, p- U*.

«estent de sa personne. U rentra aux Tuileries plus éma de celte manifestation nleneieuw de h souveraineté nationale, qu'il ne Tarait été des hurlements de la populace de Paria. H ■eiubla que cette révolution d’étiquette lui ait révélé la profondeur de la Révolution française et l'abîme de sa propre déchéance. La Reine avait asaisté h la cérémonie dans une loge. ■ Tout est perdu 1 s'éena Loms XVI, lorsqu'ils se retrouvèrent •U partis* Qh! umdaniB, vous avez été témoin de çette humi* LotionI Vous êtes venue en France pour voir...1 > Il s arrêta suffoqué par les sanglots'.
Louis XVI nctifio, h 18, aux souverains étranger* Fétoblts-sèment de la constitution1. Il en informa aea frères par une lettre ostensible où leurs derniers actes, et notamment leur présence à Pi 11 ni tx, étaient désapprouvés 11 i?a engageait à rentrer cd France : * Pensez, leur dûart-il, que la victoire n'est rien si Ton ns peut ensuite gouverner, at que Cependant on ne gouverne pas un grand royaume contre un esprit dominant4, * Tandis qu’il tenait devant le public ce langage trêz>prudent> et accomplissait ces démarches très-constitutionnelles, ses agents secrets démentaient partout ses déclaration» officielles : ce n'étaient, affirmaient!Ir, que de vaines formalités commandées par la nécessité; l'Europe lu devait considérer comme non avenues, et n'y voir qu'un expédient pour endormir 1» factieux jusqu'au jour où l'intervention des puissances les obligerait h te soumettre, a Les folies des princes et des émigrants nous ont forcés dans nos démarches, écrivait la Reine a; il était essentiel, en acceptant} d’ùter tout doute que ce n’él&it pas de bonne foi... Plut nom avancerons, piua ce* gueua-d «enliront leur malheur. Peut-être en viendront-ils h désirer eux-mêmes ica étrangers,.. »
Telle est h tragique équivoque où se réfugiaient ces infortuné* «ouveraiDS. Ua s'obligeaient b canvamera l'Europe et
■ JStniaira dt dwrfsmt Cantp*», L II, ch. III, Lquib ïuity {, V], p. Çï,
■ Voir si lettre l Léopold, 48 »eptembre. Ahitb, p. X1L
■ FtettLar, t J[, p. 318.
8 à Ftiian, IB lapunlr*. Fimh, L I, p. tflL
AJOHRNRMaMT BV L’ÎWTTfiVRWTfôW- VT
la France de la ndewité de deux politiques absolument opposées. Pour se faire décerner par les Français ce rMe de médiateur dont ils attendaient leur saint, il leur fallait m réconcilier publiquement nvec la uttioa française, ce qui reidaitaux yeux de l’Europe le congrès inutile; il leur fallait, eu même temps, préparer une intervention de l’Europe, ce qui rendait, au premier soupçon que Ton en aurait en France, toute réconciliation impossible antre la peupla et le Roi. Un dévouement tre^sincere de la paît de ceux qui te disaient ses alliés, une obéissance trésdûyâle de la part de ceux qui sa disaient ses partisans, auraient pu seuls atténuer les périls d’une entre-priée où la force des événements et la faiblesse de son caractère contribuaient également à engager Louis XVI Mau, pour «on malheur, Les rois ses alliés eurent intérêt h le croire sincère, afin de n46 avoir point il h accourir ; tandis que les princes, «es frètes, jugèrent Utile dé trilbir son secret, afin de forcer l’Europe b loi venir en aide. Il s'ensuivit que l’Europe ajourna le congrès, que les émigrés en annoncèrent la réunion, que la France y crut, que Louis XVI passa pour le complice des étrangers au moment oé ceux-ci l'abandonnaient,, et qu’ii perdit, avant h réunion du congres, cette confiance qu’il devait inspirer an peuple pour que la congrès portât les «on séquences qu’il en attendait.
EU
ediarn» m autre pu moins d« en tisfac tiens qu* *od tauvani*,
■ Nom devons, nous ot compagnie, remercier Dieu que le bon-boutnn de Boî now ait tiré», pu* H détcnoimlivo, do mau-vaii pai dee» lequel nom nous troufion) engagés1. » Léopold quitta Prague, parfaitement soulagé de «es inquiétudes. Fente, qui était demeûd «a Bohême jurqu'S la fin du séjour de P Empereur, tomba dinn le découragement, • Je ne me rais pas trompé «ur les projets du cabinet de Vienne, écrirait-il b Gua-laVe III; ils sont dilatoitti M tendent à traîner jaSrpf eu printemps poW m diapeBier d’agir. ■ C'était l’impression qu*ei&~ portaieat ausii Hohenloheet Bouillé*.
Maie il ne suffisait point h cette cour, très-classique, de se trouver satisfaite, elle prétendait mettre son intérêt d’accord avec les principes et rehausser ses dépêches de quelques maiûneo abstraite*. Kaunite avait toujours eu la goût des rat sonnemantB subtils et des belles dissertations de chancellerie1. L’affaire da In constitution raiîma sa verve cnçourJie. Il démontra minutieusement que tout en celte affaire é’nt conforme au droit pub lie, Üoe intervention, érrivait-il, □'aurait eu Je rais< n d’êtro que m h roi deFraaca l'avait réclamé», ou que u l'iolérél fa va il commandée, or, k Beu ne la réclamé point, et l'mterét ne J* commande par*. L’egitatiua qui rcçnc en France, Faccrois-sement de la dette, tous tes embarras qui militent d une con-■t italien me te physique cl impraticable, détourneront les antres peuples d'imiter les Fronçais. L'élut de choses qui tend ù
1 Kiimtl 4 fpidnann, St Mjtlcabra {TOI Vrcaira», l. i, p. ar».
• F«kq t Guftara III, Il wpitvbrt 17ft Favii^rr, IV, p. —
Pansas, JàKisuf, i. 1, p- M. — Léopold à Gu.itaw 11 , M M^iumLro. Fmir.-t»rJ f, IV, p. 1». — BOEILLA, JtfcJKOirCt, cb. tu, p. HT.
• ïwr dan La Qerjnoc d ürtent an dir^itnUfiar riecïc, p. 11), l'Iimoire da bni™ dt fteittadi ai du CatrtArirw ftehl^ur.
1 iirflrxuifu du prince Aanata. Vitiaor, t. 1, p. X84-S&C. 108, W3. —
■ L'Au^biUe» nsuonik a etc en régir du»» teuts sa airtht, et la R«iln( liLteasent ctqo'ilalnuTe hitada farretquHle qne piiw,*tr* h ulntf ou la non val^ar dt lt coaiktiniti*tqa'A titra liwin^n^Dl doioeaiiqur, il a'ipjnmrm «|ü'a im de jupr S*cu appropria? Jt droit, ea aérait qnn usurpât,ob Je * >n pua-rar.. Ja*atf oa ne c'ait cm rn droit Jv paumir oLiigar 'inc nation i.<t"jnnd,Tni»' à fatdw gourtmtmtnl, 4 ne poiieat y Taire de* ch■ rifrmr-ai1 m-.tri. qnHilf fuMcnt mnrfeiwawi atfensiib et wniçann 4 h ulrtcéci irinquilhte ffriéraJsa,e
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* JODït fl EMBfl « B B L’INTEB VBflTl OS. «TV
s'établir <rticl eu* est précise?menlcet étal ■ supportable■ que la congres des puissance* aurait eu pour objet d’y ramener. Il est essentie leroent favorable aux Intérêt* de la cour-de Vienne. ■ L'expérience de plu* d*un siècle, qui fit éprouver souvent à toute l’Europe la prépondérance que la situation physique et le* ressources infimes de la France procuraient h ce royaume dans |a bal bd ce générale bous le gouvernement d*ED monarque absolu, a convaincu spécialement lfA.utricbc que rien n'était pli» combinable avec la sûreté complété et durable de ses propres ÉtaU, épars et entouré* d'ennemis puissant*, qu’un relâchement et une «raplicntioD des reworls intente* de celte for* midable roonurthie, qui détourneraient h l’avenir son énergie de* entreprises étrangère* » Voilà toute h philosophie de l'an* cien régime en mutiêre de révolu lions : et si F Assemblée de Füris était en reg e avec la coutume, la chancellerie de Vienne neVétart pas moins avec lu tradition*.
L'Aulriche voyait es développer dan* la France, M rivale séniluire, puis oon athée subalterne, uns sorte de seconde Pologne qu'elle pourrait dosa ner comme la Russie dominait, à Varsovie et b Stockholm, ses ennemies d'autrefois, devenues ses Tjss^ka*. Lénjjold rccornut la constitution, renoue les relations diplomatiques avec la France, et reçut No ai lies h sa cour4, 11 adressa ensuite un* ri peu air* h toute* les puissances qu’il avait invitée* à un congre* *, déclarant que, dans les conjonctures présentes, cette réunion n’avait plus d'objet immtdjiL T ouïe fois l’avenir demeurant incertain, les cour* sa trouveraient b-CW de continuer b échanger leurs vuv» « «UT h GQH-
1 Ka'iuitt k Coterai, iPétcrtboivg, 11 ■flYembfe 17M- Vlrtnn, L. J, p. «75»
■ Voir E 1, p. Si et ai».
■ • L'Enfurw V*Ul *tr4 IfiW Kim ontte l« loi, 11 Urine «t rietenbltei Fqpr
L Frauta par J« an mi Im au|H*, (a <!£■>•€••> hrçir entretenu CoajMlft l'iolr-t-'ie «J an çc uallicuTcua j»y>, &> imi'rt- W*r I» prcmiert rictiae de t*
nwid l Florentin, •Il y rodait ipidrjmi 4TanU;;*s h ^i(*nfr* • — Le baron di laitbc * Fersen, 1B novembre 17JH Fkisit, t t, p
“ 1T Mtoh+t 1711 — l.eofiold i Louis XVI.Ï3 iwtobn* VlSI^T, l I, p» Ï09,
— LrtqroW i Mane-Gbri'iinc, 9 ri £$ ürtnhic Flujlut, I. [V, p. loi cl 117,
— Il export Je Noailtef, 17 octobre
1 Circttliirt du il anembre 179*. V’iveq^t, I. |,p ÎÏÛ
d L'
cerf éventuel ». C’était un ajournement en forme diplôme tique. Le* princes français en furent informé*, et Léopold le* angagea à se conduira en tunséquanc*
Les Prussiens prirent en bonne psrt cei prudente* résolutions de P Autriche. Lei ministres y trouvèrent une défuLtc bon-pète, et le Roi une Occision de se montrer magnanime sam bourse célier. Il reçut, le 1* octobre, eu indien ce de congé, M. de Mouitier, qui était rappelé en France 11 déclan, en portant la main sur «en épée, qu'il était prêt h marcher au neeour* du roi d» France avec cmquunta mille homme», sj l’Autricbe en Armait autant; suit l'Empereor arrêtait tout*! L’Empereur n'arrêtait que des gens fort peu empressé* de marcher avec lui, b moins qu'il ne les payât en bonne* terres d’Allemagne, de France ou de Pologne. - Ln rmœ de France est le meur Sa l’Emparotu1, disait un diplomate pruuien à Gustave 111; mon maître craint que, la piuwano* étant rendue an ni de Prtrncà. la Reine ne ftvoriM trop *ea frère *. -Léopold éprouvait les mêmes méfiances à l'égard de Fred.Ério-Guillaume4. Le traité préliminaire que les deux cours avaient «igné h Vienne, la Î5 juillet, ne paraissait donc point au va» de se convenir en une alliance effective *
À Madrid, leeomta de Flonds-Blanca sa montra trà-hau»
■ LfopaJd ni prïnca, U nrniubn 17Vt. FiDintr, t. 17, p. IM
1 I (apport de McMütier, <* «cioLre — Cf. Fimh, t T, p. SL 1M* Î3L
1 Feu», t. IL, p WA, — Cf Tusithmc, 11, p 113.
* ItMIl, t. I, p. ■ !«.
* BardtelaBiy 4trî»mr J* UkaJrwa, la 91 OCt«l>IW T • L'aqa^d. Pru»a 1 b*
drti (M de l’eirm), t» «ta h<m ^ffaira», il y * p*. 3a p’jre, irai
ijq il-t H* UDM, lia Æl qu'il awit Él3 pcbdlul fpalqvM Jau la CWIte
qiw le Hoî a?q Daltiwd l’Ë opoitui tac T3ulu*c.l trtUrarn! aUaqurr la l'eupec, tpilf n'ftfH ceruin«a"ll plu» CM» pcuféa dan* Je nooicn* préfeal, qai, raoUfri en quelf.ii itwte aur le* djnpen qu iti pourraient craindre de autre rêvulüUua par le* »ami qa*alia aeiu lut, d* prêferewat, aimi <]** loatt» Lm tmrSe pau-
da L'Europe, le nom tiiuar ww aff» Lhr p^ç ppi d^spon», qu m pnn-tempr île rêf;ierïrtrt la Br co-adaitc sur Caire üluttian; qit'anurtmeat, u, « et tu êpfrijüe. «Mie élHHiiaa proie aui rang» i’urvr guarra çîûlf, 9 »at-*it énpottlblt qudi o'ifltEf TiaitariL pa*, au fu'tl etpérail que ueui wmni isaez eegei paur prühiw «f, cet latcrville pnw réparer nm iffaîtti... Ce q.a *tlf M da Radar» é«r>ntrr4t qU« (oui* i'Euro^HS mat L iwm «MC nou» «ffublirpar «a

AlOnUNEMKfft » L’IÏTIRVXKTIOM.
1U tain et très-sceptique lorsque l'envoyé français, Boargoing, lui notifia la raBstituboa, 11 h déclara nulle en toi et extorquée par h t)olance. Maie il reçut bientôt de» lettre* de Vie»se et de Beriii.On Fentendit déblatérer centre la faiblesse delà Prusse et l'éfjoüme de I*Autriche ; toutefois il jugea bon de t'inspirer dé Un r eléûùplft, ai adoucissant le ton de *** discours, il présenta Btrurgoing fe la tour. « Cette politique est un mystère d'inco-ruéqaeonê », écrivait ml diplomate. Lé mystère était simple : l'Espagne n'avait aï crédit, ni troupes, ni alliés; à jnemre <jue la France tombait, F Angleterre devenait plus arrogante, et il importait nui Espagnols, qulqje fiers qu'ils fussent, de rerter sur la réserve1.
Quut aux raitnctioos qui Locus XVI Apportait secrètement à son langage public* k politique consei.lajtâ ces cours de n'en point tour compte, et elles «ffedêrent de n’en avoir point cou-naissance. Les seuls gouvernement» qui montraient du aele pour les affaires de la cour de France étaient le Suède, qui o'y pou-vaitrieu par elle-même, et la Russie, qui ae voulait qu'y engager les autres. Catherine s'indignait de la > tuauvmse fai » ds l'Empereur; elle prétendait « le Forcer da dégainer1». Mais, dans h même temps, elle pestait contre les Toileries et contre Bretcuil, qu'elle trouvait indocile b scs conseils et rebelle h sa diplomatie Toutes les démarches des puissances, disûtr^lle, devaient être fondées sur k captivité du Roi : ■ ou lis pouvait reconnaître d'autres chefs b la monarchie que 1« princes, qui jouissaient de leur pleine liberté *. > Am», de ca cité mdmt, tout contribuait encore * déconcerter les desseins de la famille royale. Louis XVI demandait à l'Europe da l'aider et de contenir le* émigré*. Parmi lea sauve ram*, lea uns consentaient aisément à éconduire les ém grés,
1 BunHMMTEH. p, 333-349. — L/Anglcterre, diMit Florîda-Rl»ci, poulie au ciirfileériral ■ pour enptehcr la France da rétablir » puiisaiitc, et m dédan-ipager d^ponam aux fait d*V richtIW d*f C*1oOLM «plgn«l«* b. Rapport
4* 2ÎWWV, Ï^TCUÏUMI, «p, Ai
1 Tithtà Fenlfi, lû janvier 1792. Feus*, U ll3 p 15L
* Nofa* d* CatLcriuc, fin 1TU1- Ftoilt-lt, l> IV, pk SS-]U
1 tttppoci da Siajingt, * Knaim 17*1. ?!«!»; l. I, p 217,
D igittæd tiy ViOCQlC mma iis ne voulaient rien faire pour le floi ; les autres se disaient prêts fa entrer en campagne, mais ils exigeaient au préalable que le Roi abdiquât entre les maint de rémi^rûtioD. La conduite des princes rendait à Louis XVI cette abdication plus pénible et plus dangereuse qu’elle ne l'avait jamais ^lé.
IV
Ces semaines d’aotrt et de septembre, toutes d'anxiété, d'angoisse et d’amertomo pour la famille royale, avaient été pour l'émigration une saison d’illusion joyeuse et d’étourdissement. La • France extérieure* se croyait décidément un État; cita étalait devant l’Europe une cour et un camp, images réduites et défigurées de ce qui avait été la monarchie française.
Cûbleots est la cour; le comte de Provence y règne *. Fin, délié, sceptique, insaisisssble fa autrui, trop nonchalant et trop indécis pour se saisir lui-même; fugitif et subtil jusque dans ses calculs intimes, ne montrant de conséquence que dans son parfait égoïsme, ce prince n’avait encore révélé aucune des hautes qualités royales que l’expérience du pouvoir devait plus tard développer co lui. Il s'abandonnait aux séductions d’une royauté d’avant-sccne, où il apportait plus de vanité que de véritable ambition *. Il n’attendit pas, pour agir en maître, les pouvoirs qu'il avait rédamés de sou frère. 11 enfreignit même les iDAtructions réitérées de Louis XVI, enleva au baron defireteuil m pouvoirs et pnt personnellement 11 conduite des Dégo-
1 Voir Lft HocffrrÉHir, CorrwpondanT, t*XCVlU,p. VH et suit. — GtmûT, Gautw LH, I. Jl, p. U7.
1 « Momie^r, d'tôit dû émigré,n'est pai fâché qu’au «ni persnddrde la nblülf de son frère, car cesl iur la croyance de cette ntdEté q<*îl écfaafiuds *• poli-tique. « IMentetref <fe GopUrfat, rd. LetctaC, p. StO, — ■ Jl y i, écnviù Jt H*ina, dan, c* cdËur pk» d tttrttr per»nn«l <pn d‘afT«et«ni pour ton frère «t HrtHDSüBeitl pour tnOi. Sa dauknr a ^té tante ■* rie dent pAi être uc le mailret cl ntttc foreur de le mettre X la plri* de Wttlet fait que crojcrs dcpieu ne» iv > ln'itii, qui lui doiinent l'&rtJ&iun de w mettre en Hiant. e À madame dt Laïutadlc, j ■ lut 1T^1. Fstu.i.ktl I, 11, p. 1&8.

■J r dations l. Il orgtnua tu gouverne ment, ihc Catonoe pour premier miubtre, chargé de la police et de* finance*; il choisit l'évéque d'Ams, Bf. de Coiiaié, philosophe, esprit fort, galant homme et Mn* préjugé), pour chancelier *. Vau-dretùl avait h guerre, *auf h consulter, pour le* opération*, le prince de Coudé, qui devait le* conduite. Ce gouvernement eut d« ambassadeur* en titre : le baron de Fladutanden à Vienne, le baron do Boll à Berlin, la comte Enterhuy h Péterabcnrg, le baron d'Etcan h Stockholm, iiûi parler de la nuée des secrétaire* improvisé*, dw nucion* volante*, et de tou* 1m diplomates volontaire* qui foisonnaient dan* cette cour d'omF», je» inquiète, oçités, avide* de m faire valoir et désireux de courir le monde, ne fût-ce que pour ae divertir
Pour compléter la fiction, Monsieur réunissait h Coblenti une femme légitime et une maîtresse en titre. Madame passait depuis Ion g tempe pour une épouse dé aiuée. La malireue figurait parmi eu* dams* d'honneur. Douée d'ub esprit naturel, plt* caustique qu'aimable, hautaine, sûre d'elle-mAtne et de son influence, madame de Balbi k plaisait h tenir à ae* pied* des courtisans dont elle ae savait parfaitement détestée4. Sou service terminé chez Madame, elle recevait, et c’est dans son salon que le comte de Provence tenait sa cour. Assis pris de la cheminée, appuyé sur une canne dont le pommeau était découpé de façon h dessiner sur Je* mur* la silhouette de Louis XIV, Monsieur te livrait doucement * ion goût pour le bd esprit, il ne demandait, dnait-ou, ù M cnailrcuE d'autre complaisunce que de lui donner 1* réplique en ces dialogues précieux, et d'amener te* boni mots. Indifférent au* plaisir* comme aux affaires, et moins soucieux de régner que de paraître, set amours s'écoulaient en marivaudages, sa politique s'évaporait eo dissertetioi * et son goavemement en épigr^snmes.
>V‘”X'rurà 1 j«ilki tTïl Fbfiimt, t- ll,p- ISS. — l.a Peine à
Feiürn. * juillet Fkmi», i L p. 14*.
1 Fnutioi, Hitttnv? grue rail dit einigrri, Fini, iUl, t L p îlfl
* • 1, Hpril de CitLIma. - u'élait relui da tou* lai rii.i'nl |i^>-«il - *1* e.Hif* «i qui s’enirkieni * Sautfnirf du e*** de CeMadrj, F«n*, 1**3, p. H,
* Goal*»**, Aa^cNirr, p. 10-10.

La comte d’Artois n'y mettait point tant d1 apprêt. 11 aimait ardemment u ne femkne tre*-paMM>mkéc, madame de Pblulron, et m «occupait que de l’aimer Chacune de» deux maîtresses mit ac« Cdeles qui se déchiraient h belles dents1 Les deux frère» »e dénigraient fufi l'autre : leur* ministres les dénigraient tons les deux. Dut les petite «unités où il pérorait, Galonné disposait des ponce» set maîtres avec la même impertinence que de le France et de l’Europe *. La France et l’Europe lui laissaient des loisir*; il employait à exhaler contra ses rivaux le temps qu’il oe donnait point an jeu ou au lihct-tinaye. Breteui!, qu'il avait hit éconduire, déblatérait contra loi et cherchait h traverser æs desseins 4.
Il an allait des ootenes royalistes comme des clubs révolu* tfonoaire* : Iss extrêmes y dominaient. On y raffinait sur lea priumpa, et J’m eu arriva trè»*vite a qe trouver de vertu que dans U violence ut d'orthodoxie que dar» le paradoxe Ces gentilshommes, très-frivoles pour la plupart, ne se piquaient point de philosophie; mois leur* idées, pour être plus étroites, n’en derenaient que plu* absolues. Un fanitisme de boa ton exalta tout à coup chez eux l'esprit naturel le ment arrogant et intolérant d'un noblesse très-exclusive; on les vit excommunier tous ceux qui sa m rencontraient pas sur la même ■ ligne géamétrique d'opinion»* ». 11 fallut faire ms preuves sur la foi monarchique comme 01 les faisait sur la nussance. a Quand deux émigrés m rencontrent, ik s'épurent ■ f diluent
» ■ nfadwat» rol»m, nutrcwe ton* fa ■, le «mw d'Àrtai,
voyait fai» ma ■>■ hérM, MO* woger qae, dim n biu, il oubliai! la
gloiH et lipvMii Im afTai'v». Son ur fa faueei? et fa Mnié fai rat acquis io«* Le* «un, Eh toapnnt M, h comte d'irax* 4 Hanrï 1', *11» m (touthi. tout aatunUenrlM fi*briaUe, b>λ le grand Henn un paunt jim fa*» Ui j»nr* ■filiale hoam ebu «a joaLircw, et l'on a'éuit p** oiifaé de l'y alhr cbenber fais <fu* ma 4nwr l'appelai adl*u», ■ Co»Vi»u, Sawnnm, p. iy».
* Euaolia 1 0<à— ■■ia, U août 1.7*1. Fiaun, L 11, p. K4.
* üoht*»«j, jouiotm, p. SB — Cf. fd , p, il. — Stediof|k | Farm, U j»<k-
vlir 179*. Faoua, c. llt p. 140. — JtfrnsoiMj FitDinxr, t, IV^
p. ».
* Voir h lettre fa Mûimer, du 13 attobrr 179t. FtuiLUr, ■. IV, p. (U.
* Mur,vr an P*a, 1.1, p. 3TQ — Cf. tJ>t p. I7B, 35fl.
Tes contemporain!1, « La séjour daCoblenti ma parut cotai de 'Versailles, d'an* maniera «wora pka bidens* ■, rapporte un émigré dissident, du parti de Ea Heine, c'était • an cloaque d'intrigues, de cabales, de bêhses et de singeries de l'aacienDe cour. Je quittât G ob lento en secooenl la poussière de net pieds, roc promettant bien de as jnmai* les remettre en ai nsovau lieu*» a
Le camp m tenait h Worms, Cobtenu présente en raccoard et an ralief tout le* vice* de te noble*** à la crar ; Worm* ras-semble tau les défauts de la noblesse à famée *. L’année cependant demaue bien supérieurs b la cour. L'esprit y est fou, mais c'est une folie cberalerwcpe, et chacun se prépare à la payer de son Mn(5* Le cbef commande, et en le suit. Condé, qui ne laissait point d'ailleurs de faire en sa résidence épiscopale par de parade de sa maîtresse, madame de Monaco, était idolhtrd de sm soldat*, «Lesieur de lamontagne,raconte l’un d'eux, n'avait pas plu d'empire mr ici disciples que >e prince sur les gentilshommes da son armé*. ■ Très'Cspabl* de les entraîner au combat, il fêtait moins de les discipliner. On compte environ dix mille genlihbommea émigrés à la £a d oo-tôbre; oa espère réunir de quinte i dtv-huit mille hommes ea février. Cette troupe présente beaucoup d'officiers et fort peu de soldait. La plupart sont venu pour commander, et n'oal point de goût à obéir. Ib narguent leurs officiers improvisés et jugent bumihant d'appreadre, d’inatructem médoia, resrmee d'ia-
* ■ On •Hiçrtkt t— a, MU *c mdlHnt L &Alnfe 1 |wudr* MM
ü» d< qaalrt grnblitaaBci qn r^mUi<4t 4« taon pnaci|>ai « éa Itur HU* cboMrtt à U bonteua*. • FaiaiÉiiu, t. lit, — D'AnoniLM, Sftaoiw ttcreti, Fana, 1K3-B-1S43, t, 11, p. tu*. — Çf > HMUMovtLi*, p-TO.
— M. d'Avany cuit napsci ■ tfapparanc* ds dmacrins i, Os lai prtcxt os wot i • Lo conta S'Àrtau aat pur, j» a* 1* «tria pas. • Fuaaaao*, t I, pr
— Voir LiRoeamar*, "p. rit, Cerrttpemlatt, t, XCIX, >. lîl-ttS, — Mî BP F*>* 1 1. P Ml a MUT.
1 Atciuii, Mcmami p. Kl'SSl ™ « C*a« an fayar d’inin g vi ah»
■i rubiea ■ , «cnvai l Fonça, La* lodi, A CritiTi fil Fairu.ar, t III, p 43t.
— Vw URwirmii, Carre^oa^M, L XCVII1, p. t XCfX, p. S7B.
•V^r Ll looutuu, Can^pvUut, t, XCVIII, p, UO-ftâ«i t. XClX, p. llTdtt — Omw, tri, t 11, p IV. — b, flVfftf "(TœFI jpSTd'jdit'U1
111. — Cncni rrt £a ^rr’Ft^re uihtrtM prWJifrpir, taru^ a*. vin, ^RUf rttt i——atr p. XT&-1M. — Unuu, tautaut, p, 10>M huterie avec tl47s bâtons,à défaut des fusils qu'on ne peut leur donner l. Très-animés cfailleurs cootre Cobletitz et les princes, ik s'accordent pour les accuser de lenteur, d'insouciance et de faiblesse. 48 Laissez-] es reotrer en Flan ce,di »ail h grande Catherine avec cette ironique bienveillance dont elle les environnait, il 5 a toute apparence que, pour peu que ces pntices soient digne» du sang de leur» veines, il» feront trcs-bicn tout seuls leur besogne... Il ne faut, pour cela, que quatre ou duq ingrédients qui ce sont pus si ditficilei à remplir : courage, fermeié, magnaa imité, Mgeue «t le jugement conretuble, pour mettre toutes ce48 pièces à leur place48. • Cette grande princesse en parlait fort à son aise. A part le courage qui ce détaillit jamais, ces ingrédients étaient précisément ce qui mua quart le plus am émigrés.
Us gardaient encor® quelque masure avec le Rai avant son arrestation. Jla n'en observent plus depuis sa captivité. La monarchie passa avant le Boq et la noblesse avant la monarchie, Ils forment sous le nom d'Cfaiofi rfej provinces une sorte de ligne qui se mai fiera dau toute la France, si cLe réussit b rétablir la royauté, elle placera les Bourbon48 au rang où Guise el » faction prétendaient placer les Valois, Le Moi ne sers le chef do cotte IQjjo quo pour 5 obéir 11 régnera: les rjoblw gouverneront48. En attendant qu'ils assujettirent Louis XVI, ils /insultent. 48 Jamais, rapporte Goguelut, j48 n’ai ouï parler de Louts XVI avec autant di [révérence, Le pauvre tomme, it f06-veau, le C’étaient les courtisans de Monsieur qui avaient
misa la mode céiquaiififtûliôns mjtiri èttsei 48. «
Les pnnecs avaient protesté d’avance contre l’accepta Lion que Louis XVI pourrait faire de lu constitution. La lettre qu« le Roi leur fit tenir par H. de Cotgny 49 renfermait le» observations les plus seiuees et procédait d'un instinct bjstcriqte supérieur. Elle faisait ^rand honneur a Barnave, qui Tarait inspire?; elle ne toucha nullement les princes et ne modifia rp rien leurs sentiments. La criminelk absurdité d’une alliance étrangère at Fini possibilité d’une contre-r évolution, 1b nécessité de réformer la monarchie si l’on voulait la rafle noir, toutes ces leçons que donnait Je présent et que confirma l'avenir, y étaient déduites avec Fermeté. « Quand on pense, concluait ce mémoire, quo, mêmeavee des armes partout victorieuses, Le conquérant serait forcé de composer avec l'opinion publique, de ménager tous les points sur lesquels elle est invincible, c’esl-h-dire de rétablir à peu près tout ce qu'il aurait voulu renverser, on est forcé de convenir qns le projet de faire la guerre à un grand peuple, pour le forcer de changer ses bis, n est heureusement qu’une folie, ■
Lorsque le» princes apprirent que Louis XVI avait prêté serment, ils le désaveu créât publiquement, et dans nu billet qu’ils lui adressèrent en secret» ils ajoutèrent, t propos des cofislitut^oQoeb : ■ Si an nous parle de la part de ces getjs-lh, noua nf écouterons pas; ri c'est de la vôtre, nom écouterons, maie nous irons tout droit notre chemin ■ Le chemin qu'ils entendant suivre «*t celui d* h conquête pure et simple- Leurs moyeni sont élémentaires : pour persuader, la menace; pour SQumettre, la force. Le mot d'ordre est : * Point d’accomiDO-
dement • La guerre qa'ih forant prendra M ■ eamrfère d’une guerre féodale * ■.
Huis cette Force en quoi re résume toute leur politique et sur quoi m concentrent toute* leurs espérances, ils n'en disposent est vide, leur signature «ans crédit. En fait de finances, les princes a'ont h administrer que leurs dettes, et tout Part de Galonné consista à en différer l'acquittement. Ils sont réduts aux subsides,c est-è-dire à La portion congrue, La gêne commence : ils la bravent dédaigneusement ; nuis Ica créanden allemand* ne s'accommodent ni des ajournements ni des impertmeuces. Ils témoignent rudement, & leur manière radique, que leur» hâte* les incommodent et Leur sont onéreux *. Les émigrés feignent de ne s'en point apercevoir, et payent de contenance. Connue ils ne trouvent de reuourca que dans lu présomption, ris en abusent. Ils ont pris le parti de s’imposer b l'Europe, et de ï engager dan» leur cause eu l’y comprootettanL Après l'entrerw de lfsotoüe, il* ne parlaient que des armées et de» millions qu’en leur avait promis. Après Pillmlz, il n’est bruit par-mi *<ix que d'smprants, de garanties, de traité* et de coalitions contre ta France*. Lorsque te comte d'Artois revient de ce voyage marqué par tant de déconvenues, ms parti* «ans lui préparent une réception triomphale, et les agents des princes »’en vont, réclamant partout l’exécution de ces prétendus engagements que les souverains ont péremptoirement refusé de consentir*.


La ministère anglais les congédie sans ménagement. Pitt juge les émijréfl-comme faisait Horace W al pôle* qii les trou-
■ Mtiw ne P»», t, I. p-
’ Pdhnc i Le WUrA, W deembre >791. Cw-wjmMef,, t. fil, p Tt9.
1 Furriti, L 1, p, 60,109 — Bsuuri. L l.p, $9^2113 — PaiLtiPiD», t lî,
р. IA —— ViiRSkCK» vos £a*i, t- l, p, 84—Sfl. — ■ On ao’» Maure .1,
4j4>-bmI vu d*n« U« vdlu lia y Lwocaop, mm wu
îmh fujttr, * Katxhjahey L Womniaf, Berne, <7aott 17QL ArtAiva
с. XV tll, Moxnd, 1880, P. CL
* ■Mflrie.AumitiBttE 1 Blfircy, tft irptcmbre ITSi. Ainiva, p. iOft.
1 flfrmcirc A f£rapfreur « «■ rui A FruMe, 29 nû, 1791. FtinlIT, (, Lt p, K». — 14 Rocimui, i. XCYtll, p.Mli U XG1X, p. LU.
LÀ RÉGI J et DI MÛiaittTB m
v»it menait. îlfl b50«bI pan» mi, m Aigletare, qtw Burka, dont l'esprit «actif et iltnafîinaüoa chevaleresque s'abusent luara chimères; «ui« Bnrks m l«ar offre qnu dus disetnart et ne leur envoie que des brochures : le moindre prêt d’argent ferait «Dieux leur «Haine Léopold et us eemoe l’ADgiotuTe. La roi de Prusse y net plu de fcnnes.
La cour de Beriiu offrait le pins bemi champ de mode aux eiri'TflWJ de l'émigrat!oa_ üu officier tniu«, la baron d50 Rail, murecbal de camp snaerriu de Prance, uses lourd et empêtré d'apparence,QMia insinuât arec bon ho mis et rompu au cabales, y déplais une diplomatie ausi souple qu'eatreprenauts. Il trouve bq auxiliaire inattendu dans un pertooDftge fort équivoque, que Iùd va voir tremper, dés Ions, dau toutes lés ûég&eiâti ans su i peo-tea de ce temps. Cc50t un baron alsacien, Beyman, qui servait à l'iméi de Boa i lié an qualité da maréchal do camp50. Forcé d’émigrer après Varenoes, il se réfugia en Prusse, où le Rot l’employa dans son état-major. Mélé, «a Franco, h catle noblesse brou lion ne que fermai, le désir des noinreaatés, le besoin d'agk taftion, les pasaoo» de coteries, bien p Jusque -Tentbousiascuc philosophique, avaient jetée dans h Révolution, Haymnnn passait pour orléaniste, R connaissait BCrabcan, fréquentait Biron, et se ru a contrait çk et là avec un homme peu en a ou encore, réduit à tracasser dans tes awluaee du théâtre, mais que tes événements alîaicot bieafot jeter wr le devant de la scène, Dumeu-ri« Ces liaisons très-diverses perroettaitnt à Heymann de servir es mémo temps les partis tes plu opposés» 11 m faufile entre tes deux campa, pas» de l’on dans f autre et joua tour a tour les personnages tes moins suivis, L’inconristaoce d’us caractère trop enebn à rütrigua, te beuoîw du ee donner un rôle, use obligeance d'homme importent qui veat paraître dans toutes leu affairas, la ooqvutterte des nuntés brillantes ci des grandes relations jointes à an natarel serviable et h uns UMonteslabte fidélité dans les «ttadiesMuta personnels, faisaient
Cfl politique tuba kerno un confident précieux et «m collnbn-Mtt'ur infiniment utile. goûts, tu fond, étaient pour Tém-gratfon, et wrviçci pour le roi de Pf^W,
Bitcltoffswerder te fit auprès de ion maître l'introducteur de ces ambassadeurs apocrYpItea. Le mvstago^ue quulifié de Frd-drrîr<Gu llaume et Im empiriques de rénagiation ■'«■tendaient « demi-mot, se dupaient à I envi et mj considéraient respectivement comme de51 brouillons, «non comme de51 fourbes de haute volée. Il51 effleurèrent ensemble les sujets le» plus sca-breus. SischoffsvTcrder insinua • qu'au moyen de quelque» tocrîfices de frontières de la France, on viendrait aisément au Secourt du Roi 51. L’opération consistait b attribuer aux PniEaiena la part palotiua de la uiccenion de Juliera, ce q51)i les arrondirait sur le Rhin, Félecteur palatin se dédommi gérait avec une portion de l’Alsace; l'Freperetir prendrait le reste et trouverait dans la Flandre française le surplus de ses convenances1. Le» princes réprouvaient cette contrebande; mais leurs ajenta m écoutaient loi propositions avec u» certain etccs de cemp aisance, et c’était sssci pour qu'on les accusiil partout de s’en foire les complices 11 a’en fallait pu» non plus davnn Lige pour ressusciter dans lamé de Frrdéric-Guillaümft le génie lucratif des croisades tenta niques t le ministre, Schu-Imbeurg, revenant un jour de Po’sdnm, s'écria : « Le Roi veut
LÀ RÉGENCE DE M0S3TEURJ !9l
Ta guerre 52 ! * C'est ainsi que tes émi fris se croyaient îûrs de la Prusse.
Gustave 111 était parfaitement sincère dans ms promesses, mais il ne pouvait donner que sa parole et en gager que ton épée. L'agent des priâtes, W. d’Eurs, éprouva en arrivant en Suède, vers la fin de septembre, une cruelle déconvenue’. Il ? attendait a trouver une flotte sous voiles et une armée prête à s'embarquer pour te Normandie. Les ports étaient vides, les arsenaux déserts et le trésor b SW, GVJteit la Tsarine qui devait fournir les convois, les homme» et l’argeat. Gustave III en était encore à négocier avec elle l’alliance dont elle Se leurrait depuis leur traité de paix. Les princes se voyaient donc réduits à so liciter les grices de celte impératrice, et ils y apportaient tous les raffinements de l'adulation, Leurs ipitres tournent au dithyrambe, ils tombent dans une sorte d'extase en songeant fa ■ l’intérêt dont fille daigne honorer leur eau»». Loi écrira, « c'est, pour ainsi dire, tenir conseil en sa présence : Ella ne saurait croire- combien cette pensée les exalte! * * Passant Je Rhia ne fût-ea qu'avec dix mille hommes, nous en aurions bientôt cent mille : le génie de Catherioe 11 marchera devant nouait ■ Catherine admet ■ au cour L'envoyé de Monsieur, Es— terhazyjelle reçonnatt le régent; elle lui envoie un amhos&â-deur, le comte RotiDiantsaf; elle lui fait présent de deux millions de roubles; elle rengage fa lire la thnrwdi, et fa ae pénétrer du génie de «on aïeul qui régna :
Et par droit dis conquête Cl |rtr droit de lacttSrte *.
Mats pour le surplus, dieu réserve. Il n'est point d’encens, i’ht-ce celui d’un Bourbon, qui soit capable de trou b erun irisLint la cervelle de cette éleve de Frédéric. Sa politique ne se rcgle
LA COKflTITUYIOIV — 1711.
que sur 11 mwm d’£tat : cette raison lui dit que l'armée dn , prince» est une anaée ■ sur le pa pier « , et que leur» re»»ourccj sont toutes «u ■ eqtérasces ■. Elle «visera vers le printemps prochain * ans moyen» d’être de h partie, d fa» dvconstinres le faiparrD«tt«et1 • , Toute***• répopus«Kxrt qua J« pumpanaas et aurquniaes défaite*. U plaît aux prince* de «"ea abuser, et talonne, qui acjowne A Londres, eu U n’éproawe d'ailleurs que des déboires, écrit à l'uia de eus auuu, vert fa fin de septembre : ■ !t?u crann—aw^oa» à avoir de grand* moyen», , Las prisas viennent de recevoir an» dépêche afEar^uease, sublime et déd-«m de le usagMim» souveraine de Russie* I •
faîte* quelle peut *. Ckarle* IV préleva sur l’or de* galion* une part pour M* comdb. Il* reçoivent d’abord M4,ü6Û phastje*, puis un ntüian. Le Roi en pnenet dès à Coati ve <Hf mu* for» de fubaide*. Il parle de marcher h la tête de se* troupe* : êl ■ 15,000 Aouamea tu Catalogne et lèvera 90,000 Sm«M« Cette expédition ■ appaiera *nr «e tion royaliste. Le* émijpéilafiMiientêntdsm le Midi. Elle éclate a PerpignuB, «lia «vectu, et TEapagua *« madère. « Qeavode* tôt* attendre de gen* qui iflnt pin* occupé* de leur* plaisirs que de faura droits! disait F fonda-B lança. C'eut madame de Monaco qui mène la politique du prince de Coudé, et madame de pülasiroi qui mène celle du comte d'Artou*. « Ü n’est question jHunü4es diplomate* que dm «mbamu que le* émigré» causent partout, des importunité* deat H* excédent tant h monde. » 11* ne seraient soutenus pur aucune puissance étrangère >, dit a Barthélemy le ministre de Pfusk à Londres, M. deRedern'. Nais a'ib ne parviennent pu h entraîner l'Europe dau* leur querellé, il* ne réussissent que trop, par leur* forfanteries, à exaspérer le* Français* II* suit «sseï aveugles pour ïen féliciter.
iCathariaai a»*i 179t. PamLLtr, c II, p. *99.— Hépoct»
* EhcfAmt* *pt™bre iïlii. F<niLL»tà t. Il, p. 35T.
s Rippoct fa BanbeJeBky, M «ptemhr» Hit.
■ Bxowubtk P SSMU ‘Ko-umw.f Stt
* 111(1“"'“ faBirtkelamy,* aotabr», lu* «kerubr» 17K.
T
La famtlh royale s* l'émigration, qui attrodaiCDt tout iTune interverti on de F Europe, k»ihdtBÎei*t uns pooroir l'obtenir j h France, qui en redoutait tout, travaillait incarne ietnment à l'attirer. Il fallait, pour émouvoir ke roi», que i* Révoluüoa la* atteignît dans krara intérêt» propret ; c’est À quoi h Bévobv-tion marchait en crt lutotoae de 1731.
L*19 eapteoabre, la le* dama in du jour «à, pur Fncc*pt*tiùn du Rot, la conetitntiao était devenue la loi fondamentale de FËtot, l’Anetnblde décrétait la réunion d'Avignon et dn crantât TeiMiuin h ta FrtnatL L'Atectoblée avait envoyé des conUEn»-Mires dan» le Goatat pour désarmer les partis1. Les partis m désarmèrent point ; ka CMumisMirea revinrent a Parie apportant des vœux de réaction émis par la majorité des habitants du pays, «t déchrêmt que cette tdaaien était le seul noyan da suspendre la plu* atroce des guerres civiles*. 1/affaire fut reo voyée aux comité» qui an vraient déji cqddïl UsnoU présenta nu rapport dan» la séance du 13 septembre. 11 conduit a la réunion*. Les argument» étaient épuisés. Mnnry esaaya de combattre le projet de décret. L’Assemblée ea Fécouta point. La réunion fut votée, Le décret cdbmoi l'équivoque que avut coMlamnant obucurd le débat > le droit ancien et h dm* «cuveau y étaient invoqués conjointement*.
1 Voir ci.doena. p. MO.
* Il •Opt*»br*, — AFoBtJinir,t. IX, p, <3t.
* Sir 9* «mmmm» ttHewi <SÏ,*H9 nuvtti, ïi iraient raté : M l’étaiert proMncén peur I» rrwïonb 19 cooirv, *ï l'ecaietu ifaawiiun. Lé| cooraunn ijai mint adopte tartinoi rtprp-wnlaLant 1B1,Q»5 riloypu»; «Ha» qm. ara itof rapaoaaéc « rcprc«euta»w< 51,813, or biqMli 30/MT Malmeat inwni mit Ma n>M Wfalif-
* * L/Amaiblac ualnnulu déclare »u'«n mie 4e* 4n*Hl 4e I* Frttrt* Mrîtt Ftala rétmw 4TAnpMn at 4« eoAtti V*«uimih. «t ttnlorw^trent *n *•* librwnant «■■■* par h ■AjoiïtH *hi nunnuaat a* 4m aiioven* da ce» deiti pif» pair Un ■noarparfa à la France, eesditt ÊUL» feuai» À Avignon ■( du Contât fou* dfo •• menant parti* ntlgmie Jal'IntpM»fcn^tw. a
L'Assanbldt: s'etlrmail quitte entera tous le» principes, le» «en* et cens de l'Europe; «II» se jogesit cei»«qvente avec die-même et irréprochable aux yeux d'iutni. Elle croyait enfin avoir eoispé court A toute* te* réclamation* eu décident que de» négociation» erraient ouverte» avec la cour de Rome « pour traiter des indecunîté* et dédoeanu^cinent» qui pourraient lui être du» Les légistes qui remplissaient le» eamitd» oubliaient que le juge du litige n'était point un parlement de jwtecCDCultaB devant leqaaf on srgimwnU, et qui tranche le procès par de fine» distinctions* te juge, c'était l’Europe. Moins uwcitiue des mots que des choses, fort ind.ffé rente en matière de principes elfiort déd a ig occire des textes. aile jugeait te&inUn-tioos d'après les acte* d les décrets d’après les conséquences qui en découlaient. Le» observateur» avisé» ne as méprirent point aw celles da tole de réunion : lesducuwon* qui l’avaient précédé m laissaient point d'ulleun d'en éclairer toute la portée.
• 11 est évident, écrivait le comte de la Mardil, que d’après cette conduite la France va être es véritable état de gjerre avec tou» tes gouvernements; alla tes mesurera teri cesse d'insurrection» chos eux, cl les intumcüone la conduiront h la Conquête. Borna détrônant les reu, quand le* peuples m mettaient •mm sa protection, n’avret pat d'autre système... il est possible que quelque» tètes folle» de te nouvelle Assemblée profitant de r<nthoiisîa«m« d« la réunit» pour faire décréter nue invasion doua les PayeBa», en représentant les menaces de» puiiUiceBcomiirede» hostilités,et avec fa conviction qu'uuc nouvelle insurrection dans la Pays**Bu cnit pour la Franc» un» barrière de plu». D* là à rinsurredio» du pays de Uégeat de Ho Lin ode, il n’y aurait qu'un pas .Toit esta vous paraîtra far ch bien! pour la prochaine législature, telle qu'elle est composée, des mesures eus»» incendiaires, aide** de i'ambiLaa de H. de LafayeUe, paraîtront fa chose du monde te plusumpte. s
C’était voir chirtœtnt. Le» P«y»-Ba»f de tout teenp* le tbialre des <oj»]itete4 de te royauté, étaient destine» à ouvrir
» A Mweyr£L <71*1. l HT, pu ftiA. le premier champ au53 annexion53 nationale53. Tendî53 que le principe de ce53 rénmoDi développait en France, <es occasion53 de J53appliquer as préparaient dan» le53 Pays-Bas. Le gouvernement restauré de l’Autriche essayait d'y louvoyer entre tou53 les part»; Il les mécontentait tous. Tojs s'accordaient pour délirai uns nonvellaravolutian, fa« aristocratie53 au»i Bien que (m démocrates, le53 ancien53 statut54 nassi bien que Voock etsc53 ami53 qni s'étaient rdlvgidsen Franc53. On y ancourageait leurs jUcmmm54 et l'on y favorisait leurs préparai! fil de revanche. Lafayetle» Brissot, Camille Destnoalina s'efforçaient de les persuader que la France fai aiderait a fonder la république des États-Unis des Flandres, rêve commun des patriote53 bdçee. U n'était point jusqu'au minutre d53 France à Bruxelles qui no crût da son davoip de travail 1er avec se53 secrétaire53 cooire la dahod d'Autriche1. Leurs manœuvre53 occulte53 tanafairt encore plus de fis trique d’ancien régime que de là pmptgbftde révolutionnaire. Cette propagande s'était exercée p tu53 d.reclemeol h Liège, et c’est laque débuta le fatur mi sistre de53 sffa res étrangère53 de La République.
La raisuraupii de J'évéqu53 de Liège av^it inivi çdte de gouvsrnatnent antrichiao aux Pays-Bas. Soutenu par le53 troupe53 un VEmpereur, « prince procéda à uü< centre-révolution absolue. Les patriote53 liégeois ae retirèrent eu France et lA53 durent de s’y organiser. À leur tête se trouvad an aventurier, fort lubaiterw et Tort obscur, «pat fa53 plus étranges contre53 coup53 de la fûrtnne devaient mener bientôt h occuper la plan de Richelieu, de Mazarin, de Lionne, de Torcy, de Chotsettl, de Verganaes, et à diriger la politique françnifa dan53 n» dea plus gru(|ea crues d e l'histoire de France 53. U se Donnait Lebruo-
Tondu. îfé fc Noyon en 1763, il était Français d'origine, maie fart cosmopolite par ses goûta, per son édufrik» et per m Garnira, si l'o® peut appeler de «e 090 icifantasque*détoura qui le ramenaient dans sa patrie es qualité de néfogré liégeois. Bonnier do chapitre de Noyon, élève du collège Lonis-Je-Crand, il entra au eécnineira et reçut lie ordre* : cenaneil montrait plus de dispositions aux mathématiqura qtf S la théologie, ■« eupé-rieura le firent admettre parmi lea pcitionnaires du Bœ à l'Ûb* territoire, Il y demeura peu. Il avait négligé rt«l ise pour cultiver fa aœncej il abaudoam fa sue nos pourl* guerre, et 1a guerre pour Jet voyage» : après ■‘être enrôlé, il déserta La hasard fa conduisit a Liège. On l’y voit succemvemeot précepteur chea an èchevin de fa aillé, Ocasmià cl et an libraire, mpnmeur pour «on comptent gwrtiCT. H tirée le Jvuntaf générai de rËarope, qui n repaud avec un grand succès dans 1rs Pays-Bas et sur k Bhm. Dana Feurrice deu Bouwlfa prcfMiion, il étudie h bâtons rompus te droit public, recueille dea bribes d1 histoire, ramemblt, h travers lea lectures hâtives et les coo-Tcrsationsde rencontra, des dotes incohérentes ourles hommes et sur les choses de l'Europe. Il accu mêla ainsi dans sa tête un foirai de connaissances. Un eerim bon sens natif et une heureuse étroitesse d’esprtt lui permirent d'ordonner -ce fou il 13 avec plu» de profit qne «'aurait pu faire au hnmffiê de plus d’imagmutiob «t de plu* dé rr^oorcea. Lebrun était médiocre •t sxslté, plus médioera encor* qu'exalté, ee qui, sans te sauver de l'échafaud, la mna ati mains des tragiques folies. Avec ceia lient, chslcureai, ouvert; il noua des amitiés fort mêlées, dont d bra grand parti pins tard et qui foraDèreut le fond de sa diplomatie.
Revenu b Paria, il y ciïnmjt Dumoonei, qui le fascine du premier coup d’œil el qui le domina toujours, il se trouva introduit tout naturel tenant dans la société des agitateurs révolutionne! res.
BrtMüt y tenait le premier rang et y donnait le ton. On y rencontrait, autour de lui, Maret, qui s’essayait alors dans le métier de journaliste, Hérault de Séclielles, parlementaire déclassé qu'aue grande farta**, de belle* RMUfti fera, l'habit ud« et le goût du monde poouaieut * se nfaùe per h brigue diplo subquc, dans U société nouvelle, h ntuitio* que ses epimotu Luj avaient fait perdre dui l'eneienne ; Danton «nbo, qü« i éie-voit «u uilïcu duchaos de la démagogie et, par échappée*, portait sur l'Europe «a curiosité menaçante55. Datas cm mêmes cercles fréquentait us secrétaire de* Jacobüu, plu ou mom* client et officieux d* Mirabeau, «t nomad naguère, par Fin-Bueace du grand orateur, ministre réfident b Liège”; c'étaLt an aneiea lieutenant d'infanterie appelé Boone-Carrere, employé per Vergermei dam divenei bjssiom en Angleterre, «ut Indu ai an Afrique» Répandu do» lotie* le* cote rie* muu appartrair précisément à aucune, il remplissait ei France, auprès des réfugié* liégeois, la jnteuon que l'évéque de Laégc lui permettait point de remplir h sa cour.
Tendu que» «çumulaicot, en France uénM et sur les frontières, tant d'élémenti d’incendie, les électeur» procédai»tb la nomi nation des députés h l'Assamblée législative, et la comrt italien était proclamée dans tout le royaume, au milieu des lémoi-gouge* de cet enthousiasma dociLa, banal et nasfdont lu peuplas saluent toujours les nouveautés. Le temps était aux effusions, «t Von peut dire que la France entière sacrifiait avec allégresse au dieu inconnu I Peut-être ks imo, fatiguées par deux ans de révolution, s'cxcitaicnt-eilcs à le apc rance et entrait-il plus d'ellort que de véritable élan du ni ces manifesta tons de fa pôo-fianee publique *• »0i fit d» fe Le s comme si l'on étau heureux,
dît un contemporainJ commauda de® réjouissance® pour ee persuader que tes dau g ers étaient passés. Ihemblait que h flévo-llitian fiùt achevée et la Liberté fondée. Toutefois dd se regardait les uns les autres, comme pour obtenir de son voisin la sécurité dont on manquai soi-méme. » Le 50 septembre, Louis XVI «e tendit à l'Assamblée : il renouvela les d scia rations qu il avait déjà faites de soo amour pour æ peuple et de sa résolution de faire- respecter lu droits de L'État Les députés accueillirent ses paroles perdes acclamations réitérées de : Vive le Roi! « dire, lui dit Tbouret qui présidait, Votre Majestés fini la Révolution par son acceptation si loyale et si franc te de la constitution. » [l ajouta que rassemblée avait achevé ses travaux, et les députes ss séparèrent. Ils avaient décrété la paix an dedans et au dehors; mus la contradiction régnait dans les principes, l'hostilité couvait dans les âmes, et, au dehors comme au dedans, la force des choses poussait aut conflits. La même coustilutiou, royaliste et pacifique dans ses articles, devait, par la combinaison naturelle de ses éléments, conduire le peuple français à la république et à la guerre. C’est ce qui s'annonça cldruneut dès le® preooiero séauco de rAssemblée législative.
' '■liiifi di Stiu, CaviïèHiflMu, t* pvûct <&. iun.
LES PARTIS JT LA G 0 E fi B IL
LrAssemblée législative se réunit le 1— octobre. Elle comptait Ï45 membres. * Jamais il n'y eut d'assemblée plus jeune, tille apparut comme un batail ou uniforme d'hommes presque du meme âge, de mëfte classe, de même langue et de Blême habit. Sauf Condorcet, Brissot et quelques autres, ils sont inconnus » Ils sont médiocres aus», et sans aucune expérience des affaires, La droite, c’est à-dire désormais les constitution-n-els, ne compte qu'une centaine de membres. Avec ses alliés très-incertaius du centre, ce parti peut réunir 160 voit. La masse flottante, environ Î5O dépurés, qui fait la majorité dans toutes les assemblées et décide, eu se laissant tomber d'un côté ou de l’autre, des destinées de l’État, doit, en grande partie, son élection à l'influence des jjftccbins; mais elle n’est pas seulement liée à celle société par ses origines, elle Test surtout par sea pasfl ion a et f<ï ses préventions. Elle hait la cour, l'aristocratie, le clergé; elle soupçonne partout des coalitions et des complots de cou tre-révoluti ja ; elle est pers-üudte que pour défendit là Révolution, il faut en précipiter la marché.
1 Miceawar, BLfeirt de Le Acvatiawa^ ■ La piLeu «cuHo u’Ati* jouer ij« par de* dtu¥ltirei,.i • ■ L«o utu quara da noovtaiii drpn(& »nt ij« „ Ira ■uIre* m moi ntnanpuhJa qsa par da apinram ni eitaliurea. ■ La ftUrcb b Jfarep, M wptaaihw « 15 xwbn * 1U| pr 233, SS1.
Bon LIS PASTIS 1T LA GCHBRt — (ï»l.
Les jacobins soat environ L3Ô; ils occupent Je «Atd gauche ;la plupart sortent des prétoires de petite ville d’où. iH se sont pone-tés dans les administrations départementales Ges légistes provinciaux ne dirigeront jamais l56 Assemblée. L'influence passe h une caste qoi ègurait h peine dans 1*Assemblée constituante et qui va désormais accaparer la tribune : le* gens de plume et les rhéteurs. La république des lettres envahit [‘État C’est l'amène-ment da oaa Éactions dAmem^propoa, Im plus ardentes «t les plue acharnées de toutes* qui, pendant ptaieun années, déchireront la France, dénatureront la Révolution et mêleront aux plu nobles luttes qu’ait jamais soutenue* un peuple. Jes plus ■
ntroces elles plus mesquines jalousies qui aient jamais divisé des homme* 56. Ceux-ci ont les mêmes haines et Je même ambition : leurs haines Jes tiennent onia tant qu’il s’agit de monter h Passant dn peuvoirj leur ambition 1m divise au&fitôt
que la forteresse capitule et qu'il s'agit de s’en partager le gou*
Ternetnent. Le» rivalités occuperont désormais toute U place
que les discuaaâona de principes avaiout occupée jusque^-thdam
Les pin* «ultes des jacobin* forment, A l'extrême gxucba, ravant-Çardc da parti républicain : ou y remarque Merlin de Tlnoovillr, Chabot, Lecsïntrvj Battre, ThurNrt, Coathon, Gambon, Hérault de S échelle*. Ce groupe est plus puttsant an dehors qu’sa dedans de l'Asscmblée. Par les clubs* il mène la France cl entraîne In Révolution. Robespierre, que a* qualité de coDstAiMint éloigne de l'Auemblée, est déjà, eu du b des Jacobins, Je censeur et le régent du parti. Tendis que le pcnùfc et l'ÎEiquffliteiir se réfèlent en lui, Danton s’annonce ’
comme le tribun fotor de ta République. C'mI lot qui assure aux jacobine, dan* les heures critiques, le concours décisif des forces populaires.
Le groupe qui domina dans la gsttche de l'A^emMêe est celui que L'un dengliera plus tard sous le nom de Gironde, pour li> distinguo' d* h fraction plus radtoala du parti qui gardera
wute alors h non dt Jacobim. Od range ce» députés tous ta paUmuge de l’u* d’«*itr» *ux, tara I* plu» brillant, ta plu* par le plu* éloquent, mate le plue turbulent, ta plus en vue, ta plu* constamment bruyant **r ta théâtre et ta plu* remuant dam ta couhw : <ob ta* appata ta* Brissotins.
Brissot mit dm fionuimam, du l'iBYMtioa, d* ta *ou-pleme, de ta cbaleur, tta ta botta* buuiuutf et n» sotte de ■eoubiltté bumanilaiN qta M mêlait étmagement du* aon <m au pta* îomntta*. Forcé de quitter ta France
h ta suit* d’iacaTùide* de presia qui ta usasdrai< h ta Bnttille, il fldtnt ta* nuées décisive* cta sa vie, celle* cà le camcUre tu tmnpe ea te ftaut, du* ta pire de* tripot* politique* et 1*14-rwre», ceiwi qw ieuwat t Loodre* le* bbeHmas, refuse* ms proscrits, de toute provenanceeuropéenne. Brissot le*a dénüi-quésavoc une effronterie amer*1 ; il d’*b a pas ®oüm vécu paru» eux, de kur industrie vénale, et emporté de cmhaa4àcd* pernicieux une fièvre dont U ne s’est jamais guéri. Il acquit, à cabe-Icr avec leicooaptruean anmopolüe*, h coudoyer tes lafonna* Leur* h <*Ü«t ta* awtiar* Motltes et lee apelaçtatMeaknô* de toute* ta* ctawcellerie*, ta pratique de* dnam ai de l'Europe, H •T*pprovtüo*na de ceo note* d’émqpé, plu* tnmpeuea et plu iltaMNra eacora qu® ta* notes de police; il a'bah tna aux procédé* dquvoque* et ans albaDcmmaronabk*. Dansuae toaétà poli tiqua oâ la meillwe coanpognta était cymqtve et pamarti*, il fréquenta la plus mautasae et *Teu donna la ton. Il s’exerça nas jugement* bâtifa, aux eyotèmao échafaudé* etu des débris didées, aux suvragea ttacléa avoe de* rognure* d’tastoire. Il développa, par un esenîoe îvesnanl, naa faculté» exlr*-ordi urines d’imprOTMOteiir ; mm* il perdît dnda ta* polémique* *uu scniptae*, para* qu’dtaa étaient «ans reipon**bdtté, te mm du vrai, l'instinct de la menn, l'appréciation naseta d* la portée des note, h rectitude du jugement, la débeatease du tact moral. Quand il revint «a France, où il fonda, «a 1789, ta Pmj-ioso JrunftHtt Gcütot «ait traateupt ans; il avait Tinté J'Àngb»
LES riRTlS ET LA «USÏlJlE — Htl.
terre, la Hollande, la Suisse, l’Ajnérique. Il disposait de V Europe avec un «plomb ïmpartavbabla. G'était une espèce de Figaro exalté, ambitieux de moarement bien plut que de puissance, uœi léger pour tout dire, Mica sincère pou tout croire, assn fanatique pour tout oser, serviable à ers am:it vindicatif avec us adversaire!, ipre à la brigue, d^sîntéHMé pour sa propre personne et te faisant, par U, da 57♦» paaauta mênte le57 plus Deupimes,de57 vertu» d'État- ■ 11 avait h télé du couvent», rapporte un homme qui le connaissait deprè571, Od disait frntfOKr pour uitn^uer. Il était le meneur universel de son parti, traçant tous Ica rûleo, tenant toua les fils, prêchant partout, date wo journal, dan» les clubs, 57 la tribun57, une révolution dan» T57 droit public, propageant avec une etubértnoe brouillûiue d aventurier de lettre» le» doctrines de Farier, et joignait aux nceurs d'un âge s t secret de ranci en régime T exaltation commumcatm d’un sectateur de la pb iloaophîe.
Bnseol sera le phi57 actif boute-feu de h guerre qui se prépare entre les vieilles nonardnea et la Révolution française Ses amis, même lot plus brillants, n'npparaiuPTit qu’ausecond rang dans ces grande» querelles européennes, réduits, comme Yergmand et linard, au Mie de coryphée» ou, comm» Condorcet, ■ l'emploi de rédacteur didactique de manifestes. Sieyès se mêlait volanGera à leurs conciliabules, dirigeant Murent leur» conseils, les inspirant presque toujours. Spéculateur subtil et inventif} législateur chimérique, politique embarrassé, ductrinaire et mnchinvéliste h la fois, fugitif tla t’Êgliœ, nomad57 dans la monde, ce théologien déro jté,qm avait dit le premier mot delà Rdro>utioD et qui «n trouvera le dernier, prétendait posséder le secret du siecle. 11 attendait l'heure de le révéler h ses contemporains et portait solennellement dans u télé le moule où devait s'ordonner la France neuvelle. Il voyait juste, par d’étroites et profondes échappées, mais toujours de trop loin et pardessus les obstacles Une sert57 d57 presbytie poktjqu57 l» pari damnait à poser le pronostic d’événements qui bouleversent tous les
LE» FA R Tl».
calculs, à rasatcT de» homcues qui ruinmeut tous set desseins, à ne trouver enfin de moyen» efficaces et déformâtes populaire» que pour le» idée» d’autrui. Il opérait à I» mamère des aldû-niâtes qui, eu recherchant l'absolu, préparèrent ravéaemeDt de la science positive, et avec elle l'irréparable déconvenue de leurs prêtai tiou. La haine de in cuir k rapprochait en ce tetnps-lh dsô amie de Brissot ; persuadé que la Révolution ni s'afenMirart que par no changement de dynastie, d animait et soutenait ces homuMM qu*il jugeait ha plu» propre» h en bâter raccompliiseioent1. C'était le principal secret de leur* luisons; mais le» brissotms, par leur véhémence el leur étourderie, n'a liaient pas tarder à déconcerter tes spécieuse» combinaisons.
Leur entrée en scène fut nu triomphe. Ce n'est point user da métaphore que de parler ici de théâtre at de drame. Malgré leur «ncénté, qu'il* soutinrent jtuqu'à la mort, les proidjoi noua apparussent tien moins comme ka agents d’une grande crise de l'histoire, qua comme les héros d’une tragédie où le» meut une main inconnue qui a d’avance tracé leurs rôles. Mais ils en mut pénétrés; ils les remplissant avec lui, La peuple eit ravi et te* acclame, lia personnifient toutes w* upiratiooR, tous se» sentiments, toutes ses velléités contradictoires, De là le merveilleux succès de leurs débat*, lu rapidité de leur disgrâce, la profondeur de leur chute. Le mémt peuple qui sp-plaudisMÎt en eux ms propres espérances ne leur pardonnera point leur impuissance à loi réaliser. Il m jugera trompé, joué, trahi, et les giroodics tomberont victimei des illuuons qu'ils auront entretenue*. Qn ne peut lea étudier mm sympathie, ni le* condamner aune regret; ib avnient l’entraïoement de la jEtinefse, k prestige de l'éloquence, l'élan de h générosité; mais l'histoire juge les homme* sur leurs actes, et les actes de ceua-lh ne icot qu'une série d'inconséquences et de faiblesse». Si le* girondins s’étaient contentés de la réputation de philosophas ou du nnosa d’orateur*, ils auraient laissé I* sounntr dam* ardent» de l'humain U; ib ont prétendu gouverner les
I Var Miurroa Pas, t I, IfiCsüO. —ta Hihm, 1.111, p. MÛ.

Dr ginj fron> LN^FR^rrr of rAiimRhj
LIS PARTIS BT LÀ aUlRRK — fï«l.
hommes : ni l'entbousiasine ai la générosité n*y suffisent. H y faut, ce qui manquait la plat à la Gironde, la fermeté des vues, la Mute des volontés et cette qualité qui» ea matière d’Ëtat, prime jusqu'au génie même : te caractère.
L'une des presniêres préoccupations de U nouvelle majorité fut de s’assurer l'exercice du pouvoir. Les comités qui s'étaient Ibrrncs, an jour te jour» dans la Constituante, et que la force des choses avait indéfiniment prolongés, devwonent dans la Legislative une inatitutïoii Gond amentale- liy a» • vingt-trora, qui sont permanents et qui absorbent tonte l'administration. CW, en fait, le gouvernement direct d’une assemhlée souveraine et l'ébauche, de plus en pins distincte, du système futur de la Convention. L’AssmibJée annule ainsi In ministres, et par les ministres fa royauté. Elle tient vurtout u se saisir de cette partie des affaires qui est considérée connue la prérogative par excellence du souverain : les relations extérieures- Le comité diplomatique devient le principal foyer de l'Assemblée. 11 se compose de douze membres ; il est renouvelable tous les trois mois. Cinquante-cinq députée •’msertveûl pour eu faire partie58. Le 16 octobre, oa le constitue : à part Koch, publiciste de profession, et Brissot, qui se pique de politique européenne, les autres membres sont des nouveaux venus. Trots seulement : Genïouné, Lemotrtcy, Jaucourt, ont laissé un nom. Les conjonctures voulaient que les questions qui agitaient le plus l’Às-sembtee conduisissent fa des conflits diplomatiques. Ge fait an marqua, dès l'abord, à propos des émigrés,
11
Les deux partis les plus opposés dans la B évolution, tes jaco. feins elles émigrés, qui s’exécraient, s58 excommuniaient et méditaient de s'anéantir l’un l'autre, ne cessaient, eu réalité, de s'animer réciproquement et de travailler l’un pour /autre. La
lois couTi» lis émanAs *t le clergé me
FrusCe >e faisait jacobin* par bain* du régime féodal et de la domination étrangère Le» jacobin» exploitaient ao profit de leur régime cm pasHoa* naïves et vé bé mente* 1b méditaient d'anéantir le» nobtra si de Its exproprier de leur* biens, après Jex avoir dépouillé* de kon privilèges. Ito te portaient k d« ni es area de pltu en plu» rigoureuse» contre <wi* qui deaeumtent en France, il* le* forçaient h s'expatrier, et confirai aie a t Ut émigré» dans cette pensé* qu'aucune trnnsBction u'était possible etttw Pannanne aDcïdtd et 1s Révo)atïant ilscDedamnaient ainsi fi une résistance désespérée toute UMctassede Praaçais; il* fortifiaient iaCHMmuisiit de nonvoile# recrue* ntt parti trêv-peo redoutable ai ses commencements, et parce qu’il a’ftaii iu> mème condamné fi Featl, et parce qu'il était exécré de l'iefi-mense majorité de la nalron s La hordednerguméne de Coh lent s n'a pas de plus sûrs unxiltaira » , disait André Chénier, en par* I»ut de» jacobin* *. Le* dnergumétM* da Cotisais faurnuaaÏMit en retour h ceux da Paru de constaut* prétexte* h de nouvel le* dénonciation* suivie* de nouvelle* violence*.
Ajourné au Mit de février sur la dcmi«mc9ure des passeport» et du séjour de* finctmnMÎro* *, le débat mu* l'émigration, se ranima en juillet, «mi* le coirtm-coup de la fuite da Bai et de la prodamnüoD de la régeaca de Monsieur. Après quelques titm a*cnrreo<ub**, où l’on évoqua do part st d'au 1rs la mémoire de Louis X17, les un* pour réprouver ses édita* le* nuiras pour s'ea réclamer, l’Assemblée rendit, le 1* ao(Ur ua décret ordonnant au émigrés de rentrer dans le délai d’ux *i<M*r et les Frappant, en cas de refus, d'iwe triple imposition Ce décret fut abrogé, le 15 septembre, par l'amnistia générale qui saint l'établissement de la constitution, Mai* l'indulgence ne prodnint pas plu» d’tffeU que la répression, Le 14 octobre, le Roi publia une proclamation invitant le* émigré* fi se soumettre. Il espérait éviter ai a si une discussion h ta tribune. La précaution était vaine ; le débat conmen^a le 20 octobre, et depuis Inrs cet objet demeura, pour «nsi dire, cob-
1 Dr ta arwr dfrd«n>nAv^ H fsnisr 17V1. QEwre m p» IM. •Cf ci-drtmp<14f
u. »*>
LU FABTIt ET LA GOWII — ITM
«tunment ■ l'ordre du jour d* l’Assemblée. Non* partagés dans leurs pasaioni el motos «isceptibta sur Cariide des principe» ^ue leur» prédécessenr», le» mutmux représentent» oe m mirent point en Fus d'arguments. La ni sou d'Ëtal leur parut une ruwn aufliMntc de toute» leur» ne«urn. Loin» XIV, avec ton édit de 1669, fit tau» les frais de la délthdnlMa La 31 octobre, l'Assamblée enjoignit à Monsieur de revenir dans lu rayants», avant dew mit, mqs feins d’ètre déchu de »♦< droite à ta récence. Le 9 novembre, elfe déclan suspects de coajnntü» le» Fran^ei* rassemblés an delà du frontière», die décréta qu'ib seraient passibles de la peine de mort, et que Jeun bieo* serment séquestré» si, «vaut la 1* janvier 1732,ib n'étaient pa» rentré» an France1. Poussant jusqu'au dentier terme cette application aux nrutocretes du loi» rendues costre les hérétique», Condorcet propou d» leur déférer la aerment civique, et de rendra leur» drottedadloyen beau* qui coMantinueat b la prêter1.
■ Oapam tw JiMtn te tTW acte te pré>ha|* te IVdil te IMS - te U pari» p** te rtebfalioa wvata, J* a*a i«aaMH ta» **Lta at
ittiMumu mwii i« pur ••• u^*m* .... Mau- j* à»q**.... mi
CHcjyc* tetL, 1 M pnniàre tenante, râler k* «cwtrt Je la palnc; la iLbrrt* ■batte* •'«pfAfdw q*'l ileut» ei’^, tet oblifaitea* te mlira, te ■*«*, U teagm *t Ma* Sf/frctioe **al rtciprtqa*» **lr* ta p*ur« rt ta Hiayc* ■ CojtBoacrr, 0 ettobrt HSt. A* mi* te jullct, ta V, Hirtrt anàt tel i > Qui ibuxUoM ta ru* ce pmi «t tecfcu te »■* ému. » L* ï, Vcraicr» rapporteur, tetautui I tei**« caipcter, nita qw ■ «M fel* teu In laupt wj^rui > (| •juiUik sa pariant te tel |fii partrut l*w induitn* o* huit irum » J rtfingrr, « Qet nri» te btarv a* peut l»*r lire qv« teM I rtJlte Miwi, il «alntt* JwteWwni ***e I* r~~“~ “o*' * — Vow^ Kiitimal Irlril* te IMS * Qœm» qu* ta* lk»n« te la >■■*■■«* Mtxbvwt ta» (vlj>U «*lar>l« . Lw, «nmwruma *1 i tau»patrie m»»( (ta plx à€r*<ta * taa plut ir>Jiw*l*lla* te la «*«wta *»r ta, q«« I ata»|K»» te q** ck*cu|| taw teft *«* pnfoitdew*^ <Um» ta
cœrr de* miwu ta» ntani ptitete*, ci **iY*n«lhn*iii nc*n*u«c*awv ta pnotier te» tevrir», ei ta pim adupcbtteta, des ta**« i aéaaMiiM, ikmi s*rn>«t éta tntorMiqa* predsnl ta lir*«* dn tewcrl tnpC, plaurertte *t>* »*j«U, vublual a* <* te dotcMl i taw uisuacs, eat pw test ta» payt vtmifrf*... m ta» V*et etteMBl nntr* n çtail» OMiiteimri «C è Irer peint, C* qui »ee* *bh^. . A rttMMTciar la» Mctenm «tenmeen Uta* **r « **jet„, ■
* £ihi d'octatev 16Mi pariant rroaeaJiM te eriui te JVaafn, M, X. La réfar* nte ««i nm p>*r n«w tew» ta payai»* : ta*r» b>m ta*r ****** *i*n
r**utvt*i liera *■* tarte tentenmf *t*hiqu*4 — ftafiftei** te Ar> te ârrjhJln 16*4, Ort V- Ta*a ta* yri a* riiifHwail pour pnliq***
Irer Cidta MrveL pitte te Mrt.
1 JtactarteM te iütM, «H. VI ! • 0rte*OO*l... qte tm *MI»
xoii cour» Lia âwiGKla et le clbhué- an
L‘l«cmbée mAim de a'élever à l'égard des laïques jnsqn'i e® degré d'orthodoxie constitutiannelle; mais die m h fil point de mpuiei de le dépasser avec les ecdÉsiastiqum. Elle procura si du, le plu imprudemment de noode, h l'ànigration ce qui lui manquait le plu, des alliés dana la peuple français.
La aubtewc <mtgrée corwtitoait use faction qui prétendait imposer par les armes «ss volonté* * la nation : il dtat légitima et nécessaire de la contraindre I respecter Je#loaarégtbêrement instituées par les représentait) de la nation. Les gouvernements Lbret ne comportent pas plu que lu despotiques d’Étal dans l'Etat, ni d'État contra j'Ëlat; mus dans tout gourerueiMot libre font citoyen doit rester naître de aes opinions et souverain jnge dana sa conscience. L'Assemblée pécha contre j'eiprit même de 1s Révolution, quand elle confondit la conduits da clerpé réfractaire avec celle de l'émigraticiL année. Elle ne la contenta peint de demander au clergé l’obdtwce d'action nu lois civiles et politiques de la France; elle prétendit sa exiger l’obéiisance d’inteotian et labéiMance confesaonDelle aux règle* d'une véritable Église d'État Le sonnent imposé aux prêtres impliquait l'adhésion à une conrtitutian eœlé~ si astique réprouvée solennellement par I* Église, entachée de schisme et notée d’hérésie. Le S9 novembre, un décret stipula qut tout prêtre réfractaire à oc serment ocrait non-seulement déchu de ses droits aux pensions et placé bon la loi de l'ÉgLse cooatilutionndle, ma» déchu de ses droits d'homme ■t placé hors la loi commue» de* citoyens : il serait considéré comme suspect de révolte, soumis à la surveillance des autorités, et pourrait être éloigné de son domicile par l’ordre du directoire du département. C'était le système de l'ancien régime h l’égard des dissidents. LouiaXlV L’avait suivi avec les réformés, mais ce s'était point pour reaausriter l’intolériBce et renouveler l’arbitraire de l'ancien régime que h France avait accompli sa révolution.
Ce décret ne laissait au clergé catholique de choix qu'entra ledit jfVf» i"" mh (14*7), rtviendreal «fan» »m rayau ma al F«rao* ibjuntiaB de J*w faaiM ral^pM, mirent m U potMUiM le iau« •
BM LES PARTIS ET LA GUKnfcï — tTtt.
l'apustaM, le mensonge ou U révolte. En dwt. ü était inique; en tait, il était inijiolibqQe. Il jetait dans la lutte contre la Révolution tout le tau clergé, qui en avait iaguère tre>-spoatan émeut accepté les principes ; il y précipitait h la Mlle de et clergé la masse de fidèles, buurgeoi», artisan» et paysan», pour lesquels la Révolution s'était faite, qui s'y étaient ardemment attaché», mai* qui ne comprenaient pas qu’après le» avoir affranchi» dans leurs perodunes, dans leur travail et dan* leurs biens, on prétendit tel assujettir dont leurs croyances. L* Assemblé* réunissait et mis damait ainü ce qn'ell» aurait dà à tout prix séparer : ta came de la noblesse émigrée et celle de ta religion catholique. La seule guerre civile aéneuse que ta Révolution ait eu h affronter, la guerre de l'Ouest, a son ort-giQC dans C* décret de uovuabrc 1791. L'événement prouva tour fa tour, par l'acharnement de cette guerre et parles facilités de la pacification, l'étendue de la faute de h Législative. La Fi ance entière se souleva pour combattre les émigré*. La Ré| u-bltque usa ses meilleures troupes contre tas population* Ven-déco ne» insurgées. Malices paysans, dont Tea bande» parurent un moment plu* dangereuse* que le* armées le* mieux orge aisées du eontïneat, sa soumirent dès qu’on leur rendit leurs prêtres. Ils témoignèrent par I* que, s'ils avaient combattu en même temps que l'émigration, il* n'avaient point combattu pour la Uléma causa, et que s'il y avait un antagonisme invtnctbla entre l’émigrât.on armée et la France de ta Révolution, il n'y en avait pu entre cette Fronce nouvelle et les paysan* cathofi-ques de la Vendée.
Ce» conflit», qui entraînèrent h Fîntdrieur de» suite* «à grave», précipitèrent les collision» entre ta France et l'Europe Préoccupe comme elle l'était de* manoeuvres de* émigrés, l'Assamblée ne pouvait tolérer qu'ils s'armassent impunément aux portes de la France et courussent leur* complot* de l’inviolabi-lité de L’Empire. C'est fa et propos que Briuot prononça, le SO octobre, son premier grand discours diplomatique. On y voit se desanar tou* Ici traits qui marqueront sa polémique beL liqusuH, C'est le ton de ta force et l'altitude de r*rro^aDc*
eanliirv. Point d« aégoaatiflim, encore xaeins de ménngo-ment* i le menée* est, salon lui, le moI langage que compsea-aeal 1m nû.
• Le» Anglei>, dit-il, m famusèrent pis à foire de petites lots coctrc lea écDigretioB* : lia ordonnèrent wx princes étranger» de chauer le» prince» anglais de leurs État», et le fier Louis XIV lut forcé d'eipuber lin-mime soa proche purent. * Brissot déploie, et ce sert an de* procédé» ÜTone de ta manière, un tableau de l'Europe brossé à grands coups de mam, plein de oootrasten heurtés, uni dasûa, sans liguM, Mina parepactiva, mais plaqué da couleur* tranchantes et traversé d'épisodes saillant*. 11 y a de petits États qui ae mélcut de Erendsr êquIto la Francei Brissot an parle comme le grand Roi aurai fuît do doge de Gêna : * Le gouvernement de Venise qui n’ert qu'uns oomédie! « G4dm «ouiatomedt Républiquel ■ Læ priscipicuta* d'Allemagne, ■ dont l'iisolewe eu, dais h Siède dernier, attiré, dès les pumotef* pas, tentes les foudres du despotisme de Louis XIV T ■ Lav rôle est de trembler. Quant aux grandes paissances, leur conduite semble hostile : Brùaot «n conclut qu'il bat leur parla* forme et mettre l'Europe en demeure ■ de chasser les Français rebelles nu de leur donner une protection ouverte >. Ce langage doit être appuyé par le déploiement de toutes las Forces de TÉtaL Si Isa réponses ae sont pas Mbsfoisante*, il n'y a pas è balancer : « Il foudre attaquer vons-eièmu foi puissances qui oseront vooi menacer. ■ C'est la guvre. Quelque ardente que aoil P Assemblée, elle peut l’eù effrayer; suis Brissot nel'exdte h blette qnepour la rassurer aunitdi sur b facilité du succès, Voilà encore un de ses artifices funtlen. Cette Europe, qui tant h Fhaura tramait contre la France uns coalition formidable, n’est pins qu'un fantôme. ■ À Dieu ne plaise que ja veuille vous euvirunuQ* de terreur!.*• ■ Si le gouverarimât de Londres nous liait, a le peuple anglais aima antre Révolq-tion,■ «Je dois vous rassurer sur la conduite de la cour nutri-chienw : son chef aime b paix, veut la paît, a besoin de la paix. > Brisaot ne m soucie point du menaces de la Hussie, trop éloignée et trop préoccupée d'autres intérêts pour être malfaj-
LU PARTI* MT LA CVKRAM — 4TÜ.
mdIc *. I) dédaigna Je considérer mmae u ennemi la roi de Prime, qui m ruine à mal payer dm aoldate mécontent*. Le France peut donc hardiment prendre • an* attitude impo* «ante > ; elle doit * effacer l’emliisemeat dais lequel J’inwo-ciance ou le pusillanimité l'ont plongée ». Kal langage n'éuut plua propre à jeter le* «xpnta Jana eet état de troubla où la co 1ère «e mêle h la présomption, et qui conduit diutant plu* aisémsnt aux rdwlatna* extrêmes, qu'allei parûiserit ■ la foi* pku aécemtre* et mois* redoutables.
If outmorin cm*y* de ramener 1’ Assemblée à 1* maure exacte de» choMU. On lui avait demandé un rapport sur l'état de* rebUon* de 1* France avec le* puissances de l'Europe*, il le prêtante b 31 octobre. C’était ua bon mdnsoàre de commit, lourd dira b ferait, véridique dent les bit*, judicieux dans le* OctMiluioaa, Il ne diarimulait ni la froid ew avec laquelle le* court «raient envisagé l’établiuement de 1* constitution, ni le dessein que plusieurs d’entre elle* arment formé de ac liguer contre b France. Il en attribuait la canae ■ a propagande, aux eicès de la presse, aux manœuries des émissaires des club* révolutionnai ras. Tout la danger venait da lh, et c'était la iaul danger que la France eût à craindre. Le* émigré* n’étaient effrayante ni par euxmÿmes ai par leora alliance* ( il* o'avaient pu d'arme», et peraoiwa ne le» souteuiL Koch, rapporteur du comité diplomatique, convenait aussi que las émigrante ne fonnnieat a qu’un chétif rauemblaaant », et que tout le monde en Europe s considérait comme désespérée la cause de ne» rebelle* > j mais il en tirait cette conséquence que la France malt le devoir et la poavoir d'exiger des prince* allemands la dispersion de ce* russe mblements contraires au droit des gens
Le rapport de Monünonn provoqua une discussion esses vive. Z'Aaseuiblée y manifesta «on goût pour cette diplomatie comme* Datolft que l'on commençait déjà d'appeler la poliiiqae à la
1 EIU ■» *•*(• ■ *** «»•“ •< S *ti>n4rB U aMirow d'On»l-.
4* IfOL
1 te HpHiIMM , L I, p. 1T».
1 jtjfprt J* Brtà, U û»«sbn Huiiitfur, U 3, p. ML
tumaine59. Les agente français dans les cours d'Allemagne Eurent accusé* de faiblesse Leur timidité équivalait a usa trahison, Huhl, député d’Alsace, tiiéo ogien frotté de légiste, demanda ta rappel de cea ministre* onéreux, suspecte et inutiles. Il avait besoin d'une itilortlé. Bnswt avait allégué Louis XIV i Ruhl invoque le roi de Prusse ; v Frédéric te Grand, dit-il, quund il avait etLire a ces geualî, — tes Alterna ad s, — leur envoyait un cfGcier enrdleur avec une lettre OÙ était l’objet de m demanda, sur lu quelle il ne fallait même pas délibérer 4 ces négociations réussissaient toujours et ne coûtaient pat plus de cent louis *»L‘Assemblé* décréta, te 28 novembre, quuae députation s'en mit pur devers te Bor, lui exprimerait la sollicitude de I Assemblée pour tes dangers de ta patrie, l'inviterait h requérir la dispersion des émigrés, h presser la eoocl us ion del'afteire des possession nés, à faire enfin dans le corps diplomatique les chaogaraenti propres à assurer la Gdde et prompte exécution des or Ire-s du gouvernement. La dépittelkoa lerniidit te tan demain tm Tuileries. Vaublunc lut à Louis XVI un discours dont TAssemb ée avait, su préalable, approuvé le* terme*. Le Roi et l'Europe y étaient péremptoirement mis en deaie-ire, I59 Assemblée tenait à le cour et 4 l'Europe le même langage soupçonneux, hautain et impérieux :
■ Dite» aux puatuen dtraBgtm que noua gardénia* religieusement la nrn)int de- ne faire aucune conquête *; qaa netu leur eflratia ]a bon voi-■inagf, l’atndid iDTiüJible d'un peuple libre clpiuiiaût^ que no tu eeipee-ÜrQill teure Jdh, Jeuts otages, lew conaututwq, ou» qae doui Voûtent que te rrôtre *o<t respecteçT DitE*-Leiir qia ai des pnn<e> d'Allemigae confinas nt de favoriser de» préparaiift dingéi centre loi Françaii, nuuapvr-tarsna eh«> eux rwu la for al te fiomui», te liberté, C’e»t a aux de calculer quelle» pcurcnttlra le» »i»«U» du rivcd de* PreKrïvc» un
terme prochïin au delà duqod au le ripantn dilatoire sera reçue, que
Ml LU PARTIS BT LA OUlltRI — fHl
votre dêdmtion *o<t appuyée par lu uKwvemeais dea farce* qui vodi tout eonfi^ei, et que la nation uche qneb tant bai amie et are tnaemu. Fiât»
1 «eHe chiante Uém*reh* la 44Gnevur de le ComtUUuo -
Codifie J« allusions s'imposent à la parole quand les rap-prochenMBts retwrfent des finie mêmes, cm députés, détracteurs véhéncnta et destructeur» acharné» de l’ancieii régime, en tinrent, comme A leur înm, A tirer «gumant du plus dctaf* table dm précédents de la monarchie :
■ Si lu Fruçaii, ehutdi de leur patrie pir la révocation J« l'édit de Itentta, a'étueM n»Mnbléa an irns aur le* ftuntiéna^ «‘il* irùrii été protéG* par du prince* d'Allemagne, Sire, nos* tou* te deumdoa*, quelle eût été h conduite de Lan» XJVt... Ce qu'il eût Ut pw km autorité, que Votre Majesté fa àaaa peur le salut de lEmpirt, peur h maintien de la Gan*lil4itMin> ■
La réclamation était très-fondée en droit* Maie cette question des asiles et des émigrations était de celea qui, sous Tancten régime, ne se posaient en réalité que selon la convenance et ne se résolvaient que per l'intérêt1. Les étrangers n‘en devaient point décider h l’égard de la France d'après ses arguments, mais d’après ses tendances et ses actes* Ils ne se demanderaient poiat si la France avait raison selon les principes, maïs >‘Lb obtiendraient d'elle las égards et la justice qu elle exigeait d’eux. La paix entre les États repose sur un contrat tacite ; s la France vpukit que l’Europe respectât scs droits, il fallait qu'elle garantit aux étrangers un respect réciproque L’Assemblée s'aperçut bientôt qu’elle ne le pourrait ni même ne le voudrait faire, et elle démontra avec trop d évidence qu'il n’existait plus en cette matière de commune mesure entre la France et «es voisins.
Le 18 décembre, Lebrun-Ton du se présenta devant l’Assemblée à lu tête d'une députattoa de Liégeois réfugiés . îh sollicitaient l'autorisation de se former en légion de volontaire» Le lendemain, le gouvernement annonça que des émigrés belges m réunissaient à Lille at b Douai. Ils appartenaient au parti aristocratique; sous l'influer ce des démocrates brabançons,
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LOTI CÛRtBl LU ttflGlt* tT L* Cinol. Ml le directoire du dé parti ment du Bford avait pria dia mvura pair les disperser. Lt ministère réduna ravii dt rAaten* blée ’* De» Dtniibrea du oâté droit fireat observer qu'au ne pouvait demander à l’Empereur de dissiper le» nuenobleumt* des émigré» français ou ÀllemagM, ai l'on tolérait en France Ira raimmblemtnta de» émigrés belge», Hérault lotir répondit per la question préalable. • Jt an rois pu, dît Polieii, pourquoi votai rçrauaaariaa dut *ua d«» hommaa qui fuient h tyrannie. • Lea modéré* obtinroit cependant un décret de dispersion; tuais il leur fallut alléguer le caraatàra orie-locratiqu de idmigralioo belge et fein appel 1 l'influence de» démocrate» d«* Payt-Ba*, réfugiée h Pan»*. Aioai, un dispersait dm Belges, non parce qu'ils ■'arnuient «mira l'Autriche, maie parce qu'il» a'annaient contre la démocratie, Le» jacobin ■ muifartèrent haaîannt leur tnteafaon de favor*«er au contran les réfugié» qui, comme le» patnotm batavra, Je» Litf-geoii et lea Tondufatea, *e prépareraient * aoutenir en Ho U eu de, à Liège et en Belgique la causa démocratique. 11 parut certain alors que le parti révolutionnaire m réglerait sa conduite dans les affaire» «rtêrieurM qua rat l'intérêt de J* Révolution, et qu'il ferait de la résistance A roppreraioD son principecourtH tutionnei au dehors comme au dedans. Rien de plua conséquent enmit mai»nen déplu»incompatible aroc Ja pan de l'Earope; rien de naoim nuaonnt pour le» voisin» de la France et de moins fait pour les encourager aux transactions. Un conflit dipto» mdtique engagé dans cea condition» devait conduire inévitablement ■ In guerre. Lu guéri* «eula pourrait trancher un différend qui portait non sur l'application, met» sur J'essence même «t |'nbj«t du droit dfadls. Personne ne a’y trompait à Parâ,et il •'ensuivit dans l’Assemblée et dans les dab» de* discussions ardentes et nagaiières.
1 S turc* ta 10 et M décembre.
1 nttHHiH. d« r M *o.f J>rt. Xtfecd'ar, 1, Ij p JS» , El N'*PF1 r-u-
>11
LES PABTIS KT LA GtJBBAB - 1T»1,
C'«t le premier éclst des faineima diuïdencet qui réparèrent Je» deux gronde* froctiona du parti nvoiutioaaaire. La scitoiou autre la Gironde et les jacobins proprement dit* ne te fut point dans le fond de» dîmes. Le dessein est fe même de part et d’autre : afFaib ir, puis supprimer la royauté La divergence ne te manifeste que sur les moyens de pirvenrr. La guerre, ••Joa 1m girondins, SMurtri Jn succès da la Révolution; salon Jet jacobin», elle le compromettra. Lee uni et le* autre» mon-trent, en cela, une incontestable clairroyancc amcs de leur* propre* intérêt* et de ceux da l’État, au moins de* plan* de leur* commun* adversaires.
Les girnnd n* estiment qu’il suffirait an Fo> d'adhérer sincèrement à la Constitution et de gouverner avec qi elque autorité dan* le sens de l'opmioa, pour regagner le pejple qui échapperait alora h leur influence. Us ne voient qu'un moyen de réunir autour d'eux le* esprits ; c’est d'amener ces deux passions invétérées du Français : l'égLihté et l'amour de la put ne, de les identifier avec la Révolution et de le» tourner contre la royauté an coafondant, par le fait de la guerre, 1* can*& du Bot avec celle des étrangers, des ém gré» et de la conlre-revoltbaD*. A ces notifs tout politiques, se joignent leurs conviction» personnelles, leur Fanattsnoe, leur ardeur de propagande, leur amour de 1* g luire, leur générosité. il* seront les mai Ire* de I* guerre, a guerre fiera d'eai le* maître* de la France, les chef* de la Révolution, les libérateurs de l'Europe et le» bienfaiteur* dé /biMTMDité linurd eut le prédicateur véhément da cette erei-buJe dont BriSSot *e fait l'insidieux, organisateur, C'est Lsnard
1 -0u«ln ndi* ***■! qw Clowns mtrit ■■ niiniitrrt, j’avaa hic part de tac* □jMniati eus Jacobin*, H |'|iu froaié qa* il (pi«m était le nul «myni de de voiler la* pu liliu* de 3tVl. ■ — ÔLcatir* de Bnuot, * «ml 17*3,
XVI, p. 54.

C)r|[T|r.g rr-flin
uMVERÇ-p OF CAL FORMA
qui, dwfaiéfflTO du 30 nrewanbre, porto le premrtfà h tribune atte fonfut de prMdjtMUwqai juaqn»4b i'*Uit ButfàUt que due h» dube. U acite ae fcnmul d’hdnHmv rt d’vqpml, «t eqirit d'nventiuuTc» b—ai l <f«rpauMM, cette prodigalité de «or «ndlde 3 l'uabition des uaqudtse lauitaiiM^ qui coo*ent eenfueéfneet dent toutes les dmee frenqueee. Juan** « jueere de mugnihceocu * ut fut préeentte i un peuple eou> dæ CMtatfi plue ébloaitMote»' J*b«m appel de daim plue eutnteeni et plue Moere n'dveada due die b '.œi le frueon Mkteanel de* ÿrudu lutte» :
• Le nuDçifo n deseta le panels h pin nerqaet de runiwa r eaetart, 9 tel Mrtpd» libre, wnta-il teide el fafahl Tr*Hw lot» I* pn*
plan ■■ Mm, «■ far# teei» —~u~, eu** ■'•n nufcs mcum ■» t>r*r I* gLtaw qne ponr ta jnahcs, no hr nantn due la Iwinwi qv'ayrta la netore ; enta, tnupeen prtti à oœiMttfe poar h hbtrté, EMjeen prtU » unurir p»er aik «I « dtapainllra feui «otun 4» dteaxu la ÿeb» ptatM que da v Iuimt tmI4 le mtere 4e fruça» ’ Ka rr*y»
pm qix nnfai 4a ■erwel Zappe» a «a qn*M frappe e» pend*
coupa, ue peuple et tut de rttoletton en irrlscibk. LrteaJerd de ta liberté «ta ctasi de U «Ktan.», Parkas an «nrutaree, an U, » l Europe tare la frratad qm o#w «eaawtta. Dnoas a nu iiunitana <pw joiqu'm le MÛ*» utmC pas IrSe-aelutailn data aanSuia de afratan d'«f que <L*arm>iS ita aient è dmar qetasta ta mttMNMict publqea «L ta nogcanc* dre leu, et qae par la Mt Ftjpenuàataf M»i eanandeM la sert..* . Düoma i l'Imope qw le pwpJa tançais, ail lire l'épée, a» fattn le tournant qtt'tl s'ira le rharahar qn» earfcta dea lau>m de la «wletH . ïïikinl 1 IBimpa ç|iu li laa eatanrla «ap^awt la» ms dem «an fw«ne c^tra poupin, «ou» aqqifxii laa peupla» dans oh f»am ceou* laa tarant. Dttoss que Ue» lue eanbata que u lia/enet 1er peepta eaqire In éorpotn mwmblrntao eunpaqn» deu mu, tieitto pw un tniUcitair perhle, et pettm dae» I ebacuTta» ta ta clarté du par rient à pertatra, lia jettml laurt «mb, a’rnbrMant rt «tattUrat edeâ qm ton trospajl^ de «, en
jnement qut ta arraraa nnmea tatierant itk ta oétma, la jaor d» laphi-louivhic trappe «un peu, ta psvpta itmbrutamrt a te ta» dn trnni ■1 in>rwa,dc la terra eansoide et da ocl «atitaaM. Duona min a l'Uurape qp« ■lu triilioiw de Trente», Hnbnaée dn tw dalnldiail», ainéa du gletro, de la pietPt, d* h uiHCtd*l taoqueote, ponrrew**t eml», et en l«t Jrrut, ctun^er te tac de ooadt el tout trembler leu ta tyran» «r leore tant* d irplt. ■
L’Àeienblée paroi cornue Iran a po ride par «ail» k< rang un elle en vota renvoi eux départemental Lee Français • ci limitât magnanime* et «e croyaient invincibles D«» clren^tr»,
admirateurs fervmta de la Révolution, venaient solliciter leur amitié et encourager leurs espérances. Ànachani* Clootz. qui déjà faDuée précédante 60 a était présenté h In barre de l'As-temblda constituante an qualité d'orateur du < Comité des étrange» », repartit à la Législative, le 1S décembre, a titre d’« orateur du genre humain ». H demanda que, le 20 janvier J 793, trois armées ce missent an route par Bruxelles, Liégt* et Cobleufa, vers les bouche» de FEscaat, de h Meuse rt du Bbin. ■ Le* morve il 1« da Mitieam siècle seront affaeée* par les merveilles du dix-huitième. ■ Le* peuples allemands, bohémiens, catalane, al (abroges, bataves, germain» ■ secoueront et briseront leurs chaîne* avec fureur ■ I Voilà tout le programme de la première croisade révolutiounmre. Ce baron allemand, nourri de la lecture des philosophes et disciple enthousiaste de cette école qui faisait, au dix-huitième «iede, de l'Europe civilisée un* sorte de grande République français». avait, dès 1796, esquissé ce programme dans son étrange prophétie révolutionnaire : la F®ux d’un ^aAopAtfa*♦ 11 le développe maintenant b la tribune de* Jacobin*, et découvre, par bd* de ces saillie* d'imagination qui lui étaient familières, à la lots la but et le moyen de la guerre conventionné le, le plan de conquête de Danton et le p an financier deCambon : les frontières naturelles et le décret du 15 décembre 1793. — ■ C’est parce que je veux la pats que je demande la guerre. Nos écrits modérés sont des torches en Allemagne- Savex-VDUJ quel est la plus redoutable des pamphlets? Les assignats. Inondons leur* provinces de uo* assignats à l'aide de nos armées. Les cases du damier de la France sera rt augmentée» de douze cases nouvelle* dont fa rrberd fera le f ftwi si U JomnKt fa* Alptf ’/ »
L* Gî H oh DI ET LES JACQSlNS »tT
Le parti qui > renia fin de 17911, prthic ca desMtna d’eipan-lion et d'afln il chu semant, est précisément celui qui, lorsque ces desseins prévaudront ^efforcera d'en tempérer le principe et d'en mesurer I* ■pplicatioa Lee hommes, Au contraire, qui bientôt feront des frontières naturel lutine sorte d'article imprescriptible de la Constitution et qui érigeront 1* propagande armée »n syctfena,** montrent lion vniemiDentt hostile* à 1* politique même qui les portera su pouvoir et leur permettra plus tard de s’y maintenir Lee jacobîik* m disent que, «n en moment^ la perte ne favori sera que leurs adversaires oa leurs rinux. Sj elle cal heureuse^ elle rond au Roi une armée obeiaanat* et, avec L’armée, In force at le prestige; *1 elle est maUttuneaM,. la cour y succombe, mais c'est la Gironde qui recueille la ncceesoa du pouvoir. Robàapierra ne veut pas plu du règne d* Louis XVI que de h régence de Bn&sot. Ce n'est pas que son fanstisae le code h Celai de In Gironde, ni que les jacobins soient pouédé» d'one foi moins ardente du» la Révolution : ils égalent et dépasses! même dans leur *èle de prosélytisme les girondine les phi* «allés; mnû il* entendent cansaorar an triomphe exclusif du parti révolationiaire les ressources développées par h Révolution, Lu guerre qa’ils attendent est ovlln qa’il mèneront et qui se fera par la Ré relut ion pour 1m révolutionnaire*. 11 leur importe avant tout d’étre les maîtres an dedans. C'eut pourquoi ta guerre sue rnis d'Europe leur serabe une folie tant que la guerre au roi de France ne sera pu terminée.
Rabeipisrf* ne parlait plus qu'au* Jacobins : c’sri la que «• porte la luths, et c’est dam ce dob, d'où sortit la Coamation, que m forment le* factions qui firent de la Gouveatioa la plus déchirée, la plu tragique et la plus langui unira dm assemblée* Brissot y Tient professer sa politique et boasd prêcher sa croi-■ade.
Le 19 décembre, mSuint de Hcucbâtri envoie h le Société une épéo destméenu premier chef français qui vaincrai les en ne-ems de la liberté. Imard la saisi, l'embrasM, et la brandissant
< 1* Ifftuc Lotm lum, t, V|, p. S31 — Bci« « lu», Ajtfaêv t. XII, p. 440.

effacés de la liste de i homme* 11 a— Robespierre □'avait de calcul que dan* Je complot et de profondeur que d*n* les soupçons, il défaillit étrangement dans lerercice da pouvoir; il *é montra despote inquiet, tortueux, «tente) et jamais chute misérable fait plu* logique que la neone; mai* il déploya dans l'attaque des ressources extraordinaires, une perspicacité, une suite, us mélange de rase osuteleuse et de témérité, un art sophistique de surprendre le* esprit*, de le* circonvenir et de les captiver. Il fut un délateur prodigieux, et rarement il frappa de coup phi* habile que celui qu'il dirigea dans cette iéanre contre tes girondins. D’une parole froide, d'un geste glacial, il suspend tous ces transporta qui éclataient et rappelle le club au sang-froid et h la méfiance1. Il dévoile le* piège* tendu* aux patriotes imprudent* qai courront h la frontière sans regarder derrière eux. Brissot * cité Louis XIV; il invoque, avec infiniment plus de sens, l’exemple des Antericmtksz * Eut**nL-tl* triomphé, guidés par le* miniatre* at conduit*par le général de Georges IIIL♦ , Il ne faut pas déclarer la guerre maintenant. 11 faut avant tout, partout et mm* relâcha faire fabriquer des armes; il faut armer te peuple, ne fftt-ce que de pique»1.11 faut pnnr les ministre* coupables et réprimer les prêtres séditieux *! ■ — ■ Ja naï qu’une crainte, répliqua Brissot, c'est que nous ne «oyons pas trahi*. > ■ Les grandes trahison* ne seront funeste* qu'aux traîtres. Roui ivont besoin de grandes Ira. usons I *
Il répété h l’Assemblée es qu'il a dit aux Jacobin* : • La guerre est actuellement un bienfait national, et la seule calamité à redouter, c’eut de n’avoLr pas la guerre*. • Hérault de
■ Louis Hune, t. VI, p.
* Louit Hllic, t. VI, p, *35 et miv
* M drttubn 4701. Louh Buav, 1, VI, p. *M,
1 S0 décembre t7Qi. Jfÿ.'Ueur, t. X, p. 753, 75*, 758 H mien kncctMin-■rnr wr «ou double ditnc i qu'il tauL fun 11 guerre, et que 11 phrr« ne jtr.i pu dufwwet- * Ou cloche » tiio wr 1* caria de l Enraye quelle m n puir-
Sédiellu l'appui* d'argument» qui déconcertent h Giraud*1. La guerre, dit-il, sera la ruine de h contre-révolntWD, die permettra d'écraser toutes les résistencro intérieures. Ce démagogue musqué voit tout d'un coup plus loto que les plus hardis tribuns : ■ Vous pouvez prendre eu état de guerre des mesures que l'état de paix pourrait faire trouver trop sévères-.* Taule* les mesura que vous prendra pour le salât de l'État seront juste* comme l'était l'autorité consulaire créé* par Les Romains dans des temps de détresse... Le moment est venu de prendre un voile et de le jeter sur la statua de h Liberté*! ■ C'est la dictature : les girondins fa réprouvent, et la majorité de l'A^ semblée un détourne ses yeux. Gemme la rhéteurs qui rsntraH nent, elle s'aveugle de ses illusions : elle croît pouvoir concilier la liberté avec la guerre, car la guerre, telle qu'elle fa conçoit, ne se fera que pour la liberté. Une brillsnteescum mmJm d'avant* garde suffira pour disperser les émigrés, et l’eotropru* se ter* misera per un défilé triomphal des armées fr ail ça iras an rabat* des peuples allemands ravis de leur délivrance.
Ces imaginatioDs généreuses et confuses m déploient dans un manifeste que Condorcet fit voter dans la ■éaege du S9 décembre. C'est le code idéal de h guerre d'afinncbusament, telle que la rêvaient les girondin*. Un u après, l'Aseemblée qui remplaçait fa Législative édictait, avec le décret du 15 décembre, te code réaliste et implacable de la guerre révolutionnaire, de la guerre jacobine, comme an peut la nommer, pour la définir d'un mot et l'opposer aux conceptions de 1791. Les propositions d* la Gironde étaient destinées à poster de aurpra-
nmt qne pMfiail «noirs redonue 1* Frioce. ■ ... ■ Ancône pnisMsae csaûlA. rsbh ne penirs nom atisq»u« • • Il bm indium ponde farce peu fura
Nter U enaedia qae jaaeat le» )*«•■ nenonée». »
1 11 m f»qoc de connalira l’Etarope, et, «nw InassC, il 1‘iUMfa 1 rtnue rÀnenbûe «pris ‘l'W «ffrayfa.• On (rend eanplec en«e cocu» I* libmc da J'onnf». Partant fa il y a «a trfaeT nona itmm u noni t * Mui, ijuuif.i-il, ceo nneaii m mmi pat radeotabko. lia eoat ■ endettée oe mufa * . Trdt-prt>
hablfer fa rfa de Prvaa w fwwlra pae part* «encra la Ffano*. ■ LAtpald <m* p&ifaaopfa, il «et pesté ^oeT il datl craindra ■ d'ctdifa» de»! le Brabant «■ evlçao dont J>»pJaeiao tarribbc jetterait peut-ttnl« Brabant (iif-Btua due fa fun ■ . — Dikoih du te decembrt, Afortitenr, (. X, p.
3M LKB PASTIS KT LÀ «UK1BK — ITM.
osâtes conséquancts; plus «Ue* «câblent étrange», as prtmMf .b. ^plu. di^port., et pour l*«acliBi»iMWt daa faits et pour l'équité de* jogemente, d'an déterminer le caractère d'utopie et d’en Mgaaler le paradoxe primordial :
• La MiiiMi ààa^uot m cv*Mn paüit <fe »er sep» plu ami iboilt* teM-tsnb dn Wniurti «ccepts par Ira nbrtlss a4 pMitœé* par in pouces qui lai peoléc*sL Lm atayrn» patttWat dont ta* «rails» scwpsmU b paya ■* iMttflt pwl <Ih —ami p*a* uUe. Ha ■* iwiit pm nimu « uq*l«-. FMn d'arUr rveenquit J» ilrvtta 4* h «B* m Jm vatnpcn puni
daiu In aatm hoati, .sJoiu* 4a ata Mdtpsaduci,... «Ü* m porta» pont attente * rrndépeatteae* 4«a Mtrr* Mtew,. Ella iwra montrer a i*>taapa I* spectacle 4*U* Mtm mwitnl libre, LMi m retire d* la jwl» m redire dw arifm 4a te pwm, at mpaaltte preteut, n tout tampu, à l'Apui du tm> In bommm, Ja» dratta qui nul loa a4tM pcar tan ». Lu droit cruel 4* rrprrutlei, jaitiB* par L'atsfs, condamna pu- la Mteru, w La b» paiat ncaonr ■ ces aiytni «mplofdt conte* aon repos... Vietonssst, «11* •* «tentera « drfttennnf mant re mgiuia. . Tu* ut la* pr*j4ta 4a U ■wnaWlapaLLqaa^w'aU* uduptu. l«p*u*Mrl* tore*, Hunter À FuppiiiSuu, tout oobbar lorsqu *Ls n'aura plat rte* * rrdaam, ut napUa voir <pa dei frères dans dn tdrnira woote, rteoaahta et dtMHBdi i rwk ce ip* tou ton paeptoa toawtrt sa toud du anw daa hocre a
L« parti J* U guerre finît par l'emporter L l*AatambJéa œmnM mn Jacobins; niait ca Ilaçant la Révolution dan* cette aventureuse sntrspiwe, les girendiiu, qui ereyniant a’n assurer h direct»», nûmieut nu contraire. par la uccè» néin* de faar politique, tout favenir da leur parti. Ils étaient bon* h prêcher la croisade, il* étaient uses pu b 1rs de mener une guerre et surtout cdle qu'ils fomentaient, la guerre de révolution. Las lutte* dernwat dira io»p4»ytbi«, plome» d'obscurités, de complota, de aarpruei; il fallait, pour y pourvoir, une énergie vio este, bue véhéttence d'improvisation, un seul de la réalité, an serve audnciema, ue indiflereace pour les Doyens, uoeioson-uaacodu droit, U don naturel ot cemaat lu fan Jian Lé de la force, pour tout dire, an* sort* de monstrueux instind d'État qui faisaient absolument défaut b fa Gironde. Robespierre ne lés posséda it peint davantage; mai* h i'honra même eà de Adavelle* ndeeudé* ^imposaient a la BétolulMm, en vit surgir l'homme terrible pour lequel cette tate asrabfait préparée, et qut seul paru! «il moQMfit de tadl* * h soutenir, s La ■xictê des Jaco-
tins a fini par se décider pour la guerre, et pour la guerre offeu-srva ■ , écrivait le S3 décembre un observateur tréi-perspicace des hommes de ee temps ■ Bile provoque une nouvelle révolu tjon autant qo*il est en son pouvoir, et il ne dépendra pu d'elle que cette révolution ne s'étende à toute l'Europe, C haque séance offre de nouveaux traits de son système de propagande pour l’extérieur et de républicanisme pour fin teneur. Il parait que Danton y jouera désormais un grand rOfa. •
Entre les partis extrêmes, rémigration armée qui veut le rétablissement de l'ancien régime et les jacoLio» de toutes nuances qui marchent à le république. Ica modérés disparaissent, Disséminés dans l'Aasemblée, ils n'arrivent qu'à grand'* peine b se grouper et ne parviennent point à demeurer unis,
Montraorin était usé- Il ne gardait le ministère que pour aider le Roi à franchir le périlleux tournant de la constitution. Sa démission fut Annoncée le 31 octobre b I*Assemblée. Il n'était point facile de fa remplacer. La Heine pensait à M. de Mpualier* Les feut hauts le jugèrent trop aristocrate, et fa Cour se retourna vers M. de Ségur. Gelui-ct^ sondé par un ami, déclara qu'il n'accepterait le ministère que s'il était assuré de la confiance entière du Roi et de fa Rame. Il comprit qu'il ne PobtiendriLt pont, et il refiiM, Quelques-uns parèrent de Bigot de Smnle-CToix, qui avait servi avec distinction dans l’année et dans fa diplomatie' la Reine l'exclut. Cfoiseut-Gouffier et Barthélemy, que l'on tâta, déclinèrent les offres. Alors, de guerre loî$e, on se rabattit sur fa ministre de l’intérieur, de Lessart. 11 porta aux affaires étrangères l'empinsme bu uni, fa docilité, les perplexités d'un commis médiocre et appliqué, que fa pouvoir étourdit et que les responsabilités écrasent. Un ancien
> Mm h la Mwck, CwwpsHéeuiFj u III, p, HJ,
LL.

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LE® PAKT1» BT GU»BR« — ITM.
■u te a dont, fiertrmd de Molleville, prit h narine; au avocat, Calmer da (farvdle, l'in teneur; Duport du Tertre conserva les Kcaax H Tarbé les finances, doit ds étaient déjà chargé*. Le miuuiere Je plus en vue, la guerre, fut confié au comte de Karboone. Tous ee* min litre* pisu rat pour feuillant*; mai* t’ifa ae propuiaient le même objet, il* le poursuivaient arec de* deaaeia* fort différent* et par de* B»y«u fart opposée, lia *eoteod*i«Dt mal, m défiaiei< les uns de* autre* et apportaient dan* une situation déjà très-embarrassée un dément nouveau de trouble et de compbcatiou. En résumé, ils compo-mieol le conseil le moins propre 1 régler l'opimo», à rassembler las aipnli, fa dominer |m faction* ata diriger h cour,
Bertrand de Mol te ville marchait è part de sa collègues; il était fa seul du ministres pour lequel la Haï professât quelque estime, 11 avait de l'esprit, de la résolution, du savoir-faire; il *ûumI l'intrigue, il y crevait, U *'y perdit, I] diatribnoil de largeut, achetait te* plumes vénales, stipendiât te* démagogue» mercenaire* et nouai t obscurément dea trame* équivoque* avec de* émissaire* suspect» ; besogne onéreux et puérile, qui ne servait à neu '. Les autre» munstres formaient deux partis : le premier, où l'on plaçait Duport, Gabier de GervîUe, Tarbé et de Le&sart, subissait l'influence de Barnave et dea Lameth. Leur plan était de discréditer FAmc refilée avec lequel Je, selon eux, il était impossible de gouverner, de réunir une Assemblée non* telle, de reviser fa constitution, de fortifier fa prérogative royala al d’î»Litu*r delta chambra* élue* Tua* et l’autre par la peuple *♦ La ndoutaunl la guerre, qm en çasd’echec aurait dé» chaise L'anarchie, et en cas de victoire, fortifié la couronne; mais ils persi* lai eut à attendre une diversion utile d’un congrès de* puissance» et d’une médiation du Rai. [h espéraient que Léopold di tendrait lai raium blâmants d'dmigrét, «t que, cett* satisfaction donnée aux Fiançai», l’EiapereursAn ferait écouter lorsqu'il leur wiMeiUervt, sa nom de l'Europe, de truugcr
» Prtluc i I* H*rciT >3 drenbr* 17H, S jutut 17V1. i. 1L1, p 4?4, ÎS4. — Mtmi m Pjü, l. I, p. t&7.
* Uiuri w Fm, L 1, p. 15T, 4*1.
nvecto flou Ce* conititutiound* entraient Je h aorte, sans h
•avoir, dan* le* dessous de ht cour, Mai* ils «vuent contre •ai, dîna l« miaiitèra même, un ndvenairc redoutable, qui conlmnaît tout leur* plaoi : le comte de Narbonne.
Narbonna avait trentcwrl ini et joignait da*s sa perso nos a iedat de la naunnee Je* grâces de l'e*prft, les séductions du cœur et an prestige de géaic dont étaient éblouit tou les contemporain!. lia voyaient renaître «d lui ce Guibert, naguère l'enchantement du beau monde, qui Tenait de disparaître brusqua ment d« la *càn*r arrêtant an prologue m peraonnage qui t'annonçait comme le héros du drame. Narbonne montrait pins d* fond, plui de force, phu de luawurces : il paraissait plus homme et plu* Tirant. Il «Tait gagné légubêreuient se» grades dans l'araiéc, et trouvé Le moyen de lire beaucoup et de s'approprier de toutes mains toutes Im choses de In poétique. Apres noir étudié le droit public sou» Koch) h Strasbourg il apprit lu diplomatie aux archivai de* affaire! étrangère*, avec les msltrei qui ea possédaient le mira» Lai traditions et le grand style, Gérard de Bayneralet Roi bière. Bref, nn parfait modèle de grand seigneur libéral, qu’une ombre de défaveur du côté de fa cour achevait de mettre eu uillie et en lumière
quand d aa tournait du c6ld du peuple. C* qui prévalait djns son àrne, a dit madame de StnBl, qm l’admirait, finipirait de ■es idée» et l'amwut de mu généreux antbouciasme, ■ c'était l'honneur militaire et le bravoure français» : s’opposer aux étranger* dan* qndqœ circonstance que ce fût lui paraissait toujours Ir devoir d'un citoyen et d’un gentilhomme *. Cependant, malgré tous ces dons, malgré ane rare élévation d1 esprit rt mu chaleur toute chcvafarvsqus d« l'âme, Narbonne était trop de soutem|ia pour le dotai dot et trop de non monde jxiiir entraîner la Fronce. L'homme de salon et de coterie absorbait
trop ea lui le politique; il y trait dan* M hardiesse un fond de présomption qui L'cji pêchait de mesurer le péril et rétrécissait, pour unai dire, tons se* piaux tl ne ae défendait point msn contre ce scepticisme air le» moyeni et sur le» gens, que l'on professait imsoniidéréiimt chas las roué* on il fréquentait; il
41* LKa FART18 n LA GVK1RB — 17*1.
sabandoniiait avec trop de complaisance à cette intrigue ins-dieu £4 qui ■« masque d'élégance et t'uni nue, comme une forme trés-raffinée de F esc n me, dans le* calcula de* grandi, même les plus méprisants de la brigue malapprise.
H ai bonne avait Biron pour confident et Talleyrand pour ■conseil : deux goitihhomme* de haute race dévoyés dans la Révolutiont Biron par son libertinage de coeur, Talleyrand par «on libertinage d'esprit; Fun renié par la cour, l’autre eicom-piuuié par i’Égliie di ssipetéura et traînée l’un et Feutre, faisant scandale de jeu et de galanterie en une société qui se piquait de peu de scrupules sur ces articles. Ils avaient embrassé, Mlon le mot piquant d'un contemporain, t la carrière de l’ambition pour rétablir leurs affaires 1 *. Biron était plus dissol» que dépravé, il entrait beaucoup de fatuité dan» sas égarements. Après avoir rtvé de gouverner Catherine et de Fasciner Marie-Antoinette, il se voyait réduit h courir les aveu tu res de politique et de guerre, et, foute de n’avoir pu sous F ancien régime devenir Leicxster on Potemkine, il faisait te métier de parvenu du» la Bévdution. Tout s'était gâté en lui, sauf l’h cri-ueur m htairc, le patmlianc et le courage; ce lait son enjeu dans .il partie ott il s’engageait aveuglément. Il avait étudié les révolutions en Pologne; il se conduisit dans la Re\olu(Lon française Gomma un magnat polonais, conspirant, bataillant, sans discerner Le but des intrigue* où il risquait son honneur, et fûb et de la guerre ou il risquait sa vie. Talleyrand les apercevait déjà plu» clairement. Le politique k dégageait et se développait en lui * mesure que se déroulait cette Révolution, dont il devait être moins le meneur ou le chef, que le précepteur à ses débuts et le conseiller dan* sa maturité.
Si le plan de Barnave le rapprochait de la cour, le plan de Bar bonne et de ses étuis les rapprochait de la Gironde et les amenait à préparer la guerre comme Barnave était amené à préparer le congrès. Ils cherchaient dans one régénération de
* Bref du M uml, pubLie au Moniteur du L*r uan 17S1,
1 Mwn» i * É*rrw llfiS, Mounti irai., u 11, p> 104.
Fas'iuéa !• moyen de mit»? la Conatituticn et la royautéMa ta proposaient d'enlever le Roi, de le conduire i Fontainebleau, et de le placer A h tête de troupe* fidèle*. One campagne Kril— .ante rétablirait la discipline dans les régiments et rendrait du prestige à la royauté* L’armée xi ira reconstituée, disait Nao bonne, deviendrait pour le Roi «un refuge d'où il soutiendrait la majorité saine de rassemblée et intimiderait les clubs a . Les rawamblamanls dv* émigrés dan l’élactorat de Trêves fourniraient un prétests populaire a une expédition qui serait courte et facile. Lm auteur* de ce demain comptaient en effet qua l'Autriche n'agirait qne Fai Meme a t. a elle û ‘était pot Jouir nus par la Pnuse, et ti* se berçaient de l’eapoir de retenir la Prusse, sinon de la rallier à In nouvelle politique de la France.
Ces plans que Bumsve, Narbonne et leur* unii formaient alors peur l’affermi usmsut de La Liberté et La au lut de la monarchie, n’étaient en eux-mêmes ai absurde* ni meiécu-tables, iU n’étaient que prématuré*. Une gvercc régénérant F armée, l’armée devenant l’arbitre de l'État, le général vainqueur et pacificateur apaisant l’anarchie et organisant les coin quétM civile» de la Révolution, c’est ce qu» l'on vit huit ans après, * la fin de 1739. Une invasion étrangère, un congrèt de* puissances, on toi médiateur entre une coalition et la France, rendant la paix au paya, restaurant le trône et garait* titrant aux Français les principes essentiels déclarés par l’As-femblée constituante, c’est ce que l’on rit en 1 SI4. Dan* ces deux crises, Talleyraxd, qui suggérait csa mesures dès 1791, en fut la principal instrument. Mai» quelle* qua fassent a* prévoyance être sagacité, et bien qu’il fût, comme d l‘a dit finement d’un autre, ■ an des baumes da siècle qui ont eu le plus d’avenir doua l'esprit’ », Line pouvait s'imaginer que, pour accomplir ces deaboées entrevue» alors dans le salon de madame de Staël, il lui faudrait la faveur d' un lîætcfiant d’artiL
’ Mumt m **», LI, p, mr.—ta PdlcM, ta s jikta 17M, Or™, ta u afoa, c. 111, j>- *M, Svwvrt
V. 4» Jfarfow, Paris, WN, u I, p. V.
• jgMM «u- iw a Wff tas ostoAM*. BUaoirtJa à ta aérasi paMiqM
4» riBMÙak, ta V BHid» » T.

lerie qo'il ne connaiuait même pas 4e lom; que ce *dd< devant mi mettre ferait de lui un chembeUenv de lferbonne un ambassadeur, et proie rirait madaiDe de Statf t perce qn'tl le serait demeurée fidèie aux idées de leur jeunesse.
Le mmialàra oonatilntîoonel prenait le pouvoir ■ déni de» eircxnrttDces qui auraient hit trembler ne HiehelieotDD Oient-tiern ois un G ha t ban* 1 * ■ NoD-aeuletneet il x Je* mattrîaaitpas, mai* divisé contre hii-méiue ainsi qu’à le paraissait, il offrait * se* adverwiraA de loua les cOlés des brèche* et leur ménageait, par l'incohérence dotes netea, d'ineeitatilet diversions, Narbonne, par dessein, par goût et par faibles», recherchait la popularité «I t'appuyait sur lea briasotins; ceux-ci le serraient, maïs seulanent afin de précipiter les noueements qui devaient le rtnrtrwr. Leur alliance l'obligeait è des ménage ment* qui relâchaient entra tes mains tout le ressort de l'autorité ; elle le rendait trèa-euspwl b la cour et b scs collègues moins belliqueux qiM lin. Bernant marchait avtc la cour eoumia Narbonne avec Brissot. 11 voulait la rDonarchie( msn tout aatrement que la cour, et la cour, ea remployant, le muni sourdement. Enfin Narbonne et Bsrnare, qui prétendaient, chacun à m façon, saliver le Bot malgré lui, se heurtaient nui obstacles que leur propre parti avait élevé* depuis trois ans entre eux et la royauté. Ils demandaient h Louis XVj d’avoir confiance en eut, d'inipînr coufisocs h In nation at d'agir avec dnargia, après qu'lia avaient tout fait pour luthier ses pouvoirs et Je discréditer dons l'opinion. Ni l’Aueniblé* se croyait à la sncdnté do Roi, ai le Roi h celle de» constituticmneb. Mais 1* même force des choses qui condamnait les miuisires b étayer un édifice dont ils avaient ruiné la base, condsmiMit lu cour à saper l'échafaudage dont elle essayait de ae sou tenir. La politique royal* secoadait oelLa du parti qui Voulait le renversement da la royauté.
■ UllAW, 1 IT ». tiA.
li entrait dau* hs plans de la cour que le ministère rum&t la ConstiluboD et que l'Assenib.ée usât le ministère. Quelqu’un qui connnaiiMÎt bien les Tuileries smurt que, si l’on n*y avait point insisté pour avoir M. de Moiutier aur affaire* étrangères, c était > par estime pour lui 1 a. C'est par hostilité au contraire quoa y avait un instant voulu placer Sdgnr. ■ Je voudrais qu'il acceptât, écrirait la Reine; il sait parler, c'est tout ce qu'il but dans ce moment uù noue ne poarone avoir de bons ooio litres b noua, et cela la perdra peut-être; il a'y aura pas encore grand mal h «la*. ■ 11 y avait dans cette amertume antent de désespoir des choses que de mépris pour les hommes. La famille royale m jugeait toujours prisonnière. Elle se mutait comme avilie à duicrin, autant per sas «nnsrnit du dedans que pur ms prétendus partisans du dehors : blessures de surface, peut-être, mais dont h plftie constamiiMnt rouverte portait, on s'irritant, la souffrance jusqu'au cœur*.
Louis XV| avait adressé à sea frères, i la fin de septembre, une lettre ssge et touchante : il re plaignait d’aroir la leur manifeste dans les guettes avant de l'avoir reçu de leur part ; il leur démontrait llnanité de leurs projets et les invitait b suspendre leurs démarchés qui déconcertaient les siennes 4. Il leur écrivit eocere le 19 octobre et le 11 novembre, sur un tan plus famé et pins pressant Ils ne m rendirent point, el
■ La Martk V BffNty, M acuta* 1791, U III, p. Ï5S.
1 A Ferten, 10 octobre 1791. CF Irttrt S Mevüy, fivncr 1791 ■ Jl y i guarra
aovvrts «OS In niiiitHa Lstnrt «t ?art>oen*. Lt bailleur d« deti nt vaui m da UoL « rtllfcH, i. I, |>, <99, — Amstb, p. Mi. — L* grntval de Sentir rapporte qae »o* père aortîl d-nTiinertca wnramea qui • loat nu nuire qui con-wilknis ki Reine tt t'y rmyraarwit, mène pour h arevir, perdrait nn eitimc el Mrant hm erMËt «w «IL ■ Hittturtft JtfrmoMW, Parit, 1873,1.1, p. S.
* Voir I* Jitfuatree ée a 11, ck.. •* b ,*PPor*
Nwma Sia|a«. U JVt p. SIS.
4 Pioilut, t, II, p. MS.
* Fioum, 1 JY, p. Ml, SH.
Dr p.ng Frp-rn
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LES PARTIS ET LA GÜEUHX — (Tti.
la peine qu'on en ressentit «ui Tuilerie» fut d'autant plus vire que l'in subordination des princes y provoqua de plus intimes déchirements. Madame Élisabeth n'avait pas été, comme le Boi et comme la Itons, « donnée et révoltée • de la conduite de sas frères. Elle leur donnait fanon, an contraire, et s'entourait de leurs émiSMires. * C'est vu enfer que notre intérieur...; il n'est pas moyeu de se parler, on il faudrait «e quereller tout le jour ■, écrivait Me rie-A niai nette Le Boi ne la soutenait point. « La répugnance invincible de Louis XVI pour le travail delà pensée* ■ devait le paralyser jusqiTa In fin.
Le courage de Marie-Antoinette ne «'éteignait pw, mais il ■'épuisait en éclata stériles, coma» un foyer dont les venta excitent et dispersent en même temps la Éâaine. Elle s'emportait par instants i « Quel bonheur si je puis un jour redevenir assez pour prouver à tous ces gueut que je n'ëtafa pas leur dupe! » D'autres fois,, et comme par répit, Venjouement natif de ton caractère se réveillait, et elle se rep réunit a sourire : ► Le çomte Louis d« Narboa ne est enfin ministre de la guerre ■. Quelle gloire pour madame de Staël et quel plaisir pour elle d'avoir toute l’armée à elle ! » G'était de en traita dont le ricochet lui avait die naguère si funeste à Versailles ; mais fa femme ne a'y révélait plus que par échappées : elle se trahissait plus souvent par la lassitude, par 1‘énervement, par les pleurs*.
Elle presse, elle sup die son frère de la secourir4 ; mats le malentendu entre elle et F Empereur s'aggrave tous Ica jours.
’ X Fenfflf 31 octobre, t. I, p. MT,
■ L* Marck i Nerc^, XS peplonbrc 1791. CorrcrjpoHJjirr, . LU-, p, 25T,~ La Reine ■ Fertrt, 9 déccwbie, 1.1, p. 171.
* « Adieu- je mu à font décrit tare», jjniitjt b "et fait un teJ nrrtier.
m je cm ni loujour» d'auhljrr oc de neUn «jarlquco béiiwa . • 1 Jr rji pjt nu mcmnnt à n» entre le* pOHOanrl qv'11 faut tûir, lel écntuifla rl le tetnpi ^ue je ■ut* 0)04 tnlanL*. Catc» damitra nccupitma, <^li> n'**t pa* la maiadca, fait taiOH *cul Bonheur, Et quanti je «au lien tnate, je prend» mon prtil gardon dini Li Mfje l'ombrai** de i*ut mon ctrur, eu «i« tut comole dan* ce wernottL»
— A Errww, 7 DO»-[nl>n-, T drcruLrv 179 l, t, I, p, US, 167-
4 La Reine A L"opold,4 octobre 17ÔL FuctLLkr, L JI, p. 405. — A Mercr, 10 octobre. La Minez, L 111, p 149. — A Merci, !9 vcmbn. Anna ta, p. M5.
— A b’rrjen, 15 octobre Fouies, t, i, p. 101 — Memoirt de Loau XVJ, ih>~ Tembra, fElfatl, U 1, p, 131 — Mémoire dt Mounier, EiimUt?, t. IV, p, 1M.

□ rlg.'‘a from
Lhi!\E R^'P OF CAL F CRN
Les mesurea que Louis XVI est obligé de prendre pow donner aux puissances le temps d'api r, deviennent pour les puissances autant de motife de suspendre leur action. C'est ainai que, U 12 novembre* le Roi répandit, pour apaiser les esprits, une proclamation où il blâmait l'attitude dea princes '. Il se déclarait prêt à défendre la sûreté du royaume a contre tous les raissm-blements armés qui se formaient mv la frontière ■ . L'Autriche en prit acte muaitét pour établir qee le Roi était Libre et que, dès fors, * le congrès unit plu» nu ôible qu’utile a la France1 ■ , * L'Empereur voua trompe, écrit Feraen. U ■< Fera rien pour vous, et, anus le prétexte spécieux de votre sûreté personnelle et de remplir vos intentions en n'agissant pas avec les princes, il vous abandonne b votre sort et lame consommer la ruine totale du rayas me1. a
Marie-Àn toi mette est consternée de ce* nouvelles; eUe dé
couvre autour d'elle comme ■ ne tronc internais n ; elle soupçonne que ses lettres sont interceptées, elle refuse de croire a une pare Ile trahison de la part de son frère*. Cependant Ferseii lu. propose un plan qui déjouera ces calculs artificieux ; elle s'y conforme et y rallie le Roi. Louis XVI signe lot ordres prépares par Fersen et transmet les lettres dont cet infatigable serviteur a dressé le canevas*. Le Roi entend m’avoir plus qu'au seul représentant au dehors, le héron de Breteuil ; 1m autres envoyés »eront sous ses ordres ; Bombelles à Pétersbuur^, Brissac A Berlin, la Vauguyon h Madrid L Ces instruction^ données, Louis XY1 écrit au roi dt Pruno. La lettre est du 3 décembre. Louis XVI appelle les rois B ton aida, * Je leur présente l’idée d’ua congres appuyé d une force armée, comme
1 Cf. ei^dcHiit, p« lOfl.
1 Mervt s h Stme, <3 et 3* wrenln. A«*rmd p. ÎÎ3, ïf7
1 Uemtm ^oir U Jïrotr, ftl navaahn 1741, 4- I, p. 933. — Gf. Jownalt t. I, p. 34 — Rapport S Gustars IH, t. 1, p. 1B4.
"• A Fer,en, 0 decenbrt, F sujet t. I, p. 171 À Mevcy, It dtceknbw. Annrra, p. 93L
a ttnMfirr four la Pïllili, t. I, p. MS et CQTT.— Fencn à Gustave HJ,
M décembre, uL, p. lit.
* U Heine i Fenn, T détnabrt 1T01, u J, p. «T. — Gf< Ü.t p. «11. — Fioiuet, t. IV, p. 37&
0r p. nj
LNIVERSirr QF CAUFOM
330
LE3 PAM1S BT LA CÜRHÏ® — 61ï«.
la meilleure manière pour arrêter ici Ira factieux, donner les moyen» de rétablir no ordre de chose» plusdé»irâble et empêcher qu« la nul qoi no» travaille puisa61 gagner lea outras État61 • Il écrit daoi le même sens au roi de Suède61 le 10 décembre. La Heine- transcrit et aigue lu lettre destinée i Catherine 61. En même temps, elle adresse u appel désespéré à Mercy : a Que mou frère ac persuade donc bien que noua ure puuTQai tenir à lût constitution qui fait le analheer et la perte datant le royanne.,, Notre sort va être entièrement entre les mains de rEm|>erew.„ J'«père qu'il se montrera mm frère et la véritable allié du Roi.61» On ne peut plus différer, voilà le moment de nous servir. Si ou le manque, tout est dit, et F Empereur n'aura plu61 que la honte et le reproche à h frire aux yeux de F univers d'avoir laissé traîner dans l’avili «emeat, pouvant les en tirer, m saur et son beau-frère61. ■
Louis XVI avait envoyé à «es frères la comtesse d'Oisan et le baron de Vicménil ; mua les prince» ne tinrent pas plus de compté des iùjoûctioirô verbales du Rot que de ses adjura61 tJOB» écrite61- 1161 lui répondirent le 3 décembre; leur lettre était un persiflage : ils concluaient par on refus formol d’abéi61 aance. ■ Ils noua tuent, île noua égorgeât 1 61 t'écria la Reine; ai plusieurs fris, à travers les sanglote : « Gâta 1 Gain I Monsieur nous bvre, il nous assassine! Quelle àm61 de fer!..61 Il ne nom resta donc plus qu'à mourir 61 I • Le Roi adressa «u61 princes nue nouvelle missive «A se manifestaient la bonté de son coeur, la faiblesse de «on caractère et le» touchante» illusions qui régnaient encore dans son esprit : 61 J’ai In attentivement votre lettre; j‘y découvre le but où vpos tendes; j'y trois que vont penses plu» à vous qu'è moi; j'y voit que vous y proposer un bouleversement impraticable, que vous de-
LÀ DÂC LÀ 11 ATI OR BÜ U DÉCÏM1IMX. UL
menda» la rétablÎManiaut de l'ancien ordre de choses, qui m pourrait «effectuer qu'eu répandant Je tanga grand* flots. Oh I tous ne faite* frémir d'horreur. Puisse plutôt la monarchie l'écrouler* que d'adhérer junnit à de para J* projet»! Votre devoir est de çei*er de auaeïter def ennemis a la France. » üd officier dévoué, le baron de Goguelat, fut chargé, la 10 décembre, de porter ce mesure aux frères du Roi et d'ajouter, de rivn voit, tout ce qui paraÙMut do nature à Iss «mvaincre st À le* «mener à résipiscence-
Cefiendaut te Roi avait à æ prononcer mit la décréta rendus par l'Assemblée contre les émigrés et les prêtres réfractaire*1. Louis refusait absolument de frapper te» prêtre». C'était ua poi nt sur lequel il lui semblait îxnpossibls de transiger, il se rejeta sur les émigré*. Il comptait que le* mesure* qu'il ordonnerait «outre eux décideraient le» puiuauce» h intervenir et leur es fournirait une occasion ■ bien forte et ben palpable1 ■. ■ J* crob, écrivait h Berne, que noua allons dédarer la guerre, ■on pas i dm paiaunce qui aurait d« moyens contre nous, nous eomtne* trop lâches pour cela, mais aux électeur* et i quoique» prince» d'Aliénaient, dans fetpoir qu'il» ne pourront pu se défendre. Le* imbécile* ne voient pas que, s'il* font telle chose, c'est août servir, parce qu'enfla il foudre bien, ai iotu commençons, que toutes les puissances s'es mêlent pom défendre les droits de chacun. » Le 14 décembre, Louis XVI *e rendit à I1 Assemblée et annonça que, tout en espérant te maintien de la paix et tout en continuant b demander b l'Bn> porour ms bou offlcoo, il avait déclaré b l'électsur ds Trêves que ai, avant le 1S janvier, le* raMemblementa d’émigrés a'éUimit pas ■disperse*, il le traiterait en ennemi.
Le même jour, H expliqua un baron de Breteuil la motif* de ■■ conduite et ee qu'il a (.fendait de L'Europe *. • 11 est dair, disait'}], pour toute personne qui marche sur deux pieds, qu'intérienrement, je ne pai» «p propre la flevoiulwii et la
’ Toi» ni Jwi.», p. MS-MT.
• À FcnvD, * déc«abf» 17®1, U I, p. STI.
• Lmu XVI S BmimU, 1* Üimbrt 17». ravniur, LIV, p. SM.
331 LK8 P11TÎS ET LA GtJERRI — ITM.
constitution absurde et détestable qui me met au-dessouade ce qu’éiatt le rtM de Pologne. ■ U ne souhaite point, d'ailleurs, que l'P lecteur •e rende à mi sommations : la parti d« la Rdvelu-tton en concevrait trop d'arrogance, et ce wccés < soutiendrait la DBcbiue pendant un temps •- 11 demande aux puis*
tances de prendre l’affaire en main, de disperser les rassern-bleunenta, du recueillir les émigré* désarmés et de se porter b la défense des électeurs, fii La guerre s’ensuit, Louis XVI ne la redoute point. ■ Au liai d’une guerre civile, ce sera une guerre politique, et les chasea en seront bien meilleure»... L'état physique et moral de h Fr*ace fait qu'il toi est impossible de le soutenir une demi -càn pagne ; mais il faut qua j aLt L'air de tu’y livrer franchement, comme je Isursü fait dam des temps précédents... IL faut que ma conduite soit telle que dans le malheur, la natioa ne voie de reas&urcè qu’en se jetant dain ■tes bras. ■
Concours déplorable de projeta qui se détruisent l'un l’autre ; expédient» hasardeux tans autre lien que celui de la nécessité qui les suggère et qui, jugés à distance, ne semblent profonds que par une illusion de l'obscurité Une reine passionnée, mats incapable de concerter «a panions; un roi apathique chea qui Les vertus privées «mol lissent et étouffent la raison d'État. se jetteat h 1 aveugle dans u dédale de complots ou Catherine userait son énergie et Léopold Ma machiavélisme. On va voir arriver dam les cours étrangères des agents déclarant, de fa part des sinistres français, qua la Rot réclama la neutralité Complète des puissances, d'autres déclarant, de la part du Roit qu’il oe faut tenir aucun compte de» recommandation» des ministres; d'autres enfin déclarant, de fa part des princes, que le Roi n'étant pas libre, ceux qui parient en non nom ne méritent aucune créance. Et comme n cet enchevêtrement de projets et d’ambassade» a eût pas suffi à embrouil er toutes Les affaires, fes> ministres à leur tour vont avoir leur diplomatie officielle et leur diplomatie secrète opèrent l’une contre l’autre. Getta deds* ration du 14 décembre, qui parut réunir un instant le Roi et In parti de fa Constituboa, était destinée, dus ta pensée du Rm et
LL DIPLOMATIE DES CONSTITUTIONNELS SUS dans celle des feuillants, à servir les desseins tes plus opposes. On ues’ét«Ht cette fois encore, accordé que sur une équivoquat et l’on ne s'alliait que pour m contrecarrer b Fenvi.
tes divergences qui 62dparaient| b l’intérieur! lea coustitu— tîennels $e marquaient bien davantage à œerure que leurs vue62 s'éloignaient de la France et s'étendaient vers le dehors. Bar-nave et ses amia voulaient un congrès et poiot de guerre : toute leur combinaison reposait sur une entente hvoc Léopold, Ils lui demandaient de contenir l'Allemagne et d'engager l’électeur de Trêves à se soumettre1, IL ne réclamaient de la Prusse que l'abstention et de l'Angleterre que h neutralité. Narbonne «t son parti voulaient la guerre, uneguerre limitée «ans doute; mais loin de redouter que J‘Autriche 7 intervint, ils le eouhat62 trient,comptant que 'entrepriseen deviendrait ptiu populaire. 11 leurimportait, au premier chef, de neutraliser FEmpire et du gagner la Prusse. L'alliance prussienne était le premier chapitre du projet ; la neutralité de 1‘Angleterre en était la suit62 nécessaire. Ainsi Baraave entendait conserver, en æ transforma nt, le système de 1756; Narbonne se proposait de le détruire et d’y substituer le système opposé. Le ministre des alïaires étrâingèrea, de Lcsanrt, flottait entre le62 deux coteries,tergiversait entre les deux plans et, wus prétexte d'accorder les gens et je62 idées, ne m décidait que pour Les faux-fuyants, tes demi-me-fidres «t les atermoiement62,
La régénération de F armée formait te fond du plan de Narbonne, Il était urgent d62y pourvoir ; ce fut le motif d'une négociation très-extraordinaire qui caractérise, mieux qu’aucun autre aiguc, l’état troublé de ce» temps, où la France nouvelle ac dégageait péniblement de Fanœnne France. A cette œuvre de
LIA PARTIS £T LÀ GÜKEfll — 17tL
restauration militaire que concevait le ministre de li guerre, l'homme manquait. Narbonne ne seientiit point assez d'auto-rite; celle de La Fayette était trop ébranlée. Il fallait an chef dont le nom imposât à la cour aussi bien qu'au pays, dont la réputation lût assez éclatante pour dominer toutes les opposi lions.Le souvenir du maréchal de Süib était encore virant dans 1« mémoires, l'idée d'appeler au commandement des troupes frauçaLüas un général étranger ne révoltait aucune cou tri en ce et n’éveillait aucun scrupule, ni dam le monde de h cour, ni parmi les constitutionnel*. S'il y avait en Europe un prince qui semblât prédestiné à cette grande tâche, c'était le duc Ferdinand de Brunswick, l'un des héros du du-huitièmc sicclc et l'un des demi-dieux de la philosophie 1. On se figura qu'en l’appelant À Paris ou ferait un chef-d'œuvre : on enlèverait à l'Allemagne le plus illustre Je ses guerriers, on acquer-r&A ua médiateur irts-considéré à h cour de Berlin et l’on porterait dÎdm â l'Autriche le* coupa le* plus fumistes. Par une rencontre iwt singulière, cet a ami des lumières 1 joignait i la laveur du grand monde royaliste l’admiralion de» plus ardents boute-feui de la dévolution. Carra vantait se» vertus, et Fersen conseillait h la Reine de l'attirer dans son
La négociation était fort délicate; on no craignit pu de la confier h ua tres-jeane homme, Français de Guatine, fl» du général Entré de très-bon ne heure dans l'armée où il servait avec distinction, François de Custine était un ami de Narbonne et un admirateur assidu de madame de Staël. Il c'avait encore que vingt-trois ans, mais il se montrait instruit, sérieux, réfléchi, Mirabeau, qui le rencontra à Berlin, en 1786, en fut charmé; il 63 64 65 66 67
Là DIPLOMATIE DBS COUSTTrUTlOPiBELS. 535 discerna en lui un de* diplomates de l'avenir La jeunesse même de Cuslint bu doenait un moyen d'influence dans um UNMiûn aà il fallait agir d'élan et convaincre pltu par la chaleur des MDtiiaeot* que par la logique de la raison. Ce séjour prolongé en Allf—qfl"*, où il avait étudié l'art nuLitun à récale de Frédéric, lui procurait de précieuse* alliances, celle du prince Henri de Prusse entre antre*. Intime ami de Bmaiwick, ce prince passait pour le chef de ce qu'au appelait encore la pmti français h Berlin»
De Lenart opposa d'abord quoique réciatasieo h ea projet icabreui. Le Boi hésitait fl s'y prêter» ■ M. de Narbonne a es une idee folle » , écrivait la Rata*, qui tenait Pereen au eouraot da toute* les mesures des montras. Narbonne àmata: Louis XVI céda de guerre law, comptent qo« le duc ntitKTMt et que cet échec servirait ses propres desseins f. U consentit h signer nue lettre ai duc, rédigée par les ministres; elle devait tenir lieu h Custîse de lettre de créance et lui permettre de m faire recevoir et écouter. Le Hoi n'y manifécteit que tes intenboo* paci* tiques. Quant à la véritable mûrionda Coati ne, elle demnramit secrète jusqu'à ce que le ministère fût éclairé sur Isa sentiments du duc. S’il* panîuaicat favorable*, l* ministère Miaîrait l'Assamblée da la propMitian et adresserait à IniBiwiti des offres officielle*. Custi m partit dans te* premiers jours de janvier 179 î.
Après avoir pourvu do la sorte aux baaoiac d* l'armée, Narbonne et ses ami* s'occupèrent de là diplomatie proprement dite. Bruant et Clavtire, qui avaient tou» deux lait à Londres le commerce de* intrigue* et pestaient pour connaître I* place, affirmaient que non-seulement il était possible da s'assurer la neutralité de T Angleterre, mai* qu’avec quelque «voir-fatre on obtiendrait même une «lliaacè. Ce» adversaire* hréconçil labié» de l’Autriche étaient d’avis da ne point méniiQor Le* sacrifies* pour g^ner le* Anglais; capecdant, comme on ne peut offrir aux gen* avec quelque ruccca que le* choses qu'lia désirent,
Littrw à* oatolm 17*4, t I, p, SM, — Cf, «m æ I* jw S7M, t. II, p. S*.
1 te ftm— à Fines, JS déni» Iftl» Fre*m, a I» p. lià
Narbanae et sm conseil fera de la Gironde Turent conduits & renouveler auprès de Pitl les insirujatiûus que Champceoet* avait «té naguère chargé d* lui porter de la port d« la eour Seulement ils taillaient dans le painwni national plue librement quoi ne le faisait aux. Tuileries, et ils allaient jusqu'à risquer dans leur partie, ai Tabag® ne suffisait pas, file de France et Bourbon l. On prétendit même qu'ils poussèrent plu loin encore I absence de scrupules, et donneront a entendra que, s'il te fallait, île ■ remettraient aux Anglais des place* de sûreté * « . Quant au négociateur, il était tout désigné : c'était TalIc^rand.ljOTenior Moms conseillait depuis planeur* mois b l'sncico évêque d'Autun de rechercher une ambassade; «‘était, lui disait-il, ■ le vrai moyen de faire an fortune et de K tenir en évidence sans trop se compromettre* ■ , Talleyranci goûtait fart la sagesse do cet avis. L'Angleterre Pavait toujours tibré; uae alliance anglaise, mserrce par un traité de coin* wierce, entrait dans ht plan» qu’il combinait naguère av«c Mira-beau. IL k croyait en mesure, surtout m on lui adjoignait son ami Biron, de monter contre Pitt de formidubles cabales.
C'étaient de bien grosses aventures pour un politique aussi pusillanime que de LcSsart. Cependant, caressé et enguir-lande chez madame de Staël, il se laissa séduire; mais la cour se montra. Lres-boslde. Berlruod de Mo levîlle s’opposa fannel-leroenl b la m ici ion, al Bamave le soutint. On finit par c’en-tendre sur une demi-mesure. Talleyrand, en sa quai té d’ancien nem brade la Constituante, ne pouvait être investi de fonctions «ilhcielies. On convint qu'il irait à Londres a faire privé, qu'il y observerait les événements, y tâterait fa terrain, et que sur les rapporta qu'il enverrait, ou aviserai à entamer de véritables ■üjociat dus.
■ Momü, -tourna/, il juràsr 17», UI, p. ÎS5-EM. — Pdleic h te Marck, * janvier U9I. F a vu, ter. L V, I»
Rapport èe Sud, tll janvier I79E Liomt» 41 Dec, p. EW. —Sud était A d ête* bi«» rawiRite, — G. Mcmi parle dt DniiAcrfiat it de Calara, éu ijwrttr lïÔS, G II, p. 111 ai lit.
* Rouit, Joihto/, t I, p. 301-316--H. Ln-toa.Biiiru, Erut nr Tulity-
maï, tnd. «fa M. G. PamC, Paru, tBü*.
LA DIPLOMATIE DBS CONSTITUTIONNELS. B3T
La principale préoccupation de Leasart venait de l’Autriche, Cetessaî de rapprocherai ut avec l'Angleterre ma manquerait pas da froisser Léopold. De Lessart prit le» devants et le rtuurù. — Le vcyege de l’évêque d’Antiint écrivit-il à No ail les \ n’a d'autre nîsnn d’être que de calmer l’apinion j quand an a ru l’Enüpe-reur disposé à soutenir L’électeur de Trêves, on a reproché au Roi d'avoir montré a l'Empereur une cou fiance aveugle et né* gligé de se procurer d’autres alliés. Mais L'Empereur n’a point à prendre ombrage de celte démarche; tout ce qu’on lui demande, c'est d’engager l'éleûtëuf dé TféVêS à Sè soumettre : s'il veut h guerre, il frit le jeu de 1 Angleterre \ —* La diplomatie du mioistre dre affaires étrangères contre ri ait celle du ministre de la guerre à Londres et a Vienne. Il en allait être de même, et plus fartomeot encore, prés de la diète et dans I*Empire.
11 s’agissait de prévenir toute intervention de la diète et de L'Empire en faveur de l’électeur de Trêves, ün diplomate qui avait ptnriours fris négocié on Allemagne, Barbé-MaHws, fat chargé de rassurer les petits États sur le* intentions de la nation Française68; il devait, et leur représenter les dangers qu’une alliance entra la Prusse et F Autriche ferait courir à l'indépendance du corps germanique, et leur montrer l’intérêt qu’il y avait peur l'Allemagne h se rapprocher de la France *. Semées de digressions pompeuses sur les nouveaux rapports des nations et Lea nouvrtui principes de la France, le* instruction* de Marboia étaieot faites pour obtenir no succès de lecture rnt comité diplomatique f maia Marboia, qui ae disait dévoué a la couronne, avait pour missaon véritable, non d’animer l’Empire contre
n.
l'Autriche, muisde prêcher partti ut, à Rétabli mie, ôu il se vendait d'uLord, puis à Vienne, où il irait ensuite, Je# accomoiodejueiitj et h paix1. À cette mission officielle, doublée d une mission officieuse qui la corrige, Mar b ms en ajoute une troisième plus ■ecrete, où l'on reconnaît h louche des roués qui avaient éludi? kei négocialions dans Le cabinet de Favter. La diplomatie révolutionnaire donne par eux la main à la diplomatie Mcrèle de Louis XV. Elle en procède directement, et l'on verra, dans la suite, les plus violents démocrates reprendra pour Leur compte les procédés d'intrigue et jusqu'aux combinaisons conçues en 1791, par des familiers de Laclos et des émules de Biron. L'une des plus iagénrauM* consistait a gagner, à beaux dealers comptant, les bâtards de Deux-l’onts* Le duc leur h)Cre montrait, parait-il, beaucoup de fuiblciM pour ces bâtards.On espérait, par leur influence, le réconcilier avec son cousin Chirles-Théo-dur* de Bavière, dont il était l'héritier présomptif. On se flattait ainsi de détacher la Bavière de l’Autriche et de l'empêcher de soutenir la cause de» princes *. C'était un mouvement tournant d'une strategie trœ-SLbtile. Celui que les mètues po.itques allaient tenter a Berlin parait bien autrement hasardeux encore.
L'alliaxce prussienne était le pivot de toute* le* manoeuvres de la nouvel le école \ mais les partisane de cette alliance ne se dis si ld u lai eut pas que le parti français était alors en grande défaveur l lu cour de Berlin. Favori» et mettre»#* coi tpi raient à an mer le roi de Prusse contre la France, Leur hostilité élut notoire, mus leur vénalité ne l'était pas moins l. On croyait b Paru posséder un moyen sûr de les gagner. Mirabeau eu avait donné la recette dans se* lettres te Berlin, Talfeyranil, qui naguère les déchiffrait pour Ver g en ne», en était tout pénétré; Biron, qui avait autrefois reconnu te terrain, â Berlin mèut,
■ De Lsiiart 1 Nosltri, 11 jinw 1721- Rapport Je Marini, |S, f*—
mer i 7#ï. — Cf. Honnis, t. [, p, 3ï6. Jéuriwï du ü janvier 1725 ,
1 AcêiT-tfttiii ou iitttnicUeM dr Afarfair, irt j**Tter i79L ~ On ta» odioiffiiil pour ceUt «ftnirc ipeciite en Jd. bourdou, • twauae tHMiitediffent qui itlrcsata *i ie n l>ra<iclu tucüfelh <k Ü4T<rrr >. — à iïnillac, mmuev Ou
Dtttl-fotU, t" >vrd I A CtflLfJr ihiniiirt 1 faïubonn*, 1,F Ma 17ÛJL
3 Sur la cuiv de BfrJia, voir r. I, p, 47$, 4SQ «t aiMT+
LA KIPLCMàT)! Bkl COWSTITÜT1O«WILS.
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répondait du aucci* des opération»1 ; il croyait d’ail leur» trouver à eette cour an allié etw agentdaiw la penonne de Hêymannr Biron exerçait s lofa un commandement à l'armée dn Nord, dèi qu'il fut informé de l’arrivée de Narbonne au ministère, il Lui confit jon plan et le développa dans des Lettre! intime! adre*> sée* A Talleymad. U proposait d’acheter a lea entoura diu-taiaé* et corruptibles du Roi ■, Bichoffswarder, Wcrilner, I* comtesse DoenhoF, soi oncle Lindorf, madame Rieta, U mot-tresse d'habitude, son non, le valet de chambre du Rot, Hey-m-ana lurméme^h qui l'an promettrait une place de ministre et que l’on ne rechercherait pas ■ sur au comptabilité de comtp-Iiqi * ■, Tdkyraod était tout feu. Qette négociation de Prusae tuî aerublait le complément nécessaire de celle d’JLngleterro, • Je vais faire, écnvaiHl b Biron, tout ce que je pourrai pour le succès de cette grande mesure... Si une fois noua parvenons à faire décider le roi de Prusse pour nous, nous somme! les maï-trei du terrain; la Constitution marchera, et les défiances casa» mut. Je ne doute pas que la résolution du roi de Pram ne farae celle de l’Empenur *. a
C’était bien Vôvia de BsraaTe et de Lessart; mais île entendaient autrement la négociation h urne avec Frédénc-Guih hume, Craignant surtout que ce prince, excité p*r les émigrés, ce se lançât en imt et que i Empereur ae fût obligé de le suivre, ils ne cherchaient qu’l le contenir. Une restait b Berlin, dejnxi» la retour de Mouatier, qu'on chargé d'affaires, La mnivtér» jugea urgent d’y envoyer un ministre. La rausioa exigeait de li sagesse, de ta mesure, de l’eutonté. De Lessart proposa de U confier à Ségur. Ce diplomate accepta par dévouement la lâche ingrate qu’on lui confiait ; il en mesurait toutes les difficultés, et il le méfiait h juste titre dei contre-lettres de la cour de France. Ses iMimciiani, qui portent la d ale d □ 22 décembre, étaient tontes pacifiques : Ségur devait engager la PruMe h ns
1 Qm<poaé«ncw l'nJuwr el potatfat dn^ffaérsf fiiroa, du V décroître 1191 ■■ tff déte nljfv L7DÎ. Archipel de h guemF bf. O-de**ui, p. 57-38
’lhrnn à Talkvrand, V 17 tE lé décembre 1.91,
1 Ttlhvaod i Biron, U ri 13 drceacbrr 1791,
poiat s'immiscer dans le* affaires intérieures de la France, à ne point appuyer par les armes fétectew de Trères, à user de •on influença pour faire disperser W* rassemblements de* émigré? et pour persuada tus princes powessionnés ea Alsace d'accepter une indemnité.
Le choix d’ua agent aussi éprouvé et d'an aussi galant homme déroulait les calcula de Biron et de se* associé». G’est, écrivait Biron, * une mesure qui ftad toutes les autres impraticables1 v . La cour n’était pas moins émue et déconcertée que Biron. Si Ségur décidait la Prusse à dameumr aeutre, c'en était fait du plan tracé par Loua ILVI dans ses instructions h Breteuil. ■ J'ignore, écrivait Fersen, quel est L’objet de h mission de M- de Ségur, mais elle ne peut être que mauvaise ; j'ai cm qu’il était nécessaire de la prévenu*, s'il en est temps encore, ou du moins de la combattra, ri elle est déjà entamée1 • Il envoya une estafette h X. de Carisien, ministre de Suède h Berlin. Le* émigrés, non moins alarmés que la cour, avertirent de leur côté X, de RolL agent des pria ces a la cour de Prusse, de se mettre su campagne. L'imprudence de* roués leur avait déjà fourni les mûyéns de perdre Segnr.
Biron était vite revenu de son premier mouvement de dépit. C« qu'un envoyé official n accomplirait pas, ttn agent seerst pouvait le tenter. Biron trouva précisément acnw h main i'm-■truinent qu'il lus fallait, et quelques heures apres qu'il écrivait h Telleyrend : « Tout est perduI ■ il lui dépêchai un homme capable, assurait-il, de tout mu ver. C'était un M. de Jarry, adjudant général, homme de toutes mains et de toute besogne, qui avait été le secrétaire officieux, ou comme on disait alors, la - faiseur militaire ■ d« MM. de la Merck, de Liancourt et de Nouilles. Mûri dans les bngues, Jarry avait servi vingt ans en Prusse etprisune pari occulte aux mondarra prussiennes dans les récente* révolutions de Belgique, On le voyait encore, de tempa eu temps, à Bruxelles, ou il jouait Je démocrate. Il s'était 6xé à Rais mes, sur la frontière, prés
■ A Taleynnd, 3B décembre 1791.
* S G*u»t IH, 1$ dicnlkn 1791. F>m*h, c. t, f tll>

□rlt}i i*a rrDir bhi!\E R^'P OF CAL F CRN
LÀ blPLOMÀTl» DBS CÛKSTîtüTIOSWILB. 1U du château du comte de h Marek, ■ Cet homme est h moi, écrivait ce dernier'j il m'est cidufîTçment dévoué. U sert à «ontn^osjr dans le parti qui l'emploie... Il a voulu rejoindre ta princes à Qoblents, je l'en ai empêché eu l'assurant que je parviendrai) uq jour à le faire servir Ica Tiulenea. ■ L'occasion l'rn offrit, Sceptique aur la vertu, comme loua ta libertins, Biron avait la superatiticm aveugle de l'intrigue. Il rencontra Jarty, ■ entêta de sa persoane, lui remit, le 25 décembre, une lettre pour Talleyrend et lui -confia tousses desseins. Deux jours ■pris, le comte de la Murck en était instruit et communiquait t Mercy an titrait des prétendons instruction! du comte de Ségur, qui a «test que la reproduction, à peu près littérale, du plan développé per Biron ■ Tulleyrand d&ne sa lettre du 17 décembre*. Le même jour, Fersea en recevait é^alemeat une copie et l'envoyait untoédiafenenl k M de Cari sien.
Cependant ferry, arrivé a Pans, s’y était abouché avec Tal-leyrend, qui persistait 5 trouver • L'idée de Berlin tout ce qu'il y avait de plut sauveur eu ce moment-là «. Narbonne ne répugna puiat à employer ces moyens inavouables. De Leuarl ify refusa d’abord, puis, comme toujours, il se soumît. ■ Il trempe un peu là dedans, écrivait à la Marck un de ses correspondante. 11 *oup» îouvent chn madame de Staël, et on fa environné de tout ce parti'.* Le 5 janvier J793, les fonds etnLent toile, et Talleyrend écrivait à Biron : - J’e»père que vous sens un peu content de moi, mon cher La us un SI. Jarry part cwhedb vous I'bvbs ordonné pour le Prusse, scs iuatruc-tioni »at celles que voua auriez dirtées, ■ Talleyrand l’aurait pris d'un Ion moins cavalier, s'il uvait In les lettres que, quelques jours après, la Marck écrivait à Herey : « Le nouvel agent, parti depuis deux jours de Pans pour Berlin, est au nommé Jarry. Il vient de me faire informer dais mission qu’il reçoit et de me donner son adresse à Berlin *, •
i A W jM-tu- <7M F«trtLirr, l T, ?. 1VT.
1 Vnr 4<na FaVi^Lfr, V IV, p. JSO, la h production <Li ipMfypb*
m*vi* ptr F«ieu, «*«e m t«un d® 1" parier lTtt, • lit.
3 Para^LiT, t Y, p. itfl.
«ISjmriar fïtl, ûrrnpmiditttr, 111, p Î!>1.

■QrlBlria frum
uhtVlRSiTÏ QF CALIFOR^
Tandis que Narbonne préparait ainsi une guerre limitée avec Fdlectenv de Trérea et i’Empereur l, que Rsrnnve pré payait une médiation bienveillante de Léopold, et le cour une intervention année de toutes les puiwanees, I*Assemblée et le public de Paris déchaînaient la guerre réelle et passionnée, h guerre nationale où la haine séculaire Contre F Autriche s'enflammait de toutea 1m ardeurs de la propagande révolutionnaire. Tous ces frêles échafaudages de diplomatie et d'intrigue en allaient être bouleversda, en France comme en Europe.
( te lé decombre, gpm la dtcUrition royale, Narbonne arat annoncé 11 fermant) de Irai* tracts, uns *a Nord-, cotsmandB* par RMhsmhetu, dnr grande mr la Menât, connandci par Lnfiy elle, <*r tromènt Wf le Rbio, cote* ntqdM par Lvlnw, Il «dhüU Ml déptrUmente vue CUXulaîre poi» liter l’ar-^««tioo d» volontaire* appelai par le* déerela du o»û <La jata, pni* U partit pour reeoaniftn pit luî-iHiœ l’état d** lr*upn, eL la* heaoiB* d* la dJfa*la~T_ v«r CnDflDMT, JVMudrf JftieJiM pntUwiHtf, cL Ht L'armés Lançai**.
CHAPITRE IV
l'aLLÎÀNCB AUS'fBO-PBÜSSlEHNB.
On reprochait en France à Léopold de vmtanir l'électeur do Treves; en Allemagne, on lui reprochait d'abandonner ce prmcc. L'Empereur continuait de louvoyer. Après «voir donné F ordre de disperser les émigrés qui se rassembleraient en armes aux Pays-Bas69, il retarda, jusqu’au 10 décembre 1791, h ratification du décret par lequel la diète avait, au mois d'août, présent une revendication énergique des droits des princes sllemands lésés par la France, Il M contenta d’en écrire à Louis XVI, le 8 décembre, et d'exposer les faits. Les petits États ae plaignaient de m mollesse ils s'effrayaient sérieuse* ment des progrès de la Révolution *. On observait de l'inquiétude et dn trouble en Saxe, eu Souabe, dans les villes impériale a. L'agitation croissait dans les pays de la rive gauche du Rhin, et, ms être trè^redoutable, elle suffisait ù intimider des

, Le ville de Worms demanda
l'ex pulsion des émigrés. Les états du pays de Trêves réclamaient l’exercice de la souveraineté qu'ils déclaraient leur appartenir. On est convainru à Vienne, écrivait un diplomate, que si les Français passaient le REim, • tous les villages députa
IM L'ÀLLIÀÏfCR ÀTJSTriQ-pRUSfilBtfH* — lTtlrtTtt.
Bonn jusqu'à Bile se déclareraient pour eux et s'entendraient pour égorger le* princes, le* cOmtca, le* noble* qui leur tomberaient sous la main70 > *
Les journaux et l« lettres que l’on recevait de Paris découvraient h loua 1m yeux 1h périls prochains dont l'Europe était menacée. Le* diplomates commençaient à signaler dans la Révolution frençaiM ce* nouveautéi formidables qui Leur avaient échappe jusque-là. « Le but des Factieux tend plus ouvertement que jan»v à renverser la monarchie et à y substituer un gouvernement républicain*, écrivait Mercy, le 34 décembre, dans ua rapport u« l'on reconnaît FiuSueuç* des écrit* de Hall et du Pan : ■ Tant ce qui eu découlera aura un ametèrs nouveau et d'autant plus effrayant* quand on observera que la liberté et Légalité, principe* de là Révolution française et du gouvernement chimérique qui en résulterait, pourraient être moins considérées Comme des questions politique* que comme bm faïu/ura* propre 4 gagner U peuple, en promettant Ja terra aux pauvre», comme le cAruttanisme leur promettait k «et Lu droite de Z7f<MHme son! déseaur un évangile eantnba à tout ter peuples* auxtjutlt ils tranxferent tmmêdialenient la /owereueie, par droit d* prmcipetf *n tnvoyuaju Dieu et la nature*, *
L'Empereur y réfléchissait sérieuse tuent lorsqu'il fut avisé des sommations adressée* par le ^ouveranueat français à l'électeur de Trêves. * Tout l'électorat tremblait dune terreur panique incroyable, lw écrivait cet évêque. Je me suis trouvé entra naefévolté de met sujets, dont plusieurs Ont gagné 1‘esprit du voisinage, et une invasion hostile de la part delà France70, » L'Électeur appelait F Autriche et In Presse à son accours- La Prusse oPrait son assistance, Léopold n'hésita pas a promettre la sienne. * Voyant, écrivut Non.Iles, le 2S déceajüre, qa "aucun pouvoir n’est respecté, recevant choqua jour de* rapport* •inistres sur le progrès que fait en France l'esprit démocratique,
il s’est déterminé à prendre h défense de L'électeur da Trêves, sans approuver *a conduite. ■ L'Empereur æ déclarait prêt à soutenir est évéqne, s'il était attaqué, mais à condition qu’il aurait au préalable dissipé tes rauemblements armés et se aérait Mae dan* ton droit h l'égard de 1* Franoe.
L'électeur de Trêves obéit incontinent. Celu de Jéaymca ji^ea prudent de suivra «on exemple. Les émigrés, expulsés de Cobtatx, M répandirent sur ha chenu ns, par la bous et la neige. Leur retraite ressemblait h sue déroute. Les habitants maDÎfeotiâeirt impunément leur animosité contre cm Français dispersés. On les repoussait partout. Le landgrave de Hesse, la duc de Wurtemberg, le roi de Prusse lui-même refusèrent aux fiigitib Tentrée de leurs territoires. Coudé se retira avec m troupe h Ettenheun, dam les terre» du cardinal de Rohan. Il ne resta plus cbe* l'évêque de Trêves que les deux frira du Roi, □aveux de rélecteur, qui ne crut pas devoir les chasser de sa maison. Le SI décembre. Ce prince informa offiaellement le gouvernement français des mesures qu’il avait prises# Le même joor, Kaumts en confirma 1a nouvelle ; toutefois il ajouta que m, malgré cette satisfaction donnée a la France, l'Électeur était attaqué, l’Autncbe marcherait à son secours. L*Empereur désire vivement, concluait Kannits, * éloigner celte extrémité et le» suites infaillibles qu’elle entraînerait, tant de la part du ebrf et d»« États de l'Empire germanique que de la part des autres mu verni ns réiois en concert pour le maintien de la tranquillité ne et pour la sûreté et l’honneur d« couronnes1 ■ . Go concert n’était rien moins que formé; mai* la Reine avait souvent répété h Léopold que la seule annonce qui en serait faite produirait sur le* Français me impression salutaire. L1 Empereur penia que cette menace leur don aérait h réfléchir, et il l’appuya du bruit de quelque* armements.

L'irritation ne diminuait point pour cela dan* les cours oé l’on as piquait de contre-ré volubon, et ou l'on tenait pour la parti des princes. Ce ^'étaient que protestation* véhémentes
■ Muin è Mlle*, H êéoabre lïM. Vus rot, t- 1, p. 5M.

contre 1* perfidie du * maudit Florentin ■ . Gustave III, qui avait enfin signe avec la Russie son traité d'amitié et d*elLianee1, s'impatientait des retards imposés h sa gloire. Dans m colère contre l'Autriche, il allait jusqu’à soupçonner Marie-Ànloinette de fournir b ion frère des prétextes de s'abstenir. Lotus XVI n’inspirait depuis longtemps à ces cours qu’une pitié méprisante. ■ La conduite honteuse du roi de France , écrivait Gustave, a sûrement passé en Lâcheté et eu ignominie tout ce qü'on pouvait présumer. > Le roi de Suède, en eea invectives, m menait an ton de son alliée : • Ce sont vraiment des lâchetés indignes, déclarait Catherine; — on dirait qu'il» n'ont ni fût, ni loi, m probité. Je sois dans une colère horrible; j*ai frappé du pied eu lisant ccs,.. ces... borreurs-lh1. ■ H ne s’agissait encore que des lois constitutionnelles; le déclaration du 14 décembre mit le comble h l'indignation. Ki ta cour de France ne paraissait comprendre Tétai du l'Europe, ci les chancelleries d'Europe ta situation de la cour de France. Il fallait à tout prix dissiper té malentendu, Fersen partit pour Paris. Il voyageait mus un nom supposé avec des passe-ports de té reine de Portugal.
Le plus clair de ses espérances Lui venait de la Russie. L’eipédiUos que projetait Gustave reposait sur l'assistance de Catherine *. La roi de Suède ne doutait pas des intentions de té Tsarine; il en répondait à Louis XVI. Rien n'était plus incertain cependant» Tandis qu'elle entretenait en Suède, à Paria, sur le Rhin, ces décevantes illusions, Catherine écrivait à L’un de ses confidente * : ■ Le nouvel allié n’a pas bonté de demander à venir se montrer ici, chose que nous cherche roua h éviter autant quli uni a in ement possible, Comment voulea-vous que je lui confie
■ 19*ctübre 1781,
1 (ruAttire ■ Pcrvn, fi ■pu n,Lpe (701. Fsmvr, U I, p. Sï3. — À
Giimnij $5 irpltnibrc} p, $&l|. —■ Voir daoa Pnlpri, l. I, p $70 et $41, lw Irttrei de Gavtart * Fenen cl à Xuuii KVI, décembre 1701
* FetifJ à aiine-AMflwtie, ÜG nortubre, (taure [Il i Louu XV I, ft df-remtae 1)91, F^ien * GuiUft 111, 7 luit 178$. U I, p, 114, ïâ»,
î*5; S, IUp !01,
1 A CrjiDoit S uvenLra, p. 561
des tronpesf il dc les sait pas mener» • Ces troupes a'achemi-□aî-ent alors ver* la Pologne, et fornaleDt une année de cent trente mille hommes, destinée & «ne tâche inGnisnenl moins avestareuse et moi ds chevaleresque, mais infiniment plan pratique et plua lucrative que la délivrant» de Louis XVI. La paît avec les Turcs venait dé té Conclure dëficiUVétoiéût h et les généraux russes reçurent l'ordre d’entrer en Pologne. « Si riulnche et la Prusse s'opposent à ce plan », éemoit l’hnpératrice h ZouboFten lui transmettant cet ordres, «je leur proposerai un dédommagement ou nu partage *. ■
Let politiques de Vienne et de Berlin savaient parfaitement à quoi t'en tenir eur ca manège russe. « Vlmpératncc, di&ujt Kiiumtz \ n’attend que de voir V Autriche et la Frime engagées en France pour tout culbuter en Pologne» * LinténJt de l’Autriche éta t le même dons les deux pays : elle souhaitait de voit s'établir, en France, oim espèce de compromis entre lu partis, une sorte de contt iluti-on monsreh qui» cpn entretiendrait une fermentation incessante, la faiblesse au dedans, a nullité au dehors, en Pologne, une monarchie «sses consistante pour nTêtre pas absorbée par ses voisins, asses débile pour n en inquiéter aucun, en un mot, « une puissance in ter médi ai ra et de convenance* ». Mais 1m lettres de pins en plus précises et pres-simtes de Ma ne-Anto .nette, Les événements de paris, le compte rendu das débuts de fAsieinblée, « fini montant de ha ne contre l'Autriche qui s’en déjngcait, les armements annnnœs, le bruit de toutes ces missions diploinutjques compliquées de minium secrètes, ne per mettaient pas à I Empereur désabuser sur 'imminence de la guerre1. Le m n stère la cro t inévitable, écrit Woai lies le 24 décembre. U a (Faire dos princes passes s icm nés,
O^uirirr l7®!, car ta Mm >ta prcliüirtairej dt
l Cuther n* h foulHf, annexe m rapport dc GdIk, du £ Février tTflt, Hma-Viün, Pip. p. 131
1 Dépêché au priiMt d-t Remi,a Berlin ,15 jan^w ITHJ Vi»ijot, fc. f, p. 3-'S.
1 H^rnnirt Je U chancellerie 11 janfinr 1791. — CoiMidcrationi rte Kanmiri, msrH'01, VrtaoT, t. ï.p. 340, HUW
* l litr h f'ortVfpanJa+d Jr A> «Jarrl, notan.mrtnl, 1- Il E, p. 190 SM — PnriLLfcr, u V, p. 10% «t 194. — Ka|>|r,rte de !!..■>».pu, l>^, w-r.,
p. 133 135,
BM LALLI1NCK À U B TB O- P RD fi SI KH NE — iTH-iTM. poursuivie juique-lh me mollesaa, prend ne caractère mdaia de gravité. C'est une affaire urgente, disent Je* Autrichien*; I* Empereur ne peut h négliger sam m discréditer dans l'E aspire. ■ [I m'est démontré, conclut Noadles, que 1* guerre éditera eu printemps. ■ Les Autrichiens insinuent, h titre ci71 expédient, l'idée d'un échange déterrés avec les prmees intéresses. Ms ne dissimulent pas qu'une invaaion d> troupes françaises dans 1* Empire serait regardée comme une déclaration de guerre par le corps germanique, et quel'Empereur sou tien droit cette guerre d« toutes ans force*’. Ils redoutent d'ailleur*, «t non Hft» une • entente et un complot ■ entre les révolutionnaires de France et ceux de Brabant, Us voient les Pays-Bas son* le coup d'une incursroD subite des Erançon.
L'intérêt de l'Autriche wimoindst a fEmpereur de se mettre en mesure Un Mme J de gOnvernanient se réunifie 17 jan-Vier 1792, en présence de Léopold et de Eenhiduc François*. Ou y reprît l'idée d'une intervention ut L’on an détermina l'objet. Ce ne pouvait être la restauration delà monarchie absolue: Kuunîtt le déclara en termes formel*. — (le dessein, dit—<1, entraînerait une guerre onéreuse, et le succès n'en serait point désirable pour l71 Autriche « Sacrifier notre or et noire sang pour rétablir la France dans son ancien état de puissance, Itu Rtndra son influence en Europe et ran mer, par conséquent, la rivalité avec noos, ce serait commettre la plue impardonnable et la plus dugereuw des faute* politiques que la ma.san d'Autriche eCt jamau commises et piit j*me » commettre « Quant mi indenn mtr* destinée* a couvrir le* frais et le* nsq ues de la guerre, la meilleure solution consisterait, pour F Autriche, dan* l'echange de* Pays-Uas contre la Bavière — Le chancelier concluait à renouer tes négociations avec l'Europe, au point où elle* étaient demeurées auspendue* au mon de septembre. Les puissances ■e concerteraient pour réclamer la cessation immédiate des mesures menaça ni ce prises contra l'Allemagne et en particulier
des préparatifs de guerre annoncés le 14 décembre. Le conseil adopta mi proposition*. L’Empereur offrait i cm alliés, pour appuyer le* démarches communes, hb troupes de* Pays-Bas


roi de Prusse en fournirait autant. Le* autres puissance* seraient invitées h indiquer te cODlingcul qu'elles apporteraient 4 la coalition. Quant an congrès, il Mê M réunirait que si, à la suite des représentation* collectives, ta nation française exprimait le tsu qua I* Roi «• portât pour médiateur entre elle «t l'Europe.
La négociation du traité d'alliance entre l’Autriche et ta Prusse n’avait jamais été rompue ; mata on u était resté aux préliminaires. L’Autriche fit exprimer à Berlin son désir très-vif d'arriver promptement à tin accord définitif, tant ail sujet de ta France qu'au sujet de la Pologne. Elle proposa de régler ce dernier objet par une disposition eépurée : ta Prusse et T Autriche y conviendraient de respecter l'intégrité de la république et de maintenir ta constitution de 9 mai 1791 ; elle* inviteraient ensuite la Russie à adhérer à cette conventioD.Le* instructions que Léopold adressait h »n représentant h Berlin, ta prince da Reusa, ne touchaient pas è l'article de* compensa» lions72. Léopold entendait en laisser initiative aux Pniswens; m*ù da»s m* entretiens avec Jacnbi, Kauatta n’<m écartait nulle ment l'idée, âpielmano ne k gênait pus pour ea perler tout haut. « Il est vraisemblable, disait-il, que l'Autriche et la Prusse s'empareront de quelques provinces, et il conviendrait de les garder jusqu’à ce qu’en lût assuré des dédommagements des dé-pentes da la guerre*. ■ Quant su eoinriandemint supérieur des armées alliées, on ne pouvait ta confier qu'à un guerrier éprouvé, que sa aaissance et sa réputation plaçaient au-dessus de toute* les rivalité*, et dont 1‘autorité serait reconnue par les troupes autrichiennes cl par les prussienne*. Tout le monde désignait déjà ta due Ferdinand de Brunswick. Telle était ta réputation de
■uta.
1 Rapport do Jaoobi, 7 jsaWer ITIM. Humuu, Pi/, mit., p. 143.
• ce héros ■ , que l'AllamagDe et La France, au moment d en venir aax mains^recbercb-aieiit son concoure comme uo gage de victoire et ms disputa ent F honneur de tomba Lire wue ee* orüree.
Custine arriva le 13 janvier h Brunswick Le duc fficcueilht « avec une exqu se po.itesse, mais avec une réserve extrême * .

sa mission. Brunswick montrait a un esprit supérieur, exempt

et de pouvoir absolu ■, une ambitoa très-haute, mais froide et calculée, Gétait un prince philosophe, ami de la liberté d esprit, mnii un prince au demeurant, professant aussi pen de goût pour la démocratie que pour FÉglise La raillerie des pré* jugés, leiele pour les réformes, la c ha Leur pour F bu main té se mêlaient cher lui, comme chex Voltaire et chez Frédéric, au plus profond mépris pour la foule ignorante et la multitude vulgaire. Il admirait les principes de la Rêve lut ion et blâmait les désordres qui l'accompagnaient; il déplorait le sort des émigrés et ne les estimut point; Li regrettait In destruction de la noblesse : — C'est un préjugé, disaibil, mai» il est reçu dans l'E-jrope •fitière. Cependant il ne voulait rien faire pour la rétablir en France, • Il joignait toute îdee d'influence étrangère dans le* affaira intérieures, *
Le 20 janvier, b la suite d'un entretien cù le duc avait paru se familiariser davantage, Gu&tina fit tomber la conversation sur féclat du rôle que jouerait en Ëurope * l’homme d'un grand caractère qui» sachant maintenir en France, par la res-tauratioD d« l’armée, l’ordre au dedans et le considération au dehors, deviendrai l'idole des Français et le bienfaiteur de la postérité h„ Le die écoulait avec complaisance, Cusline se
1 Lis mou entre p n! em< u iobl rxiraiu des rv|paru de Quume. Voir tattrq«e, t-1 > P- ttoî et hit.

i". t.
CÏÏ5TIEIB A ABVtnWICl RT BECUR A *BRUH. «SI hacirda et apres avoir obtenu du priice u parole d'honneor que l'objet de leur eoirttien a resterait eajeTeh dans un étemel si la ne* » r il la* dit : • — Si la natioa françeisa, reconnaisMDt l'importance dm (pnndea cnnsidératioo* que je viens de voua présenter, déclarait par l'organe de aca représentait» que, dîna la criât dont elle «t mtoacée au dedans et au dehors, an seul bcNKMM en Europe eri( para gloire passée, par h paissance de ses talent*» capable de remplir ces haatea destinées; qu’elle réclamât tan services de cet homme unique qui m doit à la postérité; que le Roi sa joignit â catta ddclarntiiMi JW au» démarche éclatante, et que ce grand homme... fût vous, Mon* seigneur, que répond ri ai-tous? » Coati ne a'était émn eu P1^-nonçaot ecs pardes. Le due en parut troublé et touché b la fois, mei* il 6t des objections, s'cicum, demenda le tempe de réfléchir. Cevtine, «n revenant du palais, aongeuît malgré lui et plus qu'il ne faoreit eouln, au jugement que Sffinbeau portail naguère sur Ferdinand, h cette perplexité qni formait le fond de son caractère, A cette méfiance de b«-méme et de* homme* qui partiyaeit jtuqu'à sa puaiou pour la gloire» A cette prudence subtile qui tempérait Ira écart! de ton imagination, A cette circonspection enfin qui réprimait comtamment » verve ambition**. Lonqua CuaLine la ravit, la laademain, la réflaiicm était venue, parfaitement égoïste, mau sensée el sans réplique. « Je toi» trop de difficulté» * vaincre, dit-il. Vous ave» trop de gens d'esprit, des juges trop éclairé* et trop sérères, l’iquntmi pub iijiie ut trop versatile... Croyez-moi, les lieux communs et les sophismes de ceux qui soutiendraient que c'est contre la causa des nu* qoe j'irais rom battre, ne sont pas ce q ai peut m’arrêter. Ja aaïa que panser da cas déclamations, at je les réduis b Ibut valeur, Je n’ai pas fui dans ma vie les grande* entreposes, et je »»■* apprécier un grand rôle sur le premier théâtre du monde. Mais il faudrait que je fusse bien présomption nu bten incapable pour ne pu ttüiir en ccd pour mot fimpouibihlé du turcès* et, sûr, dan* osa position actaed*, de conduira quel quai troupes, u on me les confie, h peu près aussi bien qu'au autre, j’ai trop d'amour-propre pour vouloir risquer ma réputation
ISA L'ALLIANCE ÀE3TBO*»HÜSSIEMNB — |7ït
dans ne entreprise par trop hasardeuse et compliquée. > Cns-tioe étAit sous le charme, et malgré tout il ne désespérait pas. H ne figurait qu’une seconde lettre du Rai, pins pressante et plu* explicite que la première, lèverait les scrupules de Brunswick. Il s'abusait en cela complètement, prenant pour de« te reversai ions ce qui n'était que des défaites. Le duc e traitait avec symputhia et l’éconduisait arec égards. Cuitine pouvait *Testimer heureux de l'iToir pas trouvé à Brunswick les terribles déconveniMS qui attendaient en Prusse ton collègue^ 11. de Ségur.
Sdgur l'était mis en route pour Berlin, le 26 décembre Pendant qu’il** y acheminait par la voie de Straibourg avec les instructions du ministère, le chevalier de Belsunce y courait, de Bmxalla*, avec le* iattraction* do Breteuil ■. Dana un» lettre adressée à Scbulen bourg, au nom de Louis XVI, Bretetnl désavouait IbrmeUeinent Srçnr et infirmait d* avance ses pouvoirs. Il ÎMinaait même que la miwon de l'envoyé constitutif unel se rattachait h des desseins de propigaidc révolu tien mire dans Les Étui* prussien* Une dénonciation tras-conpminettaate confirma, sur ce point, le* suggestions de Breteuil. Ségur s'était arrêté h Strasbourg. Cette villa était devenue le principal foyer de propagation des idées nouvelles don* lEropire; les Allemand* entl»uwa>t«s de* principe* français venaient y reapirer Fair de la liberté, y ch«rch«r le baptême ai La boa ne parole, fêter la fédéra lion et s’affilier même, le cas échéant, tu sociétés dêmacritiqua* a. Ségur reçut i *oo hôtel le maire de la ville, DielncL. Ce dernier était ■ vif, chaud patriote ■. Il croyait J’Alsace menacée d'invasion. Il entretint Sègur ■ des intelligences qu'il avait en Allemagne et d« dispositions où étaient les peuples à embrasser, en conséquence, la cause de* Français •. Un Allemand occupait une chambre voisine; c’était un de ces voyageurs curieux et indiscrets qui te plaisent à écouter b travers le*
I Pour le dfinl de h niaion de 3#fur et !« Jigende rtEaanieute dont elfe ■ ék I objet, In éndt* publrei d*m h Fen^r, 10, 1*. 11 *ctobce (170.
i Üréoii à Sdmitabduigb * jinnv i7Bl F|ua«ii«q>fT, p, 10
f- Voit1 Womiu, ■«**» nr Lirtuv «« Sukulurtï Tm»tT, aoi«* aar Kulog» tdmeidvij
eUb«ôn«. fl MVûît mal I» français, il uiaît Jh lambMui d* la cnniersatioB et la comprit h moitié. Mais, ptaa de rtlt poor sa patrie, 4 adrtâM aussitôt an rapport h Berlin. Il y prêtent» l'entretien tout intime de Séjur et de Oielneh comme lia ■ cQüciliubuk de jacobins délibérant sur la propagande b faire en Ailernû'jne 1 » .
L'agent des princes en Prusse, M. de Boll, renchérit rar cet calomnies; ü y pigmt una maniauvrw plut perfide. Pendant ton iDba»t<fe h Petenbowg, Ségur, t rtt-eniêté de falliinc* mw, avait activement combattu la politique pmuïcunc et Tait ton possible pour éloigner Catherine de Frédéric-Gtiillaorae. Il avait exercé plus d’une foie sa verve caustique aux dépens du raide Phum , de sesthaaïusturges, de ses mariages ainnltand*, de «et divorce* périodiques, de son cabinet de revenants et de ann harem pu‘ t nia. On gardait b Berlin autant de ressenti ment de ^a diplomatie que d'aigreur de ses persiflages. Boit réveilla cm blessures d’mou r-propre, rappela le* manvaia offices de Ségnr an Russe, col port» ses épigrnmflM, et les émigrés, fanant le choeur, le peignirent partout comme mauvais Pnusfan étsmisml personne) de Frédéric-GaiLauma,
Sur ces entre fai tes, le mjoiâlra de Suède rt celai d'Autriche reçurent, l'an par Fcrsca, l'autre par Mettermch, et tous les deux de Bruxelles, un extrait des instructions apocryphes de Ségur^ Ils en répandirent immédiatement des copies, il na fat bruit d’autrs chose dans Ber îo Les intéressés, c’est-b-d ire les p*r-tonne» désignée* dans ce* prétendue* idstmctions avec leur valeur vénale et leur mise b pria, réponse morganatique, Bis-cbolfswsrder, la maîtresse d'habitude, le valet aon mari! toute la • clique ■ t Comine ou les appelait, crièrent plu» fort que Ica jutres et manifestèrent leur vertu en flétrissant la suborneur. Gc fat précisément cet Heymann auquel Biron voulait confier lu > machitx des Fonds secrets ■, qui sa charge* d’en révéler le aptère *u hm de Prune, te prince, tits-prévenu contre Sejur, et fort alarmé de» progrès de la prapagunde, considéra
Ln oou mirv ^uillriorti ü’aprM h rapport de V^T, U férrier ÎT^J. — LT, rapport de Abiui, 1S jdsvjcr, Virtaot, t I, p. 3-1.
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comme eo outrage ko mission de l’envoyé fonçais. Il s'admet teil point » qv’oo pM te çroiro uicoascqucnt pour quitter id système huit jours après l’avoir embrassé « , et qo’on Le jugeât capable de trahir son allié parce qu on intrigant aurait corrompu sa maltreise. Ségur arriva te 10 janvier, tout était déjà concerté pour le perdre *.
Il se rendit aussitôt chez les nuntâtrea*. Scliulcnbourg 1 entretint longtemps et lui parla ouvertement, L ne dissimula point le» véritable* cmiscs du conflit qui menaçait d’éclater. > C’est en France» dit-il, qu'on peut empêcher Ut guerre Je ne toil rien de u înquLêtunl dans un peu nombre d*émigrante a tu quota on ne permet |iat de a’armer. Sali «fade* tes princes de L'Empire possessiQBOés en Alsace. Mettez hachez vous a des troubles qui inquiètent le« autres nations, et ne voua étonnez pot s'il y ■ une ligue des ro >, de* ministres et de te nohlesse de tou* te* paya contre lu propagaboa de vos principe*, qui les attaquant tou* et qui Cfluietlt tâîit de désordre». ■ —- - (lue les princes allemands ne s'accommodent-ils avec nous? répondit Ségur. Voulez-vous que J'on dérange l'uniformité des lois, qu’on révolte le peuple, qu'au t’attire te guerre avile parce que les princes de 1*Etapire, ou plutôt l’Emptrc (car quelques pnntres négocient) refuse une indemnisation juste en argent? » — » Votre embarras et vr»tre constitution, repartit le ministre prussien., n’ini|Kirtent en uucune façon aux étrangers. L’Empire avait aussi sa et institut! un qui lui détendait d'aliener, et cependant on Vous a bien code LA bute. L'Empire ne peut se contenter d'indemnités en argent, parce que l'argent se mange et ne reste point, d'ailleurs il y w de* droite hunordiques qui ne peuvent être compensés par rien. ■ Il finit par suggérer l'idée d’un échange de territoires.
Cetta prenuere rencontre hissait i Ségur peu d’espoir pour la suite -de *a campagne. 11 sentait autour de lui une hostilité lourde, et comme une réprobalioa mal dissimulée. * il a cherché h m'enjôler, disait Iléus* au Roi; je lui ai répondu eu bon
1 fîa|i|HW< de Sfjfnr». 31 jjiitict- 1714.
1 SÔ junrlvt. K»j>fort du éS,
CUST1NI A BRUNSWICK. IT SÉGUK À BERLIN, #55 Alhniaod. ■ —- • C’est aussi de la sorte que je récondaïnri », repartit Frédéric<G73îllaume. (1 oe se décida a F ad mettre à 73a cour que sur les instanca73 de mw ministres. IL Le reçut» le 12 janvier, avec une nfFectation très-marquée de froideur. ■ La France, dit-il, sera biea longtemps mu aucune influence en Europe. 73 — ■ Elle û’a nulle envie, répliqua Ségur, de se mêler ld utilement du affaires des autres; mai73 die est trop vaste et trop peuplée pour ne pas être toujours d’un grand poids. J'aspèn que le règne de Votre Majesté aéra toujours beireux; cependant si La fartant lui attirait quelques revers, l’influe ne73 de la France lui deviendrait fart nécessaire, et Elle regretterait alora qu’on eût affaibli ect utile contre-poids. ■ Prédéric-Gutllaunae M montra peu sensible h cet argument. Il semblait plein de confiance dans l'avenir. Ségur en conclut que l'alliance de la Prusse avec l'Autriche était conclue, h quelques formes près. * Peut-être, ajoutait-il, en racontant aon aadieuca h Lemert, si l’on résistait, t"Alsace ««rait-eU73 l’indtiamté da Ifontn-prisât • Le 17 janvier, jugeant M mission dorénavant mutila et n'y trouvant que des désagréments personnels, d demandait au ministre de l’en relever le plus ttt possible, L’arrivée da Jarry, qui l'avait suivi de prés, fournit uq nouvel aliment aux ca’omniai, Sdgur finit par connaître les motifs da Fortraciaiiie drint il était l'objet II en fut atterré. Sa santé l'ébranla; il tomba mu la de. Ses ennemis prétendirent que h honte le rendait fou et qu’il avait voulu te tuer. Les agents de l'émigration eu dépéchèrent la nouvelle dans toutes Je73 cour73 et en firent uq scandale abominable en Europe. Ségur n73avait plus qu’à partir, et il insista de nouveau pour obtenir son rappel
Cependant pour s'estimer impuissant à poursuivre les négfr» dations à Berlin et pour «onsdérer comme une chimère l'idée d'un a en tanta avec la Prtuse, Sdgur a73 pansait pa73 qu'il fallut encore désespérer de la paix. En cela, il se montrait perspicace. Les affaires du congrès «'avançaient point. Frédéric-Guillaume avait reçu avec satisfaction les proposition73 que Eeius avait. In
BM t'iLLlAHCl 74tr^THO-Pl fRf lEflK»— 17M
174 pnvier^ eontDBnKjtMfl74 à «on gouvoreement. Mais cette première itipffwwB ■ était affaiblie avec la réflexion, I^s conter h 4c æ74 m-îniitm refroidwaînit tmijoar74 le xde 474 rai de Fraise. Il mcoBUMuait que te cnu^rèi. « s’il était bien ceirfwné, poarrait avoir F effet désiré • ; mi74, ajouta il-il, ce tarait ana ■ opéntUMt lente et difficile t. Il ■74 I74 dissimula point dam h réponse djlatotre, atnn aae fcme bien ver 11 ante, qu’il adresse h Louis XVI. D demandait, araat de nea entre» prendre, FasstinDee qw ”4 serait mdesirisd des frau de ses arme74 mrrrta74. Le» ministre» prussiens disaient même que si fa France » rendait «ht réclamatïuns de FEmprre, qoi selon eux n’avaient rien d'excessif, fa guerre serait eerUiuemeat évitée.
Itocufle74 smportait les mêmes impression74 dt ms entretiens avec fes politique» de Vienne. L’Eaapcreur paraissait satisfait du méiuoîre des coestrtationnel74. Mrixy fa trouvait sage, et Ioq comptait encore A Vienne surfas négncîutiors Mais il fallait que la France s’y préliït" ■ J’nscraia presque dire, écrivait No&illes fa 90 janvier, âpre74 uns entrevue avec Cnllorede, qu’il n’y aura point de guerre à moins que nous ne la déclarions. • Marines mandait de Munich qu’il neva.t vu de troupes nulle port et que Ton ne songeait point, dans F Empire, à en lever74. Son séjour h Vienne Je confirma dan74 ce74 aent ment74. « Je crois, écnVaïUtl le 18février,que fa paix est encore entre nos main74. • Elle îm paraissait surtout dépendre de Fafftiib dé74 pouentOD-p«74, 74t il «voyait cetts u Faire accomiDùdabE74.
Le ministère français pouvait-d consentir aux condition74 que l’Emparearct le roi de Prune mettaient au maintien de la poix? Pouvait'] restituer A vif cao au Pj pe74, Fournir aux poMessioonéà une indemnité en ierre3, réprimer la propagande, rendre du rassort à l'autorité royale F Tout défend de le Croire, et Le fait est qu’il n’eut même pas Foccattoa de le tenter. Trop
de passions diverses traversaient ses desseins. Les partis les plus opposé* conspiraient h ta contrarier l'exécution. Lu agents de la cour mutaient les émigres à résister aux ordres de dispersion et h reformer leurs rassembleoaenls, convaincu* qua la France attaquerait et que l’Empereur serait alors forcé de défendre l'E un p irw < Les giron dîna, dans l'Asscmbléc, poussaient b 1a guerre : les mesures qu'ils provoquaient étaient de nature à rendre Ira transactMna iiqxjaaibtee et la rupture inéluctable.
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Le 31 décembre 1791, de Lessart commaniqua h Tisseur blee 1 office du iüuiiuti, du 3J, annonçut que TEmperear se»-ticn&eit l'électeur de Trêves, s'il était attaqué, et que des ordre* avaient été donnés, ou conséquence, aux troupe* de* Pays-Bas, Le ministre fît connaître ensntte h réponse du Km ; Louis XVI déclarait à l’Emperuar que si, h la date filée, Ire rasscttilde» ments n'étaient pas effectivement dispersés, Ü aurait recours aux «rmas. L'Assemblé* décida d'en délibérer. La question de la guerre ae trouva ainsi portée i la tribune aux harangues, et l’a* cafaadit le* orateurs traiter Ica Étals, les nabona et Jea aonveratna étranger! comme il* avaient pris l'habitude de traiter, en France, les partis, les ministres et La «oar. Le 1" janvier 1733, sur b pmposibnn de Brissot et sur te rapport de Genioané, les frère* du Bai et Galonné ferait décrétée d'accn-taiîan. Le 5, eomueuça le débat sur Im affaires etrangèra*. Unaid entama I'sUjoa et, des lu premiers coupe, rengagea de loua h* côtéâ à la foi*. — « Uim guerre est prèle à •’ allumer, s'écrie-t-il, guflre indispensable pour consommer U Révolution, nau qui peut-être va incendier l’Europe entière. ■ Il ne faut point as b^cer d'uns trompeuse reefîues dam les dispositions de l'Empereur. ■ La première politique de* empereurs «t
1 Feraa i Mana.ÀaMÏBetie, • jsimar 17M Fallu, 1. 11, p. tLL
d é tou Fer la liberté des peup.es. » La France est isolée : c'est k crime de Muotmoriu de l’avoir laissée mus elliaacrs. Elle peut s’en passer, il est vrai ; nais le devoir du Roi est d75eo troiwer, et pour y réussir, Il suffira de le tester. knard présente ilon la panacée politique de In Gironde, la spécifique qui forme la base de toutes ses combinaisons de diplomatie et de guerre î l'aiuance pmswenoe. —1 75 Ah! si Frédéric vivait, ce philosophe roî aurait bien trouvé dans la Révolution française de quoi consolider pour toujours la balance dn Nord ! •
An court de cette discussion, que des affaires plus argentes interrompent et suspendent constamment, Narbonne, qui avait inspecté les frontières du nord et de 1 eit, lit à la Inbuna, le 11 janvier, un rap|«rt prestigieux et tmienure qui flatte les illusions de La majorité, et qu'elle oeuvre d applaudiueœenti. fl affirme que la France est prête. « Tout nous est possible, excepté de supporter La honte d'un traie qui permettrait uji étrangers de simmiscer dans nos débaU politiques! ■ Cplta conclusion inconsidérée demeurait Lien loin de la vérité. Bouilld s'en rapprochait davantage, hélas75 dans la compta qu'il rendait ■nx étrangère de le désorganisation militaire de h France. La vérité est que 75 l’on o'était prêt Sur rien 1 >. L'optimisme pré’ somptueux de Narbonne produisit une conséquence qu'il s'attendait pu et qui tourna contra aca projets. L'Assemblée, trop rassurée, refusa d'ordonner l'incorporation des volontaires dans la ligne et la levée de b 1,000 hommes, que le miDtstre demandait pour compléter Le pied de guerre. En meme temps, et comme on se croyait capable de soutenir une lutte à Ja fois néceusîrc et facile, on s'y précipitait avec plus d'entrain «nent, Lee déclarations du ministre impliquaient une équivoque funeste; Narbonne désirait une guerre limitée contre u» électeur ecclésiastique, mollement soutenu par l’Autriche que la Prusse paralyserait. C'est pour celle opération, sorte de grande jnanctuTW»u canon et de duel au premier Mug, qu’il m disait en
jiewre; mat* il ne l'était pas pour la yueire nationale et revo-lutnanàira, la guerraeuropéeDnaachàTJiée ;c est h cette Qfuerra-là que uurchait La France . Dans les journaux et dans lescluba L'exaltation populaire déchira tous les Toiles, et la guerre perdit, des qu'elle fut nnn-ancée, le caractère artificiel et tout politique que les feuillants sa flattaient d'y ira primer. Elle leur échappa aussitAt qu'ils essayèrent de là régler.
« Moi aussi,je demanda la guerre: disait Robespierre*. Je la demande h grands crû, au» telle que le génie de U liberté la déclarerait, telle que le peuple français la ferait lui-même, et non telle que de vils intrigants pourraintla désirer... Mftisquoi! voila tous les orateurs de la guerre qui m'arrêtent ; voilà M. Bru-sotqni médit qu'il faut que M, le comte de Narbonne conduise toute cette affaire^ qu'il faut marcher »us las ordres de M le marquis de LuCtyette, que c'est au pouvoir exécutif qu’il appartient de mener 1* nation à la victoire et a la liberté. Ah1 Français î ce seul iu ot a rompu tout le ch urine, il anéantît tous mes projets. Adieu la liberté des peuples I ■ De ce seul coup de tribune, Robespierre «P nantissait le micntére et blessait a ruort la Gironde. Le» girordins sentirent le wupçonautour d’eux 11 no fallait désormais ni calculer, ai réfléchir, ai composer avec les évènements ; il fallait se montrer enlhoiuiàste, véhément, ex-Céssi f, ddno nc*r dea complote et poursuivre La cour d'une haine implacable : la popularité et le pouvoir éteieol A ce prix. La Gironde était h us si jalousa da Funa qu'impatienta de l’autre. Elfe félança aveuglement A fusant\
Le 14 janvier, Gensonné, au nom du comité diplomatique, présente un rapport d'exaemblo sur les relations de la France
1 Le* paiTNUi Brereat h fiurra aatsot qae la mtotrstn I* ladauceai •, écrit Merlaa de Dans, IB janvier CM. fpnuro, Jéev/in rf? 7,A<onif<tfe Ram, 1U6S, p. S. Mocru «cul 1 W«*h ujU>&1 le à^rvrivr i ■ vn» <li
tvol««, tou» la Valiak wnl k |u«rr«. Àj»u ,u |'«,pr«t da jMjfv ■ tOv o-ur*
■ta flunevr, • T. Il, p. lit. Cf- Lalkfl dr PelliM h la &lar<k, Cànrrpaaà^iu, L JJ J, p IM. — M41.LBT ev Pur. t. I, p. 14-7.
1 A sx JaooAi», il janvier. Luüii Bl*hc, i„ TJ, p. 348.
* ’ Ito ne KHiflèrtu plut què mritrv le feu à I Eurapa ci 1 frotta acr ietn mo|uM«a su wliKi 4* iteqn pm im a imprctusoart virement imugimiioa pepaJart. • L«m B une, U J, p. S5S.
Dr ç Frrvrp;
vfALRSITYOF CALI FORMA
3(0 L iLLIAJiCI *ÜSTRO-FFUS$IEHKE — tTQL avec la cnur de Vienne. Il y condense tm» le* grirfa amimulé* députe trente aoi contre Fallitnce su ln ch jeune. Il is présente coeur* on crime «TÉtat : l'argussent atteint ta R«ne, et ce mystérieux ■ comité autrichien ■ dont on parle partout, que personne ne connaît, mais on les révolutionnaires englobent dans une même suspicion la cour, le* constitiLtioanels, l’Empe* reur et tous le* adversaires dont ds poursuivent Ut chute. Gers-tonné déclare qu'il faut prendre les devants, et s'inspirer de l'exemple donné par te grand Frédéric au début de la guerre da Sept ans. Il demande que l'Empereaf soit somnié d* s'expliquer» avant te 10 fttner, sur ses intention* I l’égard de la France • La guerr* cal nécessaire, conclut-il j l'optoioa publique ia provoque ; le salut public en impose te loi. • Au cours de son rapport, il a déaoucé le projet d'un congrès comme une trahison d* la cour. À ce met, Guadet, qui préside, descend du fauteuil et s'élance i la tribune : ■ Marquons d'avance, dit» si, usa place aux traîtres, et que cette place soit l’dchafaad. J* propose de décréter h l'instant même que la nation française regarde comme infâmes, Irai très h 1* patrie, coupable* du crime d* lès^natîoij» tout agent du pouvoir nécutiF, tout Fronçais qui prendrait part, directement ou iadirectetrient, Soit b un congres dont l’objet serait d'obtenir une modification b la constitution, soit b une médiation entre la nation et lu rebelles, soit en fin A une composition avec tes princes passes-si ornés es Aliace* * L'Assemblés semble transportée, les députés te lèvent, et les arm* loarnée* vers la tribune, ils «'écriant : * Roua te juron* l Oui, oui, te Constitution ou la mort1» La décret est porté, La Roi le sa actionne Je jour même, Il est condmnné désormais h le déchirera* à eo subir la loi.
La rainiatère se sent perdu. Vstnemerit Lessart «sapM-d, dans te séance du J 6r d'apaiser les «prit* e» assurant,pièces •n main, que tes rassemblements sont d spersé*. Vainement, le 17, Koch déclare-t-il, au nom du comité diplomatique, que la neuve Je* d’À lemagi» «t de* Pafs^Eu devis ausut antière-inent rassurante*. L'objet primitif du confia, le* rusembte-■nents, * disparu. G* psdtcste écarté, il e» surgit un anln
mille foin plus passionnant encore : le congrès et h plan d'intervention étrangère, les complota du ministère et ceux de la <mr. C’est le point vulnérable. Brissot y porte tout l'effort de ses philippiquea. * Le masque est enfin tombé, notre ennemi véritable est connu ’! ■ Il allègue, après Isnard, le grand Frédéric, qui paras au rang de prophète de la Révolution. — N'attendea pat, ce négociée neèaa» pointt Léopold traînera le* négo^stna* et on profilera poix* fariner. Qui négoaere dad-leurs? Des dipteoMles de cour qui détestent la oonetitution et Mûri fient, comme Jeun prédéeemaun, l'intérêt delà France ï celui de l’Autriche. Brissot déclare que la Constitution est nu anaihtiM *»X trdne« absolus; mai* tout à coup, par un d« ch revirements familier» à mo esprit broadkn qui semble, en i’échnufEant, «'obscurcir de sa propre vapeur, d montre la P roue revenant à md alliée naturelle, U France, f Empire coalisé pour rompre F ■ union monstrueuse » de Frédéric-Guillaume et de Léopold, et cet empereur, isolé, désarmé, contraint de capituler sans même s'étre battu. a Je n'ai qu’une crainte, ajoute-t-il, décelant ton te m pensée, c'est que non* n'ayons pas la guerre, et malheaieuMmeat nt crainte m réalisera, car, dans tous les cabinets, le désir de la Querre n'a été qu'un jeu pour vous épouvanter”. ■ Les constitutionnels essayent de répondre U suffit b Vergeiaud de quelques truite pour réduire h néant L'argumentation embarraude de Mathieu Dumas, qui, n'osant paa s'opposer de front b la guerre, prêche vaguement la modéra-tioa. « Détendes Vôtre bberté at Oella du genre humain ! » s'écrie l'orateur girendie^ ■ La rupture de fallittce est une révolution misa nécessaire pour l'Europe que la démolition de la Bastille Fa été pour h France. * ■ Attaques, lorsque tout vous fait encore présager d’heureux succès, Si, dans la guerre de Sexe, Frédéric eût temporisé, son suecessaur ne serait peut-être que le marquis de Brandebourg. * ftemond réplique sans penoader, Beugnot sans conclure. Fauchet prêche la propagande générale, l'alliance universelle des nattons, l'abrogation de
lUtnM dn 4T>ini«-t7M.
* Scan» dn 1» Bvrà ITM.
tous lu traités76. Apres cet intermède huma Dits ire, Becquet reprend la thèse des feuillants : > Le prudence unie h le Force ■ dam le76 oégoci étions. Isnard s'enflant me «lors. « Si les ministres de la cour de Vienae se refusent à au76 juste76 réclamation76, il tiiat pnrter la Liberté dam la Belgique, alla se corn-mumquera au pays de Liège, peat-étre meme 76 la Hollande... Rome suivit toupan une politique h peu près semblable. Lorsque quelque orage inteneur la menaçait, <e Sénat portait la guerre loin de l'Élüt, et il résultait de cette direraioa salutaire la pais dan76 Rome et lu victoire au dehors. ■ Quant aux ministre76, a on les soupçonne, il est de76 moyens sûrs de tes réduira au devoir. C'est ■ ds bien aiguiser pour aux La g.iiiv76 des lois ». Le 25 janvier, K Assemble76, mit la proposition de Hérault de Séchelles, décrété que L’Empereur sera invite à déclarer qu'il renonce b toute intention ou à tout «de hostiles à h souveraineté et à L indépendance de la nation française. IL aura jusqu’au 1— mars pour s’expliquer. Son silence ou une réponse di atoîre seront considéré76 comme une déclaratmu de guerre.
L’agitation croit. Le 0 février, L'AtSamblé76 met La aéque&tn sur les biens de» émigrés. La municipalité de Pins se reuou-▼ellr : Pétion, Manuel, Danton surtout y dominent dorénavant, Charrier propose une levée en marne, eu son du tocs l a. La propagande redouble d'activité et prend une aorte de caractère officiai «t public On orgaau76, à l’ombre du comité dîpl^^K tique,, sou76 le76 auspices de Brissot et de Condorcet, une agença qui étudie l« moyen76 de révolutionner le Belgique, Des Légion76 belges et liégeoises se rassemblent et s'arment mus la direction de Lebrun-Tonda, de Bonae-Carrere et de Maret Ce dernier se rend en Belgique, Sa miUMn consiste à rapprocher, tu vued une action commune, le76 patriotes beiges si pro-tondément divisé76 entré eux 76. De76 Hcltandaia 77 présentent è la barre de l'Assemblée G'est un de leurs axa en76 compatriote76, un proscrit dé la révolution de 1787, devenu Français, Baver76 hoult, qui préside cejouHfc. « B«laves, leur dit-iJ, vous que la peupla romain honora do wn amitié, voue rares les alliée du peuple français1 ! • Dont tel clubs, « n'est plus qu'un en de guerre. ■ Il y a veto sur Lee décrété contra les émigrés et les prêtres, s'écrie Anacharsis Clootz aux Jacobins; eh heo! oanc-t)onoonj le$ décrets à coupe de cunon, puions le Rbïnl ■
Le ministère désorienté fléchit sou* cette tempête qui la presse de toutes parts. Lessart songeait & acquérir» pour détînterester les prince» posGe»ioanéer des terres «o Pologne ou en Allemagne. Le 21 janvier, Koch» au nam du comité dij Inmutîquc, présente un décret qui ouvre [es voies à cet expédient. Miiis l’Assemblée, qui soupçonne le projet, le désavoue et le condamne, s Quoi! dit Mdilhe, lorsque Locus XIV et Louis XV abolirent tous les droits régaliens qui répugnaient au régime de la monarchie française; lorsque Louis XV et Louis XVI mémo firent les mêmes suppressions en Lorraine, J’Empire et F Empereur se turent. Et .orsque c'est la nation qui exerce elle-même la souveraineté, l’Empire et l'Empereur voudraient lui contester « droit*! * U proteste contre l'achat des terres, ce sérail dire aux habitants : ■ Vous êtes escaves, nous ne vous achetons que pour vous forcer à changer de mettre. Une pareille mesure déshonorerait il nation hrançaiw. ■ Il propose de décréter qu'il sera fait une déclaration du droits de la France sur /Alsace et te Lorraine, que les indemnités seront de négociations avant le 1" ovni seront présumés y avoir renoncé. L’Assemblée vote Fimprvssjou du discours et du projet de décret.



Le souvenir de Louis XIV qui plane sur l'Assemblée, ce nom de Frédéric qui s'échappe de toutes les lèvres trahissent les mouvements secrets auxquels obéissaient les députés. L’empire militaire que la Révolution portait eu soi s’anaouçait h ces signes incertains que las contemporains n’observaient pas. En dépit de* déclamation* humanitaires et des effusion*
1 8r»ce du 19 parier 4791.
* Sauce da 1S femer 4701. — Mùlhe était «a lîgittt ds Tenions.
SU L'ÀLLIABCE ÀOSTBO-PIUSHtEKHB — <TM.
dei cusmapolita, la Freine rapprochait du despotisme conquérant des jacobins ai aVloignait de plu eu plat du libéralisme pacifique des cofistitiranU. Ou ne s’en doutait pont alors, au • parfois, i quelque coaséqwnw imprévue, an en éprouvait Le pressentiment, c’était peur l'wrêter aussitôt d reculer avec horreur. Ainsi, en 1791, I* Assemblée repouuaîl éneqpqœaMnt l'idée d'acquérir des ataroStîes en Pologne ou des fiefs eo Allemagne pour dédommager les princes niteminds p<wes*îcnnés en AltMe. Ceuï qui mSsiFerteièOt àlûM, avec tWS indiscutable smcérrté, or» indigestion tres-légrtime d'ailleurs ches des hommes atumét du premier esprit de la Révolution, ne prévoyaient pas que, dans un temps trèwspproché, ils cou* tidérenient connue une nécenité pour le salut delà Révolution de conquérir des peorincea «nttérre au delà des frontières de l'an a eu ne France, et que, pour conserver ces conquêtes, ila seraient conduits, aow pJos i échanger quelques aeqpMurws, mais à boule verser d énormes territoires, à opérer des démero-brennests d’États <t à tremper dans des marchés étranges de natiuiu.
Les négooatiOM devenaient superflues- De Limait tâcha tiuixietnent de retarder la catastrophe, il s'épuisa eu tempéraments puérils, adoucissant pour le dation tes noiewees de Pans, palliant è Pans le» imULone do dehors. Il transnaettart à V tenue les mpnctioiia de I*Assemblée ; mats il recommandait à KûitJles de les traduire fi L'Empereur ■ arec toutei sortes de ménagements1 ^nant à la Prusse, comprenant qu'il h’lu fallait pins ri en attendre, il rappela Ségiar. ■ {Vous nous oerém flattés en vain, écrivait*]I♦, d'engager b roi de Proue h ■* séparer de l’Emperev dans une cause qui intéresse le corps germanique. La réâolntiou invariable de Fféilério-Co dis urne, résolution prise déjà par le feu roi de Prusse, est de consolider b confiance des Étals de L'Empire dam kecalunet de Berlin, et d'empêcher l’Emperetw de se l'approprier. * Le mi» t itère décida de oc conserver b Bcrfin qu'un chargé d'aflaires : Cua-
1M jino«r 17ift. Tracr, u I, p ISO*
*AS^,W^w 1T9L
line, dont IneaMsicub Brunswick n avait fdew de ruwon d'être, reçut Fürdro de m rendre en Prusse et d’y mirer* la entras pondante.
Il u’«t84t plu* question d'apptUr un prince alUmand à regé> itérer Fermée française; c’est à petM a Narbonne pouvait se 0,ilter encore de la connamoder quelque» sematnea. La brwsqoe attaque de la Gironde avait bouleversé toute* setcombinaiâODs. La cour s*eta fébciUui,
IV
La famille royal* en arrivait à o* degré de désespoir -on Fextrëcneanviéié produit dtM lesimsçinatwns comme une sorte de mirage de mlut. «J1 tune mieux, diwiit la Heine b ragent de Catherine II, SuAalm, courir tou leu dattgera possibles que do vivre pwu long temps dans Tétât d’avihtaement et de malheur oà je w»1. > L'Assemblée, e» déclarant In guerre, allait forcer la main à FErapereur. » Qu’il sente une fois ses propres injures, écrivait la Reine à Mc ru y ; qu'il se montre h lu tête des autre* pmasances avec «ne force, mais uue force importante, et je tou* assure que tout tremblera ici, Ils font insolents par eicei de peur1. «
Le 14 te Trier, Fersen arn va «uc Tuileries*. B tenta rameutent de décider Louis XVI à partir. Le Roi refusa. il avait promu de rester, d se faisait scrupule de manquer à cette parole. Il consentit eculeroenty krnque les troupes al bée* approcheraient, k e^siyer de fuir h travers le» bois, guidé par des contrebandiers, et i se faire rencontrer par un détache ment de cavalerie. Il per-statut b espérer dans l’sflicacrté d’au congrès, * croyant, duuuLd, ne rten risquer, car les rebelles avaient besoin de lui pour obtenir une capitulation». Fersen l'assura qu’avec l’appui
1 Fis», «. Il, p. t.
* V<*r u H«q? ■ LwpaH «E i Mwcy, f ■' février 179Ï. Aibtbth, p. 143-I4L —. Hifport dt ^uboKh. Fmtlht, t V, J». 1*5. — Breteml 1 fcÂuJeabottity lw ferrie/. PunHausirr, p. lfe-18.
1 F«**1», C11, p. B «< mit., 175, 179 ft air.
JM L'ALLIA K CK ÀXJ8TE O-PBCTB SI EN N K 1TJ1
de» étranger» rien a‘était plus facile que de rétablir l’autorité royale dan* m p km tu de; il le persuada, ramena h tontes M9 vues et a’eu alla de Paris Convaincu qu'au avait arrêté un plan at q» la succès ctt était encore posai b la. Il a1 emporta t que de nouvelkn illusion* et ce trouvait encore bien loto de Compter avec les diapontioM de l’Europe.
Fenen faisait graad fends sut la Prusse, c'est de celte monarchie également que Ica émigrés aftendateat les aecuiars les plus etficaôés. Rûpprocheittetlt singtilÏBr et qui montre bien toute la forte de» tradition s françaises1 : tandis que Brissot dénon cuit dam l'alliance autrichienne la eau» de tous les maux de l’ÉLit, et désignait l'alliance prussienne comme le remede infaillible b ces maux, les «unie Le» plue dévouée de la ceur de Franc* accusaient Léopold, en termes presque aussi violents, de trahir son beau-frère, imputaient à ses ■rnèrw-pBnaées égoïstes l'échec de truites les mesures din terrent on «t pressaient le rai de France de se jeter dans le» bras de Frédéftc-Guil «urne". Il y avait évidemment des grâces d'état peur 1* Prusse. A Paris et eui-lr Rhin, les Français m parlaient pas de l'Autriche sans dénoncer js perfidie et sa • politique sourde et astucieuse ■ , il n'était bruit au ccnlnire, dan» le parti de la Révolution, que des «lumières ■ du gouvernement prussien, et, dans le parti de h noblesse, qne des aentiiiients charnieresques du roi de Prusse. Il convenait d'en rubaltre des deux côtés. Le fuit est que les émijrés enguirlandaient Frtdtînc-GmiljUDC, qui les écoutait «rec une faveur chaque jour plus marquée; que le danger de loRcvqIuUoq apparaissait, a Berlin, plus prochain et plus menaçant; que te$ discussions de l' Asserr Liée et en particulier le a sauvage décret • du £5 janvier, comme un le qualifiait, avaient excité en Prusse une émotion générale. • On s'est a perçu, écuvuilun diplomate*, que le* principe» français avaient Tait
‘ Cf t. 1, p fltf-197,
* Uémttrt in rw rfr SvWr chhjv cm rvi Ja Fntnw. Fa m», i. t, p. 185 et
méy. — L* «>i d» Suède h la 41 déecoLn 17*1, U^t p. VT. — Prown
5olvken, b Virtia*, 5 lérrer P9L Fih-KS, k H, jh 159. — Fwe« * &m-lata lit, 19 Février 1791,4 J., p. 111, — À Mane-AntonHUe, 5 aan, p. 199.
* Bapport d* Cuiiiué, 4W avnl i rapport d’eucmbla M ninMpMtrf,
Je rapidea progrès dans le peuple, et qu’il •* trouvait parmi le» bourgeois de Berlin beaucoup de démocrates et même do républicains, Alors la cour et la ville ont sérieusement pris l’ai arme. Les entours du floi l oat exaspéré par des rapports souvent exagérés. La mission de M. de Ségor est survenue, et avec elle toute* les calomnies, les idées de corruption, de séduction, de révolution, d* intrigues de toute espèce dootoQ l'a fait précéder. Dès Ion, l'arumosité n’a plus connu do bornas; ou est deveua aristocrate dans les salons de Berlin comme an petit l étre dans ceux de Parts. Ce qui n'avait occupé que secondairement jusqu alors est devenu le sujet unique et universel de tous les entre-tiens. La faveur des âge n U de Câblent* a été extrême. Voyant le Roi eh ex Im princes, admis fréquemment chex 1e Bai lut— même et chei madame de Dtnnhoff, ils ont des moyens que 1* sévérité da l’étiquette rafasa aux envoyés dos cour* étrangère» h qui tous ces lieux «ont interdits. «
Dan* ce monde remuant et oisif, on s’enflammait Al "envi pour la gwarra. • On se la représentait comme une expédition Faeila et de peu de durée, on se rappelait la Hollande l. > Il m'avait Fallu * l'armée pruMÎenna que trois semamea pour étouffer cette révolution, disait-on t la cour de Berlin ; la révolution de France devait exiger au plus Fourrage de deux mois. Le Roi, flatté de ces discours, s'abandonnait b son goût pour la gloire. Cependant wi ministre; le contenaient encore. La polit.que cla*-rique conservait de* défenseurs : c’était h parti de* vieux Prussiens, élèves de Frédéric, complaisants aux idees françaises, pénétré* surtout d’une irremed.able méfiance do l'Autriche* Ils se groupaient autour du prince Henri; Hertxberg les animait, plein d'aigrcjr pour le système nouveau, plein de rancune envers le* favori* qui l’appliquaient, oubliant, dans sa i.itousie de ministre évincé, son hostilité invétérée contre la France. Ce» opinions rencontraient de aenabreux adhérente pariai les fonctionnaires et dans Farinée surtout, où la liberté de pu rôle était grande et fa hume de FAutriclie toujours vivante.
1 FsiuvtoB, t J, d>, iv et v. — Hsui«n, t. I. p SM. — Cmcqco, p. H, Cwttw, 1 «si K9L — Cf t t, f, 348-3W.

L'ÂLLtÀBCK ÀUSTBO-FlUaSrEUBB — lTSt.
li parut «ne brochure : Awrtimment 4bjw fiaierjt la nation firunieMt, qui prdaaiï f alliance française et dénonçait Ici de>-«eina perfides de la Russie Le due de Brunswick «allait entra cm deux partis, recherché des uns et des wirts, et fort sondeui <te conserver l'admiration d* loua. Il «a rendait compte d«s dangers et des inconvénients dé la gaerre, il tenait a l'estime dc< Français, tl n aimait point l'Aetriche, omis il savait que l'on pensait a lui pour commander an chef les armées d'Allemagne, et ion orgueil s’en exaltait. Il m h serait point pardonné de compromettra vu* si flatteuse fortune, et d redoutait d’«-counr, en combattant Isa penchaste du Roi, le* apparences mdn» cPum défaveur *.
Il y avait un point sur lequel tout le monde s'accordait, le Roi, les favori*, les ministres, et c’était la point d'achoppement de toute l'affaire : le dédommage meut des frais de I* entrepose. Schulen bourg s'en était ou vert b BreteuiL Ce dernier, demeurant I Bruxelles, accrédita en Pruua le vicomte de Canman, qui s'y rendit an ccmmeoceineot de février. Jl parait qu'au premier •bord le* Prnâsieni laissèrent entendre que, même dans le eus où ils réussiraient à relever la mouDrchie, ils exigeraient, pour pria de leurs |>eine#, uns cession de territoire. On s'en montra fort ému dans le camp royaliste, et Scbtitertbourg cansantit h se contenter d'une promesse de remboursement*. Il m s’y résigna toutefois qu’avec uns restriction nseutaie. Si l'on se parvenait pus h restaurer le trône de Louis XVI, on m payerait aoi-mëme eu nature, Le règlement de cette créance éventuelle formait ta fond des pourparlers entre Vienne et Berlin. Le Roi désirait det engiigemetita préett : insista ut inr une combinaison dfyb su^(jéré« par ta Prusse, il indiquait pour «on lot Jubera et Berg ; l'Autriche et ta maison pslihne ■'indemniseraient Alsace ou eu Lorraine L’Empereur refusa d'entrer dans délads, m* il il ûe contesta pto ta principe des prétentions
en les de
* O. Jhrur AÛJ0F171», t, I, p. tTVlTT. — Srttt, t- ï, Iïy. 1, el. n,
* Br^Stuil À SchuLcabovg, 1‘* ’tl * Javner. — Schalcabaocg 1 SrsKrad, 19 fe-Trier 1“92. FLuJuuorr, p. 14-18, — Pcrwa à Gumvi Jll, *0 ftc-vnw, ç. II, p 1*1
•Gf, ci-deuul, p. IM «l KMk
Lï TBA.IT* DM HSRLÏM.
set la Prumi. On ne poussa pas plus loin Im choses à Berlin, sentant que ai l'on tentait de /expliquer plus précisément, qq ne s'entendrait plus78.
Parler d’indemnité», c était parler do h Pologne, et, wr ce chapitre, une divergence notable de vue* m «unîFestaît entre .es deux coun. Vienne entendait conserver la République; Berlin flairait an partage. Léopold proposait une entente contre la Russie peur défendre la Pologne et la neutraliser en que que aorte, Frédéric-Guillaume inclinait h se rapprocher de Catherine pour obtenir une part dans un nouveau démembre-meut de cette république, s Si des troupes russes envahissent le Pologne et m l'impératrice propose un nouveau partage, écrivait le ramhtre d'Angleterre h Berlin* on ne manquera pu ici de mot ifs phuxiblet pour démontrer la ndeeuîté politique d’y participer*, ■
Dans ces conditions, 1* trait é qui se oégoriaü eotre les deux cours ne pouvait contenir que des stipulations équivoques et des clauses ambiguë», C'est en effet ce qui arriva lorsqu'on le conclut h Berlin, le 7 février*. Il établissait, coniDie le traité d* Versailles de 1753, qui servait de modèle, une al bancs défensive. Le» Pays-Bas, d’une part, ni lw États prussien» de WesU p halte, de feutre, étaient exclus de la garantie. Chacun de* alliés promettait h l'autre, sur sa réquisition, un secours de 20,000 hommes qui pourrait être remplacé par un subside. Les articles secrets portaient que l’oe s'entendrait sur les affaires de France et qu’on inviterait te cour de Russie h convenir « de ne rien entreprendre pour altérer l’intégrité et le ■naintien d’une libre constitution de te Pologne ». L'Autriche Avait proposé de meut tonner dans le traité deinutif, comme on
lAALLIàflCB ÀUSTBO-FRU55IBflHl — ITO
Ferait fait dans ta préliminaire ftniefFUé sf te maintien de ta Ol/rr romiiiifjüiit ta la fJnlo^ntl qui s’en tendait ctairemeat de ta censl tution du S mai 1791, ta Prusse n’avait consenti è y in-Saire que Finityrtee et U tuiuiex iTuv libre (cvmiittoii, ce qui ne J'engAgesit absolnmeiit ■ rien. Le traité du 7 février ne formait donc, en réalité, qu’nne pièce de procédure; l'alliance demeurait n suspensÿ si F on voulait agir, fl importait de Tusurer.
Frédéric-Guillaume y par ai*»it disposé, au moins quant à ta France. L'Autriche proposa que chacun des allîta mit sur pied 40,000 homaeatdoDi 6,000 immédiatement; le roi de Prusse y CaiHmjtft, ajoutant qu’è we ytta ta vota «ta l'AsEemblta du Scanner équivalait à une déclaration de guerre. Il manda le duc de Brunnnch à Berlin pour drasacr te plu ta campagne et envoya Bicboffswerder A Vienne pour régler le chapitre des indemnités*, djet «jcniûl, comme te déclaraient sans détour les instructions de l’envoyé prussien. Ce document marquait une nuance nouvelle dans ta négociât on. Jusque» ta on n'avait prévu que deux hypothèses : te rétablissement ou te renversement de la monarchie française; dans te premier cas on serait payé en argent par Louis XVI, dans te second ou ae dédommagerait en territoires. Les ministres prussiens distinguerai un troisième cal ; celui où Louis XVI étant rétabli sur son trône, il arriverait cependant, « dtaprèe l'état désespéré de» tnancee du royaume, qu'une restitution pécuniaire rencontrerait autant de J IficttJtéi que Je longueurs, et qu'elle serait même impossible ■ . Alors, disamt-ilt, Jet conquêtes» ofl riment un moyen naturel de s'awuivr w juste dédommagcsDeat» ■ Tels étaient tes progrès ite la coalition. Il avait été difficile d'en déterminer te principe* A mesure que l'on essayait de l'appliquer, l'entreprise changeait de caractère. L'intervention destinée il défendre ta cause commune des souverains, te droit public et ta vie du roi de
JSSjwlta tnt, Cf à-tavu, P Ï», s la eonlefWMa sw tm l>e> kl7 firvner, Im in«lmcti4na d« K-
m»l de M. Vw U UH* dan* IUlm, opr «if,, p 35L — Cf* Ors», «> i, p. ass.
LB TBAITi Dfl 1I1LI1.
Fm», satransforaiait pwu h pau, sous l’ôiipulritm du naurt établie*, en un* opération de itère où la défense de l’ordre public ne figurerait plus qa'i titre de prétexte, où le relut du roi de France ne serait plus que Faccessoire, et où la spclialwn du royaume deviendrait le principal, bientôt même Punique objet dre si lié*.
Le toi de Fruste ne differa point à dédarer publiquement qu'il m portait h te détenu da f Empire. La 28 terrier, Coite notifia «a gaureroetoeot français que toute invaatn de l’Alfe-mngse serait considérée à Berlin coma» un cm de guerre. Gu» b ne,arrivé le 33 février,accompagnaSégur cheiM. de Schulea-bourg Gb ministre protesta que les Àltenanda n’en vcuteient point 1 la condituLioa française. « Msii, ajoutait-il avec vivacité, il faut bien se préserver de la gangrène • Les envoyés français «reparurent da cette aotrevun la conviction que si te France ■ mettait le pied sur le territoire «iieroand, forgoetl aatinnal rendrait tou lo Allemande ses ennemis 1 ». Sdgur partit quelques jours après 11 n apercevait pim qu'un moyen d'éviter te guerre, et d an le croyait plus applicable : c était de rdpriuae In propagande. ■ Si le détordre confarnw, écrtvaiMl daiM son dernier rapport, te 35 février, on nous regardera à la fou 001*0me des voisins dangereux et comme une proie ternie, et, dans cette supposition., Imite te valeur française ne pourrait nous préserver de* plus grands malheurs. * Il «"était plus possible de it tromper sur Ica déposition* de te Pruw. Les mi-oislre* prussienj ne laissaient pu d'ailleurs d'invoquer, à leur tour, ai non uns quelque ironie, ce Frédéric dont I* nom retentiuait si imparti nemraout b te tribune française, Un jour qm Custînn essayait «ccore <!• tampoTisnr i * Si Frédéric eût vécu, lui répondit Schiden bourg, Pi uvî talion il Roi du 25 janvier eût sans aucan duale immédiatement décidé te guerre ; te dignité da sauve rai ni doit être Muteaoe et vengée * •
Il c’y avait plus poir retarder la rupture qae l’hésitation de FEm pavanr. Il avait d abord ressenti Vivement te provocation
Sr|jwt S| ftfjî* .
• Ib^reids C«uwi| S an 1T9L
171 L'ALLIANCl AVSTH0-fRUS8HKHB “ n».
<le 1*Assemblée. < Les Fraiçais veulent la guerre *’écria-t-il dans le premier moment; ils l'auront, mais ils payeront le* frai* *. ’ Il «'inquiétait pour la Belgique. ■ Vous êtes partis d'ujj principe si dafigarewt -, disait Cobenal à MotiUe», h propos d'Avignon, ■ qu'au premier jour on pourrait faire dire aux habitant* de* Pays-Bat qu'ils veulent*e donner à la France*. ■ On croyait, du reste, à Vienne comme à Berlin, que la guerre serait * une aorte de débordement tmuulluem, bien plu» qu'une guei'ia méthodique, dimyerense et de quelque dupée 1 ■ Cependant, cette colère s'apaisa, «t le plu* sage parut encore d'attendre, avant de *e lancer dans l'aventure, qu'on y fat absolument contraint par les événements. L Lmpercur essaya une dernière fais de prêcher la patience h la cour et la modération au gouvamement de France4. Simuhn, envoyé de Catherine en France, était parti de Pan* avec un message de la Renie pour son frère. Arrivé à Vienne, le 34 février, il se présenta chex Kuujiitt, et le trouva plus sec, pin* pédant, plu* indifférent et ph» ironique qu« jamais *. Je ne vois pu, disait il, ce que le roi et la reine de France désirent : est-ce le rétablissement de l'ancien régime? Cela est impossible. Si c'est une modification à la constitution, il faut qu'elle se faste de gré h gré. Les puissance* étrangères ne peuvent s'immiscer ni endroit tu en luit dans les affaires domestiques d'une nation indépendante sans eu être requises, et elles ne Le sont pas, « Quant au concert, Kaunitz jugeait impossible de le fariner. Simotin lui peignit la douleur de la Reine, ses humiliation*, se* périls. • Ce sont, disait Ksunita, de* lieux communs que j'ai déjü entendus. ■ L’Em|iereiir et son ministre estimaient qu’un cordon sanitaire suffirait h contenir la propagande. • Il n'y a, répétait le chancelier, qu'une chose h faire, empêcher le* idée*
l FVlmh, t. Il, p l — Kvmwavf, Kp. Ctrr , p tte
> ÏUfpHt 4a ftwLlkj, U aan 1791,
* Mtrcy i K«umiU. *9 FrVncr 1791. HibUMiHH, Cott., p, 1*3
4 Voir ioa Mémoïr» en nponao au» cubieiiihIuuueIi, Ànarr», p. Srilot suit , alla Mémoire qu'il fanait prêpinr pwr la Heiao Feuillet, t- llt p. M*. « AiElit, p, noie.
1 de Sintilid^ 6 wfl ÎTUL Fiæillit, t. V, p. tüA
FHÀNÇO18 II BT LA PQLQGNB. BT*
française» de passer fa frontière, et laisser la France m dégrader de plue en plus. ■
3« réponse® au notes françaises, encore qu’empreintes d'une certaine hauteur, motivée par le caractère coromi cataire des décréta de V Assemblée, réservaient quelques moyens de négociatiou *. L'Autriche discutait, et n’armait p». Cet ta conduite o'était point celle d’uu prince qui vent I» guerra cl cherche h w la faire déclarer. Léopold atermoyait donc tqu-jours et s'efforçait de retarder la collision, lorsque, le 1* mars, il mourut presque subitement. Il nu hit point regretté pur les adversaire» de la Révolution, « Dsn* toute» les société» « , écrivait Fers eu, alors h Bruxelles, « sa mort a fait peu d’effet, et n'a pas dérangé les partie». Les généraux ne témoignaient pas même là-dessus le moindre chagrin, mais bien le contraire, les officiers étaient contente. Thugat dit au baron de Breteuil qu'il en était bien aise1. » L'opinion que les royalistes se faisaient du successeur de Léopold contribuait autant que leurs rancune» b nue Mitufactioft qu'né prirent peu de sofa de dissimuler*
V
Françoi» El passait pour ■ militaire dans l’taie ■ ; on aseu-lait qu’il avait, à plusieurs repnses, « blâmé la politique nulle et indécise de wa père * *, Il n’avait pu vingt-quatre ans, ü ns possédait aucune expérience de la politique. D’un esprit peu étendu, mai* non sans clarté médiocre daos les vue* d'ensemble, judiaoux et smsé dau* la détail , entêté, mai* capable d’élever l eotètement jusqu’à la constance, le nouveau roi de Eoh-émc et de Hongrie montrait do lu dignité, payait
1 Biuniu I Blumwwîoff) LT ffivrôn Xi»nliï 1 îltwtlle*, t Khw 1T8S. Vu» •07, i. J, p. HT, $7», 385. — Afonittur, U XI, p. 5ï4> 3».
’Fiisu, L 11, p. iî.
•fbubk, v n,p. an.
*7* L'ÂLlIAMCI ÀÜMHO-FBÜ38IXWHB — 1ÏW.
d'attitude et déployait tonales dehors de laatonté rt du caractère. Àu. fond, trèa-dispoad i subir des influences, discernant le mieux, suceptible de se prêter au pire, «aufi le déflorer lui-jtaème, et à railler doucement ceux qui l’y entrain aient. Minutieusement dévot; professant pour toute doctrine dTËtat le dogme de l'imnobilitd absolus 1 ; attaché h se* devoirs; jalons de L'amour d« son pauplv, «emibl* à la popularité vul gsm qui aa traduit dans la rua en acclamations, méfiant de l’opinion qui discute et pêne ses jugements, mêlant h la rigueur dans les mesures et dani le commandement cette bonhomie superficielle et cette sensibilité fugitive qui l’exclu coi ni l'égotuna m la sécheresse, ns eonnaisunt d’autres joies que celles de la tamilk, mau y portant ]« ne sais qaoi d'impersonnel et Je banal, il était destiné 1 décevoir successivement ceux qui spéculeraient sur La fermeté de ses principes et ceux qui compteraient surin force de scs altuchemcots» ■ Jamais, disait plus tard Metteriûrb, monarque n'a eu connue lui des entrailles d'État1 a Les ■ pnnripea ■ dont il se prévalait volontiers se rapprochaient, munis l’sn^othss dea scrupule* et l'écial des larmes, de ceux que professait naguère Mane-Thérese h F endroit de la Pologne, François ne tint jamais pour iniques que les partagea inégaux, et rarement la loi de l irUrêt et le jeu de In politique soumirent un souverain h de si extraordinaires vicissitudes. On devait Le voir, dans ce règne qui dura plus de quaraate-lrois années, engager la guerre contre la Révolution et en consacrer ensuite le triomphe per une alliance de famille, travail er au renversement de la dynastie qu'il avait unie i la tienne, entrer deux fois b Pans pour y cunwmmtr la ruine de son pelit-fiss, y rétLbbr uni manarcbis dent il avait auparavant sanctionné In rliute, et la Voir tomber à son tour sous L'effort de celte Révolution, qu’il combattit un demi-BLècla sans jamais 1* comprendre, ttrimjn imposant et imposable de catastrophes immenses, ail imliru desquelles un ministre d'an talent iup<rieur Lut tailla un rôle de premier ordre; un de ces hommes que leur destinée
1 G«iaiBiuaf, na <A»ngw tin. MtTTtaMicvr, t, l,p. ATS,
* Cilc par ^Lxiim^i, il I, p, <131 d apni La np|H>rl d’ui envoya mm
fhançois il n la fologhk. ni
dépasse. qui représentent l’histoire de leur temps et qui ne I» font point; grande figura terne et vague que l'on s'étonne de voir piu-sr dan» cette ^|*npée et m dr«ier au premier plan de la Mène, dan» le plu» grand drame du mnnde moderne.
L’Autriche pmi tout à coup un ton plus belliqueux et liàtl ses mouvement». François rf avait point pour L'alliance piw eitDDc la même méfiance que non pêne. Le jour même de la mort de Léopold, il écrivit à Frédénc-G mil «urne pour lui en donner la nouvelle et lui exprimer en nétne tempe won désir do cimenter l'ai liane* *. Il y inclinait. La faveur passait * ceux qui la prônaient. D'ai,leurs, François était candidat h La couronna impériale; il avait h gagner lea Brandebourg *1 u* pouvuit I* céder à personne dan» la défense de» intérêts de» Allemands. La vieux Kaunita lus-même, ménageant lea realc» d une influence qu'il icniait lui échujqjer, éprouva, connue jadis, au temps du premier par loge de la Pologne, un mouvement de grâce prus-ùerine, et m mit à parler le langage de Berlin. * Il esl temps, disait *1, ce mettre- lu France ou dans lu nécessité de l’exécuter, ou da nous fuies ta guerre, ou de nous mettre en droit do la lui faire >; buis, ajoiiluit-il, il font prêté >er qu'dle nous iliaque • pour mettre tout le boa droit du côté de» puissance» et les autoriser a faire des conquêtes, s'il w peut, et a les garder, en ce eus légitimement, eu dedorrn™ panent des Frais Je I* guerre dont elles ac fljitéraient en vum de toute autre maniéré 1 ■ . C'était marcher b la guerre, mais à te guerre pure et simple, h La guerre <1 uncien régime, et Ion s'élu, go lut tiDti f-hûqut jour davantage du congres de Lan» XVI, de sa médiation et de tout cet appareil compliqué de guerre de contenance que Kauuïta déclarait plus que pi mais « absurde et impraticable * ». Ces vues préra-tuirnL dai s l'enl<image de Fra içüis, elles k rapprochaient sen-nrLteiue'it de celtes que Bic! olkwurder «voit été chargé de <k\ 'JqipiTa V eûtre. 79
an l’àlliâhci lusTsmuiifim — <th.
L'effet de cas changement* w fit aussitôt «Mentir ■ Berlin. Le roi de Bohême rival iwnt de pslnotiune germa nique avec h kh de Prusse, nen ne tempéra plu* désormais l'ardeur do parti de la guerre. Ceu* de* minutree prussien* qui «voient résisté jusque-là, jugèrent impoisible de retenir leur maître et prirent le parti de le devancer. Il* n'opposèrent plu* de difficultés à l'alliance autrichienne : ih n’y étaient pas convertis, mai» ils «■limaient que le plu* *ûr Moyen d'en faire revenir le Roi, c’était de l’y conduira, at il* tenaient que pour miner ce système il n’y avait plus d'autre ressource que de h mettre en pratique. C'est «nsi, écrivait Custine, qu'ils août portée « h précipiter un* crue dans laquelle l Autnche risquerait plus que la Pnuee et dont le terme «erait «usai celui de J’alliajQcc 1 • . A ce* considération* fort subtile*, s b joutèrent de* argumenta positifs. La Russie m charges de les fournir.
Catherine trouvait qui h Prusse et l'Autriche La faisaient attendre. Ses troupes étaient prêtes à entrer en Pologne, et le* voie* n'étaient pa* libres. Elle comprit qua *a politique était percée è jour à Vienne et h Berlin, Elle aurait préféré, ■ans nul doute, engager d'abord ce» dent puissance* contre la France et disposer ensuite, à son gré, de la Pologne. Hais jugeant que le* Prussiens ne partiraient point tant qu'il* conserveraient quelques inquiétude* de ce côté, craignant surtout que Frédenc-Guillautne ne s'accordât avec l'Autriche pour cou* traner se* projets, elle se résigna à partager La proie, bute de pouvoir l'accaparer. Le 28 février, le ricocha ncelier Ostermann • eu ouvrit au ministre de Prusse h Pétcrebourg, M. de Goltza»
— Si la constitution du 8 mai s’afïenmt, lui dit-il, la Pologne unie avec la Saxe formera une puissance de premier ordre; elle gênera la Prusse plus qu'elle ne nous gênera nous-même»; et il en résultera une grande «tension de pouvoir pour la ■nuscm de Saxe dans l'Empire. - Colt* écouta et comprit
1 B-tppon Sa Cimim^ 13 kam 1Y0Ï.
* ULM41**, Dtp, CarT; p- W. — t 11, p. tST; L. VJ, p. (51,
— Stsil, tnd., L 1, p. 457-46t; i. II, p. 1*3-144 — Usciuk*, l 1, j» 353-335- — VlTlBOT, t, J, P 4Î0.

VBÀVÇOIl 11 81 LA PÔ LO GW 8.
b demi-mot la an* 4a a cate* inaiDnotio® verbal* »_ fl denaa que h Russie serait disposée A •‘associer avec le PrmM •a ne d'un nouveau partage, h I* «audition da détruira, dama ca qui subsisterait de la Pologne, h Mtwtitntion da 1791 et ■ d'éloignar l'hérédité de trtoe » . Dana cet «atretian, Oatennaaa ■'avait perlé de la France qu'avec indifférence et auhauiîaim> ment. Il recommande le plue grand eecret *ur le* affaires polo» Baise* — Cela m regarde que noue trois, dùait-il; mettons-noua d*accord, et noua aocu moquerons des autre*.
Fréd éric-Gw lia «ma était instruit dama mteatinaada laRosria, Ion que, le IC mare, le muttn d'Autriche, Reuie, remit au ministre praarien une note où il insistait sur l'LDlégrité de ta Pologne, In garantie de la conatituik» de 1791 et te principe de l'hérédité du tréne. ■ floue ne pourrons jamais y consentir 1 « s'éena la roi de Prusse, L'Autriche loi proposait • un eux:«de politique' > j ta Rassie lui offrait uu sccroisKwoot Le goût delà via Famporta. Cependant Frédéric-Gu il Isnma aurait eu quelques motels, smon de ae résigner an suicide, en marna de chercher à vivre en gardent ■* parole. La traité da 7 février 1701 n’élut point fait pour l'ainbarrusef : Jea danses m prêtaient h toutes le* toterpr étatisa», maie le traité signé le 29 natal ÏQQawcta Pal* gne ne laïuait de prise b aucune dqaïroque. L'article *27 garais» tissait fornsdleweDt à la République ■ la possassic» tranquide des États, provinces et vîIIm et de tout territoire qu'elle possédait dans le temps de la conclusion du traité d'alliance* », Le roi de Pru*M «t Se* ministre* ne a’y arrêtèrent point. Le Roi qui avait trouvé dan* su consistoira des cuwttee poorbriseî ■ne union qui gênait aes caprice* roatrimomaux, savait bien qii'tl ne manquerait pas dans sa ch a ors Ile rie de légistes upabln de rompre an traité qni cm bar rassoit sa cupidité. Il leur en Lu iss le soin, st m s'occupa que d'une question qui ne touchait ni à la moral* n aux principe* : la résistance possible de F Autriche à l'opération. IL aa reporta aux précédents, consulta Fiackemtem, qui tes cou Baissait, et as «lit qu'une Iota engagée
1 Sïsil, tradL I, I- HL
STS L'ALLIANCE ÀÜSTBO-PRtf S» TENNE — ÎT91. contre la Fruco et placée devant lo fait accompli, FAutri-die «erait incapable d'apporter b «es desseins une opposition sérieuse La (pierre offrirait d'ailleurs des occasions de lin-demniser, * Si l’on y réussissait, raandait-il le JS mars a son agent â Vienne, Je plan russe serait toujours le plus avantageux pour U Prusse - il est bien ou tendu que nom y gagnerions tout* li rire gauche de la Vtstale. » Le 13 mars, les ministres écn-Tirent à Vienne qu'ira déclinaient les propositions de TAutriche au sujet de la Pologne, et à Peters bourg qu'ils étaient disposés b écouler celles de la Russie.
C« résolutions que l'on prenait b PéleTsbourg et à Berlin, tout naturellement, sans approfondir, par le «ni jeu des intérêts et comme som L'in fluence de la coutume, devaient être, dans l avenir, d'une prodtgieui* portée. Il en était de «es mouvements sourds de la cbpomatie comme des ondulations- insensibles du soi, qui, lut les grands plateaux, décident du cours des fleuve». Il fut décidé, dès lors, que Les rois ne feraient punit de croisade. Comme pour mamfeittr par un ligne édaUnt celte banqueroute et ce parjure des mouardues envers elles-lùétDej, le seul prince qui apportât dan» la coalition des vues désintéressées disparut dans Le temps même où la coalition tour-naît ii la conquête»
■ Je rentrerai la tête haute dans ma capitale ■, avait dit Gustave III en quittant Aix-la-Chapelle. ■ On peut m'assis-sînér, lûàii *04 détrôner, j 110014 *1—11 fut AMattiné, lé 1G mars, à Stockholm, bq milieu d'un bal manqué. Qe crime était le résultat d'un complot, et l'événement est un de» plus caractéristiques de l'état troublé de l'Europe. Un prince qui s'armait pour rendre a la noblesse française ses privilèges fui arrêté dans sa marche par des nobles suédois auxquels il avait enlevé
1 ■ Qu’mjm-tc que L> peur d# Vi«qr« ou ut crantent» î cette
nnm? Si ih>o4 K'iUii «bien don» tveo le» Rühiü, il* (le» Au<e>fLi«n>|fJ i^Tina, lien fifr-çe* Jt cuDKBür ™ 'c.li >|>iiicn 4 de* <hwe, cju'4> rie pcuvrnL cb.Tii(pr., > t ft lent à 1 iiicllentKiB, 1& ai»i 1771 Vur lu Qrtciif tfmt
Ii,p. 163
1 Jounidï rfrj esm/i^nei, par le rontï sa LlM«UM3. Affüjre»
Hrangerr».
n It LA tOLOCKl
leurs iuiauniUs '» Les ftM'ûqucs français appelais at m obvie parce qu'il prétendait rétablir en France I ancien régime, le* fimitiqiios suédois le renversèrent parce qu’il «rail supprimé l’ancien régime en Suède. Il a‘était formé dans ce paya» a côté de -a noblesse turbulente, une démocratie enlhousiute ; tous aentaieat qiis Gustave, guerre yaiA pour Febaoluti&me, allait, en réalité, combattre sur le Rbm contre leurs libertés. Les plu* ardents s’uniient pour Ton empêcher. lia trouvèrent Je* complab unts jusqu’au côtés du trône. Le Itère du Hat, le duc Charles de Sud «nuance, a* était séparé de la couronne que par son oeves, m estent de quatorze ans. Ce duc était un acnhitreuz sour* Dois et rijionnaire;a« somannibühs lui avaient annoncé qu'use prochaine régence et la mort violenta du Roi entraient dan* Im Vues d'en haut, U >*f prêta et encouragea secrètement J« conjurés- La conspiration se trama entre cinq complices; la comte de Ribhng, aonemi personne' de Gustave; le comte de Horn, qui avait a ranger son père, victime des coups d'Ëtit; le baron Pechlm, l’Ame de la conspiration, vieillard de soixante-do me *05, que Gustave Dominait • le premier républicain de Ih Suède » ; Lilrnshorn, capital»* «m gardas, suppôt obscur, «ft /assassin, Ankastroem, fanatique b lAtne étroite et farouche, mystique ciultc par La solitude, plus illuminé qu» républicain et plus Vouin, an fond, de Jacques Clément que de Charlotte Corday.
Gustave survécut quelques doun b ses blessures. Son agonie tratna dans l’ahandnn. Sa mtr# était morte : il la détestait d'ailleunet en était bah Sa femme et sou 6U parurent h peine A son cb«v«t. Agité, comn» tous lu contemporains, de visions de la république romaine, et l'imagination toute pleine de tre-gédi«t, lise représentait, dans la fièvre qui Tcrnporta,quelques-unes de ers grandes scènes è la Plutarque comme il s>n vit
1 Tout, At W Geflrof (t. Il, rii. r), » fëuBîMsk contre Guitivc i « resjm-ijaiOMC* J‘üb« nôL!,«i* Bi'.iii «r« niluîr* St <|üî i'*lML inirintB) attlie,
pauiDTi# oritniflj ■up*e^ïitMi»ea tnlnnU'ai par l« mu'irwnmi da
toute dfrvlrttiE vu iui>riihr, faiblcvc d US 4|ui iriït dctr-Jil lixt*
Ir* riTcirt ilr aa jjmiirrc juipu tt <hi +t»ute libérale p?r Ica net» d’ian alwiduLane iiop'uli rt rt irrtfJrclu, une atnbilraz de glum izuiutc réduite i u tut jJbi qu# le Ybilikupüdietii doue pujiique sut atatt, ■
INSVE
*!• L'ALLIAS Cl SV RT R O-VltHiSl IHW1 — 1TM twt à Paru, an cour* de h Rdrolatam. • Qu'on ma port* enr me artère I s'écriait-il. J’iroi sur b pfaro pubhqim. J* parient w peuple. Ailes, ajoutait-il, ee m tourna at vers aoa favori Armfald. elles* et comme vd autre Àatmn*, moBtraa Lm rit*» mes te augmente de Qfaar poer anéantir m «UMmisI •
A Pans, les démagogues rriéhièrent fa vertu da Irntus AnkaatroeiB. En Europe, n ae plut à attribuer h complot h fa propB0<Lod« rivoluticnnaâro. To*» lee ian«fiin« l'oa émurent. La grade Catherin* elfa-mtae « fat comme décoateuucéa nn instant. Les émigrés a* awrirèmnt œnatemés. Leur chef dispammnd : commandés par un roi, ils pouvamt m croira une puissance ; leur rôle ae réduisail détonnait b celui d'auxiliaires dans une coalition. • U y a mmnteoaiit du vide dans h Mord », diMil-on panai eux *, La Suedt entrait dan» Jet trouble» «Tunerégence t lea conurée n’avaient tari le Rni, *t la nation ne tel avait taatnnent approuvé^ qot pour échapper b fa ctim européenne et recouvrer enfin l’ezercioa dn nés liberté» traditionnel le*. C'était nn* toit, et la plni convaincue mon fa plut persuasive, que h cour de France perdait pour fa congrie.
Cette rianioo de l'Europe m prenait de consi stase* que dans les discours où Ici jacobinafadéDonçeMDteommt us péril public «t une trahison de la cour. Au fond, l'Europe eu déclinait h proportion, et tout te réduisait h une intervention particulière du Allemands. L'Espagne faisait défaut b la coaLtioe en même temps qne la Suède; nais tandis que Gustave y était ravi par un coup éclatant et lugubre, l Eipagns a'j dérobait saurde-m notai par l'effet de *a propre déchéance, Flor ici a-B lance notait pas au grand mio.stre, oéumau c'était ancor* un ministre. Il conservait la tradition et le respect des chôma de l'État, à défaut des ressourça de fa grande politique, il en mit au moins Fuistinct et lt*l vrilèités. Dans Ica derniers temps, il caressait la projetd’unir l'Espagne à la Russie, au Danemark et b h Suède, dans nae quadruple alliance dirigée contre 1e despotisme msntime de L'Angleterre. L'intervention «a Frenoey
1 JtfrMwj rf* H» Acmu é" rflef, 4. 1, p. S64.
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était cMipnM et KRtt-enteAdue, et l'idée, qui venait de Catl.e-noe, paraissait uluteira an couMiller de Charles IV \ Tandis qu'il y rèvut, une cabale de tour s'ourdissait contre lui. Le SS février, on apprit à Aranjuee *• disgrèce, et quelques jours après sou arrestation : il était accusé d'abus de pouvoir et de sua tv crantions. La vérité est qu’il avait essayé d'ouvrir les yeux au Roi lut le «eu ad ale de I* cour et le péril del'État. La Heine avait pleuré, menacé, dénoncé h mu tour le ministre, et le Roi, confus et non fondu, avait sacrifié le aerrïteur éprouvé de son père aux rancunes d'une femme qui souillait sa couronne et dilapidait ioiokaBient son trésor. Marie-Louise as se crut pas encore asaes sûre du pouvoir pour y appeler Godoy Le comte d’Aranda hit chaîné d'une sorte d'intérim , A préparait les voim à l'impudent aventarier qui avait fesrioé la Reine et eourcelé le BoL
Àrauda avait soixanta-quinM ans, il comptait nsguère parmi lu ministres ■ amis des lumières > dont s'enoignsllimait l'Europe «éclairée* , il admirait Frédéric, détestait l'Angleterre, prônait le système de l'alliance française, fréquentait les pui-Josopht» quand tl venait à Paris. L'«pulsion de» Jésuites t'avait rende célèbre. On rappelait en France te « vertueux a Aranda ± vertueux comme Pointai 0 Lisixmie, comme Bernstorff en Daunnurk, comme Manfredini à Florence) comme Mmllesdorf à Ecrira ; ■ vertueux ■ comme ua était ■ honnête homme ■ sous Louis XIV, c'e»t-À-dirc homme de bon ton, dans l’esprit du temps et dans le goût du siècle. Il avait la pratique des affaires et passait pour iode pendant « l'Espagne accueillit avec joie son retour au gouvernement- Nul n'étiit motus disposé à seconder les intrigues de la Reine, mais nuJ n'élwl mieux choisi pour y servir de niante au, ta réputation de probité favorisait les plana de Mane-Louise. Aranda n avait jamais été laborieux; en vieillioMot, il était devenu nonchalant, 11 laissa Faire, et «a faiblesse même permit h ceax qw l'employaient de le discréditer et, quand Le moment vml, de ee débnrmMer de lui.
1 Cf. TuTcaevwer, rErpapt* i A U Jlrtolumn A'wnf
faMfw, U IW, f. 3M0.
BM VÀÏ-LÏJtfÇE Àrr$TRO-PRÜS$IBN^B — iTM.
L'anvoyé constitutionnel de b France, Baurçoing, était arrivé è Madrid quelques jours mnt b chute de Fforida-BlanCfl ; c< roitmire, alors tout ardent pour ïa coalition,, refusa de h recevoir, L ua des premiers soins d'Aranda fût de l’adioettre. Il se montrait, à l’inverse de son prédécesseur, plein de retenu* âVec les représentants des puissances du Nord, plus que froid, hostile meme arec les émigrés français quil détestait-Un rapprochement avec b France semblait possible, en tout cas, la neutralité devenait certaine. » Aussi longtemps que la France demeurera dans cet étal d’agitation et de dissolution*, disait Aranda au ministre de Prusse, dams le* dernier* jour* de mars, ■ FEspagne ne peut être pour elle ni un allié ni un ami. Mail je considère le* Français comme un* nnhoû qui, par sn situation et «es rapporta, est inséparable de l'Espagne, et je le* traiterai avec ménagement et humanité, - Ni la cour de France, ai les Allemands ne pouvaient phu taire de Fond sur le concours de FEspagne. Les préoccupations que cette puissance concevait du côté de l’Angleterre auraient ïuflfi d’ailleurs ■ lui corn mander la réserve L’Angleterre se renfermait dans un silence inquiétant, ne se prononçait point. Elle avait intérêt h *e maintenir dans ce système d’observation qu’elle avait adopté. Les amis de La cour de France désespéraient de P en faire sortir, et le négociateur du. ministère feuillant n’y avait pas réussi davantage,
Georges fII apportait dans sa haine pour la Révolution française toute b violence de son caractère. Eu sa qualité de prince allemand, il n sentait .ésd et comnie outragé par ta suppression des droits féodaux en Alsace. La querelle des posaessionnés l’agitait comme s’il y eût été directement intéressé. Lorsqu'il reçut le chargé d’afïa.res de France, Hir-siofjer, qui remplaçait Barthélemy, appelé à l'ambassade de
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Suisse, CeftrgM 111 lai dit : « Je plains de tout mon emtr votre roi et I* Reine, il» «ont bien malheureux. Votre Assemblée national* o*t un compo*é de fou; et d'extra venant* n délire qui achèveront de perdre ce beau royaume par toutes leurs bêtise* et toute» leur» folie»; en vérité, il n’y a plus que Constantinople et Londres, où un Français employé puisse vivre tranquille, Je suie bien awe pour wh* que vous soyea ici '. ■ Meia, h part ses répugnance» peraonnellea qui ne comptaient point en politique,et ses boutades auxquelles an ne prenait pat garda, George» lit n rendait docilement aux avis de Pitt, et Pitt ■ e voulait pot de guerre. Le Parlement se réunit le SI janvier. Le message royal déclara que la paix a'avoit jamais paru edi mu assurée; il annonça an désarmement et proposa de dégrever l’impôt de 200 mille livres en ména temps que k dette aérait amortie de 200 autre» mille livre» Il affirmait ainsi, avec prouvai h l'appui, que l'Angleterre n ’ in te i vie mirait pas dans lu affaires du confinant. Pitt «abusait qu’elle avait aise» à s'occuper de» tiennes; l'Irlande sautait, une partie grave s'engageait Aux Inde» avec Tippma-Saheb ; enfin les mouvements qui se manifestaient h l'intérieur du royaume conseillaient an ministre de hâter l'exécution des réformes foncières qu’il avait en vue depuis longtemps, «t qui Formaient alors 1» principal objet de «on gouverne ment.
La Révolution française ne laissait pas de produire quelques contre-coup» dani le Dation «glaise. Au lieu d'en œnclure, comme on faisait à Vienne, a Berlin, à Pétersbouqj, qu'il fjl-htt étouffer cette révolution en France et en réprimer la propagation, Pin æ préoccupait de le prévenir en satisfaisant les vœux de la majorité des Anglais. C«« vaux n» ae portaient point vert le* nouveauté* françaises, A mesure que la Révolution devenait plus violente et plus anarchique, le» sympa-thie» qu elle avait d’abord éveillée» ■ Londrei parmi les libéraux ■’affflibliSMKnt rapidement. Les ardeati a'exataieot, Mni doute, de l'exemple de la France «t autorisaient pour
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ou remuer avec plus de tapage; mais, au fond, le nombre a'cci augmentait pas, Il l’était constitué vme société dite de» A^u du peuple qui couplait une crutaîne d'adhérents, parmi Iciquela vingt-huit netnbres du Parlement. A defaut de Foi qui n’y figurait pas, m y rencontrait pluaeiiH de sea intimes : Greyt $beridanh lord hlaidland, le comte de f .soderdale, Qn ntoit ansy |« Socrtti dei Aadet ttUfUrtortnc/fa, plu* avancée dans la Mfia Je la Révolution, naît médrocremenl active, plutôt chib académique qu’agence de propages de. Cette prcpufjnnde, À ta française, a Tait sou foyer dans la nrrejf andtince
d* LanArtt, le sente de oes tMoriatioas quai parût redoutable. Elle groupait environ aix mille affiliés, dirigés par un comité occulte de six personnes. Elle combattait k gronda coups de libelles, démasquait la tyraawe des rois, la corruption des ministres, i‘hypocn$»e des prêtres, l'injustice oppressive des loi** Prit ohservait de très-près les manoeuvres de ces sociétés ; il «avait que ms adversaires ne matiqueraienl point de s'en faire une arme contre lui. De plus. MO ministère se partageait ; le chancelier TLarlow détestait le premier ministre et le minait sourdement- Pitt n'étuit sûr que de Dundaset de Grenville. Tous œj motifs la délnurmuenl de a’en juger contré In France) nais ils ne le poussaient pei à s'en rapprocher. C'est dnn* ces conjonctures que TaUeyrand arrivait è Londres pour obtenir la neutralité de l'Angleterre et disposer, s’il éta.t possible, les esprits b orne alliance.
Il débutait efora w ee théâtre diplomatique oîi il devait faire qm si grands fifpre. Qudqae singulier et bfilfoat qae soit le rôle qu il y a jraé, ce rôle n’a et rien d'inattendu pour lui. Tal.eyrand neat posât de ceux auxquels la Révolution a découvert kura votes. U «subie, an contraire, qu'elle l’ait entraîné bon des aieotiea pour l'y ramener sur le tard, vers le dédia, après d'astran rdmarôea aventure», qui, malgré l’éclat dr sa fortune, te réduisirent pendant longtemps à b’être qu'on illustre déclassé an milieu de grands parvenus. Tout paraissait sous l'ancien régiïUé le destiné? *uX premier* emplois de l'État. S’il ne possédait ni la conception d'ensemble, m la suite des propû-

sillons, ni In fermeté d’Ame de Richelieu, ni ce je ne mis que, deaublims duale génie, qui élève un houmno au-du*us mSaedg pramiernug, ildéploysit, avec autant d’ouvartjn et d'étendue, toute la sauplcwe, tou* le» expédients, toute la fertilité de l'an» tour delà paie de» Pyrénées, J! avait, en même tempe, In naissance qui manquait à Mauni et Je conseil qui Manquait b Het*. H y joignait l'esprit de ton tiède, le pin* léger, le plu subtil, la phu séduisant qui fût eu monde. En voilà plus qu'il ne fellah peur la placer bon de pair. Portant un clwa plu* noblçt nome da France, évfique h trente-cinq tus, il était né cardinal et premier miaiilrt, Mauia il était aé indolent, hbertio, sceptique i incapable de cei ambitions fortes et concentrées qui se ramuKiit sur devait tues et savent ■ clancir de tain. Une enfonce reléguée, sans charme et Mns tendresse, une jeunesse maladive et mélancolique; une carrière subie comme tue disgrâce et détestée; uns hypocrisie qui froissait h la fois l’orgueil de l'incrédule et l'boaneur di gentil homme; un ennui des choses, un dégoût de scn-mêtno, une inquiétude que les dissipât ions ne pouvaient apaiser; le vide du cœur avec l'sgitatioit de l'esprit, un besoin impérieux d’étre entraîné su dehors et emporté par h via. Il contesta dans son bge mi> qa'îl >‘avait échoppé ao désespoir qu'en essayant de s'engourdir darts l‘indifférence > ■ Ja n’ai point mmi mmé Im autres, dhait-îl ; msn je ne me wv guère axné non pin», et je n'ai pu pns osjct <Tid-térét h moi. . La Révolution attaquai t des principes et des usages dont j’avais été victime; elle me paraissait Faite pour rompra mes chaînes, elle plaisait a non esprit, j’tfcûbVaiSèi rivement su cauie, et députa, le* événements ont djipûsé de Mûi *. »
Il s'y abandonna d'abord ; plus tard, le même penchant qui le portait à s'e* laisser gouverner le porte a iai vouloir conduire, h les tourner h lui, purs h I» susciter. Les affaires, où il s'était jetd par divartrsKinent, dev nrerrt pour hu un besoin. Tout l'y diapoiait d'ai leur* : lÉgliM l’y avait initié, l’A s semblée nationale acheva de l'y eiercer. Il y apportait l’insLinct qui dé*
J JftH*dir4f Ja HMi/amf de /rinufel, P*tri, 11SQ, l. J II, p 335-3~S.

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L’ALÏlÀÏITK AUSTUn-PRlTMÏENNE — 1TM mélo dans chaque conjoncture l’élément esiootiel, dam eluqua crue Vboni me supérieur, dan» chaque problème la solution por tihle j la dédain du paradoxe, la luiaedç 1*. confusion, rbogrcur du disproportionné, le goût, en un mot, dans la politique; ces rencontres heureuses de mol* qu'ameue seule la parfaite jus-tetse de la pensée; un art de vivre comparable 1 ce quVuiit chez Voltaire l'art d écrira. Sa ecurersotJûQ était exquise, son silence plus raffiné. Point de clêunléreMoment, de l’evidité même, l ne sa fa.sait aucun scrupule de rançonner les clirnt* do sa diplomatie «L de prélever «a dîne sur le* profit* de la Repu-bhque; mais il cherchait volontiers son intérêt A bien tenir r£tatr ne recevant que de ceux qu'il jugeait utile d obliger, atÜuiXQl opportun de ne devenir l'obligé de personne.
Beaucoup d'avenir dans l'esprit, plue encore de prévoyance et Sa calcul du* le «racterc, mai» une complaisance dangereuse À masquer tes défecüoi» par l’intérêt public. à se faire, sous prétexte de défendre les inlcrél* pcrnianetils de la France, une sorte d'ÉLai A soi, À edtd et au-dessus de FÉtal; trop de facilité à justifier des moyeu» où il s'attribuait toute licence par dos fias dont il sa cozutituail seul ju^jc Ajoutez une auuraaca imperturbable qu'il «ut élever parfois h l'intrépidité; une se a pies ae merveille use h préparer les revrempntt, une ai sauce impcuinteh découvrir; Je calme jusque dani le cynisme, et ces dehors spécieux du vice qut éblouissent le monde, une attitude qui prévenait l'étonnement et déconcertait le mépris; un tact des bienséances qui corrigeait le décousu d'une vie insolente de soandules; une culture intellectuelle qui l'isolul, en quelque sorte, dam la mauvaise compagnie, et le protégeait dans la fcumha rite de» wbaltcr uco \
En l t9â,Talleyrand ou voit pat encore l'cxperience de la carrière qu il abordait,il al lait précis ém entez commencer l'apprcn-tiisaga A Londros- il avait montré beaucoup da 1-egèrsté lors do
‘Vvfc, pom* d* li th di Tlllerr^nd, dan» hrt r Ai*«*-
rffiie, L’êtuils lautulès i T» leyrand «t ri Memoirel, a* pouf lu gruri* xr-vi ce* retiJui, dsat Lui £mju d Autour* < Je criltys*, iMtds uuialee : Tsttcf* iW sa Csagràs 4* V tenu.
fpnVrti Je Jflrry à Berlin; il es montra dftntige dans les préputatik de sa propre mijamn 11 évitât de rencontrer Uni Gower, cahaUit contre Pttt, donnait b entendre rju'il serait m mesure de le renverser et se flattait d’acheter, des qu'il sera t à Londres, les [>ens dont il uvruil besoin. Ces propos inconsiderLs reçurent une sorte de créance tapageuse par le choix que Talleyrand Ht de Biron pour l'accxMKpügner. Le prétexte du voyage était un achat de chevaux jujur l'armée; mais perron ■ .<■ n'y crut, et la qjlsîîou prit un caractère d'intrigue que le piirii de la cour eut grand soin d'ébruiter. Il n'était que trop aisé de prévenir le roi Georges enrtre le nouvel envoyé. Les émigrés et les agents de la Reine s'y employèrent it Kenvî, le montrant sous Im traita les p.us répugnants au monarque anglais : un grand seigneur conspirant contre son Roi, un prélat étalant cyniqm-mer*t son apostasie. Quand il arriva h Londres, le S4 janvier, il était désavoué d'avance pur sa cour et décrédité par tous ceux de M caste qui jouissaient en Angleterre de quelque crêd-Lt
Tulleyrand était porteur d'une lettre de LesK-arl au «ointe de Grenvjle*. Il y élM dit que < l'ancien fréque ti'Aulwt ac rendait en Angleterre pour différents objets qui l’iitc— rosurent personnellement i. M. de Talleynind, ajoutait e ministre, ■ n'est, en aa qualité de membre de l’Asserublie nationale, susceptible d’aurun eiiractêre diplomatique ; nuis comme il a été à portée d’étudier racs rapports politiques, surtout ceux que nous avons avec l’A tgluterre, je désire que Votre Excellence vêtu Ile bien s'eu entretenir avec lu *► Le chargé d‘affaircst Hirsîngcr, reçut l'ordre de ae mettre à m dispus-tion ; il s*emproya à lui ménager de* entrevues avec Pitl et GrenviHe et une présentation h lu cour. En attendant, Taîlej-ntf.d, qui avait de* lettre* pour plusieurs membres de l'oppusi-tioa libérale, lord Lansdowne, Fox, Sbcriduo, s'occupa de
1 Fcrwn à Ctuiave Ifl, 15 janr er 1Ï9Î, t, îl, p, 131 — Li Mirek à Mervv, H janvier, Corr , t lit, p. WS. — M<vtm i 17 nure, t H,
p. lift. —- Cf ut. I. l,p Ii2t5-3ï7. — IhfpQrt de Hir*m(jer, 17 jKivicr 17’J2
«Lî jwn« 1ÏV2.
SM L’ALLSàNCE AÜBTRO-PRÜfiSlENWB — 1T9J.
■'insinuer «upré> d’eux. Il y trouva de» dispositions favorable», et sous h première impression de Tacaietl qj’il reçot. ü écri-va t à Paris» le S7 janvier : * Uu rapprochement -avec l'Angleterre ti'est pas une rhimere. « Il reconnut promptement qu'on n'eu prenait pus Je chemin.
HirsiC|jer la-conduisit chea Pitt*. lit nétuienl point absolument inconnu» l'un à I antre; ils »élatent vus, en 1783, cbea l'archevêque de Heirna, oncle de Tnlleyrand, lors du voyage que Pitt» encore très-jeune» faisait en France avec Elliot et W llber-lorct. Taileyraiid jugea qu'il appartenait à Pilt de rappeler le premier cette rencontre Cette nuance ta ite personnel e d’e»-presfremerit eût marqué quelque désir de s'entend re. Il convint ■ Pitt do c’en point laisser paraître, at d n’eut garde de •» souvenir de l'onde pour n’avoir pas A reconnaître le neveu. Li visite se passa ta politesses, il eu alla Je même ckex le comte de Grenville. Talleyraud fut présenté au Roi le lw février, et à Reine le 9. Le Boi alTectu de ne lui marquer aucune attention ; la Reine loi tourna le dns » L’accueil de la cour détermina celui des gens du monde. Ta leyrand m vit «du du grand cerde de la société comme um espèce d'homme redoutable, un agent de hicüon, qu’on ne pouvait pas repousser, maïs qu'on ne devait point accueillir80. v
Il se rejela sur LtusdowneHouse, où il devint bientôt an hôte assidu. On l'y rechercha, Tout ce qui conservait du goût pour Je» principes français m montrait avide de connaître un homme qui avait pris une part aussi active aux travaux de l'Aa-seniblée DMliunule. Tulleyrund retrouvait dan» celte société D amont, qu’ii avait Connu à Pur», et qui lui amena Daroverai, son compatriote de Genève, un des ancien» ■ faiseurs h financiers de Mirabeau, Les façons et l'esprit d'un prélat de cour devenu l’apologiste d’une révolution déroutaient un peu J es Anglais qu'il fréquentait; iis ne trouvaient en lui heu qui répondit à leurs préjugés commun» sur les Français, ru la fnvojté, ni
le bavardage, ni l'indiscrétion, na la gaieté uatiouale, C'était ■ une manière senteaeîeuse, une politesse Iroide, un air d'examen » qui formaient comme ■ une défense « autour de son peroonnuge diplomatique. 11 laissait dan* la monde l'impression d'un tomme - remarquablement silencieux etranarquableDcnt pâe ». Il réservait toutes sas séductions pour Tînt mité. On le voyait alors, et l'on était tous le charma, « familier, caressant, attentif, aux petits soins pour plaint, ci amusant pour être atnusé1 ■.
Les affaires se dérobaient à lui ; il observa et, faute de pouvoir négocier avec la» Ing.ais, il médita sur le* moyen» d'y réuear, Ses lettres sont beaucoup moins de* rapports qu'il adresse au ministre^ que des projet* d’înstractioM qu'd lui «xpœe. — L* Angleterre, écrivait-il, trouve son intérêt dum la neutralité IL imparte de le lui faire sentir plus Vive meut, et d’appuyer lo raison Démente par une démonstration matitiuiO. x C’est avec cent Cinquante mille hommes que nous parlons aux puissance* du Nord; c’est avec uns «seadra que je trois fermement qu'il convient de parler & l'Angleterre, > ■ Les dispositions sont plu» que rassurantes, ete» sont même bonnn - ; <tas moyen» an accéléreront L’effet. Il ne suffit pas, du reste, que l'Angleterre reale neutre , il faut qu'elle déclare sa neutralité. Pour l'obtenir, lu France doit inspirer de la confiance; elle n’en inspirera que ri elle en montre. On n trop dit qu'elle est affaiblie, qu'elle eut impuissante, qu'eHe n'a plus de politique. ■ Un hon maintien est nécessaire. ■ Un négociateur, attaché à la Révolution, per-wodera i« Anglais que la constitution de la France e«t la garantie de la leur, et que les intérêts du commerce angl iis dépendent de La bonne entente avec la France, il fera » pressentir l'utilité d'une alliance par laquelle il faut que nous finis* stonj. un jour...» — Talleyrand ne croyait en mesure d'entamer h négociation. U était d’ailleun prêt h mettre le pnx aux chose* et proposait, Le cas échéant, pour convaincre les Anglais, de leur offrir Tobago, moyennant quoi ils çai'satiraient o la Franc*
1 DvMOMT,p. Ml, 3fll — BOLvria, p. 1K
300 L'A LL IASCA aülTHO-HU«8l ENMt — tTfiS un emprunt de trois ou quatre mi liions de livre*. On Pavait envoyé pour voir, il avait vu. M attendait de* directions» et les réclamait avec Lnialsnce 81. • Vous ne m'écrive* donc point» mandait-il le Jl février b Lesurt, je s'entende rien 1 cela, et je vous jure que c'est mal, »
L’împatîsnee et la d«coor^|*nia*t le gagnereat btestet Les nouvelles de France ébranlaient la mince faveur qu’il t'élait acquit. • Tout ce qui ait hors de France, écrivait-il» demande h qai l'on peut t'adresser el sur qui Ton peut compter". ■ Lesjour c suide Pans l'ijujuriamt» et sei ennemi » col portaient ce si d|utm à Londres. On J'y représentait comme lin agent de la « faction d’Orléans Oa publiait fana lyse dé te dite d'un prétendu entretien qu'il aurait au avec Pitt : Pitt y tenait te Langage le plus épigrs tu antique pour la France, et s'y répandait en diatribes contre le mûiistére constitutionnrl *. Le» échos du scandale qui éclatait à Berlin autour de Ségur retentirent jusqn'è Londres; Biron offrit ta ses ennein is f occasion d'y faire no scandale pire. On l'orrétepour dattes, le 6 Février; les émigrés avaient machiné le piège. Talleyrand parvint h délivrer son ami la semaine suivante, mois l'esclandre «'étatl produit, et il en restait sur toute leur anbuude ua vernu 1res-fâcheux. Talleyrsed «enlit le terrain M dérober sons lui : il prit les devante et niqua une démarche.
Le 15 février, il elle voir firenville*. L’entretien sortit des banalité! j mute Talleyrund ce fil teu» le» frais 11 parla prés de troll quart! d'heure, et commença par une apologie de sa conduite dans b Révolution. J1 marqua le désir que l'on avait es France de stentendro avec la* À u g lai», • De tau» temps, dit-il, j'ii toute nu que I* Angleterre était notre alliée naturelle. > U eiposa l'état do royaume, expliqua la cause des trooUe», cou-
Y&LLETBABD A LONDRES.
St< séquence inévitable d'une aï gronde transfer ma tioD, peignit fénergre que déployait la nation p«»r défendre la constitution et empêcher le* étrangers d'intervenir. Il désavoua toute idée de propagande. La France, en définitive, faisait tout simple-meut ce que rAngTeterre «rail hit aux siedes précédents. Il conclut par aa vau d’union intime que «cellerail un* garantie réciproque de* possessions respectives, orients les et européen nea, ce dernier mot était destiné à rassurer lord Grtnville nu sujet de llrlonde. Quand >1 eut fini, il pria son interhcutetir de ne lui point répondre sur l’heure, et de prendre son temps. On m pouvait pu mïeui entrer dan* le» net du minûtre anglais. Granville se contente de déclarer i Talleyrand1 que, » eu égard 1 » requête, il le verrait de nouveau, quoiqu'il Lui parût fa y a! d’n] oa 1er que, selon toute probabilité, sa réponse serait qu’il éta^t «b*alanent imposaibfa d'entrer dan* aucune espèce de discussion on de négociation avec une personne n'ayant «Mom caractère officiel •, C'était une défaite; Talfayrand voulut y voir un* invite, et il écrivit h Leuart d'envoyer le plu* tôt possible nu plénipotentiaire, accrédité selon les réglés* I) suggéra le nom du marquis de Chuuvtlin, un jeune homme qu'il croyait sons conséquence et qu’il pensait tenir à sa discrète». «Il a de F es prit b grande doic», ajoutait Talleyrand, qui ae montrait généreux, ■ une manière franche et pma on ede dune I* Révolution ■.
Il en était fa lorsqu'il reçut dft* instruction* de Pari*. La dqrêche de Lésait portait la date du I b lévrier. Il est vraisemblable quelle *ortu t de* bureau i ■ Pe^pnt nouveau ne ranimait point, mais elle était remplis de bon sens. Le ministre repoussait l'idée d’uredémonstration navale : elle provoquerait une rupture, 1m Anglais «'étant pr> nt gêna a té décider »«■ les menace*. U fallait s'expliquer Iranchenimt avec eut sur leu» intentions et sur celle* de fa France. ■ Lh guerre ayant Ireu, le* Pays-Bas seront naturellement le premier LhMtre des hostilité^, - Cre*t sur ce point tr«--sen3ihfe et tTce-drlîcat qu'il
Lord C^i«nkiN* * kwd Qaw«r, G dût* 1T9X Bclitr:*, p. 12Ü.
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■n L'ALLIÀWCB ÀnSTfiO-PRnilSIKNME — ITM.
est aident de h wnder. D'autre part, le roi George* est électeur de Hanovre i que fera-t-il ee Alletoagae? S’il *e berne à fournir» le ce* échéant, mm contingent d'Eatipire, d n'y a point de difficulté» à élever; mais «M perte foute» set force* en Allemagne, il pc peut k prétendre neutre, en sa qualité de roi.
Ce* iDstrœtiom n’étaient point précisément celle» que Tak leyrtod souhaitait de recevoir 1, il y fit «ea réserve*, mai* il ■'•dinspira cependant lorsqu'il retourna, l< oliexGran-
ville. Ce mmüfoe le cona dirait cosnme ne homme « profond et dangereux » *11 se re» forma dan* 1* ■» fococisme le plus *ec», répétant ce qu'il irait dit dan* k précédent entretien. C'était, affirmait*! I, » la seule ré ponte qa'â pAtdoaner fi toutes les propo* •îtîoni que Tel 1« y rend pourrait finir»*» , Il l'autira d'ail leurs que l'Angleterre ne considérait point la Franc* romnt »■ ennemie, et qu'alla n* définît nullement la voir denearer daa* l'état de trouble où elle Hait. U défendît son fouTetnament contre ceux qui l'accusaient J avoir fomenté ce* trouble>. • Noua foi défions, dit-d, d’en fournir la moindre preuve *. • Tal eyrind revint alors k ms Insinuations, qu'il présenta comme de* idée* perso nnsllei. Haut toutefois la pmdance de ne rien dire da Tebegt», et bien lui «n prit, car il m serait ton promu très-inutilement. Granville «e dérobait h tonte* les avances. » Enfii, écrivait Talleyrand, je lui ai dit avec confiance qu'il uf était prouvé que tôt nu tard l'alliance aurait lias. Loin d'écarter cette idce, il m'a répondu sur-le-champ et positirament qu'il l'espérait. « Talleyrand *e retira sur cette bonne parole.
* la neutralité eat i* contestable, m»nd»i(-il à LeMOTt. Loi intention* de l'Angleterre sont loin d’être inquiétante*. Le gou-v*rnem«nt anglais, par intérêt, par pruderies «t mime par opinion, ne voudra ni nou* inquiéter ni nous contrarier. ■ Il se figurait mémo, dan* son optimisme» que l'Angleterre ne s'oppo
serait paa fi l'invasion de la Belgique, en ras de guerre entre 1* France et)'Autriche, et il en raisonnait ai DÉ ; L'Angleterreredou-
> Lw 4- » fMr IM
1 GiwdUc * Gtwcr, 1 Mrs *v«.w*a, p, ITT, — Dvrght, p, Mf,
* TdltpiBd, teun 1 Mrt ITM.

UÉt par-dessus tout l'accroissement de f Autriche et de le Russie; le traité de la Haye, de 10 décembre 1790, n'avait jamais été ntifié ; ce traité, qui ne garantissait d'ail leurs a J'Autriche que la tranquillité intérieure de la Belgique, prévoyait le cas d'une révolution, non celui d'aue invaaion. * Je vous atteste, concluait
rt du fera ps devant moi pour fonder et établir ici les rapporta les plus utiles pour li France *
Le voyage de Talleyraud b Loodiw rappelait fort celai qu’y avait fait Le duc d'Orléans, su commencement de le Révolution. Mau les événements avaient étrangement marché depuis 1790,, et la illusions dont l’abusait alan ca prince us pouvaient tromper longtemps la perspicacité do l’tocieü évêque d'Àutun. Il comprit, A la rdfleiion, que l'Angleterre aa voulait point d’alliance, et que, en voalût-elLe une, elle prétendrait La conclure à des conditions incompatible* avec les vues du parti qui dominait à Puris* 11 faudrait, de phi», pour la négocier, un gouvernement qui donnât quelque sécurité ; e’éteit, de tous le» titras de créance, «lui qui manquait le phu à Taileyramd dans set négociations. Le» lettres de ses amis lai montraient le ministère affaibli de toute! parta al fort ébranlé. Une crise paniuait imminent». Talleyraud ne jugea point devoir l’attendre à Londres. Il partit, «mmesant avec lui Dumont at Durovarai i )l comptait wr le crédit de ces deux Génevois, do second surtout» qui avait vue réputation de révolutieanaire, pour agir sur Brissot et le gagner b ses vues. Les trois voyageurs arrivèrent à Paris le 9 mars : la première nouvelle qu’ils y apprirent fol que Narbonne était renvoyé du ministère, et la seconde, que Brissot allait demander la mise en accusation d» Lassait,
! I^Un du 1 mira.

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LNtVERSJYÛF CALIFORNIA
LIVRE IV
UŒiBin
CHAPITRE PREMIER
Là ïtTPTniB àtkc l’iütiacire.
1
La Gironde voûtait la (pierre, et, par la guerre, te pouvoir. Courue tous Tes partis qui l'expulsèrent Ton t'uutre et se Mire cédèrent dans' lé Bévoiuuoij, les girondins confondaient fo triomphe de h JEtévolotion avec leur propre événement et le salut public avec leur propre salut. L'enthousiasme de b liberté, le prosélytisme le plus généreux, l’ambition -de dominer, l'amour de la France se réunissaient pour entraîner aux abîmes ces esprits turbulents et chimériques. D» aspirations ires-nobles s’asso— daientehez eux à des passions très-étroites, et il entrait dans leur conduite autant d'exaltation que de calcul Il s’y joignait beau» coup d'imprévoyance, et cette étourderie guerrière qui se grisa de la bataille, ne considère que la gloire du succès A ne se préoccupe point du lendemain Je la victoire- Gouverner la cité lorsqj’ils l'auraient conquise n'éteit pa^ leur affaire, et ils ne d'en occupaient pas : le génie de U Révolution y pourvoirait» Eblouis de lents idées, infatués d'eux-*mêmes, ila marchaient au combat, sa ne s'inquiéter de savon quelle armée les suivait ; il leur suffisait que cette armée les poussât pour qu'ils s’en rrui-
Ûncir.5
UNIVERSITÉ Of
3Cflt Ica chefs, ils n"Avaient point ramiu les responsabilité) du pouvoir; ils ignoraient même jusqu'aux scrupules de la raison d’ÉtaV Tous le» noyens leur étaient bout : c'est ainsi qu’avec use imprudence uni éfpile, ils armèrent Lai maint qui lu devaient frapper un jour, et posèrent, en quelque Sorte, tout les précédents de leur propre procès.
Ils connaissaient lu desseins den émigrés, ils soupçonnaient cnn de la cour et ne réparaient point les premiers des seconds, lia ramenaient tous ces plans h k contre-Révotation total*, c'est-à-dire h La ruine de leurs principes, h la proscription, h rattéantisaemont même do Jours perte» ne*. Ils h voyuieat en vironnés de complots. Cependant, malgré .et hallucinalioBs qui troublaient le repos de plusieurs 82, malgré la • consternation romaine ■ qu'affectaient quelques autre*, malgré celle obsession k d'assusiaata, de Saint-Barthélemy des patriotes » que les guzstUa répandaient dans 1« pubhc82, en sa forait un* image fausse de ces temps, il ou se les peignai sous des couleurs siniilm. 1» Fruce, Paria en particu ïer notaient m abat Lu*, ni sombres ; iis étaient agité» tour à tour de terreur, de colere, d'espérance. Ces stteruatives violentes jetaient les esprits hors de leur «Miette, et tout alors semblait immodéré C'étaient des jours d'orage, mais de ces orages qui oppressent et raniment tour h tour la nature, et découvrent, en s’éloignant, d'éhnce-laates éclaircies de cwl.
Les girondins suivirent h tactique qu* devaient employer apres eus toutes les frottons : entraîner la garde nationale, Im sections umeei et la populace déniogogiqu* de Pans Us adulent ert te populace; ils répètent qu'elle est le peuple même elle véritable souverain j ils flattent #ea instincts et déchaînent ses appél ts. Ils nu craignent pas do l'animer i La guerre vjcîdle pour l'exciter davantage b la guerre étrangère, lia nournsseat «es soupçon», ta troublent et l'épouvantent Toutes leur* attaques ae concentrent sur le comité auiriclnefi, foyer însai-
CHCT& DIT MEKIRTAHE FEUILLANT.
«iasable de complota toujours renaissante, d'autant plus effrayant* qu'il» se masquent b tau» h» yeux. La Grande y voit la main de tous æs ennemis. La Reine an est l'âme; autour d’elle Kontmnrin, le» feuillant», le triumvirat, cnaune nn Lee nomme • Duport, Barnave, Lametti. Le ministre Leuart est leur agent. Narbonne, qu'on acclamait naguère, wt soupçonné da s'y aFËlîer. ■ Ce sera demain d'Orléans, Dumouriez, Bonne-Carèrel ■ dît avec ironie un membre d* la droite. Ce député croit plaisanter t Tannée suivante, Brissot, siuped i at» tour, sera immolé à l’effroyable panique qu'il aura plu* que personne contribué à déchataer aur la France. Lmert tenait le poste que tes girondins jugeaient le phu nécessaire d'occuper. J1 a'avait ni oomirtance, ni prestige ; c'est per lui que l'execution commença.
Le 1* nan, il ac présenta devant te» député» et donna tec-luredes correspondance* échnnçées avec In cour de Vienne, conformé meut aux résolution* de f Assemblée1. La dépêcha da Kauuita è Blumendorf, dti l *3 février, souleva de* lue premiers mot* de noient* murmure*. Le chancelier y entrait dan* de longs détails »ar le* préliminaires da congrès et sur la décla* ration de Pillait* ; il se Livrait à de* apprériabon* très-sévère* lur les affaire» intérieures de la France et sur I* propagande; il attribuait la cause des d te ordre* ■ h lïnfluenra et h la vio-teice da parti républicain ■ , il invoquait contrecesfactieiixl&ré-listanced* la partie « Mine - et pacifique de lu nation. Kauntts avait cru, en cotnpowntce hautain et rnilidroit factum, inspirer aux Français noterait) te Mbits ire, et le* amener il résipiscence. Il excita une réprobation générale. Cerf an milieu d'interruptions hostile» qae Leosart ajouta; — Le Roi réprouve toute idée d’in-gèrent» étrangère dans W* affaires intérieure* de la France; il le fait connaître * Vienne ; en retour de ses déclarations pacifiques, il attend que l'Autriche manifeste M Volonté de mainieDU- 1* paix, par une réponse ■ prompte, franche et catégorique » , dont elle prouvera la sincérité an ramenant te» troupes des Pays-
Votr mi pkcu ihai la Jfatècw, l. XI. p. SSL — Cf. u-dauLU, p. 3TJL
LA hUPTOBE AVEC L'ÀÜTBICHP
1T«.
B u sur le pî-rd ou elles étaient en Février 1791. — Ces eotnmti-modrons remplirent 11 ^éaneedu jour, il y eut un Autre séance le soir, et l'indignation j’y man festu avec plus de véhémence. Lu nitkdéraliOh des dépêche* du Leasurt e*t ijuabbée de félonie L*Assemblée décide qu’un rapport sera hit sur ta conduite de ce œirustre. C'est lu mutnmise sur le gouvernement, et l’an ne t'eq cache point, ■ U faut que T Assemblée prenne le pouvoir eiécdtif ou que le Aoj remplis» son devoir > , dît 1e lendetnaio Cumbon
Le ministère s'écroulait. Les anus de Bernave accusaient Narbonne de complicité avec la Gironde ; 1« udm de Narbonne accusaient Barnabe de complicité avec L'Aulnche. La Reine travaillait h perdre les une per Ica autres. Narbonne lui paraie-Miit le plus redoutable: l'occasion parut bonne ■ récarter. Sous le prétests qu’il voulait a se faire ministre de la nation et in dé' pendant du Roi ■, Bertrand, toute nu ea cela par «es collègues, demanda b Louis XVI de le révoquer Louis s'y décida «ans peine, et le 9 mare, il le remplaça pu le colonel de Crevé * Les foui liants s'imaginèrent avoir remporté uns victoire, parce qu'ils s'étalent débarrassée d'un collègue compromettant qui les engagent témérairement dans la guerre; l’Assemblée ne leur laissa piis îongiüoips celte illusion.
I ri cnrresponi ancet crtniniiiniqnévi, le 1" mars, par Les-wrt avaient été renvoyée* au comité diplomatique. Brissot lut ehsT^é du rapport Apres la séance, un étranger qui avait aa-shte à la lecture du rapport £t observer è Brissot et il Chvjere que l«â grivfft relevés contre h mimetre paraissaient vagues et contradictoires1, Brissot écoutait avec un sourire sardonique. - C’est nn coup de partie ! a’écria-t-il. U faut absolument que de Lesurt «ni envoyé a Orléans Boue uvoqi besoin de i«i de vitesse sur les jacobins, et cet acte d'accusation noua deuar la mérita d'avoir hit ce qu’ils foraient eux-mêmes. Je sue bien
■ Fet» A C«tavb 111, 11 a*r» 1711. Fbuh.mtt, t- V, p. 3SV KotcbniWy * Wrhtnimf, lft <nan 1701 XrcAjurjr U'arartwy, 1. XVIU, p. 1H
1 Elvott, ch. lu, p. 3T8-411.
1 Steg* <■ h haut* cour Au jiulica.
Or ginj fT(j[r
LNiVERSITV OF CAL IF OR h qu’il «en absous, cor dûu* n’dvona que de* amipçcn» et pas de preuves; nuis Dons aurons gagné noire objet en réloigneot du mupulëre- L faut noter la France, et noua ne pouvons détruire le cabinet autncbien qu'ei mettant un homme tûr dani Ira relations extérieures. > • Il cbiit ai violent» rapparie le même témoia, que je lui et entendu proposer de déguiser quelques soldats en utile du autricbiena et de leur Entre taire une attaque nocturne aur quelques villages français, à ntte nouvelle* on aurait fait une motion b TAssemblée législative, et l’on aurort emporté un décret d'enthousiasme* • L’ÙPpérîUc de la cour épargna à Brissot ia peine de recourir à ce scabreux strata-gème et offrit b la Gironde 1* < journée * dont die avntl besoin.
Tool k réunit, dans la matinée du 10 rsarA pour exciter dan» rXM«nbléo eatta fièvre qui précode toujaurt Im catastrophes parkmen tairez Le brait du renvoi de Rarboane et In nouvelle de In mort de ee même dam les couloirs. L’interrègne qui a’amiiivnit dans TEnpre allait, se disait-«u» retentir les enumnenU; l’entente de l'Autriche avec le Pruw en pouvait être compromise; on se félicitait de la disgrtct de Flonda-Blwca eu Espagne et de l'arrivée au minuter» d'Arendt, sur qui I’od croyait pou voir compter. La coalitnin parut bouleversée; la cour perdait ses albés. « Toutes lej suites d'un ordre de choses si nourreaa étaient sentios par es deux partis opposés, et la terreur de fan égalait l’audace de l'autre ■ La Gironde profita sar-ie-champ du désarroi de la droite. A peinai* président eut-il donné lectureda billflt lacn-nique par Lequel. Louis XVi anaonçnit le remplacement de Eïar-btinie, que le» prote stations éclatèrent m? les bancs de la gauche. L'Assemblée» qui, h veille, aurait été toute prête b accuser ce ministre detruhuoo, vota qu'd emportait ses regrets. Brissot vint alors lin son rapport, et l’on vit se dérouler des scènes qui se reproduisirent ensuite avec une sorte de manolooie tragique dans les grandes journées de la Révolution. Elles y


' Féline k la StorcÀ, il n»n 1HH Cwr,, U fit» p. MH

MM LÀ 1ÜPTÜB1 ÀV1C L’AUTFICBB — i7M, impriment ce caractère théâtral qui, n^ma à un nàcl* de distance, frappeencore, de lom, et saisitles imaginations’, Brissot Êt on ce jour La leçon * Barèreet ti6*a h canevas d« résolutoires de la venir : la dénonciation eu pratique d’on complot ténébreux, l'insinuation tenant lieu de preuves, l'ApOStrophc eubsti tuée à La discumian; et, pour soutenir l'accusation, les vocifération* comnundéea des tribune* couvrant la voex de* défeosem et jetant l'effroi dan* l'esprit des juges. Que Pan compare celte harangue i toute* celle* qui se succédèrent en 1793 et 1TQÀ, et kmu lesqusllsssaiceombersnl inocMuvetiMnt Im montres, le ftoi, les girondins, Jet daotonutes, Robespierre et les montaguards mêmes, oa verra qae le plan ne varie point, que la mise en scène demeure identique, et qu'il n'y a que les nom*de changés. Coame la guillotine, qu’elle est destinée ■ pourvoir» cette éloquence inquisitoriale est sourde et aveugla : elle tue sinistrement, mas voir et sans entendre.
Il n'y a contre Leieirt que des wupço»; nuis Us coupe qui visent le ministre passent iu-dessuâ de i* tête pour atteindre la famille royale. Tout le monde le sent; c’eit l'iDtérét pathétique de h journée, Bnesot propose de mettre Lesaert en accusation et d'inviter la cour de Vienne h déclarer quelle reuoncf au projet de concert européen sur les affaires de France. La Gironde, appuyée par toute I* gauche et soutenue par les tribune*, réclame le vota ânnédiat. Les feuillants insinuant qu’il serait boa d'ajourner ai d'entendre le minutie. ■ Pour rendre un décret d'accusation, répond Vergniaud, des présomptions su Mise ht, ■ Qu'importent, d'ailleurs, et Lessart, et sa défense T Ce ne sont que des i oc «lento dot» le procès qui s'engage* Rappelant une apostrophe célèbre de Mirabeau, Vergnisud a’écne : ■ De cette tribune on aperçoit le palais où des cnnieih perfides éga-
1 La «aianfomsa, «l«n rt apeçuiMui, «■ mmt bim Je Rainant. Madame J ni iai (de le Dites), rcpiièhcaiac iria-fiasliMC, nul tcnia irti-Mncert. etnvsït « vatmi d'ua de c*e Mancei du pnnuaps d* 1793 : ■ Le Mm ■ ete d'm intérêt qn a crû JUKpttS derwteeqL u la P«o*»-
Àmmm «eut fait fow es jour ™ pieôe régulière al ■uÿiitiqu» en forma da tn-UrJ.,», dobt 11 «Laldlf ai l'iMparfence 1 ekaqb* w<M. « Jotrui
Jum tourpMuc, SQ oui p- Ï9>
rent le Roi... Le terreur et L’épouvante sont souvent sortie» de ce palaù; qu'elles y rentrent aujourd’hui au nom de le loir Que tou ceux qoi l'habitent sachent que le Rot muI est inviolable, que h loi y etttindre «ans dülinetkm tons Im coupables, et qa’il n’y a p» une télé qui, convaincue d élit airoÎDelte, puis» échapper h aon glaiveI - Le décret est perttf, au milieu des ■p pl sud issementa.
Ccpc-odaot» aux Tuileries» »n recevait dans l'angoisse les échu de cette tamble séawce 1. La Reine était encore soui le coup de la mort imprévue de son frère, quand on fiat hti raconter qu'un complot, ourdi de longue main, devait éclater ûejour'la; que le duc d'Orléans et LafayeUe y trempaient de eompbcilé avec Brissot, Sieyes, Condorcet, Sorbonne; que leur plan était de «utpendre la Roi ai de séquestrer le Dauphin. La manœuvre a été prévenue, ajoute-t-oo ; Lessart seul en sera victime, mais il faut uviier tuf I1 heurt et prendre un grand parti. Tal ait la langage que tiennent h la Famille royale le* »euli amis qu’ellu écoute Ce qui te passe b l’Asse» bldu semble cou G rmtr leurs récits. Au surplus» le Roi et U Reine sont résignés b toutes les sxtrémîtds. Les menaces qui grondent autour deuxannoncent cette crise suprême dont ils sont réduite h attendre Lear salut. L’Europe sera contrainte enfin de leur venir en aide. Ils ■nveat que les négociation» en vue du concert ont été renoué». Il* se figurent que François se montrera plus ardent et plus actif que ton père» et que les évdaeeDeate lui forceront fa msin*. lia æ disent que la guerre par laquelle on croît les perdre sera L'occasion de leur dclivrnocc. S’y refuser ocrait accréditer tou les soupçons; il convient donc de l'accepter hardiment, d’afFron-ier L'ennemi et de déconcerter la Gironde en se livrant n elle. Elle vaut le pou voir ; on le lui donnera. On la raine du coup» et Ton »e couvre, juste te temps qu'il fuit pcuriUen dre I*arn vée dea allié»! La Reins dépêcha, le Lfi mars, Goguelat b Vienne
1 rtneo » CrtiüiTe lll, T* «un lïîl, Fetrimr, c. T, p. 3SS, — 1* isril, rmn, t El, p. Ut. — PriltM i li Mutli, il au». Cwr., L lit p. ïW. — Million Duhii, tfmMrH, 1.1, p, Jûg.
teerty i U R«irt, Il février H 1*^ 17»*. L1 Ram i BfetV), 1 »rl,
lum. F fci, SA - r*ua, t. Il» F- HS
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Lh WRSmr OF CALIFORN
*k ev lu billet de deux lignes pour Françon 1, puis elle brida tel papiers et aiaode a Fermée de ne lui plus écnre. * Le Bai, rapporte ua cartlecuporun, ic conduit dan» ton intérieur comme un homme qui se prépare à la mort. • * Sans appui, saas conseil, mm consolation, écrivait Feraen a pré» avoir reçu l’émiMoire de* Tuileries, il* attendent avec résignation et fermeté Je sort qu'on leur prépare, sans avoir aucun moyen peur le prévenir... Voile quelle Ml la position déchirante de le femîl'e de Bourbon : die n’a d'appui que Ici puissance* étrangères; toute eon espérance ae fonde sur leur gcuérosité *. ■
Louis XVI accepta la démission de ses ministres et appela les girondin» h leu- designer des successeur Les chefs de la Gironde ne pouvaient, nus termes de 11 Constitution, s’attribuer directement le pouvoir Comme Bama vecl les Lametlik diras le mniitêra feuillant, ils y placerait des subtnterses. De Grave demeura à la guerre. Lacoste pnt la manne, et Duranton reçut les sceaux. Les fi nonces et I iu te rieur exigeaient plu» de ré p a tabou :il fallait pour la trésorerie un homme d'expédients et pour h police un homme de contenance. Clavkre fut chargé des finançai : Français d'engme, Génevoi* d'adoption, agioteur, gaietier et brochuner infetiguble, I’ud des collaborateurs de Mirabeau devenu la conseil de Brissot, esprit entreprenant, capable de sagBGité cl de finesse, armé, * défaut d autre courage, de toute 1 opimàtieté d’un senourpropre de parvenu, il m fig irait qu'on pourrait appliquer mm effort à la France le guiiieracment populaire qu’il n’avait pas ps faire prévaloir h Genève *. Roland, que l'on plaça ■ Finférieur, y devait montrer les vertu»d'un stoïcien, les façons d’tin pédagogue, Fimpérlie d'uo idéulute confondu par la* événement* et la stérilité d’un commu écrasé par les affaire». Ce ministère n'était rien. Il fallait cependant un homme h ce poste de» affaira étrangères, pour lequel la Gironde avait engagé le combat du 10 mon Ce poste était le kuIoù la cour portet encore quelque
1 À narra, p. SM.
1 4* la JUartij u fil, p. 10S. — Îkoiuiît, I. V,p. 3Æ1.
* M*-‘ *V P«a, 1» .1, p lGï< DtibQiit, p. 30*.
visée, et Ton n'y pouvait imposer^ comme dans les autres, le premier comparse venu au choix du Roi. La Gironde crut faire merveille ea dirigeant ce choix wr I* gendre! Dumounex
11
Poussé unit 6 coup au premier rang, Du mot) ri et a été suc çes si veinent ministre des affsiraséIranjjeres et général darirée. Ce qui étonne Je plus dans son élévation subtte et sa Éortnae, c’est de lui trouverautant de souffle, de découvrir en lui autant de ressources inattendues, d'entrevoir soudain dans ce parvenu les traits et le geste d'un grand homme, de reconnaître qu'il b en est que le Fantôme, de suivre enfin jusqu'il La trahison qui en Forme la catastrophe, ce roman d'intrigue qui un instant, ■dans sa crise principale et dons sa péripétie, tourne k la grunde histoire.. Dumounez resta pourtant le même dans toutes ces YicjlBitudeé : Où Se l’explique quand on Considère son passé. C’est dans ses origines qu’il faut chercher le lien qui rattache entre eux les personnages, an apparence n divers, qu’il joua tour * toyr
Son pere était commissaire desguenes; en 1757, il futettnché b L'armee du maréchal d'Estrfeee, qui opérait en Allemagne contre la Prusse, Dumo liriez, qui avait alors dix-huit ans, le suivit dans çvUe expédition, et partit, ’ fa^séPt, h W qu’il assure, des vœux pon rie grand Frédéric83 ■, Î1 débutait â la Fois dans l’armée et dans les cabates, Il vit de près l'crmeiui et pat éluder la grande guerre ; b««* lui eu prit, car il n'eut pas d'autre occasion de la connaître, jusqu'au jour <*ù on le nomma général en chef, Ea 17B3, à te pfti*, d Fut réformé arec te grade de c^pi-tfime, h mu de Saint-Louis et 600 livres de pension. (Tétait Je plus clair des bénéfices de scs cuiapugnea. Il en rapportait du blessures et des déceptions, une admiration enthousiaste
D igittæd tiy VjOCQLC
LNiVEF
4M LA RUPTÜRl ATKC L‘AUTRICHE — im
pour le roi de Prnme 84, et une haine acharnée contre rAutriche, Cet sentimente le rapprochèrent de F*vier> qn'il rencontre lara de ion retour an France; ila m lièrent, et cette lieiaon exerça sur l’avenir de Duneunn une influence décisive*. Par la faute de wi rare cl ère, qui lui fit ui ^nnd nombre d’eonemn» et de ses goûts, qui L'entraînaient dan* beaucoup da désordres, Favîer «i était réduit, dans lu diploa atie, au point où Domaines se trouvait doua l’armée. U avak voulu faire carrière de parvenu, et il n’avait fait carrière qu^ de mécontent, mais, enm» il était beaucoup plus âgé que Dunwuriet, il était mécontent depuis ptui longtemps «t pl'u radicalement II inculqua b «an élève le mépris de la diplomatie officielle, la haine des geni en place, et la superstition de la politique secrète, la seule mie pur aquelle iLs pouvaient encore l'un et l'autre tenter la fortune. Il lui inculqua surtout ses 'déc s, ses plana, son système.
Cependant îl fallait vivre. Dnmnurtez Bolltcits une mission au Italie En attendant qu'ou la Jni donnât, il te l'attribua. U se jetait ainsi dans la va errante qu’il mena si longtemps, qu’il ne quitta que pour la duree d'un orage el qu'il reprit ensuite pour finir misérablement du» les auberge-a, leioagdes diemins le traverse et de» ornières, comme il avait commencé. Lu Cûrte était eu révolution, eLle l’attire, il u’y compromet, passe en Espagne, puis en Portugal, revient b Pari» «t obtient de Choiseul une mission en Pologne, ou il achève sou éducation de conspirateur •t de partisan. Impliqué dans le dernier et inextricable complot de la diplomatie mck le de Louù XV, il tut jeté a la Bastille-, il j fit de bonnes lact’orea, se moqua de «s ju(j** attendit puUenament la grâce que lui accorda Louis XVI en montant air le trène. L’année 1 739 le trouva comuMudant militaire à Cherbourg 11 composait mémoires sur mémoires pour prouver Tut*
JiU et montrer tes mqycua de (kéor dans oc port un grand éta-biiMêOMOl mantinwi Ce travail ne lui rapportait ni honneur ni profit, et il était aussi nridc de l'un que de l'autre,
Aprèt trente aînées d'agitation, pendant lesquelle» il avait plus négocié que combatte et plus intrigué que négocié, il avait obtenu i grand'pei» celte pl*M «belterne C'était un ambitieux : il n’avait pu réussi, il était inquiet frondeur, mécontent Pariai les aurvivauta du mintatère secret de Louis XV, quelques-uns le conrmlisaient et la tenaient pour un génie méconnu. De ru Ici bureau de la guerre, oa le considérait comme un brouillon ; dans ceux de» affaire! étrangères, comme un homme à cbuuêres et un agent dangereux. S'usant aîam h piétiner dan» cm oubliettes da province, chargé de dettes, prodigua et basai* gneux, «e jugeant apte h mua les enploii, rongeant sa chaîne, *e poussant dan» tous les sens, »e heurtant et m meurtrissant h tons les angles, il atteignait, arec un passé de déception^ l'âge où te» plus téméraire» cessent de compter troc Fimpréra» Il n'en était encore pourtant qu'a l'apprentissage de sa vie. Ksis cotntnent l’eût-il pu croire! La fortune qui lui était réservée était da colin qui échappent à tou» In calcul et déconcertent jusqu'aux rêves.
I.i Révolution lui découvrit un monde nouvoiu. Elle lui sembla faite pour lui. C'est dans cet esprit qu'il eu adopta les principes, etdc la Tint qu'il uTcn comprit jamais bien te caractère et la portée. Il y vit surtout un grHnd déplacement de personnes, une occasion de revanche pour le» déshérités de l’an ci en régime Il arrivait trop tard ; il avait été trop second par la vie, il avait reçu trop de blessures, il avait fardé de ses longue» migra U on» trop de douleur» et tropd» fievre*, il apportait dan» son ardeur de parvenir trop di ni pu tien ce et d'âpreté pour resstulir ce qu’il y avait de pur, de généreux, de désintéressé darts te premier élan de te Révolution Française. Il n'appartenatt pas à la grné roliuü des jtiwc» héru* . on ne trouve aucune coininuiit uicsutx entre son êrre et celle d'un Marceau, d'un Roche, d'un Desaix, La Révolution française D’étxit pas, h ses yeux, une régénération de l'humanité : c'était une carrure. U s'y jetait avec un parfait
Mfl Là RlFinil! À TIC L’ÀUTBICHE — 1T«.
scepticisme, une indifférence complète sur le* rouycus, prétends ni jouer de œtte révolutioa comme Bell avait joué de la Fronde, Comtnt naguère Frédéric mil joué ds la philosophie et des ■ lumières » du siècle; le considérant du dehors en quelque sorte, jugeant les parti» en étranger, rusant, pactisant, traitant avec eux. et décidé b se servir de tous sa ne se livrer à aucun. D'n i Heurs, cornue il était de ion temps, qu'il avait lu Jeau-Jacquee et a’était imprégné de Diderot, il avait 'émotion facile et le don des larmes. C'était, en toute matière, un merveilleux improvisateur, et m verve, s'échauffant d’elle-même, pouvait pimr pour de /inspiration. L'extrême souplesse de son tempë-roment, ses facultés d‘assimilation et da an unique faiiuïent de lui un «liste de l'espèce la pim rare, capable de ae com-poser nn grand rôle, de croire à ton personnage, de le jouer avec conviction. Il pouvait parler le langage de l'enthousiasme et, par bouffées, en éprouver leaentnnenl, mais, descendu de la scène et rentré dam sa loge. il retouvait ce qu'î était au fond un roué qui avait reçu de la nature le génie des expédients.
Déiste en philosophie, constitutionnel en politique, soldat ^ar-deasuj tout, c'esVh-dire cnnenu-né du désordre, méprisant la • canaille * » épris d'un pouvoir fort qui garantirait les réformes aviks> rêvant enfin de voir finir entre ses mains cette révolution qui commençait b son profit, il tenait, comme il le dit plus tard à Louis XVI, qu'il fallait faire la part du feu, a abonder totnliment dans la tan* des jacobins, adopter leur esprit, leur langage, pour m-eux les tromper'■, marcher avec eux, en un mot, jusqu'au jour où l'on serait ac&es Fort pour marcher contre eux. C'était un mouvement tournant, préparé de longue main, qu'il méditait . il fut un dre première â chercher le salut de l’État dans une intervention de I armée.
Il avait des amis parmi les hommes au pouvoir, il se lit envoyer en Belgique, dons l'été de IÏ0O, et alla étudier sur place son futur champ de monoeuvre et de bataille’.
I MenttHFH de lHahutt^ G JI, p. 107,
1 ITcHotm, t. Il, Br. ][t eh, it. Bommt, c. I, p 4G9. Joiti, t. II, p El S.
JL son retour, ou lui donna le grade de maréchal de camp avec te coin mandement de Niort. Il s’y lis aveç qui
fut son introducteur parmi les girondins. Sa hune de F Autriche lui tint heu de principes démocratiques et lui servit de passeport auprès de Brissot. Il n’iTal garde cependant de rteglger les baisons qu'il s’était ménagées près de la -cour. L’intendant de la liite civile, Laporte, le connaissait de longue date. Dumounez lui persuada qu’il ne s'était jeté dans la Rérolûtion que pour sauver la monarchie. Lorsque la politique de guerre triompha et que le calcul du Roi, pour conserver «a couronne, ae rencontra en ce point aveo celui des révolutionnaires, pour ta lui enlever, Dnmouriez se trouva naturellement désigné pour le ministère. Il avait gagné la confiance des girondins, et, en même temps, en secret, il se déclarait disposé b servir le Hoi. C’est ainsi que, te 1 fi mars ] 792, Louis XYI le nomma ministre des affaires étrangères. * Je vais travailler dans le grand, dans le très-grand - , disait-il ont ringtfiine d'années auparavant à M. de Choiâeul, qui Fc ri voyait en Pologne. Il avait attendu longtemps son heure» mais cette heure était venue. Si la guerre tournait mal et que dans la crise la royauté sombrât, il devenait l'homme nécessaire ! on te faisait dictateur; si la gnam tournait bien, et qu’il sauvât ta monarchie, il devenait canné tablé. Il croyait jouêr h coup iàr cette gigantesque port» et l'entamait avec une imperturbable confiance dani sa fortu ne.
tl avait alors cinqoantfr4ro» ira : • Un petit corps râblé et nerveux, figure coin m une, presque laide, physionomie jgrèabte; (ni petit, mais vif et hardi, bouche grande, msia douce et riante, quelquefois fine et dédaigneuse..# le ton net et ferme, des maniérés brusqua* tant être rudes cl V)v«, et, en même temps, retenues mus être emportées » Poudré a blanc, très-Botgtié dans sa mise, gesticulant fort dç «es main», qu’il avait pelnei et ridées ; rien du soudard ni de F officier de for tu no; nen non plus du fanatique, encore moins du puritain; très-cultivé; familier avec les lettres plein de pol Um, d'esprit, da séduction, aussi rompu aux mœurs des chancelleries qu’à celles

Qriçira fTQTn
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mi» La htJpidRK av«c l’àütiiche — itH.
des campa, plut près snfiu de l’état-major d* Frédéric qix de celui de Cromwell oa de Washington
Le» grand» occasion» lui arrivaient. La v*e ht avait donné tout ce qtu coimenf poor la exploiter, nen de ce qu’il faut pour »’en rendre maître. U œnDamait les affaire», H y appliquait, avec me MgKtté toajoun en éveil, tme extraordinaire souplesse d'esprit, me fécondité surprenante de nwyeu», l’art de se plier aux cirer» nsLarioes, leccupd’œi P La repartie, l’inrea-tk». Ma» il n'avait pratiqué la politique que dans les dessous, étudié la diplomatie qt» dans U» coulisses, Son génie était condamné ■ ne briller que par étincelles et a ne luire que dans ha mina». Il comptait trop avec le» hommes, avec hii-mêma surtout, paa assez arec h* événements : attendant trop de* petite* pâmions qu'il tarait gouverner, rieti des grandes, qui lai échappaient; trop artiste en intrigue, trop confiant dans I* ruse; une vue pénétrante, mais courte, groesiuant les objets voisin» et se troublant sur les Euuteura; un» imagination présomptueuse qui l'aveuglait sur les obstacle* et le trompait ht les moyens; enfin, une incurable étourderie qji diminuait tout en ui et rampait cou slaloment la mite de ses desseins. 11 avait l’étude d’uo politique, mais le vêlement qu'il portait était fiait à h taille d'un agent secret; et le ministre le garda. De même, l'hcome de guerre conserva toujours quelque chose du batteur d'estrade et du partisan. Il possédait ■ toutes la* ressources de* grands Lan me» • », le caractère lui manquait. La tempête duns laquelle il l'dtaît jeté le souleva tres-baiat : en reprenant terre, il reparut tel que son existence équivoque l’avait liait. On Je vit, tour s tour et h trempe u de dislaace, M présenter en hér-os et «e retourner en traître. Au fond, il y avait en lui de l’un et de l’autre ; c’élail un aventurier.
I Rûtnitftl»., 1 lit, p. iTl — AoL-i ri» Jilahnntfrf t YirtsOr, 1. ]IFr p » ■ M»atT, AidDirw 4* if fyirluIftB /rauçtut.
Dniaoariec arrivait au ministère avec uni politique à auirrw «t de* èmiü placer *. Il destitua les anciens commu, Gérard de Kayaevel et Henni u, qui lui étaient suspect», et les remplaça par d«* boauKMe nDuruui dont il •• croytii *ùr. Benne-Carrère devint directeur général; Lebrun-Toudu fut chargé, eu qualité de premier commis, de la comnponduQQ itw F Angle terre, la Hollande, le Belgique"; an de ms iRceos condisciples, qui l'avait été aussi de Robespierre, Noël, ci^dcmut clerc tonsure, puu professeur de collège, puis journaliste, «ut îa correspondance d'Allemagne. Pour le dehors, Dumaunc* prépara un grand mouvesoent dans le panon ad de» amobutsadoe et des légations; mam la plupart du agents qu’d choisit figuraient déjà dans la carnèrc85. Ils ■'étaient que les iDatntsenta de la révolution qn'd m proposait d'accomplir dans la diplomatie. Il naît résolu d’opérer un changement de front devant F en Demi et de résilier en pleine tvise de l’Europe les Confacturrt r*ûojtné« de Favîer, Aon plan était Ugéaieax dans l'ensemble, profend tnénm dans quelquaS'Unee de» parties. Ce n'étaîeet plus la* combinaisons timides de Narbonne, ica tooureawMta embar-rasaês rt gauches de Lcasart. L'affaire des rsMCxnbiementa et celle des poueuioDnà d'Alsace, qui avaient été Forijine des conflits, y dmaaieat l'accessoire et passaient au second plan. L'objet direct, c'était la guerre à l’Aufnche, et le théâtre de cette guerre se transportait de Treves sua Pays-Bas.
Dumoarin partait de cette donnée, fort jiuta d'ailleur*, que l'Europe considérait la France ^«01» un État en dissolution.
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LA 1ÜPTDBK AVKC L'ADrâlCHi — 17M
une second® Pologne; que les puissances voisines vaudraient profiter, comme en Pologne, de l'anarchie pour intervenir et de lïnterventwn pour démembrer; que les puissances éloignées laisseraient faire les autres, ne voulant point s'opposer a l'entreprise ou ne pouva nt point s'y associer. On annonçait un congres; (fêlait h préface du partage. Il fallait déconcerter la ligue qui se formait, «parer l’Autriçliü de s<n alliés, et profiter de l'irritation de ses sujets belges pour porter hardiment la guerre dans ses États. • J'ai conseillé la guerre afFensive, écrivait Du-mouriai quelque temps apres ion entrée au mi ait 1ère parce que je fai crue nécessaire dans les Pays-Bas : 1* pour éloigner le fléau et la coofusioo de la défense d'une frontière qui n’est qu’à cinquante lieues de Paris; 2* pan» que le peuple belge semblait attendre l'instant de notre invasion dans >ca Pays-Bas pour embrasser la cause de la liberté parce que je savais que nous u'avionà pas dam la trésorerie nationale un numé-raire Suffisant pour la campagne86... Je ne me suis pas dissimulé l'insubordination des troupes, l'ineipënence des officiers de remplacement et même d'on® parti* dm généraux ; maii j'ai compté sur le courage français... *
Sa confiance était raisonnée; Févénement prouva qu'il raisonnait bien. « Nous soutien droits cette guerre avec énergie, et même avec succès, écrivait-il le 50 mars*, parce qu’il est impossible que des opérations militaires combinées entra tant de puissances puissent léussir, et parce que te rage de te liberté gagnera tou* les stipendiâmes qui viendront se frotter contre nous, v ■ Quête que soient, ajoutait—il dan* un éent du. même temps4, nos premiers essais militaires, lors même que la supériorité de te discipline préparerait dan» uns première cam-
ESSAI DI RÉVOLUTION oins LA DIPLOMATIE ail pagne quelques succès tm ennemis de I* France, ju dais ils ne pourront triompher de I* résstence d'une nation populeuse et brave dont tous le» individus tout armés, cFuce natoo qui envoie, en deux mois, cent mille recrues nui frontières, au lieu de anqaante mille qu'on lui demande, qui possède des domaines fonciers de quoi pourvoir dès ■ présent n Facquitlement de toutes ses dettes eugiblea, d'une nation que les «ujeta des priocsa qui veulent F oppression regardent déjà comme leur libératrice et qui a, dans les dépouilles de ata citoyens rebelles, plus de deux cent mille arpents de honne terre h offrir aux soldats eunemii qui préféreront au jûug sous lequel ils gémissent, la qualité d'hommes libres et de sol dots citoyens, „ « C’était de la propagande h la romaine, et Ica États de L'ancien régime ne l'étaient jamais interdit ce moyen de recruter des partisans ou d'encourager des amis. La Russie •e préparait à l'appliquer sur une large échelle dans la Pologne, et Bumoario ne faisait ici que mettre au service de La liberté un des phn antiques moyens de séduction du despotkiae. Toutes m> conceptions sont comme imprégnées du vieil esprit; le nouveau n'eo colore que la surface, et ta Révolution, dans non dessein, n'est que Je prétexte et te mobile d'une guerre de tradition.
Cette guerre, il en avait depuis longtemps médité te plan. Il ne faisait qu'y appliquer les idées courantes h la fin du du-hiutfeiae siècle parmi les diplomates «t les militaires sur l’exten-siûd de le France et Je système de ses frontières \ tl avait :id|jurre exposé ses vues R Lessart, qui ae s'y arrêta point *. EIIm consistaiant à ■ w tenir sur une défensive «acte partout où des montagnes comme Alpes et Pyrénées, la mer ou une rivière comme Je BAm présentaient une fisrrrire naturelle, et h |torter «a guerre au dehors partout ailleurs >. Au midi, on s'em-|kircrait ■ de toutes les possessions du roi de Sardaigne jusqu'aux Alpes ». Au nord, on envahirait la Belgique, le pays de Liège, et, plus tard» si l'on était en mesure, les Étala de fa gauch« du Rhin.
1 Ôf- X- 1, Ml cl niiT.
* JlfriTOIWj Uv IV, ch.
LÀ RUPTURl AVEC L'ÀTTTBICBB — 1FM.
Décidé de la sorte à prévenir l'offensive de l'ennemi et à porter directement In guerre «or Je champ de bataille classique la France, Dumourin estime qu'il n'y a point lieu de ruser avec L'Autriche et de perdre aau temps en formalités de chancelier». Le ton péremptoire qui convenait À ses desseins flattait ses pauîona; il détestait l'Autriche, il «forait Kauniti, et d trouvait un ragoût tout personnel d’amour-propre a humilier la cour de Vienne et mu ministre dont il avait autrefois essuyé les dédaiu, sinon les mépris. La 18 mars, il adressa des instructions tré^pressantes à Nouilles 1. Il reçut peu après un courrier de cet ambassadeur, il y trouva une note très-roidede Kaumtz, datée du 18. L Autriche ne parlait point de désarmer; elle contestait laegnefade la France, maintenait9«s siens, et mais tait sur L'intervention des puissances *- Dumcuries répondit, le 27 mars, par un véritable ic&tiHd<iim ; la Fronce ne cédera sur rien et exigera une satisfaction complété sur tous les pointa avant Le 15 avril i a d’ici Ih, d'ailleurs, elle est avertie que les armements de TAutriclie coDlmuenl, aile les eonwddrora comme nue déclaration de guerre *. Il Lut, le S9, à l'Assemblée la note de K au ni ta et annonça qu'il avait demandé des explications catégoriques. Convaincu d'ailleurs que l‘Autriche accepterait ïaunédiatenaent la guerre, il s'occupa de disposer le ter-min des opéraUoni.
Il voulait provoquer en Belgique un Mulêvenaeut qui feab-terait rioTtuion. Les notions voisines eu ressentiraient le coütie-coup. Il y avait beaucoup de méconleate e n HoJand e ; le parti « patriote■ , viiicu parles Prussiens en 1787, n'etten-dait qu’uz» occision pour prendre sa revanche *. Le tta-
■ jWonrfeur, t, XJ[, p» IM. — Fmjulit, t. V, p. 331.
3 ILiuniU àNoultq, IB nan, Vitepqt, t> I, p. fcJ5. — Rapport de N omit*, JS murs.
3 Afonitnr, t. X1J, p ItT.
1 ■ fiant Vouloir Sideenr Ih cftrtf d'une {wnt eutrtpnie d'dne plrlpfrtrappaa-vrlr d» 1 iotr» pour défendra H lU»rta3 il pt* doutai* qu'il n'an raauJf* i,**
^*rU Amnolnn, nùn-faaletaenL Uhh lea p«aj»l« qûi an MrCat la ihaatra,
maii «DCMVcLai Je» p*uplt* rOuJa». Son que Com euLluiion* hm h Kei-liifWf., fott que ooai demeuriau » aur le H Lun le voiûm^r iA ktoua feront dsl ftc>Tiiicc*-UauH y faHHiwra jiroEiabUittni un* rcvoluu» qui wa p™t qu'etra

□ r|ç| uMVER^TV
183AT DK KtYOLUTIOK DANS LA DIPLOMATIE Alt
tliouder et tes unis «raient forcés d*y réfléchir Pu* ud rin-gulier coup da partie, l'invasion de la Belgique, qui devait aurprendrt l'Au triche! devait du aairaeconp parslyacr PAnglô-terre. A ne raisonner que sur tes fuis acquis et d'apres les idée* relias, il semblait que cette offensive des Français aurait, en 1792, comme elle lAtml eu de tout temps, pour résultat inévitable d’awener k» Anglais h prendre parti pour Ica Autrichiens Dumnuriet en attendait un effet tout contraire. C'est qu'il ne comptait pu anoexer la Belgique, [1 connaissait ce pays; il savait qua, sauf une minorité de démocrates, le* habitants étaient plu hostiles encore h h Révolution française qu’hla domination autrichienan. Ils étaient prêts h acclamer les Français, » Ica Français arriva «ut en libérateurs, mais également prêts h se soulever contre la France 41 elle prétendait les « révolutionner11. Ib entendaient enfin être libres à leur manière. Dnmoarie* songeait h établir en Belgique, toute protection plu* ou edoins avouée da In France, nue république fédérative Cette combinaison, très-pratique et très-nttnrelle, conciliait les principe* qui interdiraient les coaquêteg avec les mléréta qui commandaient d'affaiblir F Autriche \ Dumouriei pensait que l'Angleterre résignerait pour éviter uneanaexion put** et simple de k Belgique rt surtout nu révoluths an Hollande.
fatale 1 la numi d*ÛnB|c « aux üaûont <JM# l*Aufl«tam « fonce* dwtière-tatnt pour rmabta «a aarieiuie dtm «■ ihvtîuml.. » Prtyat
ibttcfîons >oor MM. CfiMuttiin, Titityrmi tf Dveuwif
1 Ihitnutinni au puent Lihrrti > a II n’cnEran dam aaeu dAvd rue la eanwr* de faire l«qr HVetatioB t pautvo qae l«ar ItHilrraMinu »™t fawcha «t 1 peu prd* uaitortatle,îi M«a Mt abatttan»t «gai dam <pi*4 tan* alla Mn ço-nd«itflrT. il moOtKtr* partout <jtte lu PraaÇrrt u’iSllrrnl eu Bnjpijuv que poar BMIUCT M Ubartc. > V«r MaAta* Dotos, a. II, p. SW-ôift.
■ ■ Il faut l'srrtur à l'idée tTiiie république fédéndw bMimih in nèiu peu-niir pow tout ta qn concerna h dêfanse connaM et les remuant ticnuniw, st las pronnees ayant chacune me Mtamirtraun atetmete et wdipcndaree. L'onue «TÉtat ne pourra nw iw que quand H y aura dam ha petite» des différante* pnnmesa nîii da principe, egaliiS d* eatnussMcet naitli* et p<di-uqneL a IhuKuim A Mire, 80 si ri 11TD1.
* ■ Nom portons la (urrre dans I» Etau -th ta sauça d’Àotneta* fnv «situ antre ruina en opérant la ûenn* . U mt entra las peinepos denotr* unotitolwn da nn^ànr. » /'refit d’mürtoetwM /aa- L+ndrti,
Il chargea Maret de grouper lea efforts de tou le» adver-Nkires de l'Autricheaux Paye-Boa «l de nwabler tou» le» Sis 11 I avait pris en ainLtié Je jugeait honnne d’avenir et l'excitait oui ambition*. Pour l’ricfcar aux nflnire*, il loi racontait ae&caœr pagne» en Pologne, lui préparent, duait-il, dans do meilleure* conditions et avec plus de chance* de mkcèi, un rôle analogue en Belgique *.
Il Itii ncommaDdait, ainsi qu’à tous les autres agents de .a France, de ne s’appuyer exclusivement sur aucun parti, car aucun n’était assez fort pour dominer les autres1. Il fallait les animer tenu et Ici unir s’il était pvsâblex « Tâche*, écrivait-il h l’un de set émissaires, qu'ils ne conservent de leurs affection* actuelles que In haine contre h mm son d'Autriche et un ¥ oient désir d’en lecouir le Joa(JT * C’était tout ce qu’il lus Fallait alors, ses vues pour l’avenir dépendant de h conduite que tiendrait l'Angleterre. Il m réservait toute* Iss chances et ne s'engageait avec personne. L agression préparée de la sorte contre les Autrichienj, Dumcuries tacha de les uwler.
Il fit appel h la PruiM. Il n’ignorait pas que Fréddrtc-Guûlaume, circonvenu par les émigrés, entraîné par ses favoris, était tout à la guerre et s'armait bruyamment pour la croisai!e dea rots; mais il se disait que la Prusse avait ses traditions, «8 intérêt», scs nécessités historiques, que la rivalité arvec l’Autriche était le premier et le dernia* mot de sa politqje ; que si ces deux ennemies héréditaires te rapprochaient un instant, ce n'était que pour se mieux tromper lune l'autre ; que leur alLance ne résisterait pas h l'épreave d’jne campagne ; qu'il y avait h Berlin, à la cour min*, dans h chancellerie, dan» l'armce, un parti de philosophes prussiens que leur» goûts portaient vers la France et que leur» pusions éloignaient de l'Autriche, que, tôt ou lard, ces causai rapprocher aient la Prusse de la France et la sépareraient de la coalition. La tempe
* Cf. Emkot, eh. n,
* àociu d*l porai n'élaat bmcx tore pour r*p****nW m qmïaa bolgo, J *■ haï i *ppayw «ucidiRVOKal »r teevù. rtmi CîIi an rvimvdlvrVit lu itfhKf ■f îrtnttB A* lîUO, rt l'ai pnénit l'tipow A'u» nvaluiioa itsSln. "rn'—~nr » Mwrt, fcj », 17QS.
ESSAI UE DÉVOLUTION DANS LA DIPLOMATIE MS
devait infailliblement amener ce résultat, DutnourieK croyait passible de hâter l'œuvre du tempe *.
Dès le 18 mars, il écrivit a Gustioe une dépêche qui prérentait l'entiere contre-partie de uJte qu'il adressait à Ctondle* Je même jour. Il annonçait an jeune diplomate que le Hoi la nartuoait ministre plénipotentaire^el lai envoyait de* lettres de créance, a*«n remettant A lui de Fusoga qu'il n conviendrait de faire, Custioa ne devait point commencer tes négoaatiûni per une maladresse^ et ce aérait la plus mûgaede toutes, de « exposer à être publiquement éconduit. L’important, c'était d’être écoulé. Il devait prolester des intention* de la France. Tout le mal, devait-il dire, vient ■ de» meiaeet qui net» ont été faite*, du raMcmblemeiit de nos émigrante *, en Allemagne, but dos frontières. C’est ce qu'il faut frire cesser on s’expliquant loyalement : m Usé guerre de la part de la Prusse contre la France serait contraire à tous Jco principes de la saine politique entre les deux puissance*. Ce sont ces principes qui devraient diriger à l'avenir toutes 1« négociations entre Le roi des Fiançai* et La roi de Prusse... Ces deux puissance* doivent être alliées naturelles; tout* autre alliance, de part et d'autre, ne pourrait être qu'au système forcé, momentané, «tn* pourrait procurer que de* guerre continuelle». G ai aum qoa ta coaœrt actuel est une moustruüaîté a a politique et ne peut prodnïre qu'une guerre affreuse qui ruinera toutes le* puissance» belligérantes, et dans laquelle, eu cas de auecèaf ta part de ta Prusse est ■dre. » — C etoitpiui que ta paix, c'était Pentent» et TiriLtance que Curtine proposerait à la Prusse. — ■ Si tas Prussiens ic mon tracent disposés, écrivait Dumoune*, jepsendrai les ordre* du Roi pour vous autoriser à traiter trauchemeot et prompte-ment, et a aplanir toute» Je* difficultés, ■
Pour sMiteoir Cuiüue et pour le lurveilfer peut-être, Du-
1 H JJmJi i Gotwdot Marri* que h mi d* Prhm a‘*dnit pu, qu'il étrii mot à toi Maquille w ce parai. — L> «1 objaE S* h Proue, cuit
d'tngnger l'Aniridie d*m 11 gu«r» pour prvbler d* «a embarru. Ce qui w pu-Mit t* Poloçao ie fortifia* duu utit eaeuctÎMi. — G. M»«ui, Mtwui, <5 mm 1701, l l, p. &M. Leon b ^affines, 10 jua, (. Il, p, 1W, — CA Do jKDUhX, Lv. IV, a», i.
M« LÀ nUPTOBI AVEC L'AUrniCEtti - iT**.
moines lui ndjoignil des secrétairBa : Rîvdls, qui avait de* liai-som »n Allemagne, et de Baya, qui ae vantail Je connaître Herlxberg. lia devaient tous deux sa rendre A Berlin par te» voie* détourndca et s'arrêter en mute, dan* le* petite* omn 87 Hi l'un ni Vautra, d'ailleur», q'avmt l'en litre confiance de Du-nwurwi; la wul* ptraonne qu'il adiuft en partie dan» ««* secrets élut un homme de lettre»t doublé d'nrt agioteur, Benoit, qui avait de l'ambibon, du Mvoir-faire et de f intrigue Cet agent, qui te remua fort dam la Révolution, ae fixa sous 1 Ecn-pn, et devint, ion» h monnruliia retLaurée, comte, mimitra d'Élat et membre du comed privé, était l'homme qu'il fallait pour comprendra h demi-mot et préparer dan» l'ombre les des-seo* troa-eompliqué» que méditait Duawuriea, Il compta t wr te prestige du nom de Frédéric et sur la popularité de l‘allance pnusienciGf pour masquer, aux yeux des Fronçais» ae» négociation» équivoques avec Berlin. Dana le temps où 1 se préparait, à Paria, le rfile de sauveur de la patrie, d lai importait de se ménager,à Badin, eelui de restaurateur de la royti jté. C'était [‘objet trèa-dêlicaft de fa mission qu'il confiait h BvnotL
Il ne suffisait point de gagner la PrutM, il fallait neutnlber l’Empire. Dumounes ne flattait d'y perreur, grâce au petits Etats du nud et du centre. Il estimait, et il ne se trompait point, que ceux mêmes de ce» État* qui poissaient naguère au conflit tranblenkeut h l’appruche de la guerre, qu'il» chercheraient h en détourner le péril oit à en éviter lr* charge», qu'ils redouteraient enfin fa coalition de h Pnuse et de l'Autriche presque autant que fa Révolution française. Du mouriez, donna pour instruction h ses agents de le* rassurer. Â Stuttgart, Maisonneuve déclare rail qoe » la nation et le RQiMoroieot parfaitement distinguer fa ligue germanique d'arec la ligue despotique et ecclrôîuiîque qui les menaçait De B*y* répéterait partout, partfcnlièremenl dam les cours du sud, que fa Fiuce oc pswerut pu le Bfau cl nfatUiquerwt le roi de
ISSAI DI BiVOLUTlOH DÂNI LÀ DIPLOMàHL 4lf Bohême que dm* le» Payi-Bas L il a'était point jasqa'aut électeur* de Mayence et de Q»lu jnc «que Domoariea ne cherchât à remettre en cm ha n ce88. U dépêcha à ta ditte no agent du métier, rompu nux négociations d'Allemagne, Gaillard, qui avait pour siKSiua J'y Faire jritur tons l« auaeus rtaorti, da diviser les deux g ni odes piMasaocss^ d'au éungner le» pektea, d’éclairer et de «onUwiir les faible», de relaver la d*etec3aca nug dont FAulncbe Fivuit contrante de descendre et oü l'avait placée m Praftce, m temps de» du Bellay, du P. Joseph, de Servien, de Ltanne et de d'Atanx*. Pov lea pmtesauNinéa, DwnotuM» ■'admettait que le» négociation» séparée» but le principe d'une indemnité en argent \ Let agenta fronçai» an Allemagne devaient y enjpif'tr les Allemands, et déclarer que ce serait peine perdue de d<aaandera la Francs de revenir mt le» principe» fondamentaux de sa nouvel Le cunstitutaon. La prince», devait dre Cadlaril, ont le chuta entre une tratiMclioa équitable et tous le» périls d’une guerre. Que a* reTienneut-d» A h poétique des truité» de We» ptadie? * Le France est aujourd'hui la ■eulr nation qui puisse 1MT088 In libs-té germanique »-*- C’a* n lu Bavière surtout que ces disœtirs s’adressent ! l'Autriche a vouili li démembrer, ette médite de l annexer en tmupmtaut la dynastie aux Pays-Bas *; ta France ne centra de s'y oppoær; eU a diçvd U Pnu« contre l'Aufricbe, J «4 h »on intérêt délaver mtue b Prune et l'Autriche an tnwèoie puissance qui ks divise et les contienne : ce rôle est réservé à ta »uim de Kiviere et ta doit c-onduin» aux plus ItantM deebnéss
La neutralité qu'il espérait de l'Allemagne, Dunouriex était sûr de l'obtenir du Danemark «1 de ta fruêdu f Gwtavn III était seul à vouloir ta gnerrt, et fou venait de l'UKaasiaer. La Hussie était très-hostile, mais «lie était très-ékuguée. Dunao-nez pénétrait bien ses in te niions, et il ne s’en effrayait pat88
Les États de l’Itslie étaient faibles; il ne les craignait poist : une démonstration de le flotte contraindrait Naples i la neutralité1. Il serait plus difficile d’y décider le roi de Sardaigne, cependant ce prince aimait la terra et n'aimatt peint L'Autriche, Dumoun» espérait qu'en lui offrant le Uilaiais, on le détournerait d'une guerre fort hasardeuse et qui ne pouvait guère lui rapporter d'autre bénéfice que ceiui-lti*. La France, en compensation, prendrait Nice et la Savoie La Hollande suivait l’Angleterre, l'Espagne la redoutait. La Hollande ne bougerait peint si elle n1 était soutenue pur l'Angleterre, Aussi longtemps que VAnglettiTe demeurerai neutre, l'Espagne n'oserait m lancer dans la coalition ; il hi fallait, pour s'engager contre la France, h certitude que les Anglais ne profileraient point de ses embarras sur le continent pour l'attaquer aux colonies *. Ainsi, L'abstention de ces deux États dépendait de celle de la cour de Londres. Cette neutralité des Anglais était absolument nécessaire au succès des plans de Dumouriet.
Il se croyait sûr de l'obtenir : si l’oa ne menaçait les Anglais dans aucun de leurs intérêts essentiels, pensait—il, on n'avait point h redouter d'agression de leur part. Pouvait-on attendre davantage, les amener a un rapprochement sérieux et solde avec h France nouvelle? Quelques-uns l'espéraient, et Talley-rond les y encourageait. Ce qu’il écrivait de Londres, il le dit termes plus formels peut-être, après ion retour à Pans, au commencement de mars : • L'évêque d'Aatun, rapporte un contemporal! 1res-bien placé pour tout savoir en ces matières4, a flatté le» gêna qui gouvernent ici, que, dans aucun cas, l'Angleterre ne prendrait parti contre nous, même dans celui où nous attaquerions le Brabant. * C'étaient bien les dispositions qui convenaient h Dumounet; mais le négociateur ne lui plaisait point.
H avait peu d« goût pour Talleyrund; il aurait préféré ua
> IntuuctiDiu h Mackau, 10 juin 1703.
1 Jüivuciwm de Smon ni le, g avril lïR, — Buccal, c 1, p, M-L5,
1 Diimounu à Üaur^üing, 18 nin, 3, 10 avril 1<Ü2
1 MoalavnA i La Merck, 10 avril l7j)ï. dt Lt JJüjcI, u fl|,
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■SSA J PB RÉVOLUTION DANS LA DIPLOMATIE. SW
homme plut féale h saisir, plus toupie et tout à fait à Lui *. TaJIeynnd, de son cété, ne professait pour Dumouriez qu'une admiration limitée : « Il met de l’activité dam ion département, écrivait-il à aon ami Biron 1 ses dépêches float bien «u fond, mais n'oit pas ûisez de noblesse dans le style. » Cependant ih avaient intérêt à s'entendre, ils avaient des amis commune, ils s'entendirent. Talleyrand tenait h retourner A Londres, moins peut-être pour le rôle qu'il y pourrait |oow qui pour celui auquel il échapperait 1 Parta. Sieyès revoit rapproché de la Gironde. Brissot ne l'aimait pas. mauil le savait perdu h la cour, «a qui compensait tout. Talleyrand toutefois i*e pouvant être ambassadeur en titre1, on imagina de nommer un ministre officiel qui recevrait les honneurs de la miwon sans en ■voir la conduite. ■ 11 est nécessaire, disait Dumouries dans «es notes pour le Conseil, le 2N msn 1792, quecetadjomt soit entièrement dans la mam de M. de Talleyrand et ne puisse rien foira mu et de lunnéme, rfétant absolument qv un prête-nom. Je propose, pour cette adjonction. H. de ChuuTûlin, qui convient àM. de Talleyrand. * Talleyrand «a trompait. Chauvelm était niomnae du monde qui convenait le moins h ce rôle discret et délicat On Ta montré, plus tard, « étincelant de saillies’ ■ , après que de ci-devant marquis et d'ei-atoyea, il était devenu cotnt* J• F Empira «t conseiller dTÉt*t. C'étaient, «n 1792, des étincelles latentes. Trés-|euue encore, fort inconsidéré, plein de atiRiseiice, d'un* vanité ombrageuse, obsédé par l'inquié-Uide où il était ds ie foira pardonner sa naissance, Chauveli* m montra émiMair* compromettant, observateur médiocre et négooateu* maladroit.
Celle négociation d'Angleterre paraît avoir été la principale préoccupation de Dumoariei. Il y ■ consacré deua grands mémoires * ; ce sont les pièces les mieux faites pour nous éclairer sur ses rusa politique* et scs propositions d'avenir.
> ¥ar «M Aermin <fc Du SOIT.
* d( ei-detiut, p, 330, 397,
1 Lt Ltm dt» «rattvnt par CoMtsM.
4 ilerteiHMf pvv F* cf Jn^frfcnV, 90 nari, h*lrutfictu pottf
M.V. Ctawrtû, T*4^wid rt Atwrw. 19 ami 1791.
Qrlnzlna fr(][n
UAER'îir' 0F CAL F
L dit-il, Semblé disposé* û la neutralité, tnailct ne
w*t que des intentions, et 1« suuninc» Tcrimln qui en nul été données ne suffisent peint : dits ne constituent fias un er*;*-peinent, Il non Sut dsTantage. Les Pa^>-Bu Ti«t demur fr ttirâlre de la Intîe ■ (1 rtt pmsitue que I* Angleterre. . prenne oiflbr-jge Le renrihiswfneM de cri belle» prwinee* et fesse Semblant d« croire que imuM wonlot» le* joitidre * l'Erepirf français. ■ II importe de ptrvenrr cette objecLiM, de nenlrer le*nécessités qui nous obligent à prendre PcffcnsiTe, de dénia* quer lucuahtwi qui ans me*ace. « Ce concert par lequel des pn ssutices étnnjtn* se réunissent pour influer sur H constitution que I* Francr vient de *0 dovHCT, n'eut, dan* le fait, qu'me grande conspiration des despotes contre (es Etats Lb^et. C esta* renmvefleiDent de* entreprise* que fermn judi* Lwij XIV, et que formèrent après lui l'Espagne et la buéde pour forcer f Angleterre i rappeler les Stuarts. Nous ne craignons point qu'après avoir établi h constitation sur le droit unpres-criptib e du peuple b réformer aon gorrernemeot, h changer l'ordre and en de succession au trône, le ministère rtla nation britannique» veuillent entrer dans un concert qui porte «ternie chez un peuple TOLsm ■ « principe aiquel la Grand» Bretagne est redevable de m prospérité. * L'Angleterre doit être rassurée wr no* intentions. ■ Nojs deedarona que iouj n rouloa* point garder 1«» Pays-Bas ni frs jomere à notre empire. ■
L'Angleterre n'a point de motif de s'opposer à notre entreprise , rilr doit mgager les Hoflandai» à demeurer neutres Quel intérêt aurait-elle à soutenir une coalition de L Autriche, de h Prusse, de la Russie, qui la* rendrait arbitre* du Nord et de l1 Orient, mai tresses de h Bu I tique rt de lu mer Noire? Du reste, le succès de cette ligue est improL ible : elle est dmsée, Ica Français «ont unis. Considérons 1rs résulta U possibles. La victoire de la coalition, c'est le decneroLremerft de la Fiance. L'Autriche prendre 1 Alsace «t I* Lorraine; mais elle ne sera pju seule b prendre , le» autre» voudront de» compensations, îl y aura des partages en Allemagne, ■» Courlmidv, «u Turquie, eu Pologne, FAngleterre eu MUtlnn^dle ta doit prévenir. De- plus, » la coabtx» tnoœ-

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pbe, tU* rélabbra 1‘iikks régime, et, du méiart coup, I'sJImiiçe aotnehKnae et le Pacte déJaauZte Voilà pour la premièrehypo thèse. La seconde et le plus vraisemblable, grite aux ressources du pays H à L'élan du patnatiiine, c’est le eueeèe de lu France, et par smte le développeuienl de M* ivumeme* richesses com-nerridw, La Fraœe earürade h lutte plu* puissant» et plus prospéré. L’Angteterre doit choisir : arrêter cet essor ou h aecouder. Si elle noua cmihal, elle raine uotn Cnromecce, mai* die ruine aussi le sien. Lite sera obligée, comme pendant la guerre de Sapions, de saudayerd» armées eu Àllenu^ue. Qu'y fiuffmra t aie! Nos colon i»*? Ella* sont dévastées, an proie à l'anarchie, et d'ailleurs lu Anglais y roicoDtrauDt h Espagnol^ et les Américajus, qui Leur disputeront l'empire. Le* Français pourra dédommager, garderont la Belgique. s'établiront sur le Hlim et, par le seul effet de leur vouionge, provoqueront uns révolution en Hollaade. Lu France atuu aHermie et agrandie, ser>4-ii indiffères! * l'Angleterre de ravoir pour amie os pour snnemraî La nmu&ièra anglais doit réfléchir • sur Im efforts dont sera un jour capable la Francs régénérés dans set finances ni Soumise dus toutes In parties de son ■dminialra-Uoa «a réguM sévera de la liberté «. Resttl pu «xjwdiêût de tnnnnencerpavoA l'on devra G air ï de mettre bd teraaeàcea riva» htés odieuses tpn séparent deux nations faites pora* s'entendre T
* Calculs, devra dira Tnlleyrand» <slentra la perte de l'alliance do la Hollande, l’oiwturi de l'Escaut, et tout <n que voua surs a craindre d'an surcroît de population de cinq h sx millions d'bocumes, et de la possession d'an pays riche et abondant. Vous seul* auras porté atteinte à notre coq-alitnticatv vous seul» nous aune forcés d'étepd re n itre puissance en propageant nodra esprit de liberté. Vas noua aurez rendus couquéranl* malgré nou*, puuq lie noua scruos obi tgés de garder ce» bd les provinces *n nantvasnmt d» es que vous ocras aurez enlevé... Au lieu que n veut teste» neutres, nous mmmes sûrs de dctnomta'or h ligue, nombreuse, mai* peu solide, de nos ennemis. Venu pourra mène dm* aider ■ contenir le roi de Prusse et te Holland». Danses csa, vous devenez no» hieofai-taon ** um allié* mtarels ; dm rrnlîtds c«*o*ot, et eou* devenons conjointement le* arbitre* de h paix au de la guerre dan* J'uiMver*. ■
G eit rdlianœ : Tdlejrand la proposera fonnellecEiMt. La* ■Midi m garantiront toute* faire possesaions en Europe et dan* les deui Inde*. On t’entendra sur la politique continentale, on l'entendra sur la politique commerciale, on pourra même t'entendre sur la chapitre de* cclouje*. Le Nouveau Monde est a**e« étendu pour qu'on M le partage. Dumounex décourra ici le* plue vaste* pmpectim. Si l'Espagne «c noatra hcxlilc, os examinera ■ a h moment ne serait pu venu de tonner entre 1* France et la Grande-Bretagne, en y joignant, s'il It faut) l'Amérique neptentrionale, quelque grande combmatsnn qui ouvra à «s trois puissances Je commerce des possession! aepq]a«l**t tant dans la mw du Sud que dan* I Atlantique - . L'étaient là de* bénéfice* duvomr; dans le présent,la France te montrait disposée à oonfirmtr le traité de commerce conclu tn 1786. Dnioouna espérait que celte conceuK» engagerait « gouvernement anglais à garantir un emprunt de 1 ou 4 mil-Jic*» iterbng que le trésor français contracterait ■ Londres. • Dans le eu, ajoutai Ml, ou il serait nécessaire) poar obtenir la garaoba du gouvernement bn tan nique, que noue fiatiou* un sacrifice, le Hoi voua autcriM 8 offrir à la Grande-Bretagne la ccmjqs de Fl Le de Tabago, que ooas avons acquise par Je dernier traité de paix. Ceux qui habitent cette Ile sont presque Loua ods dan* l'empire britannique; leurs mœurs, leur* habitude*, leur langage, leur* besoins même les mettent dans une relation nécessaire avec leur ancienne patrie. CeUe circonstance noos fait croire qje le eotumeree britannique ittachertit à i* mtîtutioD de cette Ile une véritable importance. De soa côté, 8a Majesté pense qu'en l'offrant à l'Angleterre, «oui la réserve nécessaire du consentement des habitants eux-mêmen, elle donne à cette puiuaace un gage Ce* dispositions amicale* Je la bation fren-fHise et du désir qu’elle a d'effacer entra elle M: La nation britannique toute trace des anciennes mésintelligence». ■
Une entente avec t*Angleterre fondée sur la coauaunautd des
E8SÀT DE 1 ÉVOLUTION DANS LÀ DIPLOMATIE. IS>
forme* du gouvernement et cimentée par *□ traité de commerce; la grosse difficulté des préteoUona rivale* sur la Belgique réglée par l'établissement dans ce pays d’une république fédémtive vouée par soi caractère mêm* h h neutralité, l’a Franc hmement des colonie» espagnole*; L'ouverture en conunane français et b l'anglai* de ce* varie* débouché*; b paix du COlûUOéttt fjarftDtte et gouvernée per les deux plu* puisants Etats de L’Earopn, ce notaient point de* donnée* vulgaires, ce n'étaient point non plus des visées dumâ’iquea. Ce que Dumcuriu proposait pour prd venir Fépouvanteble guerre de Vingt-trois an* fut précisé* ment ce que Ton imagina plu* tard pour en éviter le retour. Ce wnt Im combinnixoni qui ont prévalu dans le siècle suivant et assuré b l'Europe apaisée quelques-unes de *es plus bd les années de ânluation et de prospérité. Enfin, il convient de relever dans ces projets de Dwouriez une phrase capitale, qui contenait tout un programme d’arc nir, et qui présente, en matière de droit des gens, la véritable application des idées de 178® : fa réparti* néetnaira du coRsmltmmt d» hiiùanU eaur-ai/me*. La France mettait cette réserve A la eeesioa éventuelle d'une de ses colonie*, elle le mettait aussi h ses desseins *ur la Belgique,
Tandis que Dmnouriei méditait et traçait h la hète m instructions, les événement* se précipitaient. La coalitioa ne nouait en Allemagne, et, h Pari*, chaque jour augmentnat le péril de la famJle royale, l’audace des anarchistes, la noient» de b Révolution. Le ministère laisaeit couler autour de lui la courant qui l'avait porté au pouvoir et qui le soulevait encore. DumourïcB u'en avait pas mesuré la puissance . c’était le ries irrémédiable de ses combinaison* politiques. Il comptait wni la tempête, c'est-à-dire mds la force même des choses qui avait fait dv lui un ministre de Louis XV L II avait vainement jugé l'Europe; nais d se trompait sur i'élat de la France, sur la nature de la Révolution, *ur « mrsetère rinfpdîer qui allait joindre à l eâthûuSiaâiâê patriotique les enïpôrtemeaü du* fanatisme sectairet et transformer en un prœdlyturoe conquérant J* premier élan de la définie nationale. Il tmava devant tai, CGiicourant à tutr*»Br •• politique, ta propqgBjde révota-t*Mnaine, ta diplomatie secrète Je ta ccnr, In intrigues de l'énrifîntioB. La urne était trop aubüle; elle ae pouvait résista*
IV
I/ageiftdeta cour, Goguelrt, avait detaiMé i Vienne les courriers du ■mirtere. U arrm portant, otrtre le billet <fe la Reine, une lettre de Breteu*) et une autre de Mercy qtt’il avait prises n pansant b Bruitties1* Le 80, il eut une andimcede Cobenzt*. Il peiçtnt h eUnatina afïreœse de h tamtlle royale, révéla le complot ourdi œntreta Reine, anncnçurinnniueuce de la gu erre, b
'on la tarait, « en paisant le Rhin et «a attaquant la Sardaigne*. Le Rot et ta Berne désavouaient tout ce qu’au ]«* obligeai! * direct ô taire, il» ne demandaient quTun» çht^e, que l'Europe vint promptement à leur secours, convaincus que, ta guerre uuc fois déclarée, un grand parti se rallierait autour d'eux et leçon démit les et rangers, La France cou sidérerait l« aillés connue du libéraleors, pourvu qu'ils rr'annonçassent point l'intention de rétablir le pouvoir absolu, La cavalerie, poor-snjnit Goguelüt, est royaliste, l'infanterie se pron trace pour la guerre, sais elle «et in disciplinée, dépourvue de ressources, et, dans tes places Fortes, sous ta menacé d'on bombardeoient, ta population forcerait les garnisous a capituler1, Ces rensei-gnnuent» tarant confirmé par uiw lettre de ta Raine à Mercy, du SS mai : elle révélait que, dane un conseil tenu la veille, le ministère avait décédé de prendre l'offensive et de commencer l'attaque par ta Savoie et par le pays de Liège*,
■ M*ri*-An< omette A Frinçoit 11, 19 an ITM. BreiruÜ 1 Fmçdi I J, M aun.
ÀREltTa, p. ?5B. — t IJ, p, IV, — FUSMUlOflTj op. cù.f p. 10.
■ St» «etm «nfmoct, voir Cnhtnil à Kaimit*, PkiTnr, PrrtJCT, 1.1, p. UO. — Rrrimil 1 CiriiMn, 97 ai ri i7flt FiiaHtmowr, p, 3ÛL
1 Rapport de Jacobi, 10 iwi ITMÎ, Heubilhib, Aji. «orr.r p. MO*
1 AiRrm, p, !F#. Ci. I* ltrinr i Fwtj( St) sinr», Faihsj, t. Il, p, MO,
LÀ DÉCLARAffOl I>1 GUI Ml.
Ce que Gô^nelat disait A Vienne, Brateuil k mandait i Berlin* Frédéric -G uilfautee fit répondre qull n'attendait que PAidricha, te qu'il « rdciunajt un* kImjq vigcHuaare. • La* circonstance^ écrmieDt, le F «vnh le» nu a « Ire» pniMiens b Bischofbverder, ne permettes* plus de balancer sur l'emploi dit moyens sérieux pour mettre enfin des bornes à il frénésie des démocrate»1. • Le courrier q<* partait ces instracUon» ■* croisa en route avac BiscbcAsverder, qui venait annoncer & Berin kl intentK»* de Fraa^ote*. Ça prince écrivait, te 3 avril, en duc de Brunswick : * Le roi de Pruiue et moi avons résolu de vouer da» force» considérable* a Pesée ut nia d'us concert général auquel toatei les pu «Mua ce» vont être invitée* pour sauver la France, notre chère et commune patrie, et l’Es-rope des progrès de l'aosFcbie. Jamais entrepiûe n'swra été Formée pour une cause plus importante. EUeaare digne d'avoir è sa tète te premier capitaine de nos jour». •
JL* situation dn l’ambaiaadeur de Franc* à Vîenna était dua plu» critique*. Traité en Antnche comme un ennemi, NoaiUei te «avait dénoncé à Paris comme un traître. La mise en accusation de Leaaari l’atterra. Il écrivit ou Boi le $9 mare, pour demander aon rappel; Ü nattea» te 1* avril, dan» une Lettre au minutie : * Mon temps «ta fini. Je suis obligé d'avouer I* parfaite iiapuisfiance où je suis de rendre désormais ici aucun service h nan patrie. • li avait hdtetd » remettre I* note de Dumoiinn du 1* mars, estimant que L'Autriche y avait réftondu d'avance. Il croyait sage d'attendre l'impression que ferait à Paris cette réponse. Le 4 avril, il reçut rulh'maiem de Duuxmriez. Il n'avait pins h balancer, et il notifia incontinent cet ithirtatum à Coben il*. L* Aa triche ccmfidérait le guerre comme une ni'cwsrté. Les sommations de Burnou nea
< FunMEnitOTT, iy». nt,f p. ttkSL — TUiub, Un^nutf vnd dw Jr.
màUMma tnrçrr p. 961.
1 Françon i TrrdéncXJaillitiWv iu dur te BmiiwA 3 evnl lïtî V rmurr. t », p A3Ï41S.
1 A, Noaillea, te “*S !**'■<. S 1ml. — tai MemOtrridf Dhmotinft
«hü à di4aœ« et en nU, «entienMat te npatmiim >• rétaUit
k» fau -et le» data d «prêt le» «locunenU angiaaaa do afftirri tlnngcrca.
précipitèrent ses délibérations. Un Habsbourg ne pouvait laisser A terre le gant que lui jetait cet aventurier. KauniU ressentit personnellement l’injure. < Les intérêts réunis de toute l'Europe n'auraient pu l'émouvoir, écrivait Caraman; il ■ été mit hors de lui en lisant Ua iasokncM de M Dutdouhci, A qui il veut prouver que m débile main peut encore les embarrasser beaucoup1. Cobenzl ne discuta point les réclamation* de la France; il ae contenta de déclarer à Noeilles que l'Autriche a'en tenait purement et simplement à sa note du 18 mars. Noua sommes, ajouU-t-il, entièrement d'necord sur ce point avec la Prusse1, Le 9 avril* Goguelat quittait Vienne avec uq billet de François pour Louis XVI-
Ou se félicitait à Vienne devoir les Françaisassamer le rôle d'agresseur*4. A la suite d’un conseil de cabinet, tenu le 13, on Activa les préparatifs et Ion tacha de bâter la marche dès troupes. Les confidents de François, ceux qui passaient pour représenter la pensée do nouveau régné, se montraient tout ardeur. La Prusse proposa de prendre l'ofFensive, L'Autriche y consentit*. Lu chancellerie de Vienne s'elfnrçait d'émouvoir l'Europe * elle animait les Allemauds, elle sollicitait l'Angleterre, elle pressait la Ru Mie. Ella proposait même a Eu Tsarine de s’eiM tendre avec elle au sujet de la Pologne, de garantir ■ h jamais le rvpoi de cette république à «s trois voisins ■ , et de prévenir entre eux tout sujet de collision. ■ Ceat la France qui menace, devaient dure les agents autrichiens, c'est elle qui arme, qui provoque de toute manière, en sorte que ces mot fs produisent aujourd'hui I'occbsiqh, le droit et l'objet d'une intervention armée h Cependant on ne se trouvait point encore en me-
l Caraüi^B a BreteuLl, 8 nui 4792. Fil»», t, U, p. Î7Ü-
■ Rapport de Nasilla, 7 avril 1792, AfoatÇeur, t. XII, p. tOT- —■ Gobenal A RldnendurL 7 avril. ViritwoT, t. I, p. 43t.— Cf. cl-de«ua, p. 41A
U Rapport éc Jaeakû, AO avril ITM®. H wiam, Dip. «m-1; p.
1 Prwtoealu du Convril du 13 avril, ViVbhoV, t, I, p. +50. — Rapporta do Jocabj, 10 « BO arrif, HEkvMann, p. îl3.
* Circulaire» dc« 13, 11 atïB avril 1793, Kauniu 4 Sudwu, 4 Londres 1T «t 4* ivrih 4 L. Cobsozl, à PiturabDiti^, 11 .ivril, François t I êkcieur de Trêves, Iff avril. Mêeoire de KhuulIx, R avnL Vite-iot, l. 1, p, +37, 450,40*, 40+, 447, I, 11, p. 1-7.

Cingi^a f
Ih'VERSjTÏ 0F
LA D&GLAR1TJDV DX GUERRE. MT
sure d'agir. I> fallait mettre PEmpire sa muavenent, ce qui était toujours coœpliqiié, et acheminer ,e* armées d'Autriche et de Presse jusqu'aux Pays-Bas, dont les Français inquiétaient déjà (Ja Iroutiere*. U parut expédient de traîner la* formalité* finale* de 1* ddclnration officielle de la guerre, et de laiiïiardan* les dernière* communication* diplomatique* quelque apparence d'ouverturoh de* adgocsationt dilatoire* qui permettraient de gagner le temps dont on avait besoin, a Le roi de Hongrie, écrivait Ferien à IIarie-Antomette, S mandé qu'il était las de tout ce qui le pasemt eu France ; qu'il était décidé à y mettre fin cl d'agir, qu'B allait faire marcher scs troupe* de coscrrt iwlr roi de Prusse; que ri les Français attaquaient, il fallait les amuser pends ni sa semaine* ou deux nota, que Les armées puiocaalarmvor; que s’il* s'attaquaient pus, il état da même décidé à le* attaquer, et qu'il faLait également le» amuser par des apparence* de pais jusqu'au moment oA il pourrait agir *. * Cette lettre était datée de Bruxelles, et c’est a usa de Bruxelles que parût l'agent, trêwuspect, qui «e préseita en Fraoce de la part du comte de N et ter ni ch, ministre d'Autriche aux Pays-Bas, sous le prétexta d'ouvrir les voies à un raccommodement. Avec un nntagoniat* nuasi romps que Dumounn aux fomtes de U politique secréte, c'était perdra son temps que de chercher de la sorte k occuper Je tapie89.
Dumouriex était décidé à brusquer le dénomment. Les perplexités de tes eo.lègues l’y engageaient autant que les itérai ois menti de l'Autriche Malgré l'exaltation qae la Gironde entretenait dans les tri buse» de lAs^emblée, daas les clubs et dnu* cette ni in on té oirive da la population da Pans qui sa croît aée pour mener la France, ta parti de la guerre renconlmt des résistances qui semblaient croître à mesure que le moment de lu rupture approchait La Gironde retrouvait, jusque dans le «eiu du mithslÈre, ces scrupules et ce» béaîtat»A« Jxhtfgeoiras et vulgaim qu'alla eornbsttoît aillsura avec tant de véhé-
LA K U P TVR « *TEC L'a UTR FC1Ï B — lïfJt
mence et de urèpne : Roland et Clevière se pouvaient w té«wdr« h -aile «trémîté { d« Grave Je* appuyait1 - Bolinti H Clrvierr reculaient d'inrtinet, par effroi des responsabilités; de Grave, encore que subalterne, devait de* abjections pli» At<news : d avait du bon sens, savait un métrer et vojart bien que Pon a’étMt p» prêt \ Au atnben de ces lergiwreatiens, Dumounei reçut, te )3 avril, à mtaoit, lecoemer de fhwltes* avec le rap|wt oà cet envhosMdeur exposait ws hésitations Ér remettre I* note do 1B mura, et msiltaïl *ur h démas ton. DvnwKinn »e rendait couple que lea girondu» ne laisseraient point échapper I'mæmiob de provoquer un de ces votes d'en-thaï ai as me qtfili préparaient depuis trois mots. Les lenteurs de B nn il les et * détaiwrwt ■ plate et perfide ■ m leur fourni raient que trop d'arguments. Il n'avart point oub ié h terri bit? leçon donnée h aoo prédécesseur. La catastrophe de Lésas rf, *e djfisit-jJ, nie menace du même euit, ti je tiens i* mémo rnndtute4! Le 1*, il courut diea le Bot et demanda le rappel immédiat de Remîtes; pu» enanme 3 fallait rassurer les timorés et que le nwmsteiT balançait encore, il pmpose d'envoyer h Y tenue de Mautde, dont il était sur, avec une lettre autographe du Roi r » Les Français ont juré de vivre libres ou de mourir; j ai fait le même serment, et le sieur de Maulde expliquera les ïiiûvcds qui restant pour empêcher et prévenir les calamités de h fuefft qm metact I harope, * Lotus XVI signa la lettre, fies précaution? prise» du côté de* modérés, Dutnounea K irtntima vers les violents, et ulJa lire toute la correspondance à FAserrnblée*. Il déclara qu'avant vingt j ourson ftnra t la réponse définitive de l'Autriche, et que dons 1'uitervalle la Fraree enn-t muera H d'arrntr. Par celte démarche, il ne se couvrait pas seulement, il se coupait h retraite. Porte* • 1 Fa tribun«et jetées tfmis
* ltriM4VT, p- fciR
* puMirfr,., <b ,
* Lettre <Lr —S ■>»,* 1 b^ht! dx 1" arril Voir ci-
ftruwtk «.
4 ÆJHMSrvr, ( 1|, p. Ï1U|.
I ■’mnci’rirt <■ Mondiez, 1* «4 17 mar, Luit* et r ipport? «fr ÿna J le*, R ivril. Louu XI J à Fnn^«i, Il tml. M/utttfrr^ t. XLI, p. 145 et sut.
h public, dessomniabn»! comme crilts qu*d lançâtal’Àntitdie ne *e retirent plus, de» menace* teUr» que l'Autriche ea «Jrestait à U France ne auiraiesl pins Ane atténuées par aucune explication. Ni la nain» française allaquée Jur aun indépendance, ni la cour de Vienne attaquée Jasa an dignité ne pou-raient deaurmaii reculer, la première nu cwvrir tes faut Lèse* aux étrangers, la racornie ton* perdre »• prestige nn Europe.
L'Assemblée applaudit Je ai rustre et vota La «n*c «• ac-cu-lalion de l'ambassadeur. Dans la rat du 14 an J5, dunounei reçut les «apport* de No aille s du 5 et dw 7 ami *. Le premier annonçint lacoiaiDimicatiûin à la cour de Viennedeainatnictîon^ du 27 mars; le raeond exposait le refiaa formel dereliecar de déférer ara rédatnatiaus de la France. Cette demièni dépêche était d'une extrême gravité. Dumourwi m réserva d'y réfléchir ; nuu il ne difFera point d'avertir le cwotté dipt^jrh*i'<pi“» que Nouilles avart rempli aa mission : la décret d'accuretien fut ajourné du» La séance da 15 avnL Le 18. rÀMemblée apprit officielUmeat que la réponse de l’Autrâbc ie tmirait «aire les mains du ministre de* aftaire* étrangères, et qu'elle urait^cf jour-là, au conseil, l'objet * dFnw très-grande déhbérafaea •. Cependant Dumourie* mit préparé un radmaêre où il réni-mut h négociation. Il h touBut à se* ooUègua Laraqu'J m rendit an conseil, d était encore fort lAcartiian *r Je*naoLcimaa qui an sortiraient. La lecture du rapport de Noaillea du ? avril, la réponse brève, wcbu et de Cubmul, Lnmlercr*
ùrent Ira pefique*. Le ooni^l approuva le mémoire de Du-mouriez cl déada que la Koi proposerait b rAuemblëe un décret portant qu'il y avait lieu de déclarer La guerre à l'Au-Incbe \ Mai*, en prenant cette résolution, le* îsmidra se flattaient cneora de I* raine espérance de retardes l'explosion des hostilités- Ils se figuraient que nette démanche effrayerait l'Eu" rope et qu’avant trois semaines on négocierait. 11* en étaient si bien persuadés qu’ils autorisèreirf l’agent chargé d« porter h n ote
■ PvbliH 1s Hatütur, U XII, ju 1U «t 160.
• Col celui |«ll Ml 1 l'À«M»blée d.» h du »
1 11 ivr.l; bcuciun, t. li, p. tüfl.
LÀ RU F TU RH ÀVBC VAUTUCHt — <7Pt-
MO de rupture à Yienne, À y demeurer quelque temps pour recevoir le* proposition* 4e pan qui lui pourraient être fa’tes 1. Pulljatife puéril* devint Huxaston de la fièvre qui secouait déjh Paris! Dumouriex l'attisait pour ainsi dire et ei précipitait les acres a roapi de révélation*, livrant, par bribea, aux commentaire* désordonnés de la fouie le secret des dangers de l'État. La 19, il donna lecture b la tribuna du rapport du 7 avril et de lu réponse de Cobenil, puis tl annonça que, le lendemain, le Roi m rendrait ■ T Assemblée. La décret d'accusation contre Noatilea lut rapporté,et la séance fut levée soi» l'impression de la colère provoqués par le langage du» ministre* autrichien*.
Le 5Û avril, F Assemblés *a réunît as milieu d'un enucour* énorme de peuple agité . les tribunes m remplirent d’un public plu* recherché que d'habitude ; on r nmurqaait beaucoup de femmes élégantes et parées. C'était un spectacle extraordinaire auquel cm *e pressait, on y venait chercher de* émotion* dramatiques. Des bruits singuliers qai s'étalent répandus le nul n y préparaient les esprit*. Ou racontait que L'impératrice de Russie élut renversée de son trône et emprisonnée, la nouvelle de la mort du roi de Suède, annoncée déjà, confirmait Le* fhna-tique* y décnuvnneat la mam de leur D eu, le* hubile* d’heureux hasard* et tout le monde de* accident* inattendu* dont le* iei-Çination» étaient frappée* f. Le Roi uvait fait eonualtre qu'il viendrait à midi. La séance «'ouvrit avec un appareil futile de mise en scène* Cfiarhcr proposa que, ■ pour oc pua perdre un temps précieux » , l'Assemblée écernüt un rapport sur l'éducation nalionile. Condorcet en était chargé, et il commença de 1# lire. La turbuk'nca dn public cnntrutait avee cette a fertation d’une sécurité philosophique qui n eta l dans l'esprit de personne. L'arrivée de Boï mterrompit te lecture. Louis XVI a'auit à *a place constitutionnelle, et D inno une s lut le rapport adopté par
> La TUin* 1 Venu, tfl Avril, FtlM», L II, p. ***î — t , 341 *«r3,
ÀXRtn, p, ÏCà.
1 Voir ■■ JfMJtavds K irdt I* kiir* À* Francfort, L XII, p. 1*3. — ■ I* nnruLu» «tt |i bien rrpsndira iur mu* c«n qui k»i irrite* 4e ta Hérciuiin fai*-çatic, qua feu derrtnc dt pfa* en plut cradule « dmn* Frandmc*, q<u opêr» M niHmlwsiisa*. t Apuriel éuMt fowvrajc, tO sttiI, p. H.
le conseil. Le Ho) y ajoute quelques phrases qu'il avait écrite) hu-mime, * Ü« mélange 4e résignation et de dignité réprimait en lui tout signe extérieur de m sentimente. Il proposa la guerre du même tou de voix avec lequel il aurait pu commander le décret le plus indiffèrent du monde * • Le propre sitiou royale Consternait les royalistes; die remplissait le vœu dre «naenus de la couronna. Les premier» déplore Je-at In faiblesse du monarque, ïIsm turent; Les seconds, qui en triomphaient, la méprisaient cependant, et ils n'applaudirent point. Le séance fut levée après le départ du Bol et renvoyée h cinq heures du wir*.
Paru étiut en effervescence Les députés revinrent étourdis, grbés ou terrifié) par le formidable en de guerre qui sortait de la foulv et les accoiiipBgns.it jusqu'à léure banCS. Les prudent» et les timides, qui la veille encore répugnaient à la guerre, l'y rallièrent par un effet inétue de leur prudence et de leur timidité. Les girondins se te s tirent débordés. Ils voyaient, dès le premier instant, cette guerre qui devait inaugurer leur régne, usurpés, pour ainsi dira, entra leurs propres mains, et accaparée par leurs rivaux. Ht tenaient h leur réputation d‘ « hommes d État « | ils se piquaient d observer les formes. Laeource proposa le renvoi du projet de décret au comité diplomatique; quelqu'un ajouta qu'il Conviendrait d’txOïDiner les pieté* ét de savoir, entre autres choses, à quoi Tou S'en devait tenir avec la Prusse. Ce» motions très-sages et très-opportunes Furent, étouffées par les clameurs. Abandonnée par les tribunes, la Gironde changea aussitôt de tactique et chercha h gagner de vitesse, hfudhc demande que l’on discute sur l'heure et sans reppo-rt. Il est couvert d'applaudissement». Gè qui subsiste de la droit?, Mathieu Dumas et ses rares anus, tâchent vainement de s’y opposer. On crie : A l'ordre! et la ducuasion immédiate est votée, presque à L'unanimité. L’exa.teliûn des esprits avait gagné les bancs du centre. C'est un modéré, un fouillant, un gentil boni me parle-
1 WsdinH h Svui, Cdnfiétratiauj L 1, p* HL
* CF. 'Mkihiw Doiua, liv. IV, cb e. — Menoircr Z un Aomwe J Élut, L I, y. 315. — binon, y, Ml.
ut LA 1VPTVII* À TAC L’AÜTMlCB» — ITM
mohi rc, b j Jtorw n, merebr* de l'Ace dénué des MMcnptioa», fol ur técateur de f£iip ire, ûitiir pair et ch once lier du royaume, Pmi»* ret, qui part ie pvesiiv m foreur de la guerre . • La liberté va triompher <ou Je deqiutkscne va noua détruire. Jaaiu U peuple français ne fiit appelé à de plus haute* deslmtaL Noue ne poo rw* douter du Succès d'une çueme antrepHM aou» de • généraux üuif^ces, La victoire sers fidèle h la liberté* * Un Mad de» a PP*' unis, becqueta prjtia parole. U montra du wa{e et opina judiaetueneat, an milieu du huées. On na lia répondît qaa par d« apodropbea véhémente». J| m trouva que la pauma avait raison contre le «na commun. Becqurt et are uni i^uo-raient Je* desseii» des puissances etae affinaient à croire à la complicité de la mnir : c'était le fond da Uum vpnuU, qai tombaient* fous. Becquet aexprunaeûnameu h guore n'avaix eu d'autre prétest* qu'un conSit da droit public et d'auLrr cause que la brigue deagirondine. » Si enrentreprend»dtf-dtquccw.ta‘iidn •« deduu le» séditieux f — ûn mnrmnrc. — La paix cal nétei-aaire pour rétablir Je» finance». — Voua ne les cdbuumx pas! îaterrcmplCamboo ; nouaavoiudel'argent plu»qu'il a1 enfoui. » — Eecqurt commue : « L'Autriche ne désirepoint la guerre} sou intérêt eat d'observer Je révélé» ioa de Pologne et de mt-veüler la Butak. Elle n'a prisqiiada* isuirna défoocives contre vos trois annéei. Voua l'aUaqua^ parce que voua été* certain* d’être plu* préparé» qu'elle» —- A l'ordre! — Le concert du puisse ce» est purement défensif. Voua dechrea la guerre sur un •ODpçoD, et vous ca faites une réalité. La rois vual æ bj^er coalre nous La Prusse aurebere d'accord avec l'Allemagne. L’A u pie terre interviendra; elle considéré les Pays-Bas comme une barrière nécessaire ■ la sécurité de ion commerce. J'ai fwur des dangers de la guerre] ■ De Joncs murmure» arrêtent f orateur. Il conclut, quand il peut ec taire an tendre ; ■ Boroons-nous ii nous défendre. La guerre réléve Je» esparanoea de Uns le» eoaeima de h couslitution. Voua cwnblerUE leur» vœux ra la déclarnnt.a
Les ^irnudia» répliquent, uni» un s argumenter. ElsaJfimèut, ils s'emportent, ils raillent, et l'on applaudit. Un jacobin, Baxire, demande que Ton discute; il ut à peine «obtenu Muilhe déclamé, «ton l'écoute « Le peuple veut la guerre. HAtes-voua de céder k sa juste, h ■ généré ose impatience. Voua al Ici décréter peut-êlre la hbertd du monde entier. Je demande que J'ÂMembld* ne désempare pas avant d'avoir décrété 1* guerre. -On ex^e de toutes parts h clôture et le vote. ■ Na crugoei pas de précipiter Totre décirion, dit Anbert-Duhayct. Elle ne unirait être trop prompte. ■ Jaucoizt oppose la question préalable. Les cris . Aux voîil redoublent Mathieu Dore» demande à être entendu; on décide qu'il ne Je «en»point. Lephu fougueux de» coryphées de le Révolution armée, Merlin de Thtomdle, l’élanca ■ la tribune. On décrété la cl6tare Alors éclate une de cet paroles formidables qrn dépassent le débat qui te* intpire, surprennent l’homme même qui leu prononça al dégagent tout d'un coup La pensée qui germe conFisément dam le trouble des c»pnia. • C« que je roula’* dire, s'écria Merlin, c'est qu'il faut déclarer la guerre aux rois et la pais aux nations t ■
La question est mise aux voix. La guerre cet décidée au milieu dos transporta d'enthousiasme des dépatés et des tribunes. [1 reste I rédiger h décret; on le renvoie tu anuité diplomatique. Cependant Condorcet vie et lire un manifeste qui servira d’exposé d« motifs aa décret, et qw la rapidité des débats n'a point permis de produire n temps utilo. Cette digression vatble superflue. Mérita a dissipé tonte équivoque, soi programme est de ceux qui ae passent de eommeoluirea. L’avtair •U aux audacieux, aux fort», aux violants. Las philosophas sont réduits au rôle dapofogntes de la ttiwn d'État; on ne les appaltaà disserter quesardes Faits eo»mpliir pourlesjustiGcrj la métaphysique n'a pieu la parole que dans les ratermedet. Condorcet défend la France d’ambilionoer des conquêtes et de menacer la liberté des peuple*. » Oa a fait entendre que te vœu du peuple frsoçaii pour le maintien de son égalité et de soa indépendance é lai l Levsii d'n ne Fnchnn... Qu est^e qu'une faction qu’on accuse d'avoir conspiré pour ta Iliberté du genre humain? C'ait l’humanité tout erit.ere. » L'Assemblée applaudit la phrase, main «de ajourna la décision sur le fond.

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lAMR^TŸ OF CAI F OP N
m Là RUPTÜRK AVEC L'AUTRICHE — 1701.
VcrçniHud propose de consacrer par une fédération nouvelle ■ I* grande et terrible détermination * que l’on vient d* prendre. L'Atsembée se fatigue risiblement et t'impatiente. Elle pusse à l’ordre du jour. Il est pria de dît heures du soir, lorsque Getisonné donne lecture do projet de décret préparé par le comité diplomatique. Dumoonei assistait A I* délibération du comité, et il a fiait introduire dans le texte une disparition qai consacre une de «es idées favorites : l'adoption des étrangers qui combattront pour la France. Les considérant» du décret visent la protection accordée aux émigrés par l'Autriche, le concert formé par elle contre la France, ses refus réitérés d’y renoncer, ses armements, ses réclamations en laveur da princes aUemanda d'Alsace, enfin ses tentatives pour diviser les citoyens français et l'offre faite aux mécontents de l'appui da puissances coalisées. Le décret même promet aux peuples de ménager la personnes et les biens : la Français ne confondent point leurs frères avec leurs véritables ennemis, ils entendent faire retomber les malheur* inséparables de la guerre sur ceux-là seul» qui $e ligueront contre la liberté. Le décret ajoute, résumant dans leur sincérité primitive les convictions de tous les contemporains ;
■ l/ÀMembEée nalûnrla dédare que la nition finnçaiae, fidila aux principes cvuMcré* par la Goamtiujan, de j^enirepreitidrc atcune guenv dans ta de J ave dtt e( de n employer jvnw fti forcée
(xntri ia liberté cfauCan jHupfe, ne prend les arme* que pour la défense de «a liberté al de *oa indépendance j que il guerre qu'elle eit ohl^de de wutcnir iTrat point une guerr* de natwn a nalioH, «uu la jurt* ddtensv d'un peopte libre centre l'injuste «peuton d en roi. -
Sept membres seulement votèrent contre ce décret '<
Ln guerre dédaréc, Dumourieo ne perdit point de temps pour réclamer les moyens de la soutenir. Le S3 avril, d demanda six millions de fonds secrets pour les affaires étrangères, et il écrivit au président du comité diplomatique, Koch, cette lettre significative : « Six millions déposes dans un coffre qiu ne sera ouvert c^ufa des besoins hten calculés augmenteront chaque
1 TV. Lametli, JauKHrt, M. Dumst, Beeqaet, Hua, Bma, Gentil,
!■ tMM de do* ressource, je pr&Ster.É’ p ir ca moyen du
■éle de* citoyens cou ri peux qui se dévouent au service de 1* chose publique; il* ne rougirent pas de recevoir le* bienfaits de lu putne. Je n’enrichirai personne, mai* personne ne a’np-puuvnm «oit eu protégeant, soit en deferidaol les grand* intérêt» de la nation. Je voua prie, Monsieur In président, de mettre ce* observations franches mu* les yeui du comité diplomatique et d'ajouter seulement que js zn glorifie d’étre paum et que jeasurai jamais besoin détre liche. ■ V«rgniaitd présenta le rapport le 6 avril; il fit observer que cas fonds devant être dépensés dan* les pays étrangers, les rix miUioui *e trouvaient, par l'eHet du change, réduits h trois. On hasarda quelque* objections timide*; <* Gironde fit adopter le décret Ce vote achevait de définir le caractère trèa-mélé de l'entreprise dans laquelle se jetait le Franc*
L'esprit de la guerre est tout révolutionnaire; miii les prétexter, le* moyen», .ei «leurs procèdent de l'ancien régime. La Frantt attaque 1 Europe pour la régénérer ; mais l’Europe n'ayaot point changé de place, il faut bien, pour l'envahir, paH4* par le* routes ancienne*. Comme oa ne peut ae débarder de tou* Je* côtés à la fois, on «st costra^nt de choisir son théâtre et de ss concentrer. Gemma on m w trouva point «n meiure d'anesutir d'un seul coup toa* le* rots, ou est obligé de ménager, ni mouu pour un temps, ceu* que l'a» ne peut enter-tioa populaire, et de* intrigue* de chance kne pour ouvrir de* avenue* à la propagande démocratique. Les passions naiio-nnlea, le prosélytisme humanitaire, le* moeurs politique* d’un siècle mï le* roué* qui menaient les affaire* allaient de pair avsc les idéalistes qui spéculaient sur les progrès de la société, les bogues de Bn&sot, la métaphysique de Condorcet, les Foods secrets de Dumow, i* fanatisme de Merlin, le patriotisme si rnaltatioD de tou* : ou voit, dans Je* journée* où hit déclaré- la çiMm,feriQ«iler les éléments divers qui s’v devaient confondre.
miner. Il devient tauspentable de négocier en combattant, 11

A semble que tott* la* nàelheurcLx que eelts guerre devait
perdre s’y p recipilaient sous 1'tnflueDce du même vertige. Aux

fut
accueillie comme uue victoire. La Reine craignit jusqu'au dernier muaient que les pusillanimes ae remportassent dans le conseil, que la ministère ne tâchât d'atermoyer et que l'Autriche ne * y grêlât encore. a U. de Mauide part pour Vienne, mandait’ «Ut à Mercy h J5 «viilf il ma accable qua c'est la dernière au Roij et veut «l>wluci€ut la f^ierre toi; tant mieux, ai cela peut décider tout le monde, cur notre position n'est pma auppor-Ubie. » Et le 1 à h suite du conseil où l’on avait résolu d«

Faut que cette d «narcl >e fera peur et qu’on négociera dans trois semaines. Dieu veuille que cela ne soit point et qu enfin ou se range de tous le* outrages qu'on reço.t de ce paye-ci I •
Elle n'envisage depuis longtemps dans les ministres, dans l'Auemblée, de» la uatiou révolutionnaire, que do criminels contre esquds tous les moyens sool légitime s. L'amour maternel «a ut lent en elle lorgueil royal, et le cœur passionne ici la raison d’État, Ma ne-Auto) nette ne m fait point scrupule d'épier ses adversaires et de découvrir leurs desseins aux autauis de U Franco ; la France, ■ ses yeux, c'al 1« Roi, ca sont «b enfants, il s'agit de les sauverai de les réhabiliter. Louis n'a point de ■ecrets pour elfe, elle n'en a point pour leurs allbcs. Tout ae qu'elle peut pénétrer des plans de guerre, — L'attaque sur les Pïiy»-Biis, —die le communique â tfoutuwiu, a Perses, à M«ix*y *, Elle écrit, Le 30 avril, à ce dentier pour reSucner encore une fois ses projeta, sas vœux, ses espérances*. Elle ajoute que 90
ÉCHEC DEC NÉGOCIATIONS A LONDRES ET À BERLIN. «37 les mini sir es comptent sur le soulèvement des pays voisins, sur lu désertion des troupes, sur la défection de la Prusse : « On y cou sucre des millions. » Elle s’efforce de préveuir la négocia* h&n d'Angleterre Dunuxuiea a obtenu ona lettre de Louis XVI pour Georges 111. R importe que ce pria ce sache que, ■ si elle est écrite de I* main du Roi, elle n’est au moins pas de son style1 ■ *
Celle uégooetion préoccupait infiniment tous les agents de 1b cour. \I an tmcrîn redoutait Le ■ ma ehîa vélîime» des Anglaia Il craignait qu'ils ne se rendissent aux avantages que Talley-rand leur proposerait, qu’on ne reprit Fancieu projet de placer le duc d’Orléans aux Pays-Bas1, et que l’Angleterre n’y consentit pour prolonger les troubles de la France, tout en affaiblissant la maison d’Autriche. On répétait autour de Bretevil que fAngleterre cherchait à retenir la Russie, quelle prétendait au rôle d’arbitre général, que ton ambition était de gouverner l’Europe en u baissant la France *, L’Angle terre i en demeurant, comme il était vraisemblable, parfaitement anglaise en cette crise, allait h la fats dissiper ter craintes des royalistes et décevoir les illusions de la Gironde.
V
Dumouriez avait proposé de déclarer h guerre à la maison d'Autriche, l’Assemblée L’avait eu réalité déclarés à la vieille Europe, et h portée du vote dépassait singulièrement celle du décret. Medin avait défini en une phrase l'ère de combats qui commençait. Ca terrible cri de guerre bouleversait du premier <onp toute U diplomatie de Du mouriez. U avait préparé une entreprise toute politique, c’était une croisade révolutionnaire
* L« Relue i Pcrwai, 19 avrils Fkh»h, t. H, p. Z3«.
1 cf. â-fcHiu, p. sa.
■ MonlŒQnD 1 la Vfireft, 19 ami 1793. Gorr.t t, lit, p, 309, farinan à Bifr-tmi, 98 avril et 5 umi. Fanthn, L ÎI, p. 949,15B
qua l*oü prêchait. D avait tout disposé an vu» de cette guerre, et elle « dérobait à hri dent finrtant même où elle était dédurée.
C était «ir Londres qu'il avait dirigé son principal effort; ce fut b Lan dre» qu’il put, dès le» premier» jours, mesurer l'étendue de» ûbstade» qui m drapaient de toute» part* autour de lin. La propagande Coimopolite, l’appel h la révolta générale de» peuples at i la réforma radicale des oociéUa avaient encor» affaibli en Angleterre le parti des anm de la France. Ceux qui k présentaient comme le» émule» ou Je» awoeuf» de b Révolution française contribuaient, par leur agitation bruyante et séditieuse, au discrédit ou tombait (oui ce qui se raltacliait au gouvernement de Paris. Paine avait publié la seconde partie de •oa écrit sur tas Droit* ds fAornew; la violence en parut telle que Pitt longea h provoquer une mesure d'éclat. Il venait de ae faire battre à ta Chambre des communes en défendant le principe de l'ubo iUon de la traita des noiri; oet échec ne trahissait point de la part du Parlemmt beaucoup de comptai-■aace aux principes qui prévalaient en France. Pi II n'eut pat de peiae à faire repousser la réforme électorale, qu'il combattit conuM dangereuse et inopportune. La déclaration de guerre survint sur ce» entrefaites; il l'eniuivit une forte hanse tur les fond» publics. Les Anglais s'inquiétèrent aussitôt de la Hclgique, et l'on parla de faire une presse de matelots. Il n'en fat rien. La ministère rassura Lu commerça nia, se montra confiant et demeura
ue. Une note envoyée eux journaux, le 28 avril.
le déclara formellement. La neutralité semblait donc certaine «vaut l’arrivée de la nouvelle mission française œmi les
l'alliance. Si ta France s'aventurait jusque-là, elle était sûre d'être arrêtée.
L'ambassade formée psr Duiuounez ne m pressait point de
1é'jlfaroa, Hnwnfer, érriviii la tt avril a H m h fat bimub pr4p*raüf daoe L* porta a< ânanaul, «l lOUt bftnona» ^4» 1 Anf^atmt M M <4 partira pM>f du J» BaulraJiia .|u'fUa O adopta depu» la ooaBfie'wal
4a Mira rivoiulK». ■ — Cf. Gohtuk Mocfta h JtffvMa, tS irrtl, (. IL, p. ita. partir de Paris. Le 2Û avril, elle y était eacore l. C'était Cbaa-velm qui commençait ainsi, aient même d'élre en route, à entraver In mïision dont il était le chef nominal. Ûn y avait associé, à côté de Taileyrand, le Génevois Dnroveiw. Ghanveliii «'en offensa( h voyant, dilua cmUeraporam, «comme un jeune homme qu'on envoie dans une cour étrangers avec deux gouvernent.». H ne montra pas toujours autant de perspicacité* Ducnonriez s'impatientait de cas retards. Il fit venir Dumont, l'ami de Mirabeau, qui patronnait les envoyés français auprès des libéraux de Londres : - M. de Tallayrand s'amuse, lui dit-il ; M. de Ctauvelin boude; M. Duroverai marchande. Dîtei-leur que, s'il» ne sont pas en route demain soir, après-demain une autre ambassade sera nommée et partira avant midi. * Celle menace mit d'accord les trois envoyés, et ils prirent l« malle-poste. Ils emmenaient, en qualité do secrétaire, nu théologien vrurtenibergeoia qui s'était lait Français par amour de la Révolution, Rembai^d : il «avait le droit public al possédait, «dit Taileyrand, une force et une souplesse de raisonnements reniar-quubles ; il représentait, dans lu mission, ta gravité, le travail, its connaissances, tout Je fond de chancellerie. On lut adjot-jjiil, pour le divertissement, un homme de lettres, Garai, <-«lm que Camille Desmnulins appelait ■ Carat l'orateur •, non qu’il lui trouvât du talent, mais parce qu'il voulait le distinguer Je son homonyme, « Carat le ro&argnol * , qui w conte niait de chanter. Garai mettait plus d'esprit dans sa conversation qu*ü n’eta montruit dans la politique, il fît la joie du voyage. 11 était ravi de quitter Paris, de respirer librement, de voir du pays. « G'est un écolier en vacances I ■ disait Taileyrand. Arrivé en .lii^ktrrre, il admirait tout et s'étonnait de tout, surtout peut-ê.ft d'y arriver en ambassade. » Quel dommage1 s'écriait-il, si Ton Jlaît révolutionner ce beau pays! Qoand la Francs sera-t-elle aussi heureuse que J’Angleterre? h

Le 2 mai, Güauva.iD eut son audience du Roi, Il faisait les visites. Taileyrand dirigea U la mission et dictait Ica rapports a.
1 Duiaflrr, ch. ■«!. p. Alt cl mmv.
■ TtdkjrtuJ A Ptwivmric*' 1S !“$>£ — L» cCtîcni difÜciki ]««
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LA RürTUttS ÀVBC L’AVTBÎCHE — ÎT».
1/accueil de Georges Jll fut pim qae réservé. Deux jours après, les journaux français apportèrent à Londres le texte de la lettre que Cbanvelio avait remise au Roi de la part de Louis XVL On l'avnitpublide s Paris aTant qu'allé eût été communiquée au «o«-ve rein auquel elle était adressée. Cette in diserétiûa, écrivaient les envoyés, est bien faite- pour étaigoer la confiance ■d'un guuver-nement dont les confidences remplissent les gazettes et qui notifie quand il parait insinuer.1 ■ Pour corriger le fâcheux effet de cette împertinence, pour atténuer surtout les inquiétude* qui se répandaient autour d'eux, ds crurent devoir répudier solennel Louent les vues de prosélytisme et de conquête v. Leurs déclarations péremptoires dépassaient singulièrement les données de leurs instructions. Talleyrand le jugeait nécessaire, i Comment, écrivait-"il le 93 rumij pourrions-nous caractériser d'atteinte au droit des gens rinterventioa de f Autriche dans no» affaires, H nous du doux interdisions scrupuleuse ment tout acte du même genre envers des puissances amies ou même neutres, surtout envers celles qui, comme l'Angleterre, ont constamment respecté le» lois du bon voisinage sans prendre aucune part dans nos troubles intérieurs? •
11 n'y avait point b eipérer de révolution en Angleterre; il importait de ne s'y point rendre suspect de propagande. La cour, la pub ic même étaient prévenus contre les envoyés Ils avaient été reçus ■ très-froidement n la cour et presque injurieusement per le public», rapporte Dumont lia ue fré-quen!aient que les membres de l’op[)osition, Fox, Sheridan, fréquentations compromettante» de part et d’outre. La retenue extrême dei ministre^ A leur égard n« tarda point à les, inquiéter; leurs sentiments et leur situation sont vivement décrits dans
DiflodiUirt apporté ancen diplainrtKpe, 44 il* nt imvirtil
aucune maurce «Lana leiarcbiw de l’ambaMade, pas mrouiiEi recunl de rauë». Rapport Su A n>»i.
1 Rapport du 4 mai 17ÛÎ.
1 Note du U ma à lord GrelTilk. JffwiMenr, t, XII, p. *70
* * Il d y « pai ifr cahrama atroce qu'on ne débite nu M, de Chiuvelm Enfin M> de Qarenry a été dire à H., Burke çu I était drçujié en pmisarde Je 0 octobre^, Madame de Coifny 1 Birvd, 4 uti 17St. Lelbti de la dier^uUe de
KCHÉC DES NÉGÛCIATKm À LÛNDW ET A 8BBLIEL Ml
un rapport, où l’on devine la main de Talleyrand *Soue prétexte d'exposer Tétai de» affaires, il insinue de sage» conseil* «t de judicieuse* critiquée. Il explique qu’il ofy a rien à attendre de Top posi li on parie ment rire, et qu'elle i’a rien de cxxnnnut avec an parti de révolution. On In regarda ■ comme un expédie EÎ aussi nécessaire à le courtilubon que le ministère lui-même, mai» c'est là tout ; etf tant quoa le» voit aux prises l’un ■v« l'autre, on se croit sûr de la liberté >. Les réflexions discrète» de TaLeyrand sur ce chapitre étaient suivies de proposition» tout aussi raisonnables, tout ainsi pratiqua», mai» dont le sommaire suffit t montrer ■ quelle impuissance « trouvait réduite l’ambassade. Il demandait qu'on s'abstint da menacer la edidis 1ère britannique, de l'injurier, de cabuler contre loi, qu*on évîtAt dans le» journaux de présenter ouraioo une victoire de la liberté toute agitation qui éclatait en Angleterre, or c'était avec le ministère qu’il fallait négocier et traiter. U suppliait qu'on ne lût pas leurs dépêches b la tribune, qu'on na les tout mumqukt point toutes vive» aux journaux, a Le ministère britannique ut le plu» sacral da toute l'Europe, on lui an reconnaît même te droit, parce qu il est responsable. • Quant h te France, ■ elle a besoin d'avoir plus que jamais un gouvernement terme et actif pour codmfw le langage et TaLtitude d'une puissance. Nous en avons besoin susri pour continuer b te représenter avec courage >
La désillusion perce sous te forme très-drconspccte de ce» Ltttrti Sur Ut Àn^aitt qua Talleyrand Commençait à écrira, «t qui, lues s dis tance, nous présentent motos les pièces d’une négociation qui se déroba toujours, que les jugements et lesavi» d’un dei plut sagaces observateurs que rencontra jamais un mt» nistre des affaires étrangères. Il fallait bien s'en tenir à la critique, aux exposé*, aux définition» et aux conseils ; le dédain et la prudence du mioistin anglais réduisaient les envoyés de Du-mouriez fa ce» occupation» tout académique». Apre* le» avoir fait a l tendre près d'un nnia, lord G r»n vil lèse contenta de leur lr4ue-
i St Mi ITM.
LÀ ROFiailE ÀTEC L'AUTRICHE — Iftl
mettra, le 14 mai, une proclamation qui fut publiée le SS 1. L’Anghterre déclarait u>n regret de la guerre; «Ile promettait de respecter u traitée; elle exprimait le désir de demeurer eu paix avec la France et le vœu que la France y coutribuut ■ eu faiMnt respecter les droits de Sa Majesté et de «* allié* ». Lord Granville dés g naît par cette derniere phrase la Prusse et lâ Hollande Conseiller à Duiiiaunez de mdnsg&r h Prusse, c’était prêcher un converti, il éuut disposé, pour la Prusse, à bien nuire chose qu’n des ménagement*. Il aurait voulu la gagner 4 tout prit. Mais il était trop tard ; la propagande qui Éloignait le* Anglais de l'alhanc* poussait les Pruss eu à la guerre.
A Berlin, le parti français était réduit au stence. Les nouvel lu* de Paris le décrédliaient chaque jour davantage. Se montrer p*c.fiqu«T c’était pasiar pour jacobin. La bourgeoiii» da Berlin ne *'eo finaut pu* faute; n»i»T écrivait Cash te, < wn z?l? ardent et inquiétant pour le» principes démocratiques ne contribue pas peu à irriter le Bai jusqu'au délire * *. Les émigrés français en profitaient babilemen t. Ils ■cclamaient en Frédéric-Guil aume le sauveur de la monarchie et lui promettaient Falliance de In royauté restaurée. Ils lui al fin liaient qu’à l'apparition de se* troupes, au premier ton de mm fifres, on verrait m disperser les horde* révolution n tire* et l'ouvrir d’elles-même* le* porte* des ciuidelles. * Macbcte* pas trop de cberauE, dirait Btschoffcwer-der aux officiera, la comédie ne durera pas longtemps. L’armée de* avocats sera bientôt anéantie eu Belgique, et a ou» teroas de retour dans nos foyer* vers i'aLtorane i On espérait donc que la campagne serait brillante et facile. On s’altendiiil de plu* qu’elle serait lucre live; non que I’od eopgeùt a dépouiller directement la France : on k bornerait, s'il était nécessaire, à la luuacr dépouiller pur fAulnche, qui aurait l'odieux de la mesure et les embarras du deuiemürauent. La Prusse ne driuaiidtiuil à Lu ms XVI que Le payement des trais delacmn-
i t, XI1, p. A3*. \o*r dan» FKOUUirti. v, p. 4*7, h rëjMHMe mw
(tufavUa de 111 à Lmm XVJ, 1* nui.
* Rapport dli avril 17IH
3 itmmns d\it Atiuitu t I, p, 357. *— HtiMMuca, l> I* p. îî-
0r J. HJ
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ÉCHEC DEÊ KËCDQlTIOMt À LÛNDK19 » 1 BERLIBI Ml
pagûe «t un bon traité d’alliMce, supplantant aimi V Autriche au moment même où «lie semblerait en •outeoirU cause. Quant aux bénéfice) matériels, eUe les trouverait ai Je tir», dan» cette terre promis* de Pologne, oft, comme on disait naguère, il n'y avaitqu‘M m baisser pour prendre. La grande Catherine préparait ane vaste opératien et se dédaraât disposée A y associer b Prusse. Les prudent* conseillers de Fradénc-Guiliaume avaient jugé necessaire d« s'assurer centre le» risques avant de jeter dans cette grande partie l'héritage de Frédéric : Tannée prussienne et le trésor de guerre. La garantie était venue de Pélershoutg, les diplomates ■*occupaient d'en dresser b contrat, et convaincus désormais qu'allant à l'hônneur ils reviendraient avec b gain, le» euççesseura de» çbwJrart teutpmqu«« brûlaient de partir pour b croisade.
Le vide se faisait autour de Gusüne91. À son arrivée, oo l'avail « toléré ■, grâce au patronage du due de Brunswick, à l'a miné du prince Henri, h dsscLeosej liaisons formées en 1780. Il était désormais en quarantaine. L’asMtsmat de Gustave HI avait fort affecté le Foi et finirai des argumente aux ennemi» de la France. On voyait partout des assassins et partout des conjurés, surtout i la Légation de France. Cette nouvelle » est alfreJae pour nous, écrivait Cuslïue. Je Davos pas besoin de ce surcroît de difficulté*. » Il n’y avait rien à attendra de l iulri^ue ni de la corruption. L'intrigue travaillait pour te» émigrés' hur agent, te biroa da Roll, passait pour avoir »o-compli ce prodige de rapprocher les deux coteries et de réconcilier la favorite avec te favori. La • maîtresse eu exercice », te comtesse Dœnhoff, était très-anstocrate et craignait de se mêler de pol.tique La ■ maîtresse douairière * t madame fti&U, qui c'en mêlait, était «ou dernier degré d'exultation contre.ré-voluUunnaire ■. ■ Da jeune Français, ajoutait Gusiinc, prenait le soin particulier de h confirmer dans cea dis pont ton a ■ Quant à Biscbofîswerder, c'eût été peine perdue de chercher à te gagner. L'albaiw autrichienne était ton ouvrage et la coudî-
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LA HtPTÜRK A T SC L**CTTRICHB — 17W-
lino même de son i nfluence. ■ Supposé qu'il soit vénal, ce que j’ignore, «i nous h*i oHruos de le payer, te sera pour embrasser


parti également, U fout être bien gauche pour lui donner ainsi une tentation d'étre honnête ho tu rue ou l’occasioa facile de a'ea donner l'air A si boa marché, > • Que ne peut 1 urgent dans une nmÎMm si pauvret « disait naguère Mirabeau. L’argent n'y pouvait nen pour Custine : on l'excluait du marché II y avait un cordon de police entour de sa maison. « Les moyens ■que tous Los dîpknaaUa du monde emploient pour m fuira écouter ou être informés de ce qui se pusc, et dont tous les ministres résidents h cette cour çe servent avec plu® de succès et p 1 us générületûentqu'ailleurs, me sont interdits. ■ S’il essayait d’y recourir, il ae ferait surprendre avec scandale, puis congédier avec éclat, il Fallait laisser paaaer l'orage. Si la France résistait b l’agression et démentait le calcul des forons, Frédéric-Guillaume reviendrait de «un erreur. « lia reconnaîtront que combattre contre nous» c’est combattre contre eu-mcmMT et qu’ils seront ruines de notre ruine. > Pour les dégoûter de l'alliance autrichienne, il suffisait de les en laisser faire I*épreuve. La force des choses les conduirait h se récoii-eilief aVéC nâü*. Il était dangereux at prématuré de 1m eu solliciter en ce moment, mais fl convenait de leur en ménager le inoyfln. • Évitons, conduit GuMice, ee qui dans une rupture pourrait aignr et aliéner trop fortement deux Estais que La nature destine a se rapprocher. »
Il n’y avait dune point b parler d’alliance. C us line en était cnn vaiq tu, et il en eut une preuve trop mu ni Peste, lorsque, après avoir reçu lus instruction a de D «mouriez, il eu alla conférer avec SciiulenbourfîGustine lui représenta que l/intérét des puiASunces commandait la paix. * Si l'intérêt <lnit être compté, réjniudït Schulenbour#, l’honneur des couronnes doit l’être aussi, et cet honneur est bfessé par vos provocations, vos demandes d'explications péremptoires, secorapagn êei de menace*
■ Rbji^otL la i'.aiünt du 1" avril 17M
BCtiKC DBS HlGOGUTIQfta A LOHDU3 ET A BKIUN. SM
et presentét* comme de» conditions de la paix. • H fut question dn troubla qui agitaient la Belgique. CuitîiK défendit à la Fraaee de le» fomenter : « No* principes mut connus, ils pro-•errreut l'esprit de conquête. ■ Schulenbourç demanda consolent noies conciliait aveci’sntiexian d'Avignon, «C'eU, répliqua G us une, que nous ne faisions que reprendre notre bien. » Le diversion était maidieuMi Outra* sot l'éviter et revint b *o* thème- Il insuta sur l'intérêt évident de In Pnuae à ménager le France. Schulenboorg rinterroflopit : « Aneorémcnt la ruine de In France nn serait un bien pour aucune puissance, excepté peut-être pour l'Angleterre. La Prusse en sauf frirait plus qv*aneui>e nuira. . Va* principes, njcutn-t-41, et votre constitution ne la regardent en net, tant qu'ils ne • appliquent qu'a Vçuij leurs inoonvéuieuti M peuvent affecter Je Boa que par l'mtérèt qu’il a à repousser cet espnt de prosélytisme qui semble ■KiiKer tous la potentats et vouloir s'étendre sur ton* la paya,
— Macs reprit Custine, si In France, dnnamt sur tou* iss points en litige des déclaration» rassurante»? — Qui les garantirait? demanda Schutenbourg Sur quoi peotoo compter aujourd'hui chez vous, où deux ou trou partis ce duputent la victoire et la dennnatioti f — Sur la cvsxati lotion, répondit Curône. Si Ion bous force à tare la guerre, on verra qse le* parti) qui vous scuibleui acharnés à m détruire te réuniront pour la défendre.
— En ee cm, la gturr* serait un bonheur pour vous. — Hiea n'est plas passible uni doute. »
Sçhulenbonrg, qui mt été oonetamnsnt attentif «t poli pendant 1‘entretien, promit d'an référer 1 Frtdénc*Gouitaume. La répane qni fut dansée, le S avril, h Costa* portait que k Rat c'avait rien h lui dire de pbu qu'à M. de SégiM. ScbuleulxMirg l’wgitgea vivement à n point insister pow être admis en qualité de ministre. Les eirotMistiiMes ne a‘y prêtaient pas. Frédéric» Guillaume recevait du tettm qui lui prédisaient le mit de Gustave III. Il voyait dan* la* discours ds l'AssuuibJéa • la came du fanatisma par lequel m* jura étaient menacés ». L’amnistie accordés aux Msaaaina d’Avigoon acheva de déconcerter les derniers par tuant de la France. > Bien, écrivait
4M LA RUPTURE ATBC L'AUTBlCMR — lTtl.
Gistine le 10 avril, a’a plu* contribué à noua ôter de* uni*, h □ou* perdre dan* l'opinion. Tou* ont été indignés, et planeur* des plu* précieux défenseur* de notre coustitutioa, dan» la dane de* gen» de lettre* et de* savant*, ont annoncé ouvertement qu’il* ne pouvaient soutenir un gouvernement qui *e déiho-Dorait par de pareille* masures. »
Cintïne avait donc perdu tonte espérance de négociation, lorsque arriva la nouvelle de la déclaration de guerre. Elle ne ■'adressait qu'à l'Autriche; mais il y avait alliance entre l’Autriche et la Ptusk, et Frédéric-Guillaume u considéra comme attaqué. Le SÔ avril, dè* qu'il connut la nouvelle, H revint précipitamment * Berlin et donna Tordre de presser les préparatifs, ■ laissant paraître T agitation, la colère, la violence dont il était possédé ». Le 1" mat, Qustiae te rendit cher Schulen-bourg, qai lui annonça rentrée en campagne de la Prusse. Le ministre prussien était Fort ému de* discours de l'Assamblée et de* circonstance! qui avaient accompagné la déclaration de guerre. Comme Custine lui faisait observer qu’en cas de succès comme es cas de revers, Tentreprise serait mal heure use pour la Prusse ; ■ Ou Ta voulu, répondit Schulenbourg. Depuis dix mois, le* tribunes française* retentissent d"injures contre le* tètes couronnées; il fallait que cela fiait. » il ne dissimula pas que » l’indifférence sur notre exutenoe future, sur le* calamité-' qui nous attendent «près une contre-ré votation, que le désir de la vengeance pour le passé, celai d'usure* la tranquillité des gouvernement* dan* T avenir, étaient le* seul* moteurs de* résolution* actuelle* », Il n’y avait plus rien à faire à Berlin. ■ Tous, écrivait Custiae, consentent que la France dispannue da la balance européenne et composent leur* calcul* politique* sur de nouveaux éléments, • Et il ajoutait, la 1S mai : » La position est insoutenable et dénuée du seul espoir qui pût h foire soutenir, l’espoir d’être utile L *
Si Gustine m voyait congédié de la sorte, malgré son nom, son caractère public, «es relation* personnelles et la parfaite
1 RipporU fa Cwâ*«f «, 10, H, », » svnl| t", R, 11, 13-ai LÏH. innim si Mondas,
tcHBc ma EfiGOGiÀTiona a lotdrm bt à bar lui. 92» correction de» conduite, les émissaire93 de Dumourin, réduite tti settb moyen93 de Pintrigw et ne tare! lene ni «ispecù de propagande, u'avaient aucune chance de le faire écouter. Benoit était arrivé h Berlin le £4 ami 93. Il vit pluueura foi» Heymnnn. Sehulanixiurç réfuta de le recevoir, ne voulant pu, dLMitdl, « compromette93 le Roi avec ce93 misérable93 » ; mai93 il lut un mémoire que Benoit avait rédigé, et il écouta ce que Heymane rapportait de leur93 entretien93. Benoit, dan93 son tué moire, demandait au roi de Prusse de nfh ire médiateu rentre la F rance et l’Empire pour le93 affaire» d’Alsace, et Jeaeotremet93 tnr afin de rétablir l'ordre en France. Dan93 le» couver Mti ou93, il en dit bien davantage, et l'étrangeté de ees propos ne laissa point de aurprendr93 le93 Prumeo93. Si le roi de Prune, que tout la monde redoute, durit Benoit, recourait au» volai paeî-fiqnet, ion intervention ternit accueillie avec empietsement » On pourrait mine en venir à rétablir la noblesse, pourvu que ce point art. en général, le93 amendement93 de quelque importance que l'on voudrait faire b la courtitulioa ne fuguent pas mil d'eliord en avant, de cramle d'effaroucher le peuple. ■ Le seul article qu'on ne pourrait loucher était celui des biens ecclésiastiques. Sc h u Lan bourg ccndiit de cas înaiounlioni que la mi ou 1ère français redoutait fort la Prusse et désirait la séparer de l'Autriche. Il démêla même fort clairement le j arriér^penséei de Dumouns La suite prouva qu'il ne se trompait pas en supposant que, ■ dan» in pwlion critique des affaires, a général désirait quo es Rit lubnotano qui parût donner lieu au rétablis-*emen| de l'autorité royale, et se flattai! de s'en taire un mérite «t d'y trouver son Compta a. La misutre prasvisn jugea expédient de tout raconter a Vienne, où Maulde portait peut-être des propositions du même genre, maia il ne crut pus devoir, dan93 l'intérêt même de Louü IVI et de la Reine, décourager eatièrement Benoit et celui qui l'envoya iL II était bon de le» iatéresser h lu sécurité de In famille ro j-h;a n'était pas Lnop-
L1 RÜPTUtl ATBC VAUT* I CB B — ITM.
portan non plus de ménager h la Prusse, le eu échéant, un intermédiaire auprès du parti de la Révolution. Scbulenbourg fil donc savoir à Benoît que h Prusse persisttîl le rare ment ilaas le concert; elle ne leséparerutpMde rAutrkbaat n’antamerait de négociation en France que lorsqu'elle y trouverait un goi-vernement assurent avec la eépreanoa de l’anarchie te rétablissement de L'autorité royale. L'esprit de Je communication se trahit dans h cmaneDtairv qu'eu donna Hermann. « Parte* vite «, dit^ilb Benoît le 29 avril, *» lui transmettant les paroles de Schulenbcurg; s Ucüez d’éviter les hostilités. Du reste, sauves U Roi, ayeaun gouvernement, nous vw abandonnons le noblesse et le dergé, et nous serani h vous. * Ayea. ajouta-t-xl, des égards bien marqués pour la Prusse. Continues, ai cela est nécessaire h votre popularité, d'injurier l'Autriche ; U Prusse fiers lavoir h Vienne ce qu'il en fvntpeDMr. — Benoit partit le lendemain, déclarant que le dernier mot n’était pas dît, qu’il reviendrait dû et quand la Prusse le désirerait. —Peut-être, ajouti-t-iî, vaut il mieux, pour la succès de la négociation, que l'nrmcc pnw-sienne se trouve sur k territoire français. — Ce fut, en effet, du ni en coudrtion>lè que, quelqaei mois après, Denctt reprit, en Champagne, la crm versa tmn an point aù il In I ni suit alan h Berlin.
Les deux autres émissaires de Dumouriei arrivèrent lorsque tout était déjà perdu. Ravala ot Baya veuniant da traverser le sud de rAlleuMgat. On e‘y était montré d'autant plus pacifique qje cta deux voyageun assuraient plus Fortement que lu Français ne passeraient point le Rhin l. Ils étaient h Berlin le 19 mai Rivais fit connaître m qualité de secrétaire de légation, Baya cnit sage do dwimwkr la lirons. HerUberg, qu'il alla voir, le reçut ■ avec beaucoup d'honnêteté ■. mais déclara qu’il ue m mêlait plu de rien, que son amitié pour la France contribuait a sa disgrâce et qu'il ne pouvait rien entendre sans l'a gré méat du Roi. 11 conseilla h ma Interlocuteur de quitter Berlin, a que Baya fit la i juin *.
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KC&EC DBS NEGOCIATIONS A LONDRES ET A BERLIN. U»
Cm allée* et venues d'Agents achevaient de decontensncs' Custine. Il songeait h se réfugier à R hein s ber g, chez le prince Henri, en attendant son rappel; mais Schulenbourg lui notiâs qu'il serait gardé u Berbn, jusqu’* ce que M, de Bluiueudorf et un courrier pruaien, retenus i Péril, Fassent libres d’en sortir *. Custme servait ainsi d’otage pour le chargé d’afEaires d’Autriche ; voilà tout ce qoi restait des grand* desseins fondé* sur l'alliance prussienne. Dumounes, cependant, ae pouvait se résigner à battra en retraite sur ee champ de manœuvre de Berlin, qu’il croyait si bien connaître et où d espérait jouer de si beaux coups de partie. Il était rompu h tous les artifices de la vieille diplomatie et ne voulait abandonner aucune de ses cartes sans en avoir essayé. On lai avait volé six millions de fonds Mcrsls ; il y avait de quoi Taire, et il ettaya. fl avait envoyé aux Deux-Ponts M. de Naillnc, conseiller d’ambaisade, ■ un des plus constants voyageurs politiques* de l’ancienne diplomatie. L’agent était adroit; il trouva cette petite cour dans l'é pouvante. Le duc pu si lia cime, prodigue, avide et obéré, tou ministre M. d'Esebeck, remuant, brouillon, effaré, tremblaient devant Tinvusian de la France. S’ils faisaient mine de résister, la Fronce les expulsait; s’ils avaient l’air de te soumettre, L'Allemagne les traitait en ennemis. Enfin 1s duc était héritier pré* somptif de la Bavière ; l’Autriche le menaçait d’expropriation; il avait grand besoin que la France lui garantit son héritage. Narbonne avait rongé à l'entreprendre par ses bâtards1. Du mouriez pensa qa’il trouverait en lui un interprète cou vaincu auprès de la Prusse. Le courtage en valait la peine. • Tou* pouvez, retirait-il h N a il lac, I* 19 mai, enuoneer au minhtre que, s’il rrussit h empêcher la marche des Prussiens et à faire accéder la cour de Berlin h la même neutralité que le reste de I Empire, ü y «ara un million pour le duc des Deux-Ponts et deux cent mille livres pour celui ou celle qui aura fait réussir cette Dégo cjation, • Elle ne réunit pas. Aux ouverture* qui leur fareut faites, le» ministres prussiens répondirent, le 7 juin, que 1a
l Rapport d« Couine, 1» ow ITM,
1 Voir cwdwus, p. 33A
LÀ RUPTUSK AVAC L’ÂUTIICHS — K9T
Proue ne se sépureruit point de l'Autriche, et >1* ajoutaient : ■ Il est impossible d'entrer en négociations quelconques avant que le pouvoir légal, te seul avec lequel en puisse traiter, soit rétal.ii en France avec l'autorité nécessaire pour que l'on puisse négocier avec lui. »
Le même jour, Custine, instruit de l'arrivée * Bm selles du comte de Goitx et avisé qu'il obtiendrait au passe-ports, les demanda. Le 9, en partant, U écrivait b Dmnonrie* : La cour de Berlin est aujourd'hui celle qui désire le plus la rapidité, 1‘irrésistibilité de l'expédition de France... L’accord avec le Russie n'est plus douteux. Tout ceci présage et dtlerminera peut-être plut Ut qo'on ne pense un nouveau partage de k Pologna. > Quatre jours auparavaal, le *, Blnmcndorf avait quitté Paris, et Noniltea était invité à quitter Vienne. Toute l'ambassade se retirait à la fo*st y compris Maison, qui avait porté la déclaration de guerre. Il avait eu le temps de ransteter qu'il ae ferait rien d'utile en Autriche; on lui exprima d'ail leur» /snnaUotnut la désir dan» Fy point voir lépermr1.
La négociation était manquée en Prusse. En Sardaigne, ou n'avu.t même pas pu F entamer *. Le Roi était tout feu pour la coalition. Il en attendait précisément le bénéfice que Ini offrait te France, la Lombardie, mais, au lieu de l'obtenir, malgré F Autriche, a» échange de la Savoie et de Nice, cédées aux Français, il espérait la recevoir des Autrichiens eux-mêmes, en compensation des conquêtes qu’il lce aurait aidés i faire sur tes Français. Il en était Ih lorsqu'il reçut l'avis que le goover-neanent de Paru lui envoyait un ministre et avait désigné pour cette mission M. de Sénonvilte^ alors accrédité h Gènes. Au nom seul de l’agent, Victor-Amédée s’emporte : ■ Je ne te recevrai pas, s'écria-t-d, je a* m'abaisserai pas h l'humiliation de voir dans mon royaume un jacobin de cette espèce. ■ Le fait est que, pour uns coue qiu tenait de si près à la famille royale et b Fénugraüon» le choix était an moms tnconsidéré. * Actif, délié, intelligent, dit la Bterck, fait pour Fiatriguc,
1 Bipporu de Cuitne, 1 et S juin. — Rapport dn Naullo, 0 jsm
1 Biihcai, t, I, p <40 et nur.
dans laquelle ü m plaisait, indépendamment des avantages qu'elle pouvait hü rapporter* - , Sémonvilla avait été l'an de* adeptes le* pins zélés et l’un des préparateurs le» plas experts de la fameuse < pharmacie politique» de Mirabeau. Après la mort de wo patron et «mi, le grand tnbuo, il s’éta.t lancé dans la diplomatie et y avait apporté ha mêmes habitudes d’mtri-quo, les même* gont* d’cqptatran, Im mêmes inclination* pour les moyens de police. A Gènes, il passait pour travailler h révolutionner I* Italie, et les émigrés, mis quel a il Faisait une guerre acharnée, l'avaient depuis longtemps dénoncé à la cour de Tunn. Sous pré leste que sa rnmination n* avait pas été notifiée dans h* formes, Victor-Amédée donna Tordre au gouverneur d’Alexandrie de l’arrêter au passage et de Jeu refuser des passeport*, ce qnî fat fait le 19 avril Dumoariex déclara, Te S6, b fa tribune qu’il exigerait une réparation éclata nie. En réalité, il la réclama posément et trot a* le* choie* eu longueur. C’est qa’il espérait renouer avec Vidor-Amédée et cherchait» par Tinter* médisire d’un Sarde établi h Paris, la baron TricbelL, h faire admettre un antre envoyé. 11 proposait un ancieo consul général, fort modéré d’opimons, Auditert-CaLle, qui aurait pour instruction* d'apaiser fa différend relatif h Simon vil fa et d’obtenir fa neutralité de h Sardaigne1. Lrt Sardes ae fêfüsèreirt ni n’ac-çeptçre-jjt, ila firent attendra A Àadiberi aej paMcports jusqu'au mnment <m* ils ce crûrent en mesure de rompre tiuverlemenL Le 1 juillet, le comte Viretü, secrétaire du Roi, h qui Audtbert fêlait iidreiEd, lui répondit par un réfuta forow! : « Il était impossible, concluait-il, d'entrer en négociation avec lu. gutner Dément fondé sur le sable, ou moment où la France était uu bord de l’ablmeet touchait h m deitruclioi. ■
C'était fa même réponse qua Berlin. L’Espagne avait con-ienti h recevoir le ministre de France, Bâti r^oing, mais r*ccueil, qui avait élé plus que froid de fa part du Roi et de la Reine, avait éli injurieux de la part do* court sans. L’£ ap a jua craignait de se nrier à fa guerre ; elle espérait que TA ut riche et h
1 Carntywrtffaiiet, 1.1, p. Bit, Ü3; l II, p, St, M. s j taflrkKtiaDi pot» Àudibeic ~ClilJ*, £** jlin lï9i_
451 LÀ innnil AVEC L**UT»ICBF — (TH.
Prusse réussiraient à rétablir en France Fwilorité royale ; elle m réservi il et attendait, D'ailleurs, finale terre demeurant neutre, la prudence lui conseillait de s'abstenir. Cette neutralité dp rAnfl le terre pommer ça it a revêtir tin« nuance a^sea marquée de ma Ire il lu nce et d'inquiétude, La cause en état dans les propres de la propagande qui, prichée violemment à Paris, s'orgu-msait ouvertement sur In front ère de Belgique.
Le 24 oui, lard Gren ville, dans la note pacifique qu'il avait remise à Cbaurdin, indiquait, comme une condition de la neutralité anglaise, le respect des droits de l'Angleterre et de se» ■I iés. Que faJmt-d entendre pur ce mot : le» allés de l'Angleterre! 5'agissait-il de la Hollande? s'agissait-il de la Prusse! et prétendait un h Londres que la Franco respectât leurs droit», alors même qu'elles ne respecteraient point ceux de la France* ChuuveliDUMya de le tirer au clair avec Grcn ville 1, ce ninistr» ne parut point pressé de /expliquer. C'est I* Hollande, dit-il, qu'il avait particubereni^nt en vue* ■ Mais, fit observer Chsu-vdlD, Si h Holland* mi an premier* lign« dans Im préoccupation» de l'Angleterre, la Prusse prend la même place dans Celles de la Frtuce, • Çrenviî « reconnut <p±* L'Angleterre n'ayant que des ><liances défensive», le ctuar federu ne se

n'exislerait pont, au contraire, ■ silel al Lé m faisait agresseur». Ce discours, trei-vague, connu beaucoup à penser i Dumoune». L'Angleterre avait, drpiu* le traite d'Utrei ht et relui det Barrières jusqu’à .a convenu on de la Haye en 1790, conclu nombre de pucted duttDbjfe et garanti, Ooiu ont quantité de formes, la Brlgique a la maison d'Autriche. « Se croirait-elle autorisée à empêcher les troupes française» d.c faire une invusion dans Ica l\ry±-Basi? > Otüil, pour Dutnounes, un point à déterminer * sans laisser la moindre équivoque ». Il en écrivit aussitôt à Chuuvelin et ajouta, au sujet da la Hollande : ■ Noua ne denündoDs qu'à continuer à Vivre dan» la meilleure harmonie avec la République, et toute» nos négociation» à la Haye «ont
1 Haprrt’rt ih GhMvdiftf 0 juin iï 't « 1* jum 1791
Digittæd hy CiOCQlC entièrement dirigées vers ce but; mais il fout que, de son coté, le Ho lande nous garantisse k neutralité h plus parfaite. ■ Une révolution suivra le succès des armée* françaises en Belgique* La France sera tenue, ■ par toutes les lois de Tlionneur et de lu justice, a maintenir ctlte indépendance, par conséquent la nouvelle forme de gouvernement qw s'introduirait nécessairement dans ce» provinces -, Si la Hollande intervient en vertu de ses trailéi avec l'Autriche, F Angleterre jugera-t-elle que, dans ce cas, k France aéra l'agresseur? En6n à k diète de Rat «bonne déclare la guerre à la France, et que le rot Georges y prenne part, à titre d électeur de Hanovre, f Angle* terre y wra-t-dk engagée?
La dépédic de Du mou nez était pressante. La envoyés français à Londres ns m crurent point en mesure de le prendre avec les Anglais sur un tou aussi péremptoire. Ils estimèrent, et l’on reconnaît ici le coup d’oc il de Talkyrud, quM ne convenait point de tant préciser les questions et de les développer avec cette roideur de logique; qu’il valait roieux paru!Ire s’accorder sur un makntendu que a’axpunr à rompre pour avoir tenté de k dissiper; qu’il impartait de ne paraître douter m d’autrui ni da soi-même; qa\l n'y avait point lieu de s'appesantir sur ce mot élastique daün's, et qu'il serait plus expédient de demander à l'Angleterre d'en gager simplement ses amis à suivre k même conduite qu’elle tiendrait elle-même. On lui fournirait ainsi un prétexte pour détourner h Hollande, la Prusse et le corps germanique du parti de l’Aulne hc. Talkyrnud et Gbauvelin couplaient, pour l'y décider, sur l'inquiétude que l'irruption des Huttes en Pologne devait causer à Londres et à Berlin* Ils red gèrent, dans cet esprit, une note que Chuuvclin porta, le 18 juin, à Granville *. Les circonstances leur parurent d’aillejrs ■ tdkrnent graves ■ que, pour mieux éclairer le mmislère français, ils lui envoyèrent un agent sùr chargé do compléter par des explications verbales te observatioui contenuea dans leur correspondance. Il
1 Rapport du U joia ITtl,
s'agissait de la propagande ot des obstacles qu'elle mettait h leurs démarche*. Tandis qu’ifo fcnga^eueat, à Londres, à respecter le» droite de la Hollande «t réclamaient de cette république une par bits neutralité, on enrégimentait publiquement à Paria * da patriotes bul«vcs«, et Ton parlait de révolutionner les Prtwinees-UnÎM. Noua nom sonunes toujours élevés, éen-ruient'ils, ■ contre ce malheareui esprit de propagandisme qui a fait au dehors tant d’eiwetnis b la Franc* « . Ils sollicitaient une décTarstiaa annonçant que la France réprimerait ces eici-talion» b 1* révolte des étrangers : elle serait du meilleur effet en Angleterre et es Hollande • Nous persistons à croire, ajoutaient-ils quelques semaines oprèi, que u, au lieu de part lire approuver dans le* pays étranger» les personnes qui al tuent y semer des germes de soulèvement et de révolte, on avait hautement an a o pré en Fiance le plu» grand respect pour les gou-nroeœente des autre» pays et la résolution de ne rien permettre qui leur soit bostue, on aurait empêché plus facilement cette bgufl menaçante qui s'est fonnee contre la Révolution française d’acquérir aucune solidité *. >
C'éteit parler «a politiques, mais c’éteit mécoiuitltee absolument le caractère et la force d'impulsion du mojrenent révo lutwnnaire. Duxüùurit* se dé butte il dans un cercle vicieux. 11 avail compté îur les négociations pour faciliter la succès de la guerre, et il «vivait qui la déclaration de te guerre entravait toutes la» négnciationi. Il avait espéré qu’usa guerre rapide, suivie d'ura paix glorieuse, relèverait le pouvoir et permettrait d’étouffer 1* démagogie : l'impuissance du pouvoir livrait la Fraice aux démagogues, et le triomphe de la démagogie transformait la guerre contre fAutncbe en une guerre européen us où la France, isolée devant ans coalition, jouait ses destinée». Mais les événement» ne déconcertaient jamais Du-nonne». L’exlrém* mobilité d* son esprit, qui l'eapmeit h tant de mécomptes, ne te laissait, en compensation, jamais è coart
■ fcipfon du ta Jote 1T91,
’ Rapport te 10 jaiÜat 17M. — Cf.P^wn te AariArhay, 17:t!,F!}>|jartedt fnnet à jai*.
AcHRC DES NÉGOCIATIONS A LONDRES BT * SEftLHt W
d'expédients. Il lui restait h employer le reraède suprêioe de le vieille diplomatie dans les cm désespérés : il tàch* d'émouvoir le Turc et de provoquer une diversion eu Orient.
Il voyait aitn clair dans le jra de In Turin#- ■ J* pansa, écrivait-il fc Genrt, le 10 juin., que plu occupée de ses proels •tr la Pologne que de la guerre des Pays-Bas, elle cherchera h amuser par de belles promesæs les cours de Vienne et de Berlin, afin d’cmpéctier cette duraidra do partager la Pologne. » Il au figura qn'm dénonçant cri projets ain Tores, il 1rs induirait 1 déclarer h guerre. L'ambassadeur qui ce trouvait fc Constantin nupta, Choiraul-Gouffiw, passait peur royaliste dan* les ^finiras intérieures et pour très-russe dîne celles du dehors. C'était l'boraroe la noini finît pour la négociât»* que méditait Dumou-ries. Crioi-cî décida de la confier I Sémonville, qui, depuis sa •nt -Mi ventura d'Alexandrie, était retourné h Gène*. Il lui écrivit, le 12 juin, de se préparer en tonte hAte à partir pour Constantinople. Les instntcl ona qtiil lui fil dresser lui prescrivaient d'appliquer aux Tares les raisons qui amenaient la France A changer do système1. Do avait eu naguère grand1 peine à leur Faire comprendre que, caraeat de combattre l'Autriche, la France les engageait h vivre en paix avec sa nouvelle alliée. Il fallait leur montrer comment od revenait aux anciennes traditions* leur prouver que la nouvelle constitution n'afluiblîssaît point les ressources de l'État* les persuader que la France serait pour aux, comme autrefois, une alliée ^dôle, le« engnger enfin h opérer nue diversoo en se joignant aux Polonais pour attaquer la Rassie. Les Turcs avaient aoa revanche h prendre Simon ville devait leur « inspirer le désir da ressaisir tous les uvanlagcs qu'ils avaient perdus ■. C'était, par insinuation, désigner la Crimée. Sf'moîi ville donnerait h entendra que la France pourra il aider la Porte dans celte eutrepr.M. > 11 uisirum positivement que la Franc* arma •» ce moment à Toulon quinze vaisseaux, et que la destination de cet armement est de s'opposer s l'entrée des Russes dans la Méditerranée. ■ Des présenta
1 arAutrr prur «frvfr («Jir-rtio» A Jf. 4*
Francr i« f*trtr Qttonwnet 11 jvia 1701
«St LS hUFTDSS AVEC L‘A0TflJCHE — 1TS1.
somptueux devaient disposer le Divan i écouter ces discours et à en apprécier la sagesse.
Ces propositions complètent les plans de guerre et de di plo-UMtie formé par Dumeunea dans mû pacage au minus terc. il m trompait T mais son erreur était a^s^x su gulière; m ministre improvisé m'avait point péché par ignorance de l'Eu^ rope. C'était la France qui avait tout dérouté-. Ce que et parvenu de la Hévolution connaissait .e noms, c'était préd-démentie R^voEuLioq qui Pavait porté «u pouvoir, U la jugeait en politique d'ancien régime et commettait, sous ce rapport, la même faute que les honnnes d’État de la vieille Europe Mau si la Révolution avait un caractère si nouveau qu’il échappait aux hommes mêmes qu'elle emportait dans non cours et qui prétendaient la diriger, l’Europe ne changeait pus; c'est pourquoi les combinaisons de Dumouries, dam ce qu'elles avaient d'essentiel, devaient tût nu tard être repnf.es ■ elles le Furent bientôt. La Prusse, en particulier, les avait foit déconcertées. La Prusse, cependant, devait être la première à les justifier et à en faire le principe d'un système politique. La paix de Bâle, signée en 1795, ne fut que la conséquence des négociations proposées en 1 791. Les événement! qu. rendirent celte paix nécessa.rese préparaient dans le temps même où Du mou ries déclarait qu’elle était possible. La coalition æ minait déjà dans ses fondements. L'édiSce, à peine élevé» k lézardait, et Ton aperceva.t la fissure qui permettrait i l'assiégeant de Faire sa breche.
CHAPITRE lï
LÀ DÉCHÉANÛ*.
tm
Le 28 avril, les trois colonnes de l'armée du Nord destinée» b envahir la Belgique «e mirent en mouvement Le général Ihllcn rencontra le* Autrichiens, se* cavalier* n’en soutinrent pas intoie la vue, ils tournèrent bride, *e débandèrent et coururent, dans leur panique, w réfugier jusque sou* Lille, m criant à la trahison. Blessé par ses propres soldats, Di Ion fut massacré par la populace de la ville. Biron essuya la même déroute et n’écbappù au même sort que grêce h l’énergie du magistrats de Valenciennes. Lafeyette, qui marchait sur Narnur avec le grc* de P armée, »' arrêta dès <yu"il connut ce* désastres et battit en retraite, Cet échec humiliant trahissait une incotié-ren«e don* le ço«umandcnient, une iwpéntie dans Forgmtow-tîon, une indiscipline dans le* troupes qui ne confirmaient que trop les aMeriious des émigré* et les espérances de» Allemand*. Si les alliés avaient été en mesure, ils auraient alors frappé de* coups funestes; mais l'armée autrichienne des Pays-Bas n’était capable que de m défendre ; les renfort* quelle attendait né (aient pas encore en route, elles Prussiens mêmes, bien que mieux préparés et plue dispos, n'étaient pas sorti* de leurs frontières. Les tenUura des alliés permirent b la France de se remettre de cette lamentable défaillance et d’en corriger le* effet*.
1 CiCQULÏ, JfelHWri pnuIMIVW, p.

I"-
On vit ainsi, dès la première rencontre, s'annoncer ce» retord» salutaires qui, dîna la suite de la campagne, suspendirent con-staaunenl l'offensive des coalisés. Le mime obstacle qui s’oppo-* «ail b leur départ empêcha le progrès de leurs opérations *.
Au moment ou l'Autriche et la Prusse donnaient h Iran troupes l'ordre de marcher car la France, Catherine 11 donnait aux sien nés Tordre d entrer en Pologne, Les Allemands venaient en France pour y fax» cesser lauttrchie, les Ruwes allaient en Pologne pour l’y rétablir; les premier! se proposaient de détruire une consUtulios qui affaiblissait l'autonU royale, le» seconds combattaient «ne constitution qui avait pour objet de la fortifier! L’absence totale de principes qui caractérise l'Europe de Kancien régime ne •» nmniFesta jamais <v«c plut de Mandate que dans cette crise solennelle. La même époque allait voir Loû» XVI, détrôné par jcd peuple, périr sur l'échafaud, pour avoir conspiré, avec les rois de l'Europe, la restaumüon de la royauté en France, et Stanislas-Auguste, ddtrAné par le* rais slbéa de Louii XVI, périr en exil, pour avoir conspiré avec son peuple l'établi asement de la dodet* chie en Pûhçofl. Cette coaUadictioQ ne procède point de 1a coïncidence fortuite de desseins apposés. Les deux entreprises qui amenèrent ces conséquences ont été cobçuu en métne trmpo et se Mot développée» simultanément. Il y a entre elles une liaison qui forme, pour aiDii dire, la trame mémo de cette histoire, et les actions qu'elle* ont exercées l'une ror l'autre oui détermiDé tou 1» mcuTemeots de l'Europe pendant ta Rdrolubou Française.
Malgré la chaleur et le patriotisme des auteure de la révolution du 3 mai 1781, la réforme de T État «Tançait trop lentement en Pologne. La die te avnà porté l'armée h 100,000hommes. On en mit à grand1 peine sur pied fiO.ÙÛO, trèa-wédîocremeflfc équipés. Les vaincus du 3 moi, c'est-à-dire l'anrieti parti russe et les chefs de la foction ms t «cran que, on instant déconcertés, recouvrèrent leur sud*M« Ne Voyant, pour rétablir l'aMMo
t V*lr Feram » Marie- Incoinattx, 1 pin 17 tt. Fiun, t, U, p. 114, rapport de Sunbelioa, ■ nii 17»I, 14., U JJ, p. SM.
LA rOLOOUB BT LÀ MÉVÛtütlOfl PBAtfÇAlSB. M* régime, d'autre moyeu que de suivre les au dm ne» mœurs, ib s'adressèrent à Catherine. Us revendiquaient les libertés tradi-bonnclles, appelant de ce nom le hbtrumveio eilt^roti de tonfi* demacM, qui ne repréoentaiceit, m réalité, que la Constitution de J aoardiie et le droit h té guerre civile. Les émigrés frsoçM plaçaient les privilèges de 1* noblesse au-dessus même de U ym du rai, les Polonais réfugiée en Russie faisaient hmî de leurs privilèges b première et b seule affaire de l'ÉUL
Catherin* Jet tint A distAoû* St ht léüm do belles pAroiae, jn*-qu'a« jour OP elle eut signé In pais anc Ica Turcs; niai» apres b traité de Jasay, elle les accueillit à Pétcrsbourg. Ils y préparèrent son* ses auspices et avec ses subsides un plan de conH-dé ratio a. Las paesioos intimes de Catherine soutenaient îd ses calculs politiques, et l'avidité des favoris trouvait nos coopte oui ambitions de b aouveratne. Potemktne était mort94, après un triompha susai maelent que sa fortune, an milieu d'hoen-msgrs qui enveloppaient impudemment dans une mémo « W-céiie adoratrice » ce coupla prodigieux de parvenus, b • satrape ■, etmma on Je aoumait, et son impériale maîtresse *. FoLetokmc rêvait use couronne. Zoubof, qui le suppléait aupa-ravant, lui auetéda dès lare dans Pamplsi d'amant an titre-Simple héros d alcôve, ■ chétive et truie caneature « -d’un aventurier de race, il m recherchait en Pologne qut des dépouilles; il ne considérait, dans rasMjettisttmeDl de b République, que des magnats è évincer de leurs damâmes et des «taroslics h usnrper. Mais il y songeait avidement, et la Tsarine, qm l'aimait avec inquiétude, se montrait impatiente de b combler de richesses. Assurée do la neutralité de b Presse, considèrent b guerre comme imminente entre la France et l'Autriche, Catherine mît, Je É avril, an uwuvemenit les deux armées qu*ejle destina il à ummettre Jm Po onù L'itne, qui venait du Donubs, comptait $4,000 hmniaei, l’autre, «pii descendait du nord, «u
comptait 112,000. La T»riae Gt Connut ira, tu tnêtiK temps, h Vienne et h Berlin bob refus d'adhérer à l'article «cret du traité du T février, qui stipulait l'engagement de ne * rien entre prendre pour «Itérer l’iat4gritd et I* mai a tien d'une libre cüoaütubon de la Pologne ■ >
La dicte «e réunit ■ Varsovie Je 16 avril, nous Je coup des plu* menaçante* nouvelles. Elle confia au Roi la direction des troupes, décida de lever la potpofùt si Furroéc régulière ne ni&sait pu, et vota un emprunt de 30 millions de florins. Jauni* roi de Pologne o avait disposé d’un w vaste pouvoir et de moyens si étendus. Stanislas-Auguste ne a* tu Outra point digue de l'honneur que lui tintaient «m concitoyen*. Us oubliaient que son principal titre a le couronne était «a qualité d'amant honoraire de Catherine IL Sa complaisance, 1er* da partage de 177S, aurait dû mettre les Potouu* en garde sur la faiblesse de Wn caractère. Il tremblait pour ses bien*; I* toort de Gustave IJJ le conateroaii. Cet aimable et fastueux gentilhomme n'était point de trempe à sauver »ce nation,
Avant même que la confédération Rit entièrement constituée, le 30 avril, Catherine écrivit à «on agent en Pologne^ Bulgaliuf, que «es troupes entreraient dans la République, dut S au 2 2 mai, pour y soutenir les confédérés. Ceux-ci se réunirent le 14 mai fi Tergowite, L* nonïfetta qu’us lancèrent pour appeler la Pologne à h guelré ClViIc était écrit dan* lê jargon déclamatoire du tempo, et leur oLyle rappelait celai des révolution nui res de Pan*. Cm m«gnata factieux dénonçaient è Ja nation Je complot ourdi contre *e* liberté* par tan pouvoir royal ■ insatiable de domination « ! ■ La tyrannie forge de* chaîne* à U Pologne, ■ *Le «eut sensible du citoyen a palpité de douleur! a L* louaient an larmes dithyrambique* le temps de l'anarchie t a C'était Icpoquc du régne de* Joui il n'y avait point alors de choc entra la force et la liberté... A la vue de Cet équilibre, frémissait l’ambition avide d’un vaste pouvoir ; elle entreprit de subjuguer h* vertueux républicain* h J'aide de leur propre Vertu. ■ — L'insurrection parait aux coofadéré* te plus séant des devoirs; il* déclarent in dicte déchue, ses actes nuis, la coustà*
t* POLOGEIK IT LA RÉVOLUTION FHANÇÜSE. *«i union du 3 mai abrogée, Ls placent sous la sauvegarde de Catherine tes Idwtéa nationales ; ils m reposent de leur indépendance tsur la magna fi imité de cette grande princesse-. Catherine renchérit snr cette rhétorique romaine. Le IS mai, BulgaHof remet h la diète une déclaration qu'il a reçue de Péterâbourg» La même princesse qui adressait tant d'invectives méprisaotesaux ja-cabiuüde Pans ne rougit point d'accuser devant l’Europe la diète polonaise d'avoir * usurpé» confondu, réuni en elle tons les pouvoirs «, violé 1m lai», ameuté la peuple, » coaeommé toute» ses funestes entreprises en renversant de fond en comble L’édifice du gouvernement» , et substitué, en un mot, la monarchie héréditaire au régime républicain.
Dan» leur péril, les Polouaia ae tournèrent ver» la Prusse. Ils voyaient auprès d'eux, dan» la ulla da leurs séances, assistant à Jeun débats, ce même Lucchesim qui naguère les encourageait h l'indépendance, lia tenaient de sa main le traité où Frédéric-Guillaume garantissait de sa parole royale l’intéguté delà République, Mau Lucchesini semblait œ plu comprendra lorsqu'on en évoquait le souvenir. ■ Ce patelin de Lucques*, comme l'appelait Grimm 1, ne se piquait point de fausse pudeur. — Mon maître, dit-il aux Polonais, le À mai, ne se trouve point engagé par son traité, qui est du 39 mars 1790, b défendre par le* armes la monarchie héréditaire qui a été établie par la constitution du S mai 179L — Celte constitution, en effet, ne convenait point à Frédéric-Guillaume, et il suffasat, paralt-ii. aux légistes de Berlin qu'on État passât du syaleme républicain au mouarcluque pour dégager la hh de Prusse de la garantie qu’il avait donnés à cet Etat Malgré Cet avertisseuieut, les Polonais eurent htigénuiié d'invoquer le traité de J 790 j ib s'attirèrent une réponse effrontée de Lucchesini. — Le Roi, déclara-t-il, témoigne hautement de sa loyauté en rétractant sca engagements de 1790 * IL ne veut pas que, dans des circonstances aussi critiques, la nstioti polonaise puisse être en doute sur le» mesures qu'elle a A prendre
* A Cuhwux, Î4 fevrw 1TU. Cormpimdaw, p. 557.
et sur le* craintes quelle peut avoir*. » C'était, et un galimatias cynique, ooliBer & la Pologne as con dam notion. La petite armée des patriotes, débordée de tout côtés par un ennemi très-«upémur eu nombre, fut forcée de battre en retraite. Les Ru&fiei en usèrent comme ils liaient coutume de taire en pays conquis, et les Polonais apprirent qu'ils Devaient plus, comme le leur conseillaient ta non Fédéré* de Targowilx, « qui» mettre la confiance h plut enlrtre dîna la générosité et le désinte-rmsemeet » de ha grand» Catherine.
Cette impératrice aval (aussi dt»s tractés ns peu pins sérieux, an moins dû us l’apparence, que ceux du rat de Prusse et de lu république de Pologne. L’alliance de 17S1, qus l’uni si ait à l'Autriche, usait été renouvelée et prolongée pour huit ans, en 1789*. VAutncbe, attaquée par la Fiance, avait le droit de réclamer te secours promis par la Russie. Catherine s’y altère dnitj elle avait reçu récemment de Vienne et de Bevin l'rnvi talion d'adhérer an concert formé par les deux cours un sujet de* alTairm françaises1. Elle résolut de prendre les devants, et te fit me cette parfaite aisance qnt était k la fois la grande coquetterie et Je principal artifice de sa politique. Frédéric snrait trouvé wn» Haute qn* tam»uvei de son commit Lncche-uni à la diete de Pologne sentaient encore leur mutité de cabmet et leur cuistre de chancellerie ; mai* les deux lettres que Call éône adressa au roi François l'auraient A coup sûr induit en jalousie *. L'ironie eu était raffinée et te fou merveilleusement dégagé. * Il est beau, marrfait l'impératrice à ce jem e couverajb, d’ouvrir une carrière par une entreprise dont l’objet est de préserver tout* l’Europe de lu contagion d'un exrntp^u à la fois funeste et scandaleux. ■ Je suis fout acquise à ce nob e dessein, « Mais ai ce qui cat arrivé dans un paja ri tué à une aussi grande dirtance de mes États a excité mon attention h ce
1 Fkruib l 111, p. IM
3 Misrms, u il* p, 107 et IQt, — Cf, L& natirt poittiçutr ri itt iraiiimut p> 529 et hht.
’ lettre, de Franco*. avril <TVI Bkss, Léopold IF, Fram // md Ctticrim, p. 11M, 170. Kaoulix à CûLipcisJ, V m*i ivesqt, t I* p. 31.
* 11 ivril ui S «■ 17iM Akia, p. 171, 175,
L1 PO LO Gif ■ ET LÀ nÉVO LUT lOïl FtAnÇfalSK. degré, fa quel point je ne b dota pat fa ce qui w pntae dans moq voi-sLDBge la plut jaMoédiat! ■ La ■ enhwnioq ■» que portée dans la république de Pologne la constitution du 8 met y produire des désordres analogue» fa aeiu de la France. Il n"ert que temps d’aviser fa tévir coatre un mal • qui bit dci Progrès *î rapide* dan* toatca les contrées ■ , Je m'y emploierai, et j’aurait de ce chef le droit de requérir de i’Autncbe contre les Polonais le secourt stipulé dans notre alliance; mats je reconnus qu’au Dubeu. d«a difficultés eà elle est engagé», PAutrieho n’y pourrait point aisément pourvoir, et, par égard pour set embarras, jecansew h n’en rien réebmer. E'nilbur*, j’allmnce de 1781 est formelle et générale; peso'e^tbesor a d'en conclure uns uauTclb fa l’iKcasKm delà France. —— Gc» raisonnement» prévenaient toute* le* obscsTatntta de l'Autriche; il* don* Miedt, par surcroît, fa Cntbenoeun lustre «auveau de grandeur d’fane.
Elle s'en faisait boanearauprès des émigré* avec sutaat de libéralité qu'auprèa de la «aor de Vienne. La* priocej fronça» continuaient h se louer de mb propos. 1b » perlaient que dee dii-hme nulle Ruwes qui s'apprêtaient h Marcher sur le fibre, et de» Suisse* que I*Impératrice voulait prendre fa m solde. ■ fb partiront dans trois senMiiKs ■, écrivait Fersea, le 1D jum Ces trois semaines dataient, dan* In pensée de Catherine, de Faehè-veinent de la campagne de la Pologne : il s'ensuivit que ni Russe» ni SeiÏucs h la solde de Russie ne parurent sur b Rhin, Les émigré* ifen persistaient pu* moins h vanter b générosité russe et fa déblatérer contre l’égoïsme autrichien. Cat que Catherine mettait publiquement a «on entrée dans la coalition quatre condition* préalable» qui revissaient ha émigré* : que l'on ne brait rien uns les princes, que l’on ne composerait point avec le* rebe les, que la royaume ae sérail point démembré et que b monarchie ne recevra: t point de constitution. Comme F Au triche muifestiut des vues fort différentes, In Twrina avait de quoi combler les vœux des émigré*, tout es ajournant mdéfiDimeni
I JU|jfHirt d* RabIhiIIm, S bai ITM. Frrftu ■ MirW'AntniiHbte, 1 «à 10 ju<»| lundi S«Met B jui»; Ftua», I. U, p, BAT, SM, 13\ NB.
ion adhésion effective à l'alliance, Tendu qu'elle tt dérobait aux îtntaBCM de L'Autriche et de la Prusse, elle persuadait les pnacei français que cet deux cours conspiraient le démembre*-nsntdo la France, et qiTellea paralysaient tinta tonte «a benne voonté1. • D'où vient,écnveit-elleaGrirain'^ne tousciotm que les affaire* de la Pologne ne sauraient aller ta nêrue ligne et de front avec celles de France* Apparemment voua ignorez que la jacobiuièrc do Varsovie cal eu comapoedanca régulière evre celle de Paria... Et voue voulei que je plante le «h taidrêta et ceux de moo alliée la république et ne* «mu républicains pour do m'occuper que do la jMobiniàra do Parût Hoo, je la battrai et combattrai en Pologne; mais pour cela je ne m'en occuperai pas moins de* affaire* de France, et j’aiderw b battre le rama» des s*ns-culotlea tout comme feront I» outres a
11 y avait beaucoup d’esprit, et du plua MrcasLque, dans eetle diplomatie. I.« Prussiens étaient gens b en apprécier la finesse, man ce ragoût ne leur suffisait pas. Catherine trouvait de* awociés b Berlin ; elle ne pouvait se Botter d'y faire de* dupes. Les duposilion* d’ailleurs y demeuraient favorables à la Russie. La Prusse avait pris sou parti de rompre avec !■ Pologne. On se disait b Berlin que le système de Vaillance russe institué par Frédéric avait rapporté naguère une très-bel le province à h monarchie; que l’alliane» polanai^e n'avait donné que dos mecomplei, et Ion revenait, naturel lemrnt, au svsterne da grand Frédéric\ Le 35 ruai, le ministre de Russie proposa aux mintslm prusuens de né^wicr arec eux une alliance séparée; el le auru’l pour but une g uern de j»rmcipes contre la Héval utïoa française Le rat de Puisse n'avait point d’ohj^ct ons contre les principes, et h ne lui déplaisait point de paraître désintéressé envers lu France, pourvu qu'il trouvât outra part *e« conv*> «onces*. D’ailleurs, Diassau-fiiegen, confident atbtré de Gathe-
s EtoCr d0u«r*anOf 11 (FM. Ouerwnn i Alopeu*. M jais, Htsnuin, ANTif p< ïml — stiml, v mi , r, art. — fiw», e. ii, p. ai, ira» 1F7, CTI
1 Ta 0*1 1ÎM. Corrt^enAnict av« Çnoin, p.
• O. Hovkiu, k J, p. 354-355
< brisa, TrW., *. J, p. W4j t, IL P- U& -Hiuuii, Bip. •’t., p Bfl.
LA POLOGNE ET LÀ RÉVOLUTION FRANÇAISE. l«5 fîd«t in*muait qu'en définitive H vaudrait mieux, en France, prendre des provinces qu'affaiblir l'autorité royale 95, On était donc sûr de gagner dans tons lea cas et de partager tans toutes le* hypothèses. Mais avant de conclure sue alliance séparée avec la Russie, la Prusw devait, sur termes du traité du 7 février, en ré érer à F Au triche : tonte* U* difficulté! recommencèrent
L’Autrtche s’entêtait à écarter de la anal lion le* prince* français Et les émigrés; elle s'opposait à la restauration de la monarchie absolue, et, quant aux conquête*, elle hésitait encore à j’en expliquer catégoriquement. Kannitz, h la vérité, tenait pour expédient de prendre eu France, à tout hasard, ce qu'on pourrait garder, I* eu échéant, *t d* *e nantir nm*i, ne fot-ce qu'à titre de gage, pour le payement de* dépenses de la guerre *. Mai* il * obstinait à conaerver une Pologne indépendante, an moins en théorie : elle séparerait ses trois voisins comme une sorte de territoire neutre, qu’il* s'engageraient h respecter. Sur ea chapitre, l'antagonisme était complet entra Peter*h*mrg et Vienne, et à Vienne, on eu avait très-bien le sentiment
Les Pruwiena *'«n doutaient; il* jugèrent qu'il* perdraient leur temps à disputer avec le vieux chancelier. Lis savaient que <e crédit de Rannitx déclinait, que François, encore que plein de déférence envers lui, plaçait ailleurs sa, confiance et se rendait plu* volontiers à d’autres conseils, fin suivirent l'exemple d«mé naguère par Léopold, lorsqu’il avait voulu, malgré le ce mie de Herlzberg, s'entend re avec Frétléric-41uilhiume Ils frappèrent à la porte de l'escalier de service «L s'adressèrent à Spielmaan L Le 91 mmt Scku.esbourg alla trouver le prince de Reuss et le pria de faire passer secrètement au rai François, par le canal de ce confident de cour et d’Etat, une comamm-jfllioo délicate. — La Russie, dit Scbulen bourg, veut s'emparer de 1'0bruine et assujettir le reste de la Pologne; t] est urgent que l’Autriche et la Prusse prennent un parti et envoient chacune dix mille hommes dans La République; la Prusaey prélèvera son indemnité pour la guerre de France, l'Autriche on obtiendra l'éqiavalent en Alsace.
Spidraann æ montra flatte de l'importance qu'on lui altri-buait. Ces spécula boni de territoires entraient dan* ses goûts. Il i'cq ouvrit nu vicecliaiicelier, le comte Philippe Cobenil, puis h François *. Le Bai et le ministre en parurent séduiia. Ils •e dirent qu'attaquée par la France, L'Auuiche ne saurait s'opposer à une invasion de la Pologne par 1* Riuiïe et par la Prusse; le seul résultat qu'elle tirerait de son opposition serait de te faire exdure du partage qui paraissait inévitable ; die ne pouvait m passer de h Prusse aux Pay>Bas et sur le Rhin ; La Prusse eiigeait nue indemnité en nature; autant valait la Lui laisser prendre en Pologne. Pestait h déterminer la compensation de T Autriche. La conquête de l'Alsace semblait une opmboa ditfiale à justifier «ou* le rapport des princtp», et plus dilficile encore h accomplir par les moyen* de force. 11 paraîtrait étrange de ravir cette province aa rai de France, du ns le temps qu'on prétendait le délivrer. Après l'avoir pnse, d’ailleurs, Ü faudrait la conserver, et la France ne *'y prêterait
s. Enfin, disait Spielmann, « que sert d’acquérir si
l'on ne «’eriondit pa^T ■ Si au moins on s'emparait de la Flandre et du Huinsulî — Mai* on y rencontrait In mêmes ddhcultri. Il ne restait qj’ une » dut ion: l'échange de kl Bsviére contre le* Paya-lUi La Prisse avait autrefois forcé l’Autnche
1 SnKL, 4* «L, I, I, p»4ïtl-»U&— &nM b èpvlnnoB,'M wà 1794. u JL if IX
* SpuluMM à Ah, U mu 1791. Virfenar, L IJ, p. 4K

JülVH'STrOFCAl FORN
LA rOLOGFB BT LA RAyOLVTJOR F&faHÇAltiB. MT h reuoDccr fa ce troc; elle offrait maintenant une occasion de le remettre sur le tapie : l'Autriche In «Hit.
Elle le fit d'autant plus aisément que la Russie l’y engageait. La miautra de Catherine fa Vi«un«, Rosoumowki, înnnui, en passent, dons ua entretien avec Cobenzl, • que si l’A ut riche songeait encore à effectuer le troc de h Bavière contre les Pays-Bas, ce serait peut-être h présent le mo-ment où les circonstance» pourraient faciliter ce projet1 ■. Cobenzl ne laissa point tomber le propos. « St l’Autriche y songeait encore, répoûdit-ii, elle serait arrêtée par la considération de la Prusse, son alliée, qui s'y opposerait, h motus qu'on ne lai offrit an équivalent. — Je Sa il bien cela, répliqua te Russe; aussi faudrait-il lui laisser faire quelque acquisition.
— Mais quelle acquisition T reprit l'Autrichien. Supposé même que nous parvenions fa arracher fa la France quelque lambeau de h vaste monarchi», le rot de Crusse n’en voudrait pas au prix de noua permettre un arroadissement dans son voisinage. -— fia ns doute, maie tou mvqs qu'il louche toujours h vue Dfitttig et Thom ; c'est par Ifa qu'on pourrait le gagner. — Cela se peut; mais c’est une chose que vous se permettrai jamais.
— C'était bon autrefois, répondit Basoumowski. — Soit, reparut Çobenxl ; mois croyez-vous que, si nous y trouvions notre convenance, Hmpératnce y consentirait sans vouloir aussi quelque avantage pour elle? — Oh I non, dit le Russe, je «rats qu’c Je voudrait aussi avoir quelque chose. • Il indiqua l'Ukraine. ■ Oui, reprit slon Cobenzl; malt comment et à quel titre prendre atjcurd'hjui Danxig et d'autres provinces fa la République T — L'(J bruine peut noua être avantag^iH*, ré* pondit Ras<Niajo*sky, et quant «a moyen de t'acquérir, ou trouver lit aisément dans Las archivas des documents qui auto-rueraient des démembrements. « D'ail leurs, poureuivit-il, les Polonais y pourraient consentir d'eux-mêmes, les uns pour conserver la constitution de 1791, les autres pour la détruira; le parti qui l'emporta» sera disposé h p8?®1, 14111 triomphe «u
1 RiiGppa Cflbmtl 1 Low Cob«nd,iS «ptanbre tïM. Vitmov, t,il, p. KML La d*al*g.»* «M « français daoa l'anfiul, — Sun, t* éd», t I, p. 411,
LA DÉCBAàNCK — 1T9L
pria d’an partage de la République. — Cobenal n’y contredit pas, et quand lit te quittèrent, il» m trouvaient biec près de «entendre.
Le mure hé était ouvert. La Prutae, instruite det dispontiona accommoda nies de l’Autriche, rivalisa avec elle de boni procédé*. Frédéric-Gu il la urne l»un que, ri on le [awsail ■'■rrosdir en Pologne, il ne prêterait à l'échange de la Bavière Cependant les RuAiea avançaient en Pologne ; Ranmtt, qui ne tarait nen, continuait à les harceler de toutes les fusées de n diplomatie. La Tsarine pouvait en concevoir de 1 impatience et, data un mouvement de colere, rompre la négociation, Prançuii k décida donc II la découvrir au vieux chancelier, ■joutant qu'il comptait, après l’^kctian impériale, rencontrer le roi de Pnuae, et qu’ils accommoderaient tout entre eus dans celle entrevue1, Kaumtz avait L’orgueil de se* idées; il entrait meme beaucoup de fatuité dans ses convictions. Cette révéle-tum l'offusqua au dernier point, il * vil disgracié, qui pis est, ralicule. On l'avait laissé négocier h la cantonade, alors que les grands intérêts passaient à se» Subalternes. La colère qa’il en rte»entit contra cm nraui qiu lé supplantaient dam laconfianoe dr ion maître, l'éclairû toerverileuseinent sur la vanité de leurs desseins. Ce négociateur sceptique de partage de h Pologne, de l’expropria bon, puis do troc de la Bavière, se sentit tout à wup traversé par d'étranges scrupule^. Il lui suffit d'aperce-voir, sous d’ajtres traits que la tient, le peraunaâge qu’il jouai t en Europe depuis près d’an demi-siècle, pour le désav ouer aussi -têt,Le plan, diaait-il, est rinmérique dmnt toutes ta données1; » il est injustifiable ■ en ce qui touche la Pologne : oa ne pent * honnêtement ■ démembrer cette république, août prêtexto qu'elle a établi chei elle une constitution, que, d'ahleurs, on lui a prumi» de respecter, il est « inacceptable ■ en ce qui touche la Bavière : k maKOO régnante m donnerait psi ton 96
L'ALLEMAGNE ET LA frÜEFBS. W
consentement, et l'Autriche, d'autre part, a, par Le traité de La Haye, formellement renoncé h eet échange1; U ert imprudent enfin et inique, car Le partage serait inégal, -et la Prusse entrerait en jouissant» de son Int, alors que l'Autriche demeurerait encore réduite aur espérances. ■ Votre Majesté, écrivit* 3 à François*, décidera dan» m sagesse, pour moi, je La prie de ne me donner aucune part à cette affaire, ne voulant point, contre toutes mes convictions, tenmner ma carrière par un acte de ce genre ■ C"était la retraite. KHitnîtz s’y «t'heminsît à travers les vains ménagements dont affectait de l'entourer la nouvelle cour. Il ne demanda et m'obtint son congé oFEetel qu'au mois d'août; mais il cassa, dés la fin de mai, dé diriger ta chancellerie a.
L’électeur de Saie fut le premier à ressentir les effets de ce changement de la part de L'Autriche, Ce gouvernement, qui naguère le pressait très-fort d’arc«pter k couronne de Pologne, lui fit entendra que désormais il m croyait obligé de fen dissuaderJ.
Il
La Prusse voyait dans In guerre de France le condition préalable d'en partage de k Pologne î elle s’apprêtait à celte guerre avec une ardeur très-sincère,car rentrrpriseo'impliquait plus k moindre désintéressement. L'Autriche y mettait beaucoup moins de zèle, non qu’elle y apportât plus d’abnégation ou éprouvât plus de scrupules; mais le même souci des intérêts qm excitait les Pruftsiei» k retenait au contraire et lui eûm-mcodait la circonspection. Toujours Lente à ae mouvoir, autant par caractère que par calcul, cette cour hésitait * se découvrir
Art. IV du cnitê de 1i Raye, du 40 décenive 17U0. NttoHma, u 1, p MO* ■ Tfi juin 1793. Vifeiot, l [I, p 415 ’VivciüT, L IJ, p I57-17U *« , t. II, p. 07.
du côté de la Pologne, alors que scb rrvalea y engageaient «ne partie où ses propres chance* lui aetnhlatent encore très-incerta ma. Ses préparatifs militaires contra la France demeuraient donc subordonnés an règlement de cet inextricable litge d« indemnité*. Il «e manifestait, d'ailleurs, autant d'incertitudes sur le plia de la campagne future, qu’il en subsistait sur L'objet véritable et sur les résultats éventuels de la coalition.
Le duc de Brunswick, qui avait accepté le commandement supérieur dpi armées, désapprouvait le principe de la guerre at ne pouvait se mettre d’accord ni avec lui-même, ni avec autniî, sur la manière d’en conduire les opération* Très-v«Uaut de sa personne, calme et intrépide au feu, plein de ressources sur le terrain, inventif dams le détail, plus opiniâtre qu’entre-prenant et plu intdligrnt des difficulté» que hardi h les trancher, ce héros de la vieille Europe manquait de desseins, de décision, de suite surtout dans les grandes mesure*. Il dissertait avec aisance, projetait avec inquiétude, exécutait avec perplexité. Il le savait; la conscience qu’il avait de son indécttion en doublait les inconvénient* et paralysait août rut sa volonté. Il n'aval d’étendue dans la pensée que pour errer. Il était de ceux qui manquent la victoire pour s’étre trop préoccupés d’assurer la retraite. Se piquant de science militaire et de conceptions rauonnéei, dédaigneux d* l'occasion, plus méprisant encore que méfiant des hasards, il négligeait, de parti pris, âe qui échappa eu calcul t le* traits d’audace, les coups de génie et tous les secrets empiriques des victoires remportée* contre le* règles par le* parvenus de la gloire l. Ce guerrier philosophe était doué à un rare degré de i’espnt de en tique, anti iode de l'esprit de h guerre. Il y joignait l'espnt de cour, la plus diisolvant aux année*, lu scrupule excessif et obsédant de la réputation, l'anxieté des jugements du monde, la curiosité de* a?]s„ le scepticisme sur le* con-
1 Vor GHVQtlT, fJirtwon priulirnne, p. Ut-liZ Air b mflbode Sr |k»>' dei AIbnUUd** c#(U époque, l*< VUt» de Hfnntw>ch, lu ^u'U portail
ilr Frréenc, ti>r I* penanna i-t lr cirteltre du dri<-, i/>, p Itf-iïT. — Sti* , hu<Lt t. I, p. Mü, — Cnmta i Catherine, U ferrer Hflk t'(W7t<p»Md«ti«rr, p. 556-SÛT
L'AIXKXAGBK TT LA GOEIRK.
Wi
«eik, un besoin d’approbation qui fait que Ton consulte cli.iciin, an amour-propre toup^onoeux qui fait que Ton ne croit personne, et dans l'incertitude d’nne &me qui se distrait mtm refljje, se disperse et s'embarrasse de Ja aorte, on seul mohrle impérieux, fa soumission au maître. Habitude d'obéEfi-siiuce mi U taire, tradidou de dépendance féodale} Biupsw ■a, malgré les ré vol les sourdra de son «rjjüeik et le* pmteïlâtions aerrefps de m raison, cédait toujours aux ordres, voire aux désira du rot de Prusse.
Sa première pensée était de ne point rinqjer de ces batailles où la fortune a trop de purt, mais d’occuper les Frontierra de fa France avec de grandes forces, de s'y établir solide ment ■ et d’al tendre la délai te des Français de leurs mipuéludi'M intérieures et de leur banqueroute* . Cependant lursqiiu Frédaric-Guidüutn? lui offrit le comma ridera eut en chef, et lui üt connaître #es propres vues but 1h conduite de la çuerre, Brunswick ttJôdifia ses plans et proposa one offensive rapide. — Müist ajouta jt-ii aussitôt, ce projet n'a de raison d'être que dans Pétai de désorgan sabon où. se trouve l'armée française, si çette armée possédait encore des chefs lui Iules et expérimentés, l'entreprise deviendrait des plus scabreuses; même dans les conjonctures présentes, £1 ne leur faut point laisser le teTips de aa reconnaître1. « Il peut survenir de* événements dont les conséquences seraient incalculables, et les têtes qui gouvernent en ce mamccit la Fronce sont mus ffcmpire d’une effervescence dont on peut attendre les résultats les plus extraordinaires *. i C'est avec les mêmes réserves qu’il se rulbn a l'idée de marcher sur Paris, par fa Champion a.
Gelteidi-e lut adaptée, en principe, dans une cuit ferenœ tenue h Sans-S-ouei le 12 mai Le roi de Prusse présidait conseil, et le géréral en chef des troupes autrichiennes le prince Frédéric de Hohen1olie-Kiruhbei*f*, y représentait Mn souverain. Bouille
' ConvtraaciiMi arec itap|K>r deCnuin-,£l février 1 r'iX
* ïlËtnuirr du l#fcvier l7Mrt kllri^ Hhiijon-irnTrlcr. 'U'sr'fMi.H.flfrn'Urru, Amstfinlain, 18Ü9tI. I, p, £07. — bilKt, TraJ X. I, fi 4&S — H«ii«9eh,1. I,


Dr g na fTim
uhiURSITYOF CAUFORh
était h véritable isaligataur d* et dessein; ü fut appelé a «a préparer rexécntsoa, d'accord avec les allie»'. Quant aux émigrés, Brunswick réduisait leur rôle h de» apérabooa dus 1* haute Alsace, très-loi n par conséquent du principal tbéitre de I* guerre. Les allies comptaient mettre eu mvemeot enviro» 174,000 hommes, dont 43,000 Pruisieas, 106,000 Autrichiens, 20,000 émigrés, 0,000 Hesscis. Ils se flattaient, dÉduc* tinn faite de l’armé* des Pays-Bas, de» garnisons, de» corps détachés et auxiliaires, de concentrer sur La Meuse 110.000 hommes, a*»o lesquel» il» soumoUraient la France, an réduisant Pan», Encore fallüit-il porter cette année aux frontières. Les Prussien» se vantaient d’atteindre Cobieuti dès le» dernian jeun de juin; nais l’Autriche demandait tin non de plus et déclarait que le gro» de ses troupe» ns serait pu sur le Rhia avant I» fin de judlet Citait l'époque fixée pour l’élacton de l’Empereur et pour le couronnement. Lu souverains se réunira lent alors; leurs généraux et leurs diplomates conféreraient •sus leurs yeux. Ou convint d’ajourner h ce temps le» dera ère* détermination*, sus» bien »or le plan de guerre que nr la eorr J lui r* indi-'pensable de ce plan, le règ lement de* indemnité»97
L'Autnche s'efforçait d’animer l'Allemagne, Mau la Saiot-Empire «mNuit oublier, avec presque toute l’Europe, qae la défense de scs droits avait été L'obet primitif de la guerre. L Empuv était fort menacé pourtant,bien plu» que f Autriche ci surtout que la Prusse. 11 fallait s’aveugler étrargenent pour ne point voir que le révolution opérée aa Alsace sa propagerait sur la rive guodie du Rhin, partout où pénétreraient les armées françaises. Mai» le» électeur» ecclésiastique» n’étaient point de taille à ae défendre, et toute leur énergie l'usait à Critt Su secours, à truler grossièrement les envoyés français et à fulminer de puéril» uirathemu contre la EtévoluU<m *. Parmi les gôuranemenia laïques, quelques-uns, cottme celui des Deux*
L'ALLEMAGNE ET LÀ GDERRE. *73
Ponts, considérant que la France, qui était h leurs portes, promettait de Ira respecter, jugeaient plus expédient de h DDéuager que d'appeler l'Autriche, qui était loin et pariait de le* déposséder, ou tout an main* de les troquer à sa convenance.
Les prince* delà rive droite montraient noirs d'inquiétude que ceux de la rive gauche. Ils *e figuraient que le fleuve les gardait contre l'invasion, et que 1* caractère de leurs peuples les protégeait contre la propagande. Ces peuples semblaient paisibles. U convenait Êb des régenta pusillanimes de s’abuser. Le fait est que «■, dans cra paya, on admirait par échappées h Révolution française, od no songeait nulle part à 1*imiter, Les plus chaleureux adeptes des idées nouvelles continuaient h m montrer des sujets très-soumis de leurs mat très. Il se manifestait même pnnüi Ira publicittra un mouvement de critiqua et de résia-taoce aases marqué Quelques patriotes pensaient h opposer aux droits de Phoaine d’au delà du Rhin ceux de l'homme d‘en deçà *. Les premières déroutes de l'armée française donnèrent aux timides un prétexte pour m rassurer, elles découragèrent les enthousiastes qui s’attendaient h quelque scène à lu Lëooidas, et ne lurent dans les gazettes que le récit d'une honteuse panique *. Ceux qui, comme Klopslock, demeuraient sous le charme et conjuraient les rois de ne point alarmer pour asservir une noble nation, trahissaient dans leurs représentations plus d'inquiétude pour la cause de U liberté que pour celle du despotisme *. ■ Je ne puis, écrivait un des
■ Biidxwur, p- WO, 11034111; — Scatüm, SmraMMWtjrn, t. XIV, p. 104. aie,
1 Article» tfeScaïuea, dantlc JatzMf Hacliaid.de Gotla
A/pet d*uti Àfl’-maïut i tes eompairiitei tin fikm: — Lri Jroitt de fhaumt dt » eAlé et de FMire du ÂAia BibOrhiiiIIX, p IHO.
■ • C*lw •** P*at nOHH» P*ur h I brrt» — «t 4» parue d** chaîne*,
fl bt» ri U qti’i mapi tla fouvl k prtto tS la ctatk — h *hnn*i>t 4* r^P
piropns Fojer - O Français, araywmu» qw la Jichet* — et cache toua de» çraaulèa ata ü^rtiT flcKite * roui <pat CsOs tMte chef M massacres YM f<l— KMolen! — Jt rêrftU d'4cn *O0r« Tyrt*» — ram» conte* la patrie d'Hermann — Je mahaite k Tietotr* *t Jô «accès — h qni t<hm porter» de* etuine», ■ — Bnotb, Sirajftrd, 1701 — • L'trattti finpp» i «kpi ds poiàfl ai non A «ujh depbrufl. ■ W-, CfantutA, 1705,
1 Oth « Dtr Frtiimuliri^, mil 1T9X «m*r* la piètre* Lsum i Lifiyewe»
princes Ica plus éclairéi de 1* Allemagne, Auguste de Gotha, désespérer encore de h liberté. Le fige et la folie de quelque! milliers d'hommes ne peuvent balancer* mes yeux fintérét que je prends à vingt-cinq raillions *. • Las i ni pressions étaient donc tràfl-complexea et lee sentiments très-mélangés dans l'Empire. On ne s'accordait que sur un point : te peu de dis-pr ntion qu» l'on éprouvait i sa battra, * mtanra qua l'instunt de la bataille approchait.
Ld diète sonnait désespérément l'ularm®, L'Autriche et ta Prusse finvitaunl à passer aux actes et leugogetient i former une ligue comme celle qui avait combattu Louis XIV au temps de la sneeessîûB d'Espagne Cet Age était lui n, et l’Eni pire, depuis Ion, avait vieilli de prés d'ut siècle. Il ne se trouvait même plus de fore® b payer de contenance. Ces mémei prince» qui, par leurs prétentions excessive! et leur refus d’entrer eu composition, précipitaient naguère la rupture, sc dérobaient nuin-tanant; mis en demeure de paraître, ils ue savaient que gémir et trembler. Lea petits États, qui réclamaient si pais ton nément la restitution h l’Empire des provinces qui en avaient été distraites, se montraient beaucoup moins ardente * In guerre depuis qu’ils savaient qu'ils n’y trarvtraieDtpointdehéaÆce. Le» bruit» de démembrements, d'indemnités, d’échanges, qui circulaient sourdement dans Les cours secondaire», y arrêtaient l'enaprestement. On rfy avait point de goût à Se compromettre Ou à Sc ruiner pour ugrandir l'Autriche et la Prusse, c'est-à-dire pour travailler à ih propre diminution, si ce n'est à son propre asm-» I et tisse ment. Le cercle de Sou abc, après mûres réflexions, proposa de coMstituei une association défensive provisoire. Le cerul* de Fraucome exprima la crainte que le passage des troupes autricliiei ncs et prjsiiennes n affamât le pays1. L'électeur de Hanovre, se rendunt aux conseils de ses ministres anglais, se
îî jaiii WH. t Bnimwkb, 1 Jmllei, en Un Mtntmnt Fodc 4a nri» J'arril et r<n^-iDfian( à ikpoirr le >-nBin»ri<fctiient.
1 Leurc ê H»-rdti ,13 mu 1701 publier dnn* le 6«lêr lahrfntch, iMtâ, p. +3-4 k > Vnr djjriï \ niKOT lu circuhirei Antndiitine», 5, B ri ta aai, L 11, p. 17, TU), 35.— Stiki., TroJ., L I, p. 171 — lle.ouih, t 1, p. 311
Sun. Trad , t. I, f 471.
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LE V» JUIBL
4T5 déclara neutre dans la guerre entre la France et F Autriche» ajoutant seulement que si la guerre d’Empire était offideile-ment déclarée, il fournirait Son contingent, ce qu'il ne pcmvcit d’ailleurs refuser sans forfaiture. Il entraîna dans sa neutralité la Saxe et les petits États du Nord. L'électeur de Bavière répondit qu’il avait toujours eu pour politique de se maintenir sa bons termes avec la France, Seul, te landgrave de Hess^-Casse!, qui aimait b faire parade de les belles troupes, offrit de les mettre au service de la cause commune, mais il exigea la promesse du titre d1 électeur et le remboursement de «es frais; moyen saut cela, il fournît six mille Hessoii b La coalition et fut cité à la diète comme le seul prince patriote de FAIIemagae. k II ne faut pai, diSâit uàguerc Küuâttz a l'envoyé prussien à Vienne, liÏÆSær à l’ennemi le tempe de s’aguerrir, et il importe de porter promptement dee coups décisifs *. ■ Ces grands coups se trouvaient différé» h deux mm». C’était plus qu’il n’en fallait a la Révolution pour opposer b l’Europe un. terrible fait accompli,
Les tergiversations des alliés désespéraient li famille royale. Elie ne se les expliquait point. Chaque journée perdue emportait une partie de ses espérances et L'éloignait davantage de ce port chimérique où Louis XIV et Marie-Antoinette croyaient trouver le salut. A mesure que 1a crise s’aggravait, l'écueil vers æqnel ils étaient entraînés ù fa fais par le courant des eaux, pur lu force de la tempête et pur leur propre égarement, sortait peu h peu du brouillard et se découvrait devant eux, plus prochain et plus formidable. Cependant ils se figura.est qu'ils pourraient le tourner encore, et qu'au moment de sombrer, quelque miracle de la Providence les ramènerait tout A coup daoA lu passe Ls s'attacha eut plus que jamais à séparer lear
* Rappiri d# JoculH, 1 mii HÎS IIkbiumva, Bip, wir., p Î13
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cause de celle de l’énigratioc. Mootmorui et Malouet, qui continuaient à Ica assister de leurs couieds, jugeaient indispensable de s’en expliquer décidément avec le* alliés et avec les princes. Malgré tant de lettres et tant dTéœisaaires, il subsistait entre le Roi et ses alliés des malentendus, et cas malentendus, pour Louis XVI, étaient mortels. Malouet proposa de dépêcher en AU b g ne Un homme d98un caractère sûr, d’un langage Ferme et d'en esprit pénétrant, le Génevots Mallet du PünT avec lequel il était eu parfait accord. La rude campagne royaliste que Mallet avait poertuivm dans le Jlhnwne lui avait attré trop d'inimitiés; il se voyait contraint, par échapper aux dangers qui le menaçaient, de quitter Paria. Il prépara en grande partie et concerta avec Mslouet et Mont mono Les instructions qui I n Furent données per le Rot
Le premier objet en était de détourner les princes de âc méhr à la coalition. La guerre devait conserver le caractère d'une guerre étrangère et d'us conflit entre puissances» Les princes n'uvalent point h se porter pour arbitres dans Le différend de la France et des ■lires, ■ cet arbitrage devant être réservé à Su Majesté lorsque h Liberté ainsi que la puissance royale lai seraient rendues... Toute autre conduite produirait une guerre civile, menacerait le» jours du Rm et de sa fendit, ferait égorger leu ropibatea* rallierait aux jacobin » tous lea révolutionnai rw qm ■ en sont détachés et ien détachent chaque jour, et rendrait pus opiniâtre une résistance qui fier II ira de vu a t les premiers Süccév déc-iAib, lorsque le sort de la Révolution ne paraîtra pas remis h cecx contre qui elle a été dirigée et qm en ont été les victimes-. ■ Pour éviter cette méprise, le Roi deiriindait aux alliés de rédiger leur manifeste * de manière i séparer k$ jacobins et les factieux de toutes classes du reste de la nation... et ■ rassurer tous ceux qui, Mrs vou mr »a constitution acÜJtdb, craignaient le retour des grands ah us * Les aidés devaient se prononcer sur le maintien de l'imeyri'è du roj'vun»*, alarmer
LU 10 JUIIÏ
WT
qu'ils Faisaient la guerre a à une faction antisociale et non pas 4 la nation française «. lia déclareraient qu'ils ne foulaient a imposer ni proposer aucun système de gouvernement * , et qu'ils ne poureuivaient que > le réiablLeeement de la monarchie et de l'autorité royale légitime, telle que Sa Majesté elle-même entendait h circonscrire ■ , Gela posé, et le caractère de liolcr-ventiun déterminé de la sorte, les mesures d'exécution devaient être irrésistibles. Le Roi invitait les alliés a notifier * avec force h P Assemblée nationale, aux corps administratifs, aux ministres, aux municipalités, aux individus, qu'on les rendrait personnellement et particulièrement responsables, dans leurs corps et biens, de tous attentats commis contre la personne du Roi, contre celle de la Reine et de leur famille, contre les vies et propriétés de tous les citoyens quelconques h . Pour conclure, les alliés se diraient prtU fa donner la paix, mais seulement à Insulta d'une négociation engagée avec le Roi libre, et où fan délibérerait « d'un pian général de restauration sous les auspices des putwances » .
Les vues que ces instructions développaient sur les émigrés, sur la contre-révolution totale, sur rinterventhn directe des étrangers dans les affaires de l'État t sur l’intégrité du royaume enfin, partaient d'une juste observation dre choses; mais on ne pouvait, sans s'abuser prodigieusement, s'imaginer qc'il suffirait de quelques phrases affichées sur les murs et imprimées dans les ga&eites, pour décider les Français à. risquer leur indépendance nationale, leurs libertés politiques, leur* libertés civiles, toute la Révolution enfin et tonte la patrie, sur la loi de dédarstiom aussi subtiles et de distinctions aussi raffinées que celles-là. Les Français tenaient le Roi pour apathique et subjugué, la Reine pour hostile, la noblesse pour implacable, FAutnche pour ennemie. On prétendait leur persuader tout d'un coup que cette rivale héréditaire cnvehkMuit leur pays avec 100,000 Allemande dan* le uni dessein d'y fonder la
cnqq«i le dwttibmest 4c la Ftsdm, h nafsnca 4v àRiffns «t fislveue* de» psuiuco étrtbflrH Ik nom fKvwecHanU ■ Xonlaoriii b h M*rck, U juin 179L C*?.> L Eli, p. 31Ï.
LA DÀGHÀkflCE — 17»!
munarchie tempérée et d'étooaer le monde par le grandeur de »n ddfiintéres&einent; que» rétabli | ar les étrangers dans la plénitude du pouvoir, le Hoi n’en userait que pour confirmer ko réformes, que lu Heine ne ^appuierait pua ear les troufKa autrichiennes ponr Lire prévaloir son influence ; que ta émigrés rentrés, non, » Ton veut, avec L'armée d’invasioi, mais ù la suite de cette armée, m mviendraient que pour observer de« lois qu'ils condamnaient avec tant de violence; qu'ris oublieraient l'ancien régime, et que s'ils *e montraient rebel es, Le fiai les contraindrait à L'obéissance. Demander iiux Français cet acte de soumission aveugle, c’était attendre de Leur part une crédulité inouïe et une confiance en leur monarque que m le caractère de Louis XVI, ni la réputation de ses conseillers, ni leur condu te depots I* commence no eut J* la Révolution û’étaient ctjiablés d'inspirer. Le pins grand nombre des Frau-çati avaient beaucoup profité des reformes accomplies, il* y étaient passionnément attachés, ils souffraient peu de L’anarchie et la considéraient, eu tout cas, commo transitoire. Il restait en euT on fonds presque inépuisable rf’nptimisrae. Cammenl se figurait-on que ce peuple, encore enthousiasmé de la Révolu t*<i ta, allait *e t/an* former sous la consigna, t’urnoHir dans un dé cou rage ment commandé et a'avilr soi» 1er menaces raguei et infimes des chàltmcots, que, f«r la plus invraisemblable des aberrations, il confiera, talon la défense de ses droits à cette couronne contre laquelle d les avait conquis et que la voix publique «eeisait de vouloir les reprendre; qu’il répudierait, au contraire, les hommes qui, après avoir accompj ta Révolution, paraissaient les plus directement intéresses à la soutenir centre les nobles, contre I» cuur rt contre ta étrangenT Quelle idée enfin ae ta j sa» t-on de ces révolutionnaires mêmes, quucd on les estimait • ta fois si dangereux, s stupides et st lèches? Dn les met lui en demeure de choisir entre lu mort, ta confiscation, l'exil et le pouvoir. Ce pouvoir, qui devenait l&ur sauvegarde, en leur eu ouvra.t ta avenues On les désignait ai peuple français oumoke les vrais défenseurs de I* patrie a& ta désignant comme ta pim ennemis de* émigrés et de* étrangers. On
Lk «0 JUIEt.
*TÎ invitait la France h se prononcer entre l’avéneiueDt d'hommes nouveaux qui avaient pour eux le prestige de U Révolution, et if retour d'on gouvernement décrédité, sinon h al universellement, et dont le souvenir n’dv allait plus que des soupçons ou d«a colères. Pour admettre un instant que La nation balancerait entre ces extrémités, il fallait non-seulement méconnaître U force de la Révolution, mais la force même de 1’hhtoire de Fronce.
La signes m m firent pas attendre. Mallet du Pan quitta Parla le SI mai- Le 83, Gensonud et Brissot dénonçaient de nouveaux complot* du comité autrichien et réclamaient la mise en accusation de Montmano. H j avait beaucoup de fontas-mugorw dans leurs déclamations Bnssot accumulait les accusation* et martini naît avec U» mêmes accents îa digués le projet de rétablir la prérogative royale, la servilité du ministère envers l'Autriche, ion hostilité * la Prusse el à FAngletene, l’induIgeiics du Roi pour Je* émigrés, sa tiédeur dau La conduite de la guerre et le projet de ses couseillen d'éUbbr deux chambres1. Mais h côté de ow artifices oratoire*, que de traits directs et acérés qui atteignaient le but! La coalition des puissances recherchée et favorisée, l'invasion déûrée, le secret des opérations livré à l*ennemi, les intrigue* du dedans préparant et soutenant l'attaque du dehors, le dessein dedaaon dre T Assemblée at d« modifier U constitution Les mesures se saccadent pour obliger Loua* XVI h se découvrir, pour PasMilbr, pour le désarmer. Le S7 mai, l1 Assemblée décrété la déportation de* prêtres insermentés *; le 29, elle licencie la garde constitutionnelle du Boi ; le 8 juin, elle décide la formation sou* Pane d'un camp de 20 040 fédéré*. Le Roi renonce h sa garde, mais il résiste ajx décret* sur la déportation des prêtres et sur le camp des fédérés : m contcieice lui interdisait de Mnctioaner la premier, le plus vulgaire bon sens lui commandait d'opposer son «cto au second.
Cette résistance fit éclater les dissentiment* qui couvaient dans le mmiâtère. DumouriéïM sépara de sa collègues giron-
■ Jtfwuciurj t. XII, p.
■ Gmwni, À/outrar, L. XII, p, MS, Q, Rmum, «A, p. UA
* 11 *iéfil que mft Cilujca* la raçlamctit pour qo* la* utorué* 1* pnowsafc
I>A DÉCHÉAKCI — 1T1Î.
f'^3 fl tenait te pouvoir , il ivut trop d’orjjneil, trop tTatubt-» tion et trop d'audace pour servir d’instmment à un parti qu’il méprisait au fond, car U en avau pénétré la faiblesse et la vanité II comprenait que la Gironde n'avait exercé d'influeuea que par les mouvements pop u la Eres, et qi Telle ne les dirigeait plus99. K lie ne pouvait plu» le soutenir, il crut pouvoir «ea détacher. 11 combattit le projet du camp de» Fédéré». Servau, Colonel <T infanterie, qui rrraplHçail de Grave à lu guerre depuis le 10 mai, appuyait le décret. * La diaroasion Ait ai vive que, tan» la présence du Roi, le conseil eût fini d'une façon sanglante99, » Roland lut un» longue remontrance t duMrta-tiüD de pédant,qu'il qualifiait d’* austère langage de la vérité ». U concluait par des menace» significatives : ■ La Révolution Ht faite dans les esprits; elle fachèvera au prix du sang et sera cimentée par le sang, si le sagesse ne prévient pas des nul heurs qu’il «t encore possible d"éviter. s Lnuu XVI, tout résigné qu’il “tait, ne put supporter celte semonce au ton rogue et coin-annutoira, DunaurîeE profita cia l'înapatienca du Rm pour provoquer une résolution qui entrait dan» ms plans : Roland, Serran «t Clavier# Rirent renvoyés. L* Assemblée déclara qu’il» emportaient les regrebde la nation. Le 14 juin. Le Roi annonça que Muurgue remplaçait Roland ê l'intérieur, que Nail<ac serait appelé nui affaires étrangères*, et que Dumouriet passait ■■ ministère de la guerre. Burnou ne» put se croire un parle maître da I État. L axpénaoca qu'il fit 1« désabusa vit*. La fort «t que s'il quittait les relations extérieures pour «'occuper del'armee, c'est que la diplomatie lui échappait.
Il n’en eut pu de preuve plus cruelle que son impuissance à Bcomnr la Pologne, L'enraye de France h Varsovie, De»-eorche», demandait des instructions, celles qu’au lui avait renuce» fi son départ étant parfaitement vague» et inugm fiant es *.
‘ M'ni -ire pu uni d jMfrucuuN m mw DetcwcSa da Suaw^GrM») t H 17M.
■ Si vour jagei, écrivait-il le S omu l Dumourin, qu'il vouoon-vienl de prendre intérêt à la conaervatio* de ce paya, il pourra n’étre point mutile, avant même que d'avoir arrêté les moyens, de témoigner cet intérêt au ministre polonais à Paris* afin de soutenir I* courage de ce* gens-ci qui, çommç tou* poUTCS imaginer, ont grand besoin de sentir qu'ils ne sont pu abandonnés de tout le inonde. ■ Domouriez avait le jugement rapide et clair; il ealitnail lea PoIôi)*i* et faisait scrupule de les décevoir. Il répondit, le 10 juin, que la France ne pouvait prend» aucun parti. Si l'Autriche, dîraît-41, M décide pour la Pologne, l'alliance fronçpjw atura aux Polonais, m l'Autriche m décide contre 1* République, lu guerre que la France fut * l'Autriche vaodra tous les traités d'alliance. — Le raisonnement était juste; mats qu'il en devait coûter au disciple de Fa vie r, à l'ancien agent de Cloitcul pré* dt* confédérée de Bar, de rwonce h une ai belle occasion de remuer le nord de l’Europe!
Débouté don* toute* M* teotativM de négociations, £)umou-riec en était réduit aux ressource* de la propagande, et il eu usait, au zooms pour préparer l'invasion des Pays-Bas. 11 j fit répandre dre prochmations parmi le peuple et parmi les soldais. Il disait uu peuple . * Nos armées sont aur ras frontières; elles upparlent lu ^pierre nu tyrans, la liberté mu eîtoyans* Déclare»-vous’ que le lion belgique se réveillai Peuples belges, nous jurons de voua rendre libres* * Aux soldats i * I-e* Français sont libres. Voua voulez l’étre? Vents en France*.* Désertes en masse. Comment êtes-vous nourrisf Plus mal que le* chien* de France* Vos chefs vous regardent comme des bêtes Féroces qu'ils font battre h leur gré. Venus, braves soldats; goûtez les douceur» de nos kis, et divisez-vous les terres et propriétés de* d'Artois, de Gondé et de cette bande de coquins qui partagent leurs crimes et leur* *céléruLe»aes. Exterm isea-le* avant, purge» le monde de ces monstre* et vent* vivre et mourir avec vos Frères les Français100 1 >
Un rot, nommé agentgênértî du gtwtnMUftâpour iti affaires
de ielgiipu! a’ftv&it pu m rendre i Bruxelles1. Il ne contenta de lancer un manifeste invitant le peuple brabançon à nowuuer une assemblée constitua nie*. 11 demeurait b Valenciennes en attendant que les troupes reprissent l'offensive. 11 y reçut des dépêches de Diunounex et de Bonae-Carrère. Elles n'étaient que la confirmation da leurs précédentes instructions. Elles l'invitaient derechef à * exciter l'esprit d*insurrection * en Belgique, et à tâcher de réuur tous les partis dans cette insurrection B. Bon ne-Carrera ne ne di&siroul ait pas que les Bdgea étaient ■ d'un siècle eu arrière « sur «es Français; H comprenait le danger d'alarmer ce» peuple) en «lUqunut leurs coutumes, leurs confréries, leur clergé; bref, il sentait que le moyen de seule ver ce pays contre l’Autriche n1 était point d'y recommencer, avec exagération et violence, rentrepriae manquée de Joseph IL Cca cousais très-sages, que Bonne-Carère songeait à donner h Maret, lui parurent sans doute téméraires et compromettants : il les avait écrits sur lu minute de sa dépêcha, il les supprime dans l'expédition. C'était oepsndant la condition nécessaire du succès des plans de Burnou nez sur la Belgique, et ce ministre put mesurer des lors l'étendue des dit fieu liés qu'il y rencontrerait.
Lu mission confiée b Maret n’était point d'une exécution facile. La seule espérance de renouveler La révolution ranimait toutes les factions, etjurtiais elles a'avaient para plus acharnées à s« co ru battra. Les vonckistea, que l'on cou aiderait, avec us*wt de raison, comme Eei feuillants de la Belgique, k mon Ira Lent épouvantés de l'ardeur révolutionnaire du comité des Bebjca et Lif^fon ujhj qui opérait à Paris tons les auspices des jariibins. Ils redoutaient aussi que la France ne les abandonnai. Maret leur prodiguait les assurances; il finit par leur persuader de soutenir, avec nu corps de partisans, l'mvasioa française. Mois cette invasion se taisait attendre, et( tandis qu'elle se préparait, la propagande jacobine jetait l'alarme parmi M piua nombreux
■ Kxsodf, p. SQ-Sf » — tkMujxir, c. il, p. M.
* Atatutair, TS nvnL 17 9 JL
4 Baouv-Carrem k 4 M 17VÎ, «A, t3 «t ÎS mai.
de* parti* nationaux an BpJfjique, criai de* Statfates, qui ne fêlaient révoltés aaguèe coolie l'Autriche que pour détendre leur» privilège* religieux et leur* a net en ne» immunités politique* *. Cette propagande, qui «e déchaînait aocbeeuleinant contre le* rot», mai» contre loua le* pouvoir», toute* le» in»ütu-tïon», tou* les droit» établit, contre tel prêtre», Im noble*, le» bourgeo.t, Le* propriétaires, et annonçait aux peuple* une aorte de naitfeajiri* démagogique *, bouleversait la pdiliqua minuté-ndle. Du mouriez, avec son d«cem de Constituante belgique et *•« appels h la désertion, o'«nploy*it, en définitive, qaa du* artifice* clasuques, et n’en tuait pas autrement qu'on ne faisait «ou» l'ancien régime loiaqua, »clor> h mot de Samt-Sunon, on
■ bramait » chez ms voisins ■ d’étranges révolutions ■, La prosélytamc jacobin, avec son «prêté fanatique, noyait, dam son débordamont, tou* cm petit* complots de chancellerie.
1,0 motif qui avait fait avorter tes pian* de diplomatie de Du-oiourÎH ruina plu promptement lùôûH «*• projet» de politique mtenenre. Reprenant le dessein de Mirabeau qui consistait à céder aux injonctions de l1 Assemblé* pour regagner la con-lianes da public, il conseillait a* Roi de sanctionacr te» décret» du 27 mars et du S juin. Il k faisait fort d'envoyer te» fédérés
■ la fronhtre, et il espérait, an aaa'iliant la* prétra,d ferme trier es jacobins et rallier les indépendants. Le Roi gagnerait ainsi |Lelquej semaine*, puis, te guerre «érieuaemeiit commencfe, *1 Mjthrait d une victoire pour rallier l'année b la couronne ; te jénerel Tictoneu* serait nécessairement populaire et pourrait, i la tète de ms troupe», prendre b revers tes factieux. C'est le dan que jusqu'il la caUnlrophe de i* ne Dninounes devait inre*s-inirt»ent b g lier dan» sa pensée et tenter oui tente» le* irirme» Le premier essai qu’il Ht poar l'exécuter permet ta il le préjuger l'issu» de» nuire». L» 13 juin, il parut à FAkem-blée, en sa qualité nouvelle de min litre de la guerre. 11 tâcha J'émouvoir *t de réunir les esprit» on leur dévoilant mm»
I BokbfT» L Il, p. ML
" Voir Xt.BH**, CTibU, t, I, U*. IV t k oi WW.
1 DtaoraM, t, llj p. MB. Ntliii u I, p. 1ÜJ.

Dr|ç|
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ambages te péril militaire de h France. L'jrmée, <|Et-il, nmo* que de lotit; l*s place» «ont détnarielfiea; il y a ud déficit Je 40,000 hommes et de 10,000 chevutx. H faut de> mesures énergique» pt pratiques : I* |4u« urgent* «et de rétablir U discipline. Dumouriet expose set projets pour relever les effeclJs et procurer des arme*. Avant tout, il réclame, non hdi hauteur et sans cmirnjpe, la confianeede l'Assemblée i t fl est temps que toutes les factions se luisent devant le danger de la pu trie. C.’esl an corps b^shtif à soutenir l'intégrité des pouvoirs constitués, il doit donc maintenir l'autorité du pouvoir exécutif. Nous subirnns tous la malheurs possibles, et non* les auront mérités, si, des ce tnomrnt, il n'y ■ pas en France une kg >lature ferme et un gouvernement actif. - La législature n'avait de fermeté que pour pamlyscr Factivilé du gouvernement. Les dépatés reprochaient d j il leurs, et tres*justeinent, h Duuiouriet d’avoir provoqué la dérluration de gnerre lorsque le désarroi de l’innée était aussi profond. Il avait été bien léger, s'il ne s'en était point informé; bien perfide si, te loch art, il n’en avait pas tenu plus de compte. Il sortit de cette séance suspect aux yeux de te majorité j autant par >cs révélations î n attend ne ■ que par 1rs nrneie-pensta de coup d*EM qui perçaient dans tout «an discours.
Les députés Pavaient accueilli en cous pirate tir; te Roi continua de le tra ter en intrigant. Louis XTI ne s'était servi de lui que pour sa débarrasser de Roland si de Claviers. 11 refusa de suivre ses censéJs. Dmnoanet comprit qu’il ie perdrait inutilement s'il persistait L garder te pouvoir. Il donna sa démission le 15 juin et partit pour l'armée du Nord, où il prit un commandement. Il n'était encore, au demeurant, qu'un incouuu dans te Résolution H n’a va il ni crédit dan* 1a peupla, ni autr>-nté dan* reniée, soo intervention mécontente tes revotulion-oaires plus qu'alla ne Les inquiéta.
Celle de Lrfayette fit plus que tes irriter, elle te* effraya. Lafayctte exerçait encore du prestige : il tâcha d’en user pour sauver te monarchie. U écrivit à L'Assemblée une lettre qui fut lue d an* la séance du 18 juin. Il dénonçait comme les pires
M3 ennemis du repos public les jacobine, État dam l'État, «faction organisée coeuDt un *m pire a part » ; il 1m accusait <ta fcnaatar l’anarchie et le troubla dont souffrait la France; il réclamait 1* MippreMKM des clubs, le vétabliMomait de l'autorité royale, lu garuatie de h liberté religieuse. La droite et h ceatre applaudirait et parvinrent à taire voter Vimprcsaioa de la œtlre, nai-' gré tes clameurs de h gauche- « M de Lafeyetta, s'écria G«U^ det > a’kgoore pas que lorsque Owaueil tenait un pareil langage, la liberté était perdus es Angleterre. » Lee cou «u tuticnml* parurent reprendre courage. Les révi.lutionn aires te virent enwoonda de complota ut se crurent b la veilla d’une journée royale, lia résolurent de la prévenir «n prenant Toffieium et d'assujettir par m peur la cour et l'Asscmblé*. La cour leur en fournit l'occasion.
Le 19 juin, Louis XVI notifia soo veui «tu décret* ht les prêtres et sur Im fédéré». Uns émeute fut concertée pour le leo-demain. Les girondins eu prirent Fuutiativw et la direction. Ils comptaient que l’AssembLe, dans km effroi, leur livrerai le gouvernement, et que te JBoi „ n'ayant plus de recours qa’ea eux, se ferait l'un Crûment passif de leur vokiaté. Lra jaco— binj secondèrent la Gironde, persuadés que te mouvement remporterait et qu’elle demeurerait prisonnière de ses alliés. Les cbefi da ta démagogie, qui disposaient des moyens d actkwi et de qui tout dépendait, servirent ces deux partis par des wotita ■nnlugues. Tous d’ailleurs sa sentaient liés, «i ce moment-la, par le même intérêt et Mimés par ta même pusaoa. As mirent un ceuvre toutes leurs leaMurcM, et l'on vît» manifester dans leur sédition cet art d"organiser la viotenœ, qui imprime ua caractère si terrible aux journées do la Révolution. Le 10 pia, huit railla |iétitionnmreB an armes, suivis d'un» Soute nnmeuft m p rts cotèrent aux. portes de l'Assemblée, Ils réctamaseat te rappel dai ministres et 1* sanction des décréta. Citait un principe, députe 1789, qu’il EtllaA éloigner les troupes en armes du heu des délibérations, afin que l’appareil de ta force ne Iroubtet poirt la jugement des législateurs Las girondins m piquaient de droit public te m vantaient d'aimer ta liberté; mata ib m
réservaient de faire respecter le droit et de faire prévaloir fa liherté quaad ils tiendraient 1* pouvoir. Il s'agissait, a joar-Ji, de le conquérir, et Vergniaud proposa A I* Assemblée de capituler devant fécneote. Pendant truie beurea, la populace envahit les bançs des député*» et h* émeutier» défilèrent au pied de la tri* b a ne» Le nouveau despote, fa foule parisienne infurgéc, réalisait la légende de Louis XIV : elle entrait, le fouet à ta main, dans l'enceinte législative et proférait» devant les représentant* de le loi consternés, l'insolente fa brutal» formule : L’Ëtat, c'est
DOi!
VAaaeaablée ataerrie de la aorte, c'était peu de chose, acm-bfait-il, de réduire le Roi è demander merri. Les organisateur» de fa journée ne connaissaient pas Louis XVI. Pan» qu'il* l'avaient toujours vu hésitant et timide b employer fa force, ibs» I* figuraient pusillanime de ta personne; en quoi ils *e trompaient. Loin» estimait qu'il avait péché, par faiblesse et par politique, ai aanctionDant naguère des lots impies ; il a'en faisait de cruels reproches, il était prêt à tout souffrir plutôt que de céder désormais *ur un article de conscience, et sa résignation, ailleurs vnûine de la nonchalance, devenait id de la vert*» Il y joignait la dignité de l'altitude : modeste dans fa puis, tance, indolent dans le* affaire», il ne ae «entait vraiment roi qv’«n présenta dn danger, fa aa mansuétude naturel!* donnait je ne sais quoi de touchant A son courage. Le chrétien soutenait le prince. 11 n'avait aucune crainte de la mort. Il s'y était préparé. La veille, il écrivait à un confesseur ■ * J'ai fiai avec les hommes, je dois m» tourner ver» Dieu11 ■ Le» étneatier* envahirent h» Tuileries fa passèrent de va b l le trône vide du Roi comme ü» avaient passé devant le fauteuil du président de VAssemblé». Acculé dans l'embrasure d’une fenêtre, A peina protégé par quatre grenadier» fidèles, affublé du bonnet rouge* injurié, menacé, Louis restait impassible, tandis que près d» hâ Marie-An tome tte faisait à sas enfante épouvanté» une tarte de rempart avec la table du conseil. Ni I* Reine ne faiblit, ni te
« MalaimÀ Hailu é» Pre, ta JUI*. Mjllvt, c. 1, », 3A
Bai accéda. Il tint tête à ce* furieuxi horribles el grotesque® h 1* fois dans l'impuissance de leur brutalité contre Tabn^ga-tion d’on roi vaincu et désarmé La foule te retira sans avoir obtenu le désaveu qu'elle prétendait imposer. La journée était manquée, et toute cette manœuvre de h Gironde n'avait amené qu'un résultat» 1* plus funeste de tous pour ce parti comme pour la France, rabaissement de la loi et l'avilissement de la représentation nationale. * Journée plus fatale à fa république quà fa royauté, dit un républicain. On frappa fa république avant qu'elle fût née, et Fou prépara l’a fortement de la Révolution *. a Une fofa entrée dans l'Assemblée, l’émeute n'eu sortît plus. Les girondins lui eu avaient livré les abords. C'est par cm chemine qu'un an pin® tard elfa 1m assaillit sux-mémes, les arracha de leurs bancs et Le» traîna au. supplice, an milieu des insultes de ces mêmes énergumenee que, le 90 juin l’ïOλ ils- avaient lancés contre les constitutionnels et contre fa famille royale.
L'effet de 1a journée du 80 juin st de* diMussiora qui s'ensuivirent tut déplorable au dehors. « J'avais représenté la masse des Français comme adorant son roi ■, écrit nu agent, Desportes, naguère maire de Montmartre, fort décidé pour fa Révolution et accrédité dans un pays enclin à fa neutralité, les Deux-Ponts ; mais, sjoute-t-il, ■ je n’ai pu colorer l'horrible événement du 30 de ce mois ■. Cette ■ atrocité > a détruit toute opinion favorable. On ne ntiua considère plus que comme des réyicideit des ant/iTopopfiayes avec lesquels toute alliance est illusoire *- — A Londres, Tambaisada est dan* fa désarroi. Ge qui se passe dément tous ses discours. « Le* per-K>DB8s les mieux intentionnées en ont été consternées. £n même temps qu'on admire fa fermeté avec laquelle le Roi a maiutenu et préservé fa pouvoir que lui donne fa constitution^ on croît voir dans ce qui s'est pané l'effet d'une désorganisation absolue, H vous juges bien que, juqiTh ce que Fou cou-naiMe précisément i qut appartiennent l'autorité et fa pouvoir
* Qvisr, lh. X, ch- r, p. ÏTT.
1 Bippoit Sa. JW jam 17BL
« Fraacct noire position oa peut être ici que très-difficile'. ■ En apprenait qu'a* boutcm ministre, W- de Chambonas, était appelé au affines étrangères *, Tslleyrand demanda * venir a» tmeertra sme lui, ee qui lui fat euuitM accordé, L«a négowCious se troavèraai indéfiniment suspendues.
La pouvoir était vacant. La Gironde m leurrait encore de i’sspoir de Ftacepor ; il fai «attirait, croyait-elle, d’un eecoed oaupda force metH frappé que le premier, et die ne se caduît pas do le concerter. Les motif» na loi manquaient pee pour soulever le peuple de Paris et ^fiter fa peuple de France. Le péril public a* paraissait que trop pressant et trop réel. Les étrangère s’armaient. Tool la sonde les ooyatt en ramure; en ignorait les disansiom qui les retardaient, et Pan m répétait ce mot sinistre attribué b Tun de» chefa d’armés, te viees Lukner : ■ Dsin Pftat effroyable où se trouve famée, je ne puis répondra que lei Latriehiens h «oient à Paris avant dx os-manie* a. ■ Les dtwgrés aooonçaient d’effroyable» vengeances. Ils sa vantaient de posséder partout des intelligences, et il semblait qae fa guerre civile allait seconder de tous cdtés fin-rasion étrangère. Le* royalistes se rassemblaient dans le» CéveanM. En Bretagne, en Vendée, en Poitou, les paysan* se soulevaient et réclanment leur» prêtre». Le bruit courait que ds* pnoviBcss du Midi rodaient sa séparer da fa Pranca et sa Confédéral- m république \ Ce nétad pas seule ment la Révolution qui était menacée, mais l*anité nationale, l'unitd de l'Étet, fa patrie en un mat Depuis Km règnes périlleux dm derniers Volais, fa France n'a vert pas affronté de crise suiaî périlleuse.
La G<ronde en rejeta la reqmnubïlîté sur fa cour. Le 3 jm Jet, Vergnitfud, daai une des harargaes Ira plus pathétiques de fa R^volutma, aeensa Louis ÏVJ da conspirer avsc les étrangers rtuerTiSMment et le démembrement de la France, et le déclara par et fait même déchu de ata im es uni té». Le 4, l’Aasemblée
* nappas» ds * juillet 17*1.
■10 pis 1WL
1 MoaTiKn^TiaaaVK, L II, p. HL
* UmlMU 1 La Marck, U avril 1TQÎ. Cor., L IH, p. 3QL

*W décréta que Lorsque de» mesuras axtroordîiieires lu i semblera te* t indùpeDMhJw, *11* le déclarerait par cette fasumi* ! £* perne Mf et danger. Toute* 1m autorité* publique* ce conitrtueruut aiuaitot eu permuceoat toiM Je* çateyana prendraient tea amn, tou* Ici signe* d* rébellion «nient puro* de mort. Le JeD<leiBeiar ue évéqtw conitiiutioQDBl, Tomé, de Cher, proposa que, dan* cette extrémité, L1 Assemblée ae réservât « de sa régler uniquement pu h m*ii*M supérieure de toute constitution : La mIuL publie est la teî aupréoM ■. Lee uuoiatrea furent invité* * faire us rapporteur l'état du royaume; iU le présentèrent!# 9 juillet. Ce rapport était tru-atanaunt ; après FavaiT ligné, le» ministre* donnèrent leur déwMm# BimmC demanda que la conduite ds Bol Eût aumioéc. La IL, car la propositioa de Hérault de Séc belle*, t’Àss*mblde déclara la patrie en danger.
L'investissement h resserrait ainsi autour des Tuileries; ta brécha était curante, et chiqua jour qui m levait pouvait être celui da 1 assaut. Le* serviteur* du Boi tremblaient pour m vie 1 ( mait quoi que fût la périt, tous a*" accordaient h conclure que te plu* sftr parti était encor* de te braver. LafayeUe et madame de Staël offrirent d'eutever la famille royale. Le projet de madame de Staël parai m» pur roman; celai de balayette n'mspiruit aucune confiance. Go général avait perdu toute popu> tenté at □'offrait plu* qu’une ilhanee vaine et comproinattaiito. La famille royale ne vil dau* la proposition de* constitutionnel» qu'uoc suprême intrigue pour »*em parer du Roi, cite le» baissait d’ailleurs et mit cooùdéfé leur chuta avec trop de satisfaction pour essayer de se relever avec eus. * Le tout est de gagner du temps, écrirait Mercy Le* armée* Htreroot daa* la* pra-miert jours d'noU; «fort «n un nos» bout «en sauvé \ «
Louis XVI n'*n était plus h disputer sur 1m toc y ans. Ni Isa déclaration* d’apparat dictée» par le* ministres, in les décrets imposés par l'Aueaiblée, ni le* serment* mêmes exigés b peine de déchéance ne La» coûtaient plus : ta force qui l’y contraignait les rendait illicite» * se* yeux, et te vice essentiel de l’acte en
1 Mmuurfa b La Mink, U jmlte<7lH. Coït, U p Mk
• A la Rrirw, « juH* 1701. Aura, p. IM,
absolvait pour lui le mensonge Le G juillet, il annonça au* députés la déclaration de guerre dti roi de Prusse. ■ Je compte, dit-il, sur l’union et le courage de tous le* Français pour tom-batlre et repousser lee ennemis de la patrie et de la liberté. • Le 14, il n'hesita pas b se rendre à la léte de la Fédération pour y renouveler publiquement aoo serment constitutionnel. Ce fut, aux Tuileries, ttn jour de grandei ahrmu. Le bruit courait qtie les factieux tenteraient d'asMSSiner le H ai. La famille royale sortit néinmoim pour eu imposer encore, et ae rendit au Champ de Mars Une foule immense, armée, hostile et menaçante l'accueillit au* cris de : ■ Vive Fétïou! • Ce sot personnage était alors l'idole des Parisiens : ils * estima.ent en sûreté parce qu’ils l’avaient pour maire et qu'ils le jugeaient pur. Sa présence, nu contraire, rassurait relativement la cour, parce qu'elle le tenait pour vu et qu'elle croyait l’nvotr acheté 101. « L'expression du visage de la Reine ne s’effacera jamaia de mon souvenir, rapporte roudaine de Staël Ses yeux étaient abîmte d« pleur», la splendeur de *a toiletta, la dignité dé son maintien contrastaient avec le cortège dont elle était environnée... Le Roî se rendit b pied jusqu’à l’autel élevé i l'extrémité du Champ de Mars. C'est li qu’il devait prêter serment pour la accoude fois à la constitution... Je suivi» de loin m tête poudrée au milieu de ces têtes à cheveu* noirs; son habit, encore brodé comme jadis, ressortait à côté du costume des gens du peuple qui se pressaient autour de lui. Quand il monta les degrés de l’autel, on crut voir la victime sainte s'oftrant volontairement en sacrifice. Il redescendit, et, traversant de nouveau les rangs en désordre, d revint s'asseoir auprès de In Reine et de ms enfanta. Depuis ce jour Je peuple ne l'a plus revu que sur l’échafaud. »
Les girondins offrirent au Roi de prendre le gouvernement, te taisant fort de sauver la monarchie, pourvu qu’ils en lussent Jes maîtres. Ils tentaient à leur tour de se couvrir de cette fiction
royale dont ils QYpîoat anéanti te prestige devant le peuple. 11$ s'imaginèrent, dan» leur infatuation «que le Roi pourrait oublier les injures qu'il avait reçues d'eux, et le peuple les accusations qu’ils avaient portées contrôle Roi; que Louis XVI serait aasea abattu par Le tuafacur pour se prêter à cette feinte, et le parti de h Rèvolütiûh a*mi aveuglé de fta victoire pour se kifiser abuear de cette jnanoeavrê. Ce que n‘avaient pu gagner ai le génie de Mirabeau, ni la droiture d’Ama de Barnabe, » la vaillance de Lafayelte, ni l'habileté de Damounex, L’intrigue arrogante des girondins ne l'obtint p« de Lout* XVI t Renonçant dès lorv à gouverner au nom du Rot, laGirorde décida de gouverner uns lui et de te renverser. Tout annonça une nouvelle journée qui, cette fois, tarait decisivo. Le seul etpoir de la famille royale était que ses alliés préviendraient se* ennemis.
On ne ae dissimulait point aux Tuileries que te moment de l'entrée des étrangers en France serait «extrêmement critique*, et qu'il s'ensuivrait une ternble explosion de foreur, mais on se disait que < la terreur y succéderait sûrement bientôt >f et l'on y complaît pour amener les séditieux à composition 1 11 faut tacher do demeurer A Paris, écrivait Ferma à la Reine. ■ G est La te point capital ; alors il sera aisé de venir à vous, et ç'çst là le projet du duc de Brunswick. Il fer* précéder «on entrée par an manifeste très-fort, au nom du puissances coalisées, qui rendront la Fronce entière et Paria eu particulier responsables des personnes royales. 11 marchera droit sur Paris ■ Marie-Antoinette paraissait plus convaincue que jamau de l’effieocitp de cat épouvantail. ■ Tout est perdnr écrivait-elle à Mercy, si l'on n'arréte pas tes factieux par fa CT*tnia d'une rochaane. Il* veulent à tout prix la république; pour y arriver, ih ont résolu d'assassmer le Roi. 11 serait nécessaire qu'un manifeste rendit L'Assemblée nation»Je et Paris responsables de ses jours et de ceux de as famille »

I Hootewrin l Li Miwk, 18 JwH*t ITM Gmt., t. IlfT > HA
■ ï fa P«îm, 3& jrtfa I7M, t. Il, p 315-
* 4 juillet 1791. lutr», f. IBS. GF. fa Bone 4 Fnm, juillet 179S, t. H, p. 319, a»

Onn r,a fniir>
LNIVE RSI'R OF CAL.IF
El le s’otteeLait ainsi à suivre les fiantàtnes qui l'entre loin eut vers rabtme, et s'étourdissait des dernières illusions de l'espérance. ■ CTotre position est affreuse, mandait-elle à Fnsea ; iimjs ne vous inquiétez pas trop; je sens du courage, et j’ai en moi quelque chose qui me dit que nous serons bientôt sauvés »
rr
Fendant cette agonie de U monarchie française, les conr» d’Alkmagne étaient en fête*. Le Saint-Empire, au moment de 8 en gager dans une guerre où i. devait périr, jetait un dernier éclat. Le S juillet» François fut élu empereur; le 14, il fil son entrée solennelle à Francfort. La cérémonie rappela le souvenir des pluA pompeux couronnements impériaux *. Les électeurs ecclésiastiques remplirent pour la dern.ère fois leurs fondions d’a»res les rrtes de la ftufi* Lu dernier empereur de In
vieille Al emagne paraissait ainsi dans l'appareil gothique de sa puissance, au milieu des représentât]b de l'Europe et devant le peuple qui lu cela mai t, le même jour où b dernier roi de la vieille France prêtait du Gbamp de Murs, comme dans une «rte de pénitence publique, ce serment qui, du ris sa bourbe, valait une abdication. Le soir, alors que tout était angoisse et hum iation aux Tuileries, il y eut A Francfort des cortèges, des ilium ination s et line fête splendide qu’ofïraLt à son souverain le comte Esterliazv, ambu^^adeur doctoral de la couronne de
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■ S jnidpt trot Feiuih U il» p. 317,
■ Hcriifci, lie. Il, du ih, p. 347 et aiur. ‘— JTnnaw rfe t 1
p, 13 et nu r. — MtHuurtt ^uit Aomme fÊtot, t> A p. S&î et «utr, — Siok.t. Trù., t. I, p. 474 et nue. <— Pitarmu, L I. p. fflf et sûr. — Viruot, t. Il p.152.
* Voici au tri>t « r»c!«rî»D t|u<< du nrucitru uileuiMMl et d* dn temp~>
Ce-^TTIf tpnv, ptu «liait 4“ de». furittQOMrf d<f Lq
rëjrtiblKj'UC de Maycoccj auinLYit au detilc^ >1 évÎTeu le 17 juillet isxi l*r au-p-i'c • JL Empereur « Pur d |<une, il bon, h mnoceot, <]u e* le vjant puMfcr 4 ■cli-r-vfll, avec ta cairannf. wrlinl de rêgliæ, tei linut m'en aenl reiiaea nux yen* « HVrA*', t VJ||rp, T*5, — Que de lenublea *l réeelutioonearca mm
■mu plnre eu KChinuel Lauu 1VII
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L* COAL1TLOM CT LIS FR1KC1PSS.
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Bohême. Le comte Clémeit de Metternudi ouvrât le bel avec ttæ pvÎDCHK de MeHlcmbourg, doat loat I* monde
■donDut Ferçûuemmrt, I* (Hcc et i* beauté ; c'était la future reine LouiW de Pnusa, l'un de* plue auble* et dea phu tou-chaule* VMtiniec de la guerre qui eommeaçrit. Cependant le* régitoents de Frédéric-Guillaume trwwtùnt h ville, et leur tenue martiale, leur belle discipline, le réputation da leur* chef» animaient le» esprit» b M gloire. FervHi ne ne doutait de prompt sucré* d'u» campagne qui re préparut me un « joyeux entra».
Le souper réunit autour de la famine impériale et de* prince* lac pim* ■llmtre* wgnmr* de l'Allemagne. ^ui leur eût dit que leur bouquet était un banquet de funérailles; que le Saint-Empire a'avait plu* vingt une à vivre » qae I* mi et In reine da France, qu'iJ* te vantaient de délivrer, périraient eu quelque* mois «ur Fécbafand; que * cette ai aide de sans-culotte^ ■ , qu'il* partaieirt de chasser a coupe de fouet *, dmssermt toute* leur» ■nuées; qu’U en sortirait m César prodigieux dont il* auraient ton* ét tour b tour lea alliés, le» client* et les tributaire»; que ce soldat démocrate rétabfiniît à «n profil h moaarchia de G har-lemagne, et que t’Empereur serait contraint de lui livrer sa filleT
Le roi de Prusse avait donné mdes-vtnu à l'Empereur k Mayence. Son voyage fot une aorte de marche triomphale. L'Allemagne compensait par la chaleur de te* démoDStrationa bdliqoeuse* taraotlesae de *e* préparatifs mi lit aires. Ce n'étaient q» salves d'artillerie et hmirraa patriutiquaa. On éclairait la soir, devant le* maisons, de* transparent* avec cette devise : B'iAe/mer i*i» mv«l, n«-7rwaM deleatt jure régit njràctet. L électeur de Mayence •'était piqué d'honneur b déployer wn Idxç. Toute rAHemagno accourut b ara invitations. Du 19 ■ü 21 judlrt, le* souverains d'Autriche *t de Prusse réjouis» nerent dan* non palais. Cinquante princes, cent comtes rt baron* leur ftimieut ont tour railituveet féodale. On remarquait su côtés du jeune empereur le- roi Frédénc-GuiUaum»
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avec Mia grand airt acs mumcres engageantes et a* faille çigao-tesque qui dora t naît toute F a as is tan ce. Les Allemands saluaient eu Brunswick le Aéro* du JïAfn, le libérateur <fe la France. Les princes français, courir uns très-auguste* de c«s guerriers armés pour leur querelle, échauffaient leur zèle et, suivis de leur cortège d’émigré*, remplissaient cette cour fastueuse du frivole étalage de leur présomption. Ce n'étaient par la -ville qu’otE-cien chamarres, gentilahcHnmn en costaue du gala. défilé* et divertissement* L'Allemagne seigneuriale *e donnait en spectacle à l'Europe ; dk ne devait plu» se retrouver en d nombreux et ai brillant ccncoun qu’à quinze année* de lè, dans 1* vilt* d'Erfurt, pour consacrer sa propre ruine et saluer son Tain-queur.
Les mhitcïuùu annonçaient qu'jb allaient faire de grandes choses et donner de beaux exemples. Ils échangeaient de* protestation* d'amitié, de fidelité, de constance. Leur* ministre* délivraient sur le* bénéfice* de l'entreprise, CourounemeoU, accolades et effusion* royales, banqueta, revues, parade* de troupes, c'était le spectacle de lu croisade; les conférences m nisténdles en présentaient la réalité. Il y était question de toute antre chose que des principes monarchiques, du droit publie eu du respect des trône*, et le démembrement d'uu des plus vieux Étals de l'Europe chrétienne formait le fond de* entretiens de ces étrange* paladins de l'ancien régime.
La Pnlogaeétait subjuguée, et Fou*102 en disputait les dépouiller L'invasion rapide des Russes et la supériorité de Jeun forces nvmvnt bsnltevçrsé ççtte république, • Il n’y a plu* de dicte, mandait un diplomate anglais, il c’y a plus de gouvernement, il u’y a pliu ce constitution du 3 mai; personne oc sait plu* ce qu'il doit faire > Stanislas-Auguste écrivit au roi de Prusse : ■ Jamais cause ne fut meilleure. Dans une occasion oi, comme allié, la dignité de Votre Majesté est *i intimement lié* avec Tjndépendance de ma nation, je m'attends qu'Elte voudra bien me faire connaître scs sentiments. ■ Frédéric-Guillaume mit *4
LA COALITION BT LES PRINCIPES
dignité à répondre ainsi qi/il Mit fa ce roi, ion allié ; ■ Votre Majesté sentira que l’etat des choses ayant entièrement chauffé depuis l'ai Han ce que j'ai contractée avec Elle, et les conjonctures présente», amenée* par la constitutiOD du 3 mai, n'étant point applicables aux engage menti qui c'y trouvent stipulés, d ne tient pas o moi de déférer à l'attente de Votre Majesté. - Frédénc-Gutllaume conservait néanmoins, de ses ancien# rapport» avec la République quelque indulgente pour In Polonais, Il offrit de ■ se concerter avec l'impératrice et de s'entendre avec la cour de Vienne pair convenir de mesures capable» de rendre à la Pologne sa tranquiLité 1 • - Abandonné de la sorte, Stanialaa* Auguste se retourna vers la Russie; il estima, en désespoir de cause, plus sage pour La Pologne de capitnler entre Ici mini de la Taurine que de se laisser dépecer par le roi de Prusse. Il demanda, le S3 jute, un armistice et offrit le trOoe au grand-duc Constantin, avec un traité d'alliance perpétuelle entre la République rt la Russie. La Tsarine répliqua, le 1S juillet, en tommmrt Stamahu d’adhérer h la confédération de Targowita.
La petite armée des patriotes était entièrement battue « Toute la valeur de Kosciuuko, qui la commandait, tout PhérObnie des troupes n'avaient pu compenser h disproportion des moyens. U ne fallait pas songer fa soulever le peuple : il oe comptait pas en Pologne, et il auisteit fa cette lutta des étranger» et de ses maîtres avec cette indifférence apathique où, pour Leur malheur, •es muitrea ravalant «□ tretenu. La République était dans la stupeur. Stanislas m rendit aux injonctiom de Pé te rt bourg, et k 24 juillet d se livra aux confédérés. Ce qui restait de patriotes en armas fut dispersé parles Russes. La Pologne gîiait fa leurs
Ils avaient été seuls à conquérir cette magnifique proie. Il leur sembla pénible de convier leur* voisin* fa h curée. Cacha» nne avait atteint l'objet Je ses ambitions : assujettir la Pologne entière fa sa domiuatiou et la réduire à l'état de vassale de ta Russie. Le démembrameul n*était pour die qu'un pu aller.
1 Sam dis 1 FrUme4juilltane, 31 ®*i 17*1. Fiidéiic Giullauw à Brmrihi, * juin, Tri lit» A* lu M6fmt p, XVt, RH,
LA DÉCflÉAWCl— trn
Toute sa politique tendit à Févilfr, A le retarder du moin*, et à y diminuer entent que pawbl» lu part da# Alkmand*, Rm ■ était fini avec Ecrira, nen n'était mente esquissé avec Vienne, cependant le» armée» de l’Autriche et de la Prusse naieot ver» le Rhin, et, Lan de meuacer la Russie d’interrenkr en se» «Hairt», ces deux cmirs la sollicitaient de s'associer t Lut coalition. Catherine dominait 1m Allemand» par leen embarras et par Lear avidité. Ella estima qu'elle pouvait Je prendra de haut avec eu, comptant que la guerre lui offrirait le* moyen* d'échapper aux exigences de la Prusse et aux réda* usatian» de FAutnchc. Il m l’agissait ca défitMlive que de trouver de» territoire* et d’en former de» lot». Il y en avait mlleors qu'eu Pologne. Sur le chapitre du droit, Catherine, sans scrupule* pour elie-mdnj», foiuut boa marché do» aenipcila* d'autrui. La Prusse d'aiteur* avait pris *oin de la rassurer d’avujce; F Autriche y sut ma peu plus de lenteur, mai» aon moins de clarté.
Le comte Louis Cobeiul, ambassadeur d’Autriche en Rusne, reçut, du» la seconde moitié de juillet, une dépêche, datée du S, qui l'invitait à engager la conversation avec 1m mi-iu«tn* russes 1. — U serait évidemment juste t leur dit-il, de «'indemniser aux dépens de la France de* charges d’une guerre qu’elle ■ provoquée et que l’AiAriclic entreprend pour le plus grand bien de la monarchie française. Mai* l'affaire n’irait point mus quelque embarras, et d semble plus expédient eu cabinet de Vienne de revenir au projet de l’échange de* Pays-Bas, sauf à permettre aux Prussiens d'acquérirt pour leur part de com-pcjualioa, une province polonaise. — Cetta ouverture mctüut les Russes Fort à leur aise et flattait singulièrement leur orgueil. L’Atitnche faisait d'eux le* arbitres du grand marché européen. IL eurent l'esprit de a’en pas montrer trop de satisfaction. 11* assurèrent Gobenzl que les indamiiiUsde» puissances allemandes ne aoulèrermeat jamais de difficulté en Huma, c’était «1mm
grave de livrer à la P russe une province d» Pologne. L'échange
■ Vit«w, u 11, P MÛ. — Mistw, t. U, f. 4W- — Sn»L, V K, p. t, II, p. IM.
LA COÀLITTQW ItT LU FR1NCÏPÏ8. 147
des Pay «-Bu contre la Bavière, dtsaiauLib, n’offrirait à l'Autriche qu'on bénéfice de convenance qui ne compenserait point cette augmentation territoriale de h Pruiec. A quoi boa do reste préjuger cette question! La guerre y pourvoirait vraisem-biablenient — L'Autriche m craignait rien plus qu‘ua traité de partage ad paré entre la Proue et la Russie ; elle «a lai sia aisément convaincra et consentit à ajourner la question après les eunléraoeea qui «’ouTri raient à Mayence. L’Au tricha aa ax>n-trant de n bonne composition» la Tienne ne fit point de difficulté de conclure arec elle une nouvelle al lia ace ; elle «empressa de renouveler son traité. Le 14 juillet*, les deux puissances «e promirent no secours réciproque de 12,000 hommes et se garantirent Pana h l'autre l'os ultime de la Pologne telle que les traités de 1770 Cuva entcorwttuée.
La Russie suivit U meme jeu 4 l'égard des Pruaciena, avec le même aoccês *. Le 21 juin, -Ostermann adressa à Berlm une dépêcha proposant de renouveler la traité de 1704; il ajouta que, dans la pensée de sa souveraine, la France ne devait pai être démembrée par Ira alliés. L'Impératrice «recon-naicuit cependant qu'un dédommagement Uur était dû, et elle était décidée à les aider à l'obtenir dés qu'elle connaîtrait leur* plans d'une nunwe plus précîee * . Couine tes Prussiens n’avaient point dissimulé leurs déara, ib prirent ce langage pour une ad I lésion et n’hésitèrent point à accepter h traité que lenroffrad la Russie- Ils eurent soin, toutefois, de rappeler qu'à leurs yeux la meilleure des solution! consisterait, pour!'Autriche, dans l'échange de I* Bavière al, poarlaPriUM, dans l'acquisition de provinces polonaises. Les mtoutres rossea répondirent que c'était une affaira h débattes préalablement entra Allemands ; la Russie aviserait ensuite. Le traité d’alliance fut signé le 7 août C'est dans cm conjoncture» qoe le» diphxnalii» de Vienne et de Barun allaient délibérer,
" • La Rwrio Jtvt !■ jwtn»êrt S dm de O* poarüif
ncui cnn Tenir vu Fraie*. • Mêiaain da L. Cobeusl, 17 lit. Basa, OfmisiiuÀf Qf£rHrr*içJiit p. 7OT.
v x.iH»!, t, U, p «üsl
• 3tui, TreA, L L|, p. 1»
ii. ta
lia s* y préparaient très aérieufemenL Léâ ministre* prussien» considéraient Fartide des dédommêgertieüts ■ comme le plus in portant de tou** «, Ils n'abandonnaient pas l’idée de restituer à F Empire L'Alsace et h Lorraine : cas provinces seraient partagées entre l’Autriche et la maison palatine, qui céderait J u tiers h la Pruise. Mate ce troc ne constituait que ræces&otre dans l'opération. Le * grand objet ■ demeurait la Pologne. Les Prussiens estimaiaot que, surent objet, il an ferait de s'entendre avec h Russie, ■ La cour de Vienne, écrivait Fageut de FrédérioGuillainne en Autriche, commencerait per faire la généreuse et par affecter de donner la préférence au parti du désintéressement,... mais je suis bien sûr que nous fai forcanoDs la main si noua comnMueîon* par finir nout-mémea les premiers noire affaire. • Quelle compensation exigera-t-elle? Lo Flandre et le Aainaut français, peut-être? Cobensl en avait toaché un mot à Haugwit* dans une conversation récente à Vienne. Cette combinai s ou se rattachait évidemment au projets d'échange de la Bavière. Le* Prussien s nAvaient pas l'intention de s'y opposer; mais ils entendaient, diraient-ils, laisser A L'Autriche ■ le soin delà négociation, afin que F odieux a'en retombât pa» sur eux».
Le* ministres de Fredéric-GuiUawoe prêtaient ■ l'Autriche les desseins qu'ils auraient tonnés à sa place, et ils en jugeaient seoséinent Le 17 juiLet, une conférence m réunit à Francfort, en présence de t‘Empereur, pour débattre ce* questions'. Suhmnberg, Lacy, Rosenberg, Colloredo, Philippe Cobeari et S pi el ma nn y «asHtaient. Tons considérèrent qu* l'échange des Pays-Bas contre fa Bavière serait le summum tawm; mais pour le réaliser, il fallait entrer «a compte avec la Prusse. Ou s'occupa donc, suivant l’usage et ta formule, de déterminer les wuses i pns et de fixer le* • gradation* ■ de* enchère* *- On m
1 FinckaoaleiD e Àlnmlalm 1 SdialmlaMirg. IT jaîllat 1791. — Kam*, l/rt-pr-mf w*rf üfrjimt Jet- tr tÿt, p. MA Cl. W., p. SM. — H4MW1,
l. I, p. 350-35».
* PfoiQCoi* ViTKRW, t» H, p. ÜM,
* Cf. Qucriic» <Tûrnnl «J witicDic j., SÛO i Jen <!•
Xaaniu cnjaavier 17Tt
LÀ COÀLITIOH BT IBS PHlHClPEfl. IW
parla que pour mémoire du cni mvraiiemblable où la Prusse ■e contenterait du remboursenient de ses fraie et où l’an ferait comme elle, «auf b prendre hypothéqua sur la terra de France, en attendant que Louis XVI tût eu mesura de payer. La conférence ae s’arrêta point h cette supposition peu flatteuse et carda toutes ses lumières pour le projet bavarois. Coben zl en exposa les délai b dus an rapport qui, pour le forme autant que pour le fond, est an des documents les plus caractéristique* de h diplomatie de ce tempe1. Le eice-dmoeelier de cour ci d'État pose d’abord en principe que Ica deux couru doivent « marcher d'un pas égal dans tous les avantages qu’elles veulent se procurer ■. Si la Prusse acquiert une province polonaise, rAutriche ne peut se contenter d'un échange, pour rétablir l’équilibre, elle réclamera, outre la Bavière, les margraviats d’Anspach et Bayrouth, qui y sont contigu» Si la Prusse refuse, il ne restera d'aulre ressource que de conquérir sur les François la Flandre, h Usinant, l*Artois, avec tontes las forteresse» de In frontière, depuis Thionvide jusqu'à Dunkerque, « Il vaudra Odieux, Jisait Coben ni, faire nue campagne ou deux en plus, en profitant de la guerre civile en France, pour se procurer des avantages solides, an réunissant aux Pays-Bas les provinces que 1« Français ont jadis conquises sur eux, que de se hâter à faire la paix en renonçant à tout dédommagement de nos frais, - La cupidité une fois allumée, le -désir de spolier la France s'insinue dam les esprits, et Cobenil en vient à spéculer, non suas quelque seŒcta complaisance, sur la chute éventuelle de Louis XVI et de sa monarchie. ■ Le rétablissement de l'ordre en France, poursuit-il, ne devra plus alors être considéré comme Je but le plut prouant des opérations de nos armées. La prolongation du désordre et de la guerre civde devra même être regardée comsu favorable à notre cause, et le retour de la paix, moyeu ns nt le reglement d'une coortitubou française quelconque, wru un bien que fa France devra acheter par le sacrifice des provinces que noua mirons eoaquisea. » La
t V«ji«- la Un*, ffi fronçai*, i*a» VtfMa&r, Zftr Gwu Xr HWUrt MXnl, Virtn*, p. ÀX,
cou hé rence approuva les idées de Cobeoil, et ce miuistH en conçut de gruoür» espr rances. * Il se présente en ce moment, écrivait»!} à son cousin de Pétenbuurg, un concours de arçon-stances favorables hui Crois cours, telles qu'il ue s'en offrira guère jamais de plus avantageuses *
Les ddt^uea d'Autriche et de Prusse se réunirent a Mayence, le 30 juillet, sous cts heureux iMupces*, C’eUnent, pour l’Ai>-triche, Lacy. Cobtnd et Spelmaoti, pour la Prusse, Schu leu-bourg et, à titre de président ou d'arbitre, le duc dv UrUDSvritk. Ils npt'dièrent les questions militaires pour en venir le plus vile qu'ils purent ii fa rl ici e des indemnités,
Sur ie principe et lus vues jHiiéralrx, ils s'accordèrent aiie-■moL Les vues généra es, c’était d'acquérir le plat possible; la prisepe, d'observer dans les acquittions respectives une rigoureuse égalité Ce » principe • était entré d.im le droit public des cours du Non! depuis le partage de la Pnlogoe , il ne saillera point d'objections '■ Ou n'en trouva pas non plus è déparer que la Prusse chercherait son todemaité en Pulogse et que l'Autriche trouverait la sienne dans lu Bavière, qu'elle changerait contre la Betj u|ue. Lovjs XVI était encore roi, un ■'armait pour venir ■ son secours, il ne pouiait être officiel e-ment question de le dépouiller ; on s'en tint donc aux Polonais, alliés de la Prusse, et aux Bavarois, confédérés de P Autriche. Il reskiÎL à déterminer a quantité et la qualité. C'est sur ce peint que l’on cessa de s'entendre. Les Prussiens parlèrent de p usiaurs palntmata, quelque chose comme la province de
Poseu. Les Autrichiens se récrièrent î — La Prusse ferait un bénéfice net, l'Autriche, par son échange, n’en ferait qu’un de convenance; encore y perdrait-elle deuL millions de revenu; « la Prusse prenait tant de Polonais, il vnut nécessaire de fournir à l'Autriche, ■ en sus du troc, un surcroît de dédowmage-
i a •DLkt7j% Vinaov, U Jl, P-1^.
1 Protocole, Vint rot, c. 11, p. 1+5. Cobml 1 Eonu, Jl jullet ITM. T% &<ti+nzi 1 L Cah'Htl, B mûi, ■■/ , p. IBS, tfi-b. — écbulenbuur| A ta tnL Iqpuf*, Il piIm. eu.» p. — StatL, TmdL, i. lTp AîB.— Elacain,
« I,p 358
«. 1, *0.
ment ■ . Car en Su, disait Coben si, * le* deux cour* se proposant un double but, celui de l'arrondissement et celui de lac-croissemeut en revenu , U principe dt l’éyalùd jerait biessd si le lot qui écherrait a l'Autriche, pour bon .fier le désavantage du troc, ne réunissait pas également roue et l'autre convenance * .
C’est la et y la al le toi da cm gravas entretiens; ce jargon de brocanteur était alors h langue de la diplomatie, L’Autriche demanda Aoapncbct Beyrouth. Cafiit au toi» de Schulenbourg de jeter les haute cria : il n'était point homme à troquer l’héri tage de son roi. Il le dit aux Autrichiens et en écrivit a tes col-îèguea demeurés a Berlin Ceux-ci m déclarèrent s révoltés • de cette proposition ■ effroyable, pour ne paa dire insolente ■. Cependant ils s'apaisèrent h la crunta, bien chimérique d'ailleurs, que l'Autriche, pour couper court aux disputes, ne renonçât aux indemnités. Il* y tenaient absolument, ■ Nous î uwa entrepris la guerre qu’à cette seule condition, écrivemUih. Ce serait une vraie duperie que d’avoir fait des frais si énormes pour une cause qui d'ailleurs nous est étrangère, à
r
et s-ms en obtenir un juste dédommagementl. s
Ainsi dans cette affaire, ■ la plus importante de toute* a , tout dépendait du résultat de la guerre, que Ton ne pouvait préjuger, et des disposition* de la Russie, qui ottendsit ce résultat pour w prononcer. Le* deux allié*, l'Autrichien et le Prussien, n'eurent Çcirde de se confier l'un à l'autre leurs correspondances de Pétarsbourg, Ils ne voulaient point avouer le* avance* qu’il* ai aient faites a Plmpéretnce, encore moins révéler les ha* de nua recevoir que Cûtliertne y avait Opposées. Cette princesse le* avait éconduits tou* les deux et renvoyés, pour ainsi dire, do* à do*; chacun * imagina que L’autre était le préféré et qu’il tramait secrètement quelque insidieuse machina bon avec la Russie Cette conférence les laisse dans un état de méfiance respective l'un o l'égard da l’autre et de défiance commune b l’égard de la Russie. Qui trompait-on t Ne se sentant point trompeur, et le regrettent peut-être, chacun de* Allemand* redoutait d'être
1 A.T<n«ld)cd « FîluAtflHcia L Sctulenbonrj, 17 jmlle 17*1, Rillia,^, al.,
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LA PÊCIliABCn — tTtt.
trompé. La crainte d'un partage de b Pologne d’où l’an d’eux •irait «kdu par l'aotro no c*m d« hanter loun a* prit*, et toate U conduite de ta guerre t’en ressentit. La Prusse apporta moi ni d’ardeur h a’enjjiger, l’Autriche pim de lenteur i fournir ae* contingeats, Frédéric-Guillaume commença de *e préoccuper monte absolue de la Rümm en Pologne. Il jugea inopportun d’uxposer toute* te* troupes canin le» Fnaçaii, alora qu’il pourrait, du jour aa laadatMin, Mro obligé déporter le gros da ses force* sur la Virtute, ne fùt-ce que pour couvrir ta frontière «t abattre le* prdtenbooa de la Tsarine. L'Autriche inclinait natunUeniMt à diriger le* opération* ven la Flandre, où die trou rorait se* con tenue es; la Prusse s’y montrait récakitraatc et exigeait, avant de s’y prêter, la certitude d’être iodcEnQuéa en terre* de Pologne. Tout ce litige d'ailleurs était hypothétique. cm ae disputait sur des conquêtes futures^ et le conflit des prétentions entravait la marche des conquérant*.


Lee autres puissances s'abstenaient La coar da Naples ■* mon trait hostile* la Révolution française, mai» impuissante b la combattra , elle ce contentait da sévir conte* ae* propre* sujet*. Ferdinand essaya de nouer une Lgoe italienne. 11 échoua partout. Gêne* et Vcruse prirent peur. La Toscane m déclara neutre. Modene et Parme l'étaient par nécessité. Le Pape ne poavut faire qu’une chose, et il la fit : il lança l'excornmuDi-cation contre tous les Fronçais qui adhéreraient b b coastitu-tiua du clergé. Le Piémont continuait à réchiner des secours, moyennant quoi il promettait merveilles, ■ Que l’Empernir m’envoie quuise mille bouimes, et j'envslii* la France •, disait Victor-Aîné dde au ministre d'Autriche. L'Autriche h tint en hiispeni jusqu’au milieu de Péte. Il finit par obtenir la promeise de dis n.111* humai**, et l’on verra que l’on discutait encor* sur les termes de la oonveotion d'alliance, quand le* Français attaquèrent b Savoie. Quant h F Espagne, elle affirmait que aï le* eu oie* tournaient trop mal pour les Bourbon» de France, leurs cuusms ne sauraient demeurer impassible*. Aranda M plaisait b espérer qu’il n'en arrive rail rien. En attendant.

LE MANIFESTE DE BRUNSWICK» 503
il m gardait, La cour de Madrid envoyait un mi 11 ion aux princes français, mai» le ministère invitait les émigrés réfugiés en Catalogne à quitter l’Espagne l, La peur de l’Angleterre enchaînait toujours cotte monarchie. Ella liait également h Suède et le Duoemtrk, qjts’en félicitaient.
Comme la Russie était parfaitement décidée à ne point envoyer de troupes contre la France, h coalition se réduisait, en définitive, aux deux puissances allemandes, fort divisées entre elles et très-mollement soutenues par le corps germanique. L'heure d’entrer en campagne était venue cependant, si ton voulait sauver Louis XVI. Les alliés allaient envahir la France, et ils étaient nus en demeure de te prononcer publiquement sur la guerre qu'ils y feraient . guerre de principe ou guerre de conquête. C’était encore an des sujets qu’ils devaient traiter à Mayence. Ils n'y apportaient que des idées troubles et vacillantes. La préoccupation de* indemnités et l'obse-ssion de la conquête ne leur laissaient point une liberté d'esprit suAmne pour en juger nettement. Il aurait fallu considérer ce grand objet de très-haut et s’élever, pour en décider avec bienséance, au-dessus du marché diplomatique où l’Autriche et la Prusse prenaient tous leurs points de vue. Faute de penser par elles-mêmes et de s’entendre sur cette affaire capitale, elles s’en remirent aux émigrés, qu’elle* écoutèrent sans sympathie et approuvèrent sans sincérité.
La déclaration de guerre avait rendu aux émigrés quelque ressort d'action et toute ætir confiance. On les vit refluer vers Go Lier] te et Trêves, de tous les pays OU ils s’étaient dispersé*, et reformer leur camp. Ils y tenaient conseils sur conseils. Mais le camp était fanjéliq ae, et les conseils ne deli Liraient que sur
1 Rapport-de fcur{pin|fr 4jum 17H.
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LA DÉCnÉAffCt — ira.
de103 cbîmèrv103 L Le103 fond103 manquaient 103. Lee émigrés a’en coo-•olanot « pestant h leur victoire prochaine, h leur joyeuse rentrée mi France, h U revanche qu’ils prendraient de leur eiil et t la belle vengeaoce qu'ils tireraient des factieux. Ils m plaisaient à croire que les Allemands no s'armaient que pour leur gloire, et leur fatuité crédule, qui nenver-Mtl le103 rtlcs, transfonnall en auxiliaires de leur petite troupe de gcntihhomnet le103 grande103 aimée103 d103 l'Autriche St d103 la Prusse. Frédénc-Guillaume le leur laissait croire : il reconnaissait au cemt103 de Provence la qualité de heutewt général du royaume, et te103 subsides s’élevaient h près de cinq million103 de bvre103. k Le roi de Prusse est charmant pour nous, écrivait Coudé le 29 juin. Il nous promet nue place en première ligne, et il est bien expliqué dans la note officielle que ses troupes seront derrière noos pour nous appuyer, 103 Cependant P Autriche, qui s'expliquait aussi três-ckirement dans ses noies, déclarait tout le contraire, fille refusait d'admettre la lieutenance générale de Monsieur, et, quant b l’ordre de bataille, elle invitait sèchement les princes h attendre, 103 pour s'y conformer ensuite ■, ce que las allié» 103 jugeraient à propos de décider sur leurs opérations 1 ». Cette cour faisait pis encore qu elle ne disait : elle retirai aux princes la caution quelle leur avait donnée pour un emprunt, elle versait dans son propre trésor 1,500,000 livres qui leur étaient destinées et contrariait enfin toutes leurs démarche103 auprès du roi de Prusse.
François fl était promptement tombé au niveau de Léopold dans l’esprit des émigrés, et Coude qualifiait sans vergogne cet empereur de ■ Mandrin ■. L’Autriche ne w contentait pa103 de ruiner leur plan de campagne, elle s’opposait encore à leur
plan de contre-révolution, c'aafrA-dîre à l'affaire qu'il» avaioutle pins à etaor- Ils découvraKQt, en toutes ce* VMtMeuvreu hostiles, l'influence de la Reine, et ils se répandaient coslra Marie-Antoinette et w fumille en invectives que l'auraient pas désavouées des • sans-culottes •, On dénonçait à Coblents le c<mué eusncAiea avec entant d'ncrimotiie qu'à Pans. On accusait la cour de Vieine de conspirer le démembrement dn royaume. C'est, diuit-oa, pana qa’slle convoita FàImou, la Lorrain» *t la Flandre que cette cour refuse de reconnaître la régence de Monsieur et de le traiter»» allié1, Lesémigréf s’ea indignaient, mais le complot n'était peut-être pas encore le ptai noir des desseins qu'ils prêtaient au cumiié «ufricftieJi- Le spectre des deux chambre* qui obsédait Briasot ■< Gen sonné hantait également les imaginatioiu des émigrés, t Le plu fâcheux de nos mùui serait de recvvoir de» mains de l'Autriche un* constitution façonnée par son incurable jalonne, écrivait Bon belles. U vaut mieux perdre dm prevince» que de recevoir une constitution ■
Gcs gentilshommes avaient, comme les publicistes de lu Gironde, fait leurs études diplomatiques h l’école d« Fnviot; ils en professaient aveuglément tous les préjugés. Un officier royaliste, qui servait es Rusais le comte de Langenm, re trouvait à Bmselles au mois de juin. Il y composa lu Jfénuwre sur its nffaxrty prétofiiet, et il y soutint que tout le mal venait de 1' a alliance désastreuse de 1756 ■ dans le p?«é, et dans le présent de T « alliance nunstruense de FAutnche et de la Prusse ■ . « L'expérience n'a que trop démontré combien les princes français ont été trompés par la cour de Vienne ; dans ce mOm»nt-Ô mtaf, il parait qu'ôn doit «'an défier plus que jamais. « Le remède que suggérait Longeron pour prémunir la monarchie contre Isa mssceiivrei de F Autriche était précisé ment celui qu^wnployait Dumourin pour préserver la Révolu-
■ Voir 1 eut <uj*t l’Aada d* M de SainuGaiin aar Viaméiwt ri i« phu de iwr--prit* de SrmJaouTg, JUnuén D«u- hia»Jr*r 4B min 1SR0. — Fuaii, L Jl, p, 303, 3M, 31»,
• B-mbdl» A Brctceil, ■ 170». FiHw, C. H, p. **7.
tion des attaques de cette puissance, a Si l'on pouvait avoir le consenteineDt de Louis XVI oj, » cela est ttopossible, ayîr en son nom, en pourrait pra|»o*er au roi de Prusse de rompre notre alliance avec l’Aulnche, le lendemain de la contre-révo-IuIidd, et de faire avec lui une alliance oflënaiveet delensive, ■ il veut rétablir en France la monarchie pleine et entière, et y eu traîner la cour de Vienne104. ■ C’est sur la Prusse el sar lu Russie que comptaient les émigrés pour le* sauver de cette dot h p calamité qui le* menaçait : le* deux chambres el Je dëmri librement • So^at tranqudlo, écrivait Condé h 4 juin, cela ne sera pas. Nous en avons h plus grande certitude de la part de la Prusse* ■ Et Boinbelle*^ le I mai : • Aujourd'hui que je r»5 l'impératrice pencher à foire marcher nue armée pour nous, je me permets d'espérer qu'il serait paisible de reprendre notre ancien gonverrement et de conserver non frontières. »
Au fond et de quelque brouillard que s'ofTtisqnAt leur juge-meot, l'équivoque de leur rûlaet Jt misera de leur politique m révélaient i eux par échappées soudaines. Ils se foittaient de disperser par leur apparition les gardes nationale», mais ils n'admettaient point volontiers qae leur énorme escorte d’étranger» j fol pour quelque chose. ■ Prenez garde, disait Monsieur à un officier prussien qui paris il légèrement des premières déroutes des Français, on ne le* a pas toujours battus, tl* sauront disputai la terrain ■ Cétait affaira h lui et à sa* gentil»-hommes, mais non aux Allemands, de qualifier de » canailles les Français révoltés et de lu traiter en conéquance.
Tous les émigrés □« se montraient point également doaies aux îasiEKutiocs de Frédéric-Gutllaume et de Cethenne. Si le* rhrFs étaient entêtés des mêmes préventions qui avaient su rcei-sivement livré h cea astucieux souverain! les patriotes polonais de 1790 et le» confédérés de L 702, plu» d'an gentilhomme Iran ça b, cela rc par tes épreuves et les déconvenues de l'eu!* sentait ie rcTtitlcr en lui le vieil instinct national et, sur le moment i e


choisir antr» In étmger» *t la patrie, revenait â la patrie On en avait vu pleurer au récit dei débandade» de Mon»1 et regretter peut-étra, dans une révolta do leur cœur, do n'avoir pu été là pour ramener leur» soldats. Ou LA dan» «ne note préparée pur Danaouric» à la data du 10 juin ; • M. de Nnillac* a'est procuré des notion» certaines sur le» diapoaitinua présentes de la majorité des émigré a autour des princes ou répandus dans l'électoral de Tr«ve» Depuis qnll» ne peuvent plue douter que ranîon de la Prusse et de l’Autnote n'a poir objet ai Je rétablissement ck leur «dslaoce première ai h retour de l'ordre en Prune*, et qu'ils voient su contraire que l'ambition de ce» deux puissances est de profiler de l’anarchie pour démembrer la royaume, il* sont consternés, et l'idée d'avoir été entraînés b la désertion pour servir des haine» particulière», qui n'ont id vue que la honte et la dévastation de lotir pays» le* transporta d* hiraur » Nuillac cmynit même possible de composer une sorte de légion avec ceux qui • m présenteraient pour expier, an d-efendanL Leur pays, lecnine de I avoir abandonné *> Mau ces émigrés rrpen-tont» n’avaient aucune chance d'étre accueilli» en France, et le» mesures qu'on y prenait à leur égard n'étaient point fuite» pour encourager leur» patriotique» veUcitéa. Leurs chefs d’ail Jeun apaliaient leurs scrupule* an aaiurart que la prêta ne* de* princes dans l'armée d*jn vasion suffirait à écarter toutes lu vue» de conquête : le* frère* de Louis XVI entreraient le» prsnoers dao* |« royaume, ili feraient acte de possession au nom du Roi, et il» n'awaîent qu*h *e montrer pour qu'on arborât * la drapeau bhne sur tous les clochers de France * » .
L'événement da 20 juin confirma le» princes dan» la pensée qu'ils étaient seul» capables de relever l'ËtaL L’humiliation subie par Louis XVI eocetle journée diminua encore, s'il était possible, iaur respect pour sa paru* au*. ■J’ai été parfaitement content des princes pour iw principes, écrivait Condé le A juillet. Ils tiendront ê ceux de notre lettre d'il y a six snot»» moîyit-
1 Son, t. I, p. 4T9,
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1 UnTHMO*, i, J, p 4»
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tout ce que loi Tuilerie* peuvent ou pourront dire, et quel que soit le manifeste des puissances. Et sur ce que j'ai fuit l'objection : Si le Doi libre voulait autre chose? Monsieur m'a tort bien répondu : Il ne peut Pâtre qu'au bout de quelque temps que nous serons en France, et alors notre parti sera trop fort pour qu’il soit possible à noos de nous dédira, à lui de nous contrarier ■
Mallet du Pan arriva sur ces entrefaites1, avec ses instructions, ses conseils, aon plan de manifeste et tout le thème de remontrai]eca préparé aux Tuileries. H s'arrêta à Francfort, où il sollicita* sans F obtenir, une audience de l’Empereur. Un mémoire qu'il envoya b Coblcntz y produisit le plut fâcheux effet. Il lui fallut un billet autographe de Louis XVI pour être admis i remplir sa mission auprès des alliés. Le Itt, le 16 et la 17 juillet, il eut des entretien avec Hai^wita, Heymaun et Gobe ntl, auxquels 1) exposa les idées de la famille royale. Cobcnçl déclara que ces idées étaient celles que sa cour n'avait cessé de développer. Les Prussiens parurent se rendre à ces raisons. Tous coEviureut que les énugréi seraient tenus Il F écart. EJaugwitz et Cobenal déclarèrent ■ qu'aucune vue d'ambition, d'intérêt personnel* de démembrement* n'entrait dan» le but de le guerre » . Hsugwit* poussa m«me l'obligeance jusqu'à engager Mallet à écrira un résumé de l’entrctiei. Mallet «'en tint pour satisfait, et 1» Allemands ne s'occupèrent plus de lui Ils le laissèrent à Francfort, où il resta oisif jusqu’au 23 juillet.
Touï les raisonnements de Mallet reposaient sur cette assartian que la France ne voulait point de l’ancien régime, el qu’il convenait, pour soumettre les Français, d employer concurremment dans le manifeste qu'on leur adresserait ■ la terreur et a confiance > La confirme parut, a Gohlenta, une superfluité , an s'y tenait à la terreur. Du reste, le langage que prêtaient a Louis XVI ses plus autorisés représentants différait notable-rnont de celui de Mal **t, « Le Roi, écrivait Eretend, ne
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1 lî jjia 1T9Î, à Pr^ntf «rti-*ur-i*’il4<in1 ïfmtr, l< Tp eH, lit.
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dont* pat que 1* fut de PruaM toit bien persuadé qu’il n’y ■ nea a attendre des factieux que par La force, aim effrayante dans sou langage qu’imposute dut ses opérations J. • Le* mêmes recoin manda bons for durent h coodunon de* dernière* lettres de la Heme à Ferma et hMercy. 11 était aaees ataé d’accom» inoder ces propositions fort ample* avec le* dssMtns des émi* G^és, il Tétait beaucoup moine de couciber le* plan* de* prince* avec le* suggestion* de Mallet do Pan. Ce » psicticr v Le prenait sur «n ton de raisonneur calviniste qui sentait son pédagogue de Genève, et semblait insupportable aux geo* de qualité. Très-suspect d’silhw* de liaison* avec te* « monarchicn* > et noté particulièrement d’hérésie sur l'arbcie de* deux chambres, Mallet réunit tout le inonde contre lui, Ferseu s'entendit avec Galonné pour m débarrasser de publiciste gène vois et de son manifeste.
Ils firent composer une- déclaration conforme h four* commune*. Un unewn intendant du due d'Oridan*, pâmé du* cabale* du Palais-Eoyri dan* colis* de L'émigration, M. de Limon, leur parut apte à parier, an nom d* l'Europe, un tangage capable d’étnouvor le* Français. Il rédigea un manifeste que Colonne et Fcnen estimèrent admirable. Ils Le soumirent à François II et au ra de Prusse; ce* prince* y donnèrent four approbation et Le renvoyèrent an duc de Brunswick, qui devait le signer en sa qualité de généralisaine*. Le ■ béro* « s’en trouva fort embarrassé. [1 pensait, natnrelleaient, en philos» pha sur las choses d* la politique, «t en général d'armée sur les choses de ta guerre; mai* aussitôt que son crédit semblait es jeu, il ne décidait plut de* aoes et d» autre* qu'eu courtisan. Il nfoimaît priât le* émigrés, il considérait leur eoncoan comme funeste à Teotraprise qu’il dirigeait, d aurait voulu tas éloigner de acn armée ; cependant il avait consenti tout récemment b le* y employer*, « avec le rôle brillant qui letr était dû à tant de titm4 • . Le rri d* Prusse en avait exprimé ta vœu, et te duc lu*
• Vetr Monturis * U M-rcfc, W julltec 1701, Cwy., 1, Ul, p. 33*. BrHtaJ * Bcheteritaurg, * jailla. Funmorr, cp. eu, p, »,
« Kmm i le Ham, M, H jwllct, 5 loSt 17H, t 11, p. 33fi, 3$T, 8U
■ PïOlMflU dt h «Mrféveate du Maync* Ai M juiUet Vismor, t. Il, p 4Hl
• Laura ta prince ta Coûta, 4 jriUn. ta BMemm*, «p* •*., p. tU.
en faisait M cour. C’est également pour complaire A Frédéric-Guillaume et s'attirer en retour le* adulation* du beau monde, qa'il ee résigna à mettre son nom su bas du manifeste des princes français, « Je donnerais ma vie pour n'avoir pa* signé ce manifeste >, diaaiUlun an plus tard à on de ses confidents Il le signa néanmoins, tout en le blâmant, par respect humain et gloriole de due allemand.
Cet acte, célèbre dans l’histoire des impertinences diplomatiques, est daté du BS^uillet 1799*. Il déclare que l’Autrirhe et la Prosie la terrienneot en France pour défendre les droits des princes allemands lésés en Alsace, étouffer l’anarchie, rétablir le pouvoir légal, arrêter les attaques portées au trôna et à l'autel, rendre au Roi Ira moyens ci'exercer l’autorité légitime qui lui appartient. Elles font appel b la partie saine de la nation française. Elles ne prétendent ni s’enrichir par des conquêtes, ni s'immiscer dans 1* gouvernement intérieur de la France. Elles protégeront tous ceux qui se soumettront au. Roi ; elles traiteront en ennemi* «t puniront comme rebelle*les garde* naUooaies qw essayeront de résister. Les habitants » qui oseraient « dtfendre » seront châties Mivnnt la rigueur du droit de la guerre, leura maisons seront démolies et brûlées. Les administrateurs répondront sur leur tète et sur leurs biens de tous les délits et crime* qu'il* la useront commettre. La ville de Paris et tous ses habitants sans distinction août tenus de faire leur soumission au Bot. Les membre* de TAssemblée et les administrateurs de Paris sont responsables sur leur léle de tou* jbs événement» : ils seront ■ punis milîtaîrement md» espoir de pardon ». Si le château des Tuileries est envahi, s’il est fait < la moindre violence, la moindre outrage ■ M la famille royûle, le* allié* ■ en tireront une vengeance exemplaire et à jamais mémorable en livrant la ville de Paris à une exécution militaire et à une subversion totale » ; les révoltés subiront le» derniers supplices. Les alliés ne reconnaissent de la»que celle* qui émanent du fini libre; ih r<nviteat b sa rendre dan* un*
■ Muiansic*, MfiHeirm, I. I, j), t-34.
11 ifunikar du a soit, t* Xill, p. 305.
C)r|[T|r.g rrflnn
uMVERÇ-p OF CAI FORAIN
p*æe fronueré, à y appeler tell conseillers, été y faire telles convocations qu'il jugera cob.vocable* pour le bue ordre de md royaume.
La grande Catherine jugea ce diacoun écrit dans Le boa style. Elle avait conféré avec Diderot et correspondu avec Voltaire. Elle sc piquait de connaître les Français. Diderot prophétisait même qu'allé les tamskroDenut, si elle daignait les gouverner1. « Jê trouve le manifeste énergique et clair, mandait-elle * Grunm ; voilé comme il faut parier, et surtout aux gueux quand ceux-ci se mêlent de raisonner1. ’ Le manifeste parai clair en effet) mais les Français eu raisonnèrent autrement qu'on ne l'attendait àMayence et à Pétenbourg. II peut te traduire ainsi) écrivait un observateur clairvoyant : • Soyes tous contre moi, car je cuii contra vous tous, et faites bonne résistance, car voue n'avez pas d espoir1. » C'est bien ainsi qu'on lu comprit dans toute la France.
La nation était en armes et tout exaltée par la fermen tabou de la guerre, lorsque cette sommation de «'agenouiller lui fut tout à coup signifiée. Le S2 juillet» la proclanaatioe du danger de la patrie «'était faite à Pari» avec une pompe austère et émouvante, où ce déploya cet inrtinct des solennités popn aires qui fut une des formes du génie français dans la RévoiatioD. Toutes les Ames en étaient ébranlée, et jamais an parti ne rencontra de conditions plus propices pour an coup d'État» La Gironde avait hâte d'accomplir celui qu'elle préparait contre la couronne et la conshtutioii. Elle avait touché le pouvoir, elle Je briguait publiquement, cela suffisait h Je rendre suspecta aux fraux du démagogues. Il fallait qu'elle s’emparât de h place iou peu de pur* ou qu'elle l'abandonnât à ses rivaux. Les jacobins démêlaient parfaitement ces traînes.
1 ■ Ah! Mt «nb, KtppMAt «tu faune «r h irtm Au Fana». ««piîu( quel «mbh «mpirt elle m ïereil, e; en combien pn du lemj»! Et nui, qrnto hAQunci vwm *eæ*l car je WW iêUef» que tw ignorez tout eu que la natu* nui ■ donné, * Ain river» e Moi" Aruu lr FAiÀnnipAfj écnl i Pfteribnaig eu 4771, M. Totrnntu, AMirtf et falberuw IJ. Lt Tmf>t 14 aoûi IRAS.
« 15 aaAt «791. p. 57b.
* Lutin de G«vemor Mania, O aoét lTtî, t II, p* 4VL
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LWiVE USITV OF CAL.IF
L'un popularité débordait déjà h Girondel, Ce parti se voyait tourné dan» toute105 te105 pou lion» et abeadooaé de ma armée. Le 34 juillet, Brissot lut accueilli i l’Assemblée pur les murmure105 et le» huée» qui jusque-là étaient réservés an orateur» de la droite. Les tribune105 criaient - 105 A ba«, scélérat da b trouve! A bas, homme à double face105’ » Les girondins essayent «ecûh IM! las de (un front. LU rédigèrent un décret portant que le Bol sera suspendu, qtfiuK Goavention nationale itra nomméet que la pnnee royal aura un gouverneur choin pas L'Àtsanbiée, que Ton rtppt105 liera la mtnuira chassés par Louis XVI. Ce sera une régence; ils comptent Faocaparer. S'il feut une émeute, ils a laisseront furet se figurant que, da^ii te désarroi de F anarchie, l'upinicn se portera vers eux, et que la panique générale leur livrera le pouvoir, où iis arriveront en sauveur105.
Cas machtavéhstes chimérique» rêvaient une sorte de journée du Dupt105 républicaine : ce tout là journées de cour et révolutions de palaia, et ca n’est pas sur oea modèle105 que les peuples insurgés se règlent doua leurs crises. La troupe qui se bat appartient à celui qui la conduit à la victoire, et m place emporte© reste à qui mène l'assaut, Tandis que U Gironde spé105 çulef pérore, s'évertua, que Flobe105pierre, dwokmosé, te dissimule dan» L'ambre et ae réserve pour le lendemain de la bataille1, riicmme qui va le» surprendre et tes dépasser tous envahit la scène, et, des qu'à y paraît, il y prend te premiers plaça. Depuis la disparition de Uirabeau, ce gnnd théâtre manquait d'acteurs, le drame a105 traînait antre le105 coryphé105», les figurant;, les machiniste105. Hraboau était te munstrenié de te democrati105 royatej FmapiKateur et te guide de la première Hévolulion, te seconde attendait te «en. La démocratie républicaine avait trouvé ses courtisans, ses prophètes, ses pontifes; îi lui manquait encore soi tribun. La da irvoyanta
Pavaient discerné depuis longtemps. Danton avait soc club ui Corde lier», moins nombreux que ce) xi des Jacobins, mai* plus uni, plus fan»fier avec la fbule, composé de gêna de main et de gei.s de poigne» fanatiqjes d'action plus que de paroles, n'usant point en discussion* subtiles et an rivalités da tribune un temps précieux pour la lutte; rien de I* A thé née oratoire ni de l’o-FSce d’inquirnlion, man uu complet vivant» audacieux et armé. Danton en était le chef. U attendait son heure, il juge* qu'elle était venue, et il saisit l'occasion avec cette sûreté d’instinct et cette promptitude d’action qui font de lui un de* plus formidables démagogue? que présente l'hmtoire des rfmlvtianB.
La Gironde avait préparé lu terrain du combat. La déclaration de Brunswick offrit le prétexte de l'agrwsio*. Ce manifeste fut connu le 28 juillet. Aussitôt, sous l’impulsion de Danton, les sections de Pans votèrent le déchéance du Roi, Le 30, les fié dérés de Marseille arrivèrent. Le 3 août, Louis XVI crut utilû de protester encore une foie de ses sentiments. Il le fit dans un langage qu il croyait sincère : il en conformait le sens a ses intentions intime*et à sa politique réelle; raa's il ne pouvait le parler nu peuple qu'en s'enveloppant de la plus déplorable équivoque. ■ Jamais, dit»ilF ou IM me verra composer sur m gloire ou ks intérêts de la nation, recevoir la loi des rlrungers uu celle d'un parti; c’est à la nation que je me dois, je ne fais qu'un avec elle... je main tiendrai jusqu'h mon dernier soupir l'indépendance nationale. ■ C’est bien eu effet dans cette pensée que Louis XVI se proposait de négocier au con* grès des puissance*, et c’est ainsi qu'il Üait, dans sa conscience royale, les engagements qu’il prenait devant la France avec les déclarations qu'il réclamait des étrangers. Ceux qui l’écoutaient et qui prenaient ses paroles h La lettre les rapprochèrent du manifeste des alliés, et en conclurent qu’il trompait la nation- Son diccoura passa pour faveu public de la trahison dont on l'accusait, U comptait que les menaces des étrangers seraient an sauvegarde, et que, par teneur de* représailles, les factieux n’oserajent Tien allen ter contre lui. Lee molutioD-
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■aires firent le fmsucivemeot opposé : ils cherchèrent, eu i'e®-parnnt dn la perwnna du Roi, a s'assurer une garant» «mira les violence* dont lu menaçaient les étrangers. Ili tenaient pour necessaire ■ leur au J ut qu'avant l'entrée des troupes «lie-mandes en France» le manifeste de Brunswick devint nue letlre morte, d que la Rcrdutiun eût ses otages avant que la coalition eut le temps de se oaisir des siens. Ainsi se décida l'émeute du IÛ août.
Danton la prépara avec un art consommé. Elle fut conduite avec une rare énergie. On l'annonça la veille ; toutes les mesures ■e prirent anvortoiaeat. Le matin, Las sections marchèrent aor Les Tuileries, en colonnes serrees, avec du canon. La famille ■oyulc alla demander asile à rassemblée. L’Assemblée a'avait *i lu force ai La volonté de se protéger elle-même. Elle était teiTifiée. Le dégoût, L impunsauce, la peur avaient lait le vide sur Les bancs, Sur 630 députes, il n'en vint, ce jour-ià, que 284, et presque tous apparie■ aient 4 la gauche; hostiles au Hat, ils étaient acquis d'avance fi l'insurrection, Loun XVI fut lefegué dan» une loge de journaliste*, «ou» le prétexte quon ne pouvait délibérer en sa présents. C'est de là que, demère ua grillage, daoi une sorte de soupente obscure et étoufiaule, il us^iSua fi la chuta de m monarclna. L'Assemblés décrétait au bruit de La bataille. Lei gardes-niHKS, une petite troupe de Geatihlioiume» et de garde* nationaux essayèrent de défendre le» T uileries. Il**e firent massacrer : b onze h?ure* du matin, l'émeute était maîtresse du pelais. Les député* décidèrent de ouspendra 1e Roi, de le mettre «n détention et de convoquer une Convention nationale. On constitua nu eonseÜ ejremrÿ pravw»r«t composé des anciena ministre* congédiés : Roland, Serran, Clavier®, auxquels ou adjoignit Monge pour la ma-* nne, Lebrun-Ton du pour Les affaires étrangères, et Danton pour la jjstice. Danton était le véritable maître de ce gouvernement.
La Gironde *e crovait victorieuse. Son dessein étn t accom-ri-
pli fies décret* étaient porte*, mais iis tombaient dans le vide, luut ton pion supposait ana eonsttuLion, un gouverneméùl,
LE MANIFESTE DE FRUKSWICK H5
une ass«rablée qm délibère, des loi» auxquelles on obéît R en de cela n'existait plus. Entre le pouvoir et les Girondins, au heu d'une fiction qu’ils avaient di&Bjpéu et d'un fantôme d« roi anéanti par eux, ee dressait désormais un tribun tout-puissant, ure faction jalouse et fanatique, une foule ivre de sou triomphe et impatiente d’en jouir, La Rérolution désormais appartient aux révolutionnaires; üa vont s’ûd disputer le régné. Une période nouvelle s’ouvr® eo cette histoire : la première a été remplie pur h lutte de la RévoluUûû contre la royauté ; celle qui suit le sera par la lutte de la Révolution‘contre l'Europe et contre elle-même.. A l'heure où celte lutte commence, parcourons le champ de bataille, considérons lea troupes- en présence, les mutes qu'elles ont suivies, les desseins qui lest dirigent, les chefs qui les commandent, les armes dont elles sont munies, le* moyens dont elles disposent, les forces morales enfin qui les animent, et, avec les passion» qui les agitent, les idées qui les gouvernent. C'est la c occlus ion de cette époque de le Révolution et la préface de la suivante.
CHAPITRE III
rHANGB BT L'ES RO F» BN 1Ï02.
Les Français ont fait une révolution dans le gouvernement et dftae la société. Ils ont modifié profondément la condition des personnes et celte des terresr les rapporta des citoyens entre an et avec l’É tac, TÉ ut enfin dans ton principe et dans sa constitution. [Is ont supprimé le régime féodal, proclamé la liberté civile et la liberté politique, établi l'égalité entre le* citoyens et fondé toute* le* institutions nationales sur la souveraineté du peuple. C'est leur droit : il est absolu, il est in contestable. Le droit public de fEurope repose précisément sur la reconnaissante réciproque partons les États du droit que possède chacun de- se constituer à sa guise dans l'intérieur de aea frontières. Maïs l’exercice de ce droit implique l’accomplisse ment d uo devoir, qui èû est le principe nécessaire : ne nen entreprendre contre l’indépendance ni contre le» frontières d'autrui. Ce devoir, la France le réclame des États de l'Europe, et die promet de l'accomplir envers ce» Etat* : elle s'engage, par sa constitution même, â renoncer aux interventions, aux agressions et aux conquêtes. C'est une belle parole h donner au monde ; la France aurait eu grand avantage à pouvoir lu te dit; mais il y aurait fallu à la fois beaucoup de prudence, beaucoup de vertu, et de» conjonctures très-differentes de celles qui se présentèrent en Europe au temps de la Bévo* lutiou, française.
FROCFÉS DI LÀ itvOLÜTIOKt BIT
La régima social et la cOastrtutioa politique qu« le France ■ détruit* chet elle seul ceux de tout le continent. Le* principes en vertu desquels ces immense* changcmen te s’opèrent en France sont de* principes universels, enseignés par les philosophe* français à toute l'Europe. Toutes le* nations européen ne* sont préparées B les comprendre. L'idéal de justice et de fraternité que 1a France propose au monde est intelligible h loaa le* peuplas. L«t réformes qu’allé asécute nonl désirables pour toutes lu nations et accessible* à tou* le* esprit*. 11 n’ert point d'tiorame, *t abruti qu’il soit par la miser® et la servitude, qui a’upîre, lorsqu'on lus en ouvre Fespérance, s s'affranchir des redevance* qui Je ruinent, des corvée* qui l'écrasent, d’un régime enfin qui Fait plua ou ma in* de sa personne, de sa famille et de son travail la chose d'autrui. I] y a dans L'évidence et la simplicité de ce* idf*es une puissance ipontanée de propagande, La séduction gugne de soi-méme les pays voisins de la France : H n est ni fosses an*i ereui, ni murailles aa* épais»* pour arrêter cette infiltration des couches profonde* de la terre. Tous ks État* européen* au sent comme minés sourdement at ébranlés dans lecrs assises Cette H évolution française qui abjure les conquêtes met l'Europe en un pénl plus grand qu» ie Fa jamais fait, dam tes siècles passés, l’ambiüo* des roi* de PVsnca.
Mai* l'Europe ne la voit point ou ne le veut point voir. La France rencontre une fortune inattendue : tandis qu'elle opère sa révolution, l’Europe trouve mm avantage fa ne s'en point mêler. Cependant il serait téméraire aux Français de s'en fier trop longtemps à faveugleiDeiit, * h distraction, h l'égoïsme ou à l'impcritte d«s gouvernement* de l'Europe. Ln France doit redouter qu’il* ne finquiêleat, Elle e*t tenue, *j elle veut la pais, de les rassurer. Las décoration* n'y suffisent pas, des actes sont nécessaires. Gaux qu'il faudrait ne paraissent, en eux-même*, ni contradictoires aux principe*, nî opposé* aux intérêt* de la France. La France, comparant désarmai* une société libre dan* une monarchie tempérée, conserve sa place dan» i'ancienae Europe et peut s'y ménager un rtle digne de son histoire.
Elle acquiert, par la seule diffaiioa de «celois, une influence prodigieuse ssr les peuples; elle renouvelle par l'exemple de »a liberté et légitime, en quelque sorte, par de nouveaux titres, cette rnagistratur* des nattons qui conatîtiie sa plu* belle gloire. Elle imposera aux autres (a paix qu’elle réclame pour elie-même; elle contribuera b fonder iur l’intérêt géoé* rai de la civilisation cet équilibre européen qw u'a reposé jusqu'alors que sur l'opposition des intérêts particuliers. Ou peut imaginer un gouvernement actif, réformateur et fort, capable de contenir et de régler les puuon* des Français, da le* détourner surtout de l*utopie, des arrtnture* et de le politique de magnificence; on prince ou un mhnatre, doué de ce génie, nunensut aux proportion* française*, appropriant aux conditions de l’Élat et tournant h la grondeur durable de la nation toutes ces forces confuses développées en Europe par la Révolution, ainsi que Henri IV et JUcheheu rivaient tait autrefois avec la Réforme*
Mirabeau, qui parut » instant appelé à cette gronde tâche, mourut avant d'avoir trouvé l occaMonde l'entreprendre. Apres lui, il ne restait personne pour maîtriser et conduire la Révolution : elle entrains les Français dans son emportement. Ils •'abandonnèrent à renthousiasuK de régénérer le monde, lie se crurent les initiateur* de l'âge d'or. Réprouvant le politique, comme égoïste, et l'expérienee, comme corrompue, ils Déjugèrent plue que par iushnet et ne déadèrent plus que par passion. Maïs leurs passions et leurs instincts dérivaient d* huit siècle* de monarchie guerrière et conquérante. À leur insu, le passé ■'insinua dans leur* dessein* au moment où il* prétendaient s’en dégager, et l'histoire de France s’empara de cette H évolution destinée à la rompre.
La propagande résulte de génie du peuple français et de l'esprit de ses nouveaux principes. Elle surgit ■pontfliiément du *<d Aucun barrage ne Le retient, avenue digne na La dirige; elle se répand de tous les côtés h la fois. Cependant, ai impétueux qo* soit son cour*, elle est contrainte de suivre les pente* ancien ne s ; elle ne peut monder que les vallée* déjà creusées
par focaux, elle ne traverse fo frontière» que par fo brèches ouvertes depuis Longtemps, La Révolution œ révèle corn mm ne sorte de rajeunissement fongueux et désordonné des ambitions classiques des Français. Les politique* de l’EurOpe, qui n'ont parce qu'ils en jugent avec les préjugés de la coutume ; mais la coutume ne les trompe point sur les conséquences pratiques. Iis comprennent fort bien le péril qui les presse, lorsqu’ils voient In souveraineté du peuple s'identifier toutes les prétention B de la souveraineté du Roi, Avignon réuni au domaine de la iintion par Le voeu national, et les propagateurs des droits de l’homme envahissant ces confins de* Alpes, du Rhin et des Payi-Bai £uif de tout UtEps, la France avait cherché «es prises.
cette application toute nationale qu'eu fait la France. La Révo


L'Europe- s'effraye alors, et les puissances voisines de la France cherchent à conjurer le danger. Elles le tout selon les anciennes mœurs, pour leur seul intérêt et dans la seule mesure de cet intérêt. La propagande les attaque : elles la supprime» root eu rétablissant le gouvernement royal, h France menace leurs frontières : elles la refouleront eu delà des siennes. Elles sont amenées ainsi, pour réprimer h Révolution, fa reprendre les plans qu'elles formaient auparavant pour affaiblir la monarchie, et elles relèvent h leur leur, aous ces nouveaux prétextes, leurs antiques prétentions sur le Dauphiné, l'Alsace, la Lorraine, la Franctie-Comté, la Flandre, h Hai-naut et l'Artois. L'intervention et la -conquête sont solidaires dnns les desseins comme duos fo entreprises des ail és.
Les Fraoça» invoquent pour repousser l'intervention de l'Europe et pour légitimer leur propagande, un droit public, institue par eux, et que l'E urope refuse de recon naître. L'Europe s’appuie, pour envahir la Prince, lui fmjposer un gonverne-tuenl et démembrer hd territoire, sur un droit public qui est celui de tout le continent, mais que les Français ne reconnaissent plus. Comme il n'y a point de transaction possible entre ce» droit* contradictoires et ce* intérêt* opposé*, h guerre est inévitable. Elle éclate précisément parce qu’ilneiiite plus de droit commun entre la France et l’Europe.
Voilà le fend du conflit; toiat Je rate, querelle* det pœae*-lionnrs d'Alsace, complot* de* émigrés, machination» des Tai-Lents, briguaa de* girondins, diplomatie des cours du Nord, intrigue destins, convoitise* des autres, dumères de tous, a'est dan* ce conflit que la forme, le prétexte ou l'occasion.
Louis XVI lui-même ae figure guère qu'a titre de persco-nage épisodique dans cette tragédie qu'il remplît de non nom. S’il avait apporté sur Je trône le génie entreprenant et créateur de quelqu'un de ses fameux ancêtres, d’un Philippe le Bel, d'un Char!et V, d'au Henri IV, d'uo LouisXIV, il aurait pu devenir un très-grand rth dans la Révolution et, par la Révolution, un des plue puissante roi* de France. Mail il était un de ra débonnaire* à l'ême perplexe qui, dan* les troubles de ta vie, n’ont de ressource qae J'abnégation d’eux-mêmes. Il avait le caractère d’un martyr chrétien, quand il lui aurait fallu ta tempérament d un César. Il ne semble rattaché à sa race que pour on radiotar Jeu taules par sos souffrances et ses vertu*. Il cherche, pour ainsi dire, à se désiniéreasiT de sa propre destinée. Lorsque ta Révolution n’est qu’un conflit tout français, il poursuit une Sorte de transaction impraticable entre de» faction* qui ne peuvent s'accorder que contre lui; lorsque ta conflit s'étend à l'Europe, il a? propose un* médiation paradoxale entre les puissances armées pour Je défendre contre ■on peupla, at ce mémo peupla révolté contre coi. pouvoir. Faute de lontemrce rôle d’arb ire des partis, il est réduit h en devenir l’otage Cette dratmcc s’annonce des le G octobre 1789, elleu cnDwnnte le 10 août 1799. 14 télé de Lotus XVI est comme I1 enjeu commun de tuas tes combattants dam h lutte qui s'angage en Europe Lulted'ojdace et de UnedU ; il s’agit de savoir q il inlMiudera le plus, qui osera davaite^e et qui durera le plu* lon^iemp*.
LE HÊGBB DBS VIOLENTS BT DM FANATIQUES. Ali
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Il n'y a plu* de gouvernement en France. L'Assemblée a con-centré en soi tous les pouvoirs pour les abdiquer loua devant l’émeute, Elle est avilie. Elle ne délibère plus : elle décrété août la menace. Les jacobins la niailniieat connue ils maîtrisent toute la Franc* L* «J mm indûment de 11 Révolution leur revient, parce qu'ils ont seuls la hardiesse de le prendre et Les moyens de l'exercer. Ils constituent* dons l’anarchia de T État ai dans la déroute de l'autorité, le seul corps organisé qui subsiste dans la nation. Leurs clubs, par leurs afEliabons infimes, sont seuh en mesure d'imprimer dans toutes les parties de la France une impvtow unique et concertée. Leurs chefs ont le parti pris de faire triompher quand même h Révolution. Ils y risquant leur vie. lia veulent arriver au pouvoir, et tout le* y porte. La populace :umée de Paris la* soutient. Pour aux, cMte populace est la France même, le peuple par excellence, le peuple à le manière antique, dictateur et législateur à la fais, celrn dont on disait naguère, et dont beaucoup disent encore, que *a voix est la voix de t)i-cu 1.
Si las chefs des jacobins mènent F Assemblée et la France, ib sont menés par les chef* de la démagogie pariiieuoe, et cm démagogues eax-méena* »• tout rien que par l'armé* de Temeule, qui les *uiL Si les jacobins sont le seul corps organisé, cette armée est la aeule force effective. Lee partis ne peuvent rien mus elle ; ils sont, en réalité, le* cliente des anercb.ste* obscur* et grossiers qui 11 evamandent. Ce sont les houimca d'action, les hommes h tant faire, ceux qui u'out rien à perdre, rien à craindre et tout h gagner dans le désordre. Cette bande campe en ptimaueiKe dam les Lu-fonds des grandes villes : 106
an premier appel d'émeute, elle h mobilise de soi-même et se donne au premier audacieux qui la conduit k U euree. Paria regorge de désœuvrés, de déduises, de vagabonds, de soldat* licenciés, de réfugiés de toute provenance, mélange d'affamés, d'aventuriers et de bandits qui n'attendent qu*u ne occasion pour se mettre en campagne1. À celte horde de scélérats surexcités, auxquels on promet le pillage, se joint la troupe fanatisée de* misérables auxquels on promet le bonheur; à ceux qui veulent ■accuser in France pour s'en partager lea dépouilles, M réunissent ceux qui prétendent l'anéantir pour la régénérer. De tout temps,, les ambitieux qui ont vou.u parvenir par les séditions oAt dû compter avec ms ouvriers de ia guerre sociale. Ce sont eux qui forment le premier noyau, celui des enfants per-dns, qui donne et reçoit les premiers coups, le* coups qui éb raclent ; c'est seulement à leur suite que s’entasse la masse indécise qui forme bélier, et dont la pousiée renverse lea murailles.
Cette armée de l'anarchie s’était rassemblée déjà, exercée et comme passée en revue dans les troubles qui avaient précédé les élections de 1789. EU* avait ses chefs sinistres qui w firent bientôt ua nom dans les émeutes. Dé* le* premiers temps ds la Révolution, les meneurs des sociétés populaires, puu les menés r» de l’Awciüblée recherchent leur alliance et complotent avec eux. L'alliance est naturelle, et le complot se trame spontanément. Le» politique* ont besoin d'une force matérielle pour l'opposer à « qui reste encore du gouvernement, au Roi, puu a /Assemblée, puis à leur* propres rivaux dans la révolu ton. Ûn voit pactiser cuDiwssîvemejvt avec cm ooadotfJarî de l'anarchie, Laclos et le duc d'Orléans contre ta cour, Mirabeau contre la couronne et contre T Assemblée, BarnuTC Contre Mirabeau, lea girondins contre les constitubouneM, Ge sera, âpre* le 10 août, Danton contre le» girondins, puis Robespierre contre Danton. Lea anercbiatea ont besoin d’un tribun qui le* couvre de son nom et les introduise h sa suite dans les abords
1 Tuia, tAnctpn Rrpjme, p 495,507, la/l» «•iuJuj*, Ll, p. 31, U EJ, p» LSI, 4Û5 _ Sviti, TrtA r l [, p. 9S ei nu,
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LK UE 8 VIOLENTS ET DES FAfléTlQOES 9»
de la place. lit sentent bien qae s'ils se préMnUient brusquement, loin leurs trait* bideux, avec leur drapeau rwige, ils feraient horreur b tous le» honoita gens* et que les bon* citoyens les accableraient nen que pur le nombre. Ils prêtent donc leurs bras aux tribun®, et ils marchent de la aorte, chassant devant eux et culbutant les uns sur les autres ce* impni-dents et cas aveugles, jusqu'au jour oê, devenus la Connnune de Pam, ils se croiront les autocrates de la France.
Cependant les conducteur» de l’anarchie sont cimwés evx-même», iiUérnleuKnt, U pique dans les reins, par les xdhp* chute» infime» qui composent leur troupe. Geux-lh, les com-battenta» sont avidn* de jcuiManca et de butin. Il fiant, pnnr eux aussi, un lcrue à cette aventure sanglante. Ils appellent, il* iddamont, il* exigeront bientôt sa ra^pie du peuple qu'on leur annonce loupureet qm s’éloigne incessamment devant eux, k mesura qu'ils avancent. Le seul moyen de les tenir en baleine et -de bnder leurs Anses véhémentes, toujours grosses de révolta et obsédée» du soupçon, c'est de leur dénoncer de nouveaux ennemis à anéantir, de nouvelles trahirons A déjoxer, de nouveaux obstacles S détruire, et d'exalter ainsi contra uelletnent leur bénésie. Cette impulsion, qui je marque dès le début de U Révolution, mène nécessairement au regœ dea plus fbrenés entraîné* par les plue fanatiques. Ce sera Tinévitable deslrâde de tou* les ch de révolution noires d’être englouti* successivement par le flot qui les porte. Hui ne peut se défendre contra l'attaque de ces anarchistes; nul ne peut s'élever s'il n'est sou-tetra par eux. La démagogie aura se* prétoriens, ses stréliU, sa» mameluks qui décideront des changements de régné Tout fart de parvenir consiste désormais dam F occupa retnent de l'émeute. Tous ceux qui parviennent sont tenu* a d etrau^e» ménagements pour le pouvoir occulte dont ils procèdent. De* Complaisances iDcxcuiebfe* Mccèdcat à d^tiavouable» complicités Le lendemain de la journée, les vainqueurs veulent leur part de victoire. Toute résîsteoce qu os leur oppose est imputé» par aux h trahison. Leur allié devient leur «nnemi S’il m lenrcede la place, ils le renversent. De là Le singulier spectacle
quepréæate la France dès 1790, et le surprenant contrasté qui 3c ûtfana teste entre la grandeur de la Bévolution et la condition pitoyable de ceux qui prétend eut h diriger.
III
Ce® caractère® de I* RévoluUon édstcnt dsn® 1® journée du 10 août, et c'est ce qui en fait une date fatidique dans cette histoire. Elle y compte moins, par la solation violentB du cou* Sit engagé entra le peuple et la couronne, que par le triomphe d’une politique et par l'avénanent d'un parti. Au point où en étaient venues les choses entre h Révolution et la royauté, le conflit ne pouvait plus se dénouer que par la force. La royauté faisait appel à la force étrangère j la Hévoluticn fit appel à in force populaire, et cette force, qui était soutenue par les passions nationales, l'emporta aisément, Mais le 10 août ne cou* somma pas seulement la ruine de La monarchie; il engagea L'avenir de la République. IJ consacra ce qu'avait commencé le 20 juin i le régime des coups d’État populaires et l'emploi raisonné de l'insurrection, In substitution du fait au droit et de l'injonction d'une foule anonyme à Je résolution législative librement délibérée. H établît la foi de la force comme la rni-sou suprême de la Révolution.
Ne nous payoni point d'équivoque,ne disons point que,dans ccs brutalités de la politique, le motif décidé de la justice de L'acte. Ce sophisme a couvert toutes le* usurpations et masqué toutes les scélératesses. Qui admet que la force peut être arbitre du droit, confond k droit avec la force et ae condamne s subir la loi du p.us fort.
Les |jarti> avaient fait contre le Roi leipérience de l’émeute, ils l'on feront un système contre PA*semhlée. Le moyen employé pour détruire la souveraineté royale lervira pour usurper celle da la nation. Las grands conflits entre le* partit ne se régleront plus que sous forme de capitulation* du sauveratu

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LA TRHRKÜB ET LA DEFENSE NATIONALE.
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subjngué an profit du vainqueur. La Gronde, qui réclama le bénéfice de la journée du 10 août, son la première b ou subir les conséquence*.
La Révolution étant maîtresse de i'État, il va se former, parmi 1m révduhanwur**, dm factions qui sa disputèrent la gouvernement, En même temps, toutes les conditions de b lu (te se trouveront changées pour les chefs de cm factions. Jusque-là, dans toutes les crise*, ils avaient devant eux un advcrutirc qu‘ib dénonçaient h ranimwté du peuple et sur lequel se Concentraient tous les soupçons et toute* les haines. Cet adversaire a disparu. La monarchie est renversée ; la noble*** est prosente du territoire de l'Êtat ou expulsée de tou* Les emploi*. Cependant les révolutionnaires, devenu* omnipotents, Tenant s Aggraver autour d eux le* difiEcultés et Les périls qu'ils attribuaient auparavant aux seuls complots de la cour et da l'émigration. lia na «'expliqueront point Leur impuissance a gouverner le paya et à réaliser leur utopie de poix et do bonheur. L'homme étant, selon leurs doctrines, nalureL lenaent vertueuv, w la vertu ne prévaut point, la faute en est ■ ceux qui y résistent. Ce sont des scélérats, ils sont le seul obatade au régne dé la Vertu : il suffit de iea supprimer pour que ce règne s'accomplisse. Chacun attribuera ainsi à sou rival le vice qu'd porta eu soi et qui la paralyse, tous croiront s'affranchir en extenmnant. Le* révolutionnaire* ont pris contre la cour et contre le* nobles l'habitude de eu inquisitions farouche*; ils te* continueront contre I«uh rivaux. Leu* bain* semblera même s'exciter davantage à mesure qu'elle s'exercera sur de plus proches. L'inimitié du tien état de 1739 contre les aristocrate n'est rien à côté de celle des démocrates de 1792 contre les modérés et les cooitituhonnels. L'adiaraetnent des girondia* contre le comité autrichien rv’égale pas Ta version des )acobin* pour la Gironde. IJ en sera de même des factions que la compétition du pouvoir engendrera parmi les jacobin*. Les effets extérieurs de ce* dissensions ns se déve oppêreat qn’uprà le 10 août} mai* ils se préparaient depuis longtemps lorsque cette journée les manifeste. 11 importe de dégager ici

LÀ FRÀBCE ET L'FÜIOPI IN ITM
cette transition Faatc de distinguer le Jten qui rattache cette période a h euivaute et de discerner comment elles procèdent l'une de l’antœ, on en Tient « expliquer, sinon ■ justifier, j>ar de* circonstance* extraordinaires, des mesures dont ces ar-conatauces a'ont été que i'occasion, cnnis dont la cause véritable est plus ancienne, plus générale et pfus profonde
Le* apologiste* de la Terreur — quelle tyrannie n'en a trouvé! l’ont présentée comtoe une -nonséquenn necessaire de la guerre nationale, comme une Œuvre, surhumaine en quelque corte, voulue et accomplie par quelque* colosses pour le salut de la putrie, de telle sorte qu’on ne peut lu flétrir sans renier du même coup tout ce qui s’e*t hit de grand dans h Révolution. La Terreur ne *e présentera point comme une nouveauté dans 1 histoire. Asservir les hommes en les Urn-fant a été, de tout temps, leapédient grossier des despotismes barbares. Les terroristes de h Révolution y recourront pjirce qu’il* entendront demeurer au pouvoir et qu’ih seront incapable* dé *'y fti^JOtélur Autrement Lli l'emploieront b leur propre salut, et la motiveront, après coup, sur le salut de l’EtaL Avant d'être un système de gouvernement, elle en fera un moyen, et le système ne sera inventé que pour justifier le moyeu. Le règne-de la peut ne sera, doua le Révolution, que le forme naturelle du triomphe des violenta, et ce triomphe a ses cuuses avant 1792.
Depuis Viirennes, 1* Roi et son gouvernement «ont, ans yeux de l'immense majorité des Français, Je* complices des émigres et des «trasgera. Quelqœ* poignées d'homme*, dispetBéé* dans le* provinces, s’armeiit seule* pour 1* défense du Rw, la grande musse de la notion accueille comme des mesure* de salut public toutes les restncticna apportées à L’aiitonté de la couronne. Les révolutiounaireu ont pour eux plus que les pas* «roni - il* ont le* faiblesse*. Le» âme* le* pk* o-ombreuse», le» moyennes et le» humble*, sont troublée* et p jaltaDinK», Du* iea danger* qui prôssent le» Français : l'iDvauoii et la coetre-révolution, c'est U ^eDgeauce deé émigré* qiu leur cause à ia fois le plu» d'épouvutc et le plus d’horreur. Il» y préfèrent
LA TEHBKOR ET LA DÉFBH8B NATIONALE. MT encore fana retira. Ils se dirent que te désordre n’&ura qu'un temps, et ils laissent les révolution cures investir successivement toutes les forteresses du pouvoir. Les révnintiomaires 5’en emparent parce iju’ils sont audacieux et qu'eu leur cédant pour sauver sa personne, le plus lâche se figure qu'il sauve aussi la Révolution et la France. Voilà pourquoi les faibles et les timides, voués en tout temps •( en tout lieu au joug des violents, y résistent en France moins qu’ailleurs et le subissent plus do ci h ment.
La Terreur qui s’annonce ainsi n'est pas, do reste, le fuit des seuls révolutionnaires. Leurs adversaires, pour des raisons snaloguss, sont portés à les combattre par les mêmes armes. L'impnissance des partisans de l'ancien régime à comprendre et à maîtriser la Révolution ne leur laisse d'autres ressources que de l'écraser. Incapables de convertir tes révolu-liotinqîres, ils ne songent qu’à les anéantir. L’empidsora des anciens pouvoirs «ombre dans la même banqueroute que f utopie des nouveaux. Nul ne répudie ces abus de la force ; tou* en recherchent a b fois le sinistre prestige ■ Je croîs nécessaire de frapper les Parisiens par Ja terreur*, écrit Mont-morin J.. «La peur poussera cette Assemblée dans le cens où elle va jusqu'à ce qu'une autre terreur la pousse dans le sens contraire. Soyez sûr que ces gens-cî ne sont plus susceptibles d’autre sentiment que de celui de la peur. * Ou les terrifiera. Le manifeste du 25 juillet n’a pas d’autre objet, cl, dans l'etat-major des émigrés, ou entend l'exécuter b la lettre. On ne parle à Goblentz 1 que de pendre, d’exterminer, île subjuguer •, rapporte un royaliste*. * 11 fout, dît un ministre de Gustave 111, faire pénr ce repaire d'assassins... Tant qu’il y aura un Pana en France, d n’y aura jflmœa de rtie \ * Les révolutionnaires n'attendront pus les Saint- Barthélemy et les dragonnades qu’ils redoutentils les préviendront. « 11 pleuvra
« 18 juillet 1792, 1 L* Harde, Corr., t HI, p, 'JST 328
» Mxj-lkî du Pur, t, 1, p. 561.
* Twbe t Ferwn, * ton 1791. Ftnstv, t. 1, p. 117
* Ducoun de Vergunud, 3 juillet 179X

LÀ FltinCB BT L'EUMOM I» ITM,
du wig ■, écrit la mère d*un terroriste. * Quand on veut h Su, U faut rouloir Im moytna ; point d’humanité barbare... S’il* ne font pa» pénr, üi périssent 11 »
Tout conspire h l’avénement d’une dictature sanguinaire. Le* hommes que la force des choses conduit à prendre le pouvoir *■ milieu de l’aaarchae sont, par leur tempérament, p«r. leur* puisions, par fenrs idées, les pins capables d'organiser la violence et de systématiser h Terreur. Le* jacobin» forment une lect* estant qu'un parti; >ia personnifient et ils développeront * sa plus houle puissance cet esprit de fanatisme qui s'est manifesté dès Im première temps de la Révolution et qui, par leur influence, y dominera désormais excloavemenL Ce fanatisme est an caractère des doctrines dont procédé la Révolution française; il n’est propre ni * ces doctrines ni à cette Révolution *. Les usances particulières que revêt le fanatisme jacobin sont uniquement littéraires; i* fond commun de la pensée demeure ce qu’on Ta observé chn tous les fanatiques C’est «ot pensée étroite, dure, stérile, mil rigide, directs, impénétrable. Ni la critique n’ébranle les jacobins sur leurs principes, ■t les obstacles ne les font dévier de leur hgoc, ni les sentiments ne le* détournent de leur but. L’objection est pour eus un b aiphème, de U réprouvent sans la comprendre, et foule leur discussion consiste h supprimer l'argument en supprimant l'adversaire. 1b ne peuvent détruire les obstacles, mais ils les affrontent avec an élan si emporté qu'ils les renversent ou s’y é cru sent. Quant nui scrupules d’humanité, ils se Les imputent h ddfeciioa, ü ce n’est h apœtuie. Leur conscience est aveugle, leur cœur fermé. Qui discute passe pour impLC, et qui hésite trahit. La G in mile et Danton apprendront tour à tour ce qu’il en conte de pré fondre être hmnmed’Êtat ou tout simplement homme nous le regneiie ces implacables séluteun. Ils sont pku que coo-vaincus d'on dogme, il® sont obsédés d’une idée fine ' le dogme 1m éblouit d’autant plus que leur théologie n’est que l'apo-
■ JnurwJ H rcpMtiv ITM, p. SU, MT-BM.
F Lf. ht Nirtrs p. (73, fcOS-tol, US« W., M d ihMS*j f. SS,
Im iri ta de La rfroluiai iMuacils su latava
LA TtftKKVn ST LA AtVINlS VATIOVALS. Ht théoac de lew moi ; l'idée Am le* caednit h leur fia d*tme m p ii lu on d'autant plut rrtaitible que cette Su est, eu foadt la triompha de leur orgueil. Cette ici perrertie a toute* le» jsloesies tabule* et dévorant® de l'imoir-propre dont elle dérive. L’intolérance chn Im jacobins dev>e&t um forme ligué de b ntalilé. Mail il* ne le ravent pas, et la frénésie de Ogolinie te confond dans leur* fine* avec l’enthouienne de la eroyaiwe.
Cette fermentation des passons la* plu intenses en rendra rexplotioD formidable. Le* jacobtnr concentrent en eu ce que (‘esprit de secte et de faction n janaia inspiré de plus terrible. La Ligue revit dan* la hiérarchie de fenrr affiliation*1 ; rtnquw rit ion renaît dans leur police occulte, leurs délation* sacrées, teura tribunaux sans appel, leur* juges mu meta et l'appareil de leur* échafaud*, Lew proeétytutue •’orgam** air le* plan* d'Ignace de Loyola ", il • imposera par In arme* comme celui de Mahomet l. Cette aiaiiuilalion du fanatfame jacobin su
• tettete te^Jabte, nite paw hrîaw w *>• — mAte pa» ta
pinte à dte Sm rnm fetl* »wi* J—— Man^ta a* te é4 mifl jaaqti* ta MCrl. m réÿœ te MrM at FcMiwim h a* sW np>*iM rph— tevtà tain.. Cm Ote oaafMate «ar n pam da ivyawa « dtetete par ten ■unitetn, U LifW ■ •<•*** Mpitewt. • À affûte Testât, «Mm te bar» riat, Parta, 4*51, p. tQ*. — Mica km m mu d’eatttMfi. ■ Ttal ea qa'il y a te tebiactet dans cvU* rate elk, rtpp4rtt te Tbaa, te pv fat m bM*wint qut teaa h faarr» cm|» a— r—nurra * iw libarÜMfnM «n *>!• te aautfMH tawama e *av ^■Ubr»w1 »'«ii0itaai*l teaa i^la iwtaca. « El* iwt art wa-tour* um • Pin*, diMit l'aa dTnaa, m ut pta ea T"’® ’•*•* Il * te*
n ih ni ai |*w tue* ta fuiaw I ywar» rata La *---j «al ■iJtai ■ «te m ni**
«H da «au* antatea, à •• M 1m A—M «a btWHfa te *•(, * SïMT, Mmmm te PtrM, «TA- L 1J I, p. 343, 4M, MT.
11 •luutnu cr4 ta pcfo, tairait AnteCMate, Ma rraaaMblmt 1 ta
foetal* ia JtaoL ■ Lear todéta — aoa » wigT*f>atwa ■ le» todtete «abardoo-aaq ah ri—al * ta «acte» ata*, a Cm uim «pa l'ijjl— te Ko— plantai) ta foi ri i—HiiiBii la «oate pat dit ooflcrfetuoM te mw. ««L* mata admmoa ■laiu « c«n*i cow fo bapten te Coûtait», Java ta® te et—a, effjc» ta >ang a* te maariiw r * La doetnaa qwa tout* tel®—t mit ao foa—, — kMijoaraaaa etaaaa loaafale at acte, y — a»a trali—a< ptauqoâa, —ua anvagnea <■ mmm ?!!■»■ m q— taa JaaaiEM appataaaat wm apiaiAa pteaU». ■ Aadfd Ctea—h *44, 4M, 1M, 19*.
r«ptetM,» La OniTnm H la taafc te» larrh»» aal vqanïar kv*a ■i»hw te pMteJyti—a Mm 1'1—etear «t tte. rinaayi r— te JétaJua aepnlihial Ih tort aa Ànfcit)aa M à la Cteaa, * I**ll*t ta Pis, l l|, p. 13*.
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LA FHÀKGE ET L'EUROPE 10 1T*I
filialisait religieux frap|)e tou* les contemporains. Le vocabu* la ira d«a propagande» et du persécution» revient naturellement mju leur plume, quard ils essayait de définir le parti qui • empare de la France et menace de conquérir l'Europe. Ce n'est commettre ai un abus des mots di une irrévérence que d'on ployer ces compmaiwait. Elles ioat clasiiquea
C« cnn sidération s eipliqiMtsl, avec le régie de 11 Teneur, te qu'il y a de sombre, d'atroce, mais aussi de basai dans la liévo* latins. Elles n'en répliquent ni la nouveauté ni ta grandeur.
Une nitioa de vingt-cinq millions dïtommes tombant tout h coup aux maint d'uM faction d« fanatique» * nt m laissant fane* bstr par eus, se aoumeitant aveugkmeath lesn lois, leur livrant soc mrg, set trésors, oubliant pour Ica nuivn toutes les augge*-ùans de l'intérêt, tous ici ralculsde la prude ace, noEbaenlecnert lubjugnée isiii eothouiLüSle, ortie étendue de svutcraiDcté, ce prodige d'obéissance, voilà ce qui dépasse les mesures anrtenaes des séditions, mais cria n'eacede point les mesure* de l'bisknre de Prune* Les partieulantésio ne sont ai dai» k earneten des ioctrioes, ni dans la violence de h crise, elles août dans les fcm« qui reçoivent les doctria«sal daaslemheu où s'opèreI*crisetdarn h France, ea an mot, dans son peuple, sa coiutitution sociale, sou passé. Tout k secret ds k RévoluLaa ut la, Qui k cbanhs ml leurs s’arrête a la surface et et perd daaa tes symptômes. Il reste confondu par la médiocrité des Loomm*, la pauvreté des
■ Jaayfc a» M*ii«ra q»i, SmS m tigs—t Im jsrabifla, las ■ péoJtifi pha pas»
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Sir* «sadfre csui»« ■■ irtkv <p‘«na mi* mv>n*U tailte *SM irUck H qai soavtas 1 vti* «y<mio*t ■ — Pwr la* ■ royaal» a, ont b pnprc<*| emploi k la «mttv-rrrotuUQC qai «t I surn i^Mnah, • û vinck k T Eu» MprrM *o*M b p*si'h Unaai ,xw •» fariiel* 4s foi I* ph*t sacré. ■ • La EaiBl-E.pnl a»t vwitauieMBl desetodu ■* tn ayiïù-e* da la Comtiw*os« » JbarNaf^ww fowywst. p. *3, S5, ISS, 1W, liS, IM, 1», Î33
■ • Ils Ml I pBiaa taoia ttslalk > Tuas, il JhwJaAsn, t. II, p. S3-SS.
PUISSANCE NATIONALE »E LA RÉVOLUTION. 511
doctrines, la grossièreté des moyens, et il ne «e rend compte ni de l'autorité qu’ont exercée ces sauvages despotes, ni surtout des événements prodigieux q jî se sont accompli^ au cours de leur régne, je veux dire La défense nationale, L expansion de .a France du ru l’occident de L’Europe et le début grandiose de la conquête du vieux monde par les idées françaises.
8i l’on s’en tient, poar toute explication, à la concordance extérieure des faits et an jeu puéril des antithèses Littéraires, si l'on a, par malheur, le regard assex borné et l'esprit assez court pour a‘apercevoir que ces deux objets : un échafaud et une armée, un gouvernement qui extermine et des héros qui se dévouent, et si l'on conclut de F un à Vautre, on en arrive h ce paradoxe d’attribuer b la tyrannie h plus avilissante que la Fronce ait subie, l'œuvre la plus magnifique qu'ait exécutée le génie français. La chaîne se brise; il n'y a plus de proportions, partant plus de vérité. Mau si, au heu d'établir un rapport tout arbitraire de dépendance entre ces deux phénomènes divergents, on en cherche Tongi ne identique et le point de départ CTroniuQ, Les liens w renouent, la suite reparaît et les causes se dégagent. Elles procèdent toutes de la France et du génie national des Français, seul fonds as^sz riche pour féconder h la fois et développer côte à côte des éléments si opposée.
La Révolution exalte dans le Français ce qu'il 8 de meilleur et ce qu'il a de pire. Les intérêts personnels et Les pasrioui nationales, l'ambition et le désintéressement, la baine da toute une classe d1 hommes et l'amour de l'humanité, l’envie des grands et la compassion pour .es humbles, l'enthousiasme des vérités nouvelles et l'instinct des traditions héréditaires, toot fermente h la fois dans U peuple et le soulève d’un même élan Lu Français sont certains, et ils se tout tuer sur cette certitude, qu’ils possèdent le secret de régénérer le monde, qu'ils Je regé-
ocrent en h l'approprient, que le patriotùine fr-jDçaii et h juatica vmvarMlla m coofondent, que la Révolution m aceoaa-plit le rtgnt et que toutes lu pæsioiia qu'elle déchaîne sont des vertu*. C’ert par là que 1er jacobin* trouvent leur prise sur Ici Français. Ils prêchent d’exemple. d'ailleurs. Malgré h pédiraterte de leur* formes, l'emphase cmac de Leur rhétorique, l'étroiteur dêlennïiM, ils ont la foi mteasa qui de Fiaquili-leur fait un mÎHicDDRÎre et un prophète. * Allons I s'écrie Bo-btcpterra après la publication du œanifeata d* Brunswick, il faut que le peuple üruDçau aoiüeane le poids du Bonde. Il faut qa*Ü aoit parai la* paupla* «a qu' H «rouie Fut parmi ha héros > Le peuple auquel se* tribuns tien neuf ce langage est celui qui, d«pu» de* siècles, met mh* orgueil dan* La prosélytiscne nattent!» C’est ainsi que la Révolution française, comme l'écrit le par rapport à ce nantie da- la même maniéré que lei révolution* religieuse* agissent en sue de Hmcie;... ou pliifri die esl d«v«nu« atla-mécM un» sort* de religion novv*lle, religion imparfaite, il est vrai, sans Dieu, sans culte et mu* astre ne, mais qui néanmoins, comme l'islamisme, a inondé toute la terre de ms soldais, de sas apôtres et de ms martyrs107 ■.



L’islamisme se propageait en awerrimant le* peuples et n ravageant le* pays. Le rapprochement n’eit juste ni des dt> eei ns poursuivis ni des suvres accomplies par les Français dam la Révolution. Si le* révolutionnaire* sont emportés par le même fanatisât conquérant que les Arabes, si le* dogme* sociaux que protaiMnl La* pontifes du jaeabanitia* semblent écraser la liberté humaine du même poids que le* dogme* du Goran, La propagande, dans la bouc lia de* disciples, rompt de tout** part* la cadre étnqeé de cette nouvelle religion d'Ëtat Ce M'est point le théologien qui ooovcrtd, mai* F apôtre, et l'apétre, ia, c'est le Français humais, chaleureux, magnanime. Il coo>
PTT! BS & H Ct FÀTIOMlLX DK LÀ XÉV0LUT1CII. «St mente les 2)roùr dt F Aemnseaven son imagination etavec mm etuor, et MB cour est plus imprégné des efiimotu du Ficaire savoyard que sa raison u'est pénétrée de l’âpre sophistique du Contrit secutJL Pour l'élan des âmes et t'en traîne méat des peuples, la véritable analogie de cette guerre d'affranchissement qu'entre-pressent Us Français, ce n’est pus l'invasion musulmane, c'est h croisade, telle que ta prêchait samt Bernard quand il s'écriait ; ■ Voici aux armes, et que h monde chrétien reten-tisse des paroles du Prophète : Malheur ■ qui ■'ensanglante pu MM) épée108 ! • 3i L’on considère les Français de 1792, on reconnaît, dam cette fbuleda pauvres geMq ni s’an vont aux frontières combattre pour ta liberté de La France et pour celle du vieux monde, les descendants <te cas guerriers illuminés du moyeu âge, in trépides et violents, qui marchaient au mande à l'appel de iwt moines. On retrouva sans doute aussi cm pastoureau* forcpnéa qui, tandis que leurs compagnons se font tuer «ar les routes del'Onent, demeurent dus le royanme, y pillent, y MO calent, y cherchent Jérusalem dus les chi I eaitxds leurs a« ignsurs et croient racheter leur âtoe en massacrant les noble*. On voit rensttr* Iss convertisseur impitoyablet du Midi et roasusetter â côté de la croisade populaire et exaltée te croisade inquisitoriale «t pillarde, celle des albigeois, idéal atroce des terroriste*. On entendra, parla bouche de Carrier, ce légat légendaire qui s’écrie Tues toujours, Dieu reconnaîtra les Mens 1 Aucun des traita horribles du passé ne manquera dans te tableau ; msn ces traite n'y domiDcronl point, ci l'image totale restera, coco me dans te passé, une image héroïque,
À cci passion) héréditaires, il s'en joint de nouvellement nées, de tout actuelles qui décuplent te puissance des premières. La guerre est plus qu'uie vocation ru honnie et une glorieuse aventure, elle est une néceMité de «dut public. Avant de délivrer les étrangers et de les convertir, les Français oat à se sauver eux-mêmes, L’indépendance da te nation, la liberté menu des citoyens sont an question. Cette question
prime toute* le* entre* st touche tou* le* Français. Us «vent raqn'rat rinvatiou ricequ’sri lenewH régime. IL* dm vantent pu '. Là patrie est menacée de déimmbreineiat, il* sont meucés de Mrritude 1 ïb «rat résolus h •• batte* h ouImdm plutôt <p>« de céder une prûvmca m de rwnoncer a tours droit* de citoyen*.
O* obéira au jacobins parce qu'ils ard«aeroBt la guerre^ qu'on la veut et que l*o© est Habitué d'ailkun h obéir h qui «ODSSMad* de haut et fanutinMt. Le* jacobin* impoveroat a* fouYcrneiBent i u pays qui a’ta * plu*, qui m peut « en poser ri qui en reaovnt plu» que jamais le besoin. La France a été dreude par l'onciea régime à subir uteneiwiamnt b loi d’en pouvoir absolu, concentré entre quelque* cfaefit qrit d* Pari* ou d* V«r*ailteeT trnmmatlmt dan* tautea la* part*** d* rÉUtf par le réseau de tours agença, des eommandemeat* qu* Fon du discute paa. Ce gouvetnœri O été préparé pour la guerre et pour la conquête. Le* gen* du Bot F ont teUarn*! simplifié que dm ebafe, mônt tobebiles ou grammes, peuvent *rea approprier toute* la* ressources, h oouditmi do savoir ce qu'ils veulent ri do te vouloir avec coutuc*. Les jacobins trouvent, avec Fiastrumeat, les onvrien qu'il finit pour remployer. Àdmîoislrateun, intendants, légistes, conseillers, commis, tout ce q»i dirigeait b grand travail d'Ètet de te royauté ri tout ce qui l'cx éca tait, sortait des rangs de cette bourgeoisie phd» anphe, ambitions* ri domioatnc* qui * fait I* Révolution ri qui entend races parer. Ces homme* s'affilient aux jacobins parce
• • 11 m a'*oM plot da cLoiiir rtn iwdfw d I* dcwdre, «m nen te io«-«*■■ rrgm« « l'anaeM, car dernii* tes «warçm «a «p*rç*K te* t*i<rte • la froBUEf*, L'*br*nteu*«it au tnribla, ■utoul daaa h coucha profané* qui jadii portait •**!• prraqua uai 1* poidt é* riail édifie*, panai tel mIImh d'finiwr, qui Twnl |*mblrnmt d* Crtrai Loft fana, lia M«f Bt par leur MprnrHrr pfujut La L !•** ao*d4i«i» «t4- tea* aia lin»* pm**v— K<
toict qu ou teur iimono, ou* ligua «Ifi r«u In en iruia, Piava
nos «BiiiKrt*, la Croate* «L Le* Pandoora n dot hurdet d* üi*rot-
uairr» et dr liarbam pou»ei «maire cm pour le* nuctm * La chaîne ! Un» colon foruidaM* fwrf» dt l4eü*t * ls rMuMCtv, *»w to cbnuiu niuocata, q«i deaoocrut la cuaipnliau du tynna at appellent le pea^e im mous. . Cri nrdr» SBcw*! 4 grima bmu ronde le fini par tienne* et vadtiioa. frrtlt quelle iprrçrtl data te teamaia la rrubl rtcoirm [tiinLa 4* te la Ile, d« te dîne et du di uiia utrnrwiHt, bm parta ea pm> dte n bu i sort. • Tans, te XerWori*^ l il, j». 143, 47*
PUISSANCE NATIONALE DI LA RÉVOLUTION. 5^5 qu'ils partageai leur fanatisme, ou w soumettent b eux par pur
et la paiBion de l'exercer Ain a les deux Merlin h les C-amtMn, Ica Prieur, les Carnot, les Flewboll, las Jean Bon^Saml André, les Dubois-Cnmcé, les Cochon, les Treilhard, les Thibatideau, et bous les futurs ministres du saint publie, hommes d'action dont I énergie indomptable, l'invention et l'industrie transformeront en -ordres efficaces et réaliseront en soldats aimés, en canons, et munitions, an vivres, las injonctions «altéee d’un Danton, les abstract mus déclamatoires d'un Bohespierre et le» décréta tum illuaires de la Convention.
G’e»t de la sorte que, des 1791, les camps se peuplent de jeunes hommes vaillants et impétueux. Ils y apportent une passion qui concentre toutes lez vertus politiques et les résumé “ le pslrJClfome a O vous tous a, s'écriait André Chénier, dam la détresse et l'amertume des discordes politiques, * vous dont l’âme sait sentir ce qui est honnête et bon; voua tous qui ares une patrie et qui savez ce que c'est qu'une patrie; et qui saviez ce que vous disiee quand vous jurâtes de la dérendre, et pour qui vivre libre ou mourir signifie qudqje chose; citoyens Ireii-çûi«, vous tous qui avm des file, d» femmes, das parents, des freres, des amis avec qui et pour qui vous vouleî vaincre, inec
lerois-rous de notre liberté pour rester esc laves de factions imp es? Eltvez donc la voix, montrez-vous ! que la nation paraisse’... « Elle parut, et jamais nation ne présenta uue ima^e plus nuble, plus fiere et plus vraie de soi-ménie que ne le fit alors la France en ses armées. Elles sunl l'incarnat ion de celte unité nu tin nu e que In monarchie préparé depuis des siècles. L<?z rots ont fonda ensemble tous 1*8 dJûmtnts de »a patrie; la Btvoljliûri la détache du moule où ils En voient jetée. Le moule se brise , mais l’cruvre en sort a recuit plie cl semble iudeslrutlî L>lc\ » Monsieur le général, le roi de France est parti, il est ei fuite1 » répondent^ S l'époque de Varrnnes, un administrateur effaré a
1 Dr findirripljNC Jet «nwer, 5 mat 1TÜ!. Obkuw m protr, p. ISA
• a. 1.1, p. sue
S3& LA FRANCE ET L'EUROPE EN 1TH
km officiar qui réclamait des menim d» défaits». ■ S’il «t parti, la natioa reste, répliqua le général. Délibérons «ur ce qu'il y a à faire’■ »
Cette mpün -de tant de lient noués depuis torique même de la France ne s’opère point md< déchirement. La plupart de* officier* nobles abandonnant leurs soldats qtn refusent de leur obéir, H émigrent, poursuivant dana les ombres de l’exil fa foQtdma d'une France qui vient dea'évuDûiiir à jamai». Quelques-uns demeurent. Narbonne leur a donné noblement l'exemple. Le» motifs de leur conduite dégagent preo-aément le lien de filiation qui unit l'aDCieDue France à la nouvelle. « 11 u’ep partent qu’à voua, mon général «, écrivait à Souillé ua gentilhomme ds ms ami» * au milieu d» la plus grande agitat»n qu'un homme puisse éprouver, de se souvenr qu’il est Français. Non, von» ne doonerex jamais vos lutmà^s et votre courage pour le démembrement ou fasaervuiemeiit de l'empire. Ge n'étaient pa» là vo* projet» quand vous memm le Roi à Mnntmédy. Vous voalies, an contraire, épargner à ce royaume la boule d'un joug étranger, et aujourd'hui voui pourrie» contribuer • le lui imposer I Vous voua connaisses en vraie gloire, mon général, et vous »vea bien que ce n'ea est pus uoe véritable *. ■ Victor de Broglïe, qui avait reprit du service en sortant de l’Assemblée constituante, demeure à sou poste ■ pour s'opposer à l'invasion». "C’est h l'armée qu'est la place de tous les gens de bien ■, écrivait un jewie gentil homme qui sortait des écoles*. « Quand même, disait la Tour d’A.u vergue, tout» farinée émigrerait, ja resterais «a France* -
1 M^aocrn és ftnwinn, i 11, p. 199, Cf. GvuguhT, fflwitwt pruimw, p. 58.
1 Lw corne de Gowrcnwt, 10 juillet 1701. Bodulî, Mêmwn, p, 270
* Un oaif're, M. de Gailkeioif^ écrivait es ISO? i Loon-Pbiltjrpe, sprèi avoir h» le Precu Je ta Acuotaiee «le LuntTSbi» et le jugenent sctch fX>r« de» piwti, ijti*riih x‘«bwJizaV de £■ guerre étrangère tiucdre S tew patrie t « Qe> paroles naal eiupfcbé de durait penduii bien des Haiti. Il me wubU qu, 1» divt»l|«Ba« du tt <]ui Hui I" peilW de I» Fruev, ■ Fepterf 7wi rjntjre, p BU. d le jug'wtnt de Portai.» ea LÏW, Mhxct pu Pur, i, II, p.
1 UosraiHtn, ES octobre 17*1 Voir PetuiKnn, Un officier njrdutf oj, rrririecécl" ArpirAftynt», Perl», 1870, p. SI.
1 CnrgtEi, p, QQ,
OnQii-.a fTnin
CWIVE RSITV OF CAL.IF
FU1SSANCI ■ATEOHtLI DB LA HÉVOLÜTIOK. 53T
Mail l'amée □’éau^m point. Elle repcnuM au contraire les tentatives d'embaucbage desancieiu officiera paiaés an parti des peux» et résiste i h propagande des agent» de Vénugration L Elle m refais à Bouillé, comme alla sa refusant phis tard b LafaTdtc et b Daraouncr £lk ■* > eoqiuert point de ce qui w puue dane l’Étet, ai du nom de cens qui gouvernant. Ella ne combat point pour au, mais pour h France. Elle regarde en avant où sont les étrangers qui aaenaceatdc démembrer la patrie, et non en arriére oà sont le* faction» qui la déchirent. Elle va au pin» pressé, qui eit le mlat de la natios^et ne balance pas sur h» moyen», car il a‘y an a qu’un : weber à l'ennemi. La devoir est 4 est évident, cela »nfSih Tant que h coalition praiaera la frontière, tant que rénugrabon s'armera pour une revanche, tant que la France sera en péril et la Révolution en question, l’armée se baLtra, mqs demander b ses chefs autre chose qus de In mener b la bataille. Il y * dan* l’irntiact qui la guide je ne mi» quoi de mystérieux et de sacré. Elle fait spoitnné-ment » ce qu’uns sagesm consommée et presque prophétique" aura* pu dicter à la France, Qui ne a'e< senti pénétré de respect patriotique méditant cette page eurpreoanta où Joseph de Montre évoque devant le» soldat» français te génie de leur pays, et l“J prête ùe» paroles : • À l'instant nù l’irnte se ni titra de la politique, l'État aéra dissout, et les ennemis de la Fronce, profilant de ce moment de dissolution, la pénétre* rnnt et la diviseront Ce n est point pour ce moment que nous devons agir, mats pour la Mite de» temps ; il »egil surtout de maintenir l’iategn lé d« la France, et aousiw ie pourvoi» qu’er cambaltanl pour te gouvernement, quel qu’il soit; car de cette manière la France, maigre ses déchircmcnls intérieurs, censer* ver» aa force militaire et son influence extérieure*. >
C'e&t été parler en grand phil jsophe, ajotle ue Maistre, c'&t
r ■ tat tnrbiâvH ■1>ine* rêvai qs'l rcawwrar lut ne«d> qm h»* jh
li Mii^n, m «m teetul fruit qua wat e*Uw«i d« ntrt mupaàla •< wprubla l<n|aUn Nous liBnnrvu Adrln i la MùvH, » ta l*ï «4 *u Rw, *1 MUb Hhtwh coivImUM jurqu/t te MMt pour ter Jcfrnilrc o*nln an ennean ecnauni, * XUmiü du IVdc ^■«,Qduïrvi7ei. Ivw, ^wa^wlr, L Jl,p. WTé Pprit, 10»».
■ Çuui^rrulKNU, ch. i r, 17W».
LA FR A* CK BT L'KtfROPR BS «TtR.
H*
aie» que penta la peuple frasçaû. ■ De toutes parte an courut *u* ormes, rapport* un de* plu* illustre* punit b* soldat* de b RétoluÜQD ÿ tout ce qui était en état de supporter le* fatiguai se part* dan* les cimps. Chacun abandonna ors étude*, m pnfeuîao, et de* armée» *e formèrent qui Bunrtoe*l le triomphe d« h Franc». Lapatnotirma suppléa * tout *... » Il «amplifia tout BUtti, abiorb* tout et ennobli tout
Dans la détraaa de FÉint et dans Fanarchie de I* nation, k» armées vont reconstituer une société unie, forte et disciplinée. Tendu que te* brouilkina, k» forcenés, le* scélérats profaneront et enaan^iuutent la patrie, 1rs armée* présenteront h l'Europe l'image glorieuse et immaculée de la France. La Hévolutioo y domevre è l'état d'idéal, L'aothousiosioe s’y maintiant dans sa pureté première *. Tendu que la até n'est que tyrannie et que factfooe, la république m réalise dau les campa *. Mais ©elle république n’a de romain qae le geste et le jargon : toute* le* pensée», toute* k» paowm», toute* le* vertus y sont françaises, La» soldat» de la RdvnlaLo» ont beau parier en métaphores da** tiques, ce qui revit en au, ce n’ert point la Grée* au la Borne de Plutarqa*, mais la France de la ehanaon de Roland 4, IL ta
1 GaBfXH‘'Buer.Qvs, JKtmoww, Jnmdutitun, p> M- Fini, (II* “ Joaite, Httfotrt ertfifH* rt wti/ctowv d» fUFTts 4t k JÛrtùrfHM, Pins, 182U-14, t. I, ». ÏM.
1 ■ En 17*4, lit Stendhal ,n*tre wnliwrot întkmr *f t*r>m ktit Uni mwftfé {■U catt* idet" fart (Milr 1 Ik pttiie T«u» 1» l’habit, la Baarttln**,
était, 4 »w ysut, ■■ airrÆk lalail cithcwH... No* ku m ntntMi rtant Je» fut», du cerwftiaWtt (audiaAltf an new r»ao< Je
a patrie, Dan» lu rae, nw yr«a «■ rr»[iiu»»a>l dt bran «n rracuafraii nia mKnftLkuB m Lbbü»D*ir da jaun* laQbow fctni, C* tenument fut m'H tr^v n-|i>;iiit>, a Hf 4* ïVafo/vM, Pari*, lü?», p. 1, CG uepooer, p *L Eitrüi 4<h ;W*M*Hr« Je LitimteUe, (. I, p. 11 A. —TiitI, fe üeimfufian L II, p. BTB.
1 U H<vdutioat E». XI, k Gurr.ce, ch fl, iti irum Je As ÆtpWidiai.
* V<xr G » tien PiSn, /a Parut ■■ teoyea 4^t, Pteit, 1815 La cbtima k Hntaail In fcitianiltte rarti^ai^. « pairie ffançteM rtl.il ItiJtalw (an ■llk'U
Ju □■iiEiae neile), le jent mml nitnntl ainlail dtut Ce qu’il s de plut inliæ, plut n-abh 41 de ptui tendra. . * Dana carartèrat y d»v. ncnl : t ta tlmlaiwe ■ ‘mite ai ta tendance à h’npsriMun,., Ga Krauta a’inttMgt toaiata akiifta il at>a *»*.><« ckrrl cfliK ai belliqaruv.>,(Ellrj regardait drjt rimai M rrraall* lAicbf d*<*iEFtcr ku le Itlte da l'Etro^ia u« «raie, an rat d’inx
grtnda teuvrfl caiHint, i On nrnari|iH ckct elle ■ la boara da rndr* ht pcuplu heurcua nulgra tut, à »ott laçât «» P. iÜjLiUS.
piquet dt rewuwiter Phédon,-Aristide, Sapion, CinanBatos : pur attirai] de mode, fard superficiel d'une littérature de convention. Il» font mieux que répéter des râles de tragédie ; il» renouvellent du Guesclin, Bayard, Coudé, Turenne, Vaut an. Leur sang se ré vêle en eux a la façon dont ils mènent U guerre, dont ils pratiquent la eau quête et dont ila conçoivent enfin cette république pour laquelle ils combatteuL Ils sont la grande ressource de la France en cette crise et le véritable inetrumeiat du salut public. Toutes les plis nobles convictions du monde, toutes les nécessités de la guerre et toutes les occasions qu'elle offre A In vaillance et au génie, n'auraient point suffi à cette grande œuvre, à la nation o+avait enfanté, pour soutenir cette lutte g i gantes pie, h plus extraordinaire génération d’hommes de guerre qui eût encore paru.
V
Lorsque la France #e précipitait si témérairement dans 1‘ofFen-Mve, elle était h peine en mesure de se défendre Au Üeu de 300,000 bonuoss, troupes de ligne et volontaires, que les partisans de h guerre se Battaient de jeter sur /ennemi, la France, déduction faite des garnisons, ne pouvait opposer aux Allemands que 82,000 hommes, éparpillés deDunkerq ue à Baie ; 24,000 sur Flandre, 10,000 à Sedan, 17,0DÛ à Metz, 22>000 sur le Rhin. La ligne était patriote> dévouée à la Révolution; mais elle sortait des casernes, il fallait l'instruire »ur place, Elle manquait d'officiers ; sur 9,000, 6,000 avaient émigré. ■ Sous les rapporta de la vigueur et de l'esprit patriotique, dit Gouvion-Saint-Cyr *, les volontaires ne laissaieut rien a désirer et pouvaient cire Cités pour modèles, i Ces volontaires de 1791, les seuls qui riiâilciit vérit a j km en t ce nom d qui, dans l'ensemble, justifient la glorieuse légende qui s'y attache, apportaient à
11 ClWVLKT, Inwivn prHArtcJUvt, di. Il, fAroiEh* p. S4-tJO
* AJrnwircJ, <- 1, Introduction,
j** ï
SSO LA FF AN CK ET L'EEEOPE EE ITM
Vannée régulière doa dément* et reliant* de recrutemont ; maie il» ne «avaient encore rien de U guerre. lia se montraient enthoueiaste&t mai» leur exalta tien tournait aisément « indiscipline; ta panique cou voit toujours daaocesâmre travaillées par le soupçon. ■ Ce sont de» FrOQçnî*. L'espère en est bonne, écrivait un général, mais la facilité des engagements y a adjoint des hommes peu accoutumés à l'obéissance et à la discipliue que le servie» exige. Point d'obéiaume*, potnt de counuun-demcut * Il c'y avait d'à peu près intact que l'artillerie, la première de l'Europe, au dire des étrangers; trop peu toûtûLreose sans doute, mais parfaitement munie, très-bien commandée, • d’ane instruction parfaite, animée do meilleur eaprit1 w : les officiel! qui sortaient du écoles et qui n'étaient point tenus de produire des titres de noblesse, avaient ém.grc en mains grand nombre que ceux de la ligne. Il eu faut dire autant du corps des ingénieurs. Tout le reste» ç*€$t-a—dire ta grande dqqç&c de l'inFuutena et de la cavulçrtaf n avait guère conservé que ses cadres inférieurs. Malgré ta rare qualité dessom-ofGaéra, surtout <tana la cavalerie, ta rcconsii-lutjoa du commandement était lente et difficile. Ûn ne pouvait y pourvoir qu'en appelant deux classes d'Uomiiies également inquiétantes, les disfjrociés de l'andenne armée et les militaires que leurs passions politiques avaient jetés dans ta Révolution.
Irfj généraux qui commandaient en cheF au moment de la déclaration de guerre, disparurent promptement de ta scene : itochiiinljcau se trouva eu disse ii liment avec ses cul lègues, et se retira ; Lata y et te se vit contraint de passer la frontière et hit tait prisonnier; Luckner, mercenaire bavarois, médiocre et madré, que luge rend ait pusillanime, fut relevé de son coiu-luundetneut*. □□ chercha taure successeurs dans tas rangs dont ils étaient sortis.
Cette première classe de généraui répub lieu tns est toute de
1 C HoilHBT, Ifl Volii'illire!, p T5,
• Jfivviot-SnrT'Cv*, id —Gurqi et, p SI —Idbh, £« Jeuitam Nantirai, t. II. p. 107
1 lonmi.op t, 11, p. 10. — CaOÿta*», p. W 57, tOÎÏÜL, Rotbainb-HIft B>rVI GD l#O|f tUiii !■ retraite, lMluytlto, prMUbiki.*r ÎTOi, meurt 11134; L^ckcw, dtciphft, 1TM.
traqsibûD) mixte eu quelque sorte. Élevée sou» Luncien régime,


vues, les procédés et les routines de le guerre politique du dix* huîtitnM siècle. Les plus jeunes ont trente-huit ans, les plus vieux soixante, tous les plis de leur intelligence sont déjà creusés. Ils correspondent, dans ta guerre, à ce qu'ont été, dans lu politique, lei constitutionnelle C'ait Biron, qui a déjà paru dans les négociation*, Menou, rapporteur du comité d’Avignon, sorte de Bcreoeval républicain, exalté, scandaleux, ridicule et, an fend, bon soldat; Ciutme, né pour In guerre daudacei, de pointes et de conquêtes; Montesquiou, homme du monde et académicien dépaysé : tous les quatre député* de la noblesse aux états généraux ; la Bourdonnais, brouillon subalterne; Condaui, galant homme <1 excellent officier : maréchaux de camp qui passent du coup an commandement supérieur109. A ces çentihhomme» philosophes, épris de liberté, frondeurs pûiir la plupart, H udêontenta de F ancienne «ur, se joignent des officiers que h vocation de la guerre avait poussés dans l'armée et que la mauvaise fortune arrêtait dans leur carrière ou reléguait dans leur* emplois secondaire*.
Dutnonrm surgit le premier ; mois le politique, en lui, domine, égare et rame le militaire. Ses compagnons mettent an serviee de la France un génie moma fertile et moins audacieux, ils possèdent ce qui vaut infiniment mieux pour régénérer l'armée : les vertus miliaires. Les déclassésde la nobles», comme Biron oo Colline, Im «ventunera d’ancien régime comme Diunouriex, avaient appris la guerre et les négociations à l’école de Frédéric : ils ramena isnt leurs troupes aux temps mcerUiM de la guerre de Sept ans. Des officiers, moins agités dans leur carrière, plu réguliers dans leur conduite, phu modérés dan* leurs désirs, vont la ramener aux Ages héroïques da ta vieille France. C'est l'école et la liguée de Fabert, la plus propre à traumettre aux
541
L1 TIUMCE BT LEUVOPB BEI ITM
jeunes en thousÎMtes les tradition s de l'enUqur bon
heur fraQÇdi» > Dagolwrt de Fur (mille al Dugoanmier, les dnii hérrM atittma et ttmdiaiila de ta guerre de» Pyréndea* , Pén-gnun, i]ui servit auprès d’eux et se montra Ji^nê de leur «u>‘--ceder ; 1* T< ur d’Àuvirjita enfin, qui «pporte dan« l+a m*gi ré pub bu les, avec h sang k plus noble, l’esprit candide et che-vnleresqne de» ancien* âge»1, A leur mite, arec num de jtoi-Ciaine et plu* d’aiu hit ion guerrière, <nau autant de piltiûtnme, d'intrépidité, d'invention, de constance, de» homme* que le* erdoQtiuneaaur ta» titre* de nobles* avuïent découragé*, que la Révolution réchauffe et que le danger de la potne élève tout b coup aiF-deuiM de Iran coulemporaîn», et peut-être au-dessus d'eux-niême* . Keltennaan, qui imprima l'élan et qui garde l'honneur de I* première victoire1, Kléber, que rîmpérrtie du DÙmttH français avait réduit h faire au service étranger la carrière cl’officier de fortune*, fiérurier* et Schérw", l'ua lieutenant-colonel, I*autre simple capitaine
À coté de «a chefs, qui entraînent et enlèvent les troupes, ceux qui 1m réunissent, les organisent et dressent les plana :
■ Tni» Fnw.t Campagne* dt ta itreafafiaa ^n**reiJ* fan Êta Pjrr^t.
toit, l«4i — Diflolut a «vit fait I* giMira d* SafC ««K v VkJ aA-cier fmulka**», la plu alLe^rt m ta pluajtuw d«* GrMrtM rwjmbb-
«*a*} raw M. inpm, à la patm-) *tM antrt-pcntav, Ma* jraiad
■■potri a» wkre uap eà l‘*a allait, au prtaai, ■«ta a» «ta eo*u* lus* ta* grand* <■■» de ripsw ha rvttrd* de I* tartan* ■ da vipi> er •■ dcrwtan jowi pr de» toapt d* «oIOm «tlwiwii ai de* ai pial* ettatacti, ■ fl ■oarut 11 nnrat *■ i7#4, aum-Sior*, £tudi*r k 11, art, ><re*L — Ltaganaiie,
ai 1 La Gmdrtaapa re t738r nOeigw d nfamciw 175M, refcrae 1743, ■■■échu dt caap LÏVt, ■■un * I mo«4I 17*4- H «nru «■ 1791 ■ J ai vrea ctbq<*att U* MK* ta df»l»OU*M* *<i4lhIV.., Le retaOlC q« ■* *O«K «ttH d*U MOV Hnr, U nwt oawyriu*, l» Raeoiuboa I* dr^ag*, a* je bmuti • Jtaaw àui«»
MfiM, t- Ï.KÏ, y. i7<^ VttkilLlT, U Gi*r*rt
• L* î»w d'Âarwrgar, ta frmitr jn*ii4er fa ^a*r4, Mort i rMRin, IMtt,
■■**hll, w*M*r, *M14< d« l'Efapirai f*W da Fnaca, 1*141 K*r !■!$-
■ Qnqiu»u-M|H ■«* aalTtt, ■affréta dacaMjq — ■■dcbal daFraaaa, dac d* TaimyT |wr de Frite*, 1*1V,
* Tmw-neaf aai, M>«*-M«unaai *<> «me* tTAiiincke jaaqun 17B3 > ia*pa&-<«■ dn bàcinHi» onl* À *»«bvajg, — firent de ta Htpabiiqa*, aiMMiai ■■ Caire «a IWM
• Cioqaaaite ■■*, major d*iatatrrë J — aurfri-al, are**, pta d* *■ «tôt, 1*16.
* Q”——-g bkiui de la ga*m, <707
0r J. nj
LNlVf RSETY OF
L’AHMtiE FM À U ÇA [SE
Serra ri, qui partage avec Dsxnourics la conception de la campagne de f Argnnne; Dubois de Cranté, qui Fondit ensemble la ligne et les volontaires, et contribua ainsi à créer la nouvelle armée1; Carnot, le chef d’é tet-major général de la République, qui se préparait an gouvernement des années en méditant ies Cents de Vanban*; toute la troupe des ingénieurs et des artilleurs, ses collaborateurs et ses lieutenants, ■ Ames de 1er, têtes pétries de ressources1 «, qui composent le comité militaire, véritable foyer de la guéris et de la défense. Ou y possède la science des armes, la connaissance du terrain, l'expérience des campagnes classiques. Cnbesuval est mort; mai» il a renouvelé le matériel de l’artillerie et il laisse des élèves : d’Aboville^ qui commandera l'artillerie K Valmy; Galba ud, qui méritera les éloge* étonnés de Bnuruwidi. Grimoard travaillait aui plans dans le- cabinet du Roi; il sera forcé de disparaître en 1793; maïs il a Formé des disciples et des émules : d’Arçon, LaffittHJavé, Lscueu de Cesuc, Meunier, Favori, qui continuent son oeuvre et déconcertent encore plus les étrangers paT la tenue de leurs desseins, que ne le fout les troupes par h vigueur de leur assaut \
Grâce à ces fortes réserves et son* Ces tutelles nvaufM, l’armée j'agnerrit, le* chefs ûonveaii se révèlent et font, ainsi que tous les grands guerrier», l'apprentissage de la guerre m la commandant. C’est Je ban de 92, la génération des jeunes gens aux destinées épiques. Les plus vieux avaient trente ans; ils arrivent de tous les points du territoire et sortent de tous
■ Serran, cmquanU «t u «ni n»ar4r^al de camp ; — atoutn da U goenv, 179t. — Dotai» de Cranté, qmnnle-ciDg an*, ancien tnonequelure ; — OMiraitwQ-ael. raiTiietre de la guCrr*. 1799.
s Trert*-neuf un,capitaine de génie;—OMventioanehpmcrît, <797 rtlSift. n«rt •» «il, 1813.
* Mit-LB-r nu Fa», U 11, y, 44.
1 Un Ktacicn ofliciÉr cnîgrc n r-l rua-, le Cùmtar d« X^nç«ron1 <J<W1λ»PC en 1793, aitnbw let vsicëca de gruértrrt » ^ac ^Dur nal»aaccot leur édncatiiMi <!■ dcviim pu porter au enmmandûment dea irnéea «,au ranrage rt I I hïbiJetc avec letqub il» «tiéenteot le» plan» préparé* par ce mmuU • compoaé dofficiw» du wrp» dn genie et de l'irtJLerw, joigMM L t<w wnamiiinee parfaite du chêitre de la fuern ceta de la collectai de» eicell®fi mémoir» faits par iea jenéram de Lonu XIV « de (xnîl XV ». AiuAhvm du tffawr étrangère*.
SU
Là FRAI*CB BT VBUBOFB EN ITS1.
les rangs de la uation1. Quelque^unt ont passé par les école* royales, et parmi cein-i le plus extraordinaire de tous, Sons* parte, lieutenant d'artillerie destitué de sou emploi pour avoir été intriguer en Corse au lieu de tenir garnison; il aollicite à Pana, il y végété, il y observe, et il obtient, è grand’peine, d’être réintégré dan» l'armée avec la grade de capitaine. Le plus redoutable guerrier de l'époque, après lui, Dnvout, avait été reçu à L’École militaire de Pana; mais tel était l’esprit du temps que ce terrible prévôt débuta par un acte d'indiscipline et fut forcé de donner m démission ; d reparaît à la tête d'un bataillon de volontaires, et c’»*t par Ce chemin détourné qu'il revient aux armées et y déploie ces qualités de sang-froid, de prudence et d’opiniâtreté qui lui assurent une gloire singulière parmi ses contemporains1. De la même origine et avec des nuances de caractère très-différentes ; Dçmût, ■ le Bayard de notre armée, disait Ségur, général habile, guerrier mus peur et sans reproche1 • ; Dommartiu, sou émule,Clarke, Macdonald, Grouchy, Mamont, tous gentilshommes, et nu plébéien, fils d'artisan, Drouot, qui se présente en sabots à l’école de guem et farce, par sa candeur et la précocité de son génie, l'admiration de La place*.
C'étaient des officiers, et plu ou moins modestement, suivant leur naiisance et selon les occasions, ils pouvaient, mus l'ancien régime, espérer une carrière honorable. Ceux qui servaient dans le rang n'eu avaient ancnne h attendre, et repen
ti y « doa *kh*«« aarpranontea , 17S0 qui Toit naîtra Bonaparte, Hode, Marceau, Ney, âealt, Ludm, Jouborti — 17€S Daaaû, Murat, Murtw, Boo-■èm, Donraarlio.
1 Vinfll>dtVI an* tQ 1701; — mancbal, dac d'Ao«-ttnd(, pnaça d^SclnliW, pair St Franco, 1S1*. QF, Sratbiui, Fa< rf< !tapoltinit p, BS.
* fferoi/r el Atanoiru, t II, p fit — Datant, nngi»<jintn ana, gndial de h flépublque, ttu 1 renaemî, 1A0Q.
* Doaunartïii, ringt-quotra an*. cap mine, — fênird do laRépubltqM, tse 1 l'eWHni, 1709, — Clarîct, nnftt-tepi »nt, capitaine. —mtréclal, duc de Fdtre, par de France, 1B1T. — Macdonald, vinft^aept ini, liaatcnint; — martchal, Jus da Tarante, pair du Franco, ISIS. — Granchy, vnajt-aia au, cot«d; — raarécbal, pair do France, 1830. Drtmoi, lïn-hnimo, adnùa 1 l'râolo d'anü-tenct — général, en “te, pur do France, 1130. — Mamont, dra-huit ani, aou-ncMtnam — Btarfehil, dan da Rofaaa, pair da France, 1810, dnpw IBM. meurt t Venin 1351.
L'ÀBMÉB FBAHQA1S1.
darit la guerre révéla pormi eux de* guerriers de prunier ordre, égaux fur la ffaur ou le geai* À ce que l'ancienne noblesse avait enfante de plus vaillant. Le caractère entreprenant, iven-tareui et batailLear, le Hasard des rencontres, l'inquiétude^ l'ardeur ou l'excès du sang, le dégoût de la ne sans horizon, étoupe dont h labeur des ateliers ou de» bureaux, de* écarts de jeunesse enfin et cette révolte contre la d^riphae «octale qui se ççmdlic « VUSàDCQi 1VW h WQIDÎWOa il la discipline militaire, voila da tout temps les premiers mobiles des soldats de fortune. On les retrouve mêlés de vertus, da passion et de génie, dans les débuts de ues guetiisis que l’armée de t'anoea régime osait obscurément dans ses casernes.
Avant tous, Latnre Hocha fila de soldat, élevé parmi les martteheri, pourvu, gr&ra b le charité d’un curé da village, des rudiments de l'instruction populaire, réduit nn instant, pour viTre, b remploi de palefrenier des écuries royales. La lecture fortuite d un livre de voyages éveille en lui la sotf de Hn connu et l'ambition des conquêtes. U vent partir pour le* Indes et renouveler les exploits des compagnons de Duplrix. Le recruteur auquel il se livra, le trompe et l'engage dans les gardea-frsnçaisM. Il y vit humblement, s'acharnant, dans sas heures libres du jour, h travailler de ses mains pour acheter dea livres qu’il dévora la nuit- Il m prépara «nui, comme d’îratinct, à un avenir que tout semble mterdira à ses rtvei, et que h Révolution ouvre inopinément devait lai. La guerre le trouve sergent- major de garde nationale, et Semn renvoie h la frontière avec le gnide de lieutenant. Boumosu avait lait de In* un républicain; il était né général d'armée. Ainsi Marceau •, dont le nom restera toujours associé à celui de Hoche par h soudaineté de leur gloire commune et la surprise dmtlouraue de leur fin. Clerc de procureur, engagé h seue ans, en congé depuis 1789 avec les galons de sergent, il s'engage en 1791 et ressuscite, dit un contemporain, dans les earapa républicains < cet esprit che-
1 TiagHrtüa uh «a 1TVI, — générai da ta BêpnWtqw, sHart lïtï.
Voir Chüqcot1 JEfoeSa « U ifttUt ftatr Porta, 1R91.
1 Viufl-trou ont, — (entrai da h Btfobkqaa, toi à r«waî, ITM.
u »
LA FINANCE ET L'EUROPE EN ITSI
va 1er es que qui adoucissait autrefois 1b férocité de h guerre 1 *. Ainsi Victor *, fila d’u> huissier, «Ltnpfa soldat d’arbilene, la* du métier, eu congé depuis 1791 ; Oudioot ■ véritable prêta, «impie, franc, mod«te », engagé, puis dcmHsionnmre faite d'espoir d'avancement, Lecourbe *, qui *e révéle gnud tacticien, Jourdan le vainqueur de Flrurvs, qui, réformé apres la guerre d'Amérique, l'était fwtmcrcier h Limogea; Mauénaa, ancien sergent, découragé par In mécompte», qui rapporta dao> Fermée, avec In matun d'un grand condottiere, h vaillance. Ica inspiraüono et le* calculs d’un grand capitaine; Fnant, fila de payasn, sergent instructeur aux gardes-firançaiiea, «congé depuii L7BT Lefebvre, qui ne fut jamais qu'un soldat, mus intrépide : il avait passé par le* gordes-Éronfai***, et il se trouva heureux, ai b*i que Hocbe, d’être employé eu qua.ité de sergent instructeur des gardes nationale* Àugcrcau, soudard retors, capable de grands coups de mam et même d'actions d’éclat, maii mu* esprit, sans fond de caractère, uni censCance, tau* HMdrt surtout contre l'intrigue; il svsrt couru les garnisons et se Bavait guère que son métier <fa maître d'armes *. Murat parti de maint bat, ta piquait de littérature; il récitait de* vert de tragédies, il aimait l'apparat, étalait complaisamment une •xaltaLkon théâtrale et pérorait dan* Je* caierMl. Se* ditcovr* lut firent perdre sou grade de maréchal des logis. Ce futur auccemaïur de* Bourbons de Naples fut choisi en 1791, par ses compatriotes du Lot, pour faire partie de leur contingent dan> la gurde canstiLutiDmtelfa de Louis XVI ,l. Bcuicres, ■Ion perruquier, fit route inc bu pour servir dam fa même
1 Ûtwww, L IV, p. 16*
1 «M «H tVUSf duc Ja b«tlu«, pair Je Prtûc» 4SI*.
1 VIq(l-c4im| uni — Merïchil, duc d* pair J* F»nca, 1*1*. — Lm
■ot* cil«W poil d*
“■ trente-Lroti au, taillai es congé; — gfaênl de la République
* freau «ai; — ■arwclul^ conte, pur Je Prence< 1*10.
* Trenu-queln sna; — txerâtul, due de Kiroli, pnace dEulng.
1 Trente-quatre au ; — pencnl, coule Je fenpirt.
1 Treatceiepi ■■*, — Biantha, due de Dsntiff, pair de Fri» ce, 1419.
* Tiwnta-anq «ai, — nareclML duc de Ctiüflhan», pair de Frraee, 1114, •• ViifL*qa>lre «eu; — nanckal, km de Naplel» fui die, ISIS
l* ^Rtvi, J/ntflrre ft JfetEitarrf, t, H, j>, 113.
Onn r,a fniir>
LNIVE RSirf OF CAUF
corps *. D’autres, d’origine bourgeoise, comme Ney, Soult, Picbegra, possédaient, Pichegm surtout, plus d’éléments de connaissances, mais lia restaient caporaux ou sous-o Aidera à l'époque de la guerre. Moncey, fils d'avocat, et Champion net, qui avait étudié le droit, étaient parvenus, l im au grade de cap* taise, feutre à celui de Lieutenant ’. Bernadette 1 était un des plus cultivés; il déploya, avec un génie plue sonp le, moins de droiture de coeur que 4ea compagnons. L’esprit du siècle le toucha cependant, et il commença noblement; mais il ne sa montra généreux que par inexpérience; la vie le gâta. L'ambition qui m Fut, pour la plupart de sa* frere* d’arme*, qu'une déviation de l'honneur, parait directe et ipôctanéê chet lui i il en avait, de naissance, tous les défaut», mais aussi tous les dons. Politique plus que militaire, transfuge de la Révolution et de la France, pour s'élever au trône d'une nation étrangère, il sut se montrer digue de ce choix hjKJvdenx et régner noblement. * Sujet dangereux, dit un témoin, détestable compagnon d'armes, mauvais citoyen, excellent maître. »
La plupart de ces soldats de fortune entrent en 1792 dans la bataillons de volontaires,c’est Ih qu'ils obtiennent leurs premiers grades4. Il fallait des instructeurs et des guides : ceux-là se présentèrent et furent naturellement choisis. Ils trouvèrent des émules parmi les recruea. Nés aussi pour la guerre, ces nouveaux venus avaient la vocation secrète ; F événement ta décida. Qudques-ans, Latines par exemple, sont de simples entants du peuple, ignorante et valeureux, comme le légendaire
■ Vingt-qmtn ml ■» iJWt; — ■urêchal, due d'fnrïe, loi i l'roMtii, 1815.
< N«y, fBip-trm* mm, nuB-officicr j — naréthil, dttû d'Elcbinfjai, pii on de lt M<mÏcow*t fyitllft, —Soult, '■■ngt-lroia sni; tou-^ffiew «mlructeur, —
nunckaJ, due 8s Daltutii?, pur dit Frsnce, 4117. — Piche^m, tfCQU et un uu, stMU-oflicier: — général de r* République, h lu, 1804. — Moncey, tnnt^hsil sim, capitiïu; — tnsriebal, dm de Cartegl’srw, pair de Fiuihm, 4814. — Clianpiorwl, tmu ItMlHum; géaénJ 8* la Rcpuhliqm, saurt, 1TW.
* Vjn|t4uk sqs, — niniitudc la guerre 1TW, rnsrccbsl, prince
da Ptohca.Corvo, Œ*urt rai «te Suède *out la non Se Charles XIV, lBta — La QUCMn Ml de SdcOlt, t, 11, p. *91.
* Cf. Gaoacir, p. 7J-75t te t*Mesa «Us oficwrt élus gtr ta* votontum.
Roland auquel on le compare *. Us s'élèvent à force d'exploit» et de grandeur d’itw, apprenant I* fie comme la guerre, *n ce battant* Sébastian i, 6h d'un artisan, n’a qu'un? instruction rudimentaire, naît il powèdr |'étn% d’un militaire et d’un homme d'Élut *. Juuot, Mortier, Morand, Maison avaient fail quelques éluder*. Frnncnchi était artiste au moment où il Rengagea *, Goinon, artirt* itni, n« n montra pas Mutaient soldat d'inspiration, ma» tacticien, orgamsatrur, cniti-laite au génie calme et méthodique^ pour lequel la guerre est ■a art, érrmio couda* orateur ferme, mioitre de premier ordre *T Puis arrivent tes jeunes Loargeoia instruit* que ta guerre urrarha ai» E*rrièm libéral» et qu’e le retipndra : Morvan *, avocat distingué, qui portait secrètement en lui, avec las combinaison* de* meilleur* atmtégiSUs, l’opiniâtreté, h prudence ét les tténagefttértti des plut sages capitaine»; mais il me faible et rancunière, que Ici rivalité* égareTe-nt et que le sophisme perdit. Suchrt, fabricant te Lyon; Brime, littérateur et gantier politique. Pelle port, destiné à TÉgliwet qui, lTes[ rit obsédé de* grands exemple* cliniques, «'enrôle avec ladesarm d'imiter les Romain», Lassa Ile, né gentil homme; Gbénra,fih de généalogiste royal, élevé dîna la* archivée; J ouvert, anfia, ao des plus pun parmi les enthousiaste». fauché en pleine jeunesse cl ce pleine g il cimecrve, comme üwnx. Hoche et Marceau* l'auréole du premier patriotisme républicain \
' Vio|t-u>ii un «■ 1791, ***■ iMoxbaif duc de Mtnrbclh, tu l l'enneni, jstft C«w<nwïu fandt, t. VJIi, m. ir /Vîkv du —*■
Ikcitb, L T1E, p J41.
1 Bit-sep» au*; — ■iirckil, aante, mbiusdrur, bitiiih dw ifhim r(m*> |n*a,
1 Jbb<, TiofP ■* ■■ ■**, — C^néml, doc J’Ahramèf, Ml IfltJ,1— Mttrü'r, ùf t-quair* uni; — ■uirçfcal, due de Tn-rK, purér Fruwe, 1MA *— Marini, vinfli rt ae at»«T |»enl, «aie de l’Empire, per de Franc*, t K 20 — Kiimi, TiHfp «t ua Ub«: —ofeBénl, ami» du fEaipin, p*ir da Fnittcv, 1114, ■trifu', 1BIT, ■■baUaiH' IMHS
4 Vln0-O1B«| B»i * fTBwd, UHrt iBtO.
1 Vuifi-buti ■» , — umvcSil, uuiiimic dt tu (Berrc, nanjuic, pair de Frime, IBil — Cf. t. TJ, p. 13».
■ Vmfi-TMuf nu, “ i^nenl de I* République, «tlÉ, 1110*, j»>ie A l’*P"éUii, Wt3, lut i Dn«d* d>si la» nn^t hhmi,
1 SucEct, rir^t-dtui aai, mmechab1^ d AiL fr* a, pair *it 1SL», —
Toua n «ont transportée alors. h Ou recevait Ins boulets par deactisda i Viva la natterai Vivent la hbertéet l'égalité’I * écrivait le plu» froid et le plus austère* L’uu de ceux que Lambition politique surprit et entraîna bars de U voie «ocrée. Marmout, évoquant, sur le déclin de «a. vie , te «ouveair de sa jeunesse, se trouvait cûkum transporté * dans une atmosphère lumineuse *. ■ J’en ressens encore, diseit-d, te chaleur et h puissance b cmquaote'dnq «ns connue au premier jour1, ■
Tout contribue b fortifier l'offensive de te Hévolution; tout concourt à affaiblir te défensive de l'ancien régime, Les mêmes impulârûfu historiques qui portent Les Français h exercer sur l'Europe leur prosélytisme conquérant, portent les nations du continent h en recevoir l'influence ou h en subir te domination-La propagande n est si redoutable et te conquête n’est ri aisée que par l’effet du travail séculaire qui y dispnie et y dresse, pour ainsi dm, les pays voisin»de te France*.
Dana Fêtât de dispersion natsonste o<ù se trouvent plusieurs de ces peuples, 1m Allemands de In hve gauche du Rhin eu piirLculier, te Révolution dissipe chez eux te notion très-vague qu’ils gardent d’une prtrie. Il y a une patrie en France : les
S>un4, Tingt>iwtaf un; U-Wrêcïil 4s FrtUM, iwwûo^ <115. —- Pslltpvrt, dn-neuf un#, |énrrn.l, vimmlp, jioir de Frarçx^ 1-1141 ■ V-nîr S*iNHt-RkvV'41 C^ui^ruv «ru lundi, t- XIil) Ut PeffrpQrt, — L*uü|le, è *01 eu <793;
^niténl, tué i renneau, lteîl —Chéris, trenu nu, génêril de ks Itépubllquei ■QBUrl d*s*J bhssurm, 17|W — Joubert, viDQMroii MJ, geqtf UdtfeltrjUlbliqiic. me * l'enneau, L7SMK Vint ïwisit- tflrwl, Cêuwrfar, U AV, aru Jouierl.
1 DivnnT, Isllre do 4 $*plta,kr* 1793. M.ithna^ «k Klocq iviLML, Dtwvwl, "atlt, «7t, U I, JK nr
*S*iNrv HiovK, Catc^erwE du hitdi, t VJ, art, MarmMkL
® ■ Le pltii ftljAurdinairt 111 Ht |iSt 11 H-nohkliûta It.ibçuse ant »» pM l«{ pro^t-dé* tju'im Liu » v« «n <m>reK eobçi |mii1*m* qo AX* a produjt»*
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LA F K Aï» CB II L'BUBOPA BB 1T«.
Français Vident! bent avec II Révolution. U n'y ■ point de patrie sur la rive gauche du Rbia ; eeux qui mi rivent un» te cherchent dans la Révolution et 1* trouvent parmi les Français, Le France convie t* humanité à ne rendre plus libre et plus bcu-rvose. ■ El e forme au-dessus des nationalité» particulières une patrie iulcUectudla dont te» homme* de toute» le» «atiao» peuvent devenir otoyena 110 » Elle possède une force d’erpaa-won prodigieuse; la nature dn «cl sur lequel elle opère décuple les sftate d* rexplodan. « Cette découverte • pair au* ehaa-mières, gwrrt aux cbkteaui, n‘«t-eJle paa comparable b l'invention de 1* poudre h canont < s’écrie un contemporain110*
Lea chefs de l'Europe sont réduit» aux ancienne» arme» : la vtstere de leur casque leur dérobe ici approche* dol’enoeiu ; leurs ctnnsseuneuivè:» le» immobilisent wui Je feu de ses aoont. L’attaque le» décoacerte, la défaite lea confondra. Lb a'élainl préparé», selon lea précédents, à assujettir par lea moyens classique» une Dation eu anarchie, c’ert-à-dirc déchirée en soi-même, ouverte aux mtrî^ue* et aun eormpbous, incapable do discipline et de desseins Mivb. Ils voient surgir devuteuce que tou» leurs conatilter» d» chance Jeria déclaraient impossible : un peuple uni, de» années formidables, de* plan* concertés, de* coups de génie plu aurprenunt» encore. Cote, pour 1* vieille Europe, comme une eppantiou monstrueuse, un* aorte d'Apocalypse poli tique et militaire, qui l’eflere et 1* bouleverse, s Imbécillité rimle des princes! éent un grand hutonen; ib sont brisés avant d'avoir compris oc qui sc pâmait de nonveu dans le monde ■ Comprendreui-tb, dailleun, qu'ils ne seraient pas de Util e h soutenir la lutte.
L’Angleterre male pouàde le naaort nécessaire •; elle est b uule puissance redoutable h la Révol iiüaii, parce qu’dte y oppose d«a forces da ntoe nature : un* oaboa combattent pour »•* pruapea, ses intérêts et ses tndibona; mj no isolement insulaire, qi» I» garantit, l'arrête en même temps. Le guerre manbme lut échappe par la rame même de la marine française. Elle n*Bat point armée pour le guerre «ontinentale. Ella a un trfe-grand mioutre; elle possède à peine un noyau d armée. Elle ae peut atteindre et vaincre la France que sur la terre ferme. Elle y est réduite à la diplomatie et aux subsides, elle est contrainte de nouer des coalitions et de stipendier des mercenaire». En prenant pied sur le continent, elle y chancelle, pour ainsi dire, et contracte du coup toutes les infirmités de In vieille Europe»

Si les peuples de l'Autriche ni ceux de la Prusse ne sont intéressé» a la Lutte. Lus doux puissance» allemandes entre-prennent nne expédition toute politique. Il sn résuit» pour elles une cause d’infériorité que ne compensent ni l’organisation plus complète ni les préparatifs plus achevés de leurs Armées. A défaut du ressort national qui leur manque, elles ne disposent même pas de cette soumiuios entière de leurs sujets qui semblait devoir être, contre un peuple insurgé, h plus efficace de leurs
L'Autriche traverse une crise1. Léopold, pour réparer Isa erreurs de Joseph, a modifié de nouveau l’Etat de fond en combla. Il a réparé le désordre : il n’a pas su Le loisir de reconstituer sa monu relue. La ceatralisation toute artificielle de Joseph U s’est détendue ; F aristocratie a recouvré Les postes d'oà cet empereur l’avait expulsée; mais pour rentrer dans ses routines, elle ne manifeste pas plus d'activité qu'elle iFen manifestait du temps de Msriu-Thfrfefl. En restituant aux Etala provinciaux une partie de leurs privilège», Léopold a ouvert In portes à Fespntd’ia-subordination de m* differents peuples «t aux rédanMtMHk*d* ses sujets, tous accablés d'impôts. Eu fiohême, en Styris, sa Cnrniole, lea paysan* demandent deareprésentautsdaiiB les diètes. Les Hongrois, bien que réconciliés, restent turbulents at indocile» ; ils discutent le concours militaire que le euuvmaîn réefame d'eux, ut sans lequel il no Murait ponnuivre la guerre A
1 L 1, lîr Vf, «fi ti
Vienne, on remarqnequelques signe* d" effervescence; le police **wleiii outre masure. Élle réprime les mécontents avec fa a* lité; eüe «t mpuiiMnle contre an mal infiniment plus grave î l iusoocMiice générale dus intérêts pubdca. Cette population ne ccaiaft an fond d'outre indépundauM qu* celle da ses plat— «ira; Bail aile y tient avec jataua», et elle simte de* soucis qui b déleuroent de ms diwtiMMeiiU. La pixt à Vienne, t trouvera ioiijodinideeeeapiaiMnta, la guerre, de* impatient* et de* frondeur*.
François n'a pas æmdre doclire* d'ÊLat qao J'munohiltlé dam l’abnlutiioNL I esünt accomplir ton devoir s’il obtient de M* pmiplaa nne obéirais are adencrauM, U abroge tes loi* in^nieiMe* qu'avait promnlguré* Léopold pour h réforme de *b* Élet* •• qui d misa riaient quelques années pour produire leurs effet*. Il rétablit la centraluation de Joseph 11, mai* toute récha, i fétat d'iostrunieDt ch rè^ne et md* te fond de pentées supérieures qui animait te gouvernement de cet empereur. Pour te troisfeioa foi* on moins de cinquante ans, le lys-téme du gouvernement est changé dam 1e* États sutnchicn*. Cette mouarcbie, incohérente ea soi, ira se contenait que par les ben* acmplexes de Padmînistration; b force <k les dénouer et de les renouer de te aorte, os le* use; il* te relâchent. Le gouvernement tengrnt; le* organes de relations sont comme eng«*di* et disloqué* b la fou. Les peuples n'abéisient pht* que mollement aux admiihtniteara désorienté*. Il ne faut point axîger «Taux de nouveaux «acnficea Les impôts ancien* rentrent à grand'pems; te déficit du trésor devient fin fi r mité dironique de rÉtet. Les emprunts mêmes sont interdits a l'Autriche. Pour peu que la guerre dure» cette cour sera forcée de recourir au désaslreui expédient quia trop souvent subordonné sa politique aux convenances rte sss aihré, al réduit sm armée sa rôle d’auxiliaire : le* subsides111.
Las reanas, il est vrai, abondant dan* la pays; nuis te souffle patriotique leur manque. Le* populations m m moo-tramant émues qu'en voyant la dynastie meaaoée et le* province» envahies; ce n’est point Je eu. L'Armée fait bravemeat «an métier t «lie as domm * l'ÉW qwa qu'il lui demande ; fa courage et 1* dtaripliD*. L'Ardeur» l'élan, h coovictù» foat défaut, et par suite la coaateuçeè supporter le» refera. £u définitive, fa «eul honneur des trae» est ta jeu dau cette guerre. C’est wasz peur sortir honorablement d'un duel avec un £ ut d’ancien régime; c’art trop peu do ûboæ pour exterminer une natiou ardente à l’attaque et acharnée i la défense. Lee étata-rnûjon, ioetraita et gmee» délibèrent aaÙMitfeaMmieaft et 4a-bonet» due tes tMonaemute de» coasads, des plan* compliquée qe'ila «xécatent avec drttwpection. ■ il était facile do présager, dit Jnmuii1 r qna l'armée impériale éprouverait de grande désastres pour peu que tes enDemte, adoptent un système offensif, l'exécuteamat avee vigueur. * C'est duo que leur constitution d1 État rend tes Autrichiens naturel temsot faibles et vulnérables sur loua tes pointe ed tew caractère national et la nature de leur idvotaüon rendent te» Français irréaialiMe».
La Prasse paye davantage do conteuanœ, mai» te maladie intime et aourde qui la travaille l’atteint aux sour» de la vie. Ella «st ai proie aux empiriques. Ite ont fait cette découverte que Je gouvernement éclairé MittAÎI du* un fondaient l'autorité des pmcei; que loua les maux de J'État provenaient de l'excès des lumiêraa; que Fca eu éprouvait en France las funeste* effet», rt qu’il n'enetut qu'un remède à tous cei désordres : une réaction complète de despotisme ptetiste. Il» y procèdent aveuglément. La Pousse expérimente sur elle-même la grande panacée de rancian régime et ce irai lèsent par las topiques qui est tout te secret d'État da l'émigration : fa royauté sam contrôle. Point d'Assemblée* pont de parlements» te force organisée et toujours «ghectefat une poboe loqaintoriule pour les factieux, une censure inflexible poiar le» philosophe», autant de théocratie qu'il eu fairi. pour engourdir le» esprits du peuple un» gêner tes divartîssettiente des grands ; c'est avec ceaoaipfa*
’Joh«m, la* 1, cÀ.
Ira polibqnes que lesdnfitmn de Cobtenta prétendaient naguère étouffer le germe de le Révolution et en irréter h développe» ment. Oo le* applique À L* Pmiae, w te»idée» •ubversive* n’ont point encore fermenté, od le peuple a couaervé toute 1» sou-mimion qui ■''ut perdu en France, où tout est plu* primitif, en un mot, et oà la Kévolubo» n'a point encore trouvé de prise. Qn n'abowtil qu'à précipiter [la décadence et qu’à ouvrir te» voies à Cette révolution que Ton voudrait prévenir \
La nation pnuuenne n'en «t pu venue au point de *e révolter ni mém» dt a'ûgitar sériaumment; mai» a La eut asm mûre déjà pour qu'on ne risque pu impunément de la mil gouverner. Elle obéit mollement à qui la commaade sue aupdnontc. Le* gens éclairé* raillent cette mquiatioa de cuistres licencieux qui décrété la vertu et •accommode de tous les vices. Chacun en prend à son aise avec la chose publique : le gouvernement exige te respect qu’il ne mérite point; on lai rend Findifté-roneequi lui ait du», Au fend, te ans* est plu* grave que dam te monarchie autndnenna. En Autriche, le corps de l'Etat n’est qv'eu léthargie ; au Prusse, il m décomposa. C'ttft * l'année que •e montrent le* aympUme» lea plu» faiestea1, on y fronde, on y cabale, c'est une sorte de république ou chacun parle beat et dit son mot sur tes affaire* Faute d'y pouvoir discuter sur la philosophie, te raison suffisante et te système de te nature, «mma «a loupa de Frédéric, ou y raisohem sue te diplomatie et l'oa y dispute sur tes plana de guerre. 11 a’y rancontre» plu» d'adversaires de l'Autriche que d’en ne mi * de la Révo.ution française. Tans ceui que te joug vexatcure de» tbéosophe* impatmle, que leur thaumaturgie de bateleur» révolte, que leur intrigue dégoûte, c'est-à-dire tout ce qui demeure viril et clairvoyant, se rejette sur le* traditions du dernier règne te rivalité avec te ramon ds Habsbourg. Ils ncumuoDt un* incliustioa plj* ou rooitu avouée pour l’alliance française. Comice ih ae font
■ FfiLflHM, I. B,b- M, », K, fTO-Itt.
1 Cirçtr, ch. la, réfwr prMHKfWfr,?. 90-15A
* * nm, Le 1^11^4 1477 ■ l-i ÏL htt
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Les militaires autrichiens paraissent plus emportés contre U France : leur tradition les y pousse. Elle les pousse, du même mouvement, à lin uni lié contre la Prusse, et pour de* motifs très-différents, îl se développe chez Les doux allié* une jalousie capable de déconcerter, dans l'exécution, les plan* même les mieux combinés. Muis ces plans n'existant point, U ne se trouve personne ni pour les concevoir ni pour les accomplir, aucun homme qui puisse, par le prestige de son génie, attirer à soi, rassembler en m main ces troupe* divisées et transformer en une émulation d'honneur cette rivalité dissolvante des deux années allemandes. L’indifférence des peuples énervait pour ainsi dire d’avance la coadtiou; h débilité des çbefo la paralyse.
Frédéric-Guillaume et François, l’un fougueux et fantasque, l'autre empesé et entêté, bornés tou* le* deux, soit livrés fatalement aux aonteükn. Il* n’en trouvent que de médiocre* dan* l'armée aussi bien que dans la chancellerie, et parmi le» médiocres, ils n'écoutent que les servîtes et les subalternes. A cette éruption véhémente du génie militaire et conquérant de la France, ils n'opposent que des négociateurs A recette* •t des strxtégifites h formules. Brunswick en Pruue, Hack sn Autriche, voila tout l'esprit militaire de l'Allemagne en cette première crise de 1* guerre. Avec aux, de bons divisionnaire* T corrects, instruite, rompus au métier, brave*, précautionneux, capable* de donner à leur»adversaires improvisés de beaux exemple* de tenue au feu et de rudes leçon* de tactique, mua perplexes, déroutés, mas invention, sans flamme, mm génie. Le seul capitaine de l’Autriche, l'archiduc Charte*, n'a qua soixe ans; il ne fera ses première» arme* qu'en 17 9<L Les terribles Prussien* de b guerre d1 indépendance, BHeber, partisan formidable, fanatique dus 1 attaque, infatigable dtos la marche; Scbarnhorat el
Cnt-iienau. éducateurs patriotes d'une année aationate, terrent obscurément dans leu rangs \ Il faudra pour lu en faire sortir ee dungrr public, eu inspiration! et en nécessités du ffllut qui révèlent alors en France les ghneu inconnus de Farinée

Quant aux ma litres, ils sont uiediocm. L'hiitoin ne retient Irura nom» qua pour marquer te contra rtc de leur uisulGunca ■ l de la tiebe qui four incombe. L'Autriche attendra dix ans te diplomate subtil et pratigicux qui relever* m fortune - Metter*-meh n'a que dji-neuf ans en 1792. La Prusse se prépara un chamelier supérieur dans Hardenbcrg et sc réserve dans Sien le plut grand honn* d’ttit de l'Allemagne; amisFun et l'aulne ne donnerait leur mesure que dans les épreuves de la monar-ehi* pnusienn*; il* sarvaat alor*, an «oua-ordr*, le* homnse* dont l'impéritie hélera la catastrophe. En réalité, ce sont des commis qui mènent les a/Lires : décrépît** secondaire*, subor donné*, expéditionnaires de cour plul&l qcie conseillers d'ÉtaL connue Fiockenstrin, Akendeben, Scbulenbourg, à Berlin, solennels à Vienne, insidieux et empêtrés dans leurs calculs comme Collodero et Philippe Coben 1J ; derrière eux, les manmu-vraada second plu et la* machiniste* du tbeàlre, le« conEdvnta et les courtiers d'intrigue, Spielruann ici, la HischofTswrrder, Mansteïn, Lncebeaïni. Enfin, pour tout avenir prochain dan* ces conseils où M"*ri?-»Tliérése et Frédéric dis[H>Mient na^ue^e de l'Eurcpe, un Thugut et un Haugwitx, deux épaves de l'ancien régime : l'un parti de très-bai et parvenu à farce d'artifice, par le* chemine tortueux de la diplomatie secrète; l'antre geotd-botnm* liberUa, frotté de thdo*ophia, arrivé L I* laveur par le* TDsa-croix et les maîtresses; déliés l'un et f autre, experts aux muene* des narcités diplomatique*, muu plu* avide* qu'a ni bilieux, moins négociateurs que brocantesn politiques, fermé* aux grandes afTa+re* et aux larges conception», geii* de courte vue ft d'étroit ho ri wr», ne visant qu*i duper autrui ou à gagner à ses dépens, desti nés à se voir exploiter, jouer et ruiner toujours
1 Blüi^rr, rinqcwMB ut-an 1ÏW, iîÿuieraai-<t>LHHL — Sckar* *nu-■ii »Bit «ajaLtiD*. — Gaivcnia, irtnir-dtui iih, capui».

Ûncir.5
UNIVERSITÉ Of pm quiconque leur opposera, sans pim de acropoles qu'ils n’eu éprouvent, plus de prévoyance, de pautoa, de suite nu (Fenergie qu’ils n'eu possèdent.
Il ii'existe sur le continent et parmi les eodisés qu’un politique de grande race, capable d'embrasser lont le champ de s’y marquer un but, d'y marcher smi défeiUauce, c’est Cathe rine IL II n’existe non plus qu’un homme de guerre anc* intrépide, assez téméraire, assez acharné, asau «allé en même temps et assez captieux pour fanatiser ses troupes et Lutter d’audace avec les généraux républicains, c'est Souvnrof. Mais Catherine ne s’occupe que delà Pologne, et «es troupes n’approche r&at de h France qu’en 1799, lorsqu* ta» les amp* décitifi seront déjà perles, que h France aura ouvert depuis longtemps toutes aea brèches dans l’Europe, et que U guerre aura suscité dans Joubert et dans Masséna des adversaires capables d’arrêter Souvarof et ses Moscovites»
Les coalisés ont les chancelleries, les archivée et Les œmmîs; ils ont les magasins, les arsenaux, PorganiMlioa savante des troupes, la discipline et les munition*, bref tau las cadras de la diplomatie et de Vannée; Date lime manque pour animer les organes. Le patriotame supplée tout chez les Français, rien chez les alliés ne supplée le phi d'ensemble et le concert qui leur manquent» Aux Fronçai*, unis par tour péril commun et exaltés par leur révolution, ils opposent l'Europe divisée, hsiaeiue et démoralisée de Fancien régime. Il n’y a plus d'Europe! s’écrie Mallet du Pan dès le mois de janvier 179i*. Ces rois armés pour le droit des eoarottne* ne sont pas même royaliste*. Ib ee vantent de défendre les principes : on cherche parmi les principes qu’ils invoquent ceux qu’ils n'ont pas violés h veille oa qu’ils ne violeront pas te lendemain. I e principe monarchique? Ils l'anéantissent <n Pologne. La respect des traités? Fredéric-Guilhume rame ceux qu’il a signes utcc les Polonais. Le respect dan droite ncquu? 11 n’est question dans les conférences où h coalition sa noue que d’usurpations,
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de troc» et de partage» du bien d'autrui. L'hooneiir ou h sûreté desperronUM royales? Catherine u'a que du urcasnm pour le» angoisse» et Je» défaillance» de» prisonnier» de» Tu lieriez; elle répond par des raillene* à qui réclame pour leur délivrance le concoun de se» Cosaque» ; elle combat la» jacobins i Virw)v*t anus la tnrma dw myaliatiin pnlnriaia qu'alla anîl*^ *11* délivre la royauté daaela personne de Stanislas-Auguste, qu’elh avilît »n attend an! qu'elle le détrAne et I» déport*. * Jamais, dit ua cootemporaiD, oa ne vit un plus funeete accomplissement de oc mot prophétique : «t roittemptte wpr principes
Les princes sont tombés dans le denier mépris1. >
Ni les lietu de droit ne tiennent contre le» intérêt», ni ceui do sang contre les passions. La reine de France a une sœur qu ■ épousé un Bourbon cousin de Louis XVI, Marie-€andine élak avec éclat m hein» contre la» Français et leer révolotto»; tnmi toute l'énergie de cette cour s'écoule en rhétorique. La Heine a il’Milieu iHjura qur Ctüi de la gucm:f et le de s«
divertissantenti fait pins de bruit ea Europe que ses protestations. Oit le tempe du séjour h Na pie» de lady Haro il ton •< de l'étrange et violent caprice dont Mune-Guroiine se [ rend pour cette équivoque aventurier»*. Madrid semble encore plia décime que Naples ; on” ne s’y «cite même pas. Ms ne-Loin» mène FFtat comme une femme dissolue mène la maisoo d'ua époux subjugué. Sa passion pour Qodoy la poasede tout entière^ et cette passion absorbe tout dans F État. le trésor, le gouvernement, î'hrmrisur même de l'Espagne An mois de nsn, Marie-Louise avait donné au roi non treizième enfant; pour ctlél rer cette journée, Charte» IV nowrne Fautant de sa fem™ grand d’Espagne de première classe, marquis de Alvarez, duc de I» Alcudia, Aracda, débonnaire et sénile, se relégua lui-même dans les affaires étrangères, et ne t’y emploie qu i détourner les conflits. Bis ne-Louise n’en voulait point. • Il but a la Reine et a Dodoy la paix pour disposer du trésor «,
1 riim»», t. Kl. p. ISS. Pwimc «ri, rtrtct s».
■ Gf. ta Sfeuer ^oàft^uri, p. 3ST. — PiLUiuo, JViviB Cmq/imb, Eftpla. 1I>T> — (kiirwM, ta Af<w Mris-Ovlw. Fini, IMS.
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559 écrivait l’agent prussien, Godoy était déjà gouverneur du conseil de* finance», il exerçait le pouvoir en hit* La Rcina la jugea mûr pour ruercer en droit, et la H juillet, on l'éleva au rang de conseiller d'Étst *. Voilà toute* que les Bourbon■ d'Espagne et ds Naples accomplirent pour U eauM de» snuveraint dan» Tété de 1782, rt tel est l'exact bile* de la croisade des rois « l'heure du grand péril du roi de Franc*.
Croisade impie et licencieuse, qui De peut usurper ce beau titre sans que l'ironie du rapprochement l’écrase ; croisade «an» foi, sais apôtre», usa chevalier», La Révolution propage nue religion mua Dieu ; l'Europe y oppose une religion sans foi et sac» croyant». Ca» croisé», infidèles et renégats, n» *'dp ai seront pu à gsçoor la Terre Sainte, ils prendront le grand détour, «lui qui mène à Byiance, et ilas'y arrêteront. A» fait, malgré tout le ver ou des mot fo j indiques et toute l'hypocrisie des mtnt-leste», la coalition s'est qu'une association politique, tel le que la pouvaient former les princes à la fin dudii-hui tienne siècle, c’est-à-dire, la plus équivoque, la plus précaire, la pma traversée de soupçon», d'embûche» eide rivalités, il leur faudrait taire nasse, enfoncer la frontière de France et se précipiter d’un élan fur Pans. C'est précisément es qu'il* s'interdisent eux-mémes. lia n'ont d’objet commun que l'intérêt, *wt l’inlértt ne les rapproche que pour mieux déclarer leur antagonisme. L* Autriche et la Pmsse demeurent, dans leur ligue, irréconciliable»; elles ne se conduisent dans Leurs relations réciproques que par leurs arrièra-ptnsdM, et ces panade* las détournent confia rament de leur alliance. On les voit moios préoccupées de vaincre ensemble que de s'empêcher l'une l'outre de triompher isolément La jalousie des avantages subsiste entre elles, à ce point Apre et intense, que « l'on a'avait ajourné les disputes, l'alliance serait encore h conclure et I* guerre à projeter. Mai» U ferment (ubsüte, et, dès les premiers mouvements des armées, le mal éclater». La lenteur des marches et l'iocohirenc» dm opérations le manifesteront aux Français; ils muront en profiter.
t p, StLSTT
MU LA fHÀNCR ET VBUEOtK BU <7».
Ces confbtâ ii‘Arrêtent pu seulement h maruhe de* années -t ils entravetil le* bégedetion* de la eœlrtioa. Le* alliée aubor-doniMiit toute* leur* mesure* eu gain qu'il* convoitent; si ce gain leur échuppe «o PranM, il* le dhercheront aillent*. Re trouvant point leur* contenance* ch® leun ennemi*, Ü« lu prcixirout chas Jeun propres contedéréa. Faute de pouvoir démembrer la France, qui *’y refuse, il* partageront laPolague qm n’est pour nen duns la querelle, et même Le Saint-Empire, qui en est te premier objet et qui payera de son démembrement tes frai* de te guerre entreprise pour sauvegarder l'intégrité de hi droit*1. Comment s'étonner dès lors ri F AUemsgue se dérobe, et ri, protégée de te enfle, cite redoute ses protecteurs autant que ï« ennemis. Le sèie monarchique des princes secondaire» d'Allemagne se régie d'ailteur* sur celui de* grands souverains; leur prinripel souci, après cshri den’éteu point dévorés, «t de s'enrichir, grâce au désordre de te guerre, des dépouilles de* pins petite. Cena-oi « désintéressent et tâchent de se faire oublier pour conserver te droit de vivre. L'Empire semble ne former d'autre veau que de rester neutre en m propre cause et de se faire payer cette aeutrahté * ms propres dépens»
L’égotswe et l'aridité docaïueut tonales desseins de L’Europe Faute d'idées et faute de prmeipn*, elle bA pouvait réduire I* Bévoiuuon que parla force, «t la force lui fait défaut.
Cette force était toute l'espérance, toute la fortune et toute la politique de* émigré*. L'Europe ne la leur prête point, *1* oc sauraient y «oppder. Us n'apportent i la ligne qu'un élément nouveau de diMolution et une infirmité de plus. Malgré la bra-toutv de* personnes qui te composent, leur troupe ne con-stîhte en réalité qu'une série de corps franc* trés-orgueifieux, très- 112 insubordonnés, aussi gênant* qu’indiscrets, et prétendant au rôle d'étal-major de la coalition, alan que la coalition ne le* admet qu'à titre d’suxili rires. [I faut cependant compter avec rai et le* écouter, ne fàt ce que pour la* éconduire. Leurs prétention* irritent le* alliés 113. Leur énorme impopularité suscitera à l'armée d'invasion autant d'ennemi* qu'il y a de paysans du» les campagnes oà elle pénétrera*
II* ne le savent pas; ils refuseront toujours de le reconnaître, Jugeant imparti Demment de la France sur la* exemple* récents de la Hollande, de la Belgique et de la Pologne » les émigrés s'étourdissent d'illusions et se grisent de fanfaronnades. Leur aveuglement sur le Révolution est tel qu'ils ne sont même pus capables d’en mesurer la»défenses, d’en découvrir les pointa feihlea, de reconnaître, en nu mot, la place qu'il* prétendent emporter d'assaut Ils imaginent qu’il leur suffira de paraître pour la réduire M merci; il suffit, au contraire, qu'ils m montrent pour décupler las forces de fa Révolution, fa fendre invincible et ajouter h l'acharnement d'une guan d'indépendance toute* les foreurs d’une guerre sociale. Ite terminent par un mwide une longue série d'aberrations *♦
Ils n'ont point de parti M Fraeœ. La sente guerre rivifa sérieuse, celle de l'Ouest, ne sa fan ni pour rémigration ni par le* émigrés. Il* ne trouvent devant aux qu'une nMion implacablement hostile à leurs penonoM et è leur entreprise, [fa ment tout ce que lu France affirme; il* menacent de ruiner tout ce qu’elle a fondé; fia es vantent, comme Pécrira bientôt un diplomate clairvoyant, de • rétablir un ordre de chose* détruit fflftâ retour et de détruire des chose* iedettrnctîblM * ■ ; et eda DOn-seutaneat par fa force brutale, mate par la force la pin* odieuse h une nation noble et cootciento de ses droit*, la force des étrangers. Il n'en faut pas davantage pour les perdre
IA FÏIAKCF ÜT T/rrncinF fTM
suif retour. Le rétablissement de l'ancien régime et le démembrement de I* pairie deviennent nécessairement synonymes da ns resprit de* Fr* nçuts. La guerre réusit en us seul parti tous ceux qui veulent l'intégrité de la France et le triomphe de la Révolution, contre tous ceux qui, pour anéantir La Révolution, se cotlisent sv« ha ennemis de la France. Par là même les émigré» impriment h caractère de révolte nationale et d« guerre séparatiste aux iusurrectioDS royalistes ou religieuses qui éclateront en France; ils soulève root contra leur expédition mo-narebiqiie toutes laa passions nui ta irai et ptnoLques que ia monarchie met depuis des siècles sa flotte à développer dans la pauple français.
C'est ea cela surtout qu'ils dénaturent la tradition doit ils m réclament et renient ce grand Henri dent iLa invoquent sans cesse lu exemples. Henri suivait le courant de lhatoire de France, ils prétendent ie remonter ; Henri entraînait la nation sur mi pas, ils prétendent la ehasser devant eut; Henri effarait au peuple le bienfait des réfon i«a que le peuple désirait sans pouvoir les réaliser, ils prétendent ravir au peuple les droits qu'il a conquis et les félonnes qu'il a lui-même instituées ; Henri rassemblait la nation contre le parti des étrangers, ils rassemblent contre eux la Dation Française; Henri enfin combattait h Ligue, i seesayent de la ressusciter ; et ce d esseï n même leur échappe encore. Ce n'afati point Philippe IJ et ses Espagnols qui faiMMmi la force de la faction de Guise; «'étaient les Seïae et Lmuv affiliée, La commua* insurgée de Pana, et toute cette exaltation p ébéienne et sectaire que soufflaient les moines démagogues. L'esprit ligueur a patsé aux jacobins, et le fanatisme opéra pour la Révolution. Les émigrés ne sont, comme Fa dit un contemporain, « qu'une poignée de Français qui se perd au milieu de toutes les baïonnette* de l'Europe 1 i. Cette alliance, ils eu Jüuinent la complicité uns en recueillir rivan-Upe. Les Mtth étrangers qui les avouent ne faut rien pour leur cause. Ceux qui combattent sont impatients de les désa-
* Hkdxuc d* StoIu, CoattffénHoiu, |n>iana« partit, uh, i, D* IttntgrûHe*..
wwt. La Russie demande que la coalition lu reconnaisse comme une sorte de puissance provisoire» leur remette les place* conquise* et ne retienne rien des ttrritoirtt du roi de France; maïs il n'y a point, pour appuyer ces recommanda-tioD*, de troupe* mue* dans l’armée d'invasion. Il ne s'y trouve que des Allemands, et ceux-là n entendent point prêter uns garantie, et travailler sans rémunération. Il Faudra donc que les princes touserivent au démembrement de la France ou qu'il* se résignent h s'effacer. Le* Allemand* jugeront expédient de ne les jwut exposer à une option aussi mquétante pour leur conscience, et ils les écarteront tout simplement du débat.
Les prince* akeu montreront outré*, ils rempliront l'Europe du bruit de leur» protestations. Ils ne connaissant pas pli* l’Europe qu’il* ne connaissent la France. L’errror qui le* égaré eut celle de toute* les émigration* Lm partisan* de* Stuart* »eu sont abusé* tout un tiède; le* confédéré* polonais de Targovnt* an donnent an nouvel et déplorable «ample
On voit en effet, dans le même temps que 1e* émigré* français, d’autre» noble* exilés ou fugitifs, réfugiés sur le territoire d'un ennemi héréditaire, solliciter et recevoir le Mmnn de cet ennemi pour rentrer e* vainqueurs dans leur patrie, pour faire prévaloir leurs privilège* dan* l’État et pour y rétablir avec les ancienne* lois I* suprématie de leur faction. Les confédérés de Targovrita s" al Lent aux Russe* afin de détruire la constitution du 3 mai 1791, de ta même façon que le* princes français au a usent aux Allemand* afin de détruite le* loi* portée* en France depuis 1789. Les deux coalitions sont contemporaines, l'une réussit, l'autre avorte, et ce contraste résume en quelques traits le* cause* des deux grands événement*, solidaires l'un
de Jkulre» qui doiDiueriut dorénavant tout* celle histoire ; le trMna|>he de J* France et l'^nes/itiuement de La P-oio^jm*
En France, les patriotes finit face ■ l'invasion, y résistent et te repou««4Dt. En PoUgne* les patriotes tentent de l'arrêtert et, malgré leur vaiilince, ils y succombent. C’est qu’en France k tradition aationaJc, raisonnée chex tel plu* inslmita, instinctive cbei les pin» îgnannk, inspire a tnu* les pasnmu tutélaire* de* p *• l'ausour de i’indépendoucE, Phorrour de rinterventaoB étranger»! En Pologne, «u eontraire, 1* guerre dette, la confédération, Pussociation avec le* étranger*, f'in-■uborduiaLioD du parLu h L’État et du individu* aux parti* •ont devenue* coaune l'impulsion funeste et la suggestion i opéra b use da Hi «ato tro. Dons une crise qui IiVt* I* peuple à Ki-mème, ta France, apres un vertige passager„ revient apuirttmtffucnt eux IwbLtodcs de plu* dé tu viédca de aonar-chi* et de cno«ntralinn nationale; la Pologne retourne scelles de plus de deux uedei d'anarchie et de dissensions En France, au-d«*wua des tueboo* qui se dévorai t à ta surface, il subsiste no tonds 4e nation sain, homogène, ma tén ble. On décrété celte nation îndivisibk, c’ait déc Jurer son iœe. Elle *c proclame libre et M»veru>Qe : chaque Français offre sa vie pour sa liberté propre et k souveraineté de tau*. Him de parti! en Pologne. Il u’exutc de nu h un que ce* quelque* milliers de noble* qui forment le* factions, déd irent la République et s'en disputtat le* lâmbftâux- mais eu* euui trouble* rt bouillon* nanls ne sont point de* eaux profondes : le *ol demeure inerte et kus* glisser k flot qui pa*sé aana l'ébranter. Point de bourgeoisie qui forme un lier* état ambitieux de gouverner; point de paysan* propriétaire* qui t’acharnent à le défense de k terre qu'ils ont cmquir? par leur travail et qu’ils viennent d'affranchir. La grande ina&se des Polonais reste indifférente à lavévo-lutioD panse quelle y Ml deiintérewde L* révolution de Pologne n est faite que par les nohles et pour le* noble*; elle «mbre parce que ia nation na ta soutient pu.
• Que demandaient tes royaliste» lorsqu'il» demandaient nae coutre-révuluüoD faite brusquement et par te force? ■ écrivait
IMPUISSANCE DES ÉMIGKlB. 0A5
Joseph de Huître b l'époque du grand trioaiph* da h Révolu^ tMD an Europe *, ■ U* demandaient la conquête da la Franc* ; il» demandaient donc ta division, ranéutiaseaient da mi influence et raYiliuemeot de son roc • En ae défendant, ta nation continue I*oeuvre de l’histoire de France. Cest pourquoi, h patrie s’identifiant avec la Révolution at la cause de la royauté m confondant avec celle des coalisés, la coaliLon, par la seul fait de wn auitanca, précipite la chute de la royauté at assure le succès de la Révolution. Et, les mêmes influences séculaires dirigeant toute TEorop», cette coalition famée pour l'intérêt commun du trônes, se brise par Le conflit des intérêts entre Ica trône». La couvenuccr de» rob corrompt et ruine la croisade entreprise pour le salit d’un roi.
C« conséquences apparaïMent avec b dernier degré de l’évidence au mois d’août 1T9Î et dès le commencement de la guerre. Je ne discute point l'hypothèse d’une Europe différente et de conjoncture* opposées. J'étudia ha événement» qui m sont accomplis et les hommes qui ont vécu : c’est l'histoire ; h reste est vain «t arbitraire. Si j’ai eu me faire comprendra, on reconnaîtra, j’sspère, que, les Faits at les hommes posés canne il» l’étaient alorsi ce n’est pas révénamcul qui est extraordinaire, c’eit le contraire qui Peut été. La guerre était inévitable entre la France et l'Europe. La France est «d révolution. Les élément» de cette révolution sont disposés de aorte que la gouvernement appartiendra nécessairement aux plus violents, et que ceux-ci ne pouvant s’élever que par la force, ne sauront s’imposer que par h Terreur. Il est faux de dira que la Terreur, née d’une sorte d'inspimtiau sauvage dans la péril national, sera la condition détectable, mais fatale, du «lut public. La Terreur ne sent indispensable qu’aux seuls terroristes, pour usurper le pouvoir et proscrire leur rivaux. Les Français n auront pas besoin, pour défendre leurs pays et leur révolution, qu’on Je» y força le couteau sur fa gorge, Ù coups de plat de sabre ou S coups de verges. lia se battront an
1 CamulânttiWf tTM, cJ»h lia
honunes libre* t non •» esclaves irmei on en gladiateur». Ce n e*t pas la vue de !■ guillotine qui enflammera dam Leon âmes les sentiment* qui décideront tout : l'amour de la patrie, la haine de* etranger*, l'horreur de l'ancian régime. Les Français en sont, su contraire, si pénétrés qu'ils oublient tout pour y obéir et qu’ils sacrifient tout aux exigences de la latte. Ils ne demandent aux gouvernants que de soutenir la guerre. Ceux qui m montrent 1m plus fanatiques de 1s bataille paraissent au peuple les plus intéressés à la victoire, et il tes suit sans se souder de leurs origines, de leurs brigues, de leun doctrines ou de leurs rivalités. Les terroristes ne susciteront pas cas passions, Us eu abuseront et s'eu Terunt au moyuo de gouvernement. Mais Is France portait en soi seule les instruments dft ton salut. Les idées pour lesquelles elle combattit étaient depuis longtemps populaires, les hommes qui décidèrent In victoire étaient depuis longtetnps aux années, lorsque commença la règne des terroristes. La fer» d'expansion de ces idées et h vaillance de ces soldats ne procédaient pu de l’m-epiration monstrueuse de quelques brouillons fanatique» onde quelques sophistes sanguinaires; elles résultaient, comme la Révu lu Lion même qui les développa, de tout le passé de la France. Voilà les lignas directes et prolongées qu'il faut déterminer d'abord et observer sans cesse lorsqu'on veut démêler la suite dea événements et en dégager l'enchaînement. Si l'on s’écarte de ces routes simples et droites pour dévier par les latérales» on s'égare dans lei broussailles, an se perd aux dâoanr ou prend les effet» pour la cause, les exceptions pour la loi et les replis inférieurs du terrain pour les lignes de partage des cens.
TABLE DES MATIÈRES
LIVRE PREMIER
LES KOÜVEÀUX PRINCIPES.
CHAPITRE PREMIER
l'aiikublib batiOhilb bt (.’iftors.
17«fM7B0
I. Dejtrocvm ttg ViScLis biqirr. L’Aiserablée LJtîcnale, 4. -■- Déroute à ^Mtveintmcni, impuieunee de l* A «emblée i le rétablir, l> — La première «u^ ration, b, — L'œuvre de l’AaMinblte, 6,
1I( Phembai bffbt« »eu Rb voient»* •* Etmctes. —Adaamdeo du paateura, 9»
— Le» Alienudt, 14. — Lei Anglais, ii. — Le* RtuMi, 16. — Premier» ■lavement» popatlftima u Italie, en Aikmaf*fti!. 1 Liège, en belfliqnt, 1T< — Contre-eoŒpi en Irlande, « Hongrie, es Pologne, M
Hl Pakmiiri jooemr^t» nsi pouTiotHR ciauroeitL — Comment île » méprrn. n^nt auR lécèrtctère J*h Rivdlalian, 4L — L’&pspyft, Sî. — L'Autriche, 4X
— Le Prune, ü — U Angleterre, ïfl. — La Suède et la Ruttir, 31. — Le France abandonnée 3 ella-mtise, 34-
1V. Lia ruai db MineiBiu. — Gammain la France pourrait profiter de «t état dé cbôtca, 39. ~ Un nul krtntne d’EUt, MiMbéii. Sét f«hu«na RVM 11 awir et *&n plan de démocratie royale, 35, — Se» vue» air PEnntpe : fore® d'expansion de fa Fnoce, 41* — Came» de l’éciwc de ca* plana, A4.
CHAPITRE II
ta aiiolutioa Bitpc,
17*9-4790
I Lie Ërrn-Uatt n Belgiqub. —- Lu parti* eu Belgique, atathtea et ponç-Aistn, 59. “ Meitrei du réprution de Joseph II, peine» contre l'êmigraJu», 50. —* Hevotution de Brabaot, lu Aatiicbuna chanu de la BelgHjus, 51. — Lui Delps et b France, 52.
II. Effmsbhbnt ne u Furies. — Jayimient du public mt te» aFurea bdgw, 53
— Diapoitaaaa lu gnu «arec ma*» : w t«eoD du doc d’Orkan» à londrv», — La Fnoui l'effiic», 50, — Le» putntaact* et la Btlip.jtJie, «a»enlia»i da tk-rj
0
MVER.^rr
Ife, 00. » Unbtad «Dtrr l’Eapagne « l'Angteurre ; enoUt 4» ptm ftari-raie, OL
III. AnwmvTM Lfanou IL — M*rl Jcucpb H, tt, — Caraettae da Léo-pold, M- — DiwoMHH au Belgique, Ek. — L/Aiilri^a *e rappuccha tta l'A^lum) fin dt feVisw de ITM, M.
IV. Lu «nÉRmsi m Hncitmcs. — Intrigue» de la Pnm ; traité» arec h
Tnrqu et me ta Pologne, <7. — D&nvirn* i J'Autriche, 60. CmfntMa de Reicbeubuch, TU. ™ Ririnwirat de la Phum, Tl, — La politique de principes . vta» wftad de la Saraia-AUiancv, Tl. Déctafadoni du Tt juU— Ira 1TN, Tl. — ReUvnoit di l'Aetnehe, Tl. — Constance de Catherine IT; p*k da Vfréta, Th- — Cwneil rEurope lo—iBei à s'occuper de la Réro-luttaei T*.
CHAPITRE III
as P SOIT ■■ IHI 1T ■■ dlIRt.
ira»
I» Là gtWRW a'AuaCB. — l'Ànanblta natkmale rat ntniuéc k su baariw A CEoropu, TT. — Rnaarnltaraant dm tbocu conflit» par Ira noamoi pria-■pm i la question de h seuveraraeté française n Atance M lkHwe des poa--eeacucota, Tft — PidaaniiMH de *'àlLiiM|n» 4 démeer la traité da Wmu pbelta, 11. Mmmcm da Tenant, S*. — Qwetxa d* la validité daa —— fruitée, **■
H. Là auwaKiHioa wa ooeytliBÀ. — LF Assamblée eut auns de k quratiM dm traités : rEapnfue récita» fapplicatien da Pacte 4e feualta. M. — L‘Aa«a-hlé« décida d« Aacuter ta pnacipe da droit de peu nt de fum, 15, — À rudes nonitiiaiMuraek du tt mai la maBoaliaa uu uonqvAtaa, AA- — Effet du •UUa dtacuaiwa en Europe, SC.
HL La ou ■ ira Mnoeinooi. — Àknws et agitation beUiqueuc des aeprlu en noam où Pou dédira ta règne de ta paii, Vi. — L'Ateteablw ee ararit des ■egocnUMU : le cmbiU diptoraariqua, S3. — Llapegnc sa détonât de ta France et m Ivre 1 l'AuuleUm i brûlé de t Ewonal, 9*.
IV. L^utaii Du* HenevirouFsS. Rapport de Widm de Douai aw l'affaire de» poaaraeioMé*, Uft. — Cuttamt te po*cM le principe du Hfïtnp des papa tadeni ei «lut dt leur droit b diipoter d'eltewMnta, W.
T. L’inuii o'Ancaos. ~ L’AsaemUée nationale cet Dira en demain dtappIL qüer «a pnnapea ; Avignon et ta coatot Vroeuan t révolution, »tmi de eéuawn, dmanda de pmeedoa, W. —L'Auemhié* sa aimt 4e l'affaire; taa aaiKSione «t ta iwnsuaiaii »ut oœqeèiaai ]« drmt dea populations et J'muté natnoata, 4M. — Embarras de l'Aeacmhlcc, elle ajourne, 101.
TL Là Hioptotnt. — La propa^ndc rawlt«du uncttH nw«ul 4ee Frucau ut du caractère propre 4 ta Révolution, 105. — Vêtus des modéré» IMïran-dkiwuMnt ptciàqoe dus peupla, 11)5. — Corauot ou juge CEurtpe, 106. —. fus caaninpohUt Ut ta prnulytiame ; ÀnaeherOia (taoôta | ta* Aavutailiur A F»» * <fr ÉlreA.-r, 1ÛÛ.
TABLE DES MATIÈRES.

LIVRE II
LOUI» XV1 ET L^tMIMATIOS.
CHAPITRE PREMIER
1 La «cannas — Com^aoi les oonBiti nligiml décidireut 1* gntne U5.
— CoBïiwt FAsaonblée, sa oroyast wutâausr lac CivdîtioH du (^licuimo, anôaulit L’-Eglwa gallLcaw, 110. — Conflit nw Rossa» 114. — La «nudauliou civil* du dergi> tîO. — La décret du acnMot, 110» — Lmiit KV|, en BwttwiklMM Ce dfanï» »igUA Un» dédaittin de pterrt 4 la Ttfrofutfani, UB,
II. Mai»-AtrroiincTTU. — Conaest h ecnt conçoit la hrt»; «Mc palîuqu* dt la Fleiue, 119. — Caractère de Mui^Antnuette', 130. — Ses vus sur la ffévoluttcn, 134.
III. La aiUivi n Bdutboil. — DmuCe pnkévrdîele Jalons les plans du la nom i ia faite, l'-1f>pd « peuple, Tintematiou des pmiseanrsa, l&fl. — Le* cm-aeillen « lësagEùti de la Cour i Feraet, tfl#, — Brausdl et floaiOé, 1XL
— Br*hü Mt càar^ de roder let puiaMocee, 1M.
CHAPITRE 11
aiaroiiTioas aa l’ani&u.
iTttMTH
I» L'oufioü « u cncvumniuT M Awitmii — Bdactit» eantrt h Mdro-Icùoû frnsçai», 144. — Boita ■ AvvActan nttïouil deM pelou^ua» 144.— Vues da Pilt, 1W,
II. Soomisimu dk là BlutWk. — CoaFoAutnAnt dn Léopold- srausUde avec les Tœc^ tLï, — Léopold I™ étnijria *1 diffère les ■ffsirea SvSe là
Fruw, 1W. — UecoDodMtiDn de la Hougne, 1ML — A*ank» meucaie eu H.'IgMjec, 4SI. -— Soqnmioi de* Belges et traité delà Baye, ISO.
IIJ. EUfflncBiitEirr de lAttmcbi n h u Favaai. —■ Gkule de HerUberg et avéneuent de Ruchoflaverder à BeFm, 154. — Ntwra» plana de pditape» 155 — Ouvertures iuitdicules 1 la Frange : le Juif Ëpbraitak, 15Ô. *— Vm d'inwrvniHDei da corquèw en France, d’sccord avec l’Antriclie, 100. 3nct& dv< Ruaite t prtte d’isnail, 1 (H- — Vuu de Leopoldt BkcWfewérdftr 4 Vienne; veqwiive do U Saîntodllunc*, 101»
bal tMmeii. 1T90-1TM
1. L'înp>wiq* MtriQt’B' — piatiocijt*! fondamentale 1 Fjirç esm* ta étjj-grès, 155. — L'énugntîeo en Allemagne, 4M, — Infiraiié ujcmnibli de L’eau-
□
{patin ™ rai b Frince; confia arec la coor, IM. —' EmufSHnce is çbcfi i la conte i’Artow, Üùbdè, frlum*, 119.
IL L’nttïUTiM *r u coci, — Projeta de «mat* d'Artoiai «ppooitiea <L Leuia XVI, 175. — TanuiÎTMde n^oeùtïaude«ùuled'Arto»é VaetiDe, 17ü.
III. PiiriiUTiM n u mm ira Km, — La faite déodêe, lïlj. — Itwerütadtt et équmqu det nu poli Upc* ; la coopte, ISO. — [ndiiFennca du routa, Kl. — AmauuiBiiti de Léopold, 181, — Projsia pour gagner rAngletane, 183.
IV. L’irïiiaa nk u coMann mm iixmi. — Péril cmivant de la royJe,
415.—Tentative de A- part paw S*i»Cr-Clocnit IM- —Ü>i>g<cd< le poAti^ue oi tengaga L^tûi XV[f 1 HJ.
V. L’AMsüitA* kr L'ÉkiCaanolf, — SocpçoiM pandiaakila du public, 189 — PreoiHw oftam contre Jêmigratioa i le» pêcêdailB il loi principe*, 4W.
VI PiocÉic ™ lEuhu vt hvptou trie Rut*. — Cooffit au tujet de» pouce-àouué*. IftS. — La oooiüCatKMi orile du ckrjé et l’iffürt d’Afipaoo, 105. — Motteem débat; piegrM dtt idée* d'itHusk®, W7* — Grande prùj*U Je politique etnnfère r lu imditmM et la noeu&cüioin ans eooqatlea, UN.
CHAPITRE IV
1791
I. La <tnrrtûT v’Oieih. —Vu» de Pilt iur la üévaliitfoB d nrli queetwa d'OnetttjHOK Rupture da Peine de Hurlt«,lÛ5. L'Angleterre abandonne |> ProAMt, $07. — Changement de taùmüret ù Berlin, 1Û& — Agitait*» Jet petits Ëtatc pour l'tfhîre de* pcueaûomi£>, HO.
IL Lo t'wMürlte pb Pocmd®. — Péril A* la Bépablîqm téruludm et ootm. tutïon du 3 ÎH — Pojïciqa* de CiUfrint ]| f nTinriirpilrH de BtCH-
politique dan* FlismiTe Jh la Révelquoa français»*, HL
III, GuatiT* (Il vr u Fkàhci. —Catbenee lance Gusta*« 111, vutde œ pri», tes KlrttoiM aret la mur de France al la étntgra, III.
IV, La* nw >1 l’Irritai tus — Léo[»id an Italie, entente irtt PAnçle terre, ÎH,
Entent* avec la Pru«*, ISA — Dnaeini de Léopold *ur la France,
V, La GincUuirt Ht Prtxjm. — Pnèca et «miiiiian de Leuu XVI, 11$ --Démarcbc» de Ldopukl « rue d'un* iHiervnmwi «k l’Ruropc, XfiB.
LLYHt 111
LES CONFLIT»,
CHAPITRE PREMIER
niniTt,
1791
1. 1 es pijriTl D'iRTHirHanoi. — Lé*|wld eiuya de réunir un confré*, comfflenl il en conçoit Polp'i, Î31. <— Traité de Smon, 5 aeàt, 935. — Commeni le* puiManor* aocoeiUen* le* ouverturuj de Autriche-, i^arte<Q<m du non jréslifi.
Clntnoa fn(jm
I MVFR^jTY DF TA IPnRk,
TABLB DBS MATIÈRES.
571
JI. La giEffi» im üimaniTEi. — Né^ciat»™ puticolïèrt* tûirc l’Autriche d la Fruw; question de* iedctnniié» : FA Use* e* la Lor'«înel 339. — Léopold esuye de temponaer; aialnceailuqut /établit entre Vienne et le* Tuilerie*, 341. — Cadherine «mce le* AiluHind» à Ja guerre, lea Pdouîi 1 faurclua, fee «a^ru A ta «Mitra-révolu Lun, 3A4
NI <A wnoann ms iaccui. — Grain» lit i Aix-k-€Uapella; plan de coiairMrévoluiki», 140. — Démercha» Je» prince» français prie de Catherine JJ, dn roi de Prusse et de P Etape mur, ISO.
JV. La aacuu'HM an fl tout — Eotrcnu de rEmperecr et dm roi de Pnute A PiifBiti, 153- — Arrivée du conte d’Arto» et de Calonae, 2£>. — Coulérencn et détention do 17 ioj| S55-
T, Lu tuniraaTa a*a raina*. — Echec du* émigrés, 358 — Portré réréle da la déclentiw, counuul le» émigré» la tonortnw;lettre drt princes* lanU XV1, 351. — GafluwnL U dédiHiimi ait eaapnae u France, *63»
CHAPITRE II
u wnrnniii
1701
■ Ln corajiiTiinuMM —- Llnteirèfne, MA — ftirwect IhF*wI«»U, 3Ml. — ^QBUDôai, ea WCJMt argsnùer L nontr«U«, l'AiabuMée prépare la république, 368. — DécOan^cmcuE de» Coa»tate*nU| wto- de la (kMKÎtutÎAD, M9.
IL L'accamnoH oaLocu AVI. — Couinent Loais XVI a*tanr»A A accepter la Goniutulwt», et comnani la Reine entend re tenir de» Feuliinta, 370. — Eb réalité, ta couru* cherche tpfà pogner de tempe et à préparer ne* infer-renim, tiïi- — Sarmeatde LcawXVJ ; déclacatma auxp*i*»«c<*i COntflVlC-tîocH de ta politique de» Tuurrn», 475
1IL ÀJOüaHieiMT h L iKTKMBrntMi. — Léopûld uamdeuc h maleniBcdu volontaire entre Vienne et Parlât U ajourne la «agréa, ftT — La Prune ec rE«pa|ne ISuitant, 18Q,
IV La aAcaitat b* MouaiBU*. — L‘émigration l’orgumet b Fr*n« extérieure; U COtw - Monhieur L fiobleuti, ISt. — Le* eotenu, le» épiLrabom, ISA —-Le drap, CoihIA lu rivalité», ISA — Rnaubré A Looi» XV J, *86--lutriguea
O4i éfugraaj Mwnduita k Londrea, fi» »nl iwilLie k Berlin, Î8t. <_ O*c4j>— <»na an Suède a» filmions a or la Ruiiibj 301 — L'Eapkfpaa, 303.
V. Prmik±i dk u nonnnu. — Réunnu iTAvignon, 303. — Propagande en Belgique et A Liège, Î94. — Les dcbuia d’un tuiur mnnara dm ait a ira êinq-gerei : Lebrun-Tonda, IBS. — Le» forera de propigande A Pu», VH
CHAPITRE III
A»* H «mil»,
WM
I. Lu* m»M, — L’A «tablée legulativei Isa partie, 89) — Brimai, 30L. — L» Girondin», 303. ~ L» connéa, 3ftb.
II. Lots COBTII LU niort* Bl u oinoi, — Mbit w l’émigniioa; LouÜXIV al Ha révocation db 1’édît do Ninfei, 8Ûfl, — Meturea contre lea prétrei relnctair«b 3OT. — Hnsaot propose d'eufer la duperùn due éuipét réuni»
an ÀllwitM, se» - L'iHMbréer hvitt Uata XTÎ, Lu ^«rêa
bel*» « Frima, 311.
III. L*Gikcm n lu jasuina, — Cannant U paid jurnLm •« ürin wl« qoeHioa da U fuire; linard, Brim» et Ecituapiuii, 31* — Matufeaiu da Qaadorcet t la |uanv ^rcndlun, 31*.
IV. Huikia *r EUnwirt. — U «iniuira, mtfHM la. k dûiuat, ÎM. — Barnavt ■< *o° plan de contrit, 3tt. — Narboana * aou plan de (narra unittv, ÏÎ3. — Tona In paru* l'minrtil Im »■ In autm, 32t>.
T, UtxcuunM no 14 nueunnu. — Leur» de Lani» XVf i hi Wm, ttf. DêtmrdMU 4a Mariai maiMtta I Vienne, 3t8. — Euvurdi pmrnrla du Hw an iaropaj Idin de Lovia XTJ lui touvcrtina, n*. — Oéclaratinn <u 14 ddtittàbn *t ccoTc-Irttrc i Brcfeiil, Ml. — CQafuâou «l c»cïtTftR«ut ptnl dm palibqsea rt dv ajentL, *31
VI. Ij oiruMiTti mj eaarmrnownLa. — Pim de Itaboam ; îdde dippeler «■ Fraie* la duc da Biunnwîck, 433 — Ttnùùw |MMir mner I Angleltm, -S, — Peliaqaa 1 l’vgCid <1* l*! Iimagno, 317. — L4alha*>M pUfl
4* corraptiQB de âiroa, 331. — D ftervncc entre Ma n>«r at c'Il'-a dn Bamarr « de Lowrt, M». — Mrcnua »n»Ha de è B-rU-, 339, - Hua»
jacrêw de Juif ■ il on Hcr» le aecrct aux ag<Dli de la ow, 3MK
CHàPITRE IV
t'iLLIàVH IVITlO-FamilH».
tm
I, J/AiLiKadia *r Lfaau». — Intpiéiode «s ÀlBtWffn*; an awiir'wa 1 ducemir la danfir, MS. — Ihcpaiai» dca ânipv*, M4. — Irnlauoa da Cacharia» Ï1 centre Leu XVI ci centra l'Amelie, M* — i ,ii*«nur fm h pan arta lat Tuera at aa jorparr 1 attaquer la Polugu^ SM. — Prrpamtrfa da ynra m Autiickc al ne PruaM, MT.
Il (k,an»b a Sarniwica <r Siwvi a Bteua. — Druiarctao rt échec da Goulue tuprâ Indue de Enananitk, 350. — Gcmptac pour pertbn Segar à Berlia, L»l. — Echec de dam «h oq'peutKmi, aoandiic dose ta mtaaoa wt
I oujetj 35*. — Coudiunni du naînuen da la pan, 8ü>.
I Fl Lu wn-nrnum *■ r'Imurar ». La qaeition d* guerre aat pacte* h latit* bunv, 3S7 DàiCiMtnaa cl rêaoleÛaM lxIlKpaueee, 350. - I ui|iumnnu du uniatén d*n»L rdae^iebk* atdannt l’Eiuapï, KtÜ,
IV Lbtii«itu au Huma. — Farnaux Toderaa,30T — Agtut»B brEliquruM al illunoi m PnMU, MS. — La queition dei indemailra, 31i*. — Trvie du 7 lévrier, la Pelofne, 3R0 —. Gaatnent l'iniernatum de plu w pim
b la conquête, 17*. — L'Emparexir teul retarde encan la rupture il uaurt, 171
V. kkiltqaia 11 ar M lôUMnl. Franqau El, 173. ' I/Autrieka /«ntaC, S-7*.
— La Mumk offre 1 Bedie un partage de I* Patine, le Pruaac y cmiarrat u»lgte ta tmia da fïUO, 376 — Auantaat de Gu* i* II, 571. — Chute de Fl«rida>BLança m EifMgne, effanmeut de cotte «hit, 3*T
VI. Tmanali» a Lôftbau. — Haïui de GeargM III jKier ta Fiiact et U Rêva*-luciou, 3B1, — Pitt deaaort pacifique, 3&3. — Àpcaiion loperfictrHe eu Afiülrtnn, Ml. Tatlepund, 31* — Canmani il au re^v a L4udriu;il anul poatililc d*y n*go*l*r, 3S7 -—■ Canferencev awaa Fit* al Crenvilia, Sil*. — Dcpari da Talloynnd, 391.
LIVRE IV
LA GUE* KL.
CHAPITRE PREMIER
aa lurtvit tvia î/ivrnaaa.
I. C«<rt» bb ntirirrtaa vttiLun. _ Fottâqu» Aa la Gironde, MAL — Rewei de Narbonne, iO®. — Uîas on *M«Mtiao de Leuirl, SO#-— Le ttiftîvtta girpadîn, *0L
II. DnitQokiii, — RfiJe 4a Dmxwrra diné la Rc'ahitiQii, W3. — Débuta de Dbdmhitmz; Faner, la Corac et ia Pologne, WL. — Coeaneut ï Mknaadèn I* litroluùoGï Fafentanw» W5i
111 Hiut m aarcMJ3TiüH mj>j u Di»t4iunc — Ehenraunee aux ifEtta» 4tr*n-fftraa, *QU. La nouvelle poüttqM^ 4OT. Plan 4* guim, 410, ’ (/& omcuiu 4 Vmioe, Alt, — PJm de aé(oc»tjo« <ra Provee, *Mk — Ra Aile-magn*, 413. >— Bu Angleterre, *1S.
IV. La ntotamrrait et ooaiii. — La* a|iMU 4* la euur 1 Vinaa et i Berlin, 414, -— Demiiru négocMtjan* 1 Vianc, 4Î6. — Contweai DamMwies décida le «maal L le jiiarr», i9t. — Séeæea du IÛ avril, tSft, — Ceractae révolu-bonam de leyneiv, 4Ü4. —.CtxæaM Mai laa parta* a’^ yixàyitewt, iSA.
V, l‘n«CMi luocuTHinB a Lomai rr * Banian. * Recoud* iwiûB da Til-taynod à Laodrea i Gbauvdta, Iharrrterti, Garai, *37. — Lnpaaaain oi il* «ont denegocttr^AW. — lfoknxiDf do QaNine à Berlin, h Prunt déchet h gnem, Ml. — Échec dot igwtt reertat de Otiuwinti 4 Berlin et nux Dcti-Ponu, 4M- — Kckoe de Staouvill* en Bardais, *00 — Nwtnüié de t'E^paflai at dt I'Aughteno, 4M. — Dtaiaoiaif aataya l'tartir la Turc 1 maxicm de Sêmonrille I Caa*turiiD*ple« *45.
CHAPITRE 11
I. L* Pou4*a ht La Bbtowtoj FueçaiOË. - Entré* doc Fraraqaû ta Bc|pqq* ec da llLb^ca en Pologne, 457 — Confédération de Taigovllx, 45* — Le) Polonais invoquent le traité de 1.TM : In PruHole rouie, 451. — Biégociadnm île Csibertnr 4 Vienne et i Berlin F prëpantiTa d’un partage, MS. — La dia-cnuinn des indernnuèi entre Yinmae et Berlin, 4G5. — Rotruta de KauotU, Aft*.
11 VAuJtniouK a? u 4Bittu. — CanM dn lenUan de 1* Aulritdw: la PalnfjD*, *7* — Le grnériltntua - Bmnnnck, le plan di guerre, 4ff0. — L'Allonu^ne ** dérobe, *7® — NeatralitA de In plupa* de» Buta do 1 Eapra, 474.
III. Li 10 wib. — GooMasu ta lutterai a* preparuu au co^rta; taMiaa da Billet du Pan, projet do namicHc, *T5, “ £ri*e dana le ttanuUre^ n'—"-
nta (wwnièr unûiiir*, MO. — d* m dÿlMUUa; il waye da U pMÿa-fande; Maret c* ttetgique, 484,— Poil tiqua que &uhmhm*ioh ninauUe au Roi; d cchoot ci ta retire, M& — lettre de lÂftyeMe, 4*4, — famri» du lOjtun,
C)r|[T|r.g rrfln-i
uMVERÇ-p OF CAL FORMA
IU — La Oiioadt ftêpeiw set lundi, Ut, — Dwiini mm du Tvifanati la Fütnto^ IM.
IV. La Bourrer rr a» — F-ttee la tMmea^rfaprràl, HL —
faillite WA — C*tUn»« my< d’n JftniB Mfa *»t-
irtm, *0*. — Tmwo dVlliaw^m la Èa*t«, h Frette «t 1* Autriche, WT. — La quetfan fat fadoanitfa à Berlin ri à Vi^m, *M. — Laa «atirtoca <■ Mayence,MO, — IbAMiten et tadifferwc de l'Kvopo, S**.
V, L< aaionm n Bantwm. —Lm eniüret •» ifuai—atî drr*ftw d’ofa-uon parmi •** an R>at im «IbaMre, 501 — Échec de a nimos de Madei ia Fan, AM. —■ f-ia—nr «t préparé le men«t**a de 13 judlrt, 509. — Caaaat il ai rrranli rr* Franco ta pairie en danger, 511. — La ürnnd* et Dnion; h <• •>*«, Ml — Fin d* la fatf de la Ifafatm <-*• A rayant^ M^aMMaHi d’ne non*«Mo période, Si A
CHAPITRE ÏII
«a bt i«»«r« ■■ <«•-
I. Pnwnda an u ■drH.Trnw. — CnAUn* le fa. pâte ■*« l’tarop» et la Fr»ee de la ItfavfaifoB, Jil — La pmfMfaadtt ceak de *»u™n fa rmM M l'Eunfe, 111.
Il La Wm M*mumar bu niant<m.— Cbcuba* fae rioboca prenient, m |kmhbi« « te iwwBenl lot un ha utm, Ml. — L'arme* de Fiæuie; nodiUCM de rnUiaaca qu’alla prit» 1W P*™*» Ml.
I1L La immi'i er u aénwia iinœue — La la 4* la h*e, «enerqaœa |H U nfa, 5M. - Avbwat da râfne de la pw, »15. - C*n~i fa T«W ce ptdpan avant 1701, SM. Qna fa Tint» a'ee» pue h fait 4*t MfardTaiuuQoiMinMj S1T. —L« faaaUMtejanUn, SM — Caractère a met al banal de fa Termr, fa France p«rt>» ■■ U fc-eni <h~« mIul SW
IV. PoiMàBcB BarnuLB m u ktvournoa — Eiakidoa de tovtae leo puaient aawefae. Ml. — La fldvnlatm, litfarawae « fat cewadee, S3X — Le Mb* public, MJ. — La Prince a» amm, MA. — Genndmr A Mit du naat daaa La RcrfllnMC, 5<J7.
V l'mil mNCHIO. —* frwipnuMben d* l'armée! eteaml on y eoypltt, MO. — Lu feafantMaa uoavwllet da féwmui r L* prati, —tüti—~l~~t--
obef, MO. — Lee *•«*•■» » Durera parlât ai ■mtaderatai eapww, 5*1 — Lee jarmea afaewa, (14.1 Lee enidere da J 11,111, Ml. — Lee re|«|i'e nhotan»; Mff, Aelinrnïnn» général, Mo,
VL rattuiait tm u omlitim. — Gomneat lee [hyb vetoct do la France l'ouvrent b fa prvpagandt et 1 la conque*, MO. — L Aegleftem mfaite ■■< l« coTitinanC 4 la gaeirc dn tuiudr*, $50. — ladittennet dm peapln dt ennimaai, 551. — €ma du goueemmenl an Aeinche, 555 — Décadrée*-Jr h Praam, 5Ï3, — Manque d'n«®aet due lacoalnum, 555, — ALaracr da principe*, M7. LTtidfa ai I Kjpigne, 55*. — La >maliLÏM — ~-L-fat nnHiti rfai Cealnée, 550
VII, lanimirco ntt itrioni». — Ile ne «ajtnt yx ear la farta, te la fervt leur manqua, 5(10 - lia méetOiUreevnt Li4Fr*t*c*h qui lot rtnl* M Ici ticCrr,
Ml.— IU raénonnnneeat l'Rumpr, qai hadetam: et fainhaadeflot, Ml.-Lttratup[nt franque et fat Fuient;*, ou»o dn irnxuphede la fLcvoioueu faaa' ; "i-<r et d« Ja rti x 4* la RtveLuuon de Folugnc, MA — GaaeiwoB da celte eteonde part» de l'hfatom dulXireye et do la RrroJerne dnnçtÏM-, MA
Svmct du A3 jiuu lïüf.
1* juin 17M.
f Léopold [Jrnnd.dvC J* Taie*», rttît Jewrail rtJ J* fidiima et Je Hongrie iUpui« I* SG FâvrUr 4700, par w>t» 4» la nu-t <L «n Frtr*, J»fÿpb II.
* Vokr UfOisEk, t, l, p. 17Ï rt (■»*.--TiHJTKBiLti, *- I,p 118. Vf-nEftBt,
p. 11. — SiKi-iUMANH, p 11Ü5-IS1*. — Kmiiuim, Dtt JArrn lïOé-lTttB,
Spire, lftfti, t. I, p. 1, ImrBElqcliva.
* Fursitr i Jen de Mülkec, 18 jultEei 1790, • Je yeux bien rrolre qoe erTa ta
prô|\igrra, maiî en A liemagne, uhu ne icœnci gurt encan prrpaffl. ► FKcrAe. t. VilJf p. 1ÎQ. — $chuiMrt peou de tPpkabtV 19(19,
p.ïU.
ToCQOKfiMrB, ïtiiÿtmtf k*. I, et. i
i Witt, eh. kii. Pari*, ltfiO-
1 rt wrrerptnd^we. TradwcCitm frtn^aiw P*ri», IÔVE. • La <aon«J*
clkis française «C plui ftiLla et pius imptiu^ow que U plus linutée detuatea lea monarchiee européennes. « l’r juillet <f89. Il ce rérume ajiréi un an dob*er-nticot et ceo dut : ■ Ce walbeureui pays offre tHrahtnent taipect d'uoe mie ruine. Con méat cela Gnm^t-ilï Une ckoee seideneat acable demoniréa pour cette fou au mon*, la révolution a écLcihL,. a S4 janvier 179Q.
A Steel écrit 1*29 aoâi 1789 : • 11 faot regarder cetlü pubiance, ai jamais alla m niera 4* la. cnwiSretwt où elle e*t tombée, CMocit rayae, pendant beaucoup
fttlBi, tawLicéf» Jtr t< 1, 1ir+ 11, ch. ii, V «d. EHiMtldoH,
ft77. — But<f»rd, iST»,
■ ninûtn prwpen h Paria, Gnlu, écrit Le 19 1 von tel < » U prive de la BmiiIIc et la nine <a crédit de le Rkpv «il «mvidérablcmcot foruiie i« poeiuoa St Voire Mijoté q Europe. ■
* • L4 vamrcbîe fnoçuve MC renvenée, l'alliance autrichienne ce tnuixie, *’est le b4O bcomoI « uni M danutr» oceeuou qui a otfro à VQtre Majeur pour
Evflnv JWrqAm» i em <fr m uniî d'Alferrmgta (te major Mawillon}, Brvùjwicà, HM.
a 11 ecnvait, h 18 déctothre 4788, i Montmotîn ■ Le ministère a-t- l un -pinT... L« plan, je Tri, Monsieur le onnie, il tac Ife rrLu canstituiinn
ijm S4W tanvantl do coMplota rie l'arutocraue, des rtr5» tie h démocrate et Üê i'Xflenhie prrifvifh AU l'jtilnrife, pntir ivqîrvoolc5 ttrrt abwlno, et5 >Jnnflr-rt 3™5’ wni. ... En (ïétïrci-veiM la cwqanirationf Voakî-Tùuï 1c nxuilrtr an Àto«» h nwHQeffta ■ultre une fo5e 1 ton |Ma5n An rïkiicn un itnjc5 Edde, un baoinfl awapmir, uq intrépide défenseur de la jikucb et de La vérité? u CotrripotvîWnre, 1.1, p. 341
4W5aote, <%nnpoM50iect U II, p. 431.
t. Jl, p. SIÎ.
i. Il.p. iUetSoS u ji, P. m
* nij.r i î, p. sn» t. n. r* M, mmk
A wr biri août 17*0, p. .117.
* o»n«ÿ0«rfwi4»f 1.11, p, 7S, lWi u I, P. lirJ-îOü.
GF. U 1| p. 137-141* <t ct-def*ih,p. IV.
U. 4
'Hation <1* Foi pMW la nvi^lea da i'oet» J* aor]Hr«fit>H *1 de l'actif Je cj^ec, It 1 P”« 17U4, p-ir W4 von c^.Hre 105. La acuw tuou d, eu 13 S7, T* l^j.i 4üj njcicu par Î0 tou de ausjunict ■— Vote du 4 m-tn, ajuuruaDi La rti irciur clnluralc.
*5tàiiofk, t. Il, p. 4H.— Blc KGÀHTEQ, p* î&*. —Trüd., f. J, p. 17y.
* V..ir ])ir ex nipïfr, la lellrc de Gwdrnur ü^rrit, du S+janvier 1 BU.
* 20 feyntir 171KJ.
U ih liîaWlt point J’adnàrcr « d’imiter aaBli la Frcdéric financier, ccoion»
«t partiaoaieu9. ■ Léopold affichait 9o Toscane une umphciiti cynique ci qiu SconoBla aoudidn. a La comte on Mcmvim de 1704. AlTatrei titrait-
F™
* Cf. 1.1, p. US. — Rihu, Die d«atKÀ«a JVdeta, L II, p. 171-1. — Stml, C. I, üt. U, eh. il — UiiMSt, Ut. IJ, ch. u.
Vœvk Bo r> Iuqm «n ± uout, jvnl
IL
ItjtiUkl 1118. Ce tra'tf, lr pim •Tantifrui que l’AulrfHie lit cmrluavtc li Farte, lu, danaaii Triitnir, Rrlgnde, Onori, le Basil raurr, la Srrhir *rjt-leatriDDiir et I* VjLtchlr jmjuà l alata. Iji p*it de Brifrrade, 11M, rament Je tronum I Otwh et ■■ ceun de h Save. Hislt, FurMarinn ftrntarufr dfi £tili Je Tfirrepe emirnle. Paru, 187A t I, P- «îî-«ïi.
* Pour lo detail dr eu orgoiaititiM, totf StBüi, L J, Jiv II, eh u — Eifrsr. i>ie ifatUr-Aea AWAf< t TI. ch. »ti. — H^viieh, t ], lir. Il, r«. i Fj-h. Im^oU and I ntmduclinn. — PttUitaMi, t. I, cb ir — Rftrs, Lftt-
fuJé ffouuïft. — Viv-rvpt, Q^*^**, t. 1, p iBO »t l*ir. Hiwnitm, fir^ rhirntr htnh^/rr t. VI, cb. A. Minrart, Arem/ Àer ta, AA Jf t Pitvnbnro, !■««,(. V[, p. « ™». — Mrfmifw, A*
arartfs dr FJtkrJfBe, Lejpiig, 1154, 1.1, p
■ J«mtpk ï Uïnitt, 15 ■mtnb'* 1780 Bk», p. :J4«.
Cf. *. 1, p Î84. — Comtdéraiituu touchant F intervention des garantr de la faix de iVt^phala dam Ft/fatie der frincer pommomet d'Abatte, nieini»re kitnuscnt, 179J, Attaiiet etrao^erei. —* BauceiïT, Hotatre du traite de IFert-fhtdie, font, i76tt t III, p. Â4S A fuir. — t. I. p, 175 K mhit. —
B«VKt, Urrprtilif Uad dor itivhitMnikrtr^», Leipzig, 11175, «h. hl.
— Hiklt, HeftattO d» in firmJtft'Hl :<»Tdvrml4 dea^fati Je r LiirvfH etttirtlfj P^w, lÿfS, h t, p.
Àcuctet uHULiMUAoaalf dierciitie ï* km 1TB*,
Rapport du 3f «mi 179Q.
' V*ur l'wit d'Amirr OiihMBB, À vit «u ptupie fintiçtiti Mtr f£l Vrntnhln enattluf, SI liidL 1740- Ûftruru n prose, p. 1,
L> tooftil diMaflàif» flrtogènf, imt dit Mibly, doit tout rippïrler ta Stntl el rtadre CMûkptt de COaA t 14 DiïMl Dm ÿouvefN«Htnt dit la i'ato^ne, 4f’ parue, dk. El.
* ■ A ulHaiMnt, S> Trê<-CKrétî»an» m dawn eurpHW ijn15
PRipsgtw chmvka Inlyn 1HU M dautrw dlh'ii ■ comte de Fereen-ÿ unes, «tfebuMAtv d’Espagae, A BCoDUAonn, 16 jru» 1700.
■ CT. u 1, p. W2, 263.
JUmmuTiKj p. MI
• Voir Lacas Hostlcht. t. Vil, p. 42X — Cwnrpaité^a** d» Afirabeau, 3* «t * Dot* poor l* cour, 13 et M ,11111 17*0 — S^coi, Filera tTu» ouiray» i«O-t»J» j krirtt 4a padt ù/a»tü lku»n>, 1*35, t, il, p. 30*,
G* premtar délmi ■ «ccapé h* m*v» do* 10, 1B «t M Donfabiv 17^0- H a W la 1* avril 17*1. Lot nl«m queuJH* mi Su h114***, 1« nOum nra-
inn ont prit part h U dbcuuion, lu mène* arjameni* ont êl* jHwiiiii* ; fai iodir]U4, par 4m rvmia, Ih diteout de 1TM qni eompleuM «a confirment cmi de 1T1X).
1 Diieonn de Pcikn, 16 wriaibrc iT#[). Mméw, t. VI, p. 30B. — Cf. up-pavti da Meaea, >1 ivol ITM et ir mai 1TÎL fifaiitw, L VI, p. 164> 4SL <- Duwrs de RnheapMn», il iweanArs 1TÔ®, V«uew, a. V|, p. Ml,
ToûgtTETILMt. r Jnct«ji Xt^urtr, Iit* 1, «tk. 11,
* Uf. L I, p. £7t «t aniv. t rv/dyi<ujw ft «i^crjïtfienj, M 13» i b
Hrjtubhfé dri ItBrrt,
Tum, la AeutAdm, t. 11, p S7B «t mw
* Voir lotir* CiOiiaa, Aria sur SH attûrlTjO- — MlUlUtf, Üf* mit»,
u P>
H.
J* la Mirti, ï. H, p. 541, 513, ASS.
1 Di o-tnLrc 1T0O CiwcrjNHidmc^ t. Il, p. 518
1 S* n.xe, âü juin |7ÜI>. CtomfjwnfliUKet t»1t, p, H,
Lîûuionjt-Dvc, ai. — JoMph U à LfopoJd, I Mét 17W. AkhETi, Jeirph IJ und Leoyofi* U 11, p. 5105.
* Le ecmir de h qni mi émi drvMt, et qm fut mdléplqs que personnr
* «m nWfinei, «pied elle Mnye d'en lormtr, rapporte qu'il le vil ■■ de M» 1 70(1 " ■ L'enfwti™ dura jilui de deiHL biuru car Ulk tAH de ganete qui eti,t nalwel h lp Heiae, et qui pfttui l «t JOUrt» «UtSBt dflDI U bontv do loft oAup que dan* la JoUCC fetldice de W» e»priC que je Ita. parlait de la Bcroltmon,
eJ|e devenait KWÇHUfl «l lr4|c, oui auta.il Al qut il Cùrïrtraauen tonrL.lL aur d'aulret wjrUf jt rtireniait <ün humeur anutbie et uraciriv. Ce trait peim nneni MO rar>r<w que mut Ce que je pourra* 4ua. En effet, Marie-An loi nette u avut auuuu yo-ût pour lat ifTlirS publique». « Corntpanâm^ttf t. I, p. IjQ.
Im Ml, ■■ «e e*"***rwo rr^w, «et î*^Ml de w, et
ttoft Ah frimiiM *■ tkdiaad^ «t 1TST, eoaHnaa fae pHcdSsau SMéneiws, Gf. *, I, p. 97, AU. Mui f»w l'viplîqwtf h iei»M flln d'cnlrapriMO qui U Hrrdutwaa m ff *cipair «n* X bms reedre es praqse
luconpirbrittibta, il eue vient il trou prasou ■ U penm les tieaples nademte è'iaitrwoUoM eoalcgMte caéo (jfa La Cuw do Prince *Hnl rrdtMi de 'Europe. Le tieité de h Sants-SHtseee, dv 15 vpunbfs ISil. et mikhU h ptxvoSe d'Sil-b-Ctapelle. éa 15 sewelf* UU, efa fait de J'iutcrvfatiM, M Wcnrt-ctsnl den »>rcfa. n priocipv d* lr»i< poulie, h* rerts de ce (mtope lAaln*b»nSnial ato laae^r de Ht de N*plM,e|iret !«■ twi ne de
«c de L*yMA (i Ml \ et q“ I* Fr»e>* *■> faneur de t*td'£>pe(<»*, ap< ■
le SeijpeO de Terea* {|M3J- En ttU>, w veel I* fr*Mi ■Mkmu.r a lien.*, fa Roteasa Hoefrie, le Praœ tefau, peur wuimr d*a Mtcriit* uthirt leur» »uji is fdwslidt en CMebmie don rdreiuiwM.CSstiesbiiaed remporte (t'mf’Srdf Ir'onr, U II, p. SH) qs S la HDW de 4 «ipedn-jo dMaOme, nlb de Ltwit lïl, l'toe . ■ J1 sel dose pMow qu oe peut Muter mu m «ifacümii ! »
■ Fn* ■* rsedfe rTUfrtT de et! 22r,-rr*-‘*n»*--H d'tdcoe qta eureec pnanpt*. fatal do owaurfa tefauqwtttcn, il suftlde rdin, sa *uUutu*m le noi £<af mU nsciMiMesn S<x Aet, jm iJeBeiuaris coaMcrêes des ai me il >lh. Uu
Lettre t Cuatm Jll, leftHubre l*rUÔ Æorjvrpdiiéaaw de Perte», t. W
FiJmiBuMOTTi MCrétvi de £oaû XFI «< d* isva A Irtlnii,
P*m, 1IS5T p. 8.
1 44 pn-*i*r 4794. Pmm.LT* ■■ CcwMM, A K/ «i Part*,
ISftÛ-tfîJt, t tTp SHù — U 1, jh Ul- L** yfeatn ptrtMNM* «CaiEllI
DrcLcùl, Svaillé vt Fcnab
v«m P«cxKr, «t«f par M p 39,
* V nUOt, <, ), p. S3 al PrtCif tti fttU nhbft Ji
l* — Bomxst, U I, ck. Tl «t Tll.--Jvar*, L II, ob. II, T, n.
lappoto de B«dia, i, <0 ■< 9 fértisr 17H, ■ Oi » sawut dÎMMwsir, irriwH Momucr, qi'4 h coer de Berlin on s’at n> îdés m faims d* ls politique, quon h eonfosd snemenl iwt Fait imnjuerps uni 1rs noyé» quelconques. L'jumsniliU dim es gcnrs w» portât iâ 1 un irM-Uat degré. • Uo« partie de* pdeces relrtiTea aai nêfocian^M H-o lu» d'fcpliram ait mu Smdbiva* n.iionjlm Bdpporu de Mneutior, 90 d«fobr» 4700; 4M, H jaorw, À, 4S £itn«v L01, Df-pécl» de Maotmanl, è terrier |701.
’ ■ 11. d« MonuBom ■ hj<Wc fillunc* «vos la Piuh> «s sacrKé par os relu» le* Jnicrèt> de le Fppw i e*oe ds l'AuLTMihe... fia nia ns CQMiiés onHS soute UippxMT qnll ornait psi en À ti mcertl* d« aviQtMdt te oot» de Ber m. Il n était pas pritubte qae cotte ww s* fût pu de bonus tel, a — do
Lmtrce, *1 wdt 17UI, MdaiUvj C. XIU, p, 5*1, Cf laterroflMotr* dt Must* mena, uir p, Wî, — Vwi Mataor, p. 14$, ÏÀj,
Mane-liKQKcii* à Meny, 3 ternir |7H. Faciiixi, t A P* W. — Feue 1 Tvub*, 7 mrl tT0i, U [, p. SX
s L* I «ma 1 iMpold» 17 feri-H- S7VL ÀUtTt, p, SSA — Ftfita t Tatb*, I" avril, t 1, p, 00. — férus * BntsuA t. 1. pi *4 (cette lettre, publié* ms lidrtle du 1 avril, «1 pMtré-kCnn VU SS. die nt prubibtauent do 10)
• 1 1701, r. I, r Uk — Cf. Finua, t I, p. H-M» 1ÜO,
s Léopold t Mort*-** (unatu, u 17Ï1, luwi, p. 151.
Rapports te Home, ST »vriL, t mai, 11 »m tïM,
* WiMoo, fcrau, p, 5OT.
■ Nous te wooi, 15 janvier et 41 ®«rn 17t<.
* H Iiim» u vioaiee ^ui partit l« t*r jvkllet B*m»n4 tarte pat ■ biii w te eenwjKiDdrt. Il n'y eui pk» nictnei rtJauona, nêsa aSs^uies, «ntH TEut frav^a <t 1« SaiftO-tiiégr, i p*rf*r da CE wpte^bn iTty.
* ibcuLTr, rftein te te Aewiteitoa, t, ||,p. «71,— CtTOiflftn tft MCUfita 10 jmvtae. Le üéçe te Qvpenvm oommence en arril. Il ter taré le 11 mai.
* Le présidoai te cgwnô tes temninetè M^ot&ann, W jui al 794). — h appert te dépôt tel Ardutei, I — Mantmann à Bni, K> jultet. — Baume Hl ■tel i.STjatÜM.
Man t7H HllMitSK, GrJcfcirMf Jhmfanf j, t ’VI, cK w, p. S8S et uîv. — JJ. Di^. Mr., p. 8. — EllK, LeoptM bmJ Ctiilarina, p, SJ.
ÀvtDAwgripkù fa gortopcAinr, dans le» Âreliitu rfa j>mM* Ibwitv/i Mwcou, lt7É,
1 Stüthûm, lFiÜMm Pt** <■ U, p. 110 «t «ut. — Rapport de 11 Lwm, H awd CflL
Rnttm, L I, F *71 * tsîv. — Vihmi, !h CartwpMhdxnea 4m sllantndi.
* dv CatoflM à l'^IrttMr 4a it Baril <7*L —■ V(v»*t,
S. p. lit, — Hwan, u I, p. Mi,
■ L«*n 4 l'Emparaur, ü a»v> 17*1. Bavisax, a, I, p, Ml
lUlt MU) t. IjfU
U Srricr ITH, VrrlNüT, C I, p. TW
1 ^Apport 4a tïavril 17 VL
1 Kauulaaa 4 Léopold, te iïBi, Ti '»«t, L lt p. 544.
Ripparti <b Sicdtngli, janTiu- <791. — Girnor, I. II, p. il! et tuir. — LÛMJlOM^B-DtK, Ctr-r-trfKnJan^f 4* p. VBT1 •$ fuîv,
*iT a>*i — ÇunûTjt, JM, j. tMM. — FujO-ut*, t* Ifl, p. 353
Vn»Q7, K ), ITV- — Hsuun, Dlp, ç*r., p SI. — 0**il, taed., u I, p.m
1 Hnunia S L.Cnb«axl, S Pen-nbourf, EjwIIh 1191. Vifxiar, u I, p. 190 «a ■mv. — KstieiU i Merey, S3 juo, id., X L f>
ti
Caibttînc t X"1, wûi 4791. Vitbrot, c. 1, p. BSO.
■ Ju.lrt 1791. Garnot, t II, p. 477.
* Rapport da fiiadinÿ, Si août 1791. Gimtr, t. H, p. 1735. Gf. Foins, L. I, p. 18.
4 Rapport de Moocuvr, 1 juillet 1791, Cf. Jfenww rf35w» Aoaw ZAat, I,p. us.
L P- 3TO et «ut.
* Mduilitr écrivait J« 2 août lTttt t « Il pareil qw ptaqurt prcHiC h joum» panant prnaliea ■ et* IrtV trarMjaiile Mr l’effet de la nvelutien de Pranca le* Kuci pruuteui. En effet, lonqu'oa m charche point k isuavar, lor^tte Im taxe* fennàrat tou iflUtubla* d’apràt lea plu IDCMIM -cadutr**, Icrs^uC la juilxca ditlributue ut parfaitement adminntree, lonqne Jet revsbu de L’LlaL excédent tel dépose» a« |mut 4a |«rDntn rcDtniwa d un tréior de réaerve, ent» lorsque I armés dl parfautmeni d atlpltuèe, ao n'a» pu pria d'éprouver um rtTOjqti&a, aurtout de I* pan d un peuple dont Le taracLen eat fort etaipn* de Ja (natalité et de l’incenatança. • Cf. MeauHne du mimatm, S « lèjoillrt 1791. Hanau, t* 1, p. Ut
’ l erderic GmlhcsH A Jacobi, tS juillet 17M. Yiybrot, <• h P- Î1S. — Luire 1 Lnijokl, 3fi juillet, vt,r > SÏ& — llstinuiu, Xhp, cnr , p. Û et taie.
Voir Gkffiot, Gur/ei37 ilit t. 11, rh. il.
* b-Urt 1«» juillet 1T«1. Gsrnor, U II, p. 17A
* « juifcL »m. Facujjr, u mf p ÎW.
Cutrrl 111 au r«t <138 Prutta, 1 jbiILm lltl , au rti d'Ei^agnc, il juillet, GiPrsdr, U Fl, p. 4M; i CithmiM, > juillet Fidillst, t. 111, Ml; » Fcnen, XI JuJltei, Fsiubi, u I, p-. 4»IS.
1 M.uln. âfànaiTta de FcrriàrrffT38nt, IJ, p. 17X. —AfsitU^rr,!. J JL,
p. 0. — U Klein tau, <p, eif,f p. WA
* Baiiuà, Jfanuu-ar, ch an, et Appendice , Abtcr emr lu nf/itns à» JhsM38.
Stkl, Traii.,1.1, p.&OS. —p MSI. — Humui, Dîp. «r.} jk, Ofl-^8.
* AfeneiM é'£MerAas^> Fedillw, I IV, p. M.
1 Rsf |H3rt» de Jacobi, 10 et N aa4l <794. RsennuiN, Bip, £cu>( p, *T 4* 00,
GwHiwinîjcation Tcrbils À» l'EmpOrMlr, "VjTBHTT, t. f, p. S3S.
1 OS 10*1 Afrw-irw *y.
1 à Ctuuvt IJI, ** ■ipi— 17 11- PaviMas, t. 1V, p. iOî.
Vnnor, L I, p. UA
*Lcu«a à Alunite, Bui, Admit*, p. U9.
Lovfa Bubq, l V, p. B3V-3S1, — Cf. Rapport 4s lord Gaww, 8 juillet <791, F 10k
* MtliXt do Pii, L Ia p. EflO.
S La Marck i Mrrey, £3 ioât 17fi. Carmpn4u«v> t» 111, p. 170.
S Cf- Ddk>ti^iu'Hc«1 Âitcityt42 442 £■ JlrndJufiM, pqliliM par la colond Jun^. Par», 49U5, p. M>. — Ditco-ura de Rïbrtpicrre «as Jtcobioif 1S ^qillcf. 47Q1. Ijbutt SuHC, t. V, j>> Ml; u/>, p. 3M et aun., lea axioita dra joitdiilx rér>. leüoDHirei. — HttflL, Bistoirt ïe /Toto^inrv, Fan», 1MMET, Ür42 V, ch, 42■ at ni- —QùLPtT, Uv. VIU, di. «.
[nsixQctiQa* Il Hoomuil, ftroer 1S41. Gvizor, Charte (, I, p. 464 s Mercy i I* Heine, 98 juillet 1791 AbsêtU, p. 180.
si» H 7 »fa 1791, Âiussn, p. 195-198.
Mrmoîre joint 45 U lettre i Lécpold, da S teptombre Fît, Frnnxrr, t fl,
fi. Wî-XJK, C115t l45t44 h Blindât du futur BisiIrtH de Bnieieirk, nôLiuiiûtfit
La poltronnerie et lu faiblesse du bon Louis XVI nous tireront d'affaire s, dirait Kauniiz après la déclaration de Pîll-mtz1. La nouvelle que le Moi avait accepté la cou&titrtion parvint à Prague e 25 septembre, et elle y fut très-bien reçue, L’Empereur déclare nettement que • depuis que le Loi avait sanctionné, il n’y avait plus rien 4 faire1 46 . A Vienne, le chan-
“ Eauuïta h SpiBlrum, E septembre 1T91, Vitvot, u p. Ml.
* FjnuJtj, JokdmI, t.1, p> #0.
* I> RoçiiKTesit^, famfpçtiJaatj t, XC1 X,p-1SOn iiuv, Anm.TPtp.487T.
1 p. S3®„ — AmuB| p, ISO — La H>ç«48rs48îs, p. 124.
Voir L« jfeMùfrev rf'lCfMrtdfpr, rïmiii, ». IV, p. 58. —» ■ Le dp
Linl imvl de Cable nti, d dit fut l'mutiCrdiaatHn e»L à mq codLmo, qile L48 petite noblesse «c révolu «noirs ceih de le cour. • Fi. M tut, -Journal, 1.11, p. ft. '— e Ce48t un epectecle Traînent cunom eten mima Leetpt teinte Je lui flUendrs M d<t les wtur ■, avait dit Cultive 111, qui rlvij! cependant de enobaiu48 i leW lètr. Lettre du lÔjiiia 1791. GBFrut, Il Il,p.lfjî.
1 Lettre à £r< ko, 485 uÀt 17 p, 573.
Voir ei-iftisui, p S7L
* ■ PeptoQ Mip|4ter qa* H heomti cFAndi, iwdirt de te famille appelé* à h royiuié. *uhije iwei m» intérêt ai u g loin pour donnv h prtemrr h
de la guerre eivH*tpmr lurer te raya rime A d« étranger* et an ttwwr I* dénem-trrncnl^ VfSme aprèt de lek nccé*, celui tpiea Mrait taiiuNirMr* l en horreur A »oa pay*.. Dndevrtll d’ailleurt >’*ttendra 1 ine guère* <]aî n'a Jx>i«t d’veemple deœ w* eanalei 4’tacua peuple, A h guerre da tante un* »ti«n cuire ui* armé*, et d'une Mii« «a rcoieiMPC tur a<e traaùère* peur conserver a<n-.aa— tanent ter f-Jyen, mai» w k>ll et J* libre rttTOCC de m pruiCT- San moue 4e Ù liberté l’elnltemt juNp'ail fautHiM et dftibtertit Ht fctreeij a dignité reta-ruræt outre det Mranycrl ceux qui M sent dineee que co-ten 4et citajen», « Me mura coHyt à M. te coatc d Armes, ContiponAntt <te £a iU»nkt L Ul, p. 163.
* L* hotjurruis, «L» p. 111-llk
Rumvi, IF.MaMk Piitf fa, II, p. IBS. — Riwrm, Ji'j-
faaitrju iittlr, t, Jlb p, «10, — Fdijeiûi, Hittnirt «ut «jn^nrB L 1, p H5
• Tmt Gwqnn, Hmw» pnu.ùuM, p, ÀtB-llA.
H. IU
Nat51 du rnarqui51 dt Bonlwllua nr Ira enm da dwirmrd anira ta ml il« France m Jw prince», Fatriwav, U V, p. 3t.
* Barildlemv tcnrni de Loiulrei, Bjim dea eonrirmitiii avec le nlnlure de Fqaie, Crx-i-dirv ws U jvprtwuiii du la pai^aart la pin51 favurihlr iui rnii^ru cl la mieux mlarme» ija #wi «Rarea t • M. de Worwuat m a (au pro51 ntare de ne p» la icmuer, mis mon devoir me pn-icnl de voua mander qu il m > dil nu il était inünii de la aiiirre h plia51 puu.iv» que na51 eni'iri svaii-ti. parle mon de Prutw, pou^ l'engager à parler (car51 mat. d’an arTi«r^m»Dt qui lui prrractlriit île a rirndra but la Rhin par dea acqciKiona rinn. dr51 erutani de qmlqae51 partira du l’Àkirv dadainmagerwMf I il«ni! pelaim « Rapport du t mplembra 1791 “ Barthélemy rWMitf lurJa mima lujet, J51 30 ie|i4»mbrv
■ il (M da WaraaiaoQ ma répétai51 hier qui rien n‘-é<51LC plue ccrlaiq, 51fM l« prit51• fnaçait, pour engager Je roi de Prune à leur donner dru criupii, lui avalent laii offre de pendre Beiç et Juliers dont 'élrctear palaiin nmû de51 dniaima-;r an Alaaee ; qae le rni de Prune, erx-lianté de ce pian, l'avait camtau-Mqiie à I Kmjiértiie, rt ldi fJiütll «uandre qa il pourvut (dire pâtir non eum .ce dctaci|Mi>iLüDi en Alw51 e< dan51 la Flandre L auçjiit, » — Üt ci- Je51,œi, p51 lâU.
Hxmkr, t 1, p 323.
5 Voir mm rapports, Gtprfe>T,t. If, p. 495
1 Le* p’mce à Cudietiiie. 1À ei 23 nencmbre 1101. Ftmutr. t IL p. 3ÎT si 350, Voir«lmul<» »Vd>raMip/r i. &VJÎI, p. H,fa lettre 4e KuutunljL>y
» Woroniof, 4a 49 octobre 1T(H, ri l»taw i Catherin*. p. 15-
* V,»M>if»r ft tmimfionx d52 Kttrrhr^r- FrtcltLiiT, l- IV, p_ fiS, t il, p- îfi-î. — CnlL r*a« MW pnngaf, 10 «aptonl» 4?(H. FtÜXuUlT, t. 11, p. US,
33Ü, 15L
M«uer53»çh «crinit da Btuielta i Kwfe, fa <î Wp53eiabfs 17V1 ï ■ effort» dea democraiM tança» tradaal 4 «xxxrsfar a» Belgique u.livrai» «BiM dcauersta., ml53n h difleraoce dn pnft«|rti dea sua a53 <l« u m.«. Lct midi hrnafitation dm53 lequel ili urtni mma-nir fa53 Hâtai itIkIim de la BeJfiqi» pmi lara tas nhls par la mite; üi eipirriM qn'ellt Soriwn ommim i qoelquea «MTeanb. » Bcewnr, U 1, p. MO. — AÉaina ciran^^ra e Corm
ét SViLK53<lf53 — Woi>, Afin53 Cv.rluifj «h, a53. Cf dam Fiai54OT| !•"» leur» det Siaric-CJirjjtine a LÉ»puU, daa» Tmtoaaa da 1T9I.
* Vnr MaiKiif türtHjèreif p. 101, — ffarü, rfac do Au»
a53w, Psri53. 1S7S, p. 41.— lk>ac^itT,ck. jxais.
Voir Roaian-, ISrm Jmlyrd* farla, (Ml, p. Dnnu»«» Ai^lrwrr
• Mxwot, p. SSC —Emotif, p. H.— iM. d« Boaiw-Carrpn, p*iiletn*« 4oat Voir* Grtcc * <w*iD«aa*ei prier, C«r il ■ rit plmieir* ki« ta
Angleterre, boan dlna-ifiie *t bot dépourvu 4* Mio n-firt, n a Litgr. » JUppwir dr Cuver, !■' anû 1701, p, 7*.
J Vq*r le J^arw? Jmh* kw^Htre, 1 »iùi 4791, pallié par td Loc&rtv, Pari*, 1&84J' ■ || rriultede ce fne j ai rsunth déni (soin le* criTieeru ^ui Teaprir public cal eoahmi ctenht qn» nom [aiu-hnna m peint Q unf à la «Qji.tL.na. «1m putai*ne*f ■ uienft?, nwtu* riWkM^ul ■ fl 1 *nil
■ On anim pw lui mmii Su dekuo» M (iikjsO dr «tii du JrJia, » L& toit • Je *e enint |OUA loulti te* pwtilaiwe» c<r.inp:r™ «n naua fut en Lernbla épaa^antail. Il y j diTiritn de wu> cité», et d ici 1 et qn'dlas cuirai d'accaré ■un h peint captai, L‘aita<|iic^ l'bietr mu eti garantira, a
Voir inné lt p. "Mb.
DcM<jnT SonixutfT, ci. btiii, p. 357,
Mihm, iffc&rtf âmjinf, p. tt*^
Lf «rcl« <]■ Po-fulru d>e*Hnt ubii a*»ia|>l»r, anunnia dan» I* ulyle nroio-ïira V w Ü J,«n«iu„ dr d"Av«-rl>Qi*U, *7 ■w-vrmàrnr {JAter'dcEn-, t, X, p. SSSjj e* d^lui UC R dit "»pierre, SS oorrrnbra. l^oui» Biabç, U Tl, p,
* tKoCuur» J u JS OpTrabrt.
a K'jch irait drjj dil|U aoranbrr^à propre de* riclanutwni de» pourlltaitnéi et de l'rndemaité q< « Jew sceardAit : » La déclaration que vue iwmu fine de ne p kli antjvptvndre da coaquritei, Oé leur lernt-ello pM a&e eORptmabua euf tuante de te porta d» quel quai <teu4> fadauxt »
i g j<ii. itm.
* Il prtpOiMl un rwTülnïeraent dr l'Europe , l'Au^nche anM.it la Moldawa <■*
lu ValuKc, I» PïiiM«j Dautp ti le p^yi de Poicn, lu Hollande, 1k Fnie, la Fianve, Ica bonL d* Rhin, « Four Cologne, Liège, Trèni, Mayence, Spire, on prendre *»s an»nfweQt« ikhidqveoie. Mon d'jbnrd, tout, que m»
YAllre, om berceau *m réunie » l» Fnncel a — Geoqe» Annu, Atetfeonu CiwXi, Pont, 18*9, l I, p. Sa.
* Ducoars »hi Jscohni, l,rj«nwt ITM. Louu Buse, L VI, p. 143.
Frouin, t. IV, p. MIL m l V], p. 15. — Fureouaorr,
461 tauu JtFf fi du rfttrmltttt li Ct>w é« Parti, IMS.
1 Lo-uii XVI 1 Çimutc I1L Fcuilvt, c JV, p Ut, — à
OtktrÏM, 3 <jifbr+, i CuttV61 lit, 61 tT|t- 61. lVr
p. US, KW,
Jfemoin pour tEafxrtui) AiuikU| p. Î70. Il /■62 eawyê üb jttmtt lîDX
Tw te/ M^uri ptftiiijutr tt lei irudittont, p. 414- Lei0^uvemanau tclsutt;
— el pùuf la détail du aqjüuilLOM, l'eUih mtitjiee: la Miiiovt Jr Cviltne a
Fruniiuiei, Rtwim A t I, p. 1Ü. — Cf Csoorn, fsiurun pmsHennr,
p. 113.197.
■ Lt dut «le BruntWick «X an huma d’ei|ktJt, Jb t*l*nb et d'üM grand* Matiitim ; il a <1* Fiflflumt* A lUdm. H* ertÿ««-T<raJ pat ^ii'îl a*raî< ïnlweuBt de le g*g»er* R * toujoun bwm 1* Fr*ue«. - 4J dtcvikJjre 17(1. Fumuii, t- I, |k AIT, — CkRHt, pifftait^uei, 179* fr«ti tir fa d!e/rtu« d* Camt
17S3. — Vmu, Vrrynauurf, Puis, iSÏÎ, L 113 p. 434440.
10 janvier iFfiZ.
* a Getta cvn ItaMnte no* trouNet nUriems K clenAa 1 noua daim die eu barrai aadabor», ■ A Nwllcij, SB décembre <791.
* /MtructiOM du l*68 jnnw 17 8% —. Le mieutère l'efforçait da riinuar Éga
lèrent la Siumaa iur lu deegen de h propagande Bertfeekni;', Matât «rabat-udrar prie du Can»ïM, eut pour uuiractioo das’y enployef. «Le ueur Bai— lielaiBy.*. fera aentir qua naq dans U CoaiLitnüaa ee feH ue devoir à ceux qui y aoat dâatraia, drtiawulier à liMMr 1a* aatrae luliMM SI tytfStM palitlqua qui noai jouaarn», » Votr, nr oacw intiractiæ, dtraada la M janvier ÏT01, a* *ur tu ■cjo-o*,üoao qû l'mnniao^ lu de 1TB1, pubfeaip^
T* Kao&bn, Parw, £S8S
5i
Ordre du H octobre lt#l,
1 Voir tel eawni ciré* ci-de»ns . d* BiEDIUMàhh, p. 1X10*1)11, 1X13; WflJiwiLL, p. XV, 08 ; HimufO; Véxhk*,
Hapvortdt Einolin, if un 17M. Fouillit. l, V, p 310.
* Vhkwot, L I, p 331 — CL fiiiovt * MiIlet Ju Pan, Extraits du Mari-ura, t I-, p, îîâet Uni Le nyfiort de MerCy «L en
1 À L^pflU, l*r jflnofr 479Ï. V r«F«T,t. I, p. 304.
Kieniti 1 NmiBh, S jinviarj l XliiBM'iiiiarf, 11 jiufîar 170*. Vlv*w*r, 1.1, F ^4, 547.
• Vu» 4<m Vitrât l« «c »***«u, t, T, p 3*7 M «wtw
Utapwet» «i Eaumu 1 Rewa, * JwrMr <101 Timor, t. î, p. W4 s
K.f j>orl 4u B février ITB73.
Lu r74 g74 ?nt«M 74 Sahd^nhMUft. il jurrw A Lma XVI, 14 ]■74»»<■ 1TC74. PuKKiuioiT,^. aï, — Cf. Fiiubj, L 11, p. 1I&-139.
* Rêpvua •74 MÉtu<ar74, Fetmur, c. V, p. 13T. — Fxitiai, a I, p. 1T4, k t. II. p. 1W- i— Vivannr, L I, p. 340 et 343.
1 Rapport du 4 jiütw 17U.
1 Jib» |wi> cancmetr enmsnt on ■ dwlarer la fusrw, « n'éstM prit nr rian. ■ Lafay«ti> 75 d« G«n, 6 n>i V»ir Camille Rat1 uns, trr Fb/anIbuv^ Firû, IBTft, «k.i 4it,— CssfUMJ, Jnva'ieti ■ J’nii fra^fnsa.
Sr»ct764« 4», tüjioTier 1781
• Bosoirrr, i. II, p. MS-lfiS. En mou », p. 4». —a d» Màhc, Al&iret
fannfHM.
Le Uot 4 JflïoEii, 5 KÉn-scr, Ica BimùtreB l Rctul, S ITM. Hia*-
■eue, Dip. p. 1ÆM35. —- Kaunitx 1 Rouai, t5 janvier. Virnevr, t t,
p. Ml. — âiVL, Uad., |. I, p.4SÏ; t- II, p* 1*1 »— llxbMui, t» t, p. il.
1 Kupport de Mot ion Edet, W février 1Ï9Î, Hinivaa», Di/- Corrtt p, ÎA4. •— Sr«EL, truf, C I, p. 4M. — Mterta», t U, p- IBT. — Hinm, t. J, p. 351
* Voir le texte dans Hiomun, t f p. 4T1 — CL Ruai, C/np mW B*-gîundçF Rtiralutt0tisii.tiigtl Berlin^ 1875, * 347
* i«
|»nart lï‘l*, Vi*eiot, |-, 4M
* Coavd'-kiijuM mit L’tcat aciad d» «iïiirn frisçii», 3 mm l'9t Yitkiut, t. I.P-M3
* Il (tari Je Cartsuin, 40 Avril 171rt Fkkin, i. fl p 5ÎÏ
IS |S»»w 1799, — Leurs de TiilkymiJ, 31 jmft, —> Cf, Dumutt» venin, ch. nui. — ïwioh, c. H ch. iv,
* Dumott, Jbtvnirt, p. J4S.
Lrttrr.* dn 1 7 fevncr 1*91, et fï février lïfll.
■ [.Piira da IA frrrwr 17Ü-
* Or» pr*t>H h Put t*j plraui qoî fl'jtkiMit tfii'tl* tiwd ptrniliap ■ Je Ioim hp-1'1 fairtfldex-ww H*K Mt M*"*' rjul e«» > LïidrM, pair « Irrai trr dîna IU81 ■*< r «nUa.e *• T .trc. Il m rrnik.tr* tpi'* I* pnintere rï»VH»itiün j'utni irrr vnu*. voua "r trourcrr* jJ*)* l*-il -WM jflikrH. — J F* *-rtr ra*>, iSjwmtail Tilieynt«J Jt w»»»dr non mir H F™> pow nmirc *n mirtnl d«a vGira. • JIMiirlrur, î frvritt ld 93, f. XI, p. 313-
« Lctin de Talkji'âiiü, 17 len-ur.
ft—fort ■■ entait sar mine uujoun prêt» i vdsicr. Siryè* Toywii, A*nt ■« rAwi mi ai 4iw, ta tète roder *ur le UpM, Dqmowt, eh, uk, p. ISi
* /ninia/ d*unf totFÿntitt p. Ü6-1IA
Jftwiru éc ihinwfaCjc»* Himbutlr^, 179*, et Paria, 189t
P^rdrrK ■ h plu iisaè laa iw ». lonrsetwa da Dvaointi I Huila?, St avril ITM.
• Fiviar «t »>• «ysi^nA, wîi La* Mavv pafjrafuw 1h
tOS «Ciaar. —Cl BI*m2 M 'illclèi, l» Gawurajwnt, An m«w>« Irt ata fanai «a fbmacu avai t fa Jnuf«fii T wL Latcvaa, Paria, 18S*|
P WK
* Vow la Srer» fa JM, par la toc >■ F mkmu, Ptofa, Î87B, IH. 11, ck is.
DcMOVklU, JWcmoirwf, Ht. 111, ch. Tl, — MüeoC, Af^îamt n,
* Sur Tlnen* Cirârc et Labrtu, cf cA-decc**, p. 19».
1 Da Huide 1 h B*y«, Pfrilhe aai Dmi-taue, SÉnoaTÎII* S Toria, Vrr-bédicI Suxkbdm, Vibfeyr à Gopaobagat, M>CÀia i Dit pu. Moncuquiau (le fin dm gtuére) S Dreedc, Itaugartne A Ifaiipnl, Gullud * Batuboanc, ViiLajf h Miywe», Pm, i QoI^m.
Projet da kurt «b prraidm du touillé -di| JkuiIk]o*, t* U LTV*.
* Il voyiie diHIl-kl CuttK, À CT JT?1* « J èTiuLagr ds ITOUrflr dssi ID payt rich* un nonM^riirt cotniderjbte aut^i <ÜnUut Sh subwru ptcuuaLrei dnm leiil'idi i>om jetterait “n* gqet» parement dcltnarc ■. iippwt i i AiwabJce, + (W»1 1Ï9Î, — CF. HitKieu Do nu, t, II, f>. 543
1 aéHemvnf pflflT I* ntfMiaat» 4' A "(h içrre eu <4f de pim, 30 B«Tt 17??, 1 J’ntjft 4 LVl^vcitaur Chauvtima Tailtyrvud rt Dufoitru, it ivrS
inx
CaMiaa,U >1 S* <Vtil —iBftrUbftM i M. 4* Bart, tt *rHl
Minwvi ét h», Ht, ch, v. — Sises, V «4,,u J, p. 474,
• DuBtafici i ISauoaacan, 34 «»n im*
hiKrwllOna, 33 irril. K»p[Oft dt Ray», 5 «Mi 1791.
■ Dumounei à Villui «t à Fan», 3» irrd 17WX
*- ZmtrediOM da CatUart, «an 179Î.
» Noie» pour le »n«ril, 1» un 1Ï9Ï.
1 Cf. i. 1, p. 3U1, 4+4, 430 et m»
* DuHüfani, liT. IV, du 1* — LoatnMuon» à Vrnunic, £1 jrrril 17S?
H> H
Fwmo b la BeàM, ïiuiMa, ta erôl ITM. Cetta taon M ■a«*v«* Asm use *■** A biacottaL Fimiv, L. Il, p. 141
’ Dowchu, P*"*, «M-U, L II, p. 19L
t II, p. «3Û, FU.XBB,
9 Aakstb, [» Il4 • La mur de Vînu dotl lâohw d'dugner aa oaaxr le pl>m qae |Kn»iblr de «il® det «j cju'ell® Ici lnin»o 1 te rtlher à la ’»•«
du Hol. Lju'rLte cuiiflCeitV ctiîmuenl en iitmüau dan ami ■■uiifeal'Bî qu'dit Mite d’y trop ptrfer Rw, <fc dire Wuy clureacnt qw v*eM *si que l'ai» ]H4>|>o« de d* t1 cdœ. ■ G «C de ta nation qu il faut partir, pour dm <|u« Im ki jaunis eti ie dcair de lui faire II çu<rre.., éviter dà partitrt VouWr d Abord M nrl«r du affaire» micrioum.,, feu Français rtpoaiMroat touperj muta iour> vtruiuo ^oblique dri airaB^flra dantfem afiurrt^ *t i'orçued aauotal «4t tellement auiche à «eue ides qu'il Ht inpciuiblc m &üi de éu écarter s'il taux Fris-kilr uq royiumL ■
Btpjmf du X91' Orfil 17V1. — Srdnraa aiUonali
Prune, 193 vnll 1701. Antava ta finira (nnaranialfé per X. Fusa tvaunvl. — «nas, ta ML, 1.1, p. Xte-3H'.
Jfcap Mr ta «rusa ta Inaft, iFFüm tamftni, — Sehdtnfiaui; km ta
* .. Mm drve, khi im rt iwvtqva mec idate, le priM FotmkiM te Tas-r«qti» ift nort, « CoilMfflt à Ono», il «eialww iWi,
* Lw mti nue cnillMati suai aria drt tfnMtrar ûtédiri de aeiafr 4 £n-fern r tvt nrivnitt la 4t ITflO 4» Aotw* 1h 7u/«t —
STW| — ■x-[.j.^—r-r—^--j— J- * jr«ii|iiiM|h ■
L VI, TVmttei aH* A p. 1*1
1 'Vfnoire du TT mal 1TIH Kauniu 1 heon, S mi. Tia*u*i, t. JI, p, 0Q, X3t Rapport* <h Jacobi, t et 3 mai, Hkhimüiv, L?tp. «îT., p, 113, SI à.
1 L* vice-chant Hier Philijipc Cobcml mtitoh i un cou«n Loua* Cobenll, nnlïMiadrur à Peierabotirji Ja tt avril ■ ■ N oui &e m»om phi qu# panaar d«* * niaient* de la Rtuiii eaven noti* c«ar, V'atord, en prend couUr dm» la paru de* prince* et de* entfre*. On accueille Laura n*de* et leur* phn*
absurde*.. On *■ jUamt à peu prêt en toute* le* cour* de e>e qa# ami n'ava«a P«o roda «dater en leur Âwur on «ur do 1‘hiVOr.,. PeadinE tout V tempi, on U* dit «*O* *Ur la Pologan, *t on ÎÛU ammrrige t cLcrc*er de badu lier A partie ara* le PrutH... Serai l-il donc rnà <jai la Hauaîo n’a cbar*K4 cpi'l uoi* enfuir bi»u avant dam lea affaire* françauea,uni avoir S*vie de noua y aeteudei, et avec le projet rëaerri d'on pruftm* pnv exécuter je M Mi* quel* deunini n FolopaT a Yhwv, t, l, p **7-
n.
Rmm l S^i^naaa, 4 et • jum 1701. Vtviwt, U 11, p. IC, *®
• pibaqi.w ■ Katmitt, Ul jtitn É7M. VltSMlT, <. U, p. 107 Vdir tV 107
— Btiu, 4* cd-, U L p.
■ Mine de Eauuia, lù jun tïW. Ynnvr, u il, p ÜL
ROVILiÀ, JlfïNtoM-W, «K. ITT.
* PrctoQolt 4a 1* ctnlcrrna*. VtVBBST, U Jï, p« 3», — Sun, 7^*4. j t. I, p, 449 Hacuw.l. I, p, 3*1. —► C«vqvkt, p. 144
1 PüIW, kl, p <*•
Muut vu Put, t. i, r, ISO et mit favrucuau, p. B4 Mémoire préieitr par Mallet «ut jnivereiur el/iér, p. 4ïT. — itiLOfUT, L 1, f * tW *t lut*.
* * Il tenu Iwen nreeuaue ijue le vieufeiu fit de diliih 1 maarw cem qui
Sfa.chiH Odma», 1.1, p IMu
* UosOtThlBB, itcitMrvif t II, p. fflV
1 Tl ■'•Malt poûl i Parai cf U un r«-çul poiqi «■ réalité lepQrtrfcuUe.Lv II jlin, jl fut r*apl*eé p*r B», de Ghinboui. Mu*on, dj^iuru p. tTf-lAT,
VlTUÜT, 1* IL, J* U
11. Si
La Bein< A Fctwi, 15 juilL-c lïUÏ, FhmEu, L II, p. 3X7. — Mikdwt, l II, p. 11*.
1 (jwJKcfe'utwiM, t. L, p. 38 k.
Rapport dfîiteii, B juin 1ÎM. Hiaimui*, thp. cwr., p, J7Ô
L103l prh« i Odn-rrnt IL 0 nui 170£ Faillit, c. Vï, p. 3103 et mir. Vu,
L 4 Rocmt■(,«)?- tir,V ^■rtu, eh. im. l. XCIX. p 1A8 M mhv
— CdDOCiT, p. 131, 167 ai <103>■»
* ■ Lord Ma Itj103«Bury, qui arriva d« CoLlenu, {«rivait mna frr«n» d1a«pnt, sa'a dit J1031 savaient pin103 4103 qt103rl c103ta Jûnber dt la tête, et que L déficit la tournait vAum i Ht. de 4>Lonae, qui an a pomtant Vaasga. • La Hnj<ùia de Caqpiy 103 Biron, 11 juin 1701. Ltitrtt 4103 kt nar^utiv d> Co<fitj\
* fcunitB 1 Pabgnu, M uai 1701. VithOt, l. Il, p. 50
Papiers Je Affluei «tnngèrea CT. Xantmwa 1 Lu Mmlt,
13 jnKoc. r*~-, u 111, p. 319,
« ttl, WS
Cf. DnwhAivcs, A—tywJi L ht», IMS, p 70
» Lwu Blim. L. Vii,p. 3, ™ a Mt i105n>HWM Rannv105 «wnad. La
ou»fa nev ne Mit «4 M i105p<W, • Àk'hJ J’uw t-—jt-i—, U julial SStt-
’ Cf. DoMia-Cujtua, lit.
« te peuple, mm ni, en peut I* Jdfer par ce praenrle : te twi da pevpla «a h tou de Dm1 ■ Jiunut d*wtoarproùt, p. itt. Cf. Lus, U A’aj/uftfln, «. II, p. 1», lW,fW, <ü
«MX <L «0 jrfltf «TM, jh JsMAiaa. Lwh Mu», u 711, p 4*. Cf. Ih UltM «Ut Mf M. Tàjhc, L i. Jt, p Cf. ■ Si ta MwU «mH m
France, dimat Rotand, die cat à jn»tu prenne Liu I* hMb <t» a*né(. > Km.
■ TMçvamu, fivw» *t !■ ArvU»i>M, lîv t, m
Gui» i, A flvaet, i 11, p, *Ot.
BirtM, dtapité t7W, Meaoq, muojnvi {UO,nnrt foerarnew Vmiae, 1110. CttltMe, déapitc ManlciqticM, étntgre,47Vl, rarnrt en exil 17S81
U tkfdw, iaevt iTMi Ctadlll, KOelndr 4» *'E*lJ*r*T pâte de
Funra, 4*4*.
TooMavnkS, Jkyftw, liv. 1, cfc- tu.
* Fête» à La Maiek, » dâesnbrc I7BI, Éter.. t- III, p. H.
* Tocwavqje, Xttaycl, p, <ÜS Cf. l'Aw-ir» Ëtf iar, In. 1, te. L
* et a l, fAiglrtrr*, s- 151 «t auv.
llifpoftda w Hobm LtitS, I vit 17*4, lkuu«i*, <*** , p £11.
Cf. St*el, Trad„ 1. 1, pi 47Ï,
Cf. Cboqvvt, A. «ni, itf dm^rA, p. SÔT-SttT, «t m j*tîtMiÜar p, MS-CTO, 173-17*, 177-161.
* CL t. I, p. IfM-lta, MI-SIS :« ha* de ■ téds Bill* en* », ir* • mille i» >, duu 1* toile eité de ToaqatriEle.
> Depèclc de Mcftry, I Mtfita 171HL Orr., t, III, p SW.
U. 36
1 Rb <878 «< en 1M5>. — Ducow d* PétioD « de Kobeèpterre en 17l>0,
rixtd hpamtHiaüvi uii enjlu eixiilbupour l> fuem », p. UV-3ÜS.